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Développer une culture du plein air : tout le monde y gagne!

Un sombre bilan

Selon une étude de l’Institut de la statistique du Québec publiée en 2016, seulement la moitié des Québécois atteint le niveau de base d’activités physiques recommandées, c’est-à-dire au moins 150 minutes d’activités modérées par semaine; 30 % de la population est qualifiée de sédentaire. Ce phénomène contribue à de nombreux problèmes de santé, notamment l’obésité. Au Québec, 70 % des hommes et 45 % des femmes de plus de 45 ans sont en surpoids; près d’un Québécois sur cinq est obèse. À plus grande échelle, le Canada figure parmi les pires pays de l’OCDE en matière d’obésité chez les adultes.

Le plein air fait partie de la solution

Il y a urgence d’agir à l’égard de la sédentarité et du « déficit nature », ce phénomène se traduisant par un contact de plus en plus rare des jeunes avec la nature. Heureusement, des initiatives pour inverser la vapeur voient le jour. On observe depuis quelques années la multiplication des écoles en forêt et des activités de plein air en milieu urbain, ou encore des médecins qui sont de plus en plus nombreux à recommander à leurs patients de faire des promenades en nature pour améliorer leur état de santé. Les pays scandinaves, qui dominent année après année les palmarès des pays les plus heureux, nous rappellent aussi que leur relation avec la nature constitue l’un des ingrédients de leur recette du bonheur. Par ailleurs, de nombreuses études démontrent les bienfaits des activités physiques en nature sur la santé physique et mentale.

Les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie.

Aux États-Unis, l’Outdoor Industry Association (OIA) vient de publier un document visant à sensibiliser les entreprises de plein air à participer activement à ce virage vers un mode de vie plus sain. On peut notamment y lire que les Américains passent 95 % de leur temps à l’intérieur. L’OIA estime que les milieux de travail doivent servir de courroie de transmission pour l’adoption de meilleures habitudes de vie. En intégrant la pratique d’activités en nature dans la culture organisationnelle, l’entreprise favorise la mise sur pied d’un milieu de travail sain, d’une main-d’œuvre en santé, heureuse et engagée. De plus, elle participe à faire croître l’industrie du plein air et contribue à un secteur économique qui profite à tous.

Des pistes d’actions à considérer 

L’OIA propose une série de mesures pouvant être intégrées au sein des entreprises qui souhaitent adopter une culture du plein air. En voici quelques-unes :

·       Offrir des pauses à l’extérieur durant les heures de travail;

·       Faciliter l’usage des transports actifs;

·       Créer un comité pour planifier des événements en plein air (randonnées, courses, vélo, etc.) en dehors des heures de travail, mais aussi comme activités de renforcement d’équipe, à quelques occasions dans l’année;

·       Offrir des horaires flexibles;

·       Allouer un montant d’argent à la pratique d’activités de plein air;

·       Établir des partenariats avec des organisations (sites de plein air, équipements, etc.) afin d’obtenir des réductions pour les employés.

Concrètement…

Déjà, plusieurs entreprises de l’industrie du plein air incitent leurs employés à s’activer physiquement. La nature même de ces organisations s’y prête bien. Mais rien n’empêche que d’autres secteurs d’activité fassent de même, au contraire.

REI Co-op

La coopérative d’équipement de plein air REI propose, entre autres, les Yay Days. Il s’agit de deux journées payées qui sont attribuées à chaque membre du personnel dans le but de s’initier à une nouvelle activité extérieure ou de réaliser un projet de plein air (voir la vidéo ci-dessous).

Vidéo : YouTube

Burton

L’entreprise Burton a mis au point plusieurs mesures visant à intégrer la pratique du plein air dans la culture organisationnelle. Elle remet notamment aux employés des laissez-passer pour des stations de ski ainsi que de l’équipement de glisse et propose des horaires flexibles pour en profiter. Mais l’initiative la plus marquante consiste en la formation du comité EPIC (Environmental Protection, Integrity and Conservation). Celui-ci est composé d’employés qui mettent en œuvre des activités d’aventure, des projets de permaculture sur les terrains de l’entreprise, de nettoyage de berges, de courtes excursions à vélo, etc. Le comité EPIC se joint à d’autres regroupements de l’entreprise pour organiser des sorties, comme des week-ends de camping ou encore des excursions de rafting.

Patagonia et Nikwax

L’organisation Patagonia promeut un mode de vie sain auprès, bien sûr, de sa clientèle, mais aussi de ses employés. Ceux du siège social peuvent notamment adhérer à un horaire permettant de concentrer leurs heures de travail de manière à obtenir un week-end de trois jours aux deux semaines. Dans le même but, l’entreprise de produits d’imperméabilisants Nikwax remet à chaque employé une allocation annuelle réservée à la pratique d’activités de plein air.

Parc national du Mont-Orford

Au Québec, les employés du parc national du Mont-Orford reçoivent une carte annuelle donnant accès à tous les parcs nationaux du Québec. Bientôt, ces mêmes employés bénéficieront aussi d’un carnet de découvertes regroupant des rabais sur les services et les hébergements dans les parcs nationaux des Cantons-de-l’Est. Non seulement ces mesures favorisent l’activité physique, mais elles profitent également à l’économie de la région.

De nombreuses raisons de promouvoir le plein air

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de telles mesures attirent les candidats, contribuent à l’image de marque de l’entreprise, favorisent l’engagement et la fidélisation des employés. De plus, le gouvernement vient de lancer un programme de soutien aux entreprises pour favoriser la pratique d’activités physiques en milieu de travail. Ce programme concerne tout particulièrement les organisations de 5 à 499 employés et comprend une aide financière aux projets sélectionnés pouvant s’élever jusqu’à 40 000 $.

Le Québec est riche en ressources et en services pour la pratique d’activités d’aventure. Nous avons collectivement tout à gagner à développer une culture du plein air. L’industrie du tourisme d’aventure en bénéficierait, mais surtout la santé de la population. Des résidents en santé et fiers de leurs attraits naturels contribuent fortement au rayonnement d’une destination.

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Hébergement

Quand la chambre d’hôtel devient une salle d’exposition

De nouvelles occasions de vente

Pour les hôtels, cette pratique a pour objectif d’augmenter la notoriété de la marque auprès des voyageurs et le volume de ventes en ligne de leurs produits. Ainsi, la chaîne Marriott commercialise, entre autres, les lits, les oreillers et les draps afin d’offrir la possibilité à ses clients de recréer l’essence de l’expérience Marriott à la maison.

À l’hôtel comme à la maison

La tendance s’est aussi développée à l’inverse : des détaillants ont élargi leurs activités à l’hôtellerie en ouvrant des établissements à l’image de leur marque. En France, l’enseigne Maisons du Monde a inauguré, le 1er mai 2019, son tout premier hôtel, situé dans le centre-ville de Nantes. La marque espère ainsi faire de cet établissement une vitrine sur son savoir-faire en matière de décoration et d’ameublement. Elle a aussi pour objectif de faire connaître son service de fournisseur destiné aux professionnels de l’industrie hôtelière.

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Source : Maisons du Monde Hôtel & Suites

En avril dernier, Airbnb a publié un article de blogue mettant de l’avant cette nouvelle pratique, observée aussi chez plusieurs utilisateurs de la plateforme. Les présentant comme des salles d’exposition habitables, le géant de l’hébergement collaboratif donne l’exemple de plusieurs offres où les hôtes proposent à leurs pensionnaires d’acheter tout ce qui est mis à leur disposition dans l’appartement.

Cette pratique peut se révéler très avantageuse pour les acteurs et les artistes locaux. Elle représente en effet un nouveau canal de ventes, original et ludique, pour exposer leurs produits. Elle leur offre aussi une meilleure visibilité grâce à la popularité de la plateforme. Enfin, disposer leurs créations dans les appartements leur permet de diversifier leurs cibles, auparavant limitées aux clientèles utilisant les sites de vente en ligne ou à celles fréquentant les galeries ou les expositions.

L’hôte Amy, propriétaire d’un loft au design très coloré à Los Angeles, aux États-Unis, expose dans son appartement ses créations ainsi que celles d’autres artisans provenant du monde entier et offre à ses invités la possibilité de les acheter. Une belle initiative pour valoriser les artistes émergents et leurs fabrications faites main.

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Source : Colorful Zen boho-chic loft, d’Amy sur Airbnb.com

Et vous, que pensez-vous de l’impact réel de ce genre de pratique sur les invités? Représente-t-il une manière de plus de solliciter les consommateurs et de pousser les ventes ou bien une bonne initiative afin de promouvoir l’art local et de satisfaire les touristes en recherche d’authenticité?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Marketing

La baladodiffusion en tourisme : êtes-vous à l’écoute?

La popularité de la baladodiffusion (podcast en anglais) ne s’essouffle pas. Cette technologie permettant aux internautes de télécharger des fichiers audio sur un appareil (ordinateur, téléphone intelligent, etc.) pour une écoute ultérieure s’avère un atout pour l’industrie touristique.

La baladodiffusion constitue une méthode efficace de storytelling. Elle permet de concevoir un espace plus intime pour les auditeurs grâce à un discours axé sur l’humain et les émotions facilitant l’engagement par le récit. En plus, la baladodiffusion favorise l’écoute active dans un monde submergé de contenus rapides et éphémères; idéal pour diffuser un message.

Pour l’industrie touristique, c’est une bonne occasion à saisir. Voici quelques exemples d’utilisation.

Raconter une destination

À l’automne 2019, un regroupement de six communes en Vendée (France) offrira une nouvelle série d’enregistrements afin de valoriser son territoire par le son. Les épisodes toucheront divers thèmes, des personnages et lieux marquants de la région. En collaborant avec la start-up Akken, la destination souhaite inspirer les visiteurs pendant la préparation de leur séjour et leur permettre de se replonger dans l’ambiance du lieu, une fois de retour à la maison.

Aux États-Unis, Meet Minneapolis et l’Office du tourisme et des congrès de Philadelphie offrent chacun une série d’épisodes sur les moyens de se positionner dans le marché des réunions et des événements. Travel Oregon, pour sa part, propose aux plus courageux de brèves histoires sur les lieux hantés de l’État, avec des sons et des ambiances à faire frissonner.

Au Québec, Tourisme Rougemont a produit une série d’épisodes sonores qui permettent de rencontrer les producteurs et les artisans de la région. Les épisodes sont également disponibles en format vidéo.

Source : YouTube

S’il n’est pas possible de réaliser d’enregistrements, n’hésitez pas à participer à une baladodiffusion ou à y faire insérer une publicité pour raconter vos activités et promouvoir votre région.

Inspirer avant de s’envoler

Le transporteur aérien KLM propose la baladodiffusion The Journey. Sept enregistrements d’environ 40 minutes racontent le parcours de personnes qui vivent, de manière inattendue, une expérience spéciale pendant leur voyage (voir la vidéo plus bas).

Selon KLM, il s’agit d’un moyen d’ajouter un élément unique à ses canaux de communication existants et d’une méthode originale pour entrer en contact avec les passagers.

Source : YouTube

Un festival de baladodiffusions

L’engouement pour les baladodiffusions touche directement le milieu des festivals. De nombreux événements liés à cette thématique voient le jour, tels que le Vancouver Podcast Festival, Listen Up ou le Paris Podcast Festival. Au Québec, l’une des start-ups de la première cohorte du Mt Lab, Magnéto, organise le festival Résonance depuis 2017. L’événement offre aux participants de prendre part à de nombreuses séances d’écoute de fictions et de documentaires sonores, ainsi qu’à des entretiens devant public. Enfin, le festival Transistor accueille les amateurs de baladodiffusion depuis maintenant trois ans, dans la région de Gatineau.

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Source : festival Transistor. Crédit : Lévy L. Marquis

Les baladodiffusions constituent également des outils de promotion et de diffusion pour les festivals. Que ce soit en créant sa propre série ou en étant l’hôte d’un enregistrement d’épisode pendant son événement, c’est une bonne manière de fournir du contenu exclusif, de garder contact avec les auditeurs et de les inciter à participer à sa manifestation.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une nouvelle série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent les histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers qui ont vu leur vie changée par le festival.

Le Festival d’été de Québec propose deux séries de baladodiffusions. La première, Chambre 1626, offre des entrevues avec neuf artistes s’étant produits lors de l’édition de 2018. L’autre, Les inédits des nuits FEQ, présente des rencontres avec des chanteurs et des groupes invités aux spectacles hors série du festival, pendant l’hiver. Les auditeurs accèdent à du contenu inédit et intime de leurs artistes préférés.

La baladodiffusion ouvre des portes très intéressantes et originales pour l’industrie touristique comme outil d’attractivité territoriale et, également, de formation. Les professionnels du secteur peuvent approfondir leurs connaissances en marketing ou en gestion des médias sociaux grâce à des séries telles que Talking Tourism ou Brèves de Conteurs.  

La croissance de la baladodiffusion

D’après la plus récente étude de l’Observateur des technologies médias (OTM), un adulte franco-canadien sur 10 aurait écouté au moins une baladodiffusion en 2018, une progression de 300 % en cinq ans. Ce sont les millénariaux qui sont davantage attirés par ce médium.

Les Américains démontrent également un intérêt pour la baladodiffusion. Selon les travaux d’Edison Research, environ une personne sur quatre (26 %) aurait écouté une baladodiffusion en 2018. La croissance est importante, considérant qu’il y a dix ans, seulement 9 % de la population américaine écoutait ce type d’enregistrement.

Selon l’OTM, l’augmentation du taux d’adoption des appareils intelligents au pays pourrait constituer l’un des facteurs expliquant la popularité des baladodiffusions. De plus, cette technologie possède plusieurs avantages pour les auditeurs. C’est un moyen accessible et pratique d’obtenir de l’information, puisqu’il s’avère moins contraignant qu’un texte ou une vidéo. L’écoute du contenu audio peut se faire en parallèle d’une autre activité.

Avez-vous déjà songé à ajouter la baladodiffusion à votre coffre à outils promotionnels?

 

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Marketing

Et si on démystifiait les micro-influenceurs ?

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre récemment. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question.

Solliciter des personnes connues afin de mieux promouvoir son produit est une pratique courante. Cependant, au cours des dernières années, le métier d’influenceur s’est propagé et des célébrités n’en ont plus l’exclusivité. Des individus très actifs qui suscitent de l’intérêt sur les médias sociaux incitent un grand nombre de personnes à suivre leurs activités en ligne. Les micro-influenceurs plus particulièrement, détiennent un pouvoir marketing non négligeable. Ils se spécialisent dans une niche d’activités particulière et se caractérisent par une approche plus personnalisée ainsi qu’une communauté plus engagée.

Comment reconnaître un influenceur ? Dans une étude en ligne effectuée aux États-Unis par CPC Strategy en 2018 auprès de 1571 participants âgés de 13 ans et plus qui utilisent au moins un réseau social, seulement 20 % d’entre eux le définissaient comme étant une célébrité. Dans un article de Hootsuite, on peut lire qu’un bon influenceur crée des contenus originaux, bâtit la confiance de sa communauté et suscite l’engagement. On détermine cet élément par une interaction avec le contenu, que ce soit une mention j’aime, un partage ou encore un commentaire.

Les avantages à travailler avec un micro-influenceur

Il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Selon l’étude de CPC Strategy en 2018, près de 70 % des consommateurs sont plus susceptibles de s’intéresser à des nouveaux produits, services ou événements si des personnes qu’ils suivent sur Facebook les partagent, et 22 % sont plus portés à acheter des produits auprès d’influenceurs.

Dans le but d’optimiser son retour sur l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Selon Frédéric Gonzalo, ceux-ci comptent entre 10 000 et 100 000 abonnés. En comparaison, les macro-influenceurs en dénombrent entre 100 000 et 1 million et les méga-influenceurs, plus d’un million. Au Québec, les micro-influenceurs détiennent 15 000 abonnés et moins. C’est ce que mentionne Jennifer Doré Dallas, fondatrice de Voyage NumériQc le premier réseau de mise en relation de créateurs de contenu et d’influenceurs Web au Québec avec des marques et destinations dans le domaine du tourisme.  

Dans un étalonnage d’Influencer Marketing Hub réalisé auprès de 830 professionnels de l’industrie, dont des agences de marketing, des marques et des agences de relations publiques, les influenceurs ayant entre 50 000 et 250 000 abonnés auraient un retour sur l’investissement par dollar investi de 30 % supérieur aux influenceurs détenant 250 000 à 1 million d’abonnés. Ce chiffre est de 20 % supérieur à ceux ayant plus d’un million d’abonnés. Moins la communauté est élevée, plus le retour sur l’investissement s’avère intéressant. Contrairement à ce que certaines organisations pourraient penser, la collaboration avec divers micro-influenceurs ne sollicite pas plus de temps ou de ressources des compagnies.

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Source : Mytravelproject

Les facteurs déterminants pour choisir son micro-influenceur

Avant toute chose, il est primordial de déterminer les objectifs à atteindre dans sa campagne de marketing. Par la suite, il faut trouver le micro-influenceur qui convient à celle-ci. Jennifer Doré Dallas affirme qu’un bon jumelage est essentiel. Selon elle, sa personnalité sera déterminante. Plus il est facile de travailler avec cette personne, plus il y a de chances de reconduire cette collaboration.

Selon Frédéric Gonzalo, spécialiste du marketing Web, le degré d’influence s’explique par trois éléments :

  1. La portée : la capacité à communiquer ses contenus ;
  2. La pertinence : la force du lien entre le marque et l’influenceur et ;
  3. La proaction : le potentiel à inciter un comportement précis ou une action concrète.

Voici d’autres éléments déterminants dans le choix d’un micro-influenceur : 

La transparence :

Afin de garantir la réussite d’une campagne marketing, il est important d’établir clairement par une entente écrite en quoi consisteront les futures publications. En la signant, le micro-influenceur atteste sa transparence quant au partage de ses données telles que sa portée et son engagement sur ses divers médias sociaux, ainsi que les statistiques liées à Google Analytics. Ce contrat permet de respecter les demandes des deux parties prenantes et de garder le contrôle de son image de marque tout en laissant libre cours à la créativité du micro-influenceur.

 La niche d’activités et le public cible :

Le créneau dans lequel l’organisation se spécialise doit être similaire à celui du micro-influenceur. S’il s’agit d’une entreprise en tourisme d’aventure, la niche d’activités de ce dernier pourrait être le plein air. Une simple recherche sur Google peut aider à trouver celui qui conviendra le mieux à la campagne marketing planifiée. Des sites payants, tels que Klear de Meltwater, donnent accès à un bassin encore plus vaste d’influenceurs.

Afin de s’assurer que le public cible concorde avec la communauté de l’influenceur, HypeAuditor offre un premier rapport complet gratuit sur l’audience évalué à partir du compte Instagram. Ce site s’assure que les comptes ne soient pas faux, c’est-à-dire que les abonnés n’ont pas été achetés. Il permet également de connaître l’âge, le pays d’origine, la langue, ainsi que les champs d’intérêts de la communauté. Le taux d’engagement par publication est aussi calculé tout comme le taux d’accessibilité. Ce dernier consiste en la possibilité que le contenu soit visible pour les abonnés. Plus ils suivent de comptes Instagram par exemple, moins la page de ce micro-influenceur sera visible dans leur fil d’actualité.

Le type de médias utilisés :

Le type de médias utilisés par le micro-influenceur doit aussi être pris en considération. D’après l’étude de CPC Strategy, Instagram rejoint davantage les gens âgés de 18 à 34 ans et plus particulièrement ceux issus de la génération Z, alors que Facebook rejoint pratiquement tout le monde et plus particulièrement ceux  âgés de 35 ans et plus. Le choix des plateformes se fera selon le public cible désiré.

Comment calculer son retour sur l’investissement ?

La première chose à établir avant de calculer son ROI consiste à déterminer quel système de mesure utiliser. Selon les objectifs marketing visés, le ROI sera analysé de façon différente. Par exemple, une campagne misant sur la notoriété recensera l’engagement, la portée ou encore le trafic suscité, alors qu’une autre ayant pour but de faire mousser les ventes identifiera le nombre de produits vendus.

Source : Trill Travel

Un système de codage permet de cibler les ventes liées aux publications du micro-influenceur. L’application Trill Travel permet de cliquer directement sur une photo d’Instagram et de réserver le produit. Celui-ci étant codé, il devient ainsi plus facile de repérer la provenance des ventes. Les codes promotionnels écrits avec des mots-clics peuvent aussi être personnalisés à l’image de l’influenceur en y mettant le nom de son blogue, comme c’est le cas de Destination Aventure (image ci-bas).

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Source : Destination Aventure 

Micro-influenceur et entreprise : un mariage qui perdure ?

Une collaboration à moyen-long terme est aussi profitable. Le micro-influenceur avec lequel travaille l’entreprise pourrait devenir un ambassadeur de la marque ce qui témoignerait d’une confiance soutenue envers le produit. Les membres de sa communauté pourraient ainsi être plus sujets à l’acheter. Selon l’étude de CPC Strategy, l’utilisation du produit ou du service par le micro-influenceur constitue une recommandation digne de confiance.

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Source : Clouzote

Bien qu’une entreprise veuille s’assurer du succès de ses tactiques, il faut laisser de la liberté au micro-influenceur dans la création de contenu. Après tout, sa communauté le suit pour son style particulier et ses intérêts. Plus les publications seront personnalisées et plus l’engagement a des chances d’être élevé !

Dans quelle niche d’activités vous situez-vous ?

Travaillez-vous actuellement avec les micro-influenceurs ?

 

Source image à la une. : Pexels

 

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Tourisme durable

L’Islande fait la promotion de son eau… du robinet

Près des deux tiers des voyageurs consomment plus d’eau dans des contenants de plastique à usage unique lors de leurs séjours comparativement à la maison. Seulement un peu plus du quart apportent en voyage une bouteille réutilisable, tel que le révèle une enquête réalisée auprès de 16 000 touristes à travers onze marchés d’Europe et d’Amérique du Nord. La crainte de boire une eau potentiellement risquée pour la santé est la principale raison pour laquelle ces voyageurs achètent de l’eau embouteillée.

L’organisme de promotion de l’Islande, Inspired by Iceland, lance la première marque d’eau courante : Kranavatn (qui signifie eau du robinet en islandais). Les grandes lignes de cette campagne au ton humoristique s’articulent comme suit : cette eau est d’excellente qualité, on en trouve en abondance au bout de chaque robinet dans le pays et elle est offerte gratuitement en tout temps. Voici la vidéo promotionnelle.

Vidéo : YouTube

L’organisme de promotion Inspired by Iceland et The Environment Agency of Iceland invitent aussi les visiteurs à relever le Kranavatn Challenge qui engage le signataire à consommer l’eau courante plutôt que d’acheter des bouteilles à usage unique lors d’un séjour en Islande.

Voilà une façon originale et amusante de favoriser l’adoption de comportements responsables.

 

Image à la une : Inspired by Iceland

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Hébergement

Façonner l’expérience client par le design en hôtellerie

Dans une ère où partager ses vacances sur les réseaux sociaux devient une pratique courante, la course aux plus belles prises de vue est vive. Les destinations ainsi que les entreprises touristiques ne cessent d’innover pour leurs installations et leurs aménagements afin de créer pour les visiteurs l’occasion parfaite d’immortaliser leur visite par une photo.

Toutefois, le design ne sert pas seulement à l’esthétisme d’un lieu. Il doit permettre de créer de la valeur ajoutée à l’organisation, tout en répondant aux besoins et aux attentes des utilisateurs. Il est alors nécessaire de souligner ses différents usages, son importance et ses bénéfices tant pour les hôteliers que pour les touristes.

Intégrer le design à son image de marque

Dans le but de se différencier, une marque doit fournir une expérience distinctive et provoquer des émotions chez les consommateurs. Pour ce faire, elle doit se bâtir une image solide et déclinée dans tous les aspects de son offre. Le design est un des éléments trop souvent oubliés par les gestionnaires. Pourtant, en y intégrant les codes, il renforce cette identité et enrichit l’expérience vécue par le consommateur. On parle ici de consistance de l’identité de marque (Brand Consistency).

Afin d’associer avec succès le design à sa marque, il est important d’impliquer le plus de parties prenantes possible, et ce, dès le début du processus. Ensuite, déterminer les grands piliers de la marque, comme ses attributs physiques, mentaux ou émotionnels, permet de poser des fondations solides pour une déclinaison réussie. Enfin, il s’agit d’intégrer ces piliers au projet de design de l’établissement afin d’imaginer un espace personnalisé et à son image.

En 2018, RIU Hotels & Resorts a dévoilé sa nouvelle image de marque, moderne, attractive et encore plus accessible. Ce changement de signature est accompagné par la rénovation et la modernisation des établissements de la chaîne, entamée depuis 2010. RIU renforce ainsi son caractère unique en innovant dans le design de ses établissements ainsi que dans son offre de service.

À Rivière-du-Loup, au Québec, l’Hôtel Lévesque a profité de sa dissociation avec la chaîne Best Western pour renouveler son image et l’intégrer à son design intérieur et extérieur. Les nouvelles valeurs de l’établissement sont ainsi déclinées dans toutes les facettes de l’offre, y compris dans l’aménagement de l’espace.

Source :  YouTube 

Satisfaire une clientèle moins adepte des hôtels traditionnels

En plus d’enrichir la marque, le design permet d’aller au-delà des attentes des consommateurs, notamment celles de millénariaux, qui sont perpétuellement revues à la hausse, et d’augmenter ainsi leur satisfaction.

À ce titre, le groupe Accor a développé un nouveau portefeuille de produits, tous orientés sur le lifestyle, afin de s’adresser à une clientèle plus jeune, dont les aspirations sont différentes de celles des précédentes générations de voyageurs. On voit donc apparaître sur la scène hôtelière des établissements comme Mama Shelter ou encore Jo&Joe, où l’offre, l’atmosphère et le design diffèrent selon l’identité de la marque. Par exemple, les hôtels Mama Shelter veulent que le client se sente comme à la maison : bons repas cuisinés par des chefs renommés, mobilier très éclectique aux couleurs vives et contrastées, très éloigné du stéréotype des chaînes hôtelières.

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Source : Mama Shelter

Vous l’aurez compris, la marque et son identité s’avèrent des éléments centraux pour une organisation et pour sa rentabilité. Redéfinir le design intérieur d’un établissement selon sa marque permettra de renforcer le lien avec les clients, d’augmenter leur satisfaction et d’améliorer leur expérience globale.

Le design d’espace, terrain fertile pour une expérience client réussie

Depuis quelques années, l’expérience est au cœur de toutes les considérations en matière de design. Les hôteliers doivent repenser l’esthétisme et la fonctionnalité des différentes aires communes et des chambres de leur établissement afin de créer une atmosphère propice à une expérience client réussie. Réfléchi dans les moindres détails, le design peut répondre aux besoins et aux attentes des différentes cibles de voyageurs afin de rendre leur expérience unique et inoubliable.

Intégration dans l’environnement local

Bien loin de vouloir rester dans sa bulle et écarté de la vie environnante, le touriste a soif de rencontres et de découvertes locales. Même celui logeant dans les hôtels a cette envie de parcourir et de vivre la destination à la manière des résidents. Une façon originale de répondre à cette demande est d’opter pour le design intentionnel (Intentional Design), ou l’art d’incorporer l’histoire et l’esthétisme locaux à son architecture afin de susciter la curiosité du visiteur et de lui présenter la destination. Ce type de design fait vivre des émotions au visiteur grâce à la connexion de l’hôtel avec le caractère unique du lieu. L’expérience client va au-delà de la satisfaction des besoins du visiteur en suscitant la surprise et l’éblouissement.

De plus en plus de bâtiments historiques sont convertis en hôtels, uniques et luxueux, qui conservent l’essence même de la bâtisse. En Chine, dans le comté montagneux de Yangshuo, une ancienne raffinerie de sucre a été rénovée en complexe hôtelier. Malgré cette requalification, l’établissement n’a pas été embelli par les designers et a gardé son caractère unique. Les architectes d’intérieur de Alila Yangshuo ont par ailleurs voulu allier le nouveau et l’ancien en rendant hommage à l’histoire et à l’héritage uniques de ces édifices.

La combinaison de matériaux locaux comme les pierres et les bambous crée un équilibre harmonieux entre l’hôtel et son environnement naturel.

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Alila Yangshuo
Source : Dezeen

Intégrer son hôtel à l’environnement local, c’est aussi créer des espaces permettant la rencontre des résidents et des touristes. La fonction des lobbies évolue, notamment en s’ouvrant au public afin d’intégrer les hôtels dans la vie culturelle et événementielle des destinations.

L’hôtel Faena, à Miami Beach, a ouvert ses portes face à l’océan, au cœur d’un quartier vibrant tant pour les résidents que pour les touristes. Son Faena Forum, un espace au design extérieur unique, offre un lieu de divertissement aux habitants et aux visiteurs grâce aux évènements culturels et artistiques qu’il présente.

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Faena Hotel, à Miami. Photographe, Philippe Ruault
Source :  Dezeen

Enfin, toujours dans un souci de différenciation et d’intégration à la scène locale, plusieurs hôtels ont recours à l’art. Ce dernier est présent non seulement à titre de décoration, mais aussi afin de construire l’identité de l’hôtel et de l’aider à se distinguer de la masse en lui créant une image artistique particulière.

L’hôtel Conrad New York Downtown expose plus de 2000 pièces d’art contemporain dans ses aires communes et ses chambres. Il héberge aussi une série d’expositions éphémères d’œuvres d’art, mettant ainsi les invités en contact avec la richesse artistique et culturelle de New York. De plus, l’hôtel s’intègre parfaitement dans son environnement, proche du Battery City Park, un parc qui a su rassembler les différents usagers du quartier (entreprises internationales, résidents et visiteurs) grâce à l’art urbain.

 

Hotel Conrad New York DowntownSource : hôtel Conrad New York Downtown

Enfin, on constate que le design est utilisé afin de solutionner certaines problématiques propres à différentes clientèles ou à différentes réalités organisationnelles. Peut-être que le pouvoir du design peut aller encore plus loin et favoriser l’inclusion des personnes à mobilité réduite. Le design inclusif devient alors un élément de valeur distinctif pour une clientèle élargie.

 

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Marketing Réseaux de distribution

Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

Source image à la Une : Pexels

 

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Marketing

Attractivité territoriale : le cas de Strasbourg

Depuis 2009, Strasbourg s’est engagée dans une démarche d’attractivité territoriale afin de mettre en valeur ses atouts tels que la jeunesse, le dynamisme économique, la mixité des cultures, le sens de l’accueil et, surtout, l’optimisme de ses habitants, leur confiance en l’avenir et leur certitude de pouvoir surmonter les obstacles. Pour ce faire, elle a créé la marque Strasbourg Europtimist en 2011, « une marque de reconnaissance pour affirmer nos convictions, nos forces, nos valeurs, en France et à l’international ».

Tout récemment, cet emblème a subi une cure de rajeunissement. Il se montre sous un nouveau jour avec une identité visuelle (logo) plus attrayante pour les clientèles cibles — étudiants, professeurs, chercheurs, artistes, entreprises, startups, touristes, etc. Afin de le faire connaître et de communiquer sa vision au plus grand nombre possible, la destination a lancé une campagne publicitaire et mis en ligne un site Web. On y découvre une ville européenne entreprenante, éthique, expérimentale, écologique et engagée! On y invite aussi la population à faire partie d’un réseau d’accueillants, les « Résoptimist ». Cette communauté de Strasbourgeois engagés fournit des renseignements utiles et des conseils à toute personne désireuse de mieux connaître la ville ou de s’y installer. Selon les gestionnaires de la marque, il s’agit d’un excellent outil pour accroître l’attractivité du territoire.

Strasbourg mise également sur huit ambassadeurs, des « personnalités emblématiques cultivant un lien particulier avec Strasbourg ». Ces Chief Optimist Officers (COO), des gens dynamiques, engagés, optimistes… et bénévoles, agiront comme porte-parole du territoire et de la marque Strasbourg Europtimist pendant les deux prochaines années. Leur rôle : valoriser l’image de la métropole.

La démarche de Strasbourg constitue un bon exemple de stratégie d’attractivité territoriale. Portera-t-elle les fruits escomptés? À suivre…

Source de l’image à la une : Europtimist

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Produits et activités

Le bien-être, nouveau pilier de l’industrie touristique

Selon le Global Wellness Institute, le marché mondial du tourisme de bien-être pesait plus de 639 milliards de dollars américains en 2017 et enregistrait une évolution deux fois supérieure à celle de l’ensemble de l’industrie touristique. Au Canada, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de séjours de bien-être et plus de 90 % d’entre eux ont été réalisés par des Canadiens. L’ensemble des dépenses générées au pays par les clientèles locale et internationale s’élevaient à 15,65 milliards de dollars américains (l’équivalent de 20,85 milliards de dollars canadiens). À l’échelle mondiale, c’est en Amérique du Nord que les dépenses étaient les plus importantes. Le budget moyen des personnes ayant effectué un séjour de bien-être est également supérieur à celui de l’ensemble des voyageurs.

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Une définition — deux segments de voyageurs

Selon le Global Wellness Institute, le tourisme de bien-être est un concept à ne pas confondre avec le tourisme médical ou de santé. Il s’agit de maintenir de façon proactive sa santé en voyage. Il existe deux types de voyageurs de bien-être, que l’on distingue selon leurs intentions. Alors que celui dit « primaire » considère le bien-être comme la motivation principale du choix de sa destination et des activités, le voyageur « secondaire » cherche seulement à inclure quelques activités de bien-être au cours de son séjour. Cette seconde catégorie représente la majorité des voyageurs de ce créneau. La distinction est importante, puisque les deux profils ont des attentes et des besoins différents.

Le bien-être, dans l’ADN des entreprises touristiques

À l’heure où le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du voyage, les acteurs de l’industrie touristique font preuve d’innovation pour créer de nouveaux produits et expériences qui répondent aux attentes de la clientèle.

Les aéroports en Amérique du Nord se dotent de spas de luxe et de centres de remise en forme et proposent des cours de yoga dans les aérogares et les salons. Ils appliquent une approche biophilique dans la conception des espaces, c’est-à-dire qu’ils créent des environnements pourvus d’éléments naturels ou en lien avec la nature (végétaux, lumière, eau, sons, etc.) qui favorisent le bien-être. En vol, les compagnies aériennes offrent des séances de méditation, des programmes qui favorisent le sommeil et des options alimentaires plus saines.

Les hôtels et les centres de villégiature axés sur le bien-être se multiplient. Les partenariats entre les groupes hôteliers et les secteurs de la remise en forme, des spas, de la nutrition ou encore des cosmétiques sont de plus en plus courants. Pour se distinguer, les établissements élaborent des environnements et des designs qui s’inspirent de la nature et favorisent la relaxation. Chez AccorHotels, le bien-être se décline en cinq dimensions : la nutrition, l’environnement de la chambre, le mouvement (exercice physique), les spas et la pleine conscience (programmes et lieux réservés à la méditation), comme l’explique Emlyn Brown, directeur du Bien-Être pour les marques luxe et haut de gamme de la chaîne, en entrevue dans la revue Espaces.

Les voyagistes, les agences de voyages, les compagnies de croisières et les organisateurs d’événements rehaussent la qualité des voyages axés sur le bien-être grâce à des collaborations avec des spécialistes. L’agence de voyages Alma Mundi organise des séjours à travers le monde « pour apprendre à se faire du bien », avec des conférenciers renommés dans leur domaine, que ce soit la philosophie et la spiritualité, la méditation de pleine conscience ou encore le deuil. Selon l’agence Zen&go, en entrevue dans la revue Espaces, le plus important est de pouvoir compter sur de bons professeurs ou maîtres de la discipline pratiquée (yoga, ayurveda, « détox », méditation, chamanisme, etc.).

Spa EastmanSource : Alma Mundi

Les destinations se positionnent sur le tourisme de bien-être

D’après le Global Wellness Institute, les organismes de gestion des destinations (OGD) sont de plus en plus nombreux à mettre de l’avant certaines formes de tourisme de bien-être dans leurs communications et leur commercialisation. Plus d’un tiers des OGD des États américains et plus de la moitié de ceux de provinces et territoires canadiens (Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Saskatchewan, Yukon) font la promotion de ce tourisme sur leur site Web.

Certaines destinations développent leur image de marque autour du bien-être et se dotent d’une stratégie nationale, à l’instar de l’office du tourisme du Costa Rica qui a mis sur pied, en 2018, la démarche Wellness Pura Vida, inspirée de son fameux slogan Pura Vida. Elle se fonde sur les principes du tourisme responsable, puisque l’organisme souhaite faire bénéficier les communautés locales des retombées de cette stratégie. Parmi ses actions, elle fait la promotion de l’offre de bien-être proposée par les habitants et de celle consacrée à la gastronomie locale et autochtone.

En 2017, l’office de tourisme de Beverly Hills, en Californie, a lancé une campagne estivale intitulée City of Wellth, néologisme créé à partir des mots wellbeing (bien-être) et wealth (richesse), en mettant à profit des habitudes de santé déjà bien ancrées parmi les habitants de la ville. L’office de tourisme et les hôtels proposaient des événements, des activités et des forfaits thématiques. Sur le site Web de la destination, un jeu-questionnaire permettait aux internautes de connaître leur score en matière de style de vie et recommandait des activités pouvant le rendre plus sain, offertes dans la ville.

Love Beverly Hills

Source : Love Beverly Hills

Le bien-être s’immisce dans toutes les sphères du tourisme au point d’en être indissociable. Son influence dans l’industrie devrait s’accentuer, puisqu’il reflète les nouvelles habitudes de vie et les valeurs d’une part croissante de la population. Au fur et à mesure que le tourisme de bien-être évolue, on constate qu’il n’est plus uniquement considéré du point de vue du voyageur, mais aussi de celui des résidents. Une tendance qui offre des occasions de maillage avec le tourisme responsable.

Source de l’image à la une : © pexels.com

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Destinations Marketing

Promouvoir le bonheur

Pour une deuxième année consécutive, la Finlande occupe le premier rang du World Happiness Report des Nations Unies. Après avoir partagé sa recette du bonheur en 2018, l’organisation de gestion de la destination (OGD) rebondit à nouveau sur cette thématique pour promouvoir son bienheureux ADN.

Louer un Finlandais

La campagne « Rent a Finn » met l’emphase sur le besoin intrinsèque de l’humain de se connecter avec la nature pour trouver un meilleur équilibre de vie. Pour inspirer le public, l’OGD présente huit Finlandais disposés à servir de guide du bonheur. Ceux-ci partagent ce qui les lient à la nature, de la Laponie à Helsinki. L’OGD articule l’ensemble de sa stratégie autour du bien-être, une tendance dominante ces dernières années.

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Source : Rentafinn.com

Le concept de « louer un Finlandais » est habilement ficelé. Les huit guides du bonheur démontrent avec candeur (et un peu d’humour) à quel point se trouver en nature les rend sereins. Après tout, pourquoi passer ses vacances à s’étourdir dans toutes sortes d’expériences quand on peut simplement se balader en forêt, sur le bord d’un lac ou dans de grands espaces, à cueillir des baies ou à se détendre dans un sauna?

Et si le bonheur consistait justement à ne rien faire d’extravagant?

« Au milieu de la bousculade de la vie moderne, c’est à tout ce qui est rare que nous donnons le plus de prix : notamment l’espace, la paix, la densité du temps. Avoir de la place pour respirer, le temps de rêver, faire une randonnée en été, une sortie de ski de fond en hiver, cueillir baies sauvages et champignons ou bien juste faire une balade tranquille en forêt, l’essentiel est là ». Voilà le message que diffuse Visit Finland sur son site Web. L’OGD présente une offre sobre, mais authentique, qui met en valeur une facette du mode de vie finlandais.

À l’automne 2018, Padasjoki, une municipalité finlandaise située au centre-sud du pays, a diffusé la vidéo promotionnelle « Experience nothing ». Le scénario joue sur le fait que comparativement aux villes de New York et de Paris, Padasjoki n’a rien à offrir … ou plutôt rien comme les autres.

Le caractère unique d’une destination est ce qui la rend si intéressante. Pour se différencier des autres, rien de mieux que de miser sur ses atouts, son essence et assumer pleinement son identité.

 

Source image à la une : Rentafinn.com