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Hébergement Marketing

La fin du magazine imprimé? Pas encore…

À l’ère des réseaux sociaux où l’entreprise contrôle de moins en moins le message destiné au consommateur, quoi de mieux que le bon vieux magazine papier pour reprendre les commandes, générer des revenus additionnels et surtout, prolonger l’expérience client? C’est le pari qu’a pris le Groupe Germain qui lançait en 2011, CHIC, sa publication maison distribuée dans ses chambres d’hôtels ainsi que chez les marchands Audi, surfant ainsi sur la vague des transporteurs aériens et des vendeurs au détail tels Costco (Contact), IGA (Inspirés) et Pharmaprix (Pure). L’abonnement au CHIC magazine permet de créer des liens à long terme avec la clientèle. Un exemple à suivre? Seulement si l’entreprise se positionne dans le milieu ou idéalement dans le haut de gamme, selon les experts.

Magazine_imprime_image1

 

 

Source: Hôtel boutique

Source:

– Fournier, Marie-Ève. «Pourquoi ils veulent tous leur magazine maison», lesaffaires.com, 9 juin 2012.

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Ailleurs dans le monde Marketing

Les pratiques de gestion des médias sociaux par le secteur événementiel

L’importance accordée aux médias sociaux par les organisateurs d’événements se confirme; en effet, d’après une étude menée par la firme Amiando, 78% prévoient même accentuer leur implication. Cette forme de marketing relationnel permet à un festival, notamment, de maintenir la communication avec les visiteurs tout au long de l’année. Elle semble même s’harmoniser avec les activités sociales en ligne de plusieurs festivaliers. Qu’est-ce que les visiteurs publient en ligne lorsqu’ils sont sur le site d’un festival? Comment faire partie de la conversation? Et si on structurait les pratiques de gestion pour mieux mesurer les retombées?

Les médias sociaux comme outil de marketing

Amiando a interrogé près de 1000 organisateurs de festivals et d’événements de tous genres provenant d’Europe (70%), des Amériques (10%) et d’ailleurs dans le monde (20%). Selon le sondage, une majorité d’organisateurs considère que l’usage des médias sociaux est assez important (37%), voire très important (35%) pour des fins de marketing (voir le graphique 1). De tous les réseaux, les plus utilisés sont Facebook (84%) et Twitter (61%), suivis par Xing (46%), YouTube (42%) et LinkedIn (41%). La popularité de Facebook et de Twitter se ressent aussi par la volonté de plus du tiers des répondants à vouloir approfondir leurs connaissances de ces plateformes. Bien qu’il se classe au sixième rang des plus employés, Google+ semble un peu moins connu; 36% y sont actifs et 40% souhaiteraient obtenir plus d’information à son sujet.

 

 

Les objectifs des organisateurs en ce qui concerne les médias sociaux couvrent différents aspects. La notoriété de l’événement et de la marque figuraient en tête des priorités de 70% des organisateurs (voir le graphique 2) et plus de 50% estiment avoir déjà atteint ces objectifs.

 

Le manque de temps constitue la principale raison qui freine la majorité des organisateurs d’événements (54%) à utiliser tout le potentiel des médias sociaux. Le manque de personnel ainsi que les difficultés à mesurer les résultats sont également pointés par le tiers de ceux-ci.

Cinq tactiques sur les médias sociaux pour promouvoir un festival

  1. Structurer les plateformes utilisées pour mieux mesurer les retombées: créer une page sur Facebook et sur Twitter ainsi qu’un hashtag (le symbole #), de même qu’une page sur d’autres réseaux pertinents pour le festival. Choisir et configurer un outil analytique (par exemple Google Analytics) avec votre blogue, votre site Web et vos pages sur les médias sociaux.
  2. Miser sur un contenu de qualité et mettre en ligne du matériel que le lecteur voudra partager à son tour: information exclusive, photos, vidéos, jeux, concours, invitation à un événement spécial, etc.
  3. Se concentrer sur les éléments de la programmation suscitant le plus d’intérêt: des numéros hors du commun, des artistes de renom, un moment clé du festival. Créer un buzz autour des points forts de l’événement.
  4. Faire durer la conversation, avant, pendant et après l’événement: sortir graduellement la programmation, mettre en ligne des campagnes interactives afin d’échanger avec la communauté, publier des extraits de vidéos et des photos suite au festival, répondre aux commentaires, etc.
  5. Incorporer des composantes sociales mobiles sur le site du festival: intégrer des codes QR sur le matériel promotionnel permettant d’accéder à du contenu pertinent (billetterie en ligne, information sur les lieux de spectacles, etc.), identifier le site ainsi que des lieux clés du festival sur Foursquare afin que les participants puissent «s’enregistrer», offrir une zone sans fil dans laquelle les festivaliers pourront par exemple mettre en ligne des photos prises sur le site ou mettre à jour leur statut.

Le cas du festival Oxegen en Irlande

Le festival Oxegen est un important événement musical européen. Suite à son édition 2011, la firme O’Leary Analytics a mesuré l’impact de la présence de ce festival irlandais sur les médias sociaux pendant la période du 1er au 12 juillet 2011. Au total, les activités de près de 200 000 fans ont été examinées sur Facebook et 34 000 mentions ont été analysées.

La journée ayant connu la plus forte présence en ligne fut celle du 6 juillet (voir le graphique 3), soit deux jours avant le début officiel du festival; cela s’explique par la diffusion d’un concours sur les ondes d’une chaîne de radio de Dublin. Pour gagner des billets, le public devait «retweeter» (RT): «I want to go to Oxegen this Friday with the number 1 Oxegen station #spin1038 – RT».

 

Twitter a sans contredit été la plateforme la plus utilisée pour parler du festival (voir le graphique 4); près de trois conversations sur quatre se sont déroulées en moins de 140 caractères. Au cours de la période évaluée par O’Leary Analytics, les administrateurs de la page Facebook ont publié du contenu à 114 reprises, soit moins de dix fois par jour. En moyenne, chaque élément publié a suscité 31 commentaires et 117 mentions «J’aime».

 

Les commanditaires ont également fait l’objet de mentions, principalement ceux ayant commandité une scène, tels que 2FM, Vadafone, Heineken, Red Bull et Hot Press. L’application pour iPhone a aussi favorisé l’usage des médias sociaux une fois sur le site.

 

 

Source: iTunes

Enfin, être actif sur les médias sociaux ne signifie pas uniquement d’y avoir un profil. Cela implique le développement et l’animation d’une communauté, la mise sur pied et l’application d’une stratégie et enfin, l’ajustement des pratiques basées sur une analyse des résultats. Ne négligez pas cette dernière, elle pourrait bien orienter vos prochaines actions et devenir un argument de taille lors de vos futures négociations avec vos partenaires et commanditaires!

Commentaire – Dr Peter Bolan

Dr Peter Bolan, Directeur de l’International Travel and Tourism Management à l’Université d’Ulster, Irlande du Nord.

Dr Peter Bolan est titulaire d’un baccalauréat spécialisé en géographie, de maîtrises en gestion du tourisme et en tourisme électronique et d’un doctorat sur la motivation, l’authenticité et le déplacement dans le tourisme lié à l’industrie cinématographique. Ses domaines d’intérêt et ses spécialités incluent le tourisme lié à l’industrie du cinéma et des médias, le commerce électronique, les médias sociaux et les applications mobiles dans le secteur touristique. Dr Bolan participe actuellement à un projet financé par l’Union européenne qui vise à créer la prochaine génération d’applications mobiles qui fourniront de l’information sur différentes attractions touristiques.

Médias sociaux et festivals/événements

La technologie est en constante évolution et a une énorme incidence sur le monde des affaires. Elle joue un rôle primordial dans le secteur du tourisme où les gens s’attendent à être en mesure d’utiliser la dernière technologie pour réserver leurs vols, leur hébergement, leurs places au restaurant ou acheter des billets et des laissez-passer pour des attractions et des événements. Le seul fait de faciliter cette façon de faire par Internet et sur les sites Web traditionnels ne suffit plus. Selon Weber (2009, 3) « Apprendre à commercialiser des produits sur le Web social exige l’adoption d’une nouvelle façon de communiquer avec un auditoire dans un environnement numérique ». Cela pose des défis aux personnes intéressées du secteur des festivals et des événements, mais crée également d’innombrables possibilités. Les planificateurs et organisateurs d’événements dans le secteur du tourisme doivent faire appel aux médias sociaux populaires s’ils désirent réussir dans le marché concurrentiel d’aujourd’hui.

De plus en plus, le succès exige d’interagir dans les médias sociaux avec les festivaliers et les participants aux événements et même de créer des applications mobiles (apps) que les touristes peuvent utiliser depuis leur téléphone intelligent. La commercialisation sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, etc.) est désormais une excellente façon de maximiser la visibilité d’un festival ou d’un événement à peu de frais, et même gratuitement. Toutefois, il s’agit d’un modèle d’affaires et d’une méthode qui diffèrent de la commercialisation sur les sites Web traditionnels. Dans le domaine des sites Web traditionnels, on accorde souvent la même importance à la conception et au contenu. Dans les médias sociaux, la conception n’a que peu d’importance, c’est le contenu qui compte et la participation du consommateur. Les sites Web traditionnels sont conçus pour «attirer l’attention» du consommateur, alors que les médias sociaux visent à «prêter une attention» au client. Il est primordial de prendre conscience de ces différences fondamentales sur le plan de la commercialisation et des affaires en ligne.

Pour ce qui est de mesurer le succès généré grâce aux médias sociaux, de nombreuses entreprises commettent la même erreur. Elles utilisent souvent le nombre de fans ou de followers comme principal indicateur. En fait, cela est plutôt inutile. À moins qu’ils ne publient régulièrement, commentent et soient présents sur le média social et que l’entreprise réponde également et fasse participer le client, rien ne nous permet d’établir que ces fans et ces followers font une différence importante. Les internautes peuvent devenir fans de la page Facebook d’une entreprise et ne plus jamais la consulter. On peut alors affirmer que ce ne sont pas les fans qui comptent, mais plutôt ce que vous faites avec eux.

Un autre facteur important est de ne pas se limiter à une seule forme de média social. Combiner une page Facebook avec Twitter, utiliser Flickr, diffuser des vidéos en temps réel et télécharger une courte vidéo sur YouTube peut mener à un véritable succès et procurer une expérience multidimensionnelle et une plateforme de communication aux festivaliers et participants à un événement. C’est la combinaison de ces différents médias sociaux plutôt que l’utilisation d’un seul ou de deux médias de façon isolée qui peut véritablement permettre de maximiser le succès et de bien exploiter le paysage Web 2.0.

Ouvrage de référence:

Weber, L. (2009) Marketing to the Social Web: How Digital Customer Communities Build Your Business, 2e édition, Londres, Wiley. F

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Marketing Technologies

Utilisation de Pinterest comme outil marketing en tourisme

Pinterest a particulièrement retenu l’attention du public lorsque Time Magazine l’a classé parmi les 50 meilleurs sites Web de 2011. Au cours des deux premiers mois de 2012, la croissance fulgurante du nombre d’utilisateurs l’a rapidement hissé parmi les plus importants médias sociaux selon ComScore et Hitwise. En mai dernier, le groupe Rakuten, le plus important site de ecommerce au Japon, a investi 100 millions de dollars dans Pinterest. Depuis cet investissement majeur, on évalue Pinterest à 1,5 milliard de dollars. Bien que son rythme de croissance ait considérablement ralenti depuis mars dernier, Alexa le positionnait au 38e rang des portails les plus visités au monde en juin 2012 et soulignait sa grande popularité notamment auprès des Américains.

L’ABC de Pinterest

Pinterest est un média social qui utilise les images pour rallier ses membres autour de leurs champs d’intérêts. Le site joue sur l’organisation visuelle du contenu, classé par thématique et présenté sur des tableaux de liège (Pin board) virtuels. Tout comme c’est le cas dans plusieurs autres médias sociaux, tant les individus que les entreprises y circulent et y interagissent. Axé entre autres sur l’art de vivre, le site accorde à l’univers du voyage une place qui mérite qu’on s’y attarde.

Profil individu «consommateur»

Tout le monde a accès aux images présentes sur Pinterest. Cependant, seuls les membres possèdent le privilège de se créer un profil, d’organiser son contenu et d’interagir. Le profil ci-dessous illustre bien le concept. Chaque profil se compose de tableaux thématisés (par exemple: Montréal, Rome, Art, etc.) qui rassemblent des images, des vidéos ou des graphiques. Le contenu des tableaux est cliquable et peut ultimement diriger les utilisateurs vers le site Internet du propriétaire de ce contenu.

 

En cliquant sur le tableau Montréal, on accède à tout le contenu appartenant à cette catégorie.

 

En choisissant une photo, l’utilisateur peut en consulter le détail. Puis enfin, en cliquant sur l’image, il est dirigé sur le site Internet à l’origine de ce contenu.

 

Qu’est-ce qu’un individu «consommateur» peut retirer de Pinterest d’un point de vue touristique?

  • S’inspirer, rêver et s’informer: visiter les tableaux publiés par d’autres membres ou par des offices de tourisme, des hôteliers, des restaurateurs, etc.
  • Planifier et préparer son voyage: utiliser la plateforme pour gérer ses projets de voyage. Par exemple, si quelqu’un désire visiter le Québec, il peut créer un tableau et y greffer les images référant à tous les sites utiles qu’il trouvera sur le Web, comme les images d’hôtels où il souhaite séjourner, les attraits qu’il aimerait visiter, l’office de tourisme pour des idées d’activités, etc. Étant reliées à leur site Internet d’origine, les images servent d’aide-mémoire et permettent à l’utilisateur de retrouver ses informations en un coup d’œil.
  • Partager ses bons coups: une fois de retour, il est possible de rassembler les bonnes adresses découvertes ainsi que les images des lieux visités et d’y inscrire des commentaires.

Profil «entreprise»

En comprenant bien ce que les individus recherchent sur Pinterest et ce qu’ils y font, les entreprises peuvent adapter leur présence sur ce média social.

Quels sont les bénéfices possibles pour une entreprise ou une organisation touristique?

  • Rendement sur Google: Le contenu se trouvant sur Pinterest est indexé par Google et peut contribuer à optimiser votre présence sur ce moteur de recherche.
  • Liens et référencement: Générer du trafic sur votre site.
  • Présence Web et branding: Les images exposées sur Pinterest sont visibles et cliquables auprès d’un nombre important de personnes.

Une entreprise qui considère n’avoir aucun avantage à utiliser Pinterest et qui ne souhaite pas que le contenu de son site soit épinglé peut insérer le code suivant au haut de chacune de ses pages Web.

 

Par contre, celles qui jugent que ce média cadre avec leurs stratégies marketing devraient s’assurer que le contenu visuel (photos, vidéos, graphiques) de leur site soit suffisamment intéressant pour que les membres de Pinterest veuillent l’épingler sur leurs tableaux. Munir son site Web des touches «Pin it» et «Follow me on Pinterest» pourrait aussi favoriser le partage des visuels.

Comment maximiser sa présence sur Pinterest et en retirer des bénéfices?

  • Inscrire du texte pertinent et concis sous chaque élément affiché, par exemple une brève description ou une histoire s’y référant (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing) et penser à inclure des mots clés;
  • Épingler et aimer des images provenant d’autres membres et émettre des commentaires pour susciter des interactions;
  • Suivre des personnes qui semblent influentes ou qui démontrent un intérêt pour votre produit ou service;
  • Ajouter des contributeurs avec qui vous construirez un tableau collectif;
  • Partager le contenu de vos tableaux à travers vos autres comptes de réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter;
  • Ajouter un bandeau affichant le prix des produits ou services que vous vendez. Si votre attrait possède une boutique de souvenirs, pourquoi ne pas lui créer un tableau pour les mettre en vitrine?

4 exemples de profils

Musée

Source: Metropolitan Museum of Art

Hôtel

Source: Four Seasons Hotel New York

Croisière

Source: Norwegian Cruise Line 

Destination

Source: Tourisme Gaspésie

Le futur de Pinterest

Les fonds investis par Rakuten en mai dernier serviront à poursuivre la croissance de Pinterest sur les marchés internationaux et à doter l’entreprise d’un solide modèle d’affaires. Pour l’instant, tout porte à croire que Pinterest demeurera un joueur actif dans le paysage des médias sociaux, du moins pour les mois à venir. Bien que les avis soient encore partagés quant à son intégration dans une stratégie marketing, il ne faut pas négliger l’importance que continuera de prendre le contenu visuel sur le Web dans le futur. Maintenant, à vous de juger si l’investissement en vaudra la chandelle!

 

 

Sources:

• Adviso. «7 façons créatives d’utiliser Pinterest», 1 mai 2012.

• Bladier, Cyril. «E-commerce: Pinterest ou Facebook?», 11 mai 2012.

• BlogHer Inc. «Women and social media in 2012», consulté le 4 juin 2012.

• Drell, Lauren. «How Pinterest boosted Jetsetter’s traffic by 150%», Mashable, 23 mai 2012.

• Emarketer.com. «Is Pinterest really leading to product purchases?», 31 mai 2012.

• Fouts, Janet. «8 strategies for Pinterest for business», SocialMediaToday, 12 juin 2012.

• Gillum, Scott. «5 reasons Pinterest is a must for business marketers», 4 juin 2012.

• Hennigan, Andrew. «Making Pinterest work for your travel brand», EyeFor Travel, 6 juin 2012.

• Jain, Jitendra. «Pinterest for hoteliers – A guide to Pinterest for hotels, resorts and restaurants», ehotelier, 29 février 2012.

• LaRiviere, Krista. «8 SEO Benefits of Pinterest in your Web presence», 24 mai 2012.

• Lunden, Ingrid. «Rakuten CEO on the $100M Pinterest Round: we want Pinterest users to pin images and buy using our ID», TechCrunch, 17 mai 2012.

• Messieh, Nancy. «Everything you need to know about Pintrest», The Next Web’s, 15 janvier 2012.

• Miles, Jason. «5 ways to tell if Pinterest is right for your business», Social Media Examiner, 4 juin 2012.

• Moritz, Donna. «The 10 commandments of using Pinterest for business (Infographic)», Entrepreneur, 7 juin 2012.

• Reed, Jared. «Pinterest: Top 9 ways to be a responsible pinner», Marketing Profs, 6 avril 2012.

• Suhendra, Ahmad. «How to use Pinterest for marketing strategies», 4 juin 2012.

• Thompson, Troy. «Why Pinterest works in the travel industry (especially destination)», Tnooz, 5 mars 2012.

• Vaughan, Pamela. «8 questions to evaluate if that new social network is worth your company’s time», HubSpot Blog, 8 juin 2012.

Sites Web:

Alexa

Pinterest

Rakuten

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Marketing

Collaboration marketing: pour que chacun y trouve son compte

Des organismes de promotion de la destination s’unissent pour proposer une offre touristique élargie et atteindre un plus grand marché. Pour le visiteur, c’est aussi beaucoup plus simple de s’y retrouver, lorsque l’information est centralisée autour d’une masse critique d’activités et de services touristiques. Les avantages d’une telle alliance sont nombreux, mais les réticences des organisations à y adhérer aussi. Les structures administratives à ajuster, l’idée de travailler avec des concurrents, la différence des marchés ciblés, voilà quelques aspects qui font hésiter les organisations à créer des partenariats. Des chercheurs ont exploré ce sujet auprès d’organismes de gestion de la destination (ou DMO pour destination management organization) de la Floride et émis des recommandations pour une collaboration heureuse. Voici un aperçu de leurs travaux ainsi qu’un coup d’œil sur des exemples de partenariats.

Les auteurs de l’étude révèlent les résultats de leurs rencontres avec des représentants des sept convention and visitors bureau (CVB) du centre de la Floride. Cette région est l’une des plus attractives des États-Unis, avec ses nombreux parcs thématiques d’envergure, ses plages et ses golfs.

Les motivations

Du point de vue des représentants des CVB, les raisons incitant à se regrouper se déclinent comme suit:

  • Le partage et la réduction des coûts. La mise en commun des ressources financières permet d’atteindre un plus grand marché à un moindre coût. Les économies ainsi réalisées peuvent être allouées à d’autres projets.
  • La bonification du produit régional. Grâce au regroupement des produits touristiques diversifiés des sept CVB, la compétitivité de la région se trouve rehaussée par une offre enrichie. Par exemple, la création de forfaits ou de circuits combinant des attraits des différents secteurs géographiques de cette région permettrait d’accroître la valeur du produit pour le visiteur. En offrant plus de choix et une plus grande diversité d’activités, on augmente aussi les possibilités de prolongation du séjour.
  • Le partage du savoir-faire et des connaissances. Par la création d’occasions de réseautage et d’éducation ainsi que des tournées de familiarisation dans les régions impliquées, on favorise les échanges d’affaires et les possibilités de partenariats. La collaboration engendre aussi le partage d’information, d’idées, d’intelligence et de résultats de recherche marketing.

Les craintes

Les chercheurs ont regroupé les réticences des gestionnaires en cinq grands facteurs:

  • Les distinctions dans la structure de financement, la gouvernance et la politique. Dans le cas des sept CVB – qui représentent sept comtés de la Floride centrale –, chacun gère et attribue les taxes sur les nuitées en hébergement commercial en fonction de ses besoins. Selon les CVB, la mission et les objectifs marketing varient, et la création d’un partenariat peut sembler complexe. La possibilité de conflits politiques entre les régions fait également partie des craintes soulevées, puisque chaque élu cherche à ce que son territoire soit gagnant sur toute la ligne.
  • La concurrence. Pour attirer la clientèle dans leurs établissements, les CVB et les entreprises se livrent une concurrence qui devient un frein à la collaboration. Certains gestionnaires estiment que leur équipe est plus compétitive et ne souhaitent pas transmettre leur savoir aux concurrents; chacun veut augmenter sa part du gâteau, et non la partager.
  • Les ressources insuffisantes. Les manques de temps ainsi que de ressources financières et humaines sont perçus comme des obstacles aux possibilités de collaboration.
  • Les pouvoirs inégaux. Les budgets marketing des sept CVB varient beaucoup de l’un à l’autre. Même si la contribution au partenariat prévoit une répartition proportionnelle, les gestionnaires craignent que le pouvoir de décision défavorise les plus «petits».
  • Les marchés et les produits hétérogènes. Les gestionnaires des CVB voient davantage le côté hétérogène de l’offre touristique et des marchés ciblés des sept comtés, plutôt que l’aspect complémentaire. Ils craignent que l’identité de leur région soit compromise.

Les recommandations

À partir de ces résultats d’enquête, les chercheurs proposent des recommandations. En voici quelques-unes, qui s’avèrent pertinentes pour tout organisme souhaitant développer un tel partenariat:

  • Identifier une région «locomotive», qui contribuera fortement à l’image de marque du regroupement. Dans le cas de cette étude, c’est Orlando qui a été désignée comme la région phare.
  • Concevoir des objectifs et des activités marketing sur mesure, afin qu’ils soient réalistes et ne posent pas de défis majeurs à la structure de gouvernance en place. Certains programmes sont plus faciles à administrer que d’autres, comme la publicité croisée ou la promotion conjointe dans les foires commerciales.
  • Adopter une attitude d’ouverture, une vision d’ensemble, de groupe. Chaque partie prenante du partenariat doit comprendre que les touristes seront d’abord interpellés par des attraits d’envergure, mais que les autres établissements en profiteront aussi.
  • Ne pas livrer une concurrence excessive aux communautés voisines, car cela affaiblirait l’attractivité de l’ensemble de la région, au détriment de chacune de ses localités.

Des regroupements logiques

L’organisme Travel Oregon  exploite un programme de coopération marketing qui regroupe les sept DMO de l’État. Parmi les buts de ce programme, on met notamment l’accent sur:

  • l’importance du marketing multirégional et auprès des marchés de niche;
  • le recours à une image commune, à un message cohérent d’une région à l’autre;
  • l’utilisation efficace des ressources;
  • la réduction de la charge de travail administrative liée à cette collaboration.

 

Source: Travel Oregon

L’immensité du territoire québécois et le grand nombre d’organismes qui se partagent sa promotion appellent à des regroupements. Parmi les initiatives, mentionnons le Québec maritime, créé en 1997, qui représente les cinq régions touristiques de l’est de la province: le Bas-Saint-Laurent, la Côte-Nord (Manicouagan et Duplessis), la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Le but de ce partenariat consiste à promouvoir cette grande destination auprès des marchés hors Québec.

Plus récemment, les régions touristiques de Lanaudière et de la Mauricie créaient Québec Authentique pour approcher les clientèles internationales. Enfin, Destination Motoneige, formée des régions de Québec, de Charlevoix et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, couvre un immense territoire propice à la pratique de cette activité.

La concertation et la mise en commun des atouts de chacun assurent une force de frappe bien supérieure aux actions individuelles, surtout lorsqu’on cible les marchés étrangers. La collaboration implique parfois des défis de gestion, mais les retombées en valent l’effort, lorsque le tout est bien ficelé.

 

Lire aussi:

Atlantic Canada: l’histoire d’une union qui dure!

Des partenariats qui ont du succès (Compte rendu des Assises du tourisme 2010)

Accroître l’attractivité de son produit par les alliances (Compte rendu des Assises du tourisme 2010)

 

Sources:

• Oregon Tourism Commission. «Regional Cooperative Marketing Program & Guidelines», 7 février 2012.

• Wang, Youcheng, Joe Hutchinson, Fevzi Okumus et Sandra Naipaul. «Collaborative Marketing in a Regional Destination: Evidence from Central Florida», International Journal of Tourism Research, en ligne sur Wiley Online Library, 17 février 2012.

 

Sites Web:

Québec Authentique

Le Québec maritime

Travel Oregon

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Transport

Comment occuper les enfants dans les avions?

Les compagnies aériennes rivalisent d’imagination pour offrir une gamme de divertissements variés à leur jeune clientèle. La récente initiative du transporteur brésilien TAM Airlines s’inscrit dans ce courant. Kid Captain, un des volets du programme TAM Kids, propose aux enfants âgés de 12 ans et moins inscrits au programme d’obtenir leur badge de capitaine. Celui-ci leur permet, une fois à bord, d’aider l’équipage en accueillant les passagers et en distribuant des friandises avant le décollage, puis de visiter le poste de pilotage après l’atterrissage. Une bonne manière de faire coopérer même les plus turbulents!

 

Source: airlinetrends.com

Source:

Gurwicz, Nico. «TAM lets kids help flight attendants with onboard service» , airlinetrends.com, 19 mars 2012.

 

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Technologies

Comment mieux tirer parti de LinkedIn

Malgré l’émergence constante de nouveaux réseaux sociaux, l’engouement envers LinkedIn ne s’essouffle pas. Avec plus de 150 millions de membres provenant de plus de 200 pays, LinkedIn demeure dans le peloton de tête des réseaux sociaux les plus populaires, concernant tant le nombre de visites que celui de ses membres. En février 2012, ses dirigeants ont annoncé quelques améliorations et nouveautés, visant entre autres un meilleur usage des groupes, la fonctionnalité favorite de 80% des membres. Voici comment mieux utiliser le potentiel de ce réseau de professionnels, le plus important au monde.

Portrait de LinkedIn

En 2011, LinkedIn a généré 1,8 milliard d’occasions d’affaires, dont 43 millions au Canada. Parmi ses 5 millions de membres canadiens, 60% l’utilisent afin de consulter l’actualité de leur industrie et de faire des recherches sur des entreprises. En mars dernier, LinkedIn était le quatrième réseau social à recevoir le plus de visites (voir le tableau 1).

LinkedIn peut être utilisé afin d’atteindre plusieurs objectifs, notamment:

  • trouver de nouveaux partenaires, clients ou fournisseurs;
  • mettre en valeur votre entreprise;
  • recruter ou repérer des ressources susceptibles de joindre votre équipe;
  • entrer en contact avec des experts ou des pairs dans le but d’approfondir certaines connaissances;
  • réseauter avec des professionnels de votre industrie qui assisteront à une même conférence.

Maximiser votre présence sur LinkedIn

Se créer un profil sur LinkedIn ne suffit pas pour tirer pleinement parti du réseau, particulièrement s’il est incomplet. Voici cinq actions qui contribueront à rehausser votre présence.

1. Optimiser votre profil

Certaines informations de base permettent de vous identifier, mais ce sont vos expériences et votre formation qui représentent le cœur de votre profil. En plus de contribuer à votre crédibilité, ces informations amélioreront votre référencement sur le moteur de recherche de LinkedIn.

  • Soyez clair, concis et n’hésitez pas à utiliser des mots clés afin d’accélérer la lecture.
  • Inscrivez l’intitulé exact de vos diplômes et des institutions d’enseignement que vous avez fréquentées; vos anciens collègues de classe ou de travail vous repéreront plus facilement.
  • Demandez des recommandations (p. ex.: employeurs, partenaires, clients), celles-ci pourraient contribuer à votre notoriété.
  • Ajoutez l’adresse de votre site Internet, de votre blogue, de même que les liens vers vos autres comptes de réseaux sociaux afin de promouvoir votre présence sur le Web.
  • Optez pour une photo sobre, n’oubliez pas que vous êtes sur LinkedIn à des fins professionnelles!

2. Personnaliser l’URL de votre profil

L’URL de votre profil est composée d’une suite de caractères peu pratique. Si vous désirez l’ajouter sur différents supports, tels que vos cartes professionnelles ou votre signature de courriel, songez à la personnaliser.

Rendez-vous sur l’onglet «Profil» et choisissez l’option «Modifier profil».

 

Une fois sur votre page, cliquez sur «modifier» votre profil public.

Dans le coin droit au bas de votre page, vous trouverez une fenêtre «L’URL de votre profil public», qui vous permet de personnaliser votre URL.

3. Choisir le bon groupe

Selon Experian Hitwise, on compte actuellement plus de 1,2 million de groupes sur LinkedIn; 42% des membres font partie de 1 à 9 groupes et 32% de 10 à 29. Certains groupes portent le nom d’une entreprise, d’une association, d’un événement ou simplement d’une thématique. Les utilisateurs les fréquentent afin:

  • d’échanger avec d’autres membres à propos de sujets précis, de poser des questions à des experts ou à des professionnels du milieu, de participer à des débats et à des discussions, bref, afin d’interagir;
  • d’élargir leur carnet de contacts et, selon leurs objectifs, de trouver de possibles partenaires, clients, employés, etc.;
  • d’exercer une veille sur des sujets et de dénicher des articles, des documents d’experts ou d’autres informations pertinentes.

LinkedIn met à la disposition de ses membres un outil leur permettant de mesurer la pertinence des groupes. Grâce à cet outil, il est possible de savoir si un groupe est actif et d’obtenir des données sur ses membres. Les statistiques sont présentées en quatre sections: résumé, données démographiques, croissance et activité.

4. Utiliser des applications

Bien qu’elles ne soient pas essentielles à l’utilisation de LinkedIn, les applications peuvent s’avérer utiles, selon les besoins. Pour les consulter, rendez-vous sous l’onglet «Plus», puis sélectionnez «Obtenir plus d’applications…».

 

 

Parmi celles qui vous sont proposées, voici deux exemples d’applications utiles:

  • WordPress peut dynamiser votre page LinkedIn et présenter votre expertise si vous possédez un blogue et produisez régulièrement du contenu.

 

  • Slideshare permet de partager vos présentations avec des collègues ou les membres d’un groupe dont vous faites partie, ou simplement de mettre en valeur le contenu de votre dernière conférence.

 

5. Créer une page pour votre entreprise

Les entreprises ont elles aussi tout avantage à être présentes sur LinkedIn (Lire aussi : Recruter sur les médias sociaux – Compte rendu de conférence). D’ailleurs, plus de deux millions d’entreprises et d’organismes possèdent une page. Cet espace représente un véritable outil de cohésion entre les différentes sphères de l’organisation et peut entre autres servir à:

  • présenter votre entreprise, sa mission, ses employés, son expertise, etc.;
  • mettre en valeur les recommandations de vos partenaires, de vos clients ou d’autres contacts d’affaires;
  • diffuser de l’information auprès d’un public professionnel (le contenu de votre blogue, le fil d’actualité de votre compte Twitter, etc.);
  • afficher les emplois vacants;
  • communiquer avec différents publics cibles en lien avec l’entreprise (partenaires, membres, fournisseurs, médias, etc.).

Pour créer votre profil, il suffit de vous rendre à l’onglet «Entreprises» et de sélectionner «Ajouter une entreprise».

 

En somme, LinkedIn est un réseau de professionnels incontournable pour les relations B2B. Fait-il partie de votre stratégie de médias sociaux?

 

Sources:

• Céalac, Gaëlle. «9 façons d’utiliser les plugins LinkedIn pour votre entreprise», 18 avril 2012.

• Consultant Arobasenet. «Chiffres et statistiques des réseaux sociaux – Avril 2012», 19 avril 2012.

• Experian Hitwise. «The 2012 Digital Marketer: Benchmark and Trend Report», 2012.

• Goldasich, Deana. «How to stop wasting time in LinkedIn groups», 10 avril 2012.

• Horton, Chris. «25 tips to build your LinkedIn following», 18 avril 2012.

• James, Geoffrey. «LinkedIn mistakes: Top 5 ways to kill your credibility», Inc., 13 décembre 2011.

• Lillie, Anita. «Bringing you insights into LinkedIn Groups with our new statistics dashboard», 10 novembre 2011.

• LinkedIn. «The Global LinkedIn Audience», 19 mars 2012.

• LinkedIn. «L’auditoire de LinkedIn au Canada», 2 février 2012.

• MarketingProfs. «Pinterest Now No. 3 US Social Network, Surpasses LinkedIn», 10 avril 2012.

• Tobias, Heidi. «Facts about LinkedIn that may surprise you», 11 novembre 2011.

Site Web:

LinkedIn

Catégories
Marketing Technologies

De la création de contenu à la diffusion de la vidéo

Près de 4 milliards de vidéos sont visionnées par jour sur YouTube. En plus d’améliorer la performance d’un site Internet sur les moteurs de recherche, la vidéo permet de diffuser une grande variété de contenus et de stimuler tant l’esprit que les émotions de celui qui la regarde. Du restaurant branché qui produit des capsules dans le but de présenter une recette aux attraits touristiques qui mettent en valeur leur plus récente exposition, les possibilités qu’offre la vidéo sont exponentielles.

Optimisation et diffusion

Selon YouTube, 60 heures de vidéo étaient regardées chaque minute en janvier 2012; à titre comparatif, on estimait ce volume à 6 heures en 2007 et à 24 heures en 2010. En plus d’être le lieu de diffusion de prédilection d’une majorité d’internautes (lire aussi: La montée en popularité de la vidéo), YouTube représente également le deuxième moteur de recherche au monde, derrière Google.

La production de vidéos connaît elle aussi une croissance. Pour se démarquer, une entreprise a donc tout avantage à les optimiser et à planifier soigneusement sa stratégie de diffusion. Voici quelques éléments à avoir dans sa mire.

  • Le titre: en plus d’être évocateur, il doit contenir un ou plusieurs mots clés utilisés par le marché que vous visez; maximisez vos chances d’être repéré.
  • Les mots-clés (tags), la catégorie et la description: pour que la vidéo soit bien indexé par les moteurs de recherche, il importe de choisir méticuleusement les termes que vous emploierez (lire aussi: Référencement naturel: l’ABC des mots clés).

Source: YouTube

  • La diffusion: l’un des facteurs qui contribuent à la performance de votre vidéo sur les moteurs de recherche est le nombre de fois qu’elle a été visionnée. Moussez la publication de vos vidéos sur votre site Internet, sur les médias sociaux, sur votre chaîne personnalisée, sur vos bulletins et faites-les circuler avec l’aide de vos partenaires et de vos fans. Assurez-vous aussi que le format de vos vidéos est compatible avec les appareils mobiles: les tablettes électroniques et les téléphones intelligents.

 

Source : Facebook

Source: YouTube

  • Les fournisseurs qui hébergent les vidéos: bien que YouTube soit le plus populaire, il existe d’autres sites, par exemple Vimeo, Daily Motion, Wat.tv, Youku. Quelles que soient vos préférences, n’oubliez pas d’orienter votre choix sur les fournisseurs choyés par votre clientèle cible.

Contenu et créativité

Il est possible de convertir une multitude de contenus en vidéos. Bien sûr, la production d’une vidéo requiert une rigoureuse préparation. Vos objectifs, votre public cible et le type de message à véhiculer influeront sur le fond et la forme de la vidéo (lire aussi: La vidéo en ligne à la portée de tous). En panne d’inspiration? Voici cinq exemples qui vous donneront peut-être des idées…

1. Le contenu d’une exposition

La description d’une exposition par un média écrit peut difficilement avoir le même effet qu’une vidéo; une avenue intéressante pour les musées qui désirent faire vivre une expérience, même à l’extérieur de leurs murs. L’exemple suivant décrit l’exposition du musée du club de soccer Ajax Amsterdam. Rien n’a été laissé au hasard, que ce soit le rythme de la narration, le choix musical, la justesse du montage et la qualité de l’image, si bien qu’on ressent les propos illustrés.

 

2. Le témoignage

La popularité des sites de commentaires tels que TripAdvisor témoigne de l’intérêt des consommateurs à connaître l’avis d’autres individus avant d’acheter une prestation de voyage. Ainsi, il peut être intéressant de présenter le contenu d’une vidéo sous la forme de témoignages à partir de ce principe de recommandations.

À la suite des événements violents ayant eu lieu au Mexique à l’automne 2011, l’Office de tourisme de Mexico a lancé une campagne promotionnelle, intitulée «Mexico taxi project», auprès des Américains afin de contrer leur perception négative de la destination. Inspirées du concept Taxicab Confessions, les capsules vidéo de 30 secondes illustrent des vacanciers qui reviennent d’un séjour au Mexique et qui s’entretiennent avec un chauffeur de taxi.

 

3. Les échanges avec ses fans

Les échanges sur les réseaux sociaux sont parfois restreints à des communications virtuelles écrites. La vidéo permet de porter ces échanges à un autre niveau et de s’adresser directement aux fans. C’est exactement ce que fait Ski Bromont à travers ses capsules Voxpop.

 

4. Le flashmob

Le flashmob ou foule éclair consiste à rassembler un groupe d’individus dans un lieu public afin de produire des actions convenues d’avance et ensuite à les disperser de la scène comme si rien ne s’était passé. À lui seul, l’événement crée un certain enthousiasme et en le filmant, on peut faire durer l’effet désiré. Dans l’exemple suivant, on voit quelques chanteurs de l’Opéra de Montréal qui s’emparent du marché Jean-Talon sous des airs connus. Ce type de vidéo connaît parfois des effets viraux sur le Web.

 

5. Les bons coups

Certaines entreprises gâtent parfois leur clientèle en leur offrant des attentions particulières, en les surprenant par une action qui sort de l’ordinaire. Bien planifiés par leur service du marketing, ces actes de bonté sans condition (Randoms act of kindness) (lire aussi: Comment s’adapter à la génération G? Quelques stratégies de marketing) visent aussi à stimuler le bouche à oreille; on espère ensuite que les clients partageront l’expérience positive qu’ils ont vécue avec leur entourage. La vidéo peut amplifier l’effet du bouche à oreille en saisissant ces instants magiques (voir l’exemple ci-dessous).

 

Depuis quelques années, on remarque aussi plusieurs projets de vidéo basés sur un principe de concours amateurs. Par exemple, l’Office national du tourisme de Thaïlande lance présentement The Charms of Thailand – Me and My Thai, un concours qui salue quelques aspects culturels du pays (lire aussi: Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!).

Comme le crowdsourcing, ces concours permettent d’explorer des idées nouvelles et de collaborer avec un public qui désire profondément s’impliquer dans votre démarche. Les retombées médiatiques engendrées par ce type d’action valent parfois la chandelle, particulièrement lorsqu’une campagne structurée encadre les participants. La montée en popularité de ce type d’action a inspiré la création de réseaux sociaux axés sur les concours de vidéos, par exemple le site Online video contests, qui répertorie des entreprises offrant des concours.

 

Source: Online Video Contests

Enfin, ne minimisez pas l’importance qu’on accorde à la première impression, car on évalue à 15 secondes le temps alloué à une vidéo pour conserver l’attention de son auditoire.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

Sources:

• Arnold, John. «Five qualities of successful online video», 13 juillet 2010.

• Goodmand, Gail. «How to use video to market your business», 22 avril 2011.

• Hall, Starr. «Seven tips for maketing a business with video», 24 octobre 2011.

• Kumar, Aj. «What you need to know about YouTube’s new analytics program», 21 décembre 2011.

• Jansen, Monica. «3 ways SEO will help you optimize YouTube videos», 16 décembre 2011.

• Lieberman, Martin. «5 Reasons YouTube is more than a video hum», 15 novembre 2011.

• Ooyala. «Videomind Video index report», Q3 2011.

• Vaughn, Jessica. «Mexico Taxi Project tackes tourists’ safety concerns», 17 novembre 2011.

• Whitney, Daisy. «YouTube etiquette for 2011», 15 juillet 2011.

• YouTube. «Holy Nyans! 60 hours per minute and 4 billion views a day on YouTube», 23 janvier 2012

• Yung, Thomas. «Des vidéos pour aider les hôteliers sur TripAdvisor», 13 août 2011.

Sites Web :

YouTube

Online Video Contests

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Enjeux Hébergement

Les faux avis en ligne: peut-on les détecter?

Les poursuites et les rumeurs liées à la publication de faux commentaires sur les sites Web de voyageurs, qu’ils soient positifs ou négatifs, ont fait couler beaucoup d’encre au cours de la dernière année. Les fraudeurs s’organisent et raffinent leurs méthodes à mesure que les outils pour les détecter se perfectionnent; il s’agit là d’un véritable jeu du chat et de la souris. Des chercheurs de l’Université Cornell ont mis au point un système informatique qui, en analysant la sémantique des commentaires, détermine s’il s’agit d’un message véridique ou inventé, avec un taux de réussite de 90%. Selon la firme PhoCusWright, trois personnes sur quatre sont influencées par les commentaires et les photos des autres voyageurs; un meilleur contrôle de ces publications s’impose donc, et ce, au bénéfice des voyageurs comme des entreprises qui font l’objet de commentaires et des sites Web qui les diffusent.

Qui dit vrai?

Afin de tester votre capacité à détecter la vérité, parmi ces trois commentaires concernant le Hard Rock Hotel de Chicago, déterminez lequel est vrai (la réponse se trouve à la fin de l’analyse).

 

La rédaction de faux avis: un véritable marché

Les sites de commentaires couvrent une grande variété de produits, que ce soit des livres, des appareils informatiques, du matériel audio ou encore des établissements hôteliers. Dans certains cas, jusqu’à 30% des avis peuvent être faux, comme le souligne Bing Liu, professeur à l’Université de l’Illinois à Chicago. Ces critiques exercent une grande influence sur les consommateurs, incitant les entreprises à déployer des efforts pour que leurs clients parlent d’elles sur les sites d’avis. Il s’agit là d’une bonne habitude à prendre pour ces établissements, s’ils veulent gérer efficacement leur réputation (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne). Toutefois, certains d’entre eux vont trop loin et perturbent la crédibilité de ce phénomène.

De nombreuses histoires ont circulé sur les manigances employées pour faire grimper (ou chuter) un établissement dans les classements. En voici quelques-unes:

  • Un hôtelier situé dans la région des Cornouailles, en Angleterre, aurait offert 10% de rabais aux clients qui acceptaient d’écrire un «avis honnête mais positif» sur son établissement.
  • Selon le journal irlandais The Irish Time, un important groupe hôtelier aurait encouragé des dizaines d’employés et de propriétaires d’établissements à formuler des commentaires positifs sur TripAdvisor.
  • Le magazine Bloomberg Businessweek révélait, en octobre dernier, l’existence d’un véritable marché du faux avis élogieux, avec des rédacteurs répartis à travers le monde, recrutés sur le Web par les entreprises ou par l’intermédiaire des agences.
  • Pour déjouer les filtres des sites de commentaires, on prend soin d’utiliser des serveurs informatiques qui ne permettront pas la localisation des auteurs de faux avis. On exige également d’eux qu’ils se servent d’une adresse courriel différente pour chacun de leurs envois. On leur demande aussi de faire parvenir ces commentaires à divers moments de la journée, et ce, sur plusieurs semaines.
  • Des agences offriraient jusqu’à 80$ pour des avis écrits par des utilisateurs qui ont atteint le statut Élite sur certains sites, signe de crédibilité.

Le détecteur de mensonges

Les TripAdvisor et Yelp de la toile n’ont pas intérêt à ce que l’on doute de l’honnêteté des avis qu’ils publient. Pour déceler les fraudeurs, ils ont développé des filtres, qui ne sont toutefois pas infaillibles. Des chercheurs de l’Université Cornell ont, quant à eux, mis sur pied un programme informatique pour détecter les faux avis. Pour les besoins de l’étude, ils ont demandé à des individus d’inventer 400 avis positifs sur une vingtaine d’hôtels dans lesquels ils ne sont jamais allés. Puis, ils ont sélectionné, minutieusement et selon certains critères, 400 avis véridiques sur le site de TripAdvisor, sur les 20 hôtels les plus populaires de Chicago.

Afin d’évaluer la capacité d’un humain à déceler les messages mensongers, trois juges – des étudiants de Cornell – devaient analyser quelque 160 commentaires et identifier les faux. Deux d’entre eux ont réussi à en détecter 50%, le troisième a atteint 62%. Le modèle informatique développé par les auteurs de l’étude a reconnu 90% des faux commentaires. Ce détecteur de mensonges a été élaboré grâce à la combinaison de deux approches basées sur la sémantique et les termes utilisés couramment, selon que l’avis est vrai ou faux.

Ainsi, les chercheurs ont constaté que les vrais avis ont tendance à emprunter un langage qui est davantage axé sur les sens ou sur le concret. Ils contiennent souvent des détails sur les lieux physiques avec des termes comme «petit», «salle de bain», «plancher», etc. Il est plus difficile pour l’auteur d’un faux avis d’avoir de telles références, puisqu’il ne connaît pas les lieux. L’usage du «je» est beaucoup plus courant parmi les faux avis; les rédacteurs pensent probablement en augmenter ainsi la crédibilité en s’impliquant de façon soutenue dans le commentaire. Voici les grands constats relatifs à la sémantique des faux avis, appuyés par l’un de ces commentaires inventés, tiré de l’étude.

Indicateurs fortement associés à un faux avis:

1. insistance sur les personnes qui les accompagnent;
2. grand usage des pronoms personnels «je» et «me»;
3. mention complète de l’établissement d’hébergement et de la ville – on observe moins ces détails dans les commentaires véridiques.

Indicateurs légèrement associés à un faux avis:

4. recours aux points d’exclamation – les vrais avis sont plutôt ponctués d’autres signes comme $;
5. grande utilisation des adverbes comme «très» ou «vraiment»;
6. emploi de plusieurs verbes.

La chasse aux imposteurs

Au Royaume-Uni, à la suite de nombreuses plaintes concernant des avis mensongers ou diffamatoires, l’Advertising Standards Authority a exigé de TripAdvisor qu’il retire la mention indiquant que les commentaires proviennent de «vrais» voyageurs. La France planche sur une norme nationale qui permettra d’évaluer l’authenticité des commentaires émis. Bref, les consommateurs et les entreprises ne sont pas dupes. Pour maintenir la crédibilité des sites de commentaires, la chasse aux imposteurs se poursuit, et les outils pour les détecter rendront leurs interventions de plus en plus complexes.

 

Réponse : 1. Vrai – Les vraies critiques décrivent souvent l’espace physique. 2. Faux – Les fausses critiques utilisent plus de pronoms et d’adverbes. 3. Faux – Les fausses critiques mentionnent souvent le nom complet de l’hôtel, contrairement aux vraies critiques.

 

Sources:

– Bugnot, Fabrice. «Comment lutter contre les faux avis sur Internet?», L’Écho touristique, 11 février 2011.

– De Santiago, Erin. «Travel News: TripAdvisor Under Scrutiny for False Reviews», 8 septembre 2011.

– Dublanchet, Ludovic. «Les avis des consommateurs sur Internet. Comment les exploiter!», Espaces, no 300, février 2012.

– Leydon, Tom. «A closer look at why Expedia introduced verified reviews after spinning off TripAdvisor», 5to9branding.com, 8 février 2012.

– L., Julien. «Contre les faux avis de clients, l’Afnor prépare une norme», 29 décembre 2011.

– Ott, Myle, Yejin Choi, Claire Cardie et Jeffrey T. Hancock. «Finding Deceptive Opinion Spam by Any Stretch of the Imagination», juin 2011.

– Pope, Conor. «Hotel Group Staff Urged to Write Positive Web Reviews», Irishtimes.com, 31 janvier 2012.

– Racherla, Pradeep, Daniel Connoly et Natasa Christodoulidou. «Unscrambling the Puzzling Matter of Online Consumer Ratings: An Exploratory Analysis», The Center for Hospitality Research, vol. 11, no 16, août 2011.

– Tumposky, Ellen. «Cornell Software Able to ID Fake Hotel Reviews», 28 juillet 2011.

– The Telegraph. «TripAdvisor user apologises for false reviews», 16 février 2012.

– Weise, Karen. «A Lie Detector Test for Online Reviewers», Bloomberg Businessweek, 29 septembre 2011.

 

 

Sites Web:

TripAdvisor

Yelp

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Petite réflexion sur les grandes équipes sportives et les resorts thématiques

Un développement pour le moins ambitieux et intégrant un centre de villégiature basé sur le sport, le divertissement et le tourisme mise sur la réputation et la présence d’un grand club sportif, le Real Madrid.

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Le club de football (soccer) Real Madrid voit grand et se lance dans la construction d’un parc touristique situé sur une île artificielle des Émirats arabes unis. L’objectif est de renforcer leur notoriété sur le marché asiatique et du Moyen-Orient. Dans l’esprit de démesure de cette région, le projet inclurait des hôtels de luxe, un stade ouvert sur l’océan, un parc d’attraction, un musée sur l’histoire du club, une marina et un golf, le tout pour un coût exorbitant, bien sûr. Un million de visiteurs sont attendus la première année, soit en 2015.

Sachant que le Canadien de Montréal est le premier symbole du Québec dans l’esprit des Américains tout comme le hockey sur glace pour plusieurs autres pays, à quand notre équipe nationale au centre d’un investissement tels un parc de glace, un hôtel, une académie de hockey internationale ou autre? Sans viser aussi haut – le Real Madrid est le club le plus riche de la planète (et le plus endetté!) – il y a lieu de réfléchir à l’attractivité que peut représenter le Canadien de Montréal comme thématique à une offre touristique et de divertissement plus intégrée.

Visionnez la vidéo Real Madrid Resort Island:

Sources:

– Agence France Presse. «Espagne: le Real Madrid prévoit d’ouvrir un parc thématique aux Émirats», LePoint.fr, 22 mars 2012

– Guiset, Adrien. «Folie : le Real Madrid se construit une île à 1 milliard de dollars!», Réponseàtout.com, 23 mars 2012

 

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

La chasse aux œufs

Depuis le 21 février dernier, plus de 200 œufs prennent d’assaut le centre-ville de Londres. Comme dans une chasse au trésor, les participants récoltent des indices et arpentent les rues de la ville afin de trouver les œufs; une activité urbaine alliant le jeu et les arts.

Représentant de véritables œuvres d’art, les œufs sont conçus en fibre de verre et mesurent 76 centimètres de hauteur. Ils sont plus d’une centaine d’artistes provenant de toutes sortes de disciplines à les confectionner: architectes, designers, bijoutiers, artistes de rue, etc.

 

Source: The Fabergé Big Egg Hunt

L’aventure de 40 jours et de 40 nuits, soit la période du carême, est une initiative de deux organismes de charité, Elephant Family et Action for Children, cherchant chacune à recueillir des dons en argent par la vente aux enchères des œufs qui suivra l’événement après Pâques.

 

Les chefs, les restaurateurs et les hôteliers de Londres sont également invités à intégrer à leur menu un plat créé sous le thème de l’œuf. Les profits réalisés par la vente de ces plats augmenteront les sommes accumulées par cette collecte de fonds soigneusement orchestrée.

 

Source:

– Infopresse. «La chasse aux œufs bientôt ouverte à Londres» h, 9 février 2012.

Site Web:

The Fabergé Big Egg Hunt