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Tourisme durable

Le climat change, et vous ?

Alors que les variations climatiques se manifestent plus nettement saison après saison, scientifiques et professionnels du tourisme tirent la sonnette d’alarme et prônent un changement radical des pratiques. Si les gestionnaires sont globalement sensibles à la question, ils sont encore nombreux à se sentir déroutés face aux mesures à adopter. Concrètement, comment s’y prendre ? Voici quelques exemples d’adaptation réussie.

 

Repenser les modèles

L’augmentation des précipitations, la diminution de la couverture nivale ou la variation de la durée des saisons rendent les activités extérieures particulièrement vulnérables aux changements climatiques. Afin de faire face aux températures nouvelles, les exploitants remettent en question la pertinence des modèles traditionnels. Ainsi, la saison hivernale est condensée et plus d’événements et d’activités connexes sont proposés sur une plus courte période. La tarification est également repensée. Un billet unique peut donner accès à une variété d’expériences et si l’équipement le permet, les visiteurs peuvent même changer d’activité au milieu de leur journée.

Bien conscients que la variabilité de l’enneigement menace la qualité de l’offre hivernale, la station de ski Prat Peyrot du massif de l’Aigoual, en France, a entrepris de se reconvertir en écostation multisaisons. Issu d’un échange entre les élus locaux et les professionnels, le processus se veut participatif et intègre les considérations des experts, des citoyens, des organes gouvernementaux, des visiteurs et de l’industrie touristique. D’ici 2020, l’ensemble du territoire devrait être multiactivités et accueillir une voie de découverte de 5 km, mais aussi des sentiers de vélo de montagne, de randonnée et de raquette, des circuits d’interprétation et une course d’orientation.

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Source : ademe.fr

Dans un contexte où chaque action de l’industrie peut avoir des répercussions sur les milieux hôtes, la vocation même des activités peut être élargie. Ainsi, si le camping est, certes, associé à un moment de détente, l’association Camping Québec, y voit une occasion de sensibiliser les visiteurs au développement durable. En s’associant à l’OBNL Sans Trace Canada, Camping Canada a mis en place un code de conduite pour minimiser l’impact de l’activité sur l’environnement et initier les campeurs au tourisme responsable. Le programme s’articule autour de sept grands principes :

 

  Les 7 principes Sans Trace 

  Préparez-vous et prévoyez

  Utilisez les surfaces durables

  Gérez adéquatement les déchets

  Laissez intact ce que vous trouvez

  Minimisez l’impact des feux

  Respectez la vie sauvage

  Respectez les autres usagers 

Source : Sans Trace Canada


Proposer une offre alternative

Les bouleversements climatiques menacent la relative stabilité de la météo, laquelle est nécessaire à toute planification stratégique. Pour contrer cette réalité et assurer une satisfaction des visiteurs, peu importe les températures, le Domaine Enchanteur, en Mauricie, propose une large variété d’activités. Alors que l’offre initiale se composait d’un réseau de sentiers glacés dans les bois, difficile à entretenir en cas de redoux, le domaine propose maintenant des expériences moins vulnérables aux caprices de mère Nature : de la raquette, un parc animalier, un parcours d’hébertisme, un labyrinthe suspendu ou encore, une balade en petit train.

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Source : Domaine Enchanteur

L’agrotourisme aussi a recours à la diversification de l’offre pour compenser le raccourcissement des saisons touristiques. Le Domaine Labranche, une érablière de la Montérégie récipiendaire de nombreuses distinctions, possède également un verger et produit du vin et différents alcools. Les propriétaires ont décliné le concept de la cabane à sucre pour proposer des expériences de restauration connexes : la « Cabane à pommes » et la « Cabane en fêtes ». En adoptant cette stratégie, le domaine peut désormais accueillir les visiteurs sur trois saisons (hiver, printemps et automne).

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Source : Domaine Labranche

Dans le même ordre d’idée, la station de ski Bromont, qui a adopté la nouvelle appellation Bromont, montagne d’expériences, propose des activités tout au long de l’année afin d’assurer une présence constante des visiteurs sur la montagne. Ski en hiver, vélo de montagne à l’année et parc aquatique en été, la station mise également sur les événements pour montrer son dynamisme et se positionner comme la référence en matière de plein air.

Appuyer l’innovation

Issu d’un partenariat entre différents experts de l’industrie touristique et de la recherche sur les changements climatiques, le Living Lab Laurentides est géré par Tourisme Laurentides. L’objectif est d’appuyer des projets qui proposent des mesures pour atténuer les conséquences du changement climatique et minimiser l’émission de gaz à effet de serre, mais également d’explorer des options proactives entraînant une transformation des pratiques d’affaires de l’ensemble des acteurs de l’industrie. À ce jour, trois projets ont déjà intégré le Living Lab Laurentides.

Parc linéaire Le P’tit Train du Nord

Le Living Lab soutient les gestionnaires du P’tit Train du Nord pour effectuer une recherche sur différentes options de revêtement de sol pour piste cyclable. En s’inspirant des bonnes pratiques internationales, l’analyse devrait aboutir à l’utilisation de matériaux recyclés ou végétaux pour un sentier cyclable qui tolère mieux les épisodes de chaleur et les pluies abondantes. Tout au long du processus, des experts, mais également les usagers, seront consultés.

Source : Tourisme Laurentides

Ville de Saint-Sauveur

Pendant les périodes de pics touristiques, de nombreux visiteurs affluent en véhicules motorisés dans le centre-ville de Saint-Sauveur. Tout en augmentant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, cette situation menace la qualité de vie des résidents aussi bien que l’expérience des voyageurs. Le Living Lab accompagne la Ville de Saint-Sauveur pour la mise en place d’un système gratuit de navette en autobus électrique. Les visiteurs et les résidents sont invités à stationner leur véhicule en périphérie du centre-ville et à utiliser ce mode de transport plus responsable.

Adaptation des sentiers

Alors que la Station Mont-Tremblant, la Ville de Mont-Tremblant et le Parc régional de la Montagne du Diable voyaient simultanément la qualité de leurs sentiers de randonnée menacée par les nouvelles réalités climatiques, le Living Lab les a réunis sous un même projet. L’objectif est d’identifier des options d’aménagement afin de lutter contre l’érosion des pistes et des infrastructures due aux fortes pluies, mais aussi de renforcer la sécurité des usagers et la protection de l’environnement.

Ces initiatives inspirantes atténuent l’aspect inéluctable des changements climatiques en misant sur la proactivité, le partenariat, l’adaptation et l’innovation. Et vous, quelles actions avez-vous déjà mises en place ?

 

Source de l’image à la Une : Pexels

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Produits et activités

Les Beaux-Arts culinaires

Pour célébrer la Fête de la Gastronomie — Goût de France, on retrouve l’événement « Les Beaux-Arts Culinaires » pour une quatrième année en Normandie. Le concept : des chefs normands s’inspirent d’une œuvre d’art exposée dans l’un des huit musées participants de la région, afin de créer une recette originale. Ayant préalablement visité le musée, choisi leur tableau et préparé leur création, les 50 chefs invités viennent ensuite cuisiner au pied de la toile sélectionnée pour recréer leur œuvre culinaire devant le public.

Les visiteurs ont la chance de déguster des plats uniques, de discuter avec les chefs à propos du choix de leur tableau et de vivre une expérience culturelle multisensorielle. À leur sortie, ils repartent avec la recette du chef illustrée sur une carte postale. L’expérience se poursuit en ligne, sur la section « Recettes » du site Web où l’on retrouve la recette, mais également un mot du chef qui partage les détails de son inspiration. Cette animation culinaire valorise la région, les produits, la gastronomie et de nombreux acteurs de la Normandie.

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Source : Les Beaux-Arts Culinaires – Recette Coquillages et carottes, velouté safrané

 

Source image à la une : Les Beaux-Arts Culinaires

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Segments de clientèles

L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z

Les Gen Zers ou la génération Z représentent les jeunes nés après 1990 ou 1995 selon les sources. Ils sont déjà dans la vingtaine, hyperconnectés et deviennent de nouveaux travailleurs qui jouissent d’un pouvoir d’achat. Souvent associés à la génération du millénaire (nés entre 1985 et 2000), les Z se différencient de leurs aînés, les Y. Les principales caractéristiques qui les définissent sont expliquées dans une précédente analyse.

Dans ce contexte, les stratégies marketing doivent diffuser des discours percutants et proches de leurs valeurs. Cette analyse propose quelques conseils pour rejoindre la génération Z et présente des cas concrets d’entreprises et de destinations s’adressant à cette clientèle.

Jamais sans les réseaux sociaux

Pour la génération Z, l’utilisation des appareils intelligents et des médias sociaux constitue une seconde nature. Il faut donc déployer une stratégie numérique diversifiée en ciblant les principaux réseaux que les Gen Zers emploient (Snapchat, YouTube et Instagram), car ils ne les utilisent pas de la même manière que les générations précédentes. Une stratégie multicanal nécessite de l’investissement en temps et en énergie, mais augmente les probabilités de les rejoindre. Voici quelques aspects à considérer.

Le FOMO 

Les Gen Zers sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de rater quelque chose d’important ou l’urgence de vivre sans retenue. Les réseaux s’avèrent efficaces pour leur montrer ce qu’ils manquent s’ils ne visitent pas un hôtel ou une ville.

L’importance du visuel

Plus que les autres générations, les Z aiment communiquer avec des images, des vidéos et des émoticônes. Pour une campagne ou une publicité, le message véhiculé doit être clair, créatif et marquer leur imaginaire rapidement, car le niveau d’attention des Z n’est que de huit secondes. Si un texte accompagne l’image, mieux vaut qu’il soit court.

La collaboration avec des influenceurs 

La génération Z apprécie les influenceurs et leur accorde une grande importance puisqu’ils partagent des images et des expériences personnelles. Elle s’y réfère beaucoup lors de son processus d’achat. Le marketing d’influence rejoint davantage cette génération, principalement avec des vidéos sur YouTube.

Le partage et la participation 

Une fois à destination, que vous représentiez une ville ou un hôtel, il ne faut pas hésiter à suggérer des endroits parfaits pour prendre un égoportrait (selfie). Les Z pourront créer du contenu et le diffuser sur les réseaux sociaux. Les inviter à partager leurs clichés en y associant un mot-clé s’avère également une bonne idée. Cela devient d’autant plus important puisque le contenu qu’ils génèrent peut être récupéré ensuite par une marque, une entreprise ou une destination. Ce qui est partagé par leurs pairs les inspire et les influence dans leur processus d’achat.

En les encourageant à partager, à s’impliquer et à être actif sur les réseaux sociaux, vous donnerez à cette génération le sentiment de s’investir dans une marque au lieu d’être de simples consommateurs. Il sera plus facile d’attirer leur attention et de les fidéliser.

YouTube et le tourisme au Canada

Selon l’agence de marketing Fuseideas, 92 % des Gen Zers regardent des vidéos sur YouTube. Ce réseau social devient leur source de référence quand il s’agit d’apprendre une compétence, de se divertir et de découvrir de nouveaux produits et des destinations. C’est la génération qui y consacre le plus de temps. Au Québec, YouTube devient pratiquement indispensable. D’ailleurs 95 % des adultes québécois de 18 à 34 ans regardent des vidéos, des films ou des émissions sur internet selon le Cefrio.

Pendant l’été 2017, Destination Canada a invité des Youtubeurs français à parcourir certaines régions du pays. Parmi ceux-ci, Natoo et Kemar (4,5 millions d’abonnés) ont découvert la région de Vancouver et les Rocheuses canadiennes, et Squeezie (11 millions d’abonnés), la région de Montréal, l’Outaouais et l’Abitibi.

Source : YouTube

Au Québec, Tourisme Laurentides et l’Association des centres de ski des Laurentides ont également fait appel à des influenceurs lors de leur campagne d’hiver 2017. À travers quatre capsules vidéo, le public a pu suivre deux YouTubeuses québécoises Lysandre Nadeau (393 000 abonnées) et Éliane Duquet (63 000 abonnés) dans la découverte du ski et des plaisirs de la saison hivernale. De plus, elles ont publié une vidéo des meilleurs moments sur leur chaîne personnelle et celle de Lysandre a cumulé plus de 77 000 visionnements.

Source : YouTube

Snapchat et l’industrie touristique

Snapchat rejoint de plus en plus la génération Z. Il dépasse Facebook et Instagram pour le nombre d’utilisateurs dans les groupes d’âge des 12 à 17 ans et des 18 à 24 ans depuis 2017 selon eMarketer. L’application met à disposition plusieurs outils qui s’avèrent utiles pour l’industrie touristique. En plus des filtres géolocalisés, Snapchat propose désormais des Context cards. Ces cartes permettent aux utilisateurs d’obtenir plus d’informations sur les points d’intérêts dans les photos et vidéos. Ils peuvent ensuite se rendre sur place, faire des réservations au restaurant ou à l’hôtel.

Depuis que la chaîne Marriott a utilisé Snapchat la première fois en 2014, plusieurs autres compagnies hôtelières ont emboîté le pas, notamment Okko Hotels et les hôtels W. Une précédente analyse s’attarde à ce sujet et décrit davantage l’utilisation des filtres géolocalisés.

Et vous, comment parlez-vous à la génération Z ?

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Hébergement

Avis en ligne : qu’est-ce qui compte vraiment ?

L’impact des avis

Les clients accordent une importance grandissante à la consultation des avis en ligne dans leur processus de choix d’un établissement d’hébergement. Comme le souligne une étude de l’Université Cornell, après le prix, ce sont les avis qui comptent le plus. Les consommateurs ont intégré cette pratique à leur planification de séjour afin d’analyser les options et de valider leur choix.

après le prix, ce sont les avis qui comptent le plus

 

La plateforme de gestion de clientèle hôtelière SiteMinder a compilé quelques données provenant des sites TripAdvisor et TrustYou concernant les voyageurs qui consultent les avis en ligne et les différents classements :

  • 96 % d’entre eux estiment que les avis sont importants dans la recherche d’un établissement ;
  • 88 % excluent tous les hôtels qui compilent une cote moyenne inférieure à 3 sur 5 ;
  • 32 % ne sélectionnent que ceux qui ont une cote de 4 sur 5 et plus ;
  • 79 % lisent entre 6 et 12 avis avant de réserver ;
  • 80 % considèrent qu’un hôtelier qui répond aux avis en ligne est plus attentif à ses clients qu’un hôtelier qui ne répond pas.

De plus, des recherches ont démontré un lien positif significatif entre la bonne réputation en ligne et le revenu quotidien moyen, le taux d’occupation et le revenu par chambre disponible (RevPAR). Les avis en ligne se retrouvent désormais sur plusieurs portails de réservation. Le géant Google a même pris les devants sur TripAdvisor, longtemps roi et maître dans ce domaine. Mais c’est Booking.com qui domine le marché avec quelque 30 % de l’ensemble des avis partagés.

L’analyse des mots et des cotes

Mais que disent ces avis ? Quels sont les éléments les plus marquants ? Quels sont les facteurs liés à une bonne cote et inversement, à une mauvaise cote ? Le Center for Hospitality Research de l’Université Cornell s’est penché sur la question. Des chercheurs se sont affairés à identifier les facteurs ayant le plus d’impact sur la cote accordée à l’établissement. Ils ont analysé 95 500 avis en ligne et cotes d’appréciation de 99 hôtels indépendants sur une période de 12 mois partagés sur les sites de Booking, Expedia et TripAdvisor. Précisons qu’il s’agit d’établissements certifiés Preferred Hotels & Resorts, de l’hébergement haut de gamme. Cela permet d’obtenir l’opinion d’une clientèle exigeante.

Pour établir des liens entre les cotes d’appréciation et les mots choisis par les clients pour décrire leur expérience, les chercheurs ont décortiqué les avis, compté le nombre de fois que chaque mot a été utilisé. Le tout a ensuite été comparé avec l’ensemble des cotes d’appréciation pour déterminer quels attributs reviennent le plus souvent dans les avis neutres et positifs et ceux mentionnés le plus couramment dans les avis défavorables.

Établir un contact, générer des émotions

Les mots « service » et « chambre » ont été les plus souvent mentionnés dans les avis en général. Quelque 23 autres mots sont apparus couramment dans les avis positifs comme négatifs. Il s’agit donc d’éléments descriptifs importants pour les clients. Les mots les plus parlants sont présentés dans le Tableau 1. Ceux qui sont apparus seulement dans les avis favorables démontrent l’importance que revêtent les interactions personnelles ou qui génèrent des émotions positives et créent des expériences mémorables.

mots avis enligne

Miser sur la chambre ET le service

Les chercheurs confirment ainsi que le service et la chambre sont les deux facteurs clés dans la satisfaction de la clientèle. Ils dominent les autres facteurs que sont, par exemple, la localisation et le bâtiment ou encore les équipements et les installations.

L’accent doit donc être mis sur les secteurs opérationnels affectés au service et aux chambres : un service chaleureux et efficace, des lits et des matelas de qualité et un environnement favorisant une bonne nuit de sommeil dans une chambre propre, agréable et fonctionnelle, le tout avec l’offre (sur place ou à proximité) d’un excellent petit déjeuner. Ces éléments réunis sont garants de la satisfaction de votre clientèle.

Constance, constance

Éviter les failles opérationnelles au quotidien est plus important que d’obtenir un « wow » à l’occasion.

Enfin, un autre aspect extrêmement important dévoilé par cette enquête est la constance dans la livraison de la prestation. Éviter les failles opérationnelles au quotidien est plus important que d’obtenir un « wow » à l’occasion. Les hôtels qui ont reçu une grande variété dans les scores au cours des 12 mois de l’étude obtiennent une classification générale beaucoup plus basse que ceux qui affichent sensiblement la même cote favorable pour l’ensemble des avis. Ainsi, les secteurs qui performent moins bien dans les évaluations globales de séjour ou encore qui ressortent à travers les opinions exprimées dans les avis doivent être examinés rapidement.

Avec les modes et les tendances qui évoluent très rapidement, dont les nouvelles technologies, le design et les équipements toujours plus performants, cette étude démontre que l’hôtelier ne doit jamais perdre de vue les bases de son offre, soit une chambre et du service. Ce sont là les deux aspects fondamentaux les plus importants pour sa clientèle.

 

Image à la une : Unsplash

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Segments de clientèles

8 profils de consommateurs

Euromonitor International a publié une étude visant à comprendre le contexte d’achat de huit types de consommateurs. Ces portraits illustrent sommairement les influences et les motivations qui poussent les individus à acheter.

 

 

 

 

 

 

Voici un aperçu de ces huit profils :

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Le traditionnel évite généralement de magasiner ; épargner est son credo. Peu influençable, il effectue rarement des achats impulsifs. Pour l’attirer, il faut lui proposer des offres promotionnelles et lui assurer un processus d’achat simple et efficace.

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Concernée par les enjeux de surconsommation et convaincue de pouvoir faire un changement, l’activiste cherche la qualité et la durabilité. Elle accorde de l’importance à des marques qui respectent ses valeurs. Elle est même prête à payer plus cher pour des produits et services qui répondent à ses exigences.

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Le conservateur se concentre principalement sur ses besoins personnels et familiaux. Même s’il aime magasiner, il s’avère peu matérialiste. Une expérience d’achat unique et mémorable, telle que des offres éphémères ou des boutiques pop-up, pourrait le faire bifurquer de sa route et potentiellement lui faire effectuer un achat spontané.

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Motivée par de grandes ambitions, l’aventurière aime essayer de nouvelles choses, souhaite vivre à l’étranger et être travailleuse autonome. Confiante, elle accorde peu d’importance à ce qu’on pense d’elle. Pour réaliser ses projets, elle est prête à épargner et à limiter ses dépenses, particulièrement lorsqu’il s’agit de débourser des sommes pour des expériences peu significatives. Elle fait confiance à des marques reconnues et valorise la qualité.

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Le fougueux vise à être le meilleur et souhaite ce qu’il y a de mieux. Toujours branché, il utilise et apprécie de nombreux outils technologiques. Il vit sans penser à demain, ce qui l’incite à dépenser au fur et à mesure ainsi qu’à faire des achats impulsifs. Toujours à l’affût des tendances, il accorde beaucoup d’importance au prestige des marques et à ce que les autres pensent de lui.

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La planificatrice sait ce qu’elle veut dans la vie. Elle est plutôt soucieuse de son argent et évite de payer à crédit. Loyale aux marques qu’elle affectionne, elle fait confiance aux produits et services qui ont fait leurs preuves. Les achats compulsifs la rebutent.

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L’optimiste a confiance en elle et envers le futur. Elle penche pour la qualité et non la quantité. Sa santé et son bien-être occupent une place importante dans ses priorités. Malgré son tempérament pragmatique, elle effectue régulièrement de petits achats impulsifs pour se récompenser ou pour faire plaisir à son entourage. L’optimiste s’intéresse aux produits de marque, mais comme elle s’avère très sensible au prix, elle préfère les acheter au rabais.

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L’acheteuse compulsive n’aime généralement pas trop magasiner. Elle adore tomber sur des aubaines et s’offrir des récompenses. Elle s’informe des tendances et s’intéresse aux produits et services qui feront briller son image. Elle vit dans le moment sans se projeter dans le futur.

Sources d’influence

Sans surprise, les recommandations d’amis et de membres de la famille jouent auprès de tous un rôle d’influence prépondérant (voir le tableau 1). Même si leur ampleur est moindre, les avis d’autres clients ont eux aussi un rôle significatif auprès d’une forte majorité.

Le traditionnel, le conservateur et la planificatrice s’inscrivent parmi les personnalités les moins influençables. Cela dit, les campagnes axées sur des offres au rabais ou des programmes de fidélité pourraient les charmer. L’activiste aime se renseigner, lit les commentaires, s’intéresse aux échanges diffusés sur les médias sociaux et accorde de l’importance aux messages véhiculés dans les publicités télévisées. L’aventurière et l’optimiste sont sensibles au marketing traditionnel. Utiliser ce canal pour leur proposer des offres alternatives et valoriser un bon rapport qualité-prix peut susciter leur attention, voire jouer sur l’impulsivité de l’optimiste. Le fougueux et l’acheteuse compulsive détiennent les personnalités les plus influençables. Leur intérêt marqué pour les dernières tendances se traduit par une présence accrue sur les médias sociaux, une affection pour des ambassadeurs de marque et une envie de reproduire les styles de vie convoités sur le Web.

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Pourquoi tous ces profils ?

Nous sommes à une ère où tous cherchent à personnaliser leur offre, à améliorer l’expérience d’achat (en ligne et hors ligne), à créer une relation avec leurs clients, à communiquer adéquatement avec leur auditoire et à faire parler positivement de leur marque. Peut-être que les profils d’Euromonitor International permettront à certains de mieux comprendre les différents types de consommateurs, les nuances de leur personnalité, leurs motivations et les canaux à utiliser pour mieux les atteindre ?

 

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Marketing

L’influence de la musique à l’hôtel

D’après l’agence Rightsify, un hôtel devrait adapter l’atmosphère musicale de ses lieux selon sa clientèle et la fonction de ses espaces. Celle-ci a une influence physique et psychologique sur les personnes qui fréquentent l’établissement, de même que sur leur perception du service et de l’expérience globale. Voici quelques conseils.

  • Adapter l’ambiance sonore :
    • en fonction de la clientèle cible : une musique plus neutre pour les voyageurs d’affaires et les familles, et plus avant-gardiste pour les milléniaux ;
    • en fonction des lieux : par exemple, une musique avec un rythme plus lent dans le hall d’entrée suscite la perception d’un processus d’enregistrement plus fluide et le temps d’attente plus court.

Le choix musical agit également sur le personnel. Une bonne musique peut améliorer la performance tout comme une mauvaise (répétitive, trop forte, etc.) affecte l’humeur et le service à la clientèle.

Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à créer votre musique de marque. Une ambiance musicale avec des sons génériques évoque une image vague et indécise. Selon votre contexte et votre clientèle, il faut oser quelque chose de différent !

Tendrez-vous l’oreille à ces suggestions ?

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Marketing

Une bière iconique fait la promotion des quartiers

Plusieurs destinations comptent parmi leurs icônes — non officielles — la bière locale. La Jamaïque est indissociable de la Red Stripe comme la Guinness, de l’Irlande.

Pour l’île française de la Réunion, la Bourbon, communément surnommée la Dodo tel l’oiseau endémique aujourd’hui disparu, fait partie intégrante de l’expérience touristique. Elle se retrouve dans la majorité des albums photo souvenirs, tout comme son slogan « la Dodo lè la » qui signifie « la Dodo est ici » et que l’on peut voir un peu partout.

 

De mai à juillet 2018, la brasserie a mené une campagne communicationnelle mettant en vedette 24 quartiers de l’île grâce à des étiquettes à leur effigie. Un sympathique clin d’œil aux différents secteurs illustrés à l’aide de graphismes particulièrement réussis. Bien qu’il s’agisse d’une stratégie commerciale, l’entreprise souhaite rendre hommage à ses racines et mettre en valeur la diversité culturelle et géographique de la Réunion. Les étiquettes ont été créées par des illustrateurs et des artistes locaux.

L’opération fait le bonheur des touristes. Ils les photographient, les collectionnent et les différentes étiquettes éveillent leur curiosité envers certains quartiers moins connus. Elles se vendent même sur eBay !

biere_dodo_campagne_marketing_quartiers Source : ladodo.com

Une destination qui s’associe à un produit commercial populaire n’est pas une nouveauté, mais demeure généralement une stratégie efficace. Au Québec, la Microbrasserie des Beaux Prés se révèle une belle vitrine pour des lieux marquants de la Côte-de-Beaupré, et celle Le Trou du diable pour Shawinigan. Si un produit de votre région rayonne au-delà, il peut s’agir d’une belle occasion de partenariat !

 

Source de l’image à la une : ladodo.com

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Marketing Produits et activités

Des empreintes de la destination en souvenir

Inspirée par le caractère graphique et patrimonial des plaques d’égouts et autres éléments urbains, l’entreprise allemande raubdruckerin transforme ces éléments urbains en empreintes dont les imprimés se retrouvent sur des sacs ou encore des chandails. Chaque pièce est unique et révèle les caractéristiques propres à la ville ou au quartier dans lequel elle est créée.

Ces œuvres d’art mobiles deviennent ainsi des ambassadrices de la destination et renforcent son image de marque. Basée à Berlin et se déplaçant dans d’autres métropoles telles qu’Amsterdam, Lisbonne, Paris, Barcelone et Rome, cette entreprise crée ces objets directement sur les lieux publics et invite les gens à assister à la confection de leur souvenir.

Source : Youtube, raubdruckerin Berlin

Dans la ville de Québec, l’Îlot des palais organise des événements durant lesquels il est possible de réaliser soi-même l’impression en sérigraphie directement dans les rues de la capitale. Une activité à faire, comme touriste ou comme résident, qui permet de redécouvrir la ville sous un nouvel angle. Serait-ce une idée à adopter pour promouvoir votre ville ?

 

Source image à la une : raubdruckerin

 

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Marketing Technologies

Publicités sur Facebook : outils et bonnes pratiques

Le nombre d’utilisateurs de Facebook impressionne. Ce réseau social atteint 2,2 milliards de membres actifs en 2018. Il permet de rejoindre un large éventail de clients. Selon une enquête d’eMarketer, il représente le meilleur retour sur investissement et s’avère essentiel en marketing. Voici un aperçu des outils à la disposition des destinations et des entreprises touristiques pour les campagnes publicitaires sur cette plateforme.

 

Les formats

Plusieurs formats de publicités payantes existent sur Facebook selon les besoins et les stratégies marketing. La plupart d’entre eux représentent de bonnes occasions d’intégrer un lien d’appel à l’action (call to action) afin de diriger une personne vers un site Internet.

  • Une image : mettre en valeur une photo d’une destination ou d’une entreprise prise par les habitants ou les voyageurs ;
  • Une vidéo : attirer l’attention sur une courte période. L’intégration d’une légende bien détaillée s’avère recommandée puisque beaucoup de personnes regardent sans son ;
  • Un carrousel : exposer plusieurs éléments en rotation. Facebook optimise l’ordre de présentation selon le niveau d’engagement ;
  • Un diaporama : jusqu’à dix photos peuvent être utilisées pour récréer l’effet d’une annonce vidéo sans le même effort ;
  • Une collection : afficher des articles d’un catalogue de produits sur un appareil mobile de façon personnalisée ;
  • Un canevas : pour les appareils mobiles uniquement. Format qui rassemble les images et les vidéos afin de mieux raconter une histoire ou une expérience.

Il existe également des formats publicitaires servant des objectifs spécifiques, notamment les liens commandités, les offres et les évènements.

Publicité dynamique pour les voyages

Cette fonctionnalité permet un ciblage automatique et personnalisé avec une configuration minimale de la part d’une entreprise touristique ou d’une destination. À la suite du téléchargement d’un catalogue des produits et des offres, il suffit de créer un modèle pour qu’il soit diffusé auprès des individus susceptibles de partir en voyage. Par exemple, si une personne fait une recherche pour des vols ou des hôtels sans faire de réservation, les publicités dynamiques permettent de la cibler selon sa destination envisagée, ses dates, etc. Il en va de même une fois l’achat effectué. Un voyageur peut recevoir des offres de location de voitures ou d’activités après avoir réservé son billet d’avion.

Trip Consideration

En ciblant des personnes avant même leur prise de décision, il s’avère alors possible de devenir la première destination à leur esprit.

Facebook offre désormais un nouvel outil pour le secteur touristique. Il amène à un autre niveau les publicités dynamiques. Cela permet de rejoindre en amont les voyageurs dans leur processus décisionnel. Il cible les individus avant même qu’ils choisissent leur prochaine destination. Si une personne manifeste de l’intérêt pour des croisières en parcourant des sites dédiés aux voyages sans un objectif précis en tête, elle peut recevoir des annonces faisant la promotion de ce type d’activité pour l’inciter à réserver. Dans le contexte où les voyageurs utilisent fréquemment Facebook comme source d’inspiration lors de la planification d’un séjour, ce nouvel outil constitue un net avantage pour le secteur touristique. En ciblant des personnes avant même leur prise de décision, il s’avère alors possible de devenir la première destination à leur esprit. Cela permet également de diffuser en priorité des annonces pour accroître le trafic et l’audience.

Des destinations connectées aux voyageurs

L’agence CrowdRiff, en collaboration avec la firme d’intelligence d’affaires Skift, a analysé plus de 500 publicités d’organisations de gestion de la destination américaines sur Facebook en juillet 2018. En voici quelques exemples :

Discover South Carolina 

L’OGD de la Caroline du Sud utilise l’engouement des utilisateurs de Facebook pour les vidéos de nourriture dans le cadre de leur campagne publicitaire. Au lieu d’y présenter des restaurants ou des plats populaires de leur région, l’organisation opte pour des recettes avec des produits locaux. Les plans offrent une vue rapprochée des aliments. Les scènes s’enchaînent rapidement pour que l’attention du spectateur soit maintenue. Ce dernier se dirige ensuite vers le site Web de Discover South Carolina pour accéder à la vidéo complète et à la recette.

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Source : Discover South Carolina

Visit PA

L’OGD de la Pennsylvanie utilise les publicités avec un carrousel de façon originale. Au lieu d’y montrer plusieurs images différentes, une photo panoramique y est présentée en sections séparées. Un texte relie également l’ensemble publicitaire. L’objectif est d’encourager une personne à continuer de cliquer pour voir la composition du message et de la photo. Cette utilisation du carrousel s’avère idéale pour susciter la curiosité, augmenter l’engagement et amener plus de clics sur la page.

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Source : Visit PA

Tennessee Vacation

Pour rejoindre les voyageurs britanniques lorsque British Airways a lancé un nouveau vol direct à partir de Londres, l’OGD du Tennessee s’est associé aux blogueurs anglais de Hand Luggage Only. Ce partenariat a permis d’atteindre un public sans ressembler à une publicité officielle. Elle cible une clientèle et les amène à considérer la destination pour un prochain voyage.

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Source : Hand Luggage Only

Maximiser le rendement des publicités

Un ciblage efficace augmente les probabilités d’atteindre les bonnes personnes qui deviennent alors susceptibles de cliquer sur les liens.

L’utilisation des outils marketing de Facebook semble très simple. Néanmoins, il importe de maîtriser quelques techniques pour assurer l’efficacité et la rentabilité des publicités. Voici quelques astuces pour y parvenir.

  • Effectuer un bon ciblage : plusieurs critères démographiques existent, mais Facebook offre des options intéressantes à exploiter telles que les intérêts, l’état matrimonial, le profil de carrière, la génération ou le niveau d’éducation. Un ciblage efficace augmente les probabilités d’atteindre les bonnes personnes qui deviennent alors susceptibles de cliquer sur les liens. Au préalable, définissez vos audiences et segmentez vos campagnes ;
  • Augmenter sa pertinence : Facebook établit un pointage de performance des publicités. Plus ces dernières ciblent les bonnes personnes, plus la performance s’en trouvera bonifiée et sera davantage mise de l’avant. D’où l’importance d’un ciblage efficace ;
  • Mesurer les performances : le suivi de la performance (taux de clic, de conversion, etc.) possède de nombreux avantages. Cela permet d’ajuster le contenu et le ciblage pour augmenter leur rentabilité. Les fonctionnalités Gestionnaire de publicité et Business Manager s’avèrent particulièrement utiles dans cette situation.

Avez-vous d’autres astuces pour maximiser la performance de vos publicités sur Facebook ?

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Opérations séduction pour attirer des travailleurs en région

Dans ce contexte, les outils du marketing territorial arrivent à la rescousse pour créer des campagnes de séduction sur mesure.

Selon Virginie Proulx, consultante et experte en marketing territorial, lorsqu’on choisit de déménager pour prendre un emploi en région, on veut y retrouver des avantages spécifiques liés à la qualité de vie, mais on veut aussi vivre une expérience qui se rapproche de celle vécue par les touristes : dépaysement, authenticité, mode de vie sain, accès aux produits locaux et beauté des paysages.

Les campagnes de recrutement qui ciblent des candidats provenant de l’extérieur sont donc différentes : en plus de proposer un emploi de qualité, il faut vendre une expérience de vie. C’est ici que la réputation et l’image du territoire deviennent un enjeu crucial dans l’attraction.

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Campagne de recrutement de LM Wind Power à Gaspé, présentant les montagnes gaspésiennes, source : LM Wind Power — Canada

 

Au cours des dernières années, plusieurs régions du Québec se sont dotées de stratégies d’attractivité. Les attraits naturels, culturels et sportifs déclenchent bien souvent le fameux coup de foudre pour une région. Certains offices de tourisme et associations collaborent avec les intervenants économiques afin de mettre en valeur les plus beaux atouts du territoire. Le programme québécois Place aux jeunes en région, qui existe depuis 1990, est d’ailleurs un acteur majeur qui favorise cette concertation et cette mobilisation du milieu.

Voici selon Visages Régionaux, agence de communication spécialisée dans le marketing territorial, les étapes d’une stratégie d’attraction :

  1. Miser sur les forces et les attraits existants ;
  2. Cibler les types de migrants potentiels ;
  3. Mobiliser les différents acteurs locaux ;
  4. Définir le positionnement de la stratégie ;
  5. Créer un plan d’action et d’incitatifs innovants ;
  6. Élaborer une identité visuelle et des outils de communication.

Quelques exemples régionaux d’identités visuelles :

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Sources : MRC Charlevoix, Baie-James — Vivre autrement !, Bas-Saint-Laurent – Vivre à temps plein

 

En 2017, l’organisme Visages régionaux a sondé plus de 2000 personnes âgées de 18 à 37 ans afin de connaître les raisons qui les incitent à vivre ou vouloir s’établir en région. Ceux-ci s’intéressent plus particulièrement à trois aspects : un mode de vie différent, un cadre de vie propice à la famille et plus de contacts avec la nature. La Gaspésie avec sa stratégie d’attraction audacieuse « Vivre autrement en Gaspésie » est un très bon exemple de la mise en valeur de ces atouts.

travailleurs_region_gaspesie Source : Vivre en Gaspésie

 

En mai 2018, l’équipe de la Stratégie d’établissement durable des personnes en Gaspésie s’est rendue au centre-ville de Montréal afin de mener une opération « coup marketing » auprès des passants pour les intéresser à la vie dans leur région. Les meilleurs moments ont été captés dans une vidéo destinée aux médias sociaux. Selon les concepteurs, cette campagne vise « l’attraction de nouveaux résidents en quête de changement, de défis professionnels et d’équilibre personnel ». Son succès repose sur la mobilisation de tous les acteurs régionaux qui ont participé à la démarche.

Source : © Vivre en Gaspésie/Place aux jeunes en région

 

Les campagnes d’attractivité destinées aux travailleurs se distinguent de celles ciblant les touristes, bien que le visuel soit souvent le même. Le message à passer est le suivant : en vivant en région, cette expérience de rêve pourrait faire partie de votre quotidien.

Même tendance en France où le marketing territorial est en plein essor. Tout comme au Québec, plusieurs régions françaises misent sur la promotion d’un mode de vie alternatif pour faire migrer les travailleurs hors des métropoles.

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Source : Région Nouvelle-Aquitaine

 

Puisque l’on s’adresse généralement à un auditoire qui vit en milieu urbain, une stratégie fréquente consiste à utiliser la technique marketing du « contrepied » ou « contresens ». On souligne les irritants de la ville en forçant la comparaison positive avec la vie en région. On souhaite que le citadin retienne que vivre en région c’est un peu comme être en vacances à l’année…

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Source : Bretagne — Passez à l’ouest

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Source : La Roche sur Yon

De nouveaux employés pour l’industrie touristique

Ces réflexions sur l’attractivité sont particulièrement pertinentes pour les employeurs de l’industrie touristique durement touchés par la pénurie de main-d’œuvre.

Avant de créer une stratégie d’attractivité, il faut mettre en place des conditions de travail qui répondent aux besoins et aux attentes des travailleurs. La campagne marketing doit être cohérente et tenir ses promesses.

Pour attirer les travailleurs saisonniers, la recette gagnante se situe d’abord au niveau de la conciliation travail/tourisme. Un passionné de kitesurf qui se retrouve aux Îles de la Madeleine pour y travailler voudra pratiquer son sport aussi souvent que possible. Voilà une réalité que les employeurs doivent bien comprendre en visant ce bassin de candidats.

Pour les régions et les employeurs, il s’agit donc de bien maîtriser les outils marketing sans oublier d’investir aussi dans des stratégies de fidélisation.

 

Source image à la une : YouTube, Vivre en Gaspésie