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Marketing

Les Québécois raffolent de YouTube

 

*Avertissement de contenu plutôt ludique

Google a mandaté la firme de sondage Ipsos pour mener une enquête sur l’importance de YouTube pour les Canadiens. En mai 2017, 4917 répondants âgés de 13 à 54 ans qui naviguent le Web au moins une fois par mois ont complété le sondage. Voici quelques résultats concernant le Québec.

 

Des usages intensifs et diversifiés

Les Québécois se tournent vers YouTube pour une grande variété de besoins et d’intérêts, ce qui rend ce média indispensable à plusieurs. Les usagers québécois du réseau social préféreraient abandonner les éléments suivants plutôt que YouTube durant une semaine :

  • Jouer à des jeux sur leur téléphone intelligent (53 %) 
  • L’alcool (49 %)
  • Le chocolat (45 %)
  • La télévision (43 %)
  • La télévision câblée (43 %)
  • Parler au téléphone (40 %)
  • Le café (39 %)
  • La messagerie texte (27 %)
  • Sortir avec des amis (24 %)

Les Québécois sont 3,2 fois plus nombreux à chercher des conseils et des trucs sur YouTube (76 %) qu’en consultant un magazine (24 %). Ils préfèrent grandement regarder un tutoriel (74 %) plutôt que de lire des instructions (26 %). De la même façon, ils choisissent plus souvent d’apprendre quelque chose à l’aide d’une vidéo plutôt que par la lecture (68 % versus 32 %).

Pour ces usagers, l’impression de contrôle est très importante : ils apprécient YouTube parce que la plateforme permet de visionner uniquement ce qui les intéresse (86 %), aide à choisir des films ou des séries (79 %) et n’oblige pas à regarder un clip jusqu’au bout (75 %).

L’impact de YouTube

Pour plus de la moitié des répondants (54 %), YouTube a simplement permis de vivre un moment amusant. Quelque 39 % ont cependant compris comment utiliser un produit et 40 % ont appris à faire quelque chose par eux même. Peut-être une donnée plus importante qu’elle le parait: YouTube a permis à 46 % des usagers québécois de rire aux larmes.

Source : Giphy

Industrie touristique : à vos caméras !

Plus sérieusement, l’industrie touristique tire-t-elle profit de cet amour pour ce média ? Regarder des vidéos, des films ou des émissions est l’activité de divertissement en ligne la plus populaire des Québécois selon le Cefrio (78 %); elle rallie la presque totalité des 18-34 ans (95 %). Êtes-vous au rendez-vous ?

Outre cette relation d’amour, d’autres leçons intéressantes sont à retenir de l’enquête d’Ipsos :

  • Les utilisateurs cherchent des conseils, des trucs, des tutoriels : il n’y a pas que des vidéos inspirationnelles sur YouTube ! Pensez aussi à des modes d’emploi comme ceux pour se familiariser avec la conduite en Écosse ou la randonnée en Norvège.
  • La plateforme les aide à faire des choix : êtes-vous présent, communiquez-vous bien votre offre par vidéo ?
  • Soyez amusant, drôle et décalé !

 

Source de l’image à la une : Think with Google

 

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Hébergement

Le motel se refait une beauté

Nostalgie, quand tu nous prends…

Le retour des appareils photo instantanés Polaroid, des disques vinyle ou encore l’intarissable enthousiasme pour les caravanes de type Westfalia, sans parler de la célèbre télésérie Mad Men démontre l’engouement suscité par des symboles forts des années 1950-1960. Le motel n’y échappe pas.

Pour bien des familles nord-américaines, le motel, avec sa piscine extérieure et l’emplacement pour la voiture devant la porte de la chambre, est synonyme de vacances estivales ou de road trip. Ce type d’établissement évoque bien souvent des souvenirs heureux et leur fréquentation encore aujourd’hui réjouit les plus nostalgiques. Plusieurs de ces entreprises sont rachetées et rénovées pour accommoder les voyageurs en déplacement. Mais des versions améliorées voient le jour. On y découvre un design soigné, une touche rétro en respect avec l’origine de ces établissements et des services dignes des hôtels urbains branchés.

S’ouvrir aux résidents

C’est notamment le cas du Drifter, à La Nouvelle-Orléans, un motel de 20 chambres construit dans les années 1950 rénové à l’image d’un hôtel boutique. Les clients y trouvent une cour avec piscine où se déroulent entre autres des cours de yoga. Le bar extérieur sert une variété de cocktails et de vins locaux ainsi que du café de grande qualité. On y accueille des groupes de musique et des camions de cuisine de rue. Voilà une façon d’enrichir l’expérience, mais aussi d’attirer et de fidéliser la clientèle locale qui, en plus de générer des revenus supplémentaires, contribue à animer les lieux. 

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Source : The Drifter Hotel

Rajeunir des classiques

Le Calistoga Motor Lodge and Spa, dans la Napa Valley en Californie, a été entièrement rénové par une firme de design qui s’est inspirée du fameux road trip à l’américaine en proposant quelques clins d’œil au camping en véhicule récréatif (VR). L’une des suites est d’ailleurs équipée d’anciennes banquettes de caravane. Les clients peuvent, entre autres, veiller autour du feu de camp et s’adonner à plusieurs jeux en plein air comme le palet américain (shuffleboard) et la pétanque, le tout, dans une ambiance jeune et branchée.  

La culture locale y est très présente par la musique et l’organisation d’ateliers avec des artisans et d’événements culinaires. Le site Web met en vedette de nombreux attraits situés à proximité et suggère des itinéraires à partir du motel.

motel-beaute-calistoga Source : Calistoga Motor Lodge and Spa

 Créer une expérience

Dans une région viticole de l’Ontario, deux jeunes femmes ont racheté le Sportsman Motel qui avait alors offert plus de 50 ans de services. Elles ont repensé l’établissement et proposent aujourd’hui une nouvelle expérience de motel. The June Motel affiche un décor tout en fraîcheur où le vin est à l’honneur. En plus des cours de yoga à l’extérieur qui se terminent par un verre de mimosa, on y propose de découvrir les alentours à vélo (prêt de vélo), en randonnée (suggestions de sentiers) ou en kayak (location). Le motel crée aussi des événements pour attirer une clientèle élargie, comme les soirées cinéma en plein air ou des activités de retraites et vin pour les équipes de travail.

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Source : The June Motel

Le style rétro à l’honneur

Le Lazy Meadow Motel, situé dans les montagnes de l’État de New York, est resté fidèle à son style d’origine. Les propriétaires qui ont repris l’entreprise, dont l’une est la chanteuse flamboyante du groupe rock B-52s, ont pris soin de décorer les cabines et les suites avec des meubles et des accessoires authentiques des années 1950. Voici la vidéo promotionnelle :    

 

Vidéo : Youtube

Mettre les choses au clair

Le motel Amigo Motor Lodge ne crée pas de fausses attentes. Sur le site Web qui présente des photos très esthétiques des chambres récemment rénovées, on fait quelques mises en garde, entre autres, de ne pas s’attendre à un resort 5 étoiles, ou de s’accommoder d’options de déjeuners limitées. Les gestionnaires préfèrent aviser la clientèle pour éviter les déceptions. Sur TripAdvisor, ce motel obtient pourtant la note de 5/5… Le design contemporain, l’accueil et le soin apporté aux détails plaisent beaucoup aux clients.

motel-beaute-amigo Source : Amigo Motor Lodge

Le design et la culture locale

Pour donner un second souffle au motel, les idées ne manquent pas. Mais deux éléments phares ressortent. Dans un premier temps, il faut rendre les lieux attrayants. Le design, qu’il soit de style contemporain ou rétro, doit réjouir l’œil et rendre les lieux confortables et accueillants. L’établissement doit également refléter la culture locale, la mettre en valeur, la célébrer. L’esprit de communauté, l’ambiance joyeuse, le décor agréable, les détails artistiques, voilà des avenues à envisager pour remettre le motel au goût du jour.

 

Image à la une : The June Motel

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Segments de clientèles

Les résidents, ces consommateurs touristiques 

La septième rencontre des Francophonies du e-tourisme (#FET7) s’est déroulée en juin dernier à l’île de La Réunion dans le cadre de la semaine du e-tourisme #ETRUN. Une vingtaine d’experts de la Belgique, de la France, de la Suisse et du Québec se sont penchés sur la relation entre la destination et ses résidents.

 

 

 

 

Quelques aspects de cette relation ont récemment été résumés par des participants :

Sans nul doute, les résidents jouent un rôle de plus en plus important — et conscient — dans l’offre touristique. Les participants ont abordé un autre aspect de ce rôle : les résidents en tant que consommateurs. Un stimulant échange entre Pierre Eloy, Bouahkem Rekkas, Agnès Lavaud, Pierre Bellerose et moi-même mettant en lumière les particularités de cette clientèle et son importance.

(Ne pas) définir le résident

Le premier exercice du groupe a été de tenter de définir le résident. Échec. Se limiter à une définition unique et géographique s’avère trop limitatif et ne tient pas compte de comportements semblables pour divers segments. Visiter une destination et ses attraits tout en étant en terrain connu est un comportement susceptible de s’appliquer tant à celui qui :

  • habite le territoire (où, encore une fois, la définition de celui-ci est variable) toute l’année ou de manière temporaire ;
  • a développé un fort sentiment d’appartenance à la destination ;
  • vit aujourd’hui ailleurs et rentre chez lui pour des vacances (diaspora) ;
  • visite le territoire pour une énième fois (récurrence de consommation).

Le client sous-estimé

En tentant d’établir le poids relatif de la clientèle locale dans l’industrie touristique, deux constats émergent :

  • Elle est peu considérée par les instances touristiques.

Les sommes allouées à la promotion auprès des résidents sont généralement très faibles. Les messages communicationnels ne s’adressent pas à eux, les propositions ne tiennent pas compte de leurs envies et réalités et ils ne sont parfois même pas comptabilisés dans les statistiques officielles. Enfin, les programmes d’aide et de subvention à l’industrie touristique se basent sur des informations excluant souvent la clientèle locale, ce qui n’encourage pas les gestionnaires touristiques à les attirer. Par définition, les organisations touristiques s’adressent aux touristes. Cela semble normal, et pourtant…

  • Bien que variable d’une destination à l’autre, leur poids est immense.

L’exemple de la Montérégie au Québec est probant : 32 % des visiteurs résident dans cette même région et 91 % proviennent d’une couronne géographique allant jusqu’à 159 kilomètres. Autre indice : les locaux représentent 38 % de l’achalandage des attraits et 62 % pour les festivals ou événements membres de la Société des Attractions Touristiques du Québec et de Festivals Événement Québec.

Pour un milieu insulaire éloigné comme l’île de La Réunion, les recettes touristiques provenant des locaux sont le double de celles issues des clientèles extérieures (qui incluent d’ailleurs les visites de parents et d’amis). Quelque 46 % des séjours des résidents incluent de l’hébergement commercial.

Une fois ces prémisses posées, quoi faire ?

Connaître le client local : se doter d’indicateurs sur son profil, ses pratiques, ses motivations, sa satisfaction. Un récent sondage auprès de cette clientèle à La Réunion a permis de constater que la satisfaction des insulaires était généralement moins élevée que celle des touristes extérieurs concernant certains aspects. La prise de conscience de ces informations permet de mieux y répondre.

Développer la fierté pour le territoire et inciter à exprimer le plaisir d’être un voyageur local. Plusieurs destinations œuvrent à développer ce sentiment d’appartenance, d’ailleurs bénéfique à l’attractivité générale et faisant partie de démarches de marketing territorial. Cette fierté peut se traduire aussi par la valorisation des métiers du tourisme comme le fait le Domaine Château-Bromont en renommant plusieurs de ses catégories d’employés.

 

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Source : Domaine Château-Bromont

Adopter une communication adaptée. Le message et les outils pour bien communiquer avec cette clientèle déjà bien informée et récurrente ne peuvent être identiques à ceux visant une clientèle touristique. Les 10 incontournables sont déjà bien connus des résidents. Une correspondance plus régulière dévoilant des pépites et des secrets bien gardés s’avère plus susceptible de les intéresser. L’organisation de gestion de la destination de Lyon publie deux fois par an le guide Collector qui suggère de bonnes adresses à l’intention des citoyens et des visiteurs.

fet7_collectorSource : Only Lyon

Améliorer les infrastructures et développer des produits qui répondent à leurs besoins. Les acteurs du tourisme devraient se poser la question : en fonction de leurs comportements et de leurs pratiques propres, quelles améliorations pourraient être apportées ? Par exemple, les Réunionnais affectionnent particulièrement les pique-niques le week-end. Il y a tout lieu de développer et d’entretenir des kiosques couverts, des espaces dédiés et des toilettes publiques. Réunir dans un même lieu le centre d’information touristique de la Montérégie et la SAQ se révèle aussi une bonne idée. Pierre Bellerose mentionne : « Il n’y a pas de produit touristique, il y a des produits locaux qui rayonnent. ». En d’autres mots, ce qui sera bon pour le résident le sera aussi pour le voyageur.

Porter une attention particulière à la qualité de service et à la fidélisation. Les attentes des résidents visitant des attraits près de chez eux sont particulièrement hautes. Tout effort pour rehausser l’accueil aura nécessairement une incidence positive pour les touristes aussi. Les programmes d’avantages et de rabais pour la clientèle locale sont de bonnes pratiques. En plein essor au Québec, l’entreprise M ta région s’inscrit parfaitement dans cette valorisation du tourisme de proximité et de la fidélisation. 

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Source : M ta région

Dynamiser et hybrider les offres ! Rien de mieux que la rencontre de touristes et de résidents pour une expérience réussie de part et d’autre. De plus en plus d’hôteliers organisent des événements s’adressant autant à ces deux clientèles, comme Mob Hotel of People qui tente de recréer des lieux de vie en organisant des concerts ou d’autres événements. La boutique Mazette, de l’office de tourisme du Cap Ferret en Nouvelle-Aquitaine, est si bien pensée qu’elle est un incontournable pour la population locale.

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Source : Mazette — Cap Ferret  

Redistribuer les cartes $$. N’y a-t-il pas lieu de repenser la distribution des budgets entre les sommes consacrées à la promotion auprès des marchés extérieurs, celles dédiées au développement et à la structuration ainsi que celles — souvent infimes — allouées à la promotion auprès d’une clientèle locale ?

Plus qu’une clientèle, de futurs ambassadeurs

L’évolution de l’homotouristicuslocalus semble suivre une évolution intéressante. Comme l’illustre l’image ci-dessous, il est souvent ignoré par les instances touristiques, mais il existe bel et bien. Il s’avère en fait un grand consommateur, récurrent et à l’année. Ce résident qui profite de l’offre touristique des alentours devient ainsi un bon ambassadeur de son territoire. Certains vont même jusqu’à cocréer l’offre en entrant en relation avec les clientèles touristiques et en proposant des expériences. L’industrie touristique y a tout à gagner !

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Participants à l’atelier :

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Produits et activités

Le pouvoir d’attraction des marchés publics

L’engouement des consommateurs pour des produits locaux et de qualité contribue à la popularité des marchés publics du Québec et d’ailleurs. Qu’il s’agisse d’obtenir de la nourriture fraîche, de réduire l’impact environnemental de son alimentation, d’encourager l’économie régionale, d’assurer la traçabilité des produits ou d’en découvrir de nouveaux, le consommateur se tourne de plus en plus vers des aliments cultivés et transformés localement.

Cette tendance au locavorisme s’est répandue un peu partout, même au Québec, où le dernier Baromètre de la consommation responsable de l’Observatoire de la consommation responsable de l’ESG-UQAM confirme l’intérêt des Québécois pour les produits de proximité. En effet, près des deux tiers des personnes interrogées (68 %) ont favorisé l’achat de produits cultivés localement. Les marchés publics deviennent donc la vitrine toute désignée pour cette clientèle. Pour le producteur agricole, ils permettent de mieux contrôler les coûts en éliminant les intermédiaires. De plus, le contact direct avec le consommateur lui procure une meilleure connaissance de ses besoins et représente une belle occasion de répondre à ses préoccupations.

Le portrait des marchés publics québécois

Les marchés publics ont pris une ampleur considérable au Québec au fil des ans, que ce soit en milieu rural, en milieu de villégiature ou en ville. Leur nombre est passé d’une soixantaine en 2005, à une centaine en 2012 et à 145 en 2017, selon l’Association des marchés publics du Québec (AMPQ) qui regroupe la plupart d’entre eux. La moitié se situe dans les villes, mais de plus petits voient le jour au cœur des villages. Ils sont majoritairement saisonniers et ouverts de juin à septembre, une journée par semaine, le plus souvent le samedi.

Les marchés publics se concentrent dans les régions de la Montérégie, de Montréal, de l’Estrie et de la Capitale nationale (voir le tableau 1). Leurs ventes ont connu une croissance de 67 % au cours de la dernière décennie pour atteindre 500 millions de dollars. 

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Des facteurs de succès

Plusieurs critères favorisent le succès et la croissance des marchés publics :

  1. La localisation. Son emplacement dans la ville constitue un facteur primordial. Il doit se situer au cœur d’une zone à forte densité démographique et à proximité d’un lieu de rassemblement ou d’attractions.
  2. L’accessibilité. Sa facilité d’accès, en bordure de routes passantes et offrant une capacité de stationnement suffisante, lui assurera une certaine affluence.
  3. Les producteurs. La fraîcheur et la qualité de leurs produits s’avèrent déterminantes pour le succès du marché. Plus encore, ils doivent fournir un service à la clientèle amical et un accueil chaleureux avec un soupçon d’éducation.
  4. La variété des produits. Mis à part la fraîcheur, les clients veulent de la variété (fruits, légumes, viandes, fromages, poissons, pain, etc.) de manière à pouvoir réaliser la majorité de leurs achats au marché.
  5. La tenue de dégustations et d’événements spéciaux. Puisque le marché est perçu comme un lieu de découverte de nouveaux aliments et de produits fins, quoi de mieux que de faire goûter !

L’AMPQ a mené une étude auprès de clients et de non-clients des marchés publics afin de connaître les freins et les incitatifs à s’y approvisionner. L’achat de fruits et de légumes frais, de produits locaux, du terroir ou que l’on ne trouve pas ailleurs figure parmi les principales raisons de visiter un marché public.

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Source : Marchés d’ici

Des boîtes à outils pour un petit coup de pouce

Envie de vous lancer dans la création d’un marché public au cœur de votre petite ville ou village ? L’Association des marchés publics du Québec propose un éventail d’outils, dont un guide conçu pour faciliter le démarrage, le développement et la consolidation d’un marché public. On y trouve entre autres une section concernant les démarches à mettre en place en vue d’implanter un tel marché et une autre liée à l’exploitation. Il suggère aussi des pistes de solution à divers problèmes ainsi que des références et des ressources visant à résoudre les difficultés. Le MAPAQ a rédigé un document d’information sur les exigences de commercialisation à l’intention des exploitants agricoles qui souhaitent vendre leurs produits dans les marchés publics.

Et la promotion dans tout ça ?

En plus d’attirer une grande partie de la population locale, les marchés publics ont prouvé leur capacité à devenir des attractions touristiques importantes et une force économique territoriale ; pensons à La Boqueria, à Barcelone, au Borough Market, de Londres, ou encore au Pike Place Market, de Seattle. Ils contribuent ainsi aux efforts de revitalisation des villes et des villages, au Québec comme ailleurs dans le monde.

Puisque les marchés publics constituent un attrait touristique indéniable, il s’avère tout à fait naturel de les mettre en valeur dans la promotion régionale. C’est ce que font plusieurs destinations québécoises, entre autres :

En plus de lister les différents marchés sur un site Web, les promouvoir sur diverses plateformes — médias sociaux, journaux, circulaires, — et mettre de l’avant le contact avec des artisans et des producteurs passionnés constituent des stratégies gagnantes. Photos, vidéos, histoires, recettes, tous les moyens sont bons, car pour de nombreux touristes et clients, le marché représente bien plus qu’un endroit où effectuer ses emplettes, il s’agit aussi, voire surtout, d’un lieu de rencontres, de dégustations, de plaisir et de découvertes. Alors, rendez-vous au marché !

Source : Youtube

 

Source de l’image à la une : © Québec Original/Linda Turgeon

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Marketing

Des GIF pour attirer les jeunes

L’Écosse célèbre les jeunes tout au long de 2018. Inspirées par cette thématique, plusieurs organisations touristiques, dont Youth Travel Edinburgh et Visit Scotland, se sont regroupées afin de créer l’initiative numérique #UncoverEdinburgh. Cette campagne a été développée par des influenceurs sur les médias sociaux et par des jeunes, pour leurs semblables.

 

La campagne #UncoverEdinburgh

Elle consiste en un portail rassemblant une série de GIF (de courtes vidéos montrant des images en boucle) de différents lieux de la ville à partager sur les médias sociaux. Les entreprises sont invitées à les télécharger et à dynamiser leurs comptes Facebook, Instagram et Twitter par la publication de ces images animées, parfois non conventionnelles, de la ville, afin d’interpeller et d’attirer les jeunes à Édimbourg. 

Voilà un moyen concret et concerté de parler d’une même voix aux jeunes voyageurs avides d’images et d’inspiration. Il s’agit certainement d’une façon de se positionner avantageusement sur leur liste des destinations potentielles.

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Source image à la une : Uncoveredinburgh.org

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Marketing

Voir une destination en couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saviez-vous qu’il est possible d’analyser les photos des influenceurs de voyage les plus populaires sur les médias sociaux et de déterminer les couleurs tendance de l’année ? La société HireInfluence l’a fait, en partenariat avec le Pantone Colour Institute. Conclusion : Saumon, Eden, Île paradisiaque et Cantaloup constituent les quatre couleurs populaires de 2018.

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Source : Pantone

Selon les responsables de l’étude, les couleurs et les photos de voyage influencent les consommateurs dans le choix de leur prochaine destination. Visit Carlsbad, en Californie, a saisi cette occasion pour s’associer à Pantone et développer un nouveau projet marketing. Avec Colors of Carlsbad, l’office de tourisme invite les voyageurs à découvrir comment la ville incarne au quotidien les couleurs tendance de 2018, que ce soit à travers ses plages, sa végétation, sa gastronomie ou ses expériences de bien-être.

Source : YouTube

Ces teintes sont-elles dans la palette de votre destination ? Qu’elles le soient ou non, affichez vos couleurs ! Qu’il s’agisse de tons éclatants ou feutrés, les voyageurs souhaitent rêver en couleur ! Donnez-leur-en l’occasion en partageant abondamment un ensemble d’images colorées et évocatrices, mais aussi de grande qualité et originales. Pour des photos artistiques et surprenantes, éloignez-vous des clichés habituels et similaires, tel que le clame François Perroy du blogue etourisme.info.

 

Source de l’image à la une : Pexel

 

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Marketing

Bonnes pratiques pour créer un guide papier inspirant

Les sources d’information dédiées à la planification d’un voyage pullulent sur le Web. Depuis quelques années, c’est un défi de taille pour les organismes de gestion de la destination (OGD) de positionner leur guide papier dans cette manne de propositions.

La firme de marketing visuel spécialisée en tourisme, CrowdRiff, a analysé plus de 50 guides papier d’OGD. Parmi ceux-ci, elle a identifié six bonnes pratiques qui permettent de réaliser un guide utile, inspirant et dont le lecteur se souviendra. Les voici :

1. Rendre les listes de restaurants, d’hébergement et d’attraits plus invitantes grâce à un visuel attrayant

Il est inévitable de proposer des listes, mais pourquoi ne pas mieux les présenter ? Incorporer des images en contexte ainsi qu’un graphisme judicieux augmente les chances de capter l’attention du lecteur. À travers une liste, c’est aussi l’occasion de mettre en valeur les incontournables d’une catégorie.

Dans son guide 2017, Visit Milwaukee intègre un visuel dynamique pour présenter diverses listes. Par exemple, on trouve des salles de spectacles disposées sur un graphique (voir l’image ci-dessous) afin d’aider les visiteurs à identifier un lieu qui correspondra à leurs goûts en termes de taille et d’ambiance. En plus d’être fort pratique pour quelqu’un qui ne connaît pas la scène musicale de Milwaukee, il est facile à consulter. 

 Milwaukee-guide-musique-visiteurSource : Official visitors guide Milwaukee 2017

Dans une autre section du guide, on présente des activités familiales en sous-catégories pour faciliter la recherche par champs d’intérêt. Grâce aux photos et à l’organisation des données, cette liste d’activités se parcourt aisément tout en captant l’attention.

Milwaukee guide

Source : Official visitors guide Milwaukee 2017

2. Considérer le contenu visuel comme étant tout aussi important que le contenu écrit (sinon plus !) 

On traite généralement plus rapidement les images que les mots. Malgré cette prémisse, l’approche normalement utilisée consiste à choisir des images complémentaires au texte. Pourquoi ne pas inverser cette pratique ? Et si on partait d’une photo pour ensuite créer une histoire autour d’elle ?

L’image suivante, extraite du guide du visiteur de Travel Portland, illustre l’espace que l’on peut accorder à une image sans nuire au contenu écrit. En titillant visuellement le lecteur, on pique sa curiosité et donne envie de lire les rubriques associées à la photo.

Travel Portland-visitor guide

Source : Travel Portland 2017-18

3. Utiliser le guide du visiteur pour créer une connexion émotionnelle avec les lecteurs 

Un guide ne vise pas qu’à informer. Ce que l’on présente doit être mis en contexte pour arriver à créer des liens avec le lectorat. L’approche du storytelling s’avère idéale pour réaliser cet objectif.

Dans l’une des sections du guide de Visit Montrose, on utilise de courtes histoires accompagnées d’images et de cartes pour transporter le lecteur jusqu’à destination. En plus de présenter des informations pratiques, le récit inspire au voyage et donne envie de plonger dans l’aventure.

Visit Montrose guide storytelling Source : Visit Montrose 2018 official visitor guide

Sur les médias sociaux, on remarque l’intérêt des voyageurs pour des expériences locales. Tourism Brisbane s’est inspiré de cette tendance pour incorporer des recommandations émises par des habitants de la ville à même son guide papier. Ces conseils, tous mis en contexte, offrent une touche humaine et personnelle au contenu écrit. Voilà une autre façon de tisser des liens avec le lecteur.

Tourisme Ontario utilise également les recommandations de locaux pour son guide s’adressant au marché LGBT. Cette fois, l’information est présentée sous forme d’entrevue.

Ontario LGBTQ Guide

Source : Ontario LGBTQ+

4. S’assurer d’harmoniser les annonces publicitaires avec le style et les messages véhiculés par le guide 

Trouver un équilibre entre le contenu publicitaire, son allure et sa disposition ainsi que le contenu éditorial représente un défi de taille. L’auditoire doit pouvoir conserver son rythme de lecture sans être constamment distrait ou interrompu par des encarts promotionnels. Mais il ne faut pas pour autant négliger l’espace accordé à la publicité. En évitant de surcharger les pages et en soignant le visuel afin que les annonces s’intègrent harmonieusement au contenu, on augmente les chances de créer une expérience globale agréable pour le lecteur.

5. Insérer du contenu généré par les utilisateurs

Plusieurs experts s’entendent pour affirmer que le contenu généré par les utilisateurs (visiteurs et locaux) est d’une grande valeur. Persuasif et authentique, il s’avère un outil marketing astucieux pour les OGD.

Travel Manitoba l’utilise à bon escient en intégrant à son guide de nombreuses photos s’étant distinguées sur Instagram. Le nom du gagnant du concours de photo de la ville sur Instagram figure sur la page.

Guide touristique 2018 Voyage Manitoba 

Source : Guide touristique 2018 de Voyage Manitoba

6. Ajouter des éléments visuels qui captent l’attention.

Les guides papier qui réussissent à créer un visuel intéressant utilisent une variété de mises en page, de typographies et de formats de photo afin que chaque section se démarque. Intégrer des éléments interactifs, tels que des jeux-questionnaires ou des composantes ludiques comme des illustrations, représente d’autres alternatives pour dynamiser un guide. Parmi ses derniers conseils, la firme CrowdRiff réitère l’importance d’inclure au moins un élément visuel attrayant à chaque page et de fignoler le contenu écrit pour captiver le public.

Pour rehausser la présentation des divers quartiers de Saint-Louis, l’OGD a choisi d’incorporer une carte illustrée rassemblant les lieux les plus pertinents. Concise et efficace, cette illustration donne un aperçu des hauts lieux de la ville.

Guide-saint-louis-carte-visiteur

Source : 2018 Official visitor guide St. Louis

Les guides papier demeurent un outil intéressant pour les visiteurs, particulièrement lorsqu’ils se trouvent à destination. L’université de Bentley a d’ailleurs réalisé une étude démontrant à quel point cet outil joue un rôle d’influence une fois sur place. Raison de plus pour offrir un guide du visiteur hors pair !

 

Image à la Une : 2018 Official visitor guide St. Louis

 

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La Nouvelle-Zélande a disparu des cartes du monde

Dans la vidéo, l’humoriste néozélandais Rhys Darby, inquiet de la situation, décide de faire des recherches à ce sujet. La rivalité avec l’Angleterre au rugby et la concurrence avec l’Australie sur le plan touristique ou avec certains pays concernant la viticulture, l’amènent à conclure à une conspiration mondiale. Il fait alors appel à la première ministre dont la participation contribue à transmettre l’image sympathique du pays.

Comme l’explique Stephen England-Hall, directeur général de Tourism New Zealand, cette vidéo à saveur humoristique a pour but d’attirer l’attention et de faire rire. C’est aussi l’occasion de lancer une campagne promotionnelle sur le Web et sur les médias sociaux avec #getNZonthemap.

Source : Youtube, Guardian News

L’autodérision paie, puisqu’une semaine après son lancement, la vidéo a été vue par près de 200 000 personnes sur YouTube et a été partagée plus de 2000 fois sur la page officielle de 100 % Pure New Zealand.

 

Source image à la Une : Youtube, Guardian News

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Mettre ses citoyens sur un piédestal

Depuis les attentats terroristes de 2016, le tourisme à Bruxelles éprouve quelques difficultés. L’exploitant ferroviaire européen Thalys désire renverser la situation. En collaboration avec l’agence Rosapark, il a créé une nouvelle campagne touristique mettant en vedette les résidents de la ville. Environ 500 citoyens furent transformés en statues virtuelles grâce à un système d’imagerie holographique qui permet de construire une image en 3D en deux minutes. Les photos tridimensionnelles de cinq mètres de hauteur sont ensuite projetées sur une stèle portant l’inscription suivante : In Brussels, real monuments are the people (À Bruxelles, les vrais monuments sont les gens).

Cette démarche dépasse le simple cadre touristique. Elle vise à valoriser les citoyens et à leur remonter le moral. Selon le cofondateur de l’agence, le résultat n’est pas uniquement impressionnant par les aspects techniques du projet, mais aussi par le sentiment de fierté de la population. L’émotion était palpable lors du dévoilement du projet. La vidéo suivante explique le concept.

Source : Youtube

Ce projet est un bon exemple de campagne marketing qui mise sur l’authenticité. La relation entre les résidents et le territoire montre le caractère unique du lieu. Plusieurs destinations, notamment Copenhague, s’inscrivent dans cette tendance. Les résidents sont des ambassadeurs. Ils rendent la ville plus authentique et plus vivante que jamais.

Qu’en pensez-vous ?

Source de l’image à la une : Rosapark Agency – Youtube

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Heureux comme un Finlandais

L’organisation de gestion de la destination de la Finlande, Visit Finland, saisit une occasion en or de faire valoir les atouts de son territoire et de sa culture. Le pays se classe au sommet de la liste des 156 États analysés sur le plan du bonheur de ses habitants, tel que dévoilé en début d’année 2018 dans le World Happiness Report. Parmi les facteurs considérés dans ce palmarès, mentionnons la liberté de choix, le bien-être, les mesures sociales, la qualité de vie et la générosité.

La recette du bonheur

C’est dans cet esprit que Visit Finland publie sur sa page d’accueil « 6 steps to be happy like a Finn » en révélant quelques ingrédients qu’elle considère comme étant la recette du bonheur des Finlandais. Les voici brièvement :

    1. Suer au sauna sur une base régulière ;
    2. Marcher dans la forêt ;
    3. Nager dans un lac gelé ;
    4. Cueillir des petits fruits ;
    5. Apprécier les changements de luminosité : le soleil de minuit en été, les aurores boréales en hiver ;
    6. Fréquenter les grands espaces.

Heureux comme un Finlandais_bonheur Source : Visit Finland

Visit Finland réussit bien, dans l’ensemble de ses communications, à faire ressortir ses principaux attraits, à promouvoir les éléments distinctifs qui constituent sa marque de commerce, plutôt que d’essayer de tout vendre.

Le Canada obtient la septième place au palmarès du bonheur. D’après vous, quelle est la recette des Canadiens ?

 

Image à la une : Visit Finland