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Ressources humaines

Gérer l’apparence physique des employés: un exercice délicat

Comprendre les droits de chacun

La gestion de l’apparence physique est un sujet complexe, car deux droits se confrontent en vertu de la loi québécoise. D’un côté, il y a le droit de gérance de l’employeur (subordination inhérente au contrat de travail, Code civil du Québec), qui permet à celui-ci d’édicter des règles en matière d’apparence et d’habillement. De l’autre, il y a la Charte des droits et libertés de la personne, qui reconnaît (dans sa jurisprudence) que pour l’employé, se vêtir, se faire tatouer, porter un bijou facial ou se teindre les cheveux fait partie du droit à la vie privée et à la liberté d’expression.

Selon la hiérarchie des normes, les droits et libertés de la Charte québécoise ont préséance sur les droits de direction de l’employeur. Ce dernier doit avoir de bonnes raisons pour restreindre les droits de ses employés; les objectifs poursuivis doivent être sérieux et légitimes. Les motifs acceptables sont notamment la santé, la sécurité, l’image ou la réputation. Les raisons de santé et d’hygiène sont plus faciles à justifier que celles liées à l’image. Il est plus simple d’imposer le port du filet à des cuisiniers que le port de la cravate à des employés de bureau.

La latitude de l’employeur dépend aussi de la nature des activités de l’organisation. Le besoin d’une politique plus restrictive sera aisément démontré dans un hôtel luxueux et plus controversé dans un restaurant familial. En cas de litige, l’employeur a le fardeau de la preuve. Devant un tribunal, une organisation qui aurait interdit les tatouages apparents pour des raisons d’image (et d’éventuelle perte de clientèle) devrait prouver que ses craintes se basent sur des faits objectifs. Les atteintes aux droits des employés doivent être minimisées, et lorsque l’on impose des restrictions, même légitimes, celles-ci doivent être proportionnelles à l’effet recherché.

Rédiger un code vestimentaire

Chez Google, le code vestimentaire ne contient qu’une seule ligne: porter des vêtements. Petite touche d’humour qui démontre que le code est aussi le reflet de la culture organisationnelle.

Certaines précautions s’imposent lors de la rédaction d’une politique vestimentaire. Premièrement, celle-ci doit être exempte de discrimination: on doit éviter d’y préciser les types de vêtements qui établissent une distinction entre les sexes, et laisser une certaine souplesse pour les impératifs religieux.

Certaines organisations ont un code d’habillement très précis, on y détaille longueurs, couleurs et styles acceptables. S’il a l’avantage d’être clair, le code strict requiert plus de contrôle. Des règles trop restrictives pourraient aussi être contestables. Par exemple, l’interdiction de porter des jeans dans un centre d’appel pourrait être jugée comme excessive. Une certaine souplesse est donc recommandée. L’utilisation de termes comme «tenue appropriée» ou «tenue soignée» est à privilégier. Le but est d’orienter les choix tout en laissant place au jugement de l’employé. Le code devrait toutefois être très clair sur ce qui n’est pas toléré : sandales de plage, short ou casquette, par exemple. Que l’organisation choisisse un code strict ou souple, elle doit être prête à le faire respecter, sinon mieux vaut s’abstenir plutôt que d’entacher sa crédibilité.

Plus facile d’obliger le port d’un uniforme?

Plusieurs entreprises touristiques ont choisi d’imposer le port de l’uniforme. Celui-ci présente plusieurs avantages: il permet d’identifier facilement les employés et d’uniformiser leur image. Certains coûts sont toutefois à considérer. Lorsqu’un employeur rend obligatoire le port d’un vêtement particulier, il doit le fournir gratuitement aux employés payés au salaire minimum. De plus, on ne peut jamais exiger d’eux qu’ils paient pour un vêtement qui les identifie à leur établissement.

Le port d’un uniforme s’accompagne généralement d’une politique précisant où, quand et comment celui-ci doit être porté. L’uniforme est un symbole qui témoigne des valeurs privilégiées par l’organisation. Le choix par une entreprise de distinguer la tenue des cadres de celle des autres employés est très éloquent sur le plan des distances hiérarchiques.

L’apparence corporelle

Généralement, le code vestimentaire s’élargit pour régir l’apparence corporelle des salariés. Les règles imposées devront tenir de la nature des activités de l’organisation. Par exemple, un «village historique» serait dans son droit d’exiger que les guides en costume d’époque ne portent ni tatouage ni piercing apparent, et que les cheveux ne soient pas excessivement colorés.

Au Québec, le nombre de personnes ayant tatouages et piercings a considérablement augmenté dans les dernières années, celles-ci ne sont donc plus marginalisées. Si les préjugés tendent à disparaître chez les Québécois, ce n’est toutefois pas universel. Certaines clientèles sont encore très sensibles, comme les personnes âgées ainsi que les clients provenant du Japon et de la Corée du Sud. Le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) a produit une capsule vidéo (ci-dessous) pour vous aider à rédiger votre propre politique à ce sujet.

Quand l’habit fait le moine

Selon la chercheuse Sandra Dolbow, le relâchement dans la tenue vestimentaire correspondrait à un relâchement dans l’attitude et le comportement. Un habit qui inspire professionnalisme, élégance ou maintien pourrait inciter celui qui le revêt à démontrer ces mêmes qualités. Dans l’industrie, le client, pour qui la première impression est déterminante, se laisserait aussi grandement influencer par les apparences.

S’habille-t-on pour soi ou pour l’autre?

Devant des règles strictes en matière d’apparence, les réactions diffèrent, notamment chez les jeunes. Alors que certains valorisent la mise en place d’un code vestimentaire, d’autres le fuient. Pour ces derniers, leur image ne regarde qu’eux et ne traduit en rien leur compétence. Ils préféreront généralement se tourner vers un employeur tolérant. La gestion de l’apparence physique envoie donc un message fort au sujet des valeurs organisationnelles, elle sera même source d’attraction ou de répulsion.

Les exigences vestimentaires doivent être bien comprises par les employés, et pour éviter les surprises, on devrait aussi en informer les candidats dès l’entretien d’embauche. Une discussion ouverte sur le sujet est d’ailleurs une bonne occasion pour l’organisation comme pour le candidat de vérifier la compatibilité de leurs valeurs.

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Ressources humaines

Mon mentor, ce héros

Les programmes de mentorat en entreprise connaissent un engouement de plus en plus marqué au Québec. Un mentorat efficace aura de nombreux bienfaits, depuis la mise en commun des expériences personnelles et professionnelles jusqu’à la création d’une relève dynamique et confiante, en passant par l’amélioration des relations intergénérationnelles et l’augmentation de l’efficacité au travail.

 

Le mentorat: un accompagnement professionnel

Le concept de mentorat se fonde sur l’accompagnement d’un individu dans son développement et son apprentissage professionnel. Basé sur une relation interpersonnelle de soutien et d’échanges, il consiste à jumeler une personne qui possède une solide expérience et souhaite la partager avec une autre, généralement en transition, qui cherche à acquérir des compétences et à atteindre des objectifs professionnels.

Le mentorat se distingue du métier de conseiller ou de psychologue et se rapproche des formes d’accompagnement professionnel telles que le coaching, le parrainage, le conseil en développement de carrière, la supervision ou le tutorat. Le mentor n’est pas rémunéré et ne vise habituellement pas un résultat précis, mais s’applique à épauler et à soutenir son protégé de façon beaucoup plus large. On est davantage dans les notions de savoir-être et de savoir-devenir que dans le savoir-faire.

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Une relation gagnant-gagnant

ND_Mon_mentor_heros_photo_1Le mentorat revêt plusieurs formes. Il peut être non officiel, se caractérisant par une relation libre et volontaire entre les personnes concernées. Dans ce cas, c’est le mentoré qui est à l’initiative des rencontres, souvent dans un lieu neutre et convivial comme un café. Le mentorat officiel est un processus plus structuré qui découle d’une démarche de l’organisation. Il en existe plusieurs déclinaisons: traditionnel (un aîné guide un plus jeune), entre pairs, en groupe, inversé (les jeunes aident les plus anciens) ou en ligne (mentorat virtuel). Cette forme table généralement sur le fort désir des employés plus expérimentés de transmettre leur savoir et l’héritage culturel organisationnel, mais aussi sur la volonté des plus jeunes à apprendre. Inévitablement, les niveaux d’engagement et de motivation de tous les membres d’une organisation s’en trouvent durablement renforcés.

Concrètement, un mentor prodigue des conseils, partage son expérience et ouvre son carnet d’adresses à son protégé. Il l’aide à définir ses forces et ses faiblesses, ainsi qu’à prendre conscience de ses propres freins et de ses talents inexplorés pour faire les bons choix.

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Pourquoi cette formule?

D’après une étude menée en 2007 par le ministère des Petites entreprises et de l’Entrepreneuriat de l’Ontario, plus de 77% des entreprises ayant un programme officiel de mentorat ont vu leur taux de maintien des effectifs et leur productivité augmenter.

Les mentorés sont des personnes qui désirent progresser dans leur pratique professionnelle. Pour leur part, les mentors réaffirment leurs connaissances et reçoivent une rétroaction concernant leur contribution. Ils en retirent une gratification. Ces programmes sont reconnus comme étant efficaces pour le développement d’un sentiment d’appartenance, la facilitation de la transmission intergénérationnelle des savoirs et l’augmentation du taux de satisfaction au travail. En s’appuyant sur le développement des relations humaines, ils favorisent les collaborations et rehaussent la qualité du travail en équipe.

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Implanter un programme dans son organisation

Les carrières linéaires, sans transition et sans mouvement, n’existent plus. La dynamique du projet professionnel a changé, d’autant plus dans l’industrie touristique, où les jeunes recherchent un environnement créatif et épanouissant. Les entreprises doivent maintenant se montrer plus flexibles, permettre le renouvellement des connaissances et des compétences, le développement d’habiletés (communication, leadership, etc.) et favoriser l’autonomie.

La conception d’un programme de mentorat nécessite que les besoins des employés soient connus et les objectifs déterminés. Il devrait être fidèle aux valeurs de l’entreprise et aborder les sujets suivants:

  • La vision à long terme, les objectifs;
  • L’analyse des besoins, l’analyse organisationnelle (RH), le contexte d’application, les ressources, etc.;
  • L’adhésion du milieu;
  • La conception et la planification des étapes d’implantation du programme;
  • Le choix des règles de fonctionnement et d’éthique;
  • La promotion du projet;
  • La formation des mentors et des mentorés: définition des rôles et des compétences;
  • La coordination du programme de mentorat: rôle et leadership;
  • L’évaluation du programme: répercussions, satisfaction des participants, retombées organisationnelles, etc.

Pour les entreprises qui sont en pleine réflexion quant à la fidélisation de leurs employés (lire aussi: Industrie touristique cherche employés pour relation à long terme) et à l’accroissement de la performance au travail, le mentorat apparaît comme un outil communicationnel puissant, dans la veine des formations destinées à stimuler son personnel et à pérenniser son activité.

Des exemples concrets

On retrouve ces programmes dans l’hôtellerie chez InterContinental Hotels Group, Rezidor Hotel Group, Hyatt ou Best Western par exemple, et on peut s’inspirer du conseil des ressources humaines en tourisme de Nouvelle-Écosse (NSTHRC), qui propose de mettre en relation des personnes d’un même secteur dans son Tourism 1 to 1 Business Mentorship Program, ou de l’Association TIME (Travel Industry Mentor Experience), en Australie.

Plus récemment, l’association des agents de voyages aux États-Unis (ASTA) créait le programme MYASTA (Mentoring Young ASTA) pour soutenir le développement de carrière de ses jeunes agents. Au Québec, l’ITHQ offre depuis 2012 un programme de soutien à l’entrepreneuriat spécialisé en hôtellerie et en restauration.

Ce type de mentorat d’affaires est plus connu, il consiste à accompagner un jeune entrepreneur (voir la vidéo).

Le mentorat à l’interne se présente comme une stratégie d’intervention originale et efficace, qui permet aux employés de vivre une expérience enrichissante grâce à une relation privilégiée avec un leader de son entreprise ou encore de sa communauté d’affaires. Véritable accélérateur de l’acquisition d’expérience, ce type de programme représente une occasion de formation professionnelle à haute valeur ajoutée. Pensez-y!

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Marchés géographiques

Classement et concurrence mondiale des destinations

Évaluant la performance de 140 pays en matière d’attractivité et de capacité de développement de l’industrie touristique, ce rapport met également en lumière une mine d’informations permettant aux décideurs et aux gouvernements d’élucider de grands enjeux mondiaux relatifs au tourisme. Depuis 2007, le Canada fluctue entre la 5e et la 9e position.

La performance du Canada

Afin de classer les diverses destinations, le Forum économique mondial a divisé ses 14 piliers en 3 grandes catégories (voir le tableau 1). Le Canada se démarque particulièrement par ses infrastructures touchant le transport aérien (1er rang sur 140), ses ressources humaines (5e rang), ses lois et règlements (10e rang) ainsi que ses ressources naturelles (10e rang). Cependant, il y a une ombre au tableau: la compétitivité des prix de l’industrie touristique (124e rang).

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Plus spécifiquement et selon les sous-catégories des 14 piliers, on reproche au Canada le coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport (136e rang), la parité du pouvoir d’achat (131e rang) et la quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en millions de tonnes par habitant (128e rang).

En revanche, les points forts du Canada comprennent entre autres le nombre de sites naturels inscrits au patrimoine mondial (5e rang), les coûts associés au démarrage d’entreprise (le pourcentage du produit intérieur brut par habitant) (5e rang) et la densité des aéroports par million d’habitants (5e rang).

La performance des autres destinations

Globalement, l’Europe fait bonne figure, puisque treize des vingt premiers rangs de 2013 sont occupés par des destinations européennes. Mentionnons aussi que la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche dominent le classement depuis 2007 (voir le tableau 2).

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Quelles sont les forces et faiblesses des sept pays ayant surpassé le Canada en 2013? En voici quelques-unes (voir le tableau 3):

  • La Suisse se démarque par sa main-d’œuvre qualifiée et ses grandes écoles de gestion de l’hôtellerie;
  • L’Autriche possède d’excellentes infrastructures touristiques et est l’un des pays où les habitants sont les plus accueillants auprès des visiteurs étrangers;
  • L’Autriche et la Suisse font de très bons efforts d’un point de vue marketing pour attirer les touristes;
  • La Suisse, l’Allemagne et la France possèdent chacune un réseau routier qui est parmi les meilleurs au monde;
  • Les préoccupations environnementales de la Suisse lui permettent de préserver ses précieuses ressources naturelles, qui sont bien mises en valeur;
  • La majorité des pays en tête du classement sont peu compétitifs quant au coût de leur offre touristique; des sept meneurs, l’Espagne se démarque par le faible coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport;
  • La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la France arrivent ex æquo quant à leurs exigences en matière de visa; les États-Unis sont loin derrière;
  • Les États-Unis, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France sont particulièrement performants concernant le nombre de foires et de salons internationaux qu’ils accueillent;
  • Les efforts des États-Unis en matière d’environnement ne semblent pas suffisants lorsqu’on les compare avec ceux des pays européens.

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Depuis quelques années, les destinations se livrent une compétition sans précédent dans le but d’attirer des visiteurs internationaux. La croissance de la classe moyenne des pays émergents ne fera qu’attiser la concurrence à laquelle devra faire face l’industrie touristique dans un futur proche. Il est donc plus que jamais important que les décideurs et les autorités gouvernementales soient à l’affût des grands enjeux et prêts à relever les défis de l’industrie.

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Ressources humaines

Nouveau portail pour les ressources humaines

La Table RH du Créneau d’excellence Tourisme de villégiature quatre saisons (TV4H) lançait, le 21 mars dernier, un portail Web consacré aux ressources humaines en tourisme pour les Laurentides. Il s’adresse aux entreprises comme aux travailleurs et propose des outils pour les accompagner dans leurs démarches. La vidéo ci-dessous, diffusée sur cette nouvelle plateforme, illustre le dynamisme de certains employeurs de la région.

 

Source: Portail RH des Laurentides en tourisme

 

 

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Gestion Technologies

Au secours, mon entreprise vit une crise sur les réseaux sociaux!

D’une cellule de crise bien préparée à un plan d’action visant l’atténuation des conséquences et un rapide retour à la normale, il existe plusieurs moyens de gérer une crise sur les réseaux sociaux et d’éviter trop de dommages collatéraux.

Prévenir, préparer et anticiper la crise

Il est souvent impossible de prévoir ce qui fera l’objet d’une crise. Cependant, il pourrait être judicieux pour une organisation de profiter d’une période plus calme pour réfléchir à la question et ainsi envisager des scénarios plausibles, établir un protocole de gestion, nommer les personnes qui en seraient responsables, déterminer les rôles des membres de l’équipe, fournir à chacun des outils permettant d’agir et de communiquer adéquatement le jour venu (lire aussi: Quand la crise éclate!).

Observer sur la toile ce qui se dit à propos de votre entreprise ou organisme s’avère être une façon complémentaire de se préparer. En effet, la veille permet de déceler les vulnérabilités ou anomalies, et d’agir avant que celles-ci se développent davantage. Plusieurs outils de surveillance facilitent d’ailleurs l’accomplissement de cette étape (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne).

Au final, l’image, la réputation et la notoriété de votre entreprise sont en jeu. Mais n’oublions pas que même avant l’arrivée des médias sociaux, de tels risques existaient. La différence, c’est qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux ont le potentiel d’amplifier et d’accélérer l’état de crise.

Intervenir, gérer et maîtriser la crise

Lorsqu’un incident est repéré et que la crise semble inévitable, il faut intervenir efficacement. À ce stade-ci, gérer la communication et rassurer les clients, les partenaires et le public demandent beaucoup de rigueur et de diplomatie. Même si vous ne détenez aucune réponse aux questions que l’on vous pose, il importe de montrer publiquement que vous avez connaissance du problème et que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le résoudre.

Conserver le leadership de la communication, favoriser la transparence et l’honnêteté concernant le problème en cours et réagir rapidement aux critiques peuvent vous permettre de limiter les dégâts. Si la crise débute sur un réseau social en particulier, par exemple sur Facebook, commencez à répondre directement à partir de celui-ci. Avec un peu de chance, cette crise pourrait se résorber sans toucher les autres médias. Par contre, si tel n’était pas le cas, il vous faudrait agir de manière uniforme sur tous les réseaux impliqués.

Créer une page Web de questions et de réponses (FAQ) relatives à la crise pourrait vous faire économiser beaucoup de temps et éviter des malentendus. En plus de répertorier l’ensemble des interrogations, vous pouvez ajouter un lien vers la réponse lorsque l’on vous questionne à propos des mêmes sujets; n’oubliez pas que Twitter ne vous laisse que 140 caractères pour vous expliquer et que c’est bien peu pour s’exprimer clairement! Cette page peut notamment inclure les informations suivantes:

  • La prise en charge de la crise;
  • Les circonstances entourant la situation;
  • Des photos ou des vidéos montrant, par exemple, le président de l’entreprise qui fait un point de presse;
  • Les actions prochaines prévues pour résoudre la crise;
  • Les coordonnées des personnes à joindre pour obtenir plus de détails.

En période de crise, il ne faut pas chercher à gagner toutes les discussions, mais plutôt à maîtriser les dommages. Pour cette raison, bien que la transparence soit de mise, il faut savoir poursuivre hors des médias sociaux certaines conversations qui pourraient dégénérer. Inviter un individu compromettant à continuer la discussion par téléphone ou par courriel montre l’intérêt que vous lui portez et évite que soient étalés publiquement des débordements.

Fin de la crise

Certaines crises peuvent être esquivées, alors que d’autres semblent inévitables. Quelles leçons peut-on tirer et quelles mesures peut-on prendre afin d’éviter que de telles situations se reproduisent? Une réflexion s’impose à la suite de tels événements, alors pourquoi ne pas profiter de l’expérience vécue pour préparer votre prochain plan de gestion de crise? Pour ce faire, vous pouvez, par exemple:

  • conserver des traces de toutes les discussions échangées sur les différents réseaux sociaux, les courriels reçus et envoyés avec l’équipe interne, avec le public ainsi qu’avec les médias;
  • analyser la fréquentation de votre site et de vos profils de réseaux sociaux durant la crise;
  • établir l’ordre chronologique des événements, déterminer les moments cruciaux et comprendre les raisons qui les expliquent;
  • évaluer le plan de gestion de crise avec lequel vous avez travaillé et le bonifier.

Pour éviter d’être confrontées à une crise sur les réseaux sociaux, des entreprises choisissent tout simplement de ne pas y être présentes. Est-ce vraiment la bonne solution? Et si une crise à votre sujet s’y déroulait et qu’en plus, vous n’étiez pas là? Assurer une présence sur les réseaux sociaux comporte certes des risques, mais paradoxalement, ne pas y être ne signifie pas que l’on n’en prend pas!

 

Sources:

– Baer, Jay. «Don’t Be Scared Be Prepared – How to Manage a Social Media Crisis», convinceandconvert.com, 2012.

– Blancot, Carole et autres. «Communication de crise à l’heure des médias sociaux», Atramenta, septembre 2012, 100 p.

– Fryatt, Jenise. «Social Strategies: Creating Your Social Media Crisis Management Plan», blog.cvent.com, 16 janvier 2013.

– Seraiocco, Nadia. «Gestion de crise sur les réseaux: pensez-vous à votre CM?», cheznadia.com, 27 février 2013.

– Organisation mondiale du tourisme. «Toolbox for Crisis Communications in Tourism», 2011.

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Ressources humaines

Une voie gagnante en tourisme: la polycompétence!

Plusieurs entreprises y ont déjà recours, dans l’industrie touristique comme ailleurs, et la plupart s’en trouvent gagnantes. À l’occasion d’un déjeuner-conférence organisé par le Créneau d’excellence Tourisme de villégiature 4 saisons (TV4S), des gestionnaires d’entreprises touristiques sont venus partager leur expérience en matière de polyvalence des emplois. Madame Adèle Girard, qui a été pendant plusieurs années directrice générale du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT), animait la discussion.

De quoi parle-t-on, au juste?

Un exemple qui illustre bien le concept de polyvalence est celui du Village du Père Noël, à Val-David, présenté par Philippe Rioux, directeur des opérations. Pour ce dernier, la polyvalence est un mode de fonctionnement. Dans cette entreprise qui compte une cinquantaine d’employés dont la majorité ne travaille que quatre mois par année (trois mois l’été, un l’hiver), tout le monde met la main à la pâte. Les gestionnaires participent aux travaux de peinture, le préposé au stationnement fait aussi de l’animation, la responsable de la billetterie donne un coup de main au casse-croûte et, à la fin de la journée, tous contribuent au nettoyage du site.

Le candidat qui postule au Village du Père Noël ne sera pas convoqué à une entrevue, mais plutôt à une audition. Il sera choisi principalement en fonction de sa personnalité. Il sait d’entrée de jeu qu’il devra accomplir des tâches variées. Souvent, la personne engagée n’est pas attitrée à un poste. Les employés peuvent ainsi cumuler plus d’heures de travail tout en variant leurs tâches, échappant du même coup à la monotonie de la routine. Au Village du Père Noël, la main-d’œuvre est surtout composée de jeunes, qui en sont souvent à leur premier emploi. Cette expérience est très formatrice, puisqu’elle favorise l’initiative et la débrouillardise. Les jeunes travailleurs sont heureux de pouvoir toucher à tout. Cela leur permet d’identifier leurs points forts, mais aussi ce qu’ils aiment moins.

Beaucoup d’avantages

Comme le soulignait Luc Ménard, consultant pour StratOp – Conseil, gestion et récréotourisme, la polyvalence est un véritable état d’esprit. Elle s’avère essentielle pour de nombreux projets. Pour les entreprises implantées en région, elle est indispensable. Dans les stations de ski, par exemple, des moniteurs reçoivent une formation de secouriste; des employés à la location d’équipement sont aussi moniteurs à leurs heures. En auberge, des gestionnaires reçoivent une formation de serveur pour donner un coup de main lors de la réception de grands groupes.

Les valeurs et comportements de la génération Y (lire aussi: Attention, la génération Y débarque dans vos entreprises!) entraînent bien des défis pour certains gestionnaires d’entreprise. Ces jeunes travailleurs sont avides de changements, de nouveauté. Ils aiment comprendre à quoi servent leurs tâches dans l’avancement de l’entreprise. La polyvalence des emplois s’inscrit tout à fait dans cette perspective, car elle offre de la variété et suggère davantage de responsabilités pour les employés. Ils se sentent plus valorisés en étant partie prenante de l’organisation et en s’impliquant à différents niveaux.

Pour l’entreprise, la polyvalence des emplois permet:

  • de réduire le nombre d’employés;
  • d’optimiser l’utilisation des ressources humaines;
  • de valoriser et de motiver les employés;
  • de retenir davantage le personnel;
  • d’obtenir un plus grand engagement des employés envers les valeurs de l’entreprise;
  • de gérer les équipes de travail avec plus de flexibilité;
  • de s’assurer une plus grande productivité;
  • d’offrir un meilleur service à la clientèle, puisque tous les employés se sentent concernés et sont mieux outillés pour répondre aux besoins des clients;
  • de réduire les coûts liés aux ressources humaines.

Toutefois, l’organisation qui adopte ce mode de fonctionnement doit s’attendre à:

  • consacrer beaucoup de temps à la formation;
  • gérer des horaires plus complexes;
  • avoir des employés moins spécialisés.

Valoriser tout en gérant mieux la saisonnalité des emplois

Louis Lessard, directeur général de l’Auberge Le Baluchon, en Mauricie, parlait d’analyse de l’attitude des candidats à l’embauche. Par exemple, dans le cas du recrutement de thérapeutes pour le spa, les responsables discutent avec les candidats des possibilités de remplir d’autres fonctions en période creuse, pour qu’ils n’aient pas à quitter l’entreprise en raison du nombre insuffisant d’heures de travail. Ainsi, des thérapeutes sont par exemple formés pour travailler à l’accueil, ou encore pour guider les clients en vélo ou en raquettes.

Dans le but de lui accorder davantage de responsabilités, l’auberge a offert à un employé une formation auprès d’Hydro-Québec afin qu’il puisse entretenir la petite centrale hydroélectrique de l’auberge. Voilà une belle marque de reconnaissance pour ce membre du personnel, qui s’est senti valorisé par cette nouvelle fonction. Un autre employé détient des compétences en menuiserie. On fait donc appel à lui pour effectuer des petits travaux en basse saison.

La variété fait des envieux

Même dans les milieux syndiqués, on intègre la polyvalence des emplois. Madame Amal Mourjane, présidente du syndicat des employés de l’hôtel Hilton Lac-Leamy, indique que cela permet aux employés à statut «occasionnel» ou «temporaire» de cumuler des heures, d’élargir leurs champs de compétences et de varier leur travail. Elle souligne que même les employés réguliers souhaiteraient, comme leurs collègues occasionnels, avoir la possibilité de diversifier leurs fonctions.

Ces arrangements entraînent des défis pour les syndicats, concernant entre autres l’ancienneté, la rémunération ou encore le fait que les employés réguliers doivent s’adapter à la composition sans cesse changeante de leur équipe de travail. Comme Mme Mourjane le précise, les avantages de la polyvalence valent sans aucun doute les inconvénients qu’elle implique.

Les facteurs de succès

Selon Adèle Girard, il serait plus juste de parler de polycompétence. L’industrie touristique a tout à gagner de cette tendance, qui par ailleurs ne lui est pas propre. Le secteur attire les travailleurs mais ne réussit pas à les retenir. La polycompétence pourrait certainement y contribuer, si elle est intégrée dans le respect des facteurs de succès suivants:

  • Elle doit être volontaire: la polyvalence, ça ne s’impose pas;
  • La tâche doit s’organiser autour d’une ou deux compétences clés;
  • Si la seconde affectation implique des responsabilités moindres, il est souhaitable d’enrichir la tâche;
  • C’est le salaire le plus élevé qui doit être maintenu (heures de travail et de vacances);
  • L’employeur doit être à l’écoute des employés;
  • Il faut veiller au respect des valeurs humaines;
  • L’analyse de l’attitude des employés est importante;
  • La conciliation s’impose.

 

Source:

– Table RH du Créneau d’excellence Tourisme de villégiature 4 saisons. Déjeuner-conférence «La polyvalence des emplois en tourisme: une solution concrète pour nos entreprises», organisé à Saint-Faustin–Lac-Carré le 21 mars 2013.

Sites Web:

– Adèle Girard, Accompagnement stratégique

Auberge Le Baluchon

Hilton Lac-Leamy

Portail Ressources Humaines Laurentides

StratOp – Conseil, gestion et récréotourisme

Village du Père Noël

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Ressources humaines

Attirer et fidéliser les travailleurs expérimentés: il est temps de passer à l’action

La tendance ne date pas d’hier: l’industrie touristique québécoise se dirige tout droit vers une pénurie de personnel (lire aussi: Industrie touristique cherche employés pour relation à long terme). Pour atténuer ce phénomène, elle devra notamment recruter dans les clientèles non traditionnelles. Parmi celles-ci, les travailleurs expérimentés sont des candidats de plus en plus prisés. Reconnus pour leur assiduité, leur souci de la qualité, leur loyauté et leur disponibilité, ils sont de plus en plus courtisés, et ce, dans tous les secteurs. Dans l’industrie touristique, les 55 ans et plus représentent seulement 12% des emplois. Il reste donc des efforts à fournir pour passer du discours à l’action.

Attirer: comprendre les besoins et s’y adapter

Afin de séduire ce segment de travailleurs, les entreprises touristiques doivent bien comprendre leurs attentes. Premièrement, il ne s’agit pas d’un groupe homogène: certains sont très scolarisés, d’autres non; les uns travaillent pour le plaisir, les autres le font pour pallier une retraite précaire. Voici tout de même quelques tendances de fond et pistes d’adaptation. Ces travailleurs veulent:

  • être stimulés intellectuellement et développer leurs compétences. Contrairement aux préjugés persistants, ils aiment les défis et recherchent la formation. Plusieurs études ont conclu qu’ils ont la même capacité d’apprentissage que les plus jeunes, ils apprennent toutefois différemment.
  • trouver un équilibre entre le plaisir et le travail. En un mot, cela veut dire de la flexibilité. Plusieurs aménagements d’horaires sont possibles, comme la semaine de travail réduite ou le temps partiel volontaire, deux formules tout à fait compatibles avec le concept de retraite progressive. Le temps partagé représente une avenue intéressante pour les postes de cadres. Si la gestion d’un plus grand nombre d’employés est plus fastidieuse, elle permet aussi une meilleure adaptation aux périodes de forte affluence. Les horaires flexibles et le télétravail sont d’autres solutions qui offrent plus de latitude.
  • faire une différence pour les autres. Le travail n’est pas seulement un gagne-pain, il est aussi profondément lié à l’identité et au statut. Les travailleurs expérimentés aiment réaliser des tâches où leurs compétences sont mises en valeur, et ils apprécient les marques de reconnaissance. Impliquez-les dans des projets spéciaux, des comités ad hoc ou des mandats de formation. Les recherches le martèlent: il faut les employer à titre de mentors afin de favoriser le transfert des connaissances.
  • gagner de l’argent. Les attentes en matière de rémunération ne sont pas généralisables: les motivations, l’ancienneté et la situation financière diffèrent d’une personne à l’autre, il faut donc y aller au cas par cas. Différents incitatifs fiscaux sont disponibles, comme celui mis en place depuis 2008 par le gouvernement du Québec pour faciliter la retraite progressive. D’autres modifications sont aussi à venir, à compter du 1er janvier 2014, en ce qui concerne le Régime de rentes du Québec (lien).

Recruter: communiquer et réseauter

Une fois vos pratiques de gestion des ressources humaines adaptées, il est temps de vous faire connaître. Récemment, le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) a publié un petit guide pratique intitulé «Offrir des emplois en tourisme aux retraités: un modèle gagnant-gagnant». Vous y retrouverez quelques-uns des conseils de recrutement présentés ci-dessous:

  • Indiquez explicitement dans vos affichages de postes que les travailleurs expérimentés sont les bienvenus. Lorsque vous utilisez des images, assurez-vous de représenter la diversité.
  • Vous avez mis en place des programmes intéressants, misez sur ces avantages dans vos campagnes pour vous démarquer.
  • Créez des liens avec des associations de retraités. Dans la plupart des régions, il existe des programmes permettant aux entreprises d’entrer en contact avec les retraités qui sont à la recherche d’un travail (voici la liste). Plusieurs salons et foires de l’emploi offrent maintenant des sections spécialisées pour cette clientèle.
  • N’hésitez pas à afficher sur Internet et utilisez les médias sociaux. Les aînés sont de plus en plus compétents avec les TIC: par exemple, en 2012, 59% des Québécois de 55 à 64 ans utilisaient les médias sociaux, et les 65 ans et plus comptaient plus de 53% d’utilisateurs.
  • Utilisez le bouche-à-oreille et le référencement. Enclenchez le mouvement: les retraités posent spontanément leur candidature là où ils sont servis par leurs semblables.

La station Ski Saint-Bruno constitue un excellent exemple à suivre, avec son opération de recrutement appelée «la petite séduction». On retrouve sur son site Web une section Carrières réservée aux retraités, où elle présente les principaux avantages d’y travailler, des témoignages inspirants et des offres d’emploi. Il existe aussi un effet boule de neige: les retraités en poste sont leurs meilleurs ambassadeurs auprès des retraités qui fréquentent la station.

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Source: Ski Saint-Bruno

Attirer, c’est bien, mais fidéliser, c’est mieux

Il ne suffit pas pour les entreprises d’attirer ces travailleurs, il faut qu’elles sachent les conserver en créant un climat de travail respectueux. La cohabitation intergénérationnelle doit être harmonieuse, et pour ce faire, les superviseurs et gestionnaires doivent être bien outillés.

Les équipes diversifiées ont tendance à être plus performantes et créatives, car elles profitent d’une grande richesse sur le plan des compétences. On note toutefois que la cohésion y est plus longue à atteindre: les valeurs peuvent y être très différentes. Les équipes intergénérationnelles ont tendance à vivre plus de conflits lors de leur formation, mais lorsque ces différends sont résolus adéquatement, ils poussent l’organisation à être beaucoup plus efficace.

Plusieurs milieux de travail n’ont toujours pas réussi à créer cette culture d’ouverture. Paradoxalement, on retrouve encore chez certains grands employeurs ce que l’on appelle de l’âgisme, c’est-à-dire de la discrimination par l’âge fondée sur des stéréotypes et des préjugés. Les chercheurs Gilles Guérin et Tania Saba soulignent que certaines pratiques RH mises de l’avant dans les années 80 et 90, telles que les primes de départ et la diminution des responsabilités (qui visaient à accélérer le départ à la retraite), sont encore bien ancrées. Ce type de culture organisationnelle nuit évidemment à la fidélisation des travailleurs âgés. On ne peut pas tirer d’une main et repousser de l’autre.

Finalement, afin d’éviter les tensions intergénérationnelles, les organisations doivent faire preuve d’équité. D’ailleurs, les travailleurs expérimentés sont les premiers à vouloir être traités comme leurs collègues. Les aménagements d’horaires, les programmes de formation et les marques de reconnaissance sont des pratiques profitables pour toutes les générations. Bref, les adaptations que vous réaliserez pour accueillir les travailleurs âgés vous permettront de fidéliser l’ensemble de vos employés (lire aussi: «Multigénératio-culturel»: la main-d’œuvre de demain!).

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Hébergement

Les campings au Québec: des exploitants se prononcent

Ces petites et moyennes entreprises, qu’elles soient privées ou publiques, déploient de nombreux efforts pour accueillir une clientèle très diversifiée sur une courte période de l’année. Voici un aperçu de l’état de santé des campings du Québec et de quelques tendances qui teintent leur évolution.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012. Dans cette optique, tous les exploitants de terrains de camping du Québec ont reçu au printemps 2012 un questionnaire sur divers aspects concernant la gestion d’un terrain de camping au cours des deux années précédentes. Le taux de réponse plutôt faible (94 terrains sur 870) incite néanmoins à considérer les résultats avec réserve. Voici un aperçu de l’analyse de ce sondage ainsi que d’autres enquêtes menées auprès des campings québécois.

Une évolution positive

Globalement, la performance financière des campings sondés privés et publics a été bonne en 2010, et encore meilleure en 2011. La rentabilité des campings privés est supérieure à celle des campings publics, ce qui s’explique essentiellement par une mission économique différente.

Ainsi, tous les campings privés de 121 sites et plus participant à l’enquête ont généré des flux monétaires positifs au cours des saisons 2010 et 2011. Dans le cas des plus petits campings privés (jusqu’à 120 sites), la moitié a réussi à faire de même. En ce qui concerne les campings publics, le taux de succès varie entre 63 et 82% pour les deux catégories ayant répondu au sondage (jusqu’à 120 sites et de 121 à 300 sites) au cours des mêmes exercices.

Le secteur connaît depuis quelques années une progression à plusieurs niveaux. Sur le plan de l’évolution de la tarification, par exemple, les prix ont connu une augmentation annuelle intéressante de 2005 à 2011 (voir le tableau 1).

tableau_evolution_annuelle_tarification_campings

Si l’on compare ces hausses de prix au taux d’inflation, qui a varié entre 0,9% et 2,9% annuellement entre 2005 et 2011, on peut avancer que les campings ont globalement connu un enrichissement additionnel au cours de cette période.

Des partenariats avec l’offre touristique

Néanmoins, les exploitants ayant participé aux entrevues téléphoniques, complémentaires au sondage mené par la Chaire de tourisme, estiment que les prix de location dans l’ensemble sont trop bas et qu’ils devraient être ajustés selon la qualité de l’emplacement loué et le nombre de services offerts. Toutefois, peu d’exploitants majorent ainsi leurs tarifs, car ils craignent de perdre leur clientèle au profit de campings environnants ou d’autres options qui s’offrent maintenant aux voyageurs, comme la possibilité de garer le véhicule récréatif (VR) dans les aires de stationnement de centres commerciaux ou d’arénas de la région.

Certains préfèrent miser sur l’offre de forfaits «camping – événement», qui tirent profit d’un événement touristique dans la région pour inciter les voyageurs à séjourner dans leur camping. De pair avec l’industrie du tourisme, des exploitants développent des forfaits «camping – attraits touristiques» et étendent de cette manière leur bassin de clientèle potentielle.

Plus de sites pour les saisonniers

Selon les données de Tourisme Québec, la fréquentation quotidienne des terrains de camping a connu une croissance de 11%, ce qui représente en moyenne 7583 sites occupés de plus par jour au cours de l’été 2010, comparativement à l’été 2006. Cette croissance provient principalement de l’augmentation du nombre de sites occupés par les campeurs saisonniers (+14,2%) et, dans une moindre mesure, par les campeurs voyageurs (+2,7%).

Le sondage réalisé par la Chaire de tourisme auprès des campings confirme d’ailleurs cette tendance. Au cours des deux dernières années, 23% des répondants ont transformé des emplacements pour campeurs voyageurs en sites pour saisonniers. À l’inverse, 13% ont attribué des sites de saisonniers aux voyageurs. Globalement, cette conversion semble indiquer un besoin pour les exploitants de campings d’ajuster l’offre au profit des saisonniers, ce qui leur assure une plus grande stabilité de revenus. Au total, parmi les campings de l’échantillon, 129 sites ont changé de vocation en faveur des saisonniers et 50 ont été convertis pour les voyageurs.

Les campings prennent le virage vert et celui du prêt-à-camper

La plupart des exploitants interrogés (89%) ont souligné avoir pris des initiatives pour réduire leur empreinte environnementale. Voici les principales actions entreprises en ce sens par les campings:

  • Installation de bacs de recyclage (92%);
  • Recours aux produits locaux, lorsqu’il est possible de le faire (56%);
  • Utilisation de produits nettoyants biodégradables (56%);
  • Sensibilisation des employés et des clients à l’adoption d’une approche écoresponsable (52%);
  • Installation de minuterie pour les douches (30%).

La majorité des exploitants ayant pris des initiatives vertes y ont investi moins de 1000$; le tiers d’entre eux y ont consacré moins de 500$. De plus, 41% des campings répondants ont l’intention d’investir au cours des douze prochains mois pour améliorer leur performance environnementale. Près des trois quarts affirment que leurs clients souhaitent adopter des comportements écoresponsables en camping. Malgré cela, la majorité des exploitants ne sont pas intéressés à adhérer à une certification environnementale moyennant des frais maximaux de 500$ par année. Seulement 5% démontrent un grand intérêt pour un tel label.

Un peu moins de la moitié (45%) des sondés proposent d’autres types d’hébergement, en plus des sites de camping. L’offre d’unités en chalet et en cabine est la plus abondante (53%), suivie des caravanes et des tentes-caravanes (17%). Parmi les exploitants qui proposent ce type d’hébergement clés en main, la moitié constatent une hausse de la demande.

Quant à l’industrie du VR, elle n’est pas en peine. Selon l’organisation canadienne Liberté en VR, de janvier à septembre 2012, il s’est vendu 10 126 VR neufs au Québec, ce qui représente une hausse de 3,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Du grand aventurier au plus douillet des urbains, le camping ratisse de plus en plus large.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Gestion Marketing

Pour séduire le voyageur, prenez-le par les sentiments

Dans le choix d’une chaîne hôtelière, la composante émotionnelle serait responsable de près de 70% de la décision. Pour rejoindre cette fibre émotive, certains ont recours au marketing olfactif, d’autres jouent la carte de la personnalisation ou font l’usage du storytelling pour toucher le client.

Les «vraies» raisons

Selon certains chercheurs, les consommateurs basent souvent leurs choix, peu importe le produit, sur des perceptions ou des critères plus ou moins inconscients. Ils utilisent ensuite des repères rationnels pour renforcer et justifier leur décision. Comme le relève une étude de Protean Strategies, ce n’est pas parce que les gens disent qu’un facteur d’achat est important qu’il influencera fortement leur choix final. On y donne l’exemple de celui qui magasine une voiture, et qui dit rechercher avant tout la sécurité et l’économie d’essence. Les études démontrent que ces facteurs ont une faible corrélation avec le choix final. Les consommateurs recherchent des attributs plus intuitifs, comme la performance et le style.

 L’enquête de Protean Strategies, réalisée auprès de 800 voyageurs nord-américains, révèle que la décision d’achat de billets d’avion est composée à 55% par des facteurs émotifs ou de perception. Cette proportion grimpe à 67% dans le cas d’une chambre d’hôtel faisant partie d’une chaîne. C’est plus que pour l’achat de bière ou d’un téléphone intelligent (voir le graphique 1).

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Mais quelles sont ces émotions tant recherchées? L’étude identifie les plus importantes dans le choix d’un hôtel de chaîne. Les clients n’en parleront pas, mais l’enquête démontre qu’il y a un lien fort entre l’impression que ces besoins émotionnels seront comblés et la décision de réserver:

  • l’enthousiasme;
  • la surprise/l’émerveillement;
  • le sentiment d’être «accepté».

Questionnés sur un certain nombre de chaînes d’hôtels bien connues, la plupart des répondants estiment qu’elles ne considèrent pas ces besoins ou, du moins, ne les comblent pas. Dans certains cas, les deux premières attentes émotives sont satisfaites, mais l’accueil est impersonnel ou le décor prétentieux; minant le sentiment d’acceptation. À l’opposé, certains hôtels au contact plus familier, au design simple, sans artifices, manquent d’éclat et offrent une expérience décevante, dépourvue du sentiment de surprise et d’émerveillement. Les auteurs de cette étude en arrivent à la conclusion que les chaînes sous-estiment l’importance de la connexion émotive qui devrait être livrée. Leurs travaux démontrent que certaines bannières de restaurant y parviennent mieux. Les hôtels indépendants ont ainsi tout intérêt à saisir cette occasion d’affaires et à se pencher davantage sur les attentes émotives de la clientèle.

Comment atteindre la fibre émotive?

En racontant des histoires

Le concept du storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) cadre tout à fait avec l’idée de création d’un lien émotif entre l’entreprise et le client. Par sa campagne Find Yours, l’agence en ligne Expedia diffuse des vidéos racontant des expériences de voyage ayant une forte charge émotive. Vous pouvez visionner, à titre d’exemple, la vidéo ci-dessous (lire aussi: 3 campagnes marketing inspirées du storytelling).

 

À l’occasion de cette campagne, Expedia a lancé une application Facebook qui permet au voyageur de partager ses photos tout en expliquant l’état émotionnel recherché lors de son séjour.

En personnalisant

Une étude britannique de la Loughborough University suggère de recourir à la personnalisation (lire aussi: Vers un service toujours plus personnalisé) pour offrir davantage de contrôle au client sur son expérience. Parmi les façons d’envisager la personnalisation en réponse aux besoins émotifs des clients, voici deux stratégies proposées par l’auteure de l’étude:

  • Stratégie d’addition: offrir des particularités surprenantes qui agrémentent l’expérience. Celles-ci peuvent susciter des émotions telles que le plaisir, l’étonnement et l’enthousiasme. Les clients des hôtels boutiques Affinia peuvent demander diverses options avant leur arrivée, comme une guitare acoustique, un fer droit (putter de golf) ou encore un petit canard pour le bain.

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Source: Affinia Hotels

  • Stratégie du sur mesure: accueillir le visiteur en tenant compte de ses préférences; son cocktail favori l’attendant à sa chambre, par exemple. Il sera agréablement surpris et marqué par une telle attention. Ce type d’information peut avoir été observé lors d’un séjour passé, ou colligé lors de la réservation ou par des communications sur les médias sociaux.

Dans chacun des cas, les besoins personnels du client sont considérés, ce qui favorise le sentiment d’acceptation.

En utilisant le marketing olfactif

Selon le Scent Marketing Institute, l’odorat est le seul sens qui atteint directement la mémoire et le centre des émotions. Les trois quarts de nos émotions seraient générées par des odeurs. Aussi, nous serions cent fois plus enclins à nous souvenir des odeurs plutôt que de ce que nous voyons, entendons ou touchons. Comment un hôtel peut-il en tirer profit? Jennifer Dublino, travaillant pour cet institut, propose de créer une fragrance propre à l’hôtel. Il faut d’abord identifier l’ambiance et les sensations qu’évoque l’hôtel – le confort décontracté, l’élégance, la familiarité, la fraîcheur, l’opulence, etc. Des experts en marketing olfactif peuvent trouver le mélange qui colle le plus à ces sensations.

Le Shangri-La Hotel and Resort de Vancouver utilise un mélange d’épices au gingembre et de bergamote fraîche dans ses chambres. La chaîne d’hôtels Starwood a recours à différentes fragrances selon ses bannières; un mélange de roses et de pois de senteur pour le luxueux St. Regis ou encore l’arôme réconfortant de la tarte aux pommes et à la cannelle pour le Four Points.

Le tourisme: une affaire d’émotions

Les voyages et les vacances sont des moments clés dans la vie. Les attentes liées à ces courtes périodes sont souvent élevées et chargées d’émotions, qu’il s’agisse d’émerveillement devant la nature ou la culture, de rencontres surprenantes, du bonheur que procurent des retrouvailles, des célébrations, de la fierté d’avoir relevé un défi, du temps précieux savouré en famille, etc. Les acteurs de l’industrie touristique doivent contribuer à faire de ces séjours des moments uniques et mémorables.

 

Sources:

– Ashe, Isaac. «Understanding emotions can help hotels improve guest experiences, says Loughborough research», Loughborough Echo, 3 décembre 2012.

– Dublino, Jennifer. «Scent sparks repeat bookings», Canadian Lodging News, novembre 2012.

– Miron, Karine. «Expedia joue sur l’émotionnel pour vendre: Find Yours», etourisme.info, 5 février 2013.

– Protean Strategies. «Study Shows Hotel Choice is More Emotionally Driven than Beer… But Major Hotel Brands Fall Short in Appealing to Emotions», 7 juin 2012.

– Walters, Gabrielle, Beverley Sparks et Carmel Ann Herington. «The Impact of Consumption Vision and Emotion on the Tourism Consumer’s Decision Behavior», Journal of Hospitality & Tourism Research, vol. 36, no 3, août 2012, p. 366-389.

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Tourisme de congrès durable: les bonnes pratiques de la Scandinavie

Selon le Scandinavian Destination Sustainability Index, 59% des hôtels et 64% des centres de congrès de 16 grandes villes de la région possèdent une écocertification délivrée par un organisme tiers. En moyenne, 49% de l’énergie utilisée par ces villes provient de ressources renouvelables; dans le cas de Reykjavik (Islande), cette proportion atteint 100%. La quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en tonnes métriques par habitant, est de 2,2 à Oslo (Norvège) et de 3,7 à Stockholm (Suède); au Canada, elle était de 15,43 en 2009. Alors qu’en 1990, les pays signataires du protocole de Kyoto visaient à réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, Aalborg (Danemark) et Karlstad (Suède) se fixaient l’objectif d’une diminution de 50%. Voilà quelques exemples qui expliquent pourquoi la Scandinavie fait si souvent office de modèle en matière de pratiques durables.

Concertation des acteurs et vision du projet

Accompagné des organismes Meeting Professionals International (MPI) et Green Meeting Industry Council (GMIC), le chapitre scandinave de l’International Congress and Convention Association (ICCA) a rassemblé en 2010 plus de 50 personnes représentant des salles de réunion, des hôtels, des agences événementielles, des organisations de gestion de la destination (DMO) et des centres de congrès (CVB) de Scandinavie. Ensemble, ils ont pris l’engagement de collaborer pour atteindre un objectif commun: créer la première destination de congrès durable au monde.

Cette analyse se base sur les données provenant du premier rapport publié par l’ICCA en 2012, le Scandinavian Destination Sustainability Index. Ce document se veut non seulement un outil de collaboration entre la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Islande, mais également une référence pour les autres destinations souhaitant entamer ou poursuivre leurs démarches durables.

À l’heure actuelle, 45 personnes ont signé, au nom de leur organisme, le Scandinavian Sustainable Meetings Accord, une déclaration engageant les signataires à poser des actions durables et concrètes sur 10 axes touchant l’industrie des événements et des congrès:

  1. Déclarer publiquement sa participation à l’Accord et encourager son réseau de contacts à en faire autant;
  2. S’impliquer et discuter avec ses clients, ses partenaires ainsi qu’avec d’autres individus qui désirent échanger à propos de la durabilité économique, environnementale et sociale touchant l’industrie;
  3. Éduquer et informer les individus intéressés, partager ses connaissances en matière de pratiques durables en gestion de congrès et reconnaître les efforts de bonnes pratiques des membres de l’ICCA;
  4. Encourager les collaborations entre le public et le privé visant le partage de solutions et de bonnes pratiques;
  5. Fournir des ressources aux organisateurs afin qu’ils puissent identifier des fournisseurs responsables et certifiés au sein de leur communauté et ainsi créer davantage d’événements durables;
  6. Prôner un usage efficace, équitable et durable des ressources;
  7. Promouvoir l’utilisation de moyens de transport écologiques en informant au mieux les visiteurs et en travaillant de pair avec les sociétés de transport;
  8. Calculer son empreinte écologique et tenter de la réduire de 20% d’ici 2020;
  9. Faire respecter les plus hauts standards d’honnêteté, d’équité, d’intégrité et d’éthique;
  10. S’impliquer au sein de sa communauté en créant des liens entre le secteur événementiel et des initiatives socialement responsables.

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Crédit photo: Kjell Holmner/Göteborg & Co

Mesurer les efforts

Pour que les efforts déployés dans chacune des 16 villes puissent être comparés, des indicateurs de performance ont été sélectionnés et classés selon 2 catégories (voir le tableau 1):

  • macro: l’engagement des instances municipales et la disposition d’infrastructures durables;
  • micro: l’engagement des organismes de congrès locaux, incluant les hôtels, les salles de réunion et centres de congrès, ainsi que les DMO.

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La Suède fait bonne figure au classement (voir le tableau 2), puisque quatre de ses villes occupent les premières positions. Le leadership de la ville semble important, voire à la base du processus de changement. On remarque d’ailleurs quelques grands écarts entre les efforts réalisés par les municipalités et ceux de l’industrie. C’est le cas pour Uppsala, Aalborg, Reykjavik et Turku. Contrairement à la majorité des villes, à Helsinki, ce sont plutôt les hôtels, les salles de réunion et les centres de congrès qui se démarquent par leurs actions.

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L’expertise scandinave vous inspire? Vous connaissez d’autres façons de faire innovantes pour mobiliser les acteurs d’une même industrie? N’hésitez pas à partager vos bonnes pratiques!

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

Sources:

– Bigwood, Guy. «Scandinavians create Destination Sustainability Index», Lessconversationmoreaction.com, 8 juin 2012.

– ICCA. «2012 Scandinavian Destination Sustainability Index», iccaworld.com, 2012.

– ICCA. «Scandinavian countries create worlds’ 1st Sustainable Meetings Region», iccaworld.com, 26 mars 2012.

– International Energy Agency. «CO2 Emissions From Fuel Combustion – Highlights», 2011.

– Wonderful Copenhagen. «Scandinavians create first sustainable index», meetingcopenhagen.com, 8 juin 2012.

 

Sites Web:

ICCA

Sustainable Events Denmark