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Repenser sa stratégie marketing pendant et après la crise

L’humain avant tout

L’approche marketing des dernières années place davantage l’humain au cœur des stratégies, que ce soit les consommateurs ou les employés. En ces temps de crise, cette dimension prend encore plus d’importance. Comme l’a mentionné au début de la pandémie Olivier Coullerez, président et fondateur de l’agence Espresso Communications, « l’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. »

Pour souligner la résilience de l’industrie, la compagnie de création de contenu GLP Films a réalisé des capsules mettant en vedette des personnes jouant un rôle clé dans le développement touristique de leur région. Le mot-clic #TourismStrong sert à partager leurs histoires, comme celle d’Angie Grenade du Ziwa Rhino Sanctuary en Ouganda qui lutte pour la protection de la faune sauvage, par le biais d’activités touristiques.

Les stratégies pour faire rayonner le tourisme local

Durant la pandémie, les gestionnaires ont porté une attention particulière aux clientèles locales pour assurer la continuité de leurs activités et leur survie économique. Différents moyens ont été développés pour les aider.

Des plateformes en ligne pour faire briller les entreprises locales et leurs artisans

La promotion des savoir-faire locaux est encore plus importante qu’avant, c’est pourquoi un nombre fulgurant de plateformes en ligne se sont développées. Parmi celles-ci, certaines sont munies d’une carte interactive permettant d’encourager les activités et les entreprises de la région. C’est le cas de l’organisation Culture Maps Central NSW, située dans l’État du New South Whales, en Australie, qui vise à faire découvrir la culture et l’art. Il ne suffit que de cliquer sur la région désirée pour voir les diverses offres s’afficher.

Des incitatifs aux résidents pour encourager l’achat local

Plusieurs municipalités et quartiers ont mis des bons d’achat, sous forme de devises locales, entre autres, à disposition de la population. Ceux-ci permettent aux résidents d’économiser de l’argent dans les commerces locaux. Au Québec, la Ville de Sherbrooke, en collaboration avec Commerce Sherbrooke, les a tous vendus en moins de 14 heures dans le cadre de sa campagne Opération locale. Cela représente des retombées de 160 000 $ pour les entreprises de la ville.

En Ontario, la Culinary Tourism Alliance a lancé la campagne Great Taste of Ontario regroupant un ensemble de passeports régionaux qui visent à faire découvrir la gastronomie de la province tout en soutenant 1000 entreprises. Chacun des passeports comprend 15 établissements, et une fois qu’il les a tous visités, le voyageur reçoit des récompenses des compagnies locales.

Des partenariats pour promouvoir la destination

C’est reconnu, l’union fait la force. C’est du moins ce que se sont dit bon nombre d’offices de tourisme durant la pandémie afin d’assurer leur visibilité et leur notoriété. En Haute-Savoie, en France, les offices de tourisme Rumilly-AlbanaisHaut-Rhône Tourisme et Alter’Alpa Tourisme ont décidé de collaborer au sein d’une campagne commune nommée « Rendez-vous en terre (mé)connue », faisant référence à la célèbre émission française. Un Pass’ découverte permettait aux acheteurs de (re)visiter des endroits cachés ou oubliés.

 Les touristes internationaux

En plus de faire la promotion du tourisme local auprès des résidents et marchés de proximité, les gestionnaires des destinations devaient demeurer visibles auprès des voyageurs étrangers en vue de la relance. Plusieurs en ont profité pour reconsidérer leur stratégie.

Repenser son public cible

L’importance des données était un sujet omniprésent au cours des derniers mois. Elles permettent en effet de connaître le parcours des touristes et de mieux comprendre les retombées qu’ils génèrent.

Comment attirer des voyageurs à haute valeur ajoutée ? En identifiant ceux qui participent à l’économie locale parmi les vacanciers fidèles. C’est l’un des objectifs que s’est donnés Helsinki Marketing, en Finlande. Laura Aalto, directrice générale de l’OGD, va même plus loin en affirmant que les visiteurs rechercheront davantage des expériences en harmonie avec leurs valeurs. Dans le but de séduire les voyageurs détenant les mêmes que celles de la destination, il est important de les mettre de l’avant dans sa stratégie de communication.

Visit Florida a développé un partenariat avec Outbound Collective, un voyagiste spécialisé en séjour d’aventure et dans la promotion de pratiques de plein air inclusives. Le but est d’attirer une clientèle formée de plusieurs groupes sous-représentés. Pour ce faire, des histoires racontées par 12 experts de plein air incarnant chacun des segments issus de ces minorités sont partagées sur les réseaux sociaux.

Repenser son offre touristique et la gestion des flux 

Cette pause forcée a aussi permis de mieux gérer les flux touristiques. Répartir les voyageurs dans des régions moins fréquentées, les inciter à venir en basse saison, arrêter complètement le partage de contenu sur les lieux hautement prisés (démarketing) sont quelques moyens instaurés avant la pandémie qui attirent d’autant plus l’attention des gestionnaires durant la crise. L’OGD de Copenhague utilise déjà la méthode du démarketing pour le quartier de Nyhavn qui jouit déjà d’un fort taux d’achalandage. De plus, 75 % de son budget de promotion servira à mettre de l’avant la basse saison.

Les longs séjours sont aussi privilégiés. Certaines destinations, telles que la Barbade et l’Estonie, profitent même de la possibilité de travailler à distance pour proposer un visa spécifique au télétravail. Des agences de voyages ou des attractions suggèrent des forfaits qui s’adressent aux nomades numériques. C’est le cas du Massif de Charlevoix, au Québec. La plateforme Booking.com a quant à elle, ajouté de nouveaux filtres de recherche facilitant la réservation d’hébergement afin de répondre à cette demande.

Finalement, que doit-on retenir de ces stratégies de promotion ? Lesquelles perdureront après la pandémie ? Quelques-unes sont énumérées dans le tableau ci-bas.

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Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

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Destinations

Distanciation physique : les milieux urbains s’organisent

La vigilance s’impose

Bien que le déconfinement progressif soit en cours à peu près partout dans le monde, la distanciation physique devra être maintenue durant encore plusieurs mois, la saison estivale n’y échappant pas. Un traitement efficace ou un vaccin à la COVID-19 verra possiblement le jour, mais dans un délai qui peut s’étirer jusqu’à un an et demi.

En attendant, la vie reprendra tranquillement. Les résidents voudront profiter du beau temps et, dans un avenir plus ou moins rapproché, des visiteurs s’ajouteront à la population et déambuleront dans les rues. Comment faire pour respecter l’éloignement physique dans un tel contexte ? Par ailleurs, les autorités des grandes villes craignent que les transports en commun soient boudés par les travailleurs de retour au boulot au profit de l’auto solo, un scénario non souhaitable.

L’urbanisme tactique à la rescousse

Comme on l’a vu jusqu’à maintenant, les autorités municipales font preuve d’imagination pour aider les citadins à respecter un certain écart entre eux lors de leurs déplacements. Elles ont recours aux méthodes de l’urbanisme tactique, qui normalement consiste en « des aménagements temporaires qui utilisent du mobilier facile à installer (et à désinstaller) pour démontrer les changements possibles à l’aménagement d’une rue, d’une intersection ou d’un espace public. On peut ainsi montrer comment l’aménagement peut influencer le comportement des usagers. » (Définition élaborée par le Centre d’écologie urbaine de Montréal.)

En effet, comme les trottoirs devant les commerces de proximité tiennent lieu de salle d’attente pour les clients, certaines rues sont amputées de places de stationnement au bénéfice des passants. Mais des villes vont plus loin et prévoient de transformer des voies et des places publiques pour favoriser les déplacements actifs sécuritaires, mais aussi pour accommoder les commerçants.

Vilnius : la ville devenue terrasse

Les restaurants et les cafés, durement affectés par la crise, devront rouvrir tout en respectant les mesures de distanciation physique. La plupart des établissements ne disposent pas de l’espace nécessaire pour rentabiliser un tel aménagement. À Vilnius, en Lituanie, les autorités ont rapidement pallié ce problème en permettant aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues. Cette destination gourmande s’est émancipée touristiquement au cours des dernières années, grâce entre autres, à une campagne marketing audacieuse intitulée : « Vilnius, the G-spot of Europe ». Elle doit aujourd’hui se tourner vers les visiteurs « hyperlocaux », comme partout ailleurs.

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Source : Go Vilnius

Revoir la vocation des rues

À Bruxelles, le secteur du centre-ville nommé le Pentagone devient provisoirement une zone de rencontres, soit un quartier où les piétons et les cyclistes ont la priorité sur toute la largeur de la voie publique. Les autos peuvent y circuler, à une vitesse maximale de 20 km/h.

La Ville d’Oakland, en Californie, transforme quelque 120 km de rues (près de 10 % de son réseau routier) en voies pour les piétons, les cyclistes et les personnes en fauteuil roulant. L’accès aux voitures est réservé aux résidents et aux véhicules d’urgence.

À Portland, en Oregon, le Bureau des transports lance un plan d’adaptation des rues pour faire face à la crise. L’initiative Slow Streets|Safe Streets prévoit, selon le type de secteur, la fermeture de certaines artères à la circulation automobile, l’élargissement des trottoirs, l’aménagement de pistes cyclables, l’ajout d’espaces pour les piétons aux intersections ou encore la création de zones dédiées aux camions de livraison, etc.

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Source : City of Portland

La piétonnisation des rues principales

En Alberta, les élus de Canmore envisagent de piétonniser la rue principale pour une réouverture sécuritaire des commerces en favorisant la distanciation physique des visiteurs. La petite municipalité de 12 000 habitants vibre grâce notamment à la vivacité de sa rue commerçante. En fait, les autorités hésitent à prendre cette décision de peur de créer un achalandage trop élevé. La Ville travaille ainsi de concert avec la Canmore Business Association pour trouver une solution viable pour tous.

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Source : Downtown Canmore/Facebook

À Montréal, la promenade Wellington sera piétonne pour la période estivale. Cela facilitera la fréquentation des lieux tout en maintenant une certaine distance entre les marcheurs, mais permettra aussi aux restaurateurs et aux propriétaires de cafés d’agrandir leurs terrasses et ainsi d’accueillir plus de clients.

Offrir la rue pour les déplacements actifs

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, refuse de voir sa ville envahie par les voitures après le confinement. Ce dernier a permis de constater à quel point la cité est apaisée lorsque les autos désertent les rues. Pour favoriser les déplacements à pied et à vélo, la rue de Rivoli, un axe important à Paris, devient presque entièrement dédiée aux cyclistes et aux piétons. Aussi, on prévoit d’ajouter de nouvelles pistes cyclables et d’autres chaussées seront fermées à la circulation automobile, au bénéfice des piétons.

De nombreuses villes américaines comme Boston et Minneapolis choisissent de consacrer certaines rues aux cyclistes et aux piétons. Même New York compte y réserver jusqu’à 160 kilomètres de voies publiques. Seuls les résidents et les livreurs pourront circuler en voiture, à une vitesse de moins de 10 km/h. La vidéo suivante illustre le projet NYC Open Streets :

Source : NYC Dot

Des changements temporaires ?

Cette crise pourrait bien accélérer le processus de réappropriation des centres urbains par les résidents, les piétons et les cyclistes. Certains de ces aménagements éphémères constituent de véritables projets pilotes qui transformeront probablement notre rapport à la ville et pourraient s’inscrire dans la « nouvelle normalité ».

 

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Gestion

Penser à sa marque employeur en période de crise

La marque employeur se définit comme l’ensemble des actions et des leviers qui servent à mobiliser et à fidéliser ses employés ainsi qu’à attirer de nouveaux candidats. Il s’agit d’un processus continu. Il ne faut pas s’y intéresser seulement lors du recrutement.

En cette période de crise de la COVID-19, la manière dont un gestionnaire gère la situation possède un impact sur sa marque employeur. Il s’avère essentiel de s’en préoccuper pour garder ses ressources en place, mais aussi lorsqu’il sera temps d’engager de nouveaux travailleurs une fois la relance enclenchée. Certains gestes peuvent avoir un effet à long terme sur l’image de l’entreprise. Y avez-vous pensé ?

L’expérience employé, votre image en tant qu’employeur

Vos travailleurs sont vos plus grands ambassadeurs, ne négligez pas leur expérience. Elle doit être au mieux en toute circonstance, même en période de crise. Comme le rappelle l’Ordre des conseillers en ressources humaines agrées du Québec (CRHA), pour de nombreuses personnes, cette épreuve sera un moment de vérité déterminant dans la relation employeur-employé.

Si les mises à pied sont inévitables…

Dans le cadre d’une conférence pour le CRHA, la firme spécialisée en ressources humaines HRM Groupe estime que la marque employeur est aussi à considérer lorsque l’ultime solution est la mise à pied temporaire ou permanente. Les entreprises doivent faire preuve d’humilité, d’humanité et de leadership à travers quatre concepts :

 

Pour d’autres conseils de gestion en période de télétravail, le Réseau de veille en tourisme vous invite à consulter les articles suivants :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Comment communiquer en temps de crise?

L’importance de communiquer

Selon un sondage réalisé le 18 mars dernier par 4A’s Research auprès de1 000 Américains visant à mieux comprendre la perception de la communication des entreprises durant cette période de crise:  
-Quelque 43% des répondants ont mentionné qu’ils trouvaient rassurant de voir des publications des compagnies qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance ; 
-Quatre personnes sur dix désirent être au courantdes actions des compagnies.

Comme le souligne l’agence Republik, il ne faut pas hésiter à montrer les humains derrière sa marque. Partager les projets sur lesquels travaillent vos employés en publiant des photos de leur quotidien est un bon exemple. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait en France, l’Office de tourisme Sud Vendée Littoral et celui du Périgord Limousin.

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Source :Facebook, Sud Vendée Littoral Tourisme

Être une ressource pour ses membres

Les Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) doivent maintenir leurs communications avec leurs membres, afin de leur fournir divers conseils et informations pouvant les aider à traverser cette crise.

Tourisme Mauricie a lancé une boîte à outils humaine permettant aux gestionnaires d’entreprises de bénéficier gratuitement de trois heures de consultation d’une valeur de 500 $ offerte par le Groupe SFP, spécialisé en ressources humaines. Leurs membres peuvent ainsi poser des questions relatives au domaine juridique, aux finances ou encore à la gestion de leurs employés. Tourisme Cantons-de-l’Est a créé un groupe privé sur Facebook servant de plateforme d’information pour les entreprises et les organisations touristiques de la région. Tourisme Nouvelle-Écosse a pour sa part, envoyé un communiqué de presse à ses membres afin de partager les actions envisagées pour le déploiement d’une campagne marketing lors de la relance. Du côté des États-Unis, Visit California a publié un guide pourrenseigner sur les bonnes stratégies à adopter sur les médias sociaux en temps de crise.

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Source : Visit California

 La pertinence du message diffusé

En ce qui a trait à la communication avec ses clients et ses abonnés, comment être présent tout en restant pertinent ? C’est la question que les entreprises devraient se poser avant de publier du contenu.

Connaître son public

Avant tout, il faut se questionner. À qui s’adresse-t-on ? Est-ce que ce sont des familles, des adeptes de plein air, des retraités ? Quels sont leurs besoins ? L’analyse de ses données et la compilation des différents commentaires émis sur son entreprise peuvent aider à mieux comprendre leurs préférences et leurs attentes. Il est toujours possible de les interpeller directement et de leur demander quel type d’information ils aimeraient recevoir. Ils se sentiront importants et vous aurez plus d’idées sur lesquelles travailler. Les renseignements récoltés serviront également en prévision de la relance et agiront à titre d’avantage compétitif.

Se rappeler sa mission première 

Il faut aussi profiter de cette période pour se rappeler la mission première de son entreprise. Si elle consiste à offrir des séjours de bien-être, des idées d’activités de détente peuvent être partagées telles qu’une séance de yoga en direct sur Instagram ou Facebook. Si vous êtes un opérateur de tours, vous pourriez mettre de l’avant vos différents partenaires. L’organisation Withlocals a d’ailleurs lancé une baladodiffusion rassemblant les histoires de ses hôtes.

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Source :Pexels

Être utile

Finalement, est-ce que votre organisation s’est adaptée pour répondre aux besoins de la crise ? Par exemple, des restaurateurs, en Australie ont retiré les tables de leur salle à manger afin de les remplacer par des réfrigérateurs et des étagères pour y entreposer des plats cuisinés aidant ainsi la population et les agriculteurs locaux. Ce type de bonne pratique peut être mis de l’avant dans vos communications et sur les médias sociaux. D’ailleurs, selon une étude réalisée par la firme Edelman auprès de 1000 répondants français du 23 au 26 mars dernier et dont les résultats ont été pondérés, 20 % des individus sondés mentionnaient qu’ils avaient commencé à acheter une marque pour ses actions menées durant la crise. Comme le souligne l’agence de communication Republik, les gens se souviendront des marques qui auront agi pour le bien-être des autres avant tout. Ces initiatives témoignent des valeurs communes partagées avec ses clients et participent à la pérennité de la relation.

Se préparer à la relance

Puisqu’il est difficile de prévoir quand aura lieu la relance, il vaut mieux être prêt, d’autant plus que la concurrence risque d’être accrue.

Travailler son image de marque permet de garantir que ses campagnes marketing seront prêtes quand les activités touristiques reprendront. Il est préférable de débuter avec l’inventaire du contenu promotionnel avant d’en réaliser du nouveau. Assurez-vous également que votre site Web est à jour et qu’il reflète bien votre image. Ce qui nous amène au volet concernant la présence en ligne. Soyez visible et développez vos connaissances en marketing numérique si ce n’est déjà fait afin de mieux vous positionner. Plusieurs subventions gouvernementales sont actuellement offertes pour ce genre de formation.

Selon une étude réalisée par Destination Analysts auprès de 1208 répondants américains, il est important de fournir un aperçu des moyens de salubrité mis en place dans les entreprises. Afin de rassurer le personnel et les clients, il est donc possible de leur demander directement quelles sont leurs inquiétudes pour mieux orienter ses actions et ses communications.

À retenir 

En ces temps de crise, il importe de rester présent auprès de ses clients, de ses abonnés et de ses membres en répondant à leurs besoins. Les communications doivent également refléter la mission de l’entreprise ou de l’organisation.

Quelles bonnes actions pourriez-vous mettre de l’avant ?

Quel type de communication serait utile à votre clientèle ou à vos membres ?

Pour des exemples d’initiatives en communication marketing, consultez la dernière analyse sur le sujet.

 

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Marketing

Exemples d’initiatives en communication-marketing

Campagne marketing : cultivez l’espoir 

En cette période de confinement, plusieurs stratégies sont mises en place par diverses entreprises afin de demeurer à l’esprit des voyageurs potentiels. Celles-ci permettent de renforcer la fidélité des abonnés en les incitant à revenir les voir, en plus de solliciter un nouveau public.

« Le marketing de destination, inspirationnel (sic) par essence, se transforme, en ces temps difficiles, en marketing de l’espoir. » – Nicolas Jabaudon, Directeur général de Médoc Atlantique  

Les visites virtuelles 

Des immersions dans la nature :

  • Travel Alaska a créé un onglet sur son site Web rassemblant diverses vidéos, dont certaines ont été filmées dans des parcs nationaux et montrent les animaux sauvages en action. On peut y voir entre autres des ours attraper leurs poissons dans la rivière Brooks. Il est aussi possible de visiter des musées du pays.

Source : YouTube, Explore Documentary Films

Des promenades à pied ou en voiture comme si on y était :

  • Le site Web de Visit Switzerland propose de choisir son itinéraire virtuel et de s’arrêter en chemin pour visiter les attraits.
  • Smarter Travel a créé la série vidéo Virtual Vacations où les abonnés sont invités à faire une marche méditative dans divers lieux mythiques tels que Paris, le parc national Zion ou encore la rivière Mékong au Vietnam.

Source : Youtube, Smarter Travel

  • Malta Walks offre à ses abonnés visiter la ville déserte et de se balader dans les rues de Mdina.

Expériences virtuelles

Les activités typiques par destination :

  • This is Edinburg, l’organisation de gestion de la destination de la ville de Philadelphie et Visit Austria ont créé chacune une nouvelle section sur leur site Web afin d’y regrouper les activités en ligne. On y trouve des propositions de films tournés à Édimbourg et en Autriche, des recettes, des cours de mise en forme, ainsi que des vidéos témoignant de la richesse des paysages.
  • Travel SaintLucia et Discover Puerto Rico suggèrent des expériences directement à partir de leur compte Instagram : leçons de salsa, fabrication de cocktails avec un barman de classe mondiale, cours de yoga et méditation guidée.

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Source : Discover Puerto Rico

  • Airbnb propose désormais ses expériences en ligne, telles qu’un cours de danse irlandaise, une visite guidée de Tchernobyl avec un organisme de charité afin d’aller s’occuper des chiens orphelins, une classe sur l’œnologie en direct de Porto au Portugal, pour n’en nommer que quelques-unes.
  • &Beyond, un opérateur de tours en Afrique offre des suggestions de lectures africaines, des listes musicales et la possibilité d’observer les animaux sauvages en direct.
  • La Norvège, ainsi que les villes françaises de Lyon et Bordeaux, ont mis en ligne un article regroupant diverses activités accessibles depuis le confort de la maison.

Du divertissement :

  • La compagnie hôtelière française Accor a créé un service de divertissement numérique sous sa marque Accor Live Limitless (ALL) dans lequel elle propose des expériences à faire chez soi sous les thèmes du sport, de la nourriture et du divertissement. Le mot-clic #ALLathome en fait la promotion sur les médias sociaux.
  • Visit Orlando suggère d’essayer des manèges comme si vous y étiez en regardant une vidéo directement sur son site Web.

La culture à portée de mains :

Les documents éducatifs :

  • Le Zoo de Granby propose des capsules éducatives pour enfants sur les différents animaux.
  • Le Centre des sciences de Montréal a créé des bricolages et des expériences pour lesplus jeunes à réaliser à la maison.
  • Ulysse a édité un guide touristique sur le Québec dans le but d’instruire les plus petits tout en les divertissant.
  • Kabania,une entreprise québécoise de location de cabanes dans la forêt, a publié les capsules Inspiration Zéro Déchet à écouter dans le confort de son foyer.
  • En France, la Cité de l’espace, de Toulouse, a imaginé des missions pour les enfants afin de les aider à mieux comprendre comment vivent les astronautes en isolement dans un vaisseau spatial.

Les campagnes de vidéo promotionnelles

  • Québec Original a publié une nouvelle vidéo qui reprend les célèbres paroles « Pour un instant » du groupe Harmonium, afin d’inciter les gens à rester chez eux et à profiter du moment présent en attendant de pouvoir se retrouver.

Source : Québec Original

  • The World Travel and Tourism Council vient tout juste de lancer une nouvelle campagne marketing intitulée #TogetherInTravel dans laquelle elle y mentionne: « On ne peut pas voyager maintenant, notre santé et notre sécurité sont primordiales, mais même quand nous devons rester à l’écart, le voyage peut encore nous rapprocher les uns des autres. »

Source : The World Travel and Tourism Council

  • Une vidéo de l’Espagne, Spain will wait, interpelle les voyageurs à revenir à la maison, faisant ainsi référence à son pays.
  • Tourism Australia se confie aux vacanciers en leur soulignant que les Australiens s’ennuient de leur présence.
  • En Amérique latine,Visit Mexico et Visit Panama, ont misé sur un montage festif, à leur image, qui incite les gens à venir les voir quand ils le pourront.
  • Hotels.com a préféré opter pour l’humour en invitant les personnes à rester chez elles.
  • Travel Manitoba partage sur sa page Facebook une vidéo véhiculant le propos « Peu importe où nous sommes aujourd’hui, nous sommes tous absents ensemble ».
  • South African Tourism amis en ligne une série de vidéos « Don’t travel now, so you can travel later », alors que Magical Kenya a mis l’accent sur ce message : « La magie vous attend ».

Le rôle des médias sociaux 

L’usage des médias sociaux est à la hausse depuis le début du confinement. Ces diverses plateformes permettent de véhiculer les campagnes.

Voici quelques bons exemples de l’utilisation des médias sociaux en cette période de pandémie.

Les mots-clics qui incitent à revenir plus tard :

  • Tourisme Portugal a changé son slogan #CantSkipPortugal pour #CantSkipHope. Une vidéo souligne qu’il est temps d’arrêter et que tous les attraits seront encore là après la crise.
  • Visit Norway a partagé diverses photos et vidéos de la destination en identifiant #Dreamnowvisitlater.
  • Allo Destinations a lancé lemot-clic #Jevoyageplustard en encourageant les gens à reporter leur séjour.
  • Les agences de voyages font la promotion du mot-clic #Changeovercancel.
  • Tourisme Montréal incite les voyageurs à revenir plus tard. Sur Instagram, on pouvait lire « Ne bougez pas. Montréal vient vers vous » avec le mot-clic #VisitUsLater #APlusTard.

Les mots-clics à saveur humoristique :

  • VisitBrighton a été avant-gardiste en changeant son nom pour DoNotVisitBrighton accompagné du mot-clic #stayathome.
  • Visit Argentina publie des photos de la faune et de la flore du pays en écrivant des messages tels que « laissez-nous les foules » sur une photo montrant un attroupement de manchots de Magellan.

Les stratégies misant sur la promotion d’activités propres à chaque destination :

  • Visit Britain favorise le partage de la culture britannique et de ses traditions sur ses médias sociaux en suggérant entre autres des films, des séries télévisuelles, des artistes musicaux, ou encoredes anecdotes.
  • Visit Maldives a créé une gamme de photos sur Instagram illustrant leurs activités : Islands hop…later, Vitamin sea…later, Cruise…later, Sunset and palm trees…later, etc.

Le rôle des influenceurs

En Finlande, le gouvernement a établi une liste d’influenceurs à suivre dans le but de l’aider à partager de l’information au sujet de cette pandémie, car il reconnaît qu’ils sont aussi utiles que les médias traditionnels. Il les surnomme même les key workers. Au Québec, plusieurs influenceurs se sont joints à M. Legault en invitant les gens à rester chez eux et ainsi, à respecter les mesures de santé publique.

  • Les filles du Nord,un blogue axé sur le plein air et les activités à faire en région, proposent à leurs abonnés des idées pour découvrir le Québec de la maison, les incite à profiter de ce confinement pour ralentir tout en les faisant rêver grâce à des photos de leurs dernières escapades. Elles encouragent d’ailleurs l’achat local et la planification de voyages dans la province.

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Source : Filles du Nord

  • Les blogueurs québécois, Lydiane autour du monde et ceux de Mapping Along publient des photos souvenirs de voyage pour inspirer leurs abonnés en plus de faire la promotion de l’achat local.

L’implication des résidents dans les campagnes marketing

  • L’application britannique Hangout on Holidays recrute des résidents de diverses destinations populaires afin qu’ils puissent publier de l’information sur celles-ci, dans le but de répondre à la demande quand le tourisme reprendra. L’organisation a déjà reçu plus de 100 postulants pour les villes de Bolney et de Brisbane.
  • Inspirées par Marseille, plusieurs destinations ont invité les résidents à partager des photos de la ville à partir de leur fenêtre. C’est le cas de l’Office de Tourisme de Montpellier avec le mot-clic #FenetreSurMontpellier et de Los Angeles avec #LAThroughMyWindow.
  • Pol O Conghaile, l’éditeur voyage du média Irish Independant, a créé le mot-clic #WhenWeTravelAgain et convie les Irlandais à partager leurs anciennes photos du pays.

Les campagnes de distanciation sociale 

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Source : Tourisme Côte-Nord

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Tendances

Attractivité territoriale, plus que du marketing touristique

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, dévoilait le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers, Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leurs réflexions afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

 

 

Le paradoxe du marketing territorial

Pour se faire connaître et attirer de nouvelles activités sur leur territoire, les régions et les municipalités utilisent souvent des techniques traditionnelles de mise en marché qui empruntent une approche de « push marketing » et reposent avant tout sur :

  • La création d’une image de marque pour représenter l’ensemble des forces vives du territoire et rayonner à l’intérieur et au-delà de leurs frontières ;
  • L’affichage de leurs atouts pour se démarquer, sortir du lot, attirer l’attention des entreprises, des investisseurs, des nouveaux résidents potentiels et des visiteurs.

Le paradoxe est que ces images de marque finissent toutes par se ressembler et que peu d’entre elles ressortent réellement du lot puisque tout le monde s’y met.

Cela est d’autant plus vrai que diverses organisations d’un même territoire (développement économique, promotion touristique, parc industriel, etc.) peuvent présenter chacune une image de marque distincte pour rejoindre un public précis et que les moyens pour promouvoir cette image sont souvent insuffisants pour réellement ressortir dans l’espace public.

Et qu’en est-il de l’attractivité territoriale ?

 Si l’objectif final est le même que celui du marketing territorial, l’attractivité territoriale est une approche qui s’inspire plus du « pull marketing », c’est-à-dire plus centrée sur la satisfaction des utilisateurs du territoire, qu’ils soient résidents, entrepreneurs ou touristes. L’idée ici est de les fidéliser et de rejoindre de nouvelles clientèles par la diffusion de cette image positive via ces ambassadeurs.

Cette approche semble plus en phase avec le contexte actuel où les visiteurs recherchent des destinations authentiques et se réfèrent aux locaux pour mieux connaître et décider de l’achat de produits et de services offerts sur place.

L’attractivité territoriale commande toutefois de bien cerner les besoins et les attentes des clientèles que l’on désire intéresser, et surtout de bien se connaître pour faire valoir nos avantages les plus significatifs pour ces clientèles. La promotion de l’image de marque demeure importante, mais elle doit alors reposer sur des bases solides et authentiques pour créer l’attraction, puisque ce sont les utilisateurs actuels du territoire qui en seront en bonne partie les porte-paroles et la force de persuasion.

Savoir reconnaître l’ADN de son territoire

L’ADN constitue nos chromosomes et porte nos gènes, donc l’essence même de nos caractères héréditaires. Par association, l’ADN d’un territoire est composé des diverses filiations historiques et actuelles qui construisent sa personnalité. Sa population, son histoire, ses caractéristiques physiques, tous ces éléments participent à mieux connaître et reconnaître ce qui fait l’unicité de son territoire. Et de ce fait, à mieux le développer pour le rendre attractif.

À titre d’exemple, l’ADN du produit touristique montréalais se définit entre autres par le caractère latin, accueillant et festif de sa population, sa résilience face aux crises, sa géographie insulaire, son urbanisme à la fois européen et nord-américain et enfin par ses dualités. Toutes ses réalités expliquent que Montréal se définit comme une « ville de tensions positives » à l’intérieur de laquelle le tourisme se développe par zones et par pôles d’attraction.

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Source : Conférence Pierre Bellerose

En Abitibi-Témiscamingue, dans les Cantons-de-l’Est, dans Lanaudière et plusieurs autres régions du Québec, des démarches de marketing de territoire sont en cours. Comment éviter les erreurs ? Une approche d’attractivité territoriale présente des défis majeurs puisqu’il est difficile de séparer l’attractivité touristique de celle cherchant à attirer de nouveaux résidents pouvant combler les besoins de main-d’œuvre. D’où l’importance de développer son pouvoir attractif d’abord pour les citoyens et les entreprises actuels et futurs, pour ensuite mieux rejoindre les visiteurs.

Pour mener à bien un exercice d’attractivité territoriale, il semble donc essentiel de savoir au départ d’où l’on vient pour mieux comprendre qui l’on est et où l’on va. Il faut donc bien définir l’ADN de son territoire :

  • Le tout commence par bien comprendre les filiations historiques – petites et grandes, passées et plus récentes – du territoire. Cela aide à préciser les autres dimensions.
  • Qui sommes-nous ? Comment pouvons-nous nous définir ?
  • Qu’est-ce qui nous différencie ? D’où provient notre unicité, notre identité collective ?
  • Quelles sont nos caractéristiques géographiques, physiques et culturelles ?
  • Quelles sont nos valeurs communes ? Notre façon de vivre ?
  • De quoi sommes-nous fiers ?

Les réponses à ces questions permettent ensuite de mieux se faire connaître, de faire valoir nos acquis, de mieux faire comprendre et imaginer les expériences que l’on pourra vivre comme résident, travailleur ou visiteur en habitant ce territoire.

La mobilisation et l’innovation territoriale comme stratégie de revitalisation

Comment l’attractivité territoriale peut-elle aider à faire face à la dévitalisation des communautés ? Certaines municipalités s’engagent dans une démarche qui mise avant tout sur la mobilisation des citoyens afin de :

  • Mieux appréhender l’avenir, créer de l’optimisme ;
  • Rester compétitif malgré des travaux d’envergure ;
  • Améliorer la qualité de vie ;
  • Mettre fin aux guerres de clocher et ficeler des partenariats ville-région, région-région.

Un bel exemple de mobilisation d’un territoire est celui de la démarche participative Culturat « qui vise à faire de l’Abitibi-Témiscamingue un territoire créatif et accueillant, animé par une diversité de cultures et de talents ». L’enthousiasme de tous les milieux participants a transformé ce projet de tourisme culturel en projet de société qui fait la promotion d’une région par les arts, la culture et son identité. 

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Source : Culturat

« Les projets qui ne tiennent pas en compte les intérêts de la population mènent toujours à des désastres » – Phyllis Lambert (architecte montréalais)

D’autres peuvent s’inscrire dans une démarche à plus long terme d’attraction par l’innovation.

En tourisme, les experts proposent une formule qui comprend les cinq éléments suivants (voir infographie) :

  • Affronter la résistance au changement
  • Cerner les problématiques et les opportunités
  • Adopter une posture et une vision
  • Faire les premiers pas pour activer le tout
  • Se mobiliser autour de l’innovation.

formule innovation destination

Source : Réseau de veille en tourisme

En résumé…

L’attractivité territoriale commande une implication citoyenne qui passe nécessairement par une adhésion politique.

Elle exige aussi de « penser hors de la boîte » et donc de se montrer créatif à tous les niveaux et éventuellement de sortir des carcans imposés par les structures institutionnelles.

Bien comprendre l’ADN, les caractéristiques ainsi que les contraintes de la destination est essentiel. Mais si poser un bon diagnostic est un défi réalisable, passer à l’action est plus complexe.

Pour retrouver l’ensemble des tendances, nous vous invitons à consulter le livre blanc « Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations » en cliquant ici.  

 

Source image à la Une : Vincent Gollain Overblog

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Destinations Marketing

Quand Noël devient un argument de découverte

L’organisation de gestion de la destination (OGD) Visit Finland a conçu un calendrier de l’avent qui permet de tester les connaissances des internautes à propos de la Finlande. Chaque date correspond ainsi à une question sur différents aspects géographiques du pays, sur les habitudes des Finlandais, sur certaines coutumes ou encore sur les caractéristiques distinctives des lieux ou du peuple. 

Publié sur la page d’accueil de l’OGD, le calendrier prend la forme d’une fresque d’art naïf représentant les festivités de Noël sur laquelle sont parsemés les chiffres de 1 à 24. En cliquant sur la date du jour, l’internaute peut lire la question puis choisir parmi trois options. Qu’il obtienne ou non la bonne réponse, Visit Finland l’invitera à remplir un court formulaire afin qu’il soit admissible au tirage quotidien. En tout, ce sont 23 sacs de friandises finlandaises et deux bons d’achat de 1000 euros chacun du transporteur aérien Finnair qui seront distribués aux gagnants.

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Source : Visit Finland

Voilà une façon amusante de susciter la curiosité et d’instruire les voyageurs potentiels à propos de la destination. De plus, la fête de Noël constitue un symbole emblématique de la Finlande, notamment par la présence du village thématique en Laponie qui s’autoproclame résidence officielle du père Noël.

 

Image à la une : Visit Finland

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Marketing

Idées marketing inspirantes d’ici et d’ailleurs

Le marketing touristique emprunte des voies très diversifiées en cette ère où les fausses nouvelles font rage, où le sentiment d’urgence envers l’environnement est palpable et où le consommateur cherche à donner un sens à ses voyages, à se plonger dans un univers dans le but de vivre des moments mémorables. Voici une synthèse d’analyses du Réseau de veille qui illustrent ces courants, rédigées au cours des deux dernières années.

 

Marketing de responsabilisation

L’urgence d’agir face au réchauffement climatique, aux impacts négatifs entraînés par la fréquentation intense de certains lieux fragilisés ou encore devant la trop grande consommation de produits à usage unique pousse les destinations à provoquer des changements. Par exemple, pour inciter les visiteurs à limiter leur consommation de bouteilles de plastique, l’Islande crée une image de luxe associée à son eau courante. L’organisme de promotion Inspired by Iceland lance ainsi la marque Kranavatn (qui signifie « eau du robinet » en islandais). En voici la vidéo promotionnelle.

Source : YouTube

Promouvoir le volontariat

Pour préserver ses richesses et lancer un message clair aux futurs voyageurs, l’organisme de marketing de la destination Visit Faroe Islands a lancé la campagne Closed for maintenance, open for voluntourism. Ainsi, l’accès aux îles Faroe fut interdit aux touristes lors du week-end du 26 au 28 avril 2019, à l’exception des 100 voyageurs qui s’étaient inscrits à l’avance pour les travaux d’entretien. La vidéo suivante présente les résultats de cette initiative.

Source : Vimeo

Le géant de l’hébergement entre particuliers, Airbnb, fait aussi dans le volontariat. Dans le but de revigorer le village de Grottole, dans le sud de l’Italie, Airbnb et l’organisation Wonder Grottole ont choisi cinq candidats pour y vivre et pour travailler sur le développement d’une offre touristique distincte. Les participants ont été choisis parmi plus de 280 000 aspirants.

L’attention médiatique accordée à l’abondance des déchets nuisibles trouve un écho dans l’industrie du volontourisme. Des organisations à travers le monde offrent des activités de collecte de rebuts. Des plongeurs aux randonneurs, les grands nettoyages séduisent plusieurs marchés et attirent les millénariaux.

 

Microinfluenceur

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question. Pourtant, il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Dans le but d’optimiser le rendement de l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Ceux-ci exercent un ascendant non négligeable dans les milieux qu’ils représentent.

C’est le cas dans le secteur du plein air. En effet, cette industrie véhicule encore trop souvent une image très restrictive de son type d’adeptes : des personnes jeunes, blanches, hétérosexuelles et souvent très expérimentées. Des influenceurs passent alors le mot, réussissent à briser ce moule et sensibilisent de grandes entreprises à l’importance de mieux représenter la diversité dans leurs actions marketing.

Source : YouTube

Le démarketing : allez voir ailleurs!

Face à la croissance constante du tourisme, les principes de la publicité de dissuasion sont de plus en plus utilisés par les destinations pour limiter les impacts sur la population locale. L’idée consiste à limiter l’augmentation de la demande plutôt que de l’encourager. Dans le contexte touristique actuel, de plus en plus de gestionnaires réfléchissent à cette notion.

La géolocalisation des attraits rend maintenant les trésors naturels les mieux gardés accessibles à tous. Cependant, cette pratique engendre des conséquences sur l’environnement, puisque certains sites, qui seraient autrement restés peu connus, deviennent rapidement très fréquentés. En réponse à ce phénomène, l’OGD de Jackson Hole, au Wyoming, a lancé une campagne invitant les visiteurs à géolocaliser leur photo de façon responsable, en utilisant des coordonnées génériques d’un site plutôt que celles de l’endroit exact où elle a été prise. La vidéo suivante explique cette mesure.

Source : YouTube

Stimuler les sens

Le voyageur s’attend désormais à vivre des émotions qui stimuleront tous ses sens. Les entreprises et les organismes de l’industrie touristique ont avantage à offrir des expériences significatives et créatrices d’émotions, car celles-ci favoriseront le développement d’une relation durable avec leur clientèle.

L’odorat

Encore sous-estimée, la stimulation de l’odorat fait tranquillement sa place dans le milieu touristique. En septembre 2018, Tourisme Montréal se trouvait au Lyon Street Food Festival pour présenter la gastronomie montréalaise aux Lyonnais. L’entreprise Stimulation Déjà Vu a élaboré un coffret avec huit thèmes olfactifs représentant les quartiers, le patrimoine et le quotidien de Montréal.

L’ouïe

Bien que les images occupent une place importante, le son est la véritable vedette de la stratégie marketing de l’OGD de Terre-Neuve-et-Labrador. Celle-ci repose sur l’idée que les bruits représentent le miroir des paysages et de la culture qui les génèrent. La stratégie se décline en quelques actions, notamment par une vidéo promotionnelle qui transporte l’auditoire au pays du vent, des vagues s’écrasant sur les rochers, des cornes de brume, du souffle des baleines et des oiseaux marins.

Source : YouTube

Le sens critique…

Lassé de voir les attraits de sa ville dénigrés sans raison, le Vienna Tourist Board a décidé de mettre l’incohérence des avis négatifs des touristes au cœur de sa plus récente campagne publicitaire. La campagne Unrating Vienna, lancée en juin dernier et déployée dans plusieurs villes européennes, encourage les visiteurs à faire preuve de discernement lorsqu’ils consultent les avis en ligne. Les panneaux mettent en contraste des commentaires réels de touristes à l’égard de certains attraits de la destination et des images évocatrices des lieux. 

Source : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer

Des histoires et du bonheur

Le storytelling est toujours à l’honneur. La baladodiffusion sert bien cet engouement pour les récits. Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent des histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers dont le festival a changé la vie.

La vidéo est également un excellent moyen de transmission des histoires. De nombreuses destinations ainsi que des secteurs d’activité s’y mettent. Les stories d’Instagram deviennent aussi des outils de communication efficaces pour les destinations et les entreprises touristiques qui ciblent les générations Y et Z.

Enfin, l’éternelle quête du bonheur constitue certainement une thématique promotionnelle gagnante. La Finlande y va d’un retour aux sources : l’art de ne rien faire, la connexion avec la nature, etc. En tant que pays qui figure au premier rang du palmarès du bonheur, publié dans le World Happiness Report, elle dévoile même sa recette pour y accéder.

Le Réseau de veille demeure à l’affût des campagnes et des actions marketing innovantes. Suivez-le et soyez inspiré!

 

Image à la une :

MEC
Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer
Visit Faroe Islands
Visit Jackson Hole Travel & Tourism Board

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Marketing

Shawinigan 100 % accueillant

C’est ce qu’a soutenu Andréanne Boisvert, coordonnatrice Communication et Marketing, lors d’une présentation au 3e Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand, qui s’est tenu à Shawinigan du 5 au 7 novembre dernier.

L’accueil, une priorité

Les engagements du ministère du Tourisme (MTO) en matière d’accueil visent entre autres à « accroître la qualité de l’expérience et le niveau de satisfaction des visiteurs en ce qui a trait à l’accueil reçu ». Pour y parvenir, la Direction de l’accueil touristique et de l’information numérique du MTO propose la formation 100 % accueillant, « un programme court axé sur le savoir-être et l’accueil », à toute personne qui travaille dans l’industrie, mais principalement aux intervenants de première ligne tels que les guides, les chasseurs, les agents de bord, les préposés à l’entretien, etc. Cette formation est offerte en ligne par l’ITHQ et sous forme d’ateliers participatifs par plusieurs établissements d’enseignement.

Des résidents-ambassadeurs

Emboîtant le pas, certaines destinations choisissent de pousser la démarche encore plus loin en tissant des liens avec les résidents afin de les intégrer à leur réseau d’accueil. C’est le cas de Shawinigan qui, en 2014, a amorcé un virage sur le plan de l’accueil en misant davantage sur sa population pour recevoir les touristes. Comme ils sont bien souvent le premier contact du visiteur avec la ville, les habitants jouissent d’une influence certaine sur l’attractivité de la municipalité.

En plein cœur de l’été 2018, l’Office de tourisme foires et congrès de Shawinigan a lancé la campagne « Résidents-Ambassadeurs » dans ses nouveaux locaux, situés en plein centre-ville. Forts de leur amour pour Shawi, 61 personnes ont accepté de d’afficher leur fierté et de faire découvrir les multiples facettes de la ville aux touristes de passage. Aujourd’hui, ils sont 111 passionnés, âgés de 5 à 87 ans.

Source : Andréanne Boisvert, Tourisme Shawinigan

Le carnet Shawi

Pour accueillir et conseiller les visiteurs tout en créant des vacances authentiques, Tourisme Shawinigan a conçu un carnet qui présente, bien sûr, les coups de cœur et les incontournables des résidents-ambassadeurs, mais aussi leurs secrets bien gardés. De bonnes tables, des événements à ne pas manquer, des suggestions d’activités quatre saisons et plus encore attendent les lecteurs. Pour produire ce carnet, l’office consulte plus d’une centaine de personnes d’âges et de milieux divers. Deux éditions de cette publication ont été réalisées et une troisième verra le jour au printemps.

Source : Tourisme Shawinigan

Un bureau touristique nouvelle génération
Au-delà du simple acte de renseignement et de la distribution de brochures, un bureau d’accueil ou d’information touristique (BIT) doit offrir une vitrine à la destination et proposer une véritable expérience aux visiteurs. Inauguré à l’été 2018, le nouveau BIT Info Shawi reflète un esprit de proximité avec les gens. Il se veut un lieu de rencontres et d’échanges entre résidents et visiteurs. Des ambassadeurs y parlent de leurs passions et de leurs coups de cœur dans une ambiance dynamique, accueillante et chaleureuse.

Source : Andréanne Boisvert, Tourisme Shawinigan

Grâce à ce virage 100 % accueillant et à son carnet coups de cœur, l’Office de tourisme foires et congrès de Shawinigan a reçu un prix spécial Azimut pour le volet « Accueil par la population », lors du gala 2019 qui s’est tenu à Baie-Saint-Paul. Les prix Azimut, décernés par le gouvernement du Québec, visent à reconnaître et à valoriser le personnel des lieux d’accueil et de renseignements touristiques.

Miser sur ses résidents pour accueillir les visiteurs, c’est une formule gagnante. Comme l’a mentionné Andréanne Boisvert, « si un Shawiniganais reçoit environ cinq fois par année des parents ou des amis, avec une moyenne de quatre personnes par visite, multiplié par 111 résidents-ambassadeurs, on obtient 2200 individus contaminés positivement par la destination »!

 

Source de l’image à la une : présentation Andréanne Boisvert

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Destinations

Petites villes : des initiatives inspirantes

Plusieurs de ces villes ont gagné des prix pour le dynamisme de leur programme de revitalisation. Elles mobilisent leurs troupes pour améliorer leur sort. Voici des exemples de municipalités inspirantes.

Célébrer la rue principale

Rock Springs, une ancienne ville minière du Wyoming, d’un peu plus de 23 000 habitants, fait partie de la liste des « 15 Best Small Towns to Visit in 2019 » du magazine Smithsonian. Bien qu’elle ne carbure plus au charbon, Rock Springs rend honneur à son passé grâce à des musées et à des sites témoignant de ce pan de son histoire. Mais le centre-ville bat au rythme des activités culturelles actuelles. Après avoir été vacant durant près de dix ans, le théâtre a été rénové et accueille une panoplie de spectacles et d’événements. Des commerçants de nombreuses communautés ethniques ont maintenant pignon sur rue dans le centre-ville, reflétant la grande diversité culturelle de la population de Rock Springs.

Des commerces d’expérience comme Sidewicks Wine & Book Bar, où librairie, bar à vins de la région de Jackson Hole et comptoir de charcuteries occupent un même lieu, proposent une offre intégrée. La gare de marchandises, un bâtiment abandonné pendant plus de trente ans, a été aménagée en centre communautaire déployant de nombreuses activités ainsi qu’en bureau d’accueil pour les visiteurs. Le centre-ville de Rock Springs rassemble maintenant une quinzaine de bars et de restaurants ainsi qu’une trentaine de boutiques indépendantes.

Depuis le début du projet de revitalisation, il y a dix ans, 150 emplois ont été créés dans le centre-ville grâce à l’implantation de 56 nouvelles entreprises. La revitalisation du centre de Rock Springs a permis à la ville de retrouver la croissance économique et démographique, ce qui lui a valu le Great American Main Street Award en 2018. Voici la vidéo illustrant ces transformations :

Vidéo : YouTube

 Mettre en valeur les entreprises identitaires

La petite ville de Le Mars, en Iowa, fait également partie de la liste convoitée du magazine Smithsonian. Les bâtiments bien entretenus qui datent des années 1850 donnent du coffre au centre-ville. Siège social de l’entreprise de crème glacée Wells, Le Mars sait tirer profit de son statut d’« Ice Cream Capital of the World » en organisant des événements (Ice Cream Days) sur cette thématique ou encore par la création de sculptures géantes en forme de cornets de crème glacée, réparties à travers la ville. À cela s’ajoute le centre des visiteurs de l’entreprise Wells, une véritable attraction touristique.

Une autre institution contribue à faire la fierté des résidents de cette municipalité de moins de 10 000 habitants. Il s’agit du restaurant Archie’s Weaside, un steak house dont la réputation n’est plus à faire. L’établissement familial offre un véritable voyage dans le temps, dans une ambiance qui plaît. La file de clients devant la porte en témoigne. Voici une vidéo, publiée à l’occasion de la remise d’un prestigieux prix de restauration, qui explique ce succès :

Vidéo : YouTube

Favoriser l’accessibilité

Le programme de revitalisation du centre-ville de Victoriaville a été lancé par la Ville en 2015. De nombreuses consultations, notamment auprès des jeunes du secondaire et du cégep, des familles, des personnes âgées et des commerçants, ont permis de comprendre les besoins de chacun. La population souhaitait retrouver un centre-ville qui donne le goût d’aller s’y promener à pied, d’y flâner.

Le plan d’investissement de huit millions de dollars a permis, entre autres, de réaménager deux artères importantes du centre-ville par la réfection des rues et des trottoirs, l’aménagement d’espaces réservés aux piétons, la mise en place d’un nouveau système d’éclairage, de mobilier urbain et de végétation. Pour favoriser les personnes à pied, trente espaces de stationnement ont été retirés de la rue. Cela laisse un corridor de 2,1 mètres aux marcheurs et aux personnes à mobilité réduite (fauteuil roulant, poussettes) — une clientèle considérée dans tous les aménagements de ce projet.

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Source : Ville de Victoriaville – Facebook

Ces travaux ont été suivis par la rénovation de façades des commerces du centre-ville. La Ville a mis sur pied un programme de subventions qui finance de tels travaux jusqu’au tiers du coût. De 2016 à 2018, 28 projets de ce type ont été réalisés. Ces améliorations portent fruit aujourd’hui, avec l’arrivée de nouveaux commerces et une qualité de vie rehaussée pour les résidents. Le projet de revitalisation s’est aussi distingué, notamment auprès de l’organisme Rues principales, qui a remis à la Ville le prix Aménagement et design en 2018.

Mobiliser pour stimuler et rayonner

Des villages éloignés des grands centres urbains se mobilisent pour dynamiser leur milieu, créer un sentiment de fierté et faire rayonner leurs atouts.

Caraquet

Le village portuaire de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, a misé sur l’identité acadienne pour créer un sentiment d’appartenance et une fierté des résidents envers leur milieu de vie. Depuis une vingtaine d’années, le processus de revitalisation du centre-ville a permis de rénover plusieurs édifices patrimoniaux et d’aménager l’espace public pour accueillir de nombreux événements festifs, caractéristiques de la communauté acadienne. Pour en arriver là, la Ville a tenu des consultations publiques durant lesquelles une question dominait : qu’est-ce qui rendrait vos enfants fiers de leur village? Caraquet jouit aujourd’hui d’une belle vitalité, notamment par le rayonnement de la culture acadienne et la fierté qu’elle inspire.

La Contrée en montagnes de Bellechasse

Voulant freiner la dévitalisation, mieux se positionner et rassembler les forces vives, quatre municipalités de la MRC de Bellechasse (région de Chaudière-Appalaches) se sont regroupées pour créer la Contrée en montagnes de Bellechasse. Ensemble, leurs populations totalisent quelque 3 000 personnes. Le projet implique une mobilisation des résidents, des commerçants, des organisations publiques et privées et des élus afin d’intervenir maintenant pour valoriser les atouts et atténuer les faiblesses.

Tout en conservant chacune leur identité propre, les municipalités de la Contrée partagent une vision commune et se présentent leurs connaissances, leurs réussites et leurs expériences respectives pour un développement mutuel et transparent. De nombreuses rencontres ont permis de renforcer les liens et de créer des comités qui pilotent quelque 74 projets pour dynamiser la Contrée. L’un des premiers chantiers, concret et rassembleur, a été la mise sur pied d’une coopérative brassicole dont le nom évoque le regroupement : la Contrée de Bellechasse. Un sentier de longue randonnée reliant les quatre cœurs villageois sera aussi aménagé. Les nombreux autres projets sur la table et l’implication de la communauté stimulent les troupes et offrent un second souffle à ces villages.

Renforcer le tissu social

Investir dans le centre-ville nécessite des efforts financiers importants, mais aussi une mobilisation des différentes parties prenantes, y compris la population. L’appropriation de ce milieu amélioré par la communauté sera la pierre angulaire de la réussite de la revitalisation. En investissant adéquatement dans la brique et le mortier, les municipalités enrichissent le tissu social et accroissent le pouvoir attractif du milieu.

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