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Produits et activités Segments de clientèles

Briser les stéréotypes du plein air

L’industrie du plein air véhicule encore trop souvent une image très restrictive du type d’adeptes : des personnes jeunes, de race blanche, hétérosexuelles et souvent très expérimentées. Des influenceurs réussissent à briser ce moule et sensibilisent de grandes entreprises à mieux représenter la diversité dans leurs actions marketing. Au-delà de l’origine ethnique, la diversité concerne aussi le genre, l’orientation sexuelle ou encore le type de silhouette. Le tourisme d’aventure et de plein air a tout à gagner à élargir ses horizons vers une clientèle diversifiée.

Promouvoir la diversité

C’est le syndrome de l’imposteur qui a poussé une femme dans la vingtaine, Jenny Bruso, à créer le blogue Unlikely Hiker (Randonneuse improbable). Nouvellement pratiquante de plein air, se qualifiant elle-même de femme allosexuelle (queer) souffrant d’embonpoint, elle ressentait le besoin de partager ses expériences alors qu’elle ne s’identifiait pas du tout à l’image type de l’adepte de la randonnée.

Son blogue et ses publications sur les médias sociaux ont fait boule de neige et ont permis à de nombreuses personnes de s’identifier à un profil de pratiquants qui se rapproche davantage de leur réalité. Qu’il s’agisse de personnes de couleur, d’individus en surpoids ou de néophytes enthousiastes, ils sont de plus en plus nombreux à partager les photos de leurs sorties de plein air sur le compte Instagram Unlikely Hikers. Celui-ci rassemble, à ce jour, plus de 54 000 abonnés.

Ce mouvement a l’appui de marques reconnues comme REI Co-op et Columbia. En ligne depuis un peu plus de deux ans, Unlikely Hikers a fait des petits. Ces petites communautés se sont regroupées afin de créer une coalition d’influenceurs pour promouvoir la diversité dans le plein air : Diversify Outdoors. Les entreprises sont d’ailleurs invitées à prendre part à ce mouvement en prêtant serment à l’Outdoor Industry CEO Diversity Pledge. Les organisations signataires doivent adhérer aux principes suivants :

  • Embaucher et soutenir des employés et des dirigeants provenant de communautés diversifiées ;
  • Publier des publicités et des éléments de marketing représentatifs dans les médias ;
  • Soutenir des athlètes-ambassadeurs largement représentatifs ;
  • Partager des expériences avec d’autres grandes marques.

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Source : Diversify Outdoors

Se remettre en question

En octobre 2018, le chef de la direction de la coopérative de plein air Mountain Equipment Co-op (MEC), David Labistour, envoyait à tous les membres un courriel faisant le mea culpa de l’organisation face au manque de diversité dans ses publicités. De ce fait, MEC s’engage à faire la promotion de la diversité dans les sports de plein air en étant l’un des signataires du Diversity Pledge. La vidéo suivante, publiée sur le site de MEC, présente l’un des éléments déclencheurs de cette remise en question :

Source : YouTube

Briser les mythes

Au Canada, les personnes de couleur affichent un taux de participation global aux activités de plein air 8 % plus élevé que chez les Blancs.

Afin d’obtenir une vision plus éclairée du profil ethnique des pratiquants de plein air, MEC a commandé une étude sur la population canadienne. Cette enquête, réalisée de l’automne 2017 au printemps 2018 auprès de 2640 adultes afin de connaître leur taux de participation à 17 activités de plein air, révèle des résultats très intéressants.

Au Canada, les personnes de couleur :

  • affichent un taux de participation global aux activités de plein air 8 % plus élevé que chez les Blancs ;
  • passent en moyenne trois heures de plus par semaine que les Blancs à faire du plein air ;
  • sont plus enclines que les Blancs à pratiquer le jogging, l’escalade ainsi que les sports d’hiver ;
  • présentent des taux de participation similaires à ceux des Blancs, ou presque, pour les autres activités comme la randonnée, le vélo de route et le camping.

Aux États-Unis

La situation de la population américaine est un peu différente. Selon l’organisme de recherche sur le plein air Outdoor Foundation, le taux de participation de la communauté noire aux activités de plein air (34 %) est inférieur à celui des autres (Blancs : 51 % ; Asiatiques : 51 % ; Hispaniques : 49 %). Mais ce sont les Hispaniques et les Noirs s’adonnant au plein air qui cumulent le plus grand nombre de sorties annuellement (voir le tableau 1).

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Afin de s’adresser à ces segments de clientèle, les conférenciers Rue Mapp et Evita Robinson ont proposé quelques astuces lors de l’événement AdventureELEVATE, de l’Adventure Travel Trade Association :

  • Cibler les groupes affinitaires directement impliqués dans les communautés. L’organisation Outdoor Afro, qui favorise la connexion entre les Afro-Américains et les activités en nature, constitue un excellent premier point de contact pour une entreprise en tourisme d’aventure qui souhaite créer des liens avec ce segment de clientèle ;
  • Faire appel à des influenceurs crédibles. Le produit à vendre est le même, peu importe la couleur de la peau ; c’est plutôt la façon dont le message est véhiculé qui compte. Les gens doivent pouvoir se projeter dans l’aventure. Ils pourront le faire si des voyageurs auxquels ils s’identifient recommandent le produit, partagent des témoignages, font du storytelling à propos de la destination, de l’entreprise ;
  • Demander l’avis des résidents de la communauté noire (ou autochtone ou asiatique ou autre) à propos de la destination, de l’entreprise. Leur perspective sur ce qu’une personne de la même origine ethnique pourrait rechercher spécifiquement lors d’un séjour peut s’avérer très constructive.

Ces suggestions peuvent s’appliquer à la communauté LGBTQ, aux Autochtones ou à tout autre segment de clientèle. Une réelle volonté de tendre vers une plus grande diversité se reflète aussi chez le personnel d’une entreprise. Une mixité dans l’équipe de travail donnera certainement l’impulsion à une plus grande diversité de la clientèle et à une image de marque illustrant l’ouverture et l’inclusion.

Cette prise de conscience de l’industrie du plein air gagnera-t-elle d’autres secteurs touristiques ?

 

Image à la une : Unsplash

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Produits et activités Tendances

Regard sur les tendances du tourisme nordique

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) produit depuis plusieurs années le bulletin de veille sur le tourisme nordique pour le ministère du Tourisme du Québec. Cet exercice permet d’informer les intervenants des produits et stratégies en lien avec la Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

Le déploiement d’une image forte et authentique

Les destinations nordiques n’hésitent plus ! Elles s’affirment et créent des images de marque fortes pour séduire les touristes. Fières de leur caractère unique, elles tentent de dissiper les préjugés à leur égard et de faire comprendre leur mode de vie. Elles prônent un contact avec la nature, la neige et les habitants pour vivre des expériences authentiques.

Conséquemment, des pays tels que la Finlande, la Norvège, l’Islande ou le Groenland proposent des sites Web et des campagnes marketing innovantes et surprenantes. En voici quelques-unes qui ont attiré l’attention du RVT :

Plusieurs de ces initiatives sont récompensées pour leur qualité et l’impact sur leur milieu. C’est le cas de la campagne The symphony of the Extremes, qui fut sélectionnée dans la catégorie « Best National Tourism Board Campaign/DMO Campaign » lors du dernier International Travel & Tourism Award. Elle se démarque par l’originalité de la démarche, qui voulait refléter les contrastes de l’ADN de la nation finlandaise. En voici la vidéo :

Source : YouTube

La gestion de la croissance des visiteurs

Les pays nordiques font face à une augmentation considérable du nombre de touristes depuis quelques années. Bien que les environnements naturels soient l’une des principales raisons de visite, ils s’avèrent très vulnérables à une fréquentation importante. Le tourisme suscite des préoccupations quant aux mesures à prendre pour gérer l’achalandage, tout en préservant la nature sauvage et la qualité de vie des habitants. Sans négliger le développement des infrastructures pour accueillir les visiteurs, la protection de l’environnement constitue un enjeu de taille pour ces pays. Plusieurs d’entre eux mettent en place des projets, tant législatifs que de marketing, afin de sensibiliser, d’influencer et de gérer les flux touristiques dans le temps et l’espace. Il est à présager que ces initiatives ne feront que s’accroître dans les prochaines années.

(Lire aussi : Planifier et gérer une augmentation significative de visiteurs)

Miser sur la saison hivernale

Alors que le tourisme, dans de nombreuses régions nordiques, demeure très populaire à la saison estivale, les destinations polaires mettent en place des initiatives pour attirer plus de visiteurs pendant l’hiver. Dans le cas de la Finlande, la campagne de marketing d’influence 100 Days of Polard Night Magic, a engendré plusieurs impacts positifs pour la promotion du pays comme destination hivernale.

VisitGreenland développe désormais son offre et fait une promotion pour la saison hivernale. L’organisation affirme qu’une visite à ce temps de l’année permet de vivre une expérience nordique plus authentique. De nouvelles activités sont proposées aux touristes qui désirent découvrir le pays comme le ferait un résident pendant le long et sombre hiver polaire.

Responsabiliser les touristes

Certaines destinations travaillent en amont et concentrent leurs efforts sur la sensibilisation des voyageurs à la protection de l’environnement. L’organisme Inspired by Iceland propose aux touristes de prêter serment pour respecter la nature du pays et voyager de façon responsable. Après avoir signé leur engagement, les participants obtiennent un certificat et sont invités à utiliser le mot-clic #IcelandicPledge. La vidéo suivante présente le projet.

Source : YouTube

Mesures législatives

Dans quelques cas, les gouvernements n’ont pas eu d’autre choix que d’intervenir pour encadrer les visiteurs et minimiser leurs empreintes. Les élus norvégiens ont adopté une résolution visant à éliminer les émissions de CO2 des navires et des traversiers dans les fjords d’ici l’année 2026. La croissance du nombre de bateaux de croisière dans les fjords Geirangerfjord et Nærøyfjord cause plusieurs problèmes, notamment l’augmentation de la pollution atmosphérique et divers troubles sanitaires pour les communautés locales. Cette région deviendra ainsi l’une des premières zones maritimes sans émission de CO2 au monde.

Au Canada, le ministère du Développement économique et des Transports du Nunavut a publié le nouveau Règlement sur le tourisme maritime. Ce dernier fournit des outils au gouvernement territorial pour mieux encadrer les exploitants et s’assurer que le tourisme apporte une contribution positive aux populations locales.

Le tourisme autochtone : entre collaboration et partenariats

Avec des initiatives innovantes, fortement ancrées sur le territoire et dans les communautés, le tourisme autochtone constitue un puissant moyen de distinction pour l’offre canadienne. En milieu nordique, le secteur connaît une croissance importante et de nombreux projets sont développés, que ce soit par les communautés autochtones elles-mêmes ou en partenariat avec des non-Autochtones.

Les gouvernements de ces territoires réalisent plus que jamais la portée des activités et des produits proposés par les Premières Nations, puisqu’ils aident grandement à la diversification de l’offre touristique. Par exemple, les autorités des Territoires du Nord-Ouest ont décidé d’investir annuellement plus de 257 000 dollars pour développer le produit touristique et renforcer la commercialisation des cultures et des expériences autochtones.

La force des partenariats

Les échanges et la collaboration entre les peuples autochtones et non autochtones s’avèrent essentiels à la réussite des projets, dans le respect des cultures, des traditions, des communautés et des territoires. Plusieurs partenariats offrent aux communautés de prendre en charge le développement touristique et de créer de l’emploi. Par exemple, Parcs Canada participe à un programme de formation à la conduite d’embarcations et à l’accueil des visiteurs, destiné aux jeunes Inuits.

D’autres partenariats permettent aux destinations de se démarquer et de démontrer leur force de caractère face à l’imprévu. En 2017, le RMS Queen Mary 2 accoste à la ville de Sept-Îles, après avoir donné seulement deux semaines de préavis. Toute la communauté s’est mobilisée pour offrir un accueil exceptionnel aux membres de l’équipage et aux passagers. Porteuse du projet, Destination Sept-Îles Nakauinanu a su établir une synergie et une collaboration uniques avec ses partenaires (la municipalité, le Port de Sept-Îles et Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam) pour rehausser le calibre touristique de la région. Le travail de tous fut récompensé par le prix Initiative de partenariat, lors du dernier Gala des Prix excellence tourisme, à l’occasion du sommet touristique organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec.

Ces tendances témoignent du dynamisme du tourisme nordique, ici et ailleurs dans le monde. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

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Marketing

Les événements sportifs, un atout pour la destination

André Richelieu, chercheur et professeur au département de marketing de l’ESG UQAM, a démontré, dans son article A sport-oriented place branding strategy for cities, regions and countries, l’importance d’intégrer les événements sportifs dans la stratégie d’image de marque d’une destination (place branding). Grâce à une vaste revue de la littérature et une collecte de données secondaires, le chercheur a identifié les priorités des gestionnaires de territoires (organismes publics, organismes de gestion de la destination, etc.) pour mener à bien une telle démarche.

Définir l’image de marque d’une destination à travers le sport

Il s’agit de développer une marque pour un territoire en utilisant des techniques marketing, dans le but de transformer positivement son image. Différents vecteurs peuvent être utilisés, comme l’histoire, l’architecture, la gastronomie, la géographie ou encore le sport. Ce dernier représente un effet de levier important pour les gestionnaires de territoires en raison de son aspect émotionnel, de sa capacité à engager un large public et à créer un lien de confiance entre le lieu et ses clientèles cibles (touristes, entrepreneurs, investisseurs et résidents).

Selon monsieur Richelieu, il existe quatre façons d’utiliser le sport dans l’image de marque de la destination :

  1. Les événements sportifs majeurs (ex. : les Jeux olympiques) ou secondaires (ex. : course cycliste dans le périmètre d’une ville) ;
  2. Les équipes sportives privées (ex. : équipe de soccer de Manchester United) ou nationales (ex. : équipe de rugby les All Blacks de la Nouvelle-Zélande) ;
  3. Les participations sportives (ex. : courir un marathon) ;
  4. Les lieux sportifs (ex. : stades sportifs d’équipes populaires, anciens sites des Jeux olympiques).

Le chercheur s’intéresse plus particulièrement aux événements sportifs et à leurs impacts potentiels sur un territoire.

Un rayonnement fort pour une destination

Les événements sportifs peuvent offrir un rayonnement qui dépasse les limites du territoire et s’étend à l’international dans le cas de ceux de grande envergure. Ils sont d’autant plus attractifs et efficaces qu’ils évoquent des symboles forts et déclenchent de vives réactions émotionnelles de la part des spectateurs. Le sport peut être un grand catalyseur de l’image de marque d’une destination.

Retombées sociales des événements sportifs

Monsieur Richelieu relate cinq impacts sociaux potentiels de la mise en place d’une stratégie de marque d’un territoire misant sur les événements sportifs. Ces impacts ont également été identifiés par d’autres chercheurs :

Capital social : Les petits événements ont une moins grande portée que les manifestations majeures, mais peuvent produire davantage d’impacts intangibles. Ils bénéficient à une large part de la population locale en renforçant le sentiment d’appartenance à la communauté  suscité par son implication dans l’organisation. Leurs effets sont plus durables et il y a de grandes chances que ces événements laissent un legs socioéconomique pour le territoire.

Bien-être et identité collective : Le sport procure un effet de bien-être pour ceux qui le pratiquent. Ce bienfait se manifeste aussi chez les personnes assistant aux événements et celles qui s’y sont impliquées en tant que bénévoles. Les prouesses sportives des athlètes, qu’ils évoluent à l’échelle locale, nationale ou internationale, suscitent un sentiment de fierté pour la population et permettent de forger une identité collective autour du sport.

Participation sportive : La tenue d’un événement stimule la participation sportive de la population. Celle-ci, inspirée par la performance des athlètes, décide de pratiquer un nouveau sport ou d’accroître ses activités physiques. Néanmoins, il s’avère que cet effet est surtout visible à court terme et plusieurs études ne revèlent aucun changement significatif parmi les populations observées.

Capital humain : Les événements sportifs, grâce aux possibilités de bénévolat qu’elles offrent, encouragent les interactions sociales, le partage de connaissances, l’entraide et le développement des compétences de leadership. Ces effets touchent plus la population locale dans le cas des petits événements, où elle est davantage mise à contribution. Dans le cas de manifestations majeures, une grande part des bénévoles proviennent de l’extérieur du territoire.

Régénération urbaine : D’ambitieux plans de développement d’infrastructures sont mis en place pour accueillir des événements internationaux. Bien souvent, ces installations ne répondent qu’à un besoin ponctuel et n’ont plus d’utilité une fois la manifestation achevée. Mais certains exemples prouvent qu’il est possible, avec une bonne planification, de régénérer une zone urbaine durablement. C’est le cas de la Pologne, lors du Championnat d’Europe de football en 2012. Le pays a choisi d’investir davantage dans le transport local et national que dans la construction ou la rénovation de stades, ce qui aurait stimulé l’économie du pays, tout en améliorant son attractivité touristique.

Approche holistique de l’image de marque d’une destination à travers le sport

Afin de définir une image de marque liée aux événements sportifs qui se distingue de celles des destinations concurrentes, les gestionnaires du territoire doivent adopter une approche holistique articulée autour de quatre dimensions :

  • Sportive : L’objectif des gestionnaires est d’organiser un événement mémorable unissant sport et divertissement (« sportainment »). Cela peut générer une image positive et des partenariats avec des marques.
  • Économique : Les gestionnaires s’assurent que l’événement soit financièrement viable, doté d’infrastructures durables qui seront réutilisées par la communauté.
  • Commerciale : Les revenus provenant des commanditaires et des produits dérivés sont maximisés.
  • Sociale : Les gestionnaires, mais aussi les politiciens, sont transparents afin d’obtenir le support de la communauté locale. La communication, la collaboration et le consensus sont les clés du succès. Cette dimension implique également de porter une attention au legs de l’événement. Pour cela, une méthode de calcul fiable est utilisée pour mesurer les impacts économiques et sociaux.

Cette approche holistique présente le potentiel de laisser un legs et de créer de la valeur pour le territoire et sa population. Pour résumer, voici les trois priorités des organismes publics et de gestion de la destination lors de l’organisation d’un événement sportif.

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Source : André Richelieu

Le tourisme sportif, un marché de grande importance

Au sein de l’industrie du sport, le tourisme sportif est le segment qui croît le plus rapidement. Selon l’Alliance canadienne du tourisme sportif et Statistique Canada, le pays a enregistré 19,8 millions de touristes sportifs en 2017, dont une grande majorité de Canadiens (90 %). Le Québec est la deuxième province d’importance après l’Ontario, en termes de volume. En 2017, 4,89 millions de visiteurs s’y sont déplacés et ont dépensé 1,27 milliard de dollars canadiens.

Montréal a accueilli 55 événements sportifs en 2017, comparativement à 35 en 2012, l’année où la Ville a instauré un programme pour encourager la tenue de ce type de manifestation. L’administration finance les événements de petite et moyenne envergure à hauteur de 500 000 $ par année et souhaite qu’ils génèrent non seulement des retombées économiques, mais aussi sociales.

C’est donc un marché d’importance pour Montréal, mais aussi pour l’ensemble du Québec. Afin de s’assurer que les événements accueillis sur leur territoire génèrent des impacts sociaux, les gestionnaires québécois peuvent s’appuyer sur l’approche holistique de monsieur Richelieu.

 

Source de l’image à la une : © pexels.com

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Marketing

Laissez-passer culturel pour les résidents

Depuis juillet dernier, les citoyens de New York bénéficient d’entrées gratuites pour visiter des musées, ainsi que d’autres institutions culturelles, grâce à un partenariat avec les bibliothèques de la métropole. Pour bénéficier de ce privilège, les résidents doivent au préalable posséder une carte de bibliothèque, puis réserver leur laissez-passer sur le site de la Culture Pass.

Cette initiative rend la culture accessible à un plus grand nombre de personnes, incluant les communautés défavorisées. Elle encourage aussi tous les New-Yorkais à visiter ou à revisiter ces lieux qui témoignent de la richesse culturelle de leur ville.

Les résidents représentent une clientèle importante à ne pas négliger. Plusieurs institutions le réalisent et cherchent à impliquer davantage ces citoyens dans leur stratégie de marketing en développant un réseau d’ambassadeurs. Favoriser l’essor d’un sentiment d’appartenance auprès de cette clientèle locale peut s’avérer bénéfique pour l’attractivité du lieu. Parfois très engagés, ces résidents aiment partager leur passion, ce qui contribue à la promotion de l’établissement. (lire aussi : Comment impliquer les résidents dans le tourisme). Est-ce que ce laissez-passer culturel fera éclore une collaboration visant à mettre en valeur le tourisme culturel new-yorkais ? À suivre…

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Source : Culturepass.ny

 

Source de l’image à la une : 

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Marketing

Van Gogh dans les centres commerciaux

La volonté de « rendre accessibles les œuvres de Vincent Van Gogh et partager le récit de sa vie au plus grand nombre de personnes possibles dans l’espoir de les toucher et de les inspirer » s’inscrit dans la mission du musée Van Gogh. Voilà justement ce qui motive la tournée pop-up du musée en sol américain. Pour l’instant, sept villes envisagent d’accueillir l’exposition.

Dans le cadre de cette initiative, le musée n’expose aucune œuvre originale. Ce sont plutôt des reproductions en trois dimensions réalisées à l’aide d’une technologie de la société Fujifilm. La qualité supérieure de ce processus permet au public d’apprécier les subtilités du travail de Vincent Van Gogh, telles que les reliefs de ses coups de pinceau, la taille et les couleurs originales de ses œuvres. Il est possible de glisser ses doigts sur les toiles afin de saisir le mouvement et l’énergie déployée par l’artiste.

Source : Youtube

Tout comme dans un véritable musée, le public a la possibilité de se procurer des produits dérivés dans la boutique souvenir de l’édition pop-up. Les collectionneurs peuvent également acheter des copies des œuvres reproduites.

 

Source image à la une : Sunflowers — Vincent Van Gogh, janvier 1889 VanGoghMuseum.nl

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Ailleurs dans le monde Destinations Marketing

Les OGD : acteurs clés dans le développement économique

Les organisations de gestion des destinations (OGD) peuvent s’impliquer dans le développement économique hors du cadre touristique. Elles soutiennent leur communauté, participent à développer leurs échanges commerciaux, à générer des revenus, à créer des emplois, à augmenter leurs investissements dans de nouvelles infrastructures et bien plus encore. La US Travel Association en est convaincue. Dans son plus récent rapport, elle décrit le travail des ODS américaines et leur implication dans l’économie de leur région. Voici quelques exemples.

Stimuler les PME

Les OGD et les stratégies — ou démarches — de marketing territorial favorisent la croissance des petites et moyennes entreprises. Leur promotion devient essentielle pour développer l’économie locale et pour répondre à la demande des touristes. En effet, les PME attirent les visiteurs, car elles rendent une destination unique et dynamique.

La Virginie passe à l’action 

En Virginie, les PME emploient la moitié de la main-d’œuvre du secteur privé. Selon la US Travel Association, les deux tiers des 20 000 établissements de loisirs et d’accueil de l’État ont moins de 20 travailleurs. La Virginia Tourism Corporation (VTC) soutient les intérêts des entreprises touristiques, des entrepreneurs et la création d’emplois. Elle trouve des moyens efficaces de les promouvoir et de les supporter avec des outils marketing, du financement et des partenariats. C’est d’ailleurs le cas de l’industrie des bières artisanales.

Tout comme au Québec, les microbrasseries en Virginie connaissent une croissance importante. Grâce à l’implication de la VTC, ces entreprises brassicoles deviennent des incontournables dans l’offre touristique de leur région. L’OGD fait la promotion de leurs établissements, de leurs routes thématiques et de leurs festivals et évènements. Pour les visiteurs, il s’agit d’une occasion de découvrir des produits locaux et de vivre une expérience authentique. Le tourisme fait affluer une clientèle de plus en plus importante pour les microbrasseries et apporte des revenus supplémentaires. Pour la Virginie, ces entreprises ont un impact économique estimé à 9 milliards de dollars américains d’après la US Travel Association

virginia_beer Source : Virginia Tourism Corporation

L’entreprise Hardywood Park Craft Brewery connaît une expansion importante depuis sa fondation en 2011. Elle a récemment étendu ses activités et investi dans une nouvelle installation de brassage et un campus de la bière d’une valeur de 28 millions de dollars américains. Plus de 60 emplois seront créés dans la région rurale de Goochland. L’emplacement d’origine attire 150 000 clients par an et les responsables s’attendent à en recevoir environ 250 000 avec leurs plus récents projets. La brasserie estime que 20 % des visiteurs viennent de l’extérieur de l’État, ce qui stimule l’économie locale grâce à de nouvelles dépenses et aux recettes fiscales.

hardywood_park_carft_brewery Source : Hardywood Park Carft Brewery, Kate Magee

Attirer les entreprises

Elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans un contexte où la qualité de vie est un facteur de plus en plus important pour les dirigeants dans le cadre d’une relocalisation d’entreprise, les OGD s’avèrent des joueurs clés dans la présentation de leur destination. Il s’agit de spécialistes du marketing qui racontent l’histoire d’une communauté. Elles sont les meilleures pour décrire ce que la ville ou la région a de mieux à offrir. Conséquemment, elles peuvent participer aux efforts déployés pour encourager les compagnies à s’implanter dans une région et les renforcer.

Dans la course pour Amazon

Lorsque la compagnie Amazon a annoncé la création d’un deuxième siège social, les promoteurs économiques, les chambres de commerce, les mairies et d’autres agences ont déployé beaucoup d’efforts pour l’accueillir. Elle avait plusieurs critères de sélection notamment la qualité de vie, l’offre des activités de loisirs et un bon système d’éducation. Dans certains cas, les OGD se sont impliquées dans le processus pour attirer Amazon.

Même si elle ne figure pas parmi les 20 meilleures candidates d’Amazon, Kansas City a mis beaucoup d’efforts pour convaincre la compagnie américaine. Son OGD, Visit KC, a pris l’initiative de fournir des messages et plusieurs éléments visuels afin de démontrer le caractère unique de la ville. D’ailleurs, cette OGD collabore avec plusieurs grandes entreprises, notamment Garmin International et H&R Block, pour les aider dans leurs efforts de recrutement de main-d’œuvre.

Le Philadelphia Convention & Visitors Bureau et Visit Philadelphia partagent des ressources et des compétences pour montrer la ville sous son meilleur jour. Elles participent à l’effort global en mettant l’accent sur la qualité de vie de la destination. Ces organisations apportent également leur soutien en matière de marketing et de médias sociaux pour le site Web Philadelphia Delivers. Si ce site fut créé à l’origine pour vendre Philadelphie à Amazon, les autorités municipales continuent de l’exploiter pour attirer de nouvelles entreprises. Tous ces efforts permettent à la ville de demeurer dans la course pour l’obtention du deuxième quartier général d’Amazon. Le choix de la destination devrait être connu d’ici le début de l’année 2019.

Source : YouTube

Selon la présidente du Philadelphia Convention & Visitors Bureau, Julie Coker Graham, le processus pour attirer Amazon a permis de créer un discours et d’acquérir de nouveaux partenaires qui peuvent aider à positionner Philadelphie comme une destination de choix aux États-Unis.

Et vous, comment participez-vous au développement économique de votre destination ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Marketing

3 étapes clés pour créer son programme de commandite

Mais tout d’abord, qu’est-ce que la commandite ? Il s’agit d’une source de financement pour toutes sortes d’événements qui reçoivent une certaine somme d’argent ou d’incitations d’une organisation en échange d’une visibilité. Le mot clé ici est visibilité. Pour le commanditaire, c’est un outil de marketing efficace et puissant pour accroître et renforcer la notoriété de sa marque sur des marchés de niche ciblés. Plus encore, c’est l’occasion de créer des liens profonds et durables avec les participants. Voilà pourquoi de nos jours, on parle plus de partenariat que de commandite. Ce petit guide sans prétention présente les principales étapes pour parvenir à ses fins.

1. Connaître ses participants

La première étape du processus consiste à collecter suffisamment de renseignements sur vos participants.

La première étape du processus de recherche de commanditaires consiste à collecter suffisamment de renseignements sur vos participants : leur nombre, leur titre professionnel, le nom de leur entreprise, leurs profils démographique et même psychographique (loisirs, habitudes d’achat, destinations de voyage, etc.). La liste des délégués constitue souvent la première chose que le commanditaire regarde lors de l’évaluation d’une possibilité de commandite pour un congrès ou une conférence. S’il est convaincu d’être en mesure d’atteindre son public cible, il sera plus enclin à parrainer l’événement.

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Source : Wendy Wei, Pexels 

Plus vous segmentez votre public, mieux vous serez préparé à gagner le cœur des commanditaires.

Google Analytics permet de recueillir facilement des données démographiques de base. Vous pouvez ensuite combiner ces renseignements à ceux de votre système de billetterie et d’enregistrement à l’aide d’une plateforme de gestion de données. Pour raffiner votre connaissance et compléter cette première analyse, la meilleure méthode consiste à réaliser un sondage. Lorsque vous aurez amassé un nombre substantiel de données sur chacun de vos participants, tentez de découvrir des traits communs et des caractéristiques qu’ils partagent (au moins trois ou quatre). Les commanditaires segmentent leur clientèle, ils attendent le même niveau de détail de votre part. 

Plus vous segmentez votre public, mieux vous serez préparé à gagner le cœur des commanditaires.

2. Créer des occasions de commandites

La prochaine étape consiste à déterminer comment les commanditaires interagiront avec vos participants. Quelles actions leur offrent la visibilité souhaitée ? En voici quelques exemples :

  • installer une bannière ou un kiosque lors de l’événement ;
  • offrir de la publicité dans les documents imprimés tels que le programme et sur votre site Web ;
  • proposer une présence sur l’application mobile ;
  • promettre des laissez-passer, un accès prioritaire (VIP) aux réceptions, ou des entrevues exclusives ;
  • offrir la possibilité de prendre la parole lors d’une conférence ;
  • créer des animations ou des activités qui marqueront l’esprit du participant (activation de la marque) ;

Estimer la valeur de ses atouts

Réunissez votre équipe pour une séance de remue-méninges et jetez un coup d’œil sur la concurrence pour trouver des idées auxquelles vous n’aviez pas pensé. Au fur et à mesure que vous avancez dans cette étape, créez un tableau de bord dans lequel vous inscrirez une liste de vos atouts dans une colonne et leur attribuerez une valeur dans l’autre. Que croyez-vous qu’un commanditaire serait prêt à payer pour chacun des éléments de votre grille ? Rappelez-vous que vous êtes en concurrence avec d’autres méthodes publicitaires. Les commanditaires potentiels investissent quotidiennement dans la publicité et le marketing. Ils connaissent exactement la valeur d’un envoi de courriels ou d’un placement de logo. Est-il possible de promettre plus de valeur ? Oui. Par exemple, si vous savez que la majorité de vos participants sont des décideurs, votre proposition pourrait devenir plus attrayante. Ainsi, pour maximiser vos revenus de commandite, vous devez trouver la zone idéale entre le coût réel de chaque atout et sa valeur perçue par le parraineur. Bien sûr, celle-ci peut s’avérer difficile à évaluer, mais en analysant la concurrence, ce qu’elle offre et à quel prix, il est possible d’établir un montant initial.

Opter pour des forfaits personnalisés

La liste des atouts et leur évaluation constituent une base de travail pour rencontrer des commanditaires potentiels. À ce stade-ci, plusieurs entreprises sont tentées de regrouper les divers éléments de la grille en niveaux : or, argent ou platine, par exemple. La plupart des experts croient qu’il s’agit d’un bon point de départ, mais ils sont tous d’accord pour dire que les forfaits personnalisés sont indispensables. Il faut offrir la liberté aux parraineurs de choisir ce qui leur convient le mieux. Énumérez vos options par type — image de marque, visibilité sur les lieux, échantillons, etc. — pour aider les commanditaires à comprendre rapidement la valeur potentielle de chaque proposition.

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Source : Unsplash, Maxime Bhm

3. Sélectionner et contacter des commanditaires potentiels

Trouver les partenaires parfaits constitue une étape cruciale pour assurer une expérience mémorable à ses participants. Un programme de parrainage réussi commence par une liste de prospects bien documentée. Pour l’établir, vous pouvez visiter le site Web d’événements semblables aux vôtres pour y découvrir les entreprises qui les ont parrainés, ou mieux encore, y assister pour y rencontrer les commanditaires présents. C’est une excellente astuce pour dénicher des idées d’éléments à proposer aux commanditaires. Regardez aussi du côté de leurs concurrents. Peut-être souhaiteraient-ils parrainer votre événement ? En tant qu’organisateur, vous devez en apprendre autant que possible sur les organisations auxquelles vous désirez vous associer. Bien connaître leurs publics cibles et leurs valeurs, comprendre leur mission et leurs objectifs sont autant d’actions qui vous placent en bonne position pour leur offrir un partenariat qui corresponde à leurs intérêts. Après avoir identifié les meilleurs prospects, il importe de s’adresser aux décideurs pour leur présenter votre proposition de commandite et il vaut mieux le faire en personne.

À la fin de l’événement, communiquer les gains et les pertes à ses parraineurs constitue une partie essentielle de la relation, affirment les experts : statistiques de fréquentation, photos, mentions sur les médias sociaux, nombre d’impressions et engagement avec leur marque, etc. Si vos commanditaires sont satisfaits de leur partenariat, demandez-leur de renouveler leur participation pour la prochaine année (si votre événement est récurrent).

Vous avez d’autres idées ou façons de faire ? Partagez-les avec vos collègues de l’industrie.

 

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Accès universel : simplifier le contenu écrit

L’accès aux vacances et aux loisirs est un droit universel. Un des principes du Code mondial d’éthique du tourisme concerne « la facilitation et la non-discrimination dans les voyages », en particulier des populations les plus vulnérables. Le 2e Sommet mondial du tourisme accessible qui s’est tenu les 1er et 2 octobre 2018 à Bruxelles s’est penché sur les outils de mise en accessibilité pour les personnes handicapées, entre autres, pour celles éprouvant des difficultés de lecture. Madame Éloise Auffret-Novice, consultante spécialisée dans la sensibilisation au handicap au sein d’entreprises et dans l’accompagnement d’établissements culturels à l’accueil des publics à besoins particuliers, a présenté la méthode « Facile à lire et à comprendre ».

Une information accessible à tous

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs. Les adultes peu compétents en littératie représentent une proportion significative de la population de tous les pays, selon les résultats de la plus récente évaluation des compétences des adultes publiée par l’OCDE (2016). En France, par exemple, 7 % de la population âgée de 18 à 65 ans est illettrée et 14 % de la population éprouve des difficultés de lecture. Au Québec, 53 % des adultes de 16 à 65 ans ont des compétences faibles ou insuffisantes en lecture. Dès lors, comment leur rendre l’information accessible ? Comment s’assurer qu’elle peut être comprise par le plus grand nombre, ou par tout le monde avec un accompagnement ?

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs.

La simplification de l’information écrite demeure toujours marginale malgré les nombreux efforts déployés pour améliorer l’accès physique ou l’accueil des personnes à mobilité réduite. Pourtant, elle permettrait aux gens rencontrant des difficultés de lecture, de concentration ou de mémorisation de se sentir comme tout le monde ; de favoriser l’autonomie, l’inclusion sociale et la participation de chaque individu à la société.

Le facile à lire et à comprendre 

La réponse européenne à cette question est apparue en 1998 avec la publication des premières directives pour la production d’information en langage clair pour les personnes vivant avec un handicap intellectuel. Une dizaine d’années plus tard, Inclusion Europe éditait les Règles européennes pour une information facile à lire et à comprendre (FALC), sous forme de liste de conseils.

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Source : Unapei 

Au cours de sa présentation, Madame Auffret-Novice a aussi montré quelques exemples concrets de villes touristiques et de sites culturels français qui se sont engagés à mettre en œuvre une politique de communication adaptée à la plupart des gens.

Des exemples

Le magazine suédois d’information 8 Sidor est rédigé en FALC. Il permet ainsi à toute personne qui éprouve, pour diverses raisons, des difficultés à lire le suédois de suivre ce qui se passe au pays et dans le monde. Les lettres y sont un peu plus grandes que dans un journal ordinaire. Les phrases sont également plus courtes. Les huit pages ne renferment pas de mots ardus et inhabituels. Les contenus présentés dans les offices de tourisme et certaines institutions culturelles sont aussi simplifiés, de même que les documents administratifs.

Depuis mars 2017, Amiens s’est vue accorder la marque Destination pour tous, faisant d’elle la deuxième ville de France à obtenir cette distinction. Au départ, elle s’est démarquée par son offre accessible aux personnes en situation de handicap moteur et visuel, ensuite à celles souffrant de déficiences auditive et mentale en combattant l’«illectronisme ». Pour développer l’autonomie des seniors et des personnes handicapées intellectuellement, la Ville applique la méthode FALC à l’usage d’Internet. Elle a aussi publié une brochure « Voyagez en toute sérénité à Amiens ».

Sur son site Web, le musée le Familistère de Guise, dispose d’une section entière en FALC et propose également de télécharger le livret de visite rédigé selon cette méthode.

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Source : Familistère du Guise

Balaruc-les-Bains est la première ville en France à s’être lancée dans la réalisation d’une carte touristique en FALC au format 2D. Après de multiples tests avec différents groupes de personnes, le choix s’est porté sur l’association de pictogrammes — pour identifier l’activité principale du site touristique (musée, jardin, etc.) — et photographies pour reconnaître visuellement le site. On y explique également les mots difficiles. Pour aider à s’orienter, le métro de Monterrey, au Mexique, associe le nom des stations à des images.

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 Source : Balaruc-les-Bains

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 Source : mapa-metro

Le salon qui se déroulait en même temps que le Sommet offrait d’autres bons exemples d’attraits touristiques et culturels qui ont franchi le pas et choisi de créer du matériel adapté en FALC. C’est le cas du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac qui publie un guide pratique et du Musée d’Orsay qui offre des informations pratiques pour préparer sa visite ou pour découvrir Paris au 19e siècle.

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 Source : Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

La méthode « Facile à lire et à comprendre » est très peu répandue au Québec. Pourtant, il existe des organismes qui peuvent aider les entreprises à adapter leurs contenus pour les personnes qui éprouvent des difficultés en littératie. En tout état de cause, simplifier les informations ne signifie pas traiter les gens comme des enfants ou dénaturer le langage, mais plutôt offrir un réconfort et un mieux-être. Il est important de donner une image attrayante et généreuse de son établissement et de proposer une expérience agréable à tous.

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Les OGD en temps de crise

Qu’elles soient causées par dame nature ou par la main de l’homme, les catastrophes font souvent la une dans les manchettes. Comment les organisations de la gestion de la destination (OGD) peuvent-elles soutenir leur milieu en temps de crise et aider à en redorer l’image ? 

Selon le dernier rapport de l’US Travel Association, les OGD prennent de plus grandes responsabilités pendant une crise et dans le processus de reconstruction. Avec leur présence sur les médias sociaux et leur implication auprès des résidents et des visiteurs, les élus et les services d’urgence utilisent leurs moyens de communication pour partager des renseignements importants. Elles peuvent fournir des conseils, des informations pratiques, des mises à jour sur les fermetures de routes et d’aéroports, etc. Après la crise, les OGD emploient des techniques de marketing pour aider à la relance de l’économie. En faisant la promotion de la destination et en incitant les visiteurs à revenir, il est possible de générer des revenus pour supporter la reconstruction.

Voici des exemples inspirants.

Faire face à la tempête

Les ouragans Irma et Harvey ont frappé durement les états de la Floride et du Texas en 2017. Leurs OGD respectives, Visit Florida et Texas Tourism, ont joué un rôle clé auprès des visiteurs et des entreprises de l’industrie touristique. Elles ont fourni les alertes météorologiques et les ressources nécessaires pour aider les touristes sur place. Pendant la durée des ouragans, les sites Web étaient mis à jour régulièrement pour informer le public des avis d’évacuation, des couvre-feux, de la circulation et des pannes de courant.

Plus spécifiquement, Texas Tourism s’est associé à d’autres organisations de l’état pour uniformiser les informations transmises aux visiteurs et aux résidents. Après l’ouragan, l’OGD et les villes ont développé un plan de redressement pour les zones les plus touchées par la tempête. Des sommes importantes furent investies dans la création de vidéos promotionnelles, de visites de médias et de nombreux voyages de familiarisation. Selon l’US Travel Association, les efforts ont permis à plusieurs destinations de la côte du Texas de bénéficier de recettes record au printemps 2018.

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Visit Florida a utilisé plusieurs canaux de communication et fait appel à ses partenaires, tels qu’Expedia et Airbnb, pour partager des informations en temps réel sur l’hébergement disponible pour les visiteurs et les résidents en situation précaire. L’OGD a également transformé quatre de ses bâtiments d’information touristiques en centre d’urgence. Les objectifs étaient de transmettre les renseignements les plus récents sur les avis d’évacuation, l’hébergement, et les fermetures de routes, ainsi que d’offrir un lieu de répit pour les voyageurs encore sur place.

Éviter de pénaliser l’ensemble de la destination

En juillet 2017, un accident de forage a causé une panne de courant majeure pendant la haute saison estivale dans le secteur des Outer Banks, en Caroline du Nord. L’état d’urgence a été déclaré et plus de 50 000 personnes, résidents et visiteurs furent évacués. Alors que les médias nationaux et régionaux ont rapporté que l’incident rendait la destination complètement inaccessible, la panne ne touchait en réalité que deux des îles du secteur, soit 25 % de la région.

L’office de tourisme s’est rapidement mobilisé pour corriger la situation et informer les visiteurs que la panne était localisée et que la grande majorité de la destination demeurait accessible. Il a également collaboré avec les services d’urgence locaux et les sociétés d’électricité pour fournir des mises à jour régulières.

Profitant de sa notoriété et de ses outils de communications, l’office de tourisme des Outer Banks fut le premier à annoncer la réouverture des deux îles. Leur vidéo promotionnelle, « Hatteras is On », a été déterminante pour accueillir les visiteurs et soutenir l’industrie du tourisme les semaines suivant la panne.

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Changer la perception après la crise 

Au lendemain des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, Visit Brussels a mis en place une opération de marketing de rue (street marketing) intitulée #callbrussels. L’organisation a installé des cabines téléphoniques sur trois sites névralgiques de la ville : Mont des Arts, Place Flagey et Place Communale. Grâce à un numéro sans frais, des personnes à travers le monde ont pu discuter avec les citoyens. L’objectif était de convaincre les touristes que la ville demeurait une destination de choix malgré les évènements tragiques. Cinq jours plus tard, plus de 12 500 appels téléphoniques provenant de 154 pays ont été enregistrés.

Voici une vidéo présentant le projet.

 

Source : YouTube

Le comité régional du tourisme de la Côte d’Azur a lancé en août 2016, une campagne de communication pour relancer le tourisme, à la suite des attentats survenus à Nice le 14 juillet de la même année. La stratégie comprenait la création d’un mot-clé #CotedAzurNow ainsi que d’un site Web reprenant les photos partagées sur les réseaux sociaux à travers le monde. Des affiches et des annonces télévisées ont également servi à la promotion de la région. Le but consistait à valoriser la destination en diffusant une image positive de celle-ci auprès des voyageurs internationaux afin de les inciter à revenir.

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Source : Instagram

La gestion de crise au Québec : le cas de Lac-Mégantic* 

Le 6 juillet 2013, un accident ferroviaire frappe de plein fouet la ville de Lac-Mégantic dans les Cantons-de-l’Est, faisant plusieurs victimes et détruisant une partie du centre-ville. Les responsables du tourisme ont joué un rôle clé dans la gestion de cette tragédie tant sur le plan des communications que sur celui de la concertation des acteurs du milieu.

Les communications : rétablir les faits et la fréquentation touristique

Dans les jours suivant la tragédie, la région a connu une vague considérable d’annulations. En pleine saison estivale et à l’aube des vacances de la construction, cela représentait un enjeu économique crucial. L’équipe de l’OGD est donc intervenue dans les médias pour promouvoir l’offre, puisque la très grande majorité des attraits ou des services demeuraient ouverts.

Dans les semaines et les mois subséquents, un important travail a été effectué pour rassurer les touristes et leur fournir des renseignements pertinents. Le bureau d’accueil qui se trouvait dans la zone sinistrée a été rapidement relocalisé et des lieux temporaires ont été mis en place pour intercepter les visiteurs aux entrées et aux points stratégiques de la région (dépanneurs, stations-service, etc.). Les commerçants et leurs employés furent également formés pour bien communiquer l’information aux voyageurs.

La collaboration avec les partenaires : entre concertation et reconstruction

L’OGD a rencontré de nombreux partenaires, notamment l’ATR et le gouvernement, pour s’assurer de leur soutien pour les mois et les années à venir. Grâce à leurs efforts, la région de Mégantic n’a jamais été aussi visible que pendant les deux années suivant la catastrophe.

Conscient que des visiteurs voudraient se rendre sur le site de la tragédie, les responsables du tourisme ont suggéré aux autorités municipales de créer un lieu de commémoration. L’objectif consistait à rendre hommage aux victimes et à offrir de l’information pertinente aux touristes afin qu’ils puissent explorer l’endroit sans importuner les citoyens et les commerçants. Il s’agissait d’un aspect important pour s’assurer que leur venue ne soit pas perçue comme du tourisme noir, mais bien comme du tourisme de mémoire.

L’OGD s’est également impliquée dans le processus de concertation pour la reconstruction du centre-ville. Elle a géré et animé la table dédiée au tourisme pendant plus d’un an. Les résultats de ces réflexions furent ensuite présentés à la population. D’ailleurs, un nouveau projet de complexe hôtelier devrait bientôt voir le jour.

Quelques conseils

Dans un contexte de crise, s’entourer de personnes compétentes constitue un élément clé. De plus, il ne faut pas hésiter à contacter son réseau, ses partenaires et son milieu afin de solliciter de l’aide et d’obtenir des ressources supplémentaires.

Apprendre à gérer les demandes et les suggestions s’avère essentiel, car chacun possède sa propre vision de la situation et sa manière d’y faire face. Même si le contexte exige de réagir rapidement, il importe de prendre le temps de réfléchir afin d’intervenir de façon pertinente et durable.

Les actions menées par Tourisme Mégantic et ses partenaires ont amélioré la fréquentation touristique dans la région. Les effets sont encore perceptibles aujourd’hui : le tourisme dans le secteur n’a jamais été aussi fleurissant et performant.

Par où commencer ?

Plusieurs ressources existent pour soutenir les entreprises et les OGD. L’organisation mondiale du tourisme propose une boîte à outils pour développer un plan de communication en temps de crise. Le document fournit une multitude de renseignements, notamment une description des meilleures pratiques, des conseils pour l’utilisation des médias sociaux, des protocoles et des méthodes pour mesurer l’efficacité du plan de communication.

Êtes-vous prêts à affronter une crise ?

* Les informations obtenues proviennent d’une entrevue avec M. Nil Longpré, commissaire au tourisme à la MRC du Granit à l’époque de l’accident.

 

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Coup d’oeil sur la personnalisation

Personnaliser pour se différencier

il existe une volonté de pousser encore plus loin cette personnalisation en modulant ses contenus et son offre en temps réel pour un consommateur unique, spécifique.

Outil de référence en marketing numérique, le Mercator définit ainsi la personnalisation : « politique consistant à adapter tout ou partie du mix-marketing (produit, prix, communication, mode de distribution) en fonction d’un client individuel ». Il ne s’agit pas d’un nouveau concept. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) utilisent ce procédé depuis de nombreuses années. Google s’en sert pour ses suggestions publicitaires, Facebook pour la mise en avant de certains contenus et Apple, Netflix et Amazon pour les recommandations individualisées de produits. Les entreprises touristiques ont elles aussi commencé à adapter leurs offres, leurs promotions et leurs communications en fonction d’une clientèle toujours plus sollicitée, mieux informée et exigeante. Mais aujourd’hui, il existe une volonté de pousser encore plus loin cette personnalisation en modulant ses contenus et son offre en temps réel pour un consommateur unique, spécifique. Cette tendance s’est accrue en raison des attentes élevées de la part des consommateurs en matière de personnalisation, de la nécessité de se différencier d’une concurrence de plus en plus féroce, et grâce aux possibilités offertes par les technologies, particulièrement par l’utilisation des mégadonnées (big data) et de l’intelligence artificielle.

Collecte et analyse de données : comment s’y prendre

Le numérique occupe une grande place dans la relation entre clients et entreprises. Muni de son téléphone intelligent ou de sa tablette, le consommateur est constamment en interaction avec l’entreprise, partout, sur tous les canaux. Il s’informe sur les réseaux sociaux, sur les sites d’informations, sur les sites Web des entreprises, sur des comparateurs, et même, par des objets connectés. Par ses actions, il fournit, parfois à son insu, de précieuses données sur son comportement, ses centres d’intérêt, son entourage, et ses habitudes. Ces renseignements s’avèrent essentiels pour alimenter les systèmes prédictifs et les bases de données.

La cueillette de données

Selon Skift, une firme d’intelligence d’affaires, une stratégie de personnalisation solide doit s’appuyer sur une combinaison de données primaires et secondaires. Les premières sont recueillies auprès de ses propres sources comme ses courriels, son site Web, ses médias sociaux, son système de gestion de la relation client, ses applications mobiles, etc. Les secondes proviennent de sources externes telles que Facebook, les moteurs de recherche, et autres. L’enjeu est donc de créer ou d’utiliser une technologie qui permet d’agréger et de centraliser toutes les informations et les données pour mieux les analyser. Par la suite, il importe de s’assurer de la qualité des données collectées : plus les informations sont fines et pertinentes, plus elles permettront de concevoir des offres ciblées et donc plus efficaces.

Voici comment certaines entreprises touristiques s’y prennent pour amasser des données primaires :

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Source :IFly

IFly est un site d’inspiration voyage de KLM. Pour sa 50e édition, l’entreprise a lancé un concours invitant les lecteurs à choisir leurs cinq destinations préférées afin de courir la chance de gagner un voyage. KLM a ainsi récolté plusieurs informations sur le profil des participants (adresse, âge, intérêts de voyages) et de nouveaux abonnés à iFly. Ces informations lui ont permis d’effectuer des envois de courriel ciblés en lien avec le profil de l’internaute et ses destinations favorites.

Pour The Globesetters Society, une agence de voyages française haut de gamme, les tests de personnalité constituaient le meilleur choix pour segmenter leurs clients. Les visiteurs étaient invités à découvrir à quel type de globe-trotteur ils appartenaient. Cela a permis à l’équipe de marketing de collecter diverses données utiles, notamment des informations sur le genre de vacances qu’ils préfèrent et la taille de leur famille.

Afin de collecter des données sur les préférences de ses visiteurs pour sa marque GO Voyages, eDreams a opté pour la mise en place d’un duel de destinations dans lequel les participants devaient choisir entre deux pays. eDreams a réussi à séparer les visiteurs en plusieurs catégories de voyageurs pour ensuite leur faire parvenir des offres correspondant à leurs intérêts.

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 Source : Go Voyages

Au-delà de l’utilisation de témoins (cookies) classiques, l’organisation de gestion de la destination de Miami permet à l’utilisateur d’en dire un peu plus sur lui-même afin que le contenu et les visuels soient personnalisés et correspondent à leurs attentes et à leurs besoins (voir l’image ci-dessous). Cela lui fournit une mine inestimable de renseignements.

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 Source : Greater Miami Convention and Visitors Bureau

La consolidation, l’analyse et l’exploitation des données

Par la suite, il importe de créer une vision unifiée du client. Comme la majorité des entreprises gèrent des renseignements répartis dans de multiples bases de données (une moyenne de 15 systèmes différents selon une étude Forrester réalisée en 2015 auprès de 200 entreprises), produire une vue unique du client comporte d’importants défis. La meilleure démarche, selon les spécialistes, consiste à unifier d’abord les données issues des sources « traditionnelles » comme celles provenant du système de gestion de la relation client (CRM) pour ensuite y greffer les autres sources de données clients. Ce sont les plateformes de gestion de données (Data Management Platforms) qui permettent de gérer et de réconcilier les données clients. Au Québec, en 2016, les DMP les plus utilisées étaient : Lotame, Oracle et eyeota. Adobe, MarketoSalesforce/Pardot figurent parmi les autres acteurs principaux de la gestion de données. Il existe aussi des plateformes de personnalisation Web et de recommandations capables de comprendre des requêtes client et d’organiser les résultats, de prédire les comportements et les besoins, de combiner diverses sources de données afin de faire des recommandations personnalisées et de présenter au client les contenus les plus pertinents, au bon moment. Les plus importantes : Marketo, Qubit, SDL, Oracle, Hybris.

Coup d’œil vers le futur

L’ultime personnalisation fait appel à la reconnaissance faciale et à l’intelligence artificielle. SenSationnel, le nouvel outil de l’agence française de voyages en ligne Ebookers.fr, aide les voyageurs indécis à choisir leur prochaine destination grâce à leurs cinq sens, à l’aide d’une technologie combinant reconnaissance faciale et expériences multisensorielles. Le dispositif analyse les expressions du visage de l’internaute en temps réel et enregistre ses sélections. Puis, un algorithme calcule les résultats et présente à l’utilisateur son profil voyageur et les destinations qui pourraient lui convenir. Un pas de plus vers l’hyperpersonnalisation. Jusqu’où irons-nous dans notre utilisation des technologies pour mieux comprendre chaque client et lui proposer une offre qu’il ne pourra pas refuser ? Personnaliser sans trop pousser, oui ; hyperpersonnaliser de manière à ce que le touriste se sente harcelé, voire espionné, non !

 

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