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Patienter au son de l’Auvergne

Clin d'oeil musique AuvergneLe Conseil régional d’Auvergne, en France, a trouvé une façon originale de promouvoir les groupes et les artistes de sa région : profiter des moments d’attente téléphonique pour faire découvrir la musique locale.

Le coffret Le Son de l’Auvergne, composé de trois CD, constitue une musique d’ambiance qui fait rayonner le talent des artistes de la région, tout en contribuant à son financement. Les entreprises qui désirent participer à ce mouvement doivent obtenir leurs droits d’utilisation auprès de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (SACEM) ou de la Société Civile des Producteurs Associés (SCPA). Selon le nombre de lignes d’accès aux réseaux téléphoniques utilisées par l’entreprise, des frais sont exigés sur une base forfaitaire ou annuelle.

Cet exemple de collaboration entre des entreprises privées et le milieu de la culture sonne bien, n’est-ce pas?

 

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Technologies Tendances

Médias sociaux 2011: leur importance et quelques tendances

Au-delà de l’engouement suscité auprès de ses utilisateurs, les médias sociaux influent sur les façons de faire en matière de communication, d’innovation, de commercialisation, de partage d’information et de recherche. Plus du tiers des voyageurs internationaux possédaient un appareil mobile en 2010 et parmi ceux-ci, 40% l’utilisaient une fois à destination. L’accès aux médias sociaux représente l’une des principales activités de ce groupe de voyageurs.

L’importance des médias sociaux

Lors de la conférence Social Media Talk au World Travel Market, qui avait lieu à Londres en novembre dernier, Debbie Hindle, directrice de Four bgb, soulignait que les intervenants et gestionnaires de l’industrie touristique ne sont pas tous des adeptes de médias sociaux. Un grand nombre d’entre eux semblent en connaître peu sur le sujet et d’autres se disent même sceptiques quant à leur utilité. Il est donc essentiel de rappeler pourquoi les médias sociaux sont importants.

  • Ils permettent d’exécuter des recherches sur les consommateurs et représentent l’un des meilleurs outils pour cette démarche.
  • Ils stimulent le bouche à oreille et les échanges avec les compagnies.
  • Ils génèrent du trafic sur les sites Internet des entreprises concernées et favorisent les recherches naturelles en ligne.
  • Ils constituent une avenue supplémentaire pour la réalisation de ventes.

L’utilité des médias sociaux et ses bénéfices potentiels reposent d’abord sur la compréhension de ce que l’on doit en faire. Cette clarification permet ensuite d’articuler des stratégies précises et d’orienter des actions structurées. Avant de se lancer dans l’aventure, il est donc primordial de savoir pourquoi on se lance.

Les six tendances sous les projecteurs

Lors de la conférence mentionnée plus tôt, Madame Hindle a souligné les six grandes tendances observées en cette fin d’année.

L’intégration des médias sociaux et la fin du discours unidirectionnel

Les démarches entreprises sur les médias sociaux devraient découler de la stratégie globale des communications et de marketing. Par exemple, si l’objectif d’une destination consiste à protéger sa réputation ou à augmenter le nombre d’arrivées internationales, les stratégies marketing à employer pour y arriver, et ultimement celles touchant les médias sociaux, devraient toutes être basées sur cet objectif.

On ne devrait pas utiliser les médias sociaux pour pousser une marque ou pour accumuler une masse de fans au moyen d’un discours promotionnel à sens unique. La valeur ajoutée de cet outil de marketing se définit par les interactions qu’il engendre et l’engagement qu’il suscite. D’ailleurs, le volume de fans n’est pas gage de succès, particulièrement si peu d’échanges en découlent.

L’information, la socialisation, l’innovation

Plusieurs entreprises puisent leur inspiration auprès de leurs clients. Les médias sociaux facilitent les séances de remue-méninges entre ces deux parties (lire aussi: Le crowdsourcing quand des milliers de têtes valent mieux qu’une) et créent un contexte idéal pour recueillir des informations sur les besoins des utilisateurs ainsi que des idées et des conseils.

Par exemple, en avril dernier, Virgin a organisé un «marathon social», qui réunissait toutes les équipes responsables des médias sociaux de chaque filiale de Virgin du Royaume-Uni. Ensemble, les équipes devaient utiliser Facebook et Twitter durant huit heures consécutives afin d’échanger avec les fans de la compagnie. Par cette initiative, en plus de créer un événement social pour ses employés, Virgin désirait favoriser l’engagement de ses fans en sollicitant leur aide pour améliorer l’entreprise et pour stimuler l’innovation.

Médias sociaux

Source: Virgin

La révolution sociale du commerce

L’ajout de la couche «sociale» au e-commerce ouvre de nouvelles avenues aux réseaux de distribution. La puissance des recommandations d’amis a fait ses preuves, si bien que plusieurs entreprises de l’industrie touristique s’empressent d’offrir des possibilités de réservation et d’achat directement sur les médias sociaux.

Source: Las Vegas Hilton

L’année de la mobilité sociale?

Selon un rapport réalisé par IPK International, parmi les 39% de voyageurs internationaux qui possédaient un appareil mobile en 2010, 40% l’utilisaient une fois à destination: 30% l’employaient afin de modifier des réservations déjà effectuées et 25% y avaient recours pour s’enregistrer. Par ailleurs, 37% auraient visité Facebook ou d’autres médias sociaux durant leur périple afin d’informer leurs parents et amis de leur séjour ou pour publier des photos. Cependant, les frais d’itinérance représentent toujours le principal obstacle à l’utilisation des appareils mobiles une fois à destination.

Le raffinement du profil du blogueur

On distingue aujourd’hui cinq principaux profils de blogueurs :

  1. Le professionnel: blogueur à temps plein, écrire constitue sa profession.
  2. L’autonome: journaliste ou consultant, il utilise le blogue pour partager de l’information sur des sujets précis ainsi que pour promouvoir ses services à des fins commerciales.
  3. Le passionné: monsieur ou madame Tout-le-monde ayant d’abord créé un blogue pour partager une passion, puis cherchant aujourd’hui à rentabiliser ce passe-temps.
  4. Le pigiste: blogueur professionnel affilié à une ou à plusieurs entreprises pour lesquelles il écrit.
  5. Le collaborateur: il partage de l’information ou des nouvelles neutres sur des sites d’entreprise; il peut aussi participer à un regroupement de blogues.

La socialisation au service de la recherche

L’utilisation des médias sociaux dans les campagnes de marketing impactera davantage les résultats des moteurs de recherche. L’arrivée de Google + ainsi que les améliorations apportées à Google Social Search ne sont que deux exemples indiquant le virage social que prend Google.

Vidéo: YouTube

Les médias sociaux n’ont pas fini d’évoluer. Si vous étiez sceptique ou indifférent quant à leur usage avant de lire cette analyse, constatez-vous un peu plus leur importance maintenant?

 

Sources:

– Hindle,Debbie. «Social Media Talk», conférence présentée au World TravelMarket à Londres, le 7 novembre 2011.

– Four bgb. «Social media travel insights», novembre 2011.

 

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Marketing

Comment promouvoir les voyages en basse saison? L’exemple de l’Union européenne et de l’Amérique du Sud

Pour accroître l’achalandage en basse saison, la Commission européenne s’associe à l’Amérique du Sud pour promouvoir un projet novateur de collaboration entre les deux régions. Cette initiative, baptisée «50 000 touristes» vise à encourager 25 000 Américains du Sud à voyager en Europe entre octobre 2012 et mars 2013 et 25 000 Européens à séjourner en Amérique du Sud, de mai à octobre 2013. Les campagnes publicitaires se dérouleront conjointement sous la forme de promotions nationales visant les résidents de tous les pays de l’Union Européenne ainsi que de l’Argentine, du Brésil et du Chili.

La Commission travaille en collaboration avec plusieurs gouvernements européens, l’industrie touristique et de grandes compagnies aériennes afin de mieux utiliser les capacités disponibles des transporteurs aériens et des établissements d’hébergement. Si ce projet réussit, il sera étendu à d’autres marchés touristiques internationaux.

Un bel exemple de partenariat qui contribuera à dynamiser les économies locales pendant la basse saison.

Source:

– Commission européenne, communiqué de presse: «50 000 touristes pour promouvoir les voyages pendant les basses saisons dans l’UE et en Amérique du Sud», , 1er juin 2011.

 

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Marketing Technologies

Exemples pratiques pour animer votre page Facebook

Le succès de votre page Facebook est directement lié au contenu que vous y publiez. Bon nombre d’entreprises se créent une page, mais ne savent pas de quelle façon l’alimenter. Voici une série d’exemples pratiques qui pourraient inspirer vos prochains «statuts» et accroître l’intérêt de votre communauté!

Bonjour, je suis votre animateur Facebook!

Avant de déterminer le contenu à diffuser, il est important de se demander qui agira à titre d’animateur de réseaux sociaux (lire aussi: Quand les gestionnaires de la destination prennent le virage Web). L’importance de son rôle pour l’image de votre entreprise ne doit pas être prise à la légère, car une fois en ligne, le contenu qu’il publiera pourrait bien voyager à la vitesse grand V.

Voici quelques qualités recherchées chez un animateur de réseaux sociaux:

  • écrire de façon impeccable;
  • savoir adapter le style selon la ligne éditoriale convenue;
  • posséder un bon sens de l’organisation dans la planification des publications;
  • faire preuve de rigueur quant au rythme des échanges avec les fans;
  • connaître les valeurs de l’entreprise et la stratégie qui justifie sa présence sur Facebook.

Est-ce que votre animateur utilise son profil personnel ou le compte de votre entreprise? Avez-vous déjà songé à combiner les deux?

 

Source: Marie-Ève de la Vitrine – Facebook

Cette pratique est intéressante entre autres parce qu’elle donne une dimension plus humaine aux échanges.

Le contenu sous toutes ses formes

Lorsque vous vous apprêtez à publier du contenu, vous devez d’abord en choisir la forme.

 

Privilégiez les contenus multimédias dans le statut, car ceux-ci agrémentent votre mur et peuvent engendrer diverses réactions. En fonction des paramètres de vos fans, leurs réactions se répercutent ensuite sur leur fil d’actualités respectif et vous donnent ainsi de la visibilité auprès de leurs amis. De plus, contrairement à ceux qui comportent uniquement du texte, les statuts affichant un lien, une photo, une vidéo ou une question favorisent la propagation de votre nouvelle grâce à l’option «Partager». Voici un exemple d’un statut incluant un lien.

Source: Montréal – Facebook

Les images rendent votre page attrayante. C’est pourquoi lorsque vous publiez un lien, n’hésitez pas à ajouter une vignette pour agrémenter votre nouveau statut. Pour ce faire, cliquez sur «Lien» puis insérez-en un dans l’espace prévu. Ensuite, Facebook vous proposera automatiquement les vignettes possibles. Vous pouvez en profiter pour ajouter un commentaire qui incitera vos fans à découvrir ce que vous partagez avec eux.

Source: Réseau de veille en tourisme

Outre le contenu publié directement à partir de votre mur, remarquez que les autres sections de votre page impacteront elles aussi votre mur lors d’un ajout ou d’une mise à jour. Par exemple, lorsque vous créez un album photos, celui-ci apparaît simultanément sur votre mur et jouit des mêmes possibilités de visibilité que vos statuts affichant du contenu multimédia.

Source: Auberge du Lac Taureau et ses condos

Des exemples de contenu

Soyez concis, clair et pertinent. Faites en sorte de stimuler l’intérêt de vos lecteurs en leur offrant du contenu qu’ils voudront commenter. Misez sur la qualité des échanges et non sur la quantité.

1. Posez des questions

Votre page Facebook est l’endroit idéal pour échanger avec vos fans. La façon la plus directe de stimuler une conversation consiste à poser une question.

Source: Tourisme Mauricie

2. Relayez de l’information

Beaucoup d’informations circulent sur Facebook. Consultez régulièrement votre fil d’actualités et relayez avec modération les articles qui pourraient intéresser vos fans. L’étiquette veut que vous preniez le soin d’indiquer la provenance de vos informations. Ainsi, vous offrez de la visibilité à ceux qui partagent avec vous leurs dernières nouvelles. Par exemple, l’image qui suit montre que le CQRHT relaie un article publié sur le mur du Centre de gestion de carrière ESG UQAM.

Source: CQRHT

Pour inclure un hyperlien donnant accès à la source de votre information, inscrivez «via», puis ajoutez le symbole @ suivi du nom de votre source. Remarquez que lorsque vous taperez les premières lettres, Facebook vous proposera des suggestions, comme on le voit dans l’exemple suivant.

Vous pouvez également relayer les contenus de votre revue de presse. Ceux-ci vous mettent parfois bien en valeur et intéresseront assurément vos fans.

Source: Tourisme Mont-Tremblant

3. Publiez du contenu à valeur ajoutée pour les fans

Une nouveauté sur votre site Internet, un ajout à votre programmation estivale, une annonce spéciale de dernière minute, voilà des exemples de contenu pertinent.

Source: Gaspésie je t’aime.com

4. Profitez de vos concours pour créer de l’animation sur votre page

Les concours provoquent une effervescence indéniable. Renseignez-vous sur les coûts et les règlements qui s’y rattachent; planifiez-les pour en retirer le maximum.

Source: Musée des Beaux-Arts de Montréal

Une fois le concours terminé, n’oubliez pas d’annoncer le gagnant!

Source: Auberge Le Baluchon

5. Créez un événement

Vous pouvez promouvoir vos événements de plusieurs façons, par exemple en ajoutant un lien menant à un autre site, en faisant une annonce sur votre statut, etc. Peu importe la manière dont vous vous y prenez, n’oubliez pas d’utiliser l’outil prévu par Facebook pour profiter de ses propriétés virales.

 

Source: Bota Bota

6. Remerciez vos fans

Soulignez l’apport et la participation de vos fans à vos activités. En les remerciant, vous leur faites revivre les beaux moments qu’ils ont passés grâce à vous.

Source: Vélo Québec

7. Faites participer les fans à des décisions

Vous vous questionnez sur les préférences de vos fans quant à votre produit ou service? Pourquoi ne pas profiter de Facebook pour leur poser directement la question?

Source: MNBAQ

Pour créer votre outil, choisissez l’option «Question» et formulez votre question dans l’espace prévu.

Une fois que vous aurez tapé votre question, une série de cases apparaîtra afin que vous puissiez inscrire vos choix de réponse. Vous avez la possibilité d’autoriser ou non votre communauté à ajouter des options. Vous pouvez également décider si votre question est d’ordre public ou privé.

8. Affichez un emploi

Lorsqu’ils sont qualifiés, vos fans peuvent être d’excellents employés. N’hésitez pas à les informer des ouvertures de poste.

 

Source: Espaces

9. Offrez des primeurs ou des avantages à votre communauté

En donnant la chance à vos fans d’obtenir des avantages exclusifs, vous les motivez à rester dans votre communauté et vous leur témoignez de la gratitude pour leur fidélité.

Source: Cirque du Soleil

10. Présentez vos bons coups

Vous venez d’obtenir un prix ou une distinction spéciale? Informez-en vos fans, ils célèbreront cette bonne nouvelle avec vous!

 

Source : Mont Sutton

11. Humanisez votre présence

Pour personnaliser davantage les interactions entre vos fans et vous, prenez le temps de vous présenter, de mettre au premier plan votre animateur Facebook ou même les employés sans qui votre entreprise ne pourrait fonctionner.

Source: Air Transat

 

En somme, il existe une multitude de façons d’interagir sur une page Facebook. C’est maintenant à votre tour de vous lancer. Êtes-vous un peu plus inspiré?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Sources:

• Affinitiz. «Guide pratique du marketing sur Facebook», Guide no 4, livre blanc, février 2011.

• Claire, Célier. «8 astuces pour animer votre Page Facebook», 3 août 2009.

• Conseils Marketing.fr. «Quel usage professionnel pour Facebook?»

• Kriisiis.fr. «15 erreurs à ne pas commettre sur la Fan-Page Facebook de votre organisme», 1er mars 2011.

• Jeremie, Mani. «Les 6 règles d’or pour modérer sa Page Fan Facebook», Le Journal du Net, 25 mai 2011.

• Karine, Miron. «6 astuces pour bonifier sa page Facebook de destination touristique», 11 août 2011.

• Gregory, Pouy. «Pages de fans: Bonnes et mauvaises pratiques», Le Journal du Net, 30 mai 2011.

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Produits et activités Tendances

Tendances et bonnes pratiques dans les destinations touristiques de montagne

Ces dernières années, les centres de villégiature en montagne se sont lancés dans une course effrénée pour devenir des lieux récréotouristiques quatre saisons.

Il est révolu le temps où les stations de montagne misaient uniquement sur le ski pour rentabiliser leurs investissements. Selon un sondage de la revue Ski Area Management (SAM) mené en 2011 auprès de 100 stations de ski en Amérique du Nord, 44% d’entre elles fonctionnent à longueur d’année.

Sur fond d’enjeux financier et environnemental, les acteurs touristiques rivalisent d’ingéniosité pour développer des produits et des services répondant à une demande de plus en plus diversifiée. Voici quelques tendances et bonnes pratiques adoptées par ces territoires en redéfinition.

Des activités récréatives diversifiées

Les activités estivales gagnent en popularité auprès des clientèles des stations. (Lire aussi: La tentation quatre-saisons des stations de ski). Un quart des stations interrogées lors du sondage SAM ont déclaré que l’exploitation estivale génère 20% et plus des revenus annuels. Le vélo de montagne est l’activité sportive estivale (lire aussi: Le vélo de montagne représente-t-il un potentiel touristique sous-exploité?) la plus souvent proposée (61%) après les réunions d’affaires (64%) et les mariages (81%).

D’ici les deux prochaines années, les stations prévoient mettre l’accent sur les activités familiales au détriment des loisirs traditionnels, tels que le tennis ou le golf (voir graphique 1). Un peu moins de la moitié des destinations proposeront la tyrolienne (42%), et presque un quart d’entre elles seront équipées d’une luge sur rail (23%) et d’un parcours dans les arbres (22%).

 

Les murs d’escalade et les sauts à l’élastique sont en forte croissance, ainsi que les parcs de planche à roulettes (skates parks), les parcs aquatiques et les minigolfs. À titre d’exemple, le Massif du Sud en Chaudière-Appalaches se proclame «pourvoirie de sports d’aventures quatre saisons».

De nouveaux segments de clientèles

Dans de nombreuses stations, il est possible de louer des salles pour des évènements festifs ou d’affaires. Banff Centre, situé au cœur du Parc national de Banff, s’est lancé dans le marché des réunions, des voyages de motivation, des conférences et des évènements (MICE). Certaines stations telles que le Crystal, situé sur la côte ouest des États-Unis, ou le Mont-Sainte-Anne ciblent activement le segment des mariages durant la période estivale et louent leurs chalets au sommet des pistes.

 

Source: Crystal Mountain

Les forfaits, la solution miracle à de nombreux maux

Les forfaits se multiplient dans les centres de villégiature. Ils permettent de rendre la destination attractive pour de nouvelles clientèles, d’augmenter la fréquentation en basse saison et d’attirer la clientèle régionale grâce aux courts séjours. De plus, ils répondent aux intérêts diversifiés des voyageurs multigénérationnels et des non-skieurs.

Des séjours pour prendre soin de soi et se faire plaisir

Les spas sont devenus indissociables de l’expérience de villégiature en montagne. La santé et le bien-être sont intégrés dans la commercialisation des séjours et servent même de prétexte pour un regroupement, comme c’est le cas cette année dans la station de Squaw Valley en Californie, où a eu lieu le festival de yoga Wanderlust.

 

Source: First Track On Line Ski Magazine

On observe une amélioration de l’offre culinaire dans certaines stations, qui proposent plusieurs choix pour se ressourcer et mettent en valeur les produits régionaux. La station Samoëns dans les Alpes françaises a organisé cet hiver la première édition de la Semaine Vigneronne. Des stands et des ateliers de découverte permettaient aux touristes de découvrir les vins de plusieurs régions. Au Québec, le Mont Saint-Sauveur vient de commencer le réaménagement complet de son bistro-bar pour en faire le lieu branché de la région, où l’on offrira des menus santé et variés aux visiteurs.

Marketing en ligne, applications mobiles et nouvelles technologies

Le webmarketing est aujourd’hui l’un des plus importants canaux de promotion. Quelques stations tirent leur épingle du jeu. La station Wild Mountain au Minnesota a lancé une promotion sur LivingSocial, un site d’achats groupés, afin de vendre à rabais un forfait incluant les remontées et la location d’équipement de ski. Son objectif était d’attirer une nouvelle clientèle de skieurs débutants.

Source: livingsocial

La station Snowbird dans l’Utah, une des premières à avoir sa propre application, a mis en place une stratégie médias sociaux en intégrant sur son site des contenus partagés par sa clientèle.

Source: Snowbird

La station de Brighton dans l’Utah a installé sur une piste deux appareils photos automatiques qui photographient les skieurs et les planchistes. Ces derniers peuvent ensuite télécharger leurs performances sur la page Facebook de la station.

La compagnie Vail Resorts a créé Epic Mix, une application pour utilisation mobile ou en ligne offrant la possibilité aux clients de ses cinq stations de ski de partager leurs performances sur les réseaux sociaux. Les services sont nombreux: vitesse de descente, classement des skieurs et planchistes, météo, géolocalisation des contacts. Cet hiver, 100 000 personnes l’ont utilisé et 40% d’entre elles ont téléchargé l’application.

Source: Epicmix

Les nouvelles technologies impactent grandement le fonctionnement des stations. Celles du Mont Saint-Sauveur et du Mont Avila implanteront au début de la saison d’hiver 2011-2012 un système de radio-identification aux remontées, capables de détecter les cartes des usagers sans qu’ils aient à la montrer, comme c’est déjà le cas au Massif de Charlevoix.

Une offre élargie d’hébergement

Les offres de location en ligne de propriétés de particuliers sont très nombreuses dans les stations de montagne. Au Québec et en Colombie-Britannique, elles représentent environ 60% des annonces diffusées sur HomeAway. Une telle offre permet d’élargir le bassin de la clientèle potentielle de la destination. Pour beaucoup de gestionnaires de stations, ce type d’hébergement est complémentaire à l’hébergement en condo et en hôtel.

Cependant, cela ne freine pas le développement immobilier des groupes tels qu’Intrawest, Boyne Resorts, Aspen Skiing et Vail Resort. De plus, on assiste à un engouement pour l’achat de maisons secondaires au pied des montagnes. Enfin, de nouveaux projets voient le jour. Au Massif de Charlevoix, le complexe hôtelier de la Ferme ouvrira ses portes au printemps 2012, et au Mont-Sainte-Anne, un centre de villégiature quatre saisons devrait être construit dans les prochaines années.

Source: Le Massif

Le développement durable comme axe de restructuration

La station de Whistler s’est dotée d’un plan à long terme, Whistler 2020. Elle a établi différentes priorités et stratégies pour un développement durable de la station et diffuse sur son site Internet les indicateurs de mesure.

Source: Whistler 2020

L’Association des terrains de golf du Québec (ATGQ) a amorcé cet été une démarche en développement durable et a créé le programme ParTROIS afin de guider les clubs dans l’implantation de mesures visant à obtenir une certification.

La National Ski Areas Association aux États-Unis vient d’ajouter un nouveau volet à sa charte environnementale Sustainable Slopes dédié aux stations, le Climate Challenge. C’est une compétition amicale qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Avec l’aide d’experts, les employés des huit stations volontaires se sont engagés dans cette démarche.

 

 

Clientèles à la recherche de nouvelles expériences, menaces du réchauffement climatique, avancées technologiques et popularité des médias sociaux, les enjeux et défis sont nombreux. Mais ils ont conduit les stations à innover afin qu’elles maintiennent leur attractivité, et les quelques projets amorcés au Québec laissent poindre un bel avenir pour les destinations de montagne.

 

Sources:

– Bast, Morgan. «EpicMix gets nearly 100,000 activations in first season», buzz.snow.com, 22 avril 2011.

– Bergeron, Patricia. «Réaménagement à la base de la montagne- Mont Saint Sauveur se peaufine», carnetduski.com, 13 juillet 2011.

– Kahl, Rick. «Condos on the cheap», Ski Area Management, vol. 50, no 2, mars 2011.

– Morrison, Alastair M. «International Trends in Mountain Tourism, Marketing and Development», Belle Tourism Consulting, 2010.

– Organisation Mondiale du Tourisme. «Congrès de l’OMT pour débattre de l’avenir du tourisme de neige et de montagne», www2.unwto.org, 31 mars 2011.

– Rufo Samantha, Ken Castle et Katie Bailey. «Best/Worst Marketing 2010-2011», Ski Area Management, vol. 50, no 3, mai 2011, p. 41-45.

– Ski Area Management. «Sustainable slopes report highlights resorts’ green efforts», saminfo.com, 8 juillet 2011.

– Ski Area Management. «Summer in the mountain», vol. 50, no 3, mai 2011, p.46-47.

– Urban Land Institute. «Ten Resorts Trends», www.uli.org, consulté le 13 juillet 2011.

– Watson, Tom. «Brighton offers freestylers an ancillary stoke», National Ski Areas Association, vol. 19, no 3, juillet 2011.

– Wine Tourism in France. «L’œnotourisme, nouveau sport d’hiver», winetourisminfrance.com, 29 décembre 2010.

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Marketing

Quel est le meilleur moment pour promouvoir un festival?

La question n’est pas de savoir si l’on doit promouvoir ou non un festival, mais plutôt à quel moment on doit le faire. Selon des chercheurs de l’Afrique du Sud, la promotion devrait idéalement s’effectuer 3 à 4 mois à l’avance et prendre en considération les principales motivations qui sous-tendent la participation à un tel événement. Cette conclusion est le résultat d’une étude présentée lors de la 61e Conférence de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme (AIEST), qui s’est tenue à Barcelone du 28 au 31 août dernier.

Le cas du Klein Karoo National Arts Festival

Le Klein Karoo National Arts Festival (KKNK) est l’un des plus populaires et des plus importants festivals d’arts de l’Afrique du Sud, mais il subit un accroissement continu de la compétition; le pays recense plus de 300 festivals. Cette surabondance entraîne un déclin dans la vente des billets depuis 2004, ce qui met en péril la pérennité de l’événement.

Par conséquent, afin d’augmenter les ventes, les dirigeants du KKNK ont voulu savoir quel était le meilleur moment pour promouvoir le festival et y attirer les foules. Pour ce faire, ils ont fait appel à des chercheurs de la North-West University, qui ont mené une enquête auprès de 479 festivaliers de l’édition 2011 du KKNK, à l’issue de laquelle la clientèle a été segmentée en 2 groupes distincts en fonction de leur délai de planification. Le premier groupe, les «planificateurs», a décidé d’assister au festival plus d’un mois à l’avance (59% des répondants), alors que le second, les «spontanés», a pris sa décision moins de 30 jours avant l’événement.

Plusieurs différences existent entre les 2 segments, en ce qui a trait à leur comportement de voyage. Comparativement aux festivaliers «spontanés», les «planificateurs»:

  • passent plus de jours au festival, donc plus de nuitées dans la ville;
  • achètent un plus grand nombre de billets de spectacles;
  • ont des dépenses moyennes par personne plus élevées;
  • ont plus souvent assisté au KKNK;
  • utilisent l’hébergement commercial dans une large proportion, contrairement aux décideurs spontanés, qui sont plutôt des résidents locaux.

Cette étude fournit donc la preuve que les festivaliers qui projettent de participer à un festival plus d’un mois à l’avance représentent le segment le plus lucratif et le plus prometteur pour l’industrie des festivals. Si nous généralisons ces conclusions, nous pouvons affirmer que d’un point de vue touristique et afin d’assurer la rentabilité économique et la pérennité d’un festival, les responsables du marketing devraient favoriser le marché des «planificateurs» et promouvoir leur événement 3 à 4 mois à l’avance, comme le suggèrent les chercheurs. Comme cette clientèle est fidèle, une vaste campagne de marketing n’est pas nécessaire. Il est préférable de mettre l’accent sur le programme de l’événement. Quant à la clientèle locale, elle ne devrait pas être laissée de côté pour autant. Cela implique de réaliser une campagne publicitaire environ un mois avant le festival, puis de la poursuivre tout au long de l’événement pour assurer une bonne participation de ce groupe.

Quel message véhiculer?

Une meilleure connaissance des motivations des festivaliers peut fournir aux organisateurs et aux responsables du marketing l’information nécessaire pour concevoir des produits et des stratégies de marketing efficaces.

Dans le cas des festivals, les résultats de nombreuses études révèlent que la socialisation, l’évasion, la nouveauté et le plaisir de se retrouver en famille figurent au nombre des principales motivations pour assister à un tel événement (voir tableau 1). Le message publicitaire devrait ainsi s’attacher à démontrer ces bénéfices pour le festivalier.

Et comment le transmettre?

Jusqu’ici, nous possédons 2 éléments déterminants pour la mise en marché du festival, soit la période idéale pour commencer la promotion, et le message à transmettre en fonction des motivations et des intérêts des festivaliers. Il importe maintenant de savoir quel canal privilégier pour véhiculer ce message. Pour ce faire, voyons les principales sources d’information utilisées par les festivaliers. La variété de ces sources peut se diviser en 2 catégories. La première relève du bouche-à-oreille ou de l’expérience personnelle; la seconde découle des efforts de marketing.

Plusieurs études, dont celle de la North-West University, ont démontré l’importance du bouche-à-oreille et de l’expérience personnelle passée, lorsqu’il s’agit de décider ou non d’assister à un festival. Malgré cela, les médias exercent également un fort attrait auprès des festivaliers «planificateurs». En fait, les canaux promotionnels tels que la radio, la télévision, les journaux, les magazines, les affiches et les bannières sont tous importants pour faire connaître l’événement, mais ils n’agissent pas comme élément déclencheur, contrairement au bouche-à-oreille. De là l’importance de bien connaître sa clientèle pour satisfaire ses attentes, afin qu’elle recommande chaudement l’événement à ses parents et amis!

 

Sources:

– Chen, Pi-Ching. «Festivals: Predicting Attendance Intention With Decision-making Factors», Indiana University, mai 2011.

– Kruger, Martinette et Melville Saayman. «The Question is Not — to Promote or Not to Promote, but Rather When to Promote», présentation à la 61e Conference de l’Association internationale d’experts scientifiques du tourisme, Barcelone, 28 au 31 août 2011.

– Lee, Choong-Ki, Yong-Ki Lee et Bruce E. Wicks. «Segmentation of Festival Motivation by Nationality and Satisfaction», Tourism Management, no 25, 2004, p. 61-70.

– Smith, Karen A. «The Information Mix for Events: A Comparison of Multiple Channels Used by Event Organisers and Visitors», International Journal of Event Management Research, vol. 4, no 1, 2008.

– Wamwara-Mbugua, L. Wakiuru et T. Bettina Cornwell. «Visitor Motivation to Attending International Festivals», Event Management, vol. 13, no 4, 2009, p.277-286.

 

 

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Tendances

Que le meilleur touriste gagne!

5 touristes, voilà le nom de la toute récente téléréalité diffusée sur France 2 depuis juillet dernier. Comme le titre l’indique, cette émission rassemble cinq touristes aux goûts et aux intérêts très différents, qui doivent faire découvrir à leurs compagnons de séjour leur façon de voyager. Pour chacune des destinations visitées, les participants proposent à tour de rôle leur vision du voyage par des activités tantôt typiques, tantôt insolites.

En tout, ils parcourent six destinations, à raison d’une semaine chacune: Chypre, Saint-Martin (Antilles françaises), Antalya (Turquie), Lisbonne (Portugal), Stockholm (Suède) et Dubrovnik (Croatie). On y découvre les attractions incontournables, les activités originales, ainsi que les traditions et le style de vie de l’endroit visité. À la fin de chaque séjour, les participants choisissent le meilleur touriste. Pour la finale, un jury formé d’habitants des destinations visitées déterminera le grand gagnant. L’enjeu: un voyage!

Produite par Adventure Line Productions et diffusée sur France 2, la télésérie ne récolte pas de très bonnes cotes d’écoute. La téléréalité en général comporte des risques de dérapage, surtout lorsque l’opinion des internautes est négative. Mais le concept n’est pas sans intérêt et offre une bonne visibilité à la destination en vedette. C’est à celle-ci de s’assurer que les activités présentées véhiculeront une image positive de la destination.

Pour mieux saisir le concept, voici la bande-annonce de l’épisode se déroulant à Stockholm :

 

Source:

Dray, Daniel. «Téléréalité en Suède: Qui sera le meilleur touriste 2011 à Stockholm?», www.lefrancofil.com, 30 août 2011.

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Marketing Technologies

Les destinations déploient leurs stratégies mobiles

VisitEngland mise sur des options de recherches perfectionnées, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean propose des itinéraires thématiques et Tourism Australia consulte sa communauté Facebook. Pour une destination, une interface mobile s’avère un moyen d’amalgamer l’expérience d’une marque globale et d’assurer une continuité et une cohérence aux yeux du consommateur. Mais encore faut-il qu’elle réponde aux besoins des visiteurs et apporte une valeur ajoutée.

La technologie mobile est de plus en plus adoptée par les offices de tourisme et l’industrie du voyage en général comme un moyen d’offrir aux voyageurs une nouvelle façon de se déplacer sur le territoire (lire aussi: La révolution du tourisme mobile est enclenchée). Alors que les utilisations mobiles liées aux destinations peuvent être utiles à toutes les étapes d’un voyage, c’est souvent pendant le séjour qu’elles révèlent le plus de valeur ajoutée. Lorsque la problématique des frais d’itinérance ne s’applique pas, les appareils mobiles peuvent s’avérer de véritables merveilles pour s’informer sur la destination en temps réel, optimiser sa visite et garder contact avec les proches.

Passer à l’action

Une destination qui souhaite prendre la vague du mobile a deux choix: développer une application ou une version mobile de son site Web. Ces options présentent toutes deux des avantages et des inconvénients (lire aussi: Le Web mobile, choisir sa présence et sa stratégie marketing). Certains experts prédisent que le système d’exploitation Android gagnera beaucoup en parts de marché (selon la firme Canalys, Android est passé d’une part de 4% à 48% en deux ans). Il faut donc considérer le développement de solutions pour Apple et Android.

L’utilisation d’un appareil mobile en voyage

Selon un récent sondage sur le comportement Web des touristes québécois réalisé par la firme Ipsos Descarie et le Réseau de veille en tourisme, 32% d’entre eux ont utilisé un appareil mobile durant le dernier voyage. Parmi les principales activités réalisées pendant le séjour à l’aide d’un appareil mobile, se trouvent la recherche d’information en lien avec la restauration (26%), les déplacements (25%), les attraits (20%) ou l’hébergement (19%) ainsi que l’accès aux médias sociaux (19%), la gestion des déplacements et des réservations (17%), l’utilisation d’une application liée au tourisme et la possibilité d’effectuer un parcours guidé à l’aide d’un audioguide (14%). Les fonctionnalités liées au tourisme qui intéressent le plus les voyageurs sont la recherche d’information sur les produits et services, les services de géolocalisation et le téléchargement de cartes, de guides ou d’applications.

Quelques exemples

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean lançait en juillet dernier un service mobile proposant 26 circuits touristiques, organisés spécifiquement selon les goûts de l’usager. Téléchargeables et partageables, ils sont répartis en sept catégories.

Le département du Doubs, en Franche-Comté, est un exemple d’une destination ayant développé les flash codes liés à un site Internet mobile. Intitulés «Mon petit doigt m’a dit» et insérés dans les brochures touristiques, sur les affiches et autocollants sur les vitrines des offices de tourisme, des principaux sites et hôtels, ils permettent aux visiteurs d’accéder au site mobile. Ce dernier contient toute l’information pertinente et géolocalisée sur la région.

Source: Le DOUBS

Tourism Australia a fait participer sa communauté d’adeptes Facebook (un million et demi) pour développer une application pour appareil mobile intelligent. Lancée en exclusivité auprès des adeptes, près de 20 000 d’entre eux l’ont téléchargée et mise à l’épreuve au cours des trois premières semaines. L’application, développée pour les appareils iPhone et Android, s’inscrit dans la campagne globale de la destination, There’s nothing like Australia, et vise à faciliter et à agrémenter l’expérience des visiteurs. On y trouve des expériences inédites et elle peut aider à entrer en contact avec un agent de voyages australien pour planifier le séjour.

 

Source: Tourism Australia

Les options de recherche de l’application Enjoy England, développée par VisitEngland, permettent de choisir des activités intérieures ou extérieures, de connaître les incontournables, de s’en tenir à un budget déterminé, etc. Comme pour la majorité des cas, les résultats sont géolocalisés. Mentionnons également la possibilité de créer des cartes postales ainsi qu’un partenariat avec The Guardian, donnant accès à la section voyage.

Source: aboutourism

Ayant réalisé que plus de la moitié des visiteurs à Hong Kong apportaient un téléphone intelligent, l’office de tourisme a combiné la réalité augmentée avec la géolocalisation, en partenariat avec Cathay Pacific. L’application développée fournit une plateforme pour héberger le contenu en matière d’évènements, d’activités et de services touristiques. Une seconde application, DiscoverHongKong City Walks, propose quatre circuits piétonniers thématiques, utilisant également la réalité augmentée.

Source: aboutourism

Des formules clés en main apparaissent

Les destinations souhaitant s’inscrire dans cette tendance peuvent aussi choisir d’utiliser des technologies existantes, sans avoir à développer leur propre application ou site mobile. L’entreprise mTrip, lançait récemment une solution visant les offices de tourisme. En utilisant leur technologie, la destination bénéficie des fonctionnalités suivantes:

  • générateur d’itinéraires personnalisés;
  • localisation sur carte et navigation à pied hors-connexion;
  • répertoire de points d’intérêt avec photos et description complète;
  • réalité augmentée;
  • partage de cartes postales sur Facebook et par courriel.

La ville de Trondheim en Norvège en a fait l’expérience et son application compte maintenant plus de 800 000 téléchargements. mTrip accompagne la destination tout au long du processus.

Source: mTrip

Attention aux pièges!

Une stratégie mobile ne se limite pas à un site Web mobile. Il importe de réfléchir à ce qui apporte une réelle valeur ajoutée pour le consommateur. Ensuite, certains jugent que c’est trop coûteux. La mobilité s’avère plutôt un investissement dans l’efficacité future d’une stratégie marketing. De plus, une application peut se révéler rentable si elle est déployée stratégiquement. Enfin, ce n’est pas parce qu’un visiteur est déjà sur place qu’il a planifié son séjour et qu’il nécessite moins d’attention. Au contraire, les solutions mobiles peuvent non seulement l’aider à s’organiser mais aussi lui proposer de nouvelles façons de découvrir un territoire, d’interagir avec la population, de suivre ses passions, etc.

Puisque chaque destination se bat pour une place dans l’esprit des consommateurs, la mobilité est un outil de positionnement crucial. Les informations disponibles sur le Web sont infinies et un voyageur n’est pas obligé de visiter le site Web d’un DMO pour planifier son voyage. En revanche, les destinations ont l’occasion de saisir des parts de marché en termes de mobilité, spécialement si l’application ou le site mobile est utile pour le touriste. Débutez en douceur, développez des solutions gérables, que vous pourrez ensuite segmenter pour chacune de vos clientèles.

 

– Sources:

– Bloomberg Businessweek. «Android’s Dominance Is Patent Pending», Bloomberg Businessweek, semaine du 8 au 14 août 2011, p.36.

– Boulin, Jean-Luc. «Bonnes idées etouristiques», etourisme.info, 22 juin 2011.

– Gillespie, Jim. «Destination Marketing Organization (DMO) Mobile Strategies», Destination MarketingSPIN, 13 avril 2011.

– Gupta, Ritesh. «What will be the ‘Next Big Thing’ in mobile for the travel industry?», hospitalitynet.org, 14 juillet 2011.

– Modiano, Daisy. «DMOs Going Mobile – Are you there yet?». Aboutourism.com, 26 mai 2011.

– Thompson, Troy. «4 Myths about Mobile for Destinations», travel2dot0.com, janvier 2011.

– NextMontreal. «mTrip Offers White Label City Guides for Tourism Boards», NextMontreal.com, 6 juin 2011.

– Travel Daily News. «VisitEngland unveils QR Code Pilot Scheme to modernise visitor information», 12 juillet 2011.

– Travel Daily News. «Tourism Australia launches Smartphone app», 15 juin 2011.

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Les souvenirs de voyage pour promouvoir la destination

Rapporter un souvenir fait partie de la culture touristique. Carte postale, t-shirt, boule à neige, tasse, aimantin, les objets souvenirs typiques sont souvent sujets au sarcasme, mais on les achète malgré tout. Certains en font même la collection. Mais le souvenir de voyage ne se limite pas à ces articles. Les produits locaux, les vêtements ou accessoires de designer jouent également très bien ce rôle. Au moins 33% du budget de voyage des touristes américains est alloué au magasinage, dont une bonne part pour les souvenirs; cette proportion est d’environ 20% pour les Canadiens (incluant les Québécois) en voyage au Québec. Les souvenirs s’avèrent d’excellents ambassadeurs de la destination. Une étude, dont voici les principales conclusions, le démontre.

Pour se souvenir et partager

Depuis que l’homme voyage, il rapporte des souvenirs. Même s’il est devenu courant, le voyage demeure un moment sacré dans l’année, ou dans une vie. Le souvenir «tangible» sert alors de mémoire, de preuve du séjour. Il permet aussi d’engager des conversations autour de la destination concernée. D’où l’importance de développer des produits représentatifs de l’endroit ou qui permettent de raconter des histoires.

Comportements d’achat des souvenirs

Selon une étude réalisée en Australie et qui s’intéresse aux comportements d’achat de souvenir selon le sexe, les femmes sont davantage portées à acheter des souvenirs de voyage que les hommes. Pour mieux cerner l’intérêt quant aux différents produits, le tableau 1 démontre comment ils ont été regroupés ainsi que la propension des hommes et des femmes à acheter (toujours ou souvent) ce type de souvenir en voyage.

 

Selon cette enquête menée en ligne, les cartes postales, photographies et peintures de la région (1) constituent la catégorie la plus populaire: 60% des femmes et près de 44% des hommes achètent souvent ou toujours ces produits lors de leurs voyages. Les spécialités régionales (4) et autres spécialités locales (5) sont aussi très populaires auprès des femmes. Parmi les hommes, la catégorie «Autres spécialités locales» (5) arrive presque à égalité avec celle regroupant notamment les cartes postales (1), suivie des parfums et des produits électroniques vendus en solde (8). Les souvenirs les moins populaires, selon les répondants, sont les produits non régionaux (6) ainsi que les casquettes, chandails et autres vêtements à l’effigie de la destination (2).

La recherche de l’authenticité, d’un objet qui reflète bien la région, voilà ce que les participants à l’étude ont fait ressortir. Ils ont non seulement souligné l’importance du souvenir comme témoin du séjour, mais aussi comme moyen de communication de leurs expériences de voyage aux autres. Ce type de partage constitue la première source d’inspiration dans le choix d’une destination (lire aussi: Le marketing par le bouche à oreille, comment faire parler vos clients!). Il y a donc là une stratégie marketing potentielle, qui gagnerait à être mieux exploitée.Voici quelques exemples de souvenirs qui, chacun à sa façon, sont susceptibles de faire parler de la destination.

Authenticité et récupération

Évoluant dans le petit village alpin de Törbel, la Swiss Army Recycling Collection consiste en une ligne de sacs conçus à partir d’anciennes couvertures de l’armée suisse et de lanières de cuir provenant des ceintures des soldats et des courroies d’armes à feu. Chaque article est orné d’une croix blanche sur bande rouge, symbole de la Suisse. Réalisé à partir de matériaux récupérés, fabriqué entièrement sur place et permettant de raconter une histoire, voilà un souvenir de voyage symbolique!

Source: Swiss Army Recycling Collection

Fidèle à la personnalité de la destination

Parmi les réalisations artistiques conçues par la compagnie Man vs Ink de Portland, la carte postale de type pop-up rend bien l’esprit de cette ville. Esthétique, elle est fabriquée à la main et se déploie comme le font de nombreux commerces éphémères ou pop-up de Portland.

Des emblèmes revisités par des designers

Des designers berlinois dessinent et fabriquent des objets illustrant la ville ou inspirés de ses emblèmes. FrauJäger Capital Products propose ainsi une série de produits alliant, entre autres, authenticité et durabilité. L’entreprise présente Berlin comme une ville créative et promeut les artistes et les produits locaux.

 

Source: Etsy

Source: FrauJäger Capital Products – Affiche de la silhouette de Berlin

et hochet empruntant la forme d’une icône symbolique de l’ancien Berlin-Est

Le souvenir comme outil de marketing

Dans le but d’en faire un outil de marketing, la création d’une série de souvenirs gagnerait d’une collaboration entre designers, gestionnaires de la destination et fournisseurs de services touristiques. Une étude suisse réalisée en 2010 par la Lucerne School of Art and Design et cinq autres partenaires sur le souvenir de voyage comme outil de marketing pour la destination rappelle quelques aspects à considérer dans l’élaboration d’un concept de souvenirs. En voici quelques-uns.

Que souhaite-t-on représenter ou rappeler?

  • Monument, fait historique, élément du paysage
  • Légende, mythe
  • Destination, lieu de villégiature
  • Culture, musée, etc.

Quelles valeurs l’objet doit-il véhiculer?

  • Tradition
  • Modernité, innovation
  • Luxe, exclusivité
  • Humour, etc.

Quelle histoire racontera-t-on sur l’objet?

À quelle clientèle s’adresse-t-on?

  • Exclusivement touristique?
  • Jeunes, ainés, familles?
  • Touristes culturels, d’aventure?

Qui vendra ces produits?

  • Commerces de détail
  • Offices de tourisme
  • Services touristiques
  • Autres…

Les aimants à frigo et les boules à neige trouveront toujours preneurs; ce sont des objets souvenirs classiques indémodables. Mais la création et la distribution efficace d’objets plus représentatifs, authentiques et novateurs permettent certainement de faire parler les voyageurs de leur expérience et d’en inspirer d’autres.

 

Sources:

– Hilgers, Laura. «An ode to souvenirs: sentimental journey», www.tourism-review.com, décembre 2009, p.14-16.

– Nyffenegger, Franziska K. et Dagmar Steffen. «Souvenirs – local messages. An exploratory from the design perspective», Lucerne School of Art and Design, Institute of Design, août 2010.

– Wilkins, Hugh. «Souvenirs: What and Why We buy», Journal of Travel Research, vol. 50, no 3, mai 2011, p. 239-247.

 

Sites Internet:

FrauJäger Capital Products

Portland pop-up postcard

Swiss Army Recycling Collection

 

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Les sites d’achats groupés: défis et occasions d’affaires

Les sites d’achats groupés révolutionnent la façon dont les consommateurs magasinent sur le Web. Ces nouveaux canaux de distribution représentent autant de défis que d’occasions d’affaires pour les entreprises touristiques. Leur modèle de fonctionnement n’a pas fini de nous étonner, car ils continuent d’évoluer et de s’affiner. Sont-ils pertinents pour toutes les entreprises touristiques et quelles questions faut-il se poser avant d’envisager de les utiliser?

Vendre des services touristiques par le biais de sites d’achats groupés: bonne ou mauvaise décision?

Lorsque les entreprises vendent des produits en passant par des sites d’achats groupés, elles pratiquent, en quelque sorte, la technique marketing de produit d’appel. En effet, cette technique consiste à présenter un prix exceptionnellement bas sur un article ou un service pour attirer les consommateurs dans un point de vente, le tout, dans l’espoir que ceux-ci achètent également d’autres produits dont la marge est plus rémunératrice.

Or pratiquer une stratégie marketing de produit d’appel en tourisme peut représenter quelques défis:

  • Certains produits de voyage ne sont pas fréquemment achetés par les mêmes clients et il n’est peut-être pas pertinent de les solder autant. En d’autres termes, un client qui a acheté une visite guidée dans une ville ne le fera probablement pas une seconde fois et il faut être vigilant quant aux escomptes accordés sur ce genre de services;
  • Les entreprises touristiques ont souvent une seule grande ligne de produits; donc, appliquer d’importants rabais sur son service principal risque d’en diminuer la valeur perçue, sans compter les pertes qu’une telle offre de rabais peut engendrer;
  • Un produit d’appel est généralement un produit que les clients achètent souvent et dont ils connaissent le prix habituel. C’est ainsi qu’ils savent qu’ils profitent d’une aubaine. Or ce ne sont pas tous les services touristiques qui sont achetés à une fréquence élevée de manière à ce que les acheteurs connaissent leur vraie valeur;
  • Les sites d’achats groupés peuvent diminuer la valeur de la relation entre la marque et le consommateur. La fidélisation de la clientèle risque de s’établir vis-à-vis des sites d’achats eux-mêmes plutôt qu’avec l’entreprise qui fournit le service.

Mises à part ces limitations, il existe plusieurs cas où vendre par le biais de ces sites peut être pertinent, notamment lorsque:

  • le coût engendré est très faible. Par exemple, un restaurant, une salle de spectacle, une croisière ou un hôtel en basse saison, où les coûts fixes restent à peu près similaires quel que soit le nombre d’invités. Ce genre de distribution permet d’augmenter l’achalandage des lieux et de générer du bouche à oreille auprès de la nouvelle clientèle accueillie;
  • l’entreprise peut réaliser une très petite marge de profit et parvenir à vendre d’autres services. Cela peut être le cas d’un parc thématique ou d’un musée, idéalement en basse saison, où les visiteurs consommeront de la nourriture ou achèteront des souvenirs;
  • il y a la possibilité de créer un engouement. Par exemple, lors du lancement d’un nouveau service ou pour faire vivre une expérience exceptionnelle. Une promotion proposant une expérience ou un produit unique que les gens n’auraient pas essayé autrement et qu’ils s’empresseront de partager avec leurs réseaux;
  • l’entreprise a décidé d’allouer un gros budget en publicité. Dans certains cas, les sites d’achats groupés peuvent générer plus d’effet viral que des affiches publicitaires.

Quelques conseils à suivre avant de se lancer dans la démarche

Vendre des services touristiques par le biais de sites d’achats groupés nécessite une planification, une coordination opérationnelle pour gérer le volume généré ainsi qu’une vision claire des objectifs.

Voici quelques questions auxquelles il est pertinent de répondre avant de procéder:

  • Êtes-vous prêt à encaisser une perte afin de gagner de nouveaux clients?
  • Avez-vous la capacité de gérer les gros volumes que l’offre risque de générer. Même en fixant une limite du nombre de coupons vendus, certaines entreprises sous-estiment le pouvoir attractif de ces promotions et ont du mal à gérer des volumes importants. Le personnel doit être bien informé et capable en tout temps d’accommoder des «clients-surprises» (drop-in) avec la même qualité de service que pour un client habituel.
  • Existe-t-il des services complémentaires à l’expérience du client et source de revenus supplémentaires que vous pouvez vendre à la réclamation du coupon?
  • Pouvez-vous déterminer les périodes de pics et de baisses saisonnières de vos activités et seriez-vous prêt à répondre à une offre sur une période prolongée sachant qu’il peut y avoir un chevauchement entre la haute et la basse saison?
  • Si les acheteurs utilisent leurs coupons durant la haute saison, serez-vous capable de gérer la pression exercée sur le fonctionnement de l’entreprise, tout en maintenant un haut niveau de satisfaction des clients, quitte à prolonger la validité de leurs coupons après leur expiration?
  • Avez-vous des systèmes en place pour fidéliser les nouveaux clients, soit par la façon traditionnelle en leur faisant remplir des cartes de commentaires, ou en les inscrivant à un programme de récompenses déjà en place?
  • Êtes-vous prêt à soutenir une double politique promotionnelle? Comment pouvez-vous intégrer les promotions des sites d’achats groupés aux programmes de récompenses et de fidélisation déjà existants?
  • Avez-vous la capacité de réaliser des campagnes de promotion pour remercier les clients qui ont participé à votre offre promotionnelle et pour les encourager à revenir vous visiter?
  • Êtes-vous capable d’accepter le risque d’avoir des clients attirés par les aubaines et qui ne reviendront peut-être jamais?
  • Est-ce que le site d’achats groupés avec lequel vous voulez offrir une promotion possède une application mobile? Plusieurs sites en ont développé pour permettre à leurs membres d’être continuellement au courant des dernières offres. Ceux-ci peuvent saisir les informations de paiement comme leur numéro de carte de crédit à même l’application mobile. Ne négligez pas cette fonctionnalité qui est extrêmement pertinente vu que certaines offres ne durent qu’un court laps de temps et qu’elles stimulent la spontanéité et l’achat impulsif sur lequel compte un bon nombre de ces sites.

Par ailleurs, le service aux entreprises devient de plus en plus personnalisé. Les sites d’achats groupés sont à l’écoute de leurs partenaires et leur proposent des campagnes promotionnelles adaptées à leurs objectifs et à leurs contraintes. Pour un restaurant, par exemple, ils s’enquerront des heures d’ouverture, du nombre de services par jour, de la facture moyenne, du nombre d’employés, etc., pour ensuite proposer au propriétaire de l’établissement une promotion sur mesure.

Le marché des sites d’achats groupés est en pleine effervescence. Il convient de bien évaluer ses besoins avant d’utiliser ces nouveaux canaux de distribution sans endommager la notoriété de sa marque, tout en intégrant ces nouvelles pratiques dans une stratégie marketing globale.

 

Sources:

− Beccari, Daniele. «Four ways Groupon might work for travel businesses». tnooz.com, 17 janvier 2011.

− Cooper, Jamie. «When a Groupon Promotion Went Wrong», entrepreneur.com, 4 mars 2011.

− Joyce , Stephen. «Considering Groupon for your tour or activity business? At what cost?», 15 novembre 2010.

− Joyce , Stephen. «Does the Groupon model lead tourism businesses», tnooz.com, 17 janvier 2011.

− Slavick, David. «Social Couponing Optimization: Diving into the Deep End». hanifinloyalty.com, 24 mai 2011.