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Marchés géographiques

Comment les Américains et les Européens choisissent-ils leur destination de voyage?

Le voyageur qui a la liberté de choisir sa destination, c’est-à-dire sans l’incitatif de visiter des parents ou des amis, d’assister à un événement spécial comme un mariage ou encore de se rendre à une résidence secondaire, est la cible idéale pour les organisations de gestion de la destination (DMO). En 2011, 78% des voyageurs allemands et 58% des touristes américains ont ainsi choisi leur destination. Quel est le processus décisionnel de ces clients convoités? Quelles sont les sources d’influence dans leur choix? Comment peut-on maximiser les chances de faire partie des destinations prisées? La firme PhoCusWright s’est penchée sur la question et a dévoilé des résultats d’enquêtes menées auprès des quatre premiers marchés internationaux du Québec, soit les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Les répondants du sondage en ligne devaient avoir réalisé au moins un voyage d’agrément comprenant une nuitée dans un établissement hôtelier ou un déplacement en avion, ou en train dans le cas des répondants européens.

Voyages choisis librement

L’incidence des voyages d’agrément, dont la destination a été choisie de façon indépendante, a augmenté en 2011, surtout chez les Européens. Les voyageurs allemands arrivent en tête: 78% d’entre eux ont effectué ce type de voyage en 2011. Les voyageurs américains sont les moins enclins, parmi les marchés à l’étude, à choisir leur destination de cette façon, avec une incidence de 58%. Les Américains ont davantage tendance que les Européens à sélectionner un endroit dans le but d’aller visiter des amis ou de la famille. Mais les séjours choisis librement, sans contraintes, constituent tout de même la plus grande part des voyages pour les quatre marchés (voir le graphique 1).

Profil des voyageurs indépendants

Parce qu’ils choisissent leur destination de voyage et que ce choix n’est pas dirigé par la famille ou les amis, les voyageurs indépendants, appelons-les ainsi, représentent un marché qui réagit aux stratégies marketing et aux efforts promotionnels des DMO. En outre, ces visiteurs potentiels voyagent plus souvent que la moyenne, dépensent davantage et sont plus enclins à sortir de leur pays (voir le tableau 1).

Sources d’influence dans le choix de la destination

Les facteurs ayant influé sur le choix de la destination dans le cas des voyageurs indépendants varient d’un marché à l’autre. Sondés sur leur dernier voyage choisi librement au cours de l’année 2011, les répondants des quatre marchés ont mentionné en très grand nombre le facteur «souhait personnel de visiter la destination» comme une influence dans leur choix. Le climat, le prix de l’hébergement et les expériences antérieures sont des critères qu’ils évoquent aussi (voir le graphique 2).

Des quatre marchés, ce sont les Américains qui sont les plus enclins à choisir une destination en fonction d’une expérience passée (destination déjà visitée), avec une incidence de 35%. Les Français optent plutôt pour de nouvelles destinations, puisque seulement 20% sont retournés au même endroit. Les voyageurs allemands et britanniques sont influencés par les établissements hôteliers dans des proportions respectives de 27% et 24%. Les Américains considèrent plus que les autres voyageurs les activités disponibles (23%) et les événements spéciaux (14%).

 

Processus de choix de la destination

La majorité des répondants des quatre marchés considéraient déjà une destination précise avant de planifier leur dernier voyage choisi de façon indépendante. En fait, le désir de voir la destination justifie le voyage, surtout dans le cas des Britanniques (64%) et des Allemands (56%). La deuxième façon la plus courante de procéder est de choisir une destination parmi celles qu’on envisage. La proportion d’Américains ayant agi ainsi a plus que doublé en 2011 par rapport à 2010, alors qu’elle a décliné dans le cas des voyageurs qui avaient une seule destination en tête (voir le graphique 3).

 

Les DMO qui souhaitent séduire les voyageurs alors qu’ils ont entamé le processus de planification doivent être très persuasifs pour se positionner favorablement, s’ils ne font pas déjà partie des destinations envisagées par les voyageurs. En effet, lors de leur dernier séjour choisi de façon indépendante, moins de 10% des répondants, tous marchés confondus, ont considéré de nouvelles options une fois qu’ils ont entamé le processus de planification. Néanmoins, la même proportion a commencé sa planification de voyage sans avoir de destination précise en tête. De plus, quelque 8% des voyageurs français n’avaient pas prévu de voyage, mais ont profité d’une promotion; cette proportion est de moins de 5% pour les autres marchés.

Toutefois, la probabilité qu’une organisation de gestion de la destination influence un voyageur à l’étape de la planification s’accroît substantiellement si la destination fait déjà partie de celles qu’il souhaite voir un jour. L’étude avance ici que l’approche la plus efficace pour augmenter le nombre de visiteurs doit être développée à long terme afin de susciter, au fil du temps, le désir de visiter la région ou le pays.

Internet, toujours un peu plus!

Internet, encore un peu plus que l’année dernière, joue un rôle majeur à chacune des étapes du processus de planification. Selon les marchés, au moins 74% des voyageurs sondés ont visité, au minimum, un site Web au moment de la sélection de la destination. Lorsque vient le temps de comparer les offres, cette proportion grimpe à 86%. Les réservations en ligne sont réalisées par au moins 73% d’entre eux et par 83% des voyageurs britanniques. Le partage d’expériences et de commentaires de voyage sur le Web est en croissance, surtout chez les voyageurs allemands, qui sont 60% à l’avoir fait en 2011.

Les outils sur le Web, surtout les cartes interactives, les avis des voyageurs sur les sites d’agence en ligne, les images professionnelles et les visites virtuelles, les photos partagées par les voyageurs ainsi que les avis de professionnels de voyages diffusés en ligne exercent une influence sur une bonne part des visiteurs potentiels (voir le graphique 4).

 

Enfin, les recommandations de parents et d’amis arrivent au premier rang des sources d’information hors ligne utilisées pour la sélection d’une destination. Les publications imprimées, comme les guides de voyages, les articles ou les brochures, font toujours partie des médias consultés (entre 13% et 23% des répondants, selon les marchés). D’où l’importance de développer une stratégie marketing composée de multiples facettes afin de s’illustrer, de se démarquer et, surtout, d’accroître l’intérêt pour la destination.

 

 

Source:

– PhoCusWright Inc. «PhoCusWright’s Destination Unknown: How U.S. and European Travelers Decide Where to Go 2011», novembre 2011.

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Marketing

Pour optimiser le réseautage face à face

Le succès professionnel d’un individu ne repose pas uniquement sur ses compétences et ses connaissances; son réseau de contacts joue aussi un rôle très important. Les échanges effectués sur les réseaux sociaux facilitent les premières communications avec de nouvelles personnes et permettent de conserver aisément des liens, mais ils ne remplacent pas les rencontres en personne, qui demeurent incontournables. Nombreux sont ceux qui se déplacent jusqu’à l’autre bout du monde pour développer leurs cercles; inutile d’insister sur l’importance de se préparer!

Pourquoi réseauter?

Les raisons qui amènent un individu à vouloir élargir ou entretenir son réseau de contacts varient selon sa profession et son rôle dans l’organisation. En voici quelques exemples.

  1. Relation sociale: rencontrer ses pairs, faire la connaissance de nouvelles personnes du milieu, être présenté à des contacts clés;
  2. Marketing: donner de la visibilité à son entreprise ou organisme, faire connaître ses nouveaux produits ou services;
  3. Vente: créer des liens d’affaires dans le but d’obtenir de nouveaux contrats ou de favoriser ses ventes;
  4. Produit et service: échanger dans le but d’obtenir de nouvelles idées, de valider des idées déjà lancées ou de mettre ses propres activités en perspective;
  5. Ressource humaine: sonder le terrain pour recruter un employé ou à l’inverse, pour communiquer à son réseau qu’on est à la recherche d’un emploi.

Que vous participiez à une conférence internationale, à une rencontre organisée par votre chambre de commerce ou à un 5 à 7 informel, il importe de connaître le motif de votre présence. Réseauter demande du temps. Alors, si le vôtre est précieux, ne le perdez pas inutilement dans des événements inappropriés. Que souhaitez-vous retirer de votre participation? Qui désirez-vous rencontrer et pour quelles raisons? Quels objectifs tentez-vous d’atteindre? Réseauter doit faire partie d’un plan et s’inscrire dans vos stratégies d’entreprise. Réseauter, c’est aussi s’entraider, écouter les autres et faire preuve d’ouverture.

L’art de réseauter 101

Certaines occasions de réseautage se présentent sans que l’on planifie quoi que ce soit. Pour celles prévues à l’avance, voici sept éléments qui peuvent vous aider à retirer les meilleurs bénéfices.

 

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Des erreurs à éviter

  • Ne pas être préparé: vous ne figurez pas sur la liste d’inscription, vous avez oublié vos cartes professionnelles, vous portez des vêtements inappropriés, vous vous êtes mal renseigné sur la nature de l’événement.
  • Ne parler à personne: votre timidité gagne la partie, vous quittez l’événement dès que possible, vous vous fondez dans le décor. Si vous manquez d’assurance, demandez à quelqu’un d’expérience de vous accompagner. Il pourra vous présenter à certaines personnes et faciliter votre insertion. Si vous maintenez la décision d’y aller seul, prenez rendez-vous avec une ou deux personnes avec qui vous souhaitez discuter au lieu d’improviser au moment venu.
  • Manquer de retenue: même si vous passez du bon temps, n’oubliez pas que le motif de votre présence demeure professionnel.
  • Être constamment branché à son téléphone: ne vous isolez pas dans vos activités virtuelles, sachez doser l’utilisation de votre téléphone et faire preuve de politesse.

Enfin, rappelez-vous du nom de votre interlocuteur, demeurez attentif à la discussion à laquelle vous participez et n’hésitez pas à être souriant. Prendre part à une activité de réseautage, c’est beaucoup plus que faire acte de présence!

 

Sources:

• Briard, Emmanuel et Audrey Bontemps. «Entrez dans la toile de mon réseau!», Edipro, 2009, 176 p.

• Cardinal, Lise et Roxane Duhamel. «Réseautage d’affaires: Mode de vie», Collection Entreprendre, 2004, 264 p.

• Connolly, Michele. «Social Networking: 7 Big Mistakes and How to Avoid Them», Get Organized Wizard, consulté le 15 février 2012.

• Corkindale, Gill. «6 Networking Mistakes and How to Avoid Them», Harvard Business Review, 23 avril 2009.

• Deschênes, Guylaine. «Comment réseauter?», Revue internationale de gestion HEC Montréal, vol. 36, n° 3, automne 2011.

• Des Roberts, Gilles. «Les sept commandements du réseautage efficace», Les affaires.com, 22 septembre 2011.

• Huhman, Heather R. «5 Networking Mistakes you’re Making & How to Avoid Them», Career Rocketeer, 25 mars 2011

• Levinson, Meridith. «How to Network: 12 Tips for Shy People», CIO, 12 décembre 2007.

• Richmond, Annette. «12 Most Surefire Ways to Increase your Networking Success», 1er novembre 2011.

• Zack, Devora. «Réseauter quand on déteste réseauter», Les éditions Transcontinental, 2010, 175 p.

 

Site Web:

The Business Networking Academy

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Tendances

Découvrir la destination comme le ferait un résident

Rechercher une expérience authentique, rencontrer du «vrai monde», aller dans les lieux fréquentés par les résidents, découvrir leurs quartiers, leurs restaurants, explorer la destination comme le fait un habitant de l’endroit: voilà une tendance qui est appelée à prendre de l’ampleur grâce aux médias sociaux et au Web mobile. Les grandes villes, comme Montréal, engagent des blogueurs qui partagent leurs intérêts, leurs coups de cœur; le président de l’Islande invite les gens à déjeuner chez lui; Google propose aussi des lieux recommandés par les gens de la place; les initiatives sont diverses et très nombreuses.

Cette tendance à vouloir vivre des expériences comme le ferait un résident du lieu visité englobe plusieurs concepts. Mentionnons, entre autres, les voyages d’immersion pour apprendre une langue ou pour vivre une expérience de volontariat; ou encore le phénomène de couchsurfing (Lire aussi: CouchSurfing: profil d’une communauté virtuelle de voyage), cette communauté Web regroupant des hôtes à travers le monde qui mettent leur chambre d’ami ou leur divan à la disposition des couchsurfeurs. Soulignons aussi les principes du développement durable ainsi que ceux du slow travel qui, dans les deux cas, favorisent les rapprochements avec la communauté locale, sa culture, son économie. Mais voyons plutôt ici comment l’idée d’explorer une destination comme un résident est devenue courante.

Entrer en contact avec la population locale

L’idée de mettre en contact les voyageurs avec des gens de la place qui partageront leur amour de l’endroit ne date pas d’hier. À San Francisco, on fait appel à des bénévoles passionnés de leur ville depuis la fin des années 1970 pour offrir certains tours guidés à pied. Dans le même esprit, le Global Greeter Network rassemble des guides bénévoles de plusieurs villes à travers le monde, dont la mission consiste à accueillir chaleureusement le visiteur et à lui montrer la ville comme à un ami, avec ses spécificités, ses secrets bien gardés. Aujourd’hui, les médias sociaux permettent aux voyageurs d’entrer en contact avec des habitants de l’endroit bien avant leur départ afin de préparer leur séjour à l’aide de leurs suggestions.

Les blogues de voyageurs, d’experts, de journalistes ou encore de passionnés de leur région abondent. À titre d’exemple, Spotted by locals est une plateforme rassemblant des blogues, des guides touristiques de villes en format PDF et des applications iPhone choisies par des gens membres de la communauté locale à travers une quarantaine de villes européennes.Triptrotting.com met en contact voyageurs et hôtes aux intérêts et profils similaires qui souhaitent partager un repas ou une balade en ville (Lire aussi: L’influence des résidents).

Source: TRIPtrotting

Les organismes de gestion de la destination ont aussi emboîté le pas en créant, à leur tour, de tels blogues: The MontrealBuzz  (Tourisme Montréal), Explore Canada like a local (Commission canadienne du tourisme), Chicago Like a Local  (Chicago Convention &Tourism Bureau) et Portland Spoke (Travel Portland). Parmi les précurseurs, rappelons l’initiative d’Uwishunu  lancée par la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation (lire aussi: Destinations 2.0: top tendance!).

Faire participer la population: le cas de l’Islande

À l’automne 2011, l’Islande lance une campagne promotionnelle entièrement axée sur la rencontre entre la population locale et les visiteurs. Le président du pays demande aux Islandais d’inviter les touristes chez eux, dans leur maison, pour y partager un repas, leur parler d’une spécialité ou encore pour aller découvrir ensemble un attrait. Le président lui-même lance la première invitation à sa résidence. Visionnez la vidéo qui a circulé à cet effet.

Le site Web Inspired by Iceland rassemble les invitations des Islandais et auxquelles répondent les visiteurs par Facebook (voir l’image ci-dessous).

Se loger et se nourrir comme un habitant de l’endroit

Cette tendance concerne des secteurs clés de l’industrie. Celui de l’hébergement voit une offre parallèle se développer avec les échanges de maisons et la location d’appartements sur des plateformes Web très efficaces (lire aussi: La location de propriétés en ligne bouleverse l’hôtellerie traditionnelle).

Les sites comme Onefinestay.com, à Londres, rassemblent des appartements et maisons de ville momentanément libres de leurs occupants et disponibles pour accueillir des visiteurs. Le message véhiculé est celui-ci: «Vivez la vie d’un Londonien le temps de quelques jours et quelques nuits.» Et l’offre s’organise, se structure, se raffine puisque dans ce cas-ci, chaque appartement comprend un iPhone laissé à l’intention des visiteurs et inclut une foule d’informations sur le quartier, les restaurants et les moyens de transport, ainsi que sur le fonctionnement des appareils du logement ou encore sur l’histoire de certains éléments décoratifs. Bref, tout est pensé pour que le visiteur prenne possession des lieux le temps de son séjour.

On assiste aussi à une prolifération de guides de restaurants de type LocalEats, qui offrent aux touristes un aperçu des restaurants fréquentés et appréciés par la population locale. Le site Google Places tire également parti de cette tendance en présentant les lieux recommandés par des gens de l’endroit. Pour l’instant, les commerces de six villes américaines profitent de cette vitrine sur Google.

Utiliser les technologies pour favoriser une approche plus humaine

Voyager pour entrer en contact avec la population locale est une composante importante du tourisme depuis toujours. Pensons aux gîtes et aux auberges ou encore aux séjours à la ferme. Avec les médias sociaux et les applications mobiles, les possibilités de créer des contacts ou encore de diffuser de l’information personnalisée explosent! Paradoxalement, les technologies sont au service d’une approche plus humaine, d’un contact plus authentique, plus intime avec la communauté d’accueil. Laissez-vous inspirer par ces nombreux exemples pour interpeller les voyageurs qui s’intéressent à la «vraie vie» à destination et surtout, donnez la parole à ceux qui l’habitent!

 

Sources :

– Bohrer, Isabel Eva. «The Local Experience», Multiview Travel, 19 octobre 2011.

– CTC News. «Travelling in Canada? Explore like a local», Commission canadienne du tourisme, 15 septembre 2011.

– Greenstein, Tracey. «10 best Apps For Travelling Like a Local», forbes.com, 19 décembre 2011.

– Holland, Herald. «Stay Smart», KLM’s inflight magazine, février 2011.

 

Sites Web :

Chicago Like a Local

Explore Canada like a local

Global Greeter network

Going local travel

Google City

Inspired by Iceland

Local Eats

Local Travel Movement

Onefinestay.com

Portland Spoke

San Francisco City Guides

Spotted by Locals

The Montréal Buzz

TRIPtrotting

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Marketing

Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing

Le storytelling demeure un concept nébuleux pour certains. Appliquée aux communications d’entreprises, cette approche offre de nombreux avantages pour positionner une marque, un produit ou un service. Cette technique narrative consiste à communiquer par des histoires à fort pouvoir de séduction afin d’entrer en contact direct avec l’univers émotionnel de son sujet. De plus en plus, les destinations touristiques adoptent ces principes dans leur campagne de marketing au détriment des méthodes traditionnelles de communication parfois linéaires ou sans émotion.

De moins en moins sensible aux discours publicitaires conventionnels, le consommateur a besoin de se faire parler autrement. Il aime entendre des récits qui peuvent le projeter dans un rêve, ou lui faire construire ses propres souvenirs et représentations mentales. L’histoire racontée par le storytelling comporte une dimension humaine, et à laquelle il peut s’identifier.

À l’heure du Web 2.0, plusieurs outils émergent au profit du storytelling, permettant aux entreprises de diffuser leurs histoires à partir d’une multitude de plates-formes interactives. Blogues d’entreprise, sites de partage d’avis, de photos ou de vidéos; ces interfaces favorisent une interactivité en temps réel avec la clientèle et offrent de nouvelles occasions pour les entreprises de renforcer leurs liens avec le consommateur.

Quoi raconter pour séduire le consommateur

Il existe deux grandes orientations applicables au storytelling: soit les histoires sont racontées par l’entreprise et concernent des anecdotes ou récits en lien avec la marque, soit les clients prennent la parole et rapportent leurs expériences.

La campagne publicitaire suivante de Travel Oregon illustre bien l’utilisation du storytelling par le client. Cette vidéo présente l’histoire d’un père et de son fils partageant un moment privilégié sur un terrain de golf de la région. Au cœur de cette mise en scène, l’émotion crée un lien entre la destination et le téléspectateur. La narration amène le futur visiteur à imaginer l’expérience qu’on lui propose.

 

L’Apostrophe Hôtel de Paris  a également appliqué les fondements du storytelling dans cette vidéo promotionnelle qui met en scène une femme visitant la ville, jusqu’à son moment de détente à l’hôtel. Par la création du personnage féminin qui représente la clientèle visée par la vidéo, la spectatrice plonge rapidement dans son univers et s’identifie à elle. Une forme de lien émotionnel est ainsi créée, et ce, sans l’utilisation d’une narration comme dans l’exemple précédent. Bien que le principe du storytelling repose sur une histoire racontée, celle-ci peut également être transmise par le biais d’images, de sons ou de textes.

 

 Quand le souvenir construit le présent

La Ville de Saint-Jean-de-Monts, une importante station balnéaire en France, a su intégrer avec brio les principes du storytelling par le développement d’une campagne de communication tournant autour des souvenirs de vacances. La Ville a ainsi créé un site Web collaboratif , qui permet aux vacanciers et aux visiteurs d’y déposer des photos et des vidéos, de raconter des anecdotes de vacances passées à Saint-Jean-de-Monts et d’interagir avec les autres internautes. Outre ces expériences, le site met en scène l’histoire de la destination à travers une série de vidéos humoristiques, dans lesquelles on raconte comment la ville est devenue une véritable fabrique à souvenirs. Une collaboration avec des blogueurs a aussi été réalisée; au total, douze blogueurs ont vécu l’expérience le temps d’une fin de semaine. Les souvenirs de cette expérience se sont rapidement propagés sur la blogosphère et dans les médias sociaux. Dans cet exemple, l’image de la destination est construite autour des souvenirs, anecdotes et récits de ses visiteurs. On va même jusqu’à les inviter à partager leur vision sur l’avenir de la station et à transmettre leurs idées quant à son développement.

En novembre 2008, Tourisme Québec lançait aussi une stratégie de storytelling sur les marchés de la France, de New York et du New Jersey, avec son blogue Destination Bonjour Québec. Les carnets de voyages de six couples gagnants d’un concours organisé pour le lancement de la campagne ont été publiés sur la plate-forme (lire aussi Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!).

Construire un texte promotionnel

Plusieurs hôteliers choisissent de personnaliser leur site Web avec une description historique de l’hôtel, ou par l’entremise d’anecdotes ou d’histoires, rendant l’approche personnalisée et conférant à l’hôtel un caractère chaleureux et hospitalier. C’est d’ailleurs le cas du Mitaroy Hotel Goa, dont le propriétaire a choisi d’appliquer ce principe et de parler à sa clientèle par son blogue, où il raconte entre autres comment il est devenu hôtelier.

Dans le même ordre d’idées, on peut gérer l’animation d’une page Facebook en appliquant les bases du storytelling de façon à créer un rapprochement avec le consommateur, tout en faisant ressortir des éléments importants du produit. Le statut Facebook suivant du Brewster House de Freeport en est un bon exemple: «Cute couple got engaged here last night. Now enjoying champagne and blueberry stuffed French Toast.» L’idée derrière ce statut: promouvoir la romance, l’excitation et l’offre de petit-déjeuner copieux.

Les entreprises peuvent déployer tellement d’actions pour communiquer avec leur clientèle. Par son approche humaine, le storytelling est une technique qui confère à la destination ou au service touristique un caractère sympathique et attachant.

 

Sources:

– Blancherie, Jean-Marc. «Le storytelling ne raconte pas d’histoires» , Espaces tourisme & loisirs, vol. 298, décembre 2011, p. 10-15.

– Druhen, Xavier et Delphine Mougel. «Saint-Jean-de-Monts raconte ses histoires de vacances pour construire son futur» , Espaces tourisme & loisirs, vol. 298, décembre 2011, p. 38-41.

– Devlin, Nan, «Why Story Matters», Puretravelnw.org, 10 août 2011.

– Craig, Daniel Edward. «Social media and storytelling for hotels», Danieledwardcraig.com, 10 février 2011.

– Aurélie. «Le storytelling, ou l’art de raconter des histories pour séduire ses clients» , KraukoBlog.com, 20 décembre 2010.

Sites Internet :

Saints-Jean-de-Monts

Travel Oregon

Apostrophe Hôtel

Mitaroy Hotel Goa

Destination Bonjour Québec

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Marketing Technologies Tendances

La montée en popularité de la vidéo

Près de 1,2 milliard de personnes ont visionné au-delà de 200 milliards de vidéos en octobre 2011. YouTube occupe toujours le premier rang des sites de visionnement avec environ 88,3 milliards de vidéos regardées. Les amateurs de vidéos possédant une tablette électronique passent près de 30% plus de temps à les consulter sur leur appareil mobile que sur leur ordinateur fixe. La vidéo représente l’outil de communication idéal pour inspirer des voyageurs à visiter une destination.

L’utilisation de la vidéo

Les internautes canadiens sont de grands consommateurs de vidéos. Selon la firme Comscore, 91% d’entre eux ont regardé au moins une vidéo en octobre 2011 comparativement à 88% des internautes américains et à 87% des Français branchés (voir le tableau 1).

YouTube, l’un des produits de Google, a la cote auprès des amateurs de vidéos. En effet, 43,8% des partages de vidéos se font sur cette plateforme, suivie de loin par son compétiteur chinois Youku (2,3%) (voir le tableau 2). Fait intéressant, une multitude de sites se partagent un peu plus de la moitié des visionnements en ligne.

Les changements récents apportés à YouTube laissent présager qu’on valorisera davantage la dimension sociale du site: mise à jour du design, introduction de chaînes spécialisées, intégration des médias sociaux. Est-ce que cette évolution lui permettra de creuser un écart plus grand avec ses compétiteurs?

 

Selon la firme Ooyala, qui a effectué une étude présentant le comportement de plus de 100 millions de spectateurs uniques mensuels dans plus de 100 pays, les propriétaires de tablettes électroniques regardent plus longtemps les vidéos sur leur appareil mobile que sur leur ordinateur fixe. On remarque aussi que les vidéos de plus de 10 minutes comptent pour 56% du temps passé sur des tablettes électroniques. Lorsque ces tablettes sont connectées à une télévision ou à une console de jeu, cette proportion augmente à 84%.

La promotion d’une destination par la vidéo

Plusieurs statistiques démontrent que lorsqu’un individu prépare un voyage, il consulte une multitude de sites Internet afin de s’inspirer et de choisir une destination. Selon le sondage Ipsos Descarie – RVT réalisé en mars 2011 (lire aussi: Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages), 46% des Québécois exploraient le Web pour choisir la destination de leur dernier voyage. Parmi ceux-ci, 4% consultaient des vidéos professionnelles et 3%, des vidéos d’autres voyageurs. Même si ces proportions sont faibles, il ne faut pas pour autant sous-estimer la vidéo; l’offre étant encore embryonnaire, nous pourrions nous attendre à un fort engouement lorsque l’industrie touristique maniera davantage cet outil.

D’après Ooyala, la vidéo peut influencer celui qui la visionne. Elle représente d’ailleurs un outil incontournable pour les destinations qui cherchent à inspirer des visiteurs potentiels. Car lorsqu’elle est bien réussie, elle évoque un avant-goût du voyage en présentant ses attributs, en illustrant des expériences, en introduisant la culture locale d’un lieu et en mettant en valeur le caractère unique d’un milieu. En voici quelques exemples.

Alberta, Canada

Un environnement à couper le souffle, voilà ce qui a inspiré la campagne «Remember to breathe» de l’office de tourisme de l’Alberta. Durant trois minutes, on se laisse porter par le vent et la musique en découvrant la beauté de la province. Aucun mot n’aurait pu mieux communiquer la splendeur des paysages albertains qu’une telle vidéo.

 

Inde

Pour familiariser les visiteurs occidentaux avec la destination, l’office du tourisme de l’Inde présente des expériences typiques qu’un voyageur peut vivre durant son passage dans le pays. Ponctuée d’anecdotes, la vidéo met en valeur les contrastes culturels et la beauté des paysages; une brillante idée pour s’adresser à un segment de clientèle précis et amoindrir les barrières parfois liées au choc culturel.

 

Terre-Neuve, Canada

Réalisée par l’office de tourisme de Terre-Neuve, cette vidéo capte non seulement quelques images des paysages de la province, mais elle évoque particulièrement le rythme de vie qu’on y trouve; une invitation à prendre son temps. D’ailleurs, on y mentionne qu’avec une demi-heure d’avance sur le fuseau horaire des provinces maritimes, il est inutile de se dépêcher!

 

Favoriser l’essor du tourisme peut également se faire en partenariat. Voici deux exemples qui le démontrent bien.

Tasca d’Almerita, un vignoble de la Sicile, fait une analogie entre le plaisir de déguster le vin et celui de découvrir la région. Cette vidéo, intitulée «A Glass Of Sicily», fait partie d’une démarche marketing visant un public international et où la culture italienne figure au premier plan.

 

En partenariat avec la Commission canadienne du tourisme et le ministère du Tourisme du Québec, le transporteur aérien Air Transat a produit une vidéo qui met en valeur le Québec. Ce message publicitaire de 20 secondes a été projeté sur les écrans de 239 salles de cinéma à Paris. Cette initiative visait à appuyer l’augmentation de 32% de l’offre de Transat durant la période hivernale et, du même coup, à promouvoir la destination du Québec.

 

Une occasion à saisir

Certains experts en médias sociaux prévoient que la vidéo gagnera une fois de plus en popularité au cours de l’année 2012. L’enthousiasme des consommateurs, l’accessibilité des technologies facilitant la réalisation d’une production de qualité et la présence d’un réseau de distribution bien implanté; voilà trois arguments qui illustrent le momentum actuel de la vidéo!

 

 Sources:

– Aboutourism. «Videos will rule the web – destinations come alive and inspire», 3 novembre 2011.

– ComScore. «More than 200 billion online videos viewed globally in October», 14 décembre 2011.

– ComScore. «Index Video Metrix», consulté le 7 février 2012.

– Eyefortravel. «Tablets and mobile devices changing the way people engage withvideo online», 28 novembre 2011.

– Giraud, Stéphanie. «Promouvoir sa destination par la vidéo, pratiques innovantes», 22 novembre 2011.

– Jolicoeur, Martin. «Transat envahit les salles de cinéma à Paris», Les Affaires, 8 novembre 2011.

– Ooyala. «VideomindVideo index report», Q3 2011.

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Technologies

Conseils élémentaires pour améliorer votre présence sur Twitter

L’importance pour une entreprise d’être active sur les médias sociaux est un sujet qui revient constamment. Bien qu’une forte majorité des utilisateurs de médias sociaux ont recours à Facebook, il ne faut pas pour autant négliger d’autres avenues, telles que Twitter. Ce réseau social comptait plus de 100 millions d’utilisateurs en septembre 2011. De ce nombre, près de la moitié visite leur compte tous les jours. Si tout ce que vous connaissez de Twitter est son nom et que vous souhaitez vous lancer, voici quelques pistes qui pourraient vous aider.

Les possibilités de Twitter

Pour éviter de perdre votre temps, il est impératif d’établir dès le départ les raisons qui motivent votre présence sur Twitter, les objectifs que vous souhaitez atteindre, ainsi que le type de personnes à qui vous désirez vous adresser. Une présence inappropriée sur les médias sociaux pourrait nuire à votre réputation, alors prenez le temps de réfléchir avant de vous lancer. Si vous avez du mal à définir votre stratégie, basez-vous sur vos objectifs de communication et de marketing; ceux-ci doivent être au cœur de votre démarche. Quant aux possibilités offertes par Twitter, voici une série d’exemples de ce qu’une entreprise peut en retirer:

  • faire de la veille sur votre réputation, vos concurrents ou votre industrie;
  • attirer un auditoire vers votre site Internet ou votre page Facebook;
  • promouvoir vos événements, vos campagnes, vos nouveautés;
  • offrir une avenue supplémentaire en ce qui a trait au service à la clientèle;
  • dialoguer avec vos clients, créer une liste de témoignages, faire du crowdsourcing;
  • développer des relations avec des journalistes, des blogueurs;
  • augmenter vos chances de performer sur les moteurs de recherche Google et Bing;
  • réseauter avec vos pairs, échanger de l’information, développer une notoriété.

Le profil

Le réseau social Twitter réunit un amalgame d’individus qui communiquent sous toutes sortes de chapeaux: personnel, professionnel, consommateur, promotionnel, etc. Si vous prévoyez joindre le réseau dans le cadre de votre travail, les caractéristiques de votre profil en seront teintées. Twitterez-vous sous le nom d’une entreprise ou sous votre propre nom?

Votre profil représente votre carte d’affaires sur Twitter; ne le négligez pas, car il pourrait influencer certaines personnes à vous « suivre » ou non. Tout en étant concis, faites en sorte que les autres utilisateurs sachent rapidement qui vous êtes et ce qui vous intéresse.

Le tweet 101

Ajouter un lien: insérez un lien à la fin de votre tweet tout en ne dépassant pas les 140 caractères qui sont mis à votre disposition. Pour ce faire, utilisez un outil qui vous permettra de diminuer la longueur de vos liens, tels que bitly, TinyURL ou autre.

Catégoriser un tweet: afin de répertorier tous les tweets d’une même catégorie, insérez le symbole # devant la catégorie. Dans l’exemple de Culture Montréal, on remarque que l’agenda 21 de la culture (A21C) est le nom de la catégorie et est précédé du dièse.

 

Pour visionner tous les tweets de cette catégorie, il suffit de cliquer sur le lien #A21C ou d’inscrire #A21C dans le moteur de recherche.

Diriger un tweet directement à quelqu’un: ajoutez le symbole @ devant le nom de la personne avec qui vous désirez communiquer. Dans l’exemple, on remarque que Vicky Bossinotte s’adresse à AeGTH. On constate également qu’elle a catégorisé son tweet à même le message en ajoutant #Matingth.

Pour visualiser les tweets qui vous sont directement adressés, consultez l’onglet prévu à cette fin.

 

Citer quelqu’un: si vous reprenez le tweet de quelqu’un, indiquez-le dans votre tweet. Si vous modifiez ce tweet, ajoutez le terme «via» devant la source.

 

Si vous reprenez le tweet tel quel, vous pouvez simplement insérer les lettres «RT», qui signifient ReTweet, ou cliquer directement sur l’onglet retweet afin d’éviter de le réécrire.

 

Le Tweet parfait

Lors du World Travel Market, qui avait lieu à Londres en novembre 2011, une conférence démystifiait la façon de produire un tweet parfait. Bien entendu, il n’existe pas de recette miracle qui puisse s’appliquer à chacun, mais voici néanmoins sept conseils utiles tirés de cette présentation:

  1. Connaissez votre auditoire: à qui vous adressez-vous (B2B ou B2C) ? Cette réponse guidera votre façon de communiquer avec vos followers et influencera le choix de contenu que vous partagerez avec eux. De plus, cette information vous permettra de publier vos tweets au moment où il y a une forte affluence.
  2. Publiez du contenu à valeur ajoutée: misez sur la qualité et non sur la quantité de vos tweets.
  3. Faites preuve de minutie: vérifiez vos liens avant de les partager, assurez-vous de la justesse de vos sources, faites en sorte que le contenu soit à jour, etc.
  4. Soyez clair et concis: évitez d’utiliser les 140 caractères. Privilégiez les tweets de 120 caractères et moins afin d’éviter que votre contenu n’ait besoin d’être réédité ou qu’on ne puisse vous citer.
  5. Maîtrisez l’étiquette: donnez le crédit de vos informations aux personnes qui vous les ont partagées et citez-les.
  6. Épurez vos tweets: utilisez le dièse pour catégoriser vos tweets, mais idéalement pas plus de deux ou trois. Évitez qu’ils soient au milieu du texte, faites en sorte que votre message reste clair.
  7. Faites preuve de jugement: si vous désirez répéter un de vos propres tweets, assurez-vous que le contenu en vaut la peine et qu’il revêt une réelle valeur ajoutée.

Une panoplie de ressources existe pour vous guider dans vos premiers pas sur Twitter. Pour obtenir de l’aide quant aux fonctionnalités, consultez le centre d’assistance et pour rester à l’affût des nouveautés, visitez le blogue de l’entreprise.

Plusieurs années se sont écoulées depuis les balbutiements de Twitter. Si vous attendiez de voir l’évolution du réseau avant de vous lancer, il est inutile de patienter plus longtemps. Le média social ne s’inscrit plus comme une tendance émergente et tout porte à croire qu’il maintiendra sa présence sur la Toile pour encore plusieurs années.

 

Sources:

• Christensen, Matthew, Pleasance Coddington et Mark Frary. «The Perfect Tweet», conférence présentée au World Travel Market à Londres, 7 novembre 2011.

• Conseils Marketing. «Quel usage professionnel pour Twitter?», 8 janvier 2009.

• HubSpot. «How to use Twitter for business: an introductory guide», 2011.

• Marketing Profs. «How to be Twitter superfly in 12 simple steps», 2011.

• Twitter Blog. «One hundred million voices», 8 septembre 2011.

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Marketing

Comment attirer les jeunes adultes dans les musées

La clientèle des jeunes adultes représente un marché important pour les musées. Plus d’un Canadien sur cinq âgé de 18 à 35 ans effectue au moins une visite par année dans un tel établissement (PMB 2011). Une étude récente s’est penchée sur ce qui intéresse ces adultes et a démontré qu’un marché potentiel latent pourrait bien se développer grâce aux efforts innovants des institutions. Voici les résultats de cette étude et des exemples d’initiatives de musées qui pourraient interpeller particulièrement la clientèle des jeunes adultes.

Le marché des 18 à 35 ans n’est pas simple à conquérir. D’abord, il regroupe trois générations, soit les X, les Y et les C (lire aussi: Qui sont ces C?), aux profils plutôt différents. Il comprend des étudiants, des gens qui entament ou poursuivent une carrière ainsi que des parents de jeunes enfants. Ayant des horaires souvent chargés, beaucoup d’activités sociales ou encore une vie familiale très prenante, les jeunes adultes doivent choisir où ils occuperont leur temps de loisirs ou de visites touristiques et où ils dépenseront leur budget alloué aux sorties.

Qu’est-ce qui les attire?

Outre le thème de l’exposition, qui joue probablement le plus grand rôle dans l’intérêt suscité chez le visiteur potentiel, quelques caractéristiques complémentaires favorisent la venue des jeunes dans les musées, entre autres:

  • les technologies qui permettent de visiter les lieux de façon autonome et agréable (audioguides, applications pour appareils mobiles, écrans tactiles ou tablettes comme support informatif, etc.);
  • une présence active de l’établissement sur les médias sociaux pour favoriser l’interaction avec les clientèles;
  • un restaurant ou un café servant de la nourriture simple, santé et à bon prix sur les lieux même;
  • des heures d’ouverture étendues;
  • des possibilités d’interaction avec les visiteurs qui les accompagnent;
  • une expérience globale de qualité.

L’étude «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People» consiste en une enquête menée auprès de 224 adultes américains de 18 à 35 ans, choisis au hasard parmi un panel de consommateurs. Pour ce sondage, les participants devaient indiquer leur degré d’intérêt à visiter une exposition ou un musée, selon différentes conditions. En tout, 36 scénarios ou caractéristiques ont été testés. Les chercheurs souhaitaient ainsi trouver les éléments qui incitent le visiteur potentiel ou, au contraire, qui le dissuadent à visiter un musée.

Globalement, 41% des répondants se sont montrés intéressés par la visite d’une exposition, sans qu’on y ajoute aucune caractéristique. Avec le message «le musée offre un service de restauration avec un très grand choix de nourriture», l’intérêt général augmente de 7%, alors que c’est exactement le contraire lorsqu’on parle de «voir une exposition lors d’une sortie scolaire».

Un marché latent?

Toujours à partir des mêmes participants, les chercheurs ont segmenté l’échantillon en trois groupes aux motivations bien distinctes:

  • les clients habituels (40%);
  • les gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales (31%);
  • les personnes qui aiment interagir avec les autres (29%).

Le tableau suivant illustre la propension de chacun de ces segments à assister à une exposition selon différentes caractéristiques.

Le groupe des clients habituels rassemble les adultes déjà conquis. Ces visiteurs seront influencés de façon positive par les attributs liés à des horaires de visite étendus, ou lorsqu’on leur propose des attentions spéciales. Ce segment réagit négativement aux messages liés à des ajouts, tel un restaurant. Des actions marketing agressives pourraient bien générer l’effet inverse et les dissuader d’envisager une visite.

Formé de gens à la recherche de plaisir et d’activités sociales, le second segment fréquente très peu les musées. Toutefois, les messages influent grandement sur leurs intentions.

Le groupe des personnes qui aiment interagir avec les autres est influencé par plusieurs caractéristiques comme la restauration, le fait que «l’exposition encourage les gens à converser librement pendant la visite, plutôt que de chuchoter» et l’idée de «prendre part à une aventure interactive». Selon les auteurs de l’étude, ce segment revêt beaucoup de potentiel.

Des initiatives inspirantes

Enfin, voici deux exemples de projets muséaux qui correspondent à ce dernier élément sur la participation des visiteurs.

Guggenheim

Célèbre institution, le Guggenheim propose aux visiteurs plusieurs façons d’entrer en contact avec les artistes, les experts en architecture et en design, ou encore de participer au développement de ses musées. En plus d’assurer une présence active sur de nombreux médias sociaux, l’organisme consacre une section de son site Web à la présentation d’initiatives innovantes, qu’il a intitulée interact. Mentionnons le BMW Guggenheim Lab, qui se promène dans plusieurs grandes villes à travers le monde et qui, à ciel ouvert, lance un débat, avec experts et citoyens, sur l’aménagement urbain, en plus de présenter des propositions de design. Les résultats de cette démarche feront l’objet d’expositions. Visionnez la vidéo ci-dessous pour mieux saisir le concept.

 

Portland Art Museum

Le projet Object Stories du Portland Art Museum a pour but de faire participer le public dans la vie muséale et d’élargir la clientèle. Le musée invite ainsi les gens à partager l’histoire d’un objet qui leur tient à cœur. L’enregistrement se fait dans un kiosque, au musée, avec l’aide d’un bénévole. Ces histoires peuvent être entendues sur place, à même un écran tactile ou en ligne (voir le lien ci-dessous). Le projet semble remporter beaucoup de succès.

Cliquez ici pour entendre des histoires.

L’innovation interpelle toutes les générations

La clientèle des jeunes adultes constitue un marché important, entre autres parce qu’une fois convertie, elle revient année après année. De plus, c’est elle qui, en partie, inculquera l’intérêt pour les arts et la culture à ses enfants. Mais l’innovation dans les musées se fait au bénéfice de tous les marchés. La découverte de la culture est l’affaire de toutes les générations, et c’est souvent la diversité qui stimule le partage des expériences les plus riches.

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources :

– Gofman, Alex, Howard Moskowitz et Tõnis Mets. «Marketing Museums and Exhibitions: What Drives the Interest of Young People», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 20, no 6, août 2011, p. 601-618.

– Museum Audience Insight. «International study of a wide variety of museums», 25 octobre 2011.

– Print Measurement Bureau 2011.

 

Sites Web :

Guggenheim

Object Stories

Portland Art Museum

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Dis-moi quels paysages tu préfères, je te dirai où aller!

Le paysage occupe-t-il une place importante dans le choix d’une destination? Quel type d’environnement les voyageurs préfèrent-ils? La plage? La montagne? Les rivières? Certains coins de pays méconnus recèlent de véritables trésors cachés; leur découverte permettrait peut-être à ces régions de développer ou de bonifier leur offre touristique. C’est, du moins, ce que considère un chercheur des Pays-Bas qui a créé une plateforme Web servant à recueillir les préférences des voyageurs en matière de paysage, tout en leur indiquant, par la suite, les destinations européennes qui correspondent à leurs goûts.

Les connaissances en matière de paysage sont principalement le domaine des experts. La valeur de ces paysages est en effet rarement mesurée par les voyageurs. Martin Goossen s’est penché sur la question; il a présenté sa démarche et son outil novateur à l’occasion de la conférence Atlas 2011 intitulée Landscape and Tourism: the Dualistic Relationship.

Choisir la destination

Plusieurs caractéristiques, dont le paysage, motivent le choix d’une destination. Des enquêtes ont démontré que le prix ou encore les recommandations d’autres voyageurs jouent un rôle prédominant dans le choix d’une destination de vacances. Toutefois, le voyageur a un comportement complexe et les motivations changent selon le séjour. Ainsi, le type de paysage revêt une importance relative dans le choix de ses voyages.

Des études réalisées auprès de la population des Pays-Bas indiquent que:

  • près de la moitié des consommateurs (45%) déterminent d’abord la destination du voyage;
  • le tiers établit (32%) plutôt un budget en premier lieu;
  • les gens naviguent environ de 7 à 10 heures sur Internet pour trouver leur destination;
  • une personne sur six (16%) prend plus de 20 heures avant d’arrêter son choix;
  • les deux tiers (66%) estiment avoir passé trop de temps sur Internet pour trouver la bonne destination.

Par ailleurs, plusieurs outils de recommandations cherchant à guider le consommateur dans ses choix ont été développés au fil des années. Mentionnons le volet Inspiration de TripAdvisor ou le moteur d’inspiration d’Expedia. D’autres plateformes de recommandations comme Wanderfly suggèrent de choisir une destination en sélectionnant quelques mots clés, souvent rattachés à des activités ou à des expériences, et un budget. (Lire aussi: À quelles personnalités de voyage vous adressez-vous?). Le paysage est absent des choix possibles, directement du moins.

Choisir en fonction des paysages

Avec le projet ESCAPE, M. Goossen propose une plateforme Web qui recommande des destinations européennes selon les préférences sélectionnées par l’utilisateur en matière de paysage. Une version pour le territoire des Pays-Bas a d’abord été développée. Ces sites sont munis d’un système d’information géographique (SIG) qui permet d’identifier les types de territoire.

 

Bien qu’encore incomplète – version démo –, la plateforme européenne, permet déjà de bien saisir le concept. En trois étapes, l’utilisateur sélectionne des destinations qui correspondent à ses préférences de paysages. Voici comment se déroule le processus.

1. Il faut d’abord sélectionner les paysages recherchés parmi les 16 catégories, dont les plages et les dunes, les cours d’eau, les prairies, les glaciers et sommets enneigés, les villages. À l’aide d’une échelle de 1% à 100%, le visiteur indique dans quelle proportion il souhaite trouver ce type d’environnement à destination. Une échelle intouchée signifie qu’un tel paysage lui est indifférent. Dans chacun des cas, une photo est disponible.
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2. Ensuite, l’utilisateur doit indiquer ses préférences pour d’autres caractéristiques comme le relief recherché, le mois prévu du voyage et la température moyenne espérée. Il peut également préciser s’il souhaite être à proximité de la mer, d’une ville, d’un aéroport, d’un village ou, au contraire, s’il veut en être éloigné.

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3. Après avoir répondu à quelques questions pour les besoins de la recherche, une carte personnalisée de l’Europe mettant en évidence les lieux qui correspondent le mieux à la sélection de paysages apparaît. Les endroits qui enregistrent les résultats les plus élevés sont indiqués. Le visiteur peut cliquer sur ces destinations pour basculer vers Google Map et visualiser des photos et des vidéos. Pour bien comprendre le concept, rien ne vaut une visite sur le site (www.myplacetobe.eu).

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Des résultats concrets

La version néerlandaise qui a précédé Myplacetobe.eu compte sur un SIG plus détaillé; les résultats sont donc plus précis. Cette version a été utilisée par plus de 250 000 visiteurs et figurait dans le classement des 100 sites Internet au pays. Ce succès a permis de récolter un échantillon représentatif d’utilisateurs et d’approfondir la recherche. Voici quelques résultats à cet effet :

  • presque 30% des utilisateurs ont visité la destination recommandée, 11% pour la première fois;
  • environ 95% de ceux-ci ont été satisfaits des paysages qu’ils y ont découverts;
  • plus de la moitié de ces voyageurs ont réservé un lieu d’hébergement dans le secteur;
  • parmi ceux qui n’ont pas visité la destination recommandée, 20% ont cherché de l’information à son sujet.

Voilà une approche différente qui, bien qu’embryonnaire, permet d’aborder la destination sous un angle nouveau. Le paysage ne constitue-t-il pas l’une des ressources primaires du tourisme? On peut certainement le mettre en vitrine à titre d’inspiration au voyage.

 

Source:

– Goossen, Martin. «www.myplacetobe.eu: An innovative tool for understanding the dualistic relationship of landscape and tourism», Atlas annual conference 2011 – Landscape and Tourism: The dualistic Relationship, Valmiera, Lettonie, 21 septembre 2011.

 

Sites Internets:

Expedia

Myplacetobe.eu

TripAdvisor

Wanderfly

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Produits et activités Tendances

Des attraits touristiques à l’affût des tendances

Une coopérative de petits producteurs pour le voyageur à la découverte de la culture locale, un parc d’attractions où le respect de l’environnement fait partie de son ADN, le yoga dans les galeries de musées; les attractions touristiques semblent à l’écoute des tendances de consommation de l’heure et les intègrent sous forme d’innovations amusantes ou instructives.

Espaces pop-up

La tendance de l’éphémère et du mobile a rejoint l’hôtellerie alternative et la restauration depuis quelques années à travers les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop up, la nouvelle tendance de l’éphémère). Cette année, le musée MuMo fera sa tournée. Il s’agit d’un conteneur qui se transforme en musée d’art contemporain et qui vise à initier les enfants à la création artistique. Il parcourra les routes de France et d’Afrique jusqu’en novembre 2012, sur 8000 kilomètres, et atteindra un public de 11 500 enfants dans plus de 60 écoles partenaires. Visionnez la vidéo ci-dessous:

Expérience à saveur locale

La recherche d’authenticité ne faiblit pas. Conacado est une coopérative qui vise à aider plus de 10 000 petits producteurs de cacao en République dominicaine. La création d’une route écologique, le Tour de Chocolate,est une rencontre entre la population locale et les touristes à travers les lieux de production et de commerce équitable du cacao biologique. Mentionnons que la République dominicaine est le plus important producteur de cacao biologique au monde.

 

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 Source: Tour de Chocolate 

Le site Local Travel Movement est entièrement dédié à cette forme de tourisme.

Vert et responsable

La prise en compte des principes environnementaux et responsables est aujourd’hui davantage une condition sine qua non au développement qu’une tendance. Pour certains attraits, le respect de l’environnement fait partie de leur ADN!

Le parc d’attractions Hopi Hari, au Brésil, est entièrement pensé comme un pays, «the most fun country in the world» selon le slogan. Il a son histoire, sa capitale, son drapeau, sa langue, son passeport, son hymne national, et sa superficie de 185 acres est près du double de celle du Vatican. De nos jours, tout pays a également une politique environnementale et celle d’Hopi Hari comporte plusieurs projets.

  • Le site étant situé au cœur de la forêt atlantique, on a dû aménager une station de traitement des eaux usées et un centre de triage. Hopi Hari possède ses propres puits et réutilise les eaux traitées pour différents usages (p. ex., laver les planchers).
  • L’entreprise a également entrepris des actions de reforestation (54 000 semences).
  • Fort de cette expérience, le site a créé un laboratoire éducatif afin de mieux transmettre les valeurs environnementales et durables aux jeunes.

Innovation technologique

L’effervescence technologique que nous vivons permet à des idées fortement créatives de prendre forme.

Par exemple, le MoMA, qui dispose déjà de bornes interactives, d’applications iPhone, d’audioguides et de lunettes 3D, a maintenant un nouvel appareil technologique. Destiné aux jeunes enfants, le dispositif leur permet de ressentir et de voir le monde comme une fourmi ou une girafe. Leur champ de vision et leur voix sont modifiés.

 

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Source: MoMA

Le développement d’une application pour les appareils mobiles est une avenue qui, tout en répondant à des besoins d’information en matière de commodité et d’orientation, laisse place à des idées originales. Tourisme Wendake, une communauté autochtone dans la région de Québec, offre une application iPhone originale. Celle-ci présente du contenu sur l’hébergement, la gastronomie, les événements et autres certes, mais elle comporte un aspect ludique: une flûte!

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Source: iTunes – Tourisme Wendake

La technologie – de simples webcams – a aussi permis au Paignton Zoo, au Royaume-Uni, de réaliser une initiative marketing intéressante. Une caméra, installée dans l’espace des tigres, a diffusé la naissance et les premiers jours de quatre petits tigres de Sumatra sur plusieurs canaux. Entre autres, la chaîne de télé BBC de la région de Devon en a fait la diffusion. La sensation de proximité créée par le visionnement de ce moment touchant a engendré une propension à visiter le zoo de 72% de la part des auditeurs. Pendant le mois suivant, la mère et les petits étaient isolés du public, mais toujours visibles grâce à des moniteurs installés dans le zoo et par les webcams en ligne. Le Zoo de Granby propose également des vidéos et images exclusives de la vie en coulisse, entre autres sur sa page Facebook.

La technologie des voitures téléguidées existe depuis longtemps. Mais l’Aquarium de Vancouver a renouvelé l’idée de façon fort originale en transposant les Vancouvérois dans un univers de poissons! Visionnez la vidéo suivante:

Planification et achats en ligne

Les attractions touristiques n’échappent pas à la vague de la planification et de l’achat en ligne. Les sites de commentaires tels que TripAdvisor les incluent de plus en plus, les sites d’achats groupés proposent certains attraits et quelques sites permettent de comparer les prix, comme on le ferait pour d’autres biens ou services.

Par exemple, UBC Museums and Gardens Pass, qui regroupe quatre établissements en Colombie-Britannique, a offert un laissez-passer à moitié prix sur le site Groupon.

Au Liseberg Park, en Suède, il est possible de planifier virtuellement la visite, incluant la réservation pour des manèges en particulier. La planification peut se faire entre amis grâce à un profil que chacun aura créé sur le site Web de l’entreprise. Le parc reçoit donc les revenus à l’avance et cumule des informations sur le profil des visiteurs (âge, attraits préférés, etc.).

Santé et bien-être

Certains attraits touristiques ont réalisé qu’il pouvait y avoir une adéquation entre leur site, souvent naturel ou attrayant, et le besoin croissant de la population de se ressourcer. Aux États-Unis, l’Institute of Museum and Library Services a lancé la campagne «Let’s Move! Museums & Gardens», qui ouvre la réflexion – et l’action – sur le lien potentiel entre la mission d’un musée et les activités relatives à la santé. Dans cette perspective, plusieurs musées offrent des séances de yoga dans leurs galeries. De plus, le Lincoln Park Zoo propose des séances d’activité physique et de yoga dans un espace spécialement aménagé au cœur de son site près du centre-ville de Chicago.

 

Les attraits n’échappent pas non plus à une demande croissante pour des services de restauration plus sains et diversifiés. Sur le sujet, relisez «Améliorer la restauration dans les lieux touristiques culturels et de loisirs».

Un petit dernier,hors catégorie

Véritable parc d’attractions pour grands enfants, Dig This, à Las Vegas, permet à tous de manipuler des bulldozers, chargeurs, excavateurs. Les petits camions Tonka sont maintenant grandeur nature. Le parc semble très populaire auprès des groupes professionnels.

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Source: Dig This

Il y a de nombreux autres exemples d’innovation dans les attractions touristiques. Poursuivez cette analyse et dites-nous comment vous intégrez les tendances de l’heure à votre offre!

 

Sources:

– Craddock, Pippa. «How we helped Paignton Zoo deliver an amazing 72% propensity to visit…», www.fiNETra.com, consulté le 28 novembre 2011.

– Funworld. «Liseberg and Entertainment booking Concepts Embark on Pay-as-you-Go Virtual Planning», Funworld IAAPA, avril 2010.

– Lessa, Gabriela. «Park Paradise – Brazil’s Hopi Hari was built around a commitment of environmentalism», Funworld IAAPA, février 2010.

– American Association of Museums, Center for the Future of Museums. «Connecting with Nature and Staying Fit at Lincoln Park Zoo», 4 octobre 2011.

 

Sites Web:

MuMo

Tourisme Wendake

Paignton Zoo

 

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Produits et activités Transport

L’accueil des passagers de croisière en escale: des exemples inspirants

Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression! Cet adage prend tout son sens lorsque vient le moment d’accueillir des passagers de croisière. Au Québec, le temps passé par ceux-ci sur la terre ferme lors d’une escale est d’environ six heures, ce qui est très court. Puisque 78% de ces passagers visitent le Québec pour la première fois, il s’avère primordial pour les destinations de développer une stratégie d’accueil bien ficelée, d’autant plus qu’elle pourrait être payante à long terme! À l’heure actuelle, 39% des passagers souhaitent revenir au Québec d’ici les trois prochaines années.

Selon un sondage réalisé par Doxa Focus pour le ministère du Tourisme du Québec à l’été 2009, le taux de débarquement moyen observé lors de six escales choisies au hasard dans les villes de Québec, de Montréal et de Saguenay était de 86%. Toujours selon Doxa Focus, mais cette fois en 2010, 49% de ces passagers prenaient part à une excursion. Du reste, 72% affirmaient avoir tout de même participé à une activité de façon indépendante (promenade dans la ville, magasinage, etc.). L’accueil d’un navire de croisière est complexe: un grand nombre de visiteurs débarquent simultanément et nécessitent des services de nature diverse, tels que des informations touristiques ou des services de transport, et ce, pour un éventail d’activités différentes, qu’elles soient organisées ou non. Quel défi!

Certaines destinations ou entreprises ont su trouver des méthodes inspirantes pour satisfaire les exigences élevées de la clientèle et des compagnies de croisière. Que ce soit par des programmes de formation, des stratégies d’accueil ou par un service de navette, chacun des exemples présentés ci-dessous répond aux besoins des passagers.

Aquila Tours: Former pour atteindre l’excellence

Créée en 1982 au Nouveau-Brunswick et spécialisée dans les excursions terrestres pour les passagers de croisière, l’entreprise Aquila Tours est aujourd’hui la plus importante agence réceptive de Saint-John. Elle offre de 15 à 20 excursions différentes, répondant aux attentes de divers types de clientèle. Aquila s’est bâti, au fil des ans, une solide réputation. Motivée par les encouragements et les bons mots des dirigeants des grandes compagnies de croisière, l’entreprise fonde le Aquila’s Center for Cruise Excellence. Ce centre offre des programmes de formation aux voyagistes et aux destinations de croisière qui souhaitent atteindre l’excellence. Ainsi, Aquila leur montre, notamment, comment commercialiser leurs produits auprès des compagnies de croisière.

Plus récemment, l’entreprise a conçu un programme de formation en ligne s’adressant aux guides. Ces derniers comptent pour beaucoup dans la qualité de l’expérience terrestre. Cette formation couvre de nombreux aspects comme l’accueil et l’excellence dans le service, les types de connaissance à acquérir et les outils pour y arriver, la façon de se présenter et de communiquer avec les voyageurs en excursion terrestre ou encore la gestion du risque et des situations problématiques. On trouve aussi des exemples de bonnes pratiques, un forum de discussion entre les membres et des vidéos présentant des guides et leurs trucs du métier. Les participants à cette formation doivent réussir un test pour recevoir l’International Certification in Tour Guide Excellence of Aquila.

Source: Aquila’s Center for Cruise Excellence

Cruise Copenhagen Network: Développer une stratégie d’accueil

La capitale danoise, Copenhague, a reçu plus de 660 000 passagers de croisière en 2010, soit 307 navires appartenant aux plus grandes lignes. Le regroupement Cruise Copenhagen Network, créé en 1992, rassemble les joueurs clés de l’industrie des croisières du Danemark. Avec leur nouvelle stratégie mise en place en 2010, l’organisme compte sur un accueil chaleureux dès l’arrivée des passagers sur le quai. On y prévoit, entre autres, des unités mobiles d’informations touristiques par le biais des fameux vélos triporteurs Christiania, typiques de Copenhague, pour de multiples usages. Des préposés peuvent ainsi donner de l’information et de la documentation touristiques, à même le chariot du vélo, directement au quai. Voilà une initiative à la fois originale et authentique! La capitale du vélo met également des bicyclettes en libre-service à la disposition des passagers au terminal portuaire.

Source: Christiania Bikes

De plus, une section entière du site Web officiel de la destination est consacrée à l’industrie des croisières. On y trouve notamment l’information nécessaire au visiteur en escale, comme les moyens de se rendre au centre-ville à partir du terminal portuaire, un condensé des principaux attraits, une liste des meilleurs lieux pour le magasinage ou encore des suggestions pour un séjour de 24 heures ou de 48 heures. Bref, les croisiéristes qui s’arrêtent à Copenhague sont bien servis.

 

Source : Copenhague Cruise

Une autre destination, cette fois au Québec, a créé un service de navette qui répond non seulement aux besoins des passagers de croisière, mais aussi à ceux de l’ensemble des visiteurs de la région. Promotion Saguenay a mis sur pied une navette touristique qui permet aux usagers de monter à bord et d’en descendre à leur guise le long des trois circuits proposés. L’un d’eux relie le quai de croisières de La Baie au centre-ville de Saguenay.

Source: Promotion Saguenay

La créativité et l’innovation semblent être le moteur de développement de l’accueil des passagers de croisière. Signe que les efforts vont dans la bonne voie, «la gentillesse et l’accueil de la population» figurent au troisième rang des facteurs d’appréciation pendant le séjour au Québec, derrière l’architecture des bâtiments et les paysages. Ne sous-estimons pas l’importance d’un accueil professionnel!

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Claudine Barry, analyste au Réseau de veille

 

Sources:

– Mathisen, Angela Reale et Oivind Mathisen. «˝Excellence˝ in Shore Excursions», Cruise Industry news Quaterly magazine, automne 2010.

– Sarna, Heidi. «Guiding light», Seatrade Insider daily news www.cruise-community.com, consulté le 12 septembre 2011.

– Sondage auprès des croisiéristes et des membres d’équipage des navires de croisières dans les ports du Saint-Laurent, Doxa Focus, septembre 2011.

– Spinter research Ltd. «Challenges and Future Trends: Ports and Passengers in Europe – The Baltic Range», octobre 2007.

– Wonderful Copenhagen. «Cruise Copenhagen Network has the wind in its sails», www.wonderfulcopenhagen.dk , consulté le 26 septembre 2011.

 

Sites Internet

Aquila

Cruise Copenhagen

Promotion Saguenay