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Marketing Technologies

Quelle est votre stratégie pour les médias sociaux?

Les médias sociaux se sont rapidement taillé une place de choix sur Internet. C’est l’ensemble des pratiques de marketing qui ont dû être adaptées et cette réalité ne fera que s’accentuer au cours des prochaines années. Les développements entourant le phénomène des médias sociaux changent tellement rapidement qu’un simple horizon de un an semble difficile à anticiper avec précision. Il est clair toutefois qu’ils offrent une panoplie de nouvelles opportunités pour faire participer la clientèle et pour accroître la notoriété des produits.

L’«économie de la conversation»

Tous les secteurs d’activités ressentent les effets associés aux médias sociaux. On fait souvent référence à ce que l’on surnomme l’«économie de la conversation». Nous avons déjà traité plusieurs facettes liées à cette nouvelle tendance (lire aussi: L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité! Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle, TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence), Les amis de vos clients sont vos amis et plusieurs autres.) Après une première prise de conscience du phénomène, on peut dorénavant se questionner sur la meilleure approche pour en tenir compte dans les stratégies d’affaires.

L’utilisation des médias sociaux est déjà bien ancrée auprès de la clientèle qui nous intéresse: les voyageurs. Selon une étude de TIA/Ypartnership TravelHorizons, les deux tiers des voyageurs d’agrément branchés visionnent ou écoutent des vidéos et des segments audio sur Internet. De plus, 40% lisent des blogues, partagent des photos et participent à des tours virtuels. La prochaine étape consiste à entrer en communication avec eux.

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Pour les consommateurs, Internet est plus qu’un lieu où trouver de l’information et transiger. C’est aussi l’endroit idéal pour interagir avec les réseaux d’affaires et personnels. Toutes les communautés, les groupes d’intérêt qui existaient dans la vraie vie comportent désormais des équivalents dans les médias sociaux. Nouvelle manne pour le marketing? Voici quelques pistes de réflexion pour s’y retrouver.

Les dépenses publicitaires explosent

Plusieurs stratégies s’offrent aux dirigeants pour tirer profit des médias sociaux. Bonne nouvelle: le coût de leur utilisation demeure relativement bas alors que les dividendes ont le potentiel d’être assez élevés. Un nombre croissant de gestionnaires prévoient désormais une partie de leur budget marketing à cette fin. En 2006, les entreprises américaines ont investi 350 millions USD en publicité dans les médias sociaux selon la firme de recherche emarketer (voir graphique). Ce type de dépense a presque triplé en 2007 et devrait atteindre la somme de 2,7 milliards USD en 2011.

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Certains experts émettent des réserves quant à la pertinence des médias sociaux généralistes comme Facebook ou Youtube. C’est le cas de Neil Salermo, consultant en marketing, qui juge que ces nouveaux outils représentent une opportunité pour les grandes entreprises et les établissements indépendants y trouvent difficilement leur compte. Les sites dédiés aux voyages tels que TripAdvisor, TravBuddy ou Travelistic constituent par contre une avenue intéressante.

Des stratégies concrètes

Il existe plusieurs façons d’intervenir dans l’univers des médias sociaux. Que ce soit en créant un site Web à part entière comme le site CarnivalConnections, en adaptant une partie de votre site à la philosophie Web 2.0, en participant activement à certains sites par l’ajout de contenu ou en effectuant du monitoring ou, finalement, en achetant simplement de la publicité… toutes les options sont ouvertes. De plus, l’ajout de fonctionnalités liées aux médias sociaux ne peut qu’améliorer le positionnement de votre site vis-à-vis des moteurs de recherche. Voici sommairement quelques éléments stratégiques à considérer:

  • Pour cibler une action parmi les centaines de sites de médias sociaux, sélectionnez ceux susceptibles de regrouper des utilisateurs qualifiés, compatibles avec votre catégorie de clientèle.
  • Pour accueillir les commentaires des consommateurs, prévoyez un espace sur votre propre site. Sinon, ceux-ci partageront leur vision de votre entreprise ailleurs, sur d’autres lieux de libre expression… et probablement à votre insu. C’est l’incontournable réalité de la nouvelle ère de la transparence.
  • Choisissez le réseau social en fonction d’un objectif précis de développement de nouveaux marchés. Par exemple, certains sites rayonnent davantage à l’intérieur de certains continents. Environ les deux tiers des membres de MySpace et de Facebook résident en Amérique du Nord alors que 63% de ceux de Bedo sont des Européens, 49% de Orkut des Latino-Américains et 89% de Friendster des Asiatiques.

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  • Pour exercer une certaine forme de modération quant aux contenus générés sur votre site, utilisez un filtre qui bloquera les messages comportant des termes offensants. Pour le reste, il est préférable de retirer après coup les interventions inappropriées plutôt que d’approuver préalablement tous les contenus. D’abord c’est mieux perçu de la part des utilisateurs et ensuite cela facilite grandement le processus.
  • Tirez profit de l’engouement pour des clips vidéo. Par exemple si vous produisez une vidéo spectaculaire de ski dans la poudreuse ou un extrait d’une excursion de motoneige aux paysages sensationnels, vous pouvez ensuite miser sur l’effet viral des internautes qui souhaiteront partager le clip. La publication de ce type de contenu sur des sites comme Yahoo Video, Google Video, Revver ou Youtube peut donner des résultats surprenants; tout est une question de pertinence et d’intérêt.
  • Tentez de localiser les différents blogues, communautés virtuelles, groupes de discussion, etc. qui traitent de votre organisation ou de votre produit. L’idéal consiste ensuite à instaurer des mécanismes visant à mettre à profit ces informations et à prendre les actions nécessaires afin d’améliorer le service à la clientèle.
  • Ajoutez à votre site des petites applications complémentaires appelées mashups pour créer une plus-value intéressante. La plus connue est certainement la carte de Google qui constitue l’outil par excellence pour permettre à votre clientèle de localiser votre entreprise et ses environs. D’autres utilitaires peuvent renseigner sur le stationnement à l’aéroport, la distance et la durée du voyage selon le lieu de départ, la planification routière et les rapports de circulation en temps réel, la météo, le taux de change, les nouvelles locales, les activités de divertissement, etc. Ces mashups fournissent une information complémentaire et pertinente, sans le souci de la mise à jour.

La liste pourrait s’étendre, mais il faut se rappeler que ce type de stratégies ne relève pas d’une science exacte. Donnez-vous la possibilité d’essais et d’erreurs pour comprendre progressivement les comportements et les opinions de votre clientèle et constater l’approche qui sied le mieux à votre entreprise.

Il faut vous rappeler que l’objectif premier de vos démarches pour embrasser l’ère du Web 2.0 et plus particulièrement des médias sociaux consiste à créer une interaction privilégiée avec votre clientèle, instaurer de nouveaux liens, communiquer avec elle. Mais surtout, vos clients qui sont actifs au sein de médias sociaux détiennent le potentiel et particulièrement, le pouvoir de devenir de véritables ambassadeurs de vos produits.

Terrain encore plutôt vierge sur la scène québécoise… alors profitez-en!

Lire aussi:
L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!
Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence)
Les amis de vos clients sont vos amis

Sources:
– Bender, Donald E. «15 Ways to Enhance Marketing in the Social Media Revolution», HSMAI Marketing Review, printemps 2007.
– Eggleton, Jon. «Social Media Can Help Level the Marketing Playing Field», Green Lodging News, 16 janvier 2008.
– Ellion. «Web 2.0 and the Travel Industry», 2007
– Green, Cindy Estis. «Social Media and Networking» Hospitality Upgrade, automne 2007.
– Nour, David. «What is Your Social Networking Strategy in 2008?», MarketingProfs.com, 15 janvier 2008.
– Ramsey, Geoff. «3 Hidden Trends in 2008», eMarketer, janvier 2008.
– Rufo, Samantha. «Video Marketing: This Season’s Hottest Trend», Ski Area Management, septembre 2007.
– Salerno, Neil. «More Social Media Chatter… a Hotel Marketing Tool», Hotel Marketing Coach, décembre 2007.

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Ailleurs dans le monde Tendances

Destinations 2.0: top tendance!

Le Web 2.0 offre des opportunités étonnantes et efficaces pour des organisations. Et on ne le répétera jamais assez: les consommateurs font plus confiance aux commentaires des autres clients et aux conseils de certains experts qu’aux sources officielles d’information. Certaines destinations l’ont bien compris et mis en pratique. Voici quelques exemples réussis de destinations qui font parler d’elles par les insiders!

Uwishunu.com (You wish you knew…)

Ce blogue rédigé par une quarantaine de collaborateurs «connaisseurs» présente le côté non traditionnel et contemporain de la ville de Philadelphie. De vrais Philadelphiens révèlent leurs secrets sur les restaurants, les bars, la musique, la culture, la mode, les activités extérieures, le design, etc. L’objectif est de donner l’impression aux visiteurs de vivre comme les résidants de la ville. Le site est créé et géré par la Greater Philadelphia Tourism Marketing Corporation, mais se présente de façon indépendante. Les lecteurs sont invités à évaluer les articles et à écrire leurs commentaires.

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Le site utilise pleinement le Web 2.0 et les médias sociaux avec un blogue, des podcasts, du réseautage en ligne, du partage de photos et de vidéos et des fils RSS. Les gestionnaires du site utilisent même Twitter (outil de réseau social et de microblogging) pour promouvoir des événements.

Uwishunu est également à la base de Illadates, une série hebdomadaire de podcasts vidéos très populaires où deux cinéastes amateurs font visiter les meilleurs endroits de la ville.

Le site est très inspirant et peut servir de modèle à la plupart des destinations et les aider à créer un outil promotionnel plus efficace que de nombreuses autres stratégies Internet, et cela à peu de frais.

Holland.com

L’Office néerlandais du tourisme et des congrès lançait récemment un site tout à fait Web 2.0 visant la clientèle nord-américaine, qui non seulement donne accès à l’information touristique, mais aussi invite les utilisateurs à faire partie de leur communauté virtuelle. Ces derniers peuvent échanger sur leurs voyages passés, publier des articles, des vidéos et des photos, permettant ainsi au site d’évoluer continuellement. À l’aide de fils RSS, on y publie également de l’information provenant d’autres sites tels que Google News, Yahoo Travel et Youtube.

À l’instar de plusieurs sites, Holland.com permet de coter les articles et d’ajouter des commentaires, mettant ainsi les plus pertinents en évidence.

Le contenu est donc rédigé à la fois par ses utilisateurs, par l’Office de tourisme et par quelques tierces parties. Réunir les visiteurs passés et potentiels par diverses nouvelles, vidéos ou commentaires permet de créer une source d’information crédible et de proposer la meilleure expérience possible aux visiteurs.

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L’Office de tourisme ne s’est pas arrêté là et a également ouvert le premier office de tourisme national dans Second Life. Encore un endroit virtuel pour favoriser les échanges réels à propos de leur destination! (Lire aussi: Second Life: le tourisme et les univers virtuels.) Et, surtout, encore une occasion de susciter la réaction des médias!

VisitMyBaltimore

VisitMyBaltimore.com amène la population et les fans de Baltimore à rendre la destination plus attrayante par la mise en ligne de vidéos amateurs présentant leurs sites favoris, les événements à ne pas manquer et les secrets bien gardés. Afin de lancer ce projet et d’encourager les résidants à publier des vidéos, la Baltimore Area Convention and Visitor’s Association (BACVA) a organisé un concours permettant au créateur du meilleur vidéo de remporter un prix de 2007 USD. Pour les petits commerçants, il s’agissait d’une excellente occasion de se promouvoir et peut-être de remporter le prix! D’autres concours suivent afin de garder l’intérêt vivant.

VisitMyBaltimore a eu une autre bonne idée en invitant certaines célébrités à y publier leurs propres vidéos, évidemment très populaires…!

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Ifoundmymontreal.com

Montréal n’est pas en reste et a mis en ligne un blogue où visiteurs, commerçants et organisateurs d’événements peuvent publier leurs pensées, leur commentaires ou promouvoir leur site ou leur événement. IfoundmyMontreal.com est géré par Tourisme Montréal et vise plus particulièrement les clientèles internationales.

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Ce blogue apparaît comme une extension du site FindyourMontreal.com où le contenu provenant de l’Office de tourisme introduit les visiteurs aux festivals, à la cuisine, à l’architecture éclectique, au magasinage, au nightlife ainsi qu’à la scène culturelle. L’information est présentée sous la forme de vidéos, d’images et de podcasts.

Tourisme Montréal procède actuellement à une refonte du site Internet officiel de la destination et celui-ci comprendra un important volet participatif (commentaires, photos, création et partage d’itinéraires).

On récapitule!

Les sites de destination 2.0 où le contenu provient d’insiders ont le clair avantage d’être des sources d’information nouvelles et crédibles. Que le contenu provienne entièrement des résidants ou d’un amalgame de professionnels du tourisme et de collaborateurs choisis, le caractère non officiel jumelé à la possibilité d’interagir, de poser des questions et d’écrire des commentaires donne une perception d’authenticité, une impression de pouvoir expérimenter la destination de la même manière que les résidants la vivent.

Les bons coups à retenir de ces exemples:

  • donner une vitrine aux petits commerçants qui sauront se présenter de façon originale;
  • impliquer quelques célébrités;
  • organiser un concours pour susciter la participation;
  • éveiller l’attention des médias;
  • ajouter du contenu à l’aide de fils RSS, simplement et gratuitement.

Outre la pertinence du contenu, la couverture média dont ont bénéficié ces sites a également joué un rôle dans leur popularité. Le caractère nouveau, jeune, branché et hors des sentiers battus attire et fait parler. Pour les résidants, c’est la possibilité de faire découvrir son coup de cœur et de vivre son «15 minutes de gloire»!

Les plateformes actuelles de création de sites Internet permettent assez facilement d’inclure les fonctionnalités nécessaires à ces nouveaux sites 2.0 (création d’un compte, partage de fichiers, commentaires, etc.) et, surtout, à peu de coûts. Cependant, une petite mise en garde s’impose: malgré la simplicité technologique, la popularité du site n’est pas garantie! Encore faut-il que le projet soit bien planifié, bien communiqué et bien géré. Il doit aussi être facilement référencé par les moteurs de recherche.

Entre autres enjeux, il peut s’avérer difficile d’évaluer avec précision l’impact de ces nouvelles interfaces, mais elles semblent bénéficier d’une bonne visibilité. Également, ces sites doivent veiller au fragile équilibre entre le contenu provenant réellement des usagers et celui provenant de commerçants, de collaborateurs ou de l’office de tourisme. Toute la crédibilité du site est ici en jeu. Et quoique le contenu soit généralement modéré, les blogues s’ouvrent à la critique et aux commentaires négatifs.

Est-ce une tendance à suivre ou à essayer? À vous d’y répondre, mais une fois le bouche-à-oreille enclenché, allez savoir jusqu’où cela pourrait vous mener!

Sur l’influence des clients, lire aussi:
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence).
Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle.
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

Sources:

– Sauer, Abram. «Uwishunu», [www.BrandChannel.com], 25 juin 2007.
– [www.uwishunu.com]
– [www.findyourmontreal.com]
– [www.ifoundmymontreal.com]
– [http://us.holland.com/]
– [www.visitmybaltimore.com]

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Marketing

Des publicités inspirantes

Depuis plus de 50 ans, les Adrian Awards soulignent l’excellence des actions marketing du milieu touristique. Le 50e anniversaire de cette compétition dévoilait, en 2007, les initiatives les plus réussies choisies parmi 1200 candidatures en provenance de 36 pays. Ces publicités sont chacune le résultat d’une démarche réfléchie, d’une volonté de se démarquer et d’une approche créative.

La Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) – regroupement à l’origine des Adrian Awards – présente une «A-list» des 16 lauréats de 2006, sous forme d’études de cas. Le présent article en résume quatre. Laissez-vous inspirer!

Hilton Hotels

Les chaînes d’hôtels haut de gamme se livrent une féroce concurrence. La compétition intense entre Hyatt, Westin, Marriott, Sheraton et Hilton les a entraînés, entre autres, vers une surenchère du confort, notamment avec des lits plus douillets les uns que les autres. Dès lors, Hilton entame une réflexion: il faut trouver une façon de se différencier et de revitaliser la marque, une icône en fait, qui commence à s’essouffler. Hilton souhaite réaffirmer son leadership comme grande marque du monde.

Pour relever ce défi, on vise notamment une hausse de 20% de la différenciation de la marque, soit, par exemple, par association du slogan à la marque. Aussi, mise-t-on sur une augmentation de 5% du RevPAR et de 5% du tarif quotidien moyen. L’approche préconisée s’appuie sur l’essence même d’un voyage, soit le déplacement d’un point A à un point B; entre les deux, une transformation s’opère.

La campagne Travel Should Take You Places a recours à des images très simples: un symbole et peu de mots. En plus de capter l’attention, cette simplicité permet à chacun de se projeter dans le contexte suggéré. Ce visuel a été utilisé pour des publicités télé, imprimées et en ligne.

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Par cette nouvelle signature, Hilton se démarque et dépasse ses objectifs de performance, et ce, seulement 10 mois après le lancement.

Las Vegas Convention & Visitors Authority

La campagne publicitaire What Happens Here, Stays Here a propulsé la notoriété de la marque Las Vegas. Véritable succès à la télévision américaine, les messages publicitaires mettaient en scène différentes situations où le visiteur, totalement désinhibé, est complètement transformé par la liberté que lui confère Las Vegas. Puis, en contraste, on le voyait réintégrer son quotidien.

La stratégie envisagée consiste à pousser encore plus loin le concept. On cherche à élaborer une campagne publicitaire qui intègre le positionnement de Las Vegas basé sur l’idée de la liberté pour adulte (adult freedom) et celle de la transformation.

Ainsi, la campagne Be anyone a été créée pour renforcer l’image de marque déjà bien implantée sur le thème What Happens Here, Stays Here. Cette campagne vise aussi à «éduquer», c’est-à-dire à informer le public du type d’offre, ainsi qu’à démontrer que le visiteur n’est pas seulement un spectateur à Vegas, il participe, il joue un rôle et il contribue à l’expérience.

Pour laisser libre cours à l’imagination, les pubs télé et en ligne Be anyone invitent l’individu à remplir les espaces vides afin de se constituer un personnage. La mention What Happens Here, Stays Here sous-entend une grande permissivité de la destination et invite à l’audace!

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La notoriété de la marque a grimpé de façon fulgurante durant les deux premières semaines de la campagne: plus de 80% en notoriété spontanée. Les gens ont participé en grand nombre en complétant les espaces vides pour se créer un personnage (sur papier et en ligne). À la suite du lancement de la campagne, le trafic sur le site VisitLasVegas.com a cru de 26%. Les concours lancés dans le cadre de cette campagne ont aussi connu un très grand succès.

Sheraton Hotels & Resorts

Le groupe Sheraton de Waikiki, à Hawaï, comprend quatre hôtels. Les départements Food & Beverage et Entertainment représentent une importante part de marché. Pour les promouvoir, chaque établissement créait ses propres affiches. Avec les années, les images et les messages sont devenus désuets. Il était temps de créer un nouveau visuel, cohérent avec la destination Waikiki.

Les objectifs visés par le concept publicitaire consistent à changer l’image et à élever la notoriété des vitrines de nourriture et boisson et de divertissement ainsi que de capter l’attention des visiteurs qui recherchent des endroits excitants et agréables pour boire, manger et se divertir.

Pour attirer l’attention, on évite les affiches chargées d’information, les clichés maintes fois utilisés par le milieu de la restauration ou encore ceux typiques à Hawaï. On mise donc sur la simplicité et la créativité. Chaque affiche, très épurée, n’identifie qu’un seul établissement. L’approche est stylisée, le tout repose sur une image, souvent un élément en gros plan, et quelques mots.

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La campagne publicitaire a porté ses fruits. Les différents établissements ont enregistré, en moyenne, une hausse des dépenses en nourriture de 17,5% par couvert et de 20,3% en boisson. La satisfaction des visiteurs est également au rendez-vous. Dans l’ensemble, la campagne a généré une amélioration de la perception des services de nourriture et boisson et de divertissement par les visiteurs ainsi que par les employés.

The Zoological Society of San Diego

Le Wild Animal Park représente la section la moins connue du célèbre zoo de San Diego. Il est situé à quelque 55 kilomètres de ce dernier, à l’écart des attractions courantes de San Diego. Comme plusieurs visiteurs du zoo ne voient pas l’intérêt de parcourir une telle distance alors que l’accès au zoo est si simple et qu’une nouvelle exposition au parc, Lion Camp, voyait le jour, un nouveau support publicitaire s’imposait.

Des études ont révélé que les jeunes de 8 à 13 ans (les tweens) sont plus intéressés à visiter le parc que le zoo. Ils ont souvent une fascination pour ce qui «fait peur» tout en étant sécuritaire. Les parents de ces jeunes recherchent des activités enrichissantes mais répondant également à ce désir d’excitation. Le défi publicitaire devait donc combler ces deux besoins.

Par cette campagne, on souhaite:

  • augmenter la fréquentation annuelle du parc de 7%,
  • identifier un positionnement unique pour le parc (par rapport au zoo),
  • commencer à inculquer ce positionnement de la marque dans l’esprit des gens tout en augmentant la notoriété spontanée.

La principale distinction entre le zoo et le parc réside dans la représentation du milieu de vie des animaux. Dans le parc, les prédateurs et leurs proies habitent à proximité et plusieurs animaux partagent les mêmes grands territoires. C’est donc sur cette base que repose le message.

Pour le lancement du Lion Camp, le nouveau secteur du parc qui permet aux visiteurs d’approcher les lions jusqu’à quelques centimètres, on développe une image mettant en vedette un zèbre qui nargue un lion, son principal prédateur. Seule une vitre les sépare. Ce concept est apparu dans des pubs télé et dans les journaux.

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Les objectifs fixés en termes de fréquentation ont été atteints. Des enquêtes ont permis de révéler une augmentation de la notoriété spontanée de 4% après une année et de 10% après deux ans.

Soyez créatifs et imaginatifs!

Bien cerner son offre, la concurrence, le marché, se fixer des objectifs mesurables, élaborer une stratégie conséquente et, surtout, faire preuve de créativité et d’imagination; voilà quelques règles de base qui semblent avoir guidé les récipiendaires des Adrian Awards.

Source:

– Hospitality Sales & Marketing Association International. «Best of Show & Platinum Awards. Competition Case Studies. The A List», Marketing Review, hiver 2006-2007, vol. 24, no 1.

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Produits et activités Tendances

Les tendances du tourisme d’aventure

Si l’on tient compte de l’équipement récréatif et de l’hébergement, le secteur de l’aventure représente aujourd’hui une industrie d’environ 850 milliards USD. Les voyages d’aventure organisés ne constituent qu’une part de ce secteur, mais une part importante. Quant au tourisme de plein air, il compte pour au moins un cinquième de toute l’industrie touristique. Les tendances qui marquent ce secteur ne sont par conséquent pas négligeables pour notre industrie.

Croissance

Au cours des dernières décennies, le secteur commercial du tourisme d’aventure n’a cessé de croître. De nombreuses personnes ayant de l’argent mais peu de temps pour le dépenser et jouissant d’une bonne forme physique considèrent maintenant l’aventure comme une série d’activités de villégiature qu’ils peuvent s’offrir à l’occasion, plutôt que comme une discipline dans laquelle investir temps et argent afin d’acquérir de l’équipement et des compétences à long terme. Le secteur se développe donc auprès de la clientèle tant expérimentée que novice.

Pyramide des prix

L’industrie du tourisme d’aventure est constituée, soit d’un petit nombre de produits très onéreux, dont le prix élevé s’explique par la nécessité d’utiliser un équipement spécialisé, par l’éloignement ou les compétences préalables requises, soit par de nombreuses activités de courte durée, peu chères, ne nécessitant pas de compétences particulières et se déroulant dans des lieux accessibles, près des principaux points d’entrée et de sortie des touristes.

Des produits de plus en plus luxueux

Les amateurs de tourisme d’aventure peuvent s’offrir de plus en plus de luxe: les autobus transportant les randonneurs sont toujours plus confortables; les auberges accueillant les adeptes de l’héliski ou de la plongée sous-marine possèdent des spas et mettent à la disposition de leur clientèle des services de massothérapie; les entreprises de plongée, de surfboat et d’héliski fournissent des avions privés nolisés particulièrement somptueux; les bateaux de croisière possèdent des suites équipées d’un téléphone satellite et certains disposent même d’un hélicoptère à bord. C’est presque devenu une évidence: les voyagistes qui réussissent sont ceux qui offrent des produits de plus en plus luxueux.

Destinations d’aventure

Le nombre de destinations touristiques qui se commercialisent spécifiquement comme des destinations d’aventure, en utilisant souvent le terme «capitales de l’aventure», a grandement augmenté au cours des dernières années. Certaines d’entre elles, établies depuis longtemps, décident de concevoir de nouveaux produits ou d’adopter de nouvelles stratégies de marketing. D’autres s’avèrent des destinations moins fréquentées qui souhaitent développer le tourisme en offrant toute une gamme de produits d’aventure. D’autres encore utilisent l’aventure comme outil de marketing. Quoi qu’il en soit, les séjours d’aventure croissent rapidement, en nombre, en envergure et en variété.

Migration touristique

Dans certaines régions, la possibilité de faire des activités de plein air et, à un degré moindre, la vente de produits d’aventure ont donné lieu à une migration touristique qui, à son tour, a entraîné une croissance du tourisme d’aventure, la clientèle migrante recherchant des produits commerciaux qui répondent à son style de vie.

Forfaits au détail

De nombreux voyagistes offrent toute une gamme de produits dans différentes destinations, sans nécessairement maintenir une base opérationnelle à chacune d’entre elles. La plupart sont des forfaitistes qui vendent au détail différents produits touristiques locaux à une clientèle internationale. D’autres, des voyagistes spécialisés, présentent un même type de produits ou d’activités dans plusieurs destinations différentes.

Combinaisons de produits

Il est maintenant monnaie courante, pour les voyagistes, de proposer une gamme d’activités d’aventure différentes à une même destination de voyage. Celles-ci, offertes à prix réduit en un regroupement d’activités individuelles, sont vendues souvent sous la forme de «combos». Certains se composent d’un programme organisé par différentes compagnies en un même Celebrity Nudes endroit alors que, dans d’autres cas, une seule entreprise achète des concurrents locaux qui proposent des activités différentes ou encore acquiert l’équipement, le personnel et les permis nécessaires pour offrir elle-même ces activités.

Marketing croisé

Il existe une forte tendance à accroître les stratégies de marketing croisé entre les produits de tourisme d’aventure et d’autres produits achetés par les mêmes consommateurs. Ces liens se créent par le biais de magazines, d’envois postaux, d’encarts publicitaires, de sites Internet, de la télévision, de films, de la mode, des boutiques et du marchandisage, des téléphones cellulaires, des lecteurs de musique et de certains établissements de divertissement, comme les boîtes de nuit.

Voyages d’«exploration»

De nombreuses entreprises de tourisme d’aventure haut de gamme ont maintenant ajouté des expéditions d’«exploration» à leurs activités habituelles. Il ne s’agit pas nécessairement de premières ascensions, descentes ou traversées, mais ce sont généralement de nouveaux itinéraires, en tout cas pour l’entreprise qui les propose. Le terme est utilisé tant comme procédé de marketing, pour attirer les aventuriers, que comme avis de non-responsabilité, pour prévenir la clientèle que le voyage ne se déroulera pas nécessairement sans accroc ni exactement selon les plans.

Itinéraires flexibles

D’autres voyagistes annoncent que leurs horaires ou itinéraires sont flexibles et que cela fait partie de l’aventure. Cette approche est utilisée d’une extrémité à l’autre de l’échelle économique, des simples voyages en autobus jusqu’aux luxueuses croisières polaires.

Imitations et acquisitions

La création d’un nouveau produit de tourisme d’aventure requiert des investissements considérables pour la conception et la mise en marché. Une fois qu’un produit a acquis une certaine notoriété, d’autres entrepreneurs tentent souvent de s’en porter acquéreur ou d’offrir un produit d’imitation, à prix réduit. Le risque est particulièrement grand pour de nouveaux produits créés dans les pays en développement. On en connaît maintenant plusieurs exemples.

Assurances

En raison de la possibilité de litiges, particulièrement en Amérique du Nord, les fournisseurs de produits de tourisme d’aventure sont devenus de plus en plus soucieux de se protéger contre d’éventuelles poursuites, ce qui a donné lieu à des clauses et à des avis de non-responsabilité de plus en plus longs et complexes et à des primes d’assurance de plus en plus élevées. Il y a même des pays où de nombreux fournisseurs de certains types d’activités ont été forcés de se retirer du marché. Cette réduction de la concurrence a fait grimper les prix, permettant aux entreprises restantes de couvrir l’augmentation de leurs frais d’assurance. L’imposition légale d’un plafond de responsabilité, de façon générale comme en Nouvelle-Zélande, ou selon l’activité comme dans certains États américains, est de plus en plus importante pour l’avenir de l’industrie.

Source:

– Buckley, R. 2006, Adventure Tourism, CABI, Oxford, [www.cabi.org].

Ralf Buckley, professeur et titulaire,Chaire en écotourisme, School of Environmental and Applied Sciences, Griffith University (Australie)

Champs d’expertise:

  • Écotourisme
  • Impacts environnementaux du tourisme
  • Développement durable

Voir sa page personnelle

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Marketing Segments de clientèles

Les baby-boomers: une nouvelle clientèle?

Ils sont les enfants du baby-boom (1945-1955) et ils ont vécu l’abondance des Trente Glorieuses. Après en avoir été les premiers bénéficiaires, ils en sont les premiers acteurs, notamment dans les secteurs du tourisme et des loisirs.

La clientèle des baby-boomers (55-65 ans) en Europe a les moyens économiques, la santé physique et le goût de profiter pleinement de sa nouvelle vie. La population des 55 ans et plus augmentera de 15% dans les 10 prochaines années! Autant de bonnes raisons de s’intéresser à elle…

Mais attention, ses attentes sont nouvelles! Les baby-boomers ne veulent plus d’un programme imposé de visites organisées en groupe. Les professionnels de l’industrie avaient l’habitude de les faire voyager de cette façon. Mais cela ne va plus. Ils doivent en conséquence révolutionner leur approche traditionnelle de la clientèle des «seniors». Comment alors peuvent-ils s’adapter à ces changements?

Comparés à la génération précédente, les baby-boomers ont de nouveaux modes de consommation des voyages et des loisirs.

Une nouvelle génération de clients…

Les baby-boomers maîtrisent tous les instruments et les outils modernes de communication qu’offre la société actuelle. Une part importante d’entre eux a beaucoup voyagé. Ils sont autonomes, actifs et comptent bien continuer à vivre comme ils l’ont fait jusqu’à maintenant.

Les anciens schémas de commercialisation de «produit senior» et l’approche marketing sont donc à revoir. Pour conquérir ces nouveaux clients, les professionnels devront satisfaire leurs nouvelles attentes et répondre à leurs centres d’intérêts et à leurs critères d’achats.

D’abord, éviter d’employer le mot «senior» et de catégoriser un produit comme tel. Ce serait le meilleur moyen de les faire fuir… Les enquêtes le montrent, les personnes de 65 ans se voient avec 12 à 14 ans de moins que leur âge réel. C’est ce qu’on appelle l’âge cognitif.

Le baby-boomer, un consommateur aux profils multiples…

Pour capter son attention, éveiller sa curiosité, développer son désir et répondre à ses attentes, les entreprises doivent adopter une nouvelle démarche.

Le baby-boomer est un consommateur expérimenté et exigeant. Son profil multiple dépend de ses valeurs, de son vécu, de son expérience de voyages et aussi de sa forme physique. Une étude internationale recense 8 profils: les réfléchis, les inquiets, les enthousiastes, les leaders, les rigoureux, les sociables, les originaux et les actifs. Il faut répondre à cette diversité de besoins par le contenu des produits proposés et par une communication adaptée.

Par ailleurs, chaque pays a ses spécificités et ses habitudes de consommation:

  • les Anglais sont de grands utilisateurs d’Internet;
  • les Allemands sont très habitués au voyage organisé, pour un confort et un service adaptés à leurs attentes;
  • les Belges, parlant le français, sont prêts à organiser eux-mêmes leur voyage en France.

Mais tous les professionnels européens du tourisme sont unanimes: «l’essentiel est de proposer des services adaptés pour faciliter la vie du client pendant son voyage et faire de son séjour une expérience personnelle». Pas de formules imposées, même pour la visite d’une grande ville comme Paris.

Une approche marketing à revisiter…

Le message, les supports de communication, les canaux d’information et d’achat doivent être adaptés pour séduire les baby-boomers.

La clientèle des 55 ans et plus fait aujourd’hui, au Royaume-Uni, 45% des achats sur Internet en matière de tourisme et de voyages! Alors, finis les clichés et les a priori sur les «seniors». La stratégie marketing doit donc inclure la clientèle des baby-boomers, sans la catégoriser comme telle.

Évoquons les 4 piliers de la réflexion marketing par quelques conseils pratiques:

Le produit. Fini le forfait voyage imposé

  • modulez et adaptez votre offre à la demande de chacun;
  • facilitez la vie de votre clientèle et adaptez-vous à son rythme;
  • développez un réseau de partenaires de proximité.
  • Attention: les baby-boomers ont une grande expérience des voyages.

Des exemples concrets:

  • Dans la chambre d’hôtel, fournissez un «plateau de courtoisie» (une bouilloire avec 2 tasses, un assortiment de thé, café, infusions et quelques biscuits).
  • Dans la salle de bain, remplacez la baignoire peu pratique et difficile d’accès par une douche de plain-pied spacieuse.
    Offrez un réseau de télécommunication pour accéder aux chaînes internationales et une télécommande simple avec une notice d’utilisation en plusieurs langues.
  • Au restaurant, pour le petit-déjeuner comme pour le dîner, proposez des formules en option ou à la carte, pour vous adapter aux habitudes alimentaires de votre clientèle.
  • Faites traduire la carte du restaurant, du bar, du service aux chambres en plusieurs langues. Si vous visez une nationalité en particulier, embauchez du personnel qui parle la langue. C’est l’assurance d’un bouche-à-oreille rapide par vos clients.
  • À la réception, mettez à la disposition des clients un plan de la ville avec les bonnes adresses. Les Hôtels Mercure du Groupe Accor fournissent avec succès de l’information pratique ou touristique avec les «Clefs de la ville».

Le prix. Ce n’est pas le premier critère de choix

  • valorisez votre savoir-faire et votre professionnalisme;
  • proposez, en option, des prestations spécifiques et sur mesure;
  • faites varier la grille des prix et des promotions selon le calendrier.
  • Attention: les baby-boomers ont le temps de comparer.

Des exemples concrets:

  • Au restaurant, le soir, proposez une formule de restauration à l’assiette avec le vin au verre. Cela permettra aussi de garder dans votre restaurant un client qui ne veut pas débourser le prix d’un repas complet.
  • Pour le petit-déjeuner, offrez le choix entre le buffet et la formule d’assiette, ce qui pourra satisfaire les goûts du plus grand nombre. C’est aussi la formule la plus attirante pour un séjour touristique. Elle laisse la liberté et le choix pour la découverte.
  • Mettez en valeur dans votre prix les services et les prestations proposés pour personnaliser un voyage ou un séjour.
    Des offres de prix pour un voyage intergénérationnel en famille pourront être incitatrices. Faites une offre «tribu familiale» sur la 2e ou la 3e chambre pendant vos périodes de moindre affluence.
  • Étudiez les calendriers: ils sont parfois différents selon la nationalité de la clientèle.
  • Le prix «pas cher» ne correspond pas à la motivation première du baby-boomer lors du choix d’un voyage. Offrez plutôt des services ou des attentions supplémentaires. Ils sont sensibles à tout ce qui leur rend la vie plus facile.

La communication. Elle ne sera surtout pas labellisée «senior»

  • travaillez le contenu de la documentation;
  • soignez la forme et la présentation, même sur le Web;
  • mixez les médias pour bien cibler votre segment de clientèle.
  • Attention: les baby-boomers s’informent beaucoup avant d’acheter.

Des actions concrètes:

  • Mettez des photos pour illustrer votre discours commercial.
  • Montrez des personnes actives et dynamiques dans votre communication.
  • Mélangez les générations, ils ne veulent pas être mis à part.
  • En ce qui concerne le choix des médias ou des supports de communication à utiliser, laissez-vous guider par la réponse à cette question: «Quel est le pourcentage du lectorat ou de l’audience qui correspond à ma clientèle cible?»
  • Il n’y a pas de média idéal pour toucher les baby-boomers. Mixez la presse quotidienne et les magazines, la TV et, surtout, ne négligez pas Internet.
  • Si vous communiquez avec des clientèles ciblées par mode de vie ou centre d’intérêt, vous favoriserez des échanges et des partenariats commerciaux «gagnant-gagnant» avec, par exemple, les randonneurs, les golfeurs, les généalogistes….
  • N’oubliez pas que la mutualisation des moyens et des plans de communication entre des professionnels d’une même destination permet de disposer de plus de moyens financiers et d’un message plus complet pour communiquer efficacement.
  • Exploitez les nouveaux contacts que vous procure votre site Internet. Lors d’une demande de documentation sur votre site, qualifiez cette demande en vous basant sur 2 ou 3 questions précises et courtes. Cela vous aidera à structurer votre base de données.
  • Une «lettre d’information» permet d’entretenir une relation client. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien parmi les baby-boomers. Faites figurer sur votre site une fonction «envoyer à un ami».
  • La lecture des pages Web par les baby-boomers internautes est identique à celle d’un livre ou d’un magazine: de gauche à droite et de haut en bas. Pensez-y lors de la conception de votre site.
  • Actualisez et enrichissez votre site pour donner des idées de voyages à vos clients. Vous améliorerez aussi votre référencement sur la toile.

La distribution. Elle doit être multicanal et expérimentée

  • ne vous coupez pas d’un canal de distribution, mais choisissez vos partenaires revendeurs;
  • soyez à leur écoute pour répondre à leurs besoins spécifiques;
  • employez des vendeurs expérimentés et suivez la relation client.
  • Attention: les baby-boomers utilisent le on-line.

Des actions concrètes:

  • Si les baby-boomers sont nombreux à s’informer et à comparer, grâce à Internet; une majorité d’entre eux finalisent la transaction en achetant leur voyage dans une agence. Rappelez-vous que le contact humain reste un facteur de réconfort important. Offrez-leur de compléter leur achat par téléphone avec un vendeur capable de les conseiller.
  • Misez sur le fait que la vente en ligne sur Internet vient compléter les canaux traditionnels (voyagistes et agences de voyages).
  • Considérez la revente par les compagnies aériennes ou par le biais de grossistes hôteliers maintenant que la technologie du forfait dynamique se développe.
  • Faites de votre site Internet ou de celui de votre ville ou de votre destination un relais pour les baby-boomers internautes. Une étude de Novartis en France souligne qu’ils achètent plus de produits touristiques sur Internet que la moyenne (hôtellerie: 43% vs 33%, avion: 32% vs 23%, séjour: 31% vs 23%).
  • Employez des vendeurs de 45 ans et plus pour vendre aux baby-boomers. Ils ont davantage d’expérience et tant leur approche que leur écoute surpassent celles d’un jeune de 25 ans. Grand Optical, réseau de magasins de lunettes et d’optique en France, ou B&Q, distributeur d’articles «maison et jardin» au Royaume-Uni, ont mis en pratique avec succès cette politique d’embauche (45 ans+) pour son personnel qui est en contact avec la clientèle.
  • Formez votre réseau de vente sur les aspects spécifiques de votre destination et de votre produit qui répondent aux attentes des baby-boomers.
  • Sélectionnez vos réseaux de vente en fonction de leur fichier clients. Identifiez la part de la clientèle baby-boomers selon des critères d’âge bien sûr, mais aussi de revenu, d’expérience ou d’autre voyage acheté afin de communiquer avec des clients potentiels qui correspondent à votre positionnement et à votre offre.

Cette approche marketing se révèle tout aussi efficace pour d’autres segments de clientèle. Alors, soyez à l’écoute des besoins de vos clients. Adaptez vos services ou vos prestations pour répondre à leurs nouvelles attentes. Développez des modes de communication et de vente différents, notamment grâce à Internet.

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Segments de clientèles

Les fanatiques: une niche passionnée

Les mordus de golf, les grands adeptes de Star Trek et les fous de NASCAR voyagent tous pour satisfaire leur intérêt et leur passion. Mais qui sont-ils? Jusqu’où vont-ils pour assouvir leur passion?

Les fanatiques constituent une niche touristique peu connue. Pour en savoir plus, le Journal of Vacation Marketing a analysé leur profil psychosocial et leur comportement de voyage. Conclusion: les fanatiques présentent des comportements semblables en termes de consommation et de voyage, qu’ils soient adeptes de voile, de ski, de jeux vidéo ou d’observation d’oiseaux, collectionneurs ou disciples des Rolling Stones. C’est pourquoi ils constituent un marché considérable et intéressant à comprendre.

Définir les fanatiques

La poursuite de leur passion prend une place très grande dans la vie des fanatiques, que ce soit sur le plan de la religion, de la politique, des arts, des sports, des jeux ou de la musique. Souvent extrêmes et passionnés, ils présentent parfois des façons d’agir et de penser pouvant sembler excessives à d’autres personnes. Comme consommateurs, les fanatiques peuvent devenir irrationnels en ce qui concerne leur passion et ils y consacrent du temps et de l’argent.

Dans le cadre de cette analyse, nous n’abordons pas le côté sombre du fanatisme qui peut mener à des comportements dangereux (les guerres de religions, les batailles entre fans d’équipes sportives, etc.). La plupart des fanatiques arrivent à jumeler leur passion avec les autres aspects de leur vie de façon très raisonnable.

Loisirs et voyages

Dans la pratique de leur loisir de prédilection, les fanatiques cherchent une progression constante et toujours de nouveaux défis. Par exemple, ils souhaitent sans cesse s’améliorer à la pêche à la mouche, observer de nouvelles espèces d’oiseaux ou accumuler encore et encore des objets liés au Seigneur des Anneaux. Ils appartiennent souvent à des clubs ou des associations qui leur permettent d’échanger sur leur dada avec d’autres fanatiques.

Leur passe-temps les amène à voyager. Leurs motivations peuvent être de collectionner des objets, d’interagir avec d’autres lors d’un congrès, et bien sur, de vivre leur passion, comme escalader une montagne ou nager avec les requins. Les fanatiques se dirigent souvent vers des destinations peu communes à la recherchent d’un haut niveau de spécialisation et d’authenticité dans la pratique de leur activité. Ils préfèrent une expérience personnalisée à un forfait pour tous et, si leur loisir requiert un équipement particulier, ils voyagent généralement avec leur propre matériel. Les activités complémentaires à la poursuite de leur passion ont une importance relative.

Les fanatiques peuvent représenter une niche intéressante et si l’expérience offerte s’avère suffisamment spécialisée et unique, des fanatiques de tous les coins du globe afflueront. Cela, plusieurs destinations l’ont compris. Le Québec propose d’ailleurs des expériences de pêche et de chasse pouvant assouvir les plus aguerris et se positionne de plus en plus comme un haut lieu en matière de jeux vidéo, notamment par le festival Arcadia. D’autres destinations exploitent un attrait, c’est le cas de Memphis au Tennessee avec Graceland, la demeure d’Elvis Presley, qui accueille plus de 600 000 visiteurs par année.

On trouve également des agences de voyages spécialisées dans l’organisation de forfaits permettant aux fanatiques de sports d’assister à des matchs de leurs équipes préférées. En Australie, l’agence The Fanatics organise des séjours de groupes pour suivre les équipes et les athlètes australiens à travers le monde. Ici au Québec, l’agence Les Sportifs en Voyage propose un calendrier de forfaits pour assister à des matchs de football, hockey, baseball, basketball, tennis, soccer, boxe, etc. à travers le Canada et les États-Unis.

Événements

Les festivals, rassemblements, compétitions, congrès et expositions répondent tous à des objectifs des fanatiques: créer un environnement où ils peuvent vivre leur passion, perfectionner leurs habiletés ou leur collection et échanger avec d’autres grands adeptes. Il existe probablement un événement pour chaque intérêt et certains sont très spécialisés. Souvent excessifs par rapport à la population en général, les fanatiques peuvent se sentir «normaux» lors de telles manifestations. Selon les clientèles visées et le niveau de spécialisation, les événements peuvent se diviser en quatre catégories: ceux pour amateurs, enthousiastes, experts et, finalement, pour les fanatiques.

On trouve des fanatiques dans chaque type d’événements, mais ceux qui les ciblent s’avèrent hautement spécialisés et certains aspects tels que le coût, la localisation ou le niveau d’expertise tendent à restreindre automatiquement le grand public.

Considérations marketing

Le comportement et les besoins des fanatiques suggèrent qu’il est essentiel d’offrir une expérience authentique, à la hauteur de leurs attentes. En outre, pour de telles expériences, on peut demander un prix plus élevé. En matière de distribution, les clubs et les réseaux sociaux représentent un bon moyen de rejoindre la clientèle et offrent des opportunités pour varier les stratégies marketing. La forfaitisation avec d’autres produits ne semble pas particulièrement répandue, sauf pour les événements sportifs. La vente de produits dérivés est généralement une réussite. La publicité peut prendre différentes formes mais le bouche-à-oreille est très fort et les fanatiques accordent une grande importance aux figures de proue de leur champ d’intérêt. L’événement de course automobile NASCAR mise sur l’image de fanatiques pour son marketing et cherche ainsi à attirer une clientèle fidèle et fortement encline à dépenser en produits dérivés.

Somme toute, les fanatiques peuvent s’avérer un marché lucratif puisqu’ils voyagent et dépensent pour leur loisir de prédilection, ils séjournent de longues périodes pour ne rien manquer d’un événement et en parlent allégrement au sein de leurs clubs et réseaux de fans. Les implications pour l’industrie touristique prennent tout leur sens lorsque l’on comprend que les fanatiques, peu importe leur champ d’intérêt, présentent des comportements semblables en termes de consommation et de voyage. Les caractéristiques décrites dans ce texte constituent un point de départ à l’étude de ces clientèles passionnées et passionnantes.

Sources:
– Mackellar, Joanne. « Fanatics, fans or just good fun? Travel behaviors and motivations of the fanatic », Journal of Vacation Marketing, volume 12, numéro 3, février 2006.

Sur le Web:
www.sportifs.qc.ca
www. thefanatics.com

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Technologies Tendances

Facebook, la nouvelle coqueluche du Web 2.0

À l’été 2006, nous insistions sur l’importance de porter attention au phénomène du Web 2.0. Depuis, un grand nombre d’internautes sont devenus familiers avec les communautés virtuelles en ligne et, surtout, quelques grands acteurs ont réellement commencé à se démarquer. C’est le cas de Facebook qui est en voie de se positionner comme un incontournable pilier de ce nouvel environnement participatif qu’est maintenant devenu le Web. Sa sphère d’influence s’étend tous azimut, y compris, bien sûr, à l’industrie touristique.

Qu’est-ce que Facebook?CP_2007-09_fb_2point0_img1

Difficile de bien saisir Facebook sans l’expérimenter soi-même.

D’entrée de jeu, spécifions que c’est bien plus qu’un site Internet, c’est tout un réseau social en ligne. Mais, contrairement aux autres sites des communautés virtuelles voués à l’établissement de nouvelles rencontres virtuelles, Facebook se fonde exclusivement sur les contacts préexistants entre les individus. L’un des fondateurs, Mark Zuckerberg, décrit ce site comme une «cartographie sociale» permettant aux gens de renouer entre eux, de partager de l’information, de créer et de publier en ligne toutes sortes de contenus, le tout dans un environnement extrêmement convivial et efficace. Des experts qualifient le portail Facebook de révolutionnaire et certains le comparent déjà à Google en termes d’impact éventuel sur la société.

L’engouement suscité par cette plateforme collaborative est impressionnant. Créé en février 2004 par des étudiants de Harvard, le site atteignait déjà, 10 mois plus tard, la barre du million de membres actifs. Initialement réservé à la communauté estudiantine, ce n’est qu’en septembre 2006, lorsque Facebook a ouvert son service à tous les internautes, qu’il a réellement pris son envol.

Bien que le phénomène soit encore très jeune, le nombre de membres dépasse aujourd’hui les 40 millions dans le monde, dont plus de 6 millions de Canadiens. Les «Facebookers» s’avèrent très actifs: environ 20 millions d’entre eux visitent le site à tous les jours. Depuis janvier 2007, 200 000 nouveaux utilisateurs s’ajoutent quotidiennement. Fait intéressant, l’engouement ne se limite pas aux adolescents; le segment démographique des plus de 25 ans affiche la plus forte croissance.

Pour le moment, Facebook semble surtout rayonner dans les grandes villes. Le réseau de Montréal compte déjà plus de 229 000 membres comparativement à celui de la ville de Québec qui en dénombre environ 18 000. Cependant, ce sont des données indicatives, chaque personne étant libre de s’associer ou non au réseau géographique de son choix.

Comment cela fonctionne-t-il?

Au départ, les utilisateurs se créent un profil pour ensuite se connecter avec d’autres connaissances (directement ou en passant par des amis) qui sont déjà enregistrées sur Facebook. Une fonctionnalité permet également d’inviter d’autres amis qui n’y sont pas encore présents à se joindre à leur réseau.

Une fois créée sa communauté virtuelle d’amis personnels ou de contacts professionnels, l’utilisateur se sert de la plateforme comme outil de communication: il raconte des événements, appuie une cause, publie des blogues, des photos et des vidéos de vacances, de fêtes, d’activités diverses, etc. Ce qui distingue notamment Facebook, c’est que les gens affichent leur identité réelle (voir illustration). L’interaction s’effectue avec des personnes qu’ils fréquentent déjà dans la vie courante, que ce soit par amitié ou par affaires. Facebook dynamise le réseautage et apporte de nombreux outils qui facilitent les échanges entre les communautés existantes.

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Au-delà de ces fonctionnalités de base, les possibilités sont infinies. Grâce à Facebook, non seulement les internautes peuvent réunir en un seul lieu différents types de contenus qu’ils désirent partager, mais ils ont accès à une technologie ouverte. Cette dernière entraîne la création d’une multitude de nouveaux modules externes (widgets) les uns utiles, les autres divertissants qui offrent avant tout une personnalisation de son profil. Par exemple, l’image suivante illustre l’interaction à l’intérieur d’un réseau d’amis (Friend Wheel).

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Selon la firme de recherche ComScore, en avril dernier ce type d’application en ligne recevait globalement plus de 178 millions de visiteurs uniques.

L’impact pour les entreprises

En plus d’un trafic imposant qui classe déjà Facebook en 2e position après MySpace parmi les sites de communautés virtuelles les plus fréquentés (au 1er rang comme site de partage de photos), c’est avant tout la notion de confiance qui justifie l’intérêt de ce type de développement. D’un point de vue d’affaires, on connaît l’importance du bouche-à-oreille sur les ventes. Cet effet viral, on le retrouve de manière optimale sur Facebook, alors que toute cette chaîne humaine repose sur la confiance préalablement accordée aux individus composant notre univers. Pour les entreprises, il s’agit d’un accès à une population hautement ciblée et qualifiée.

Les entreprises ou les groupes d’intérêt peuvent aussi se créer un profil visant à promouvoir une idée, un concept, un événement, etc. La grande flexibilité de Facebook offre aux utilisateurs la possibilité de gérer de plusieurs façons l’envoi et la réception des divers contenus en circulation. Cette fonctionnalité de protection permet notamment de se prémunir contre de l’information non pertinente, même au sein de son propre réseau de contacts.

Et ce n’est que le début!

Facebook permet donc de mettre un visage sur un acteur sérieux du phénomène du Web 2.0. Son déploiement ne fait que débuter et son fondateur a récemment décliné deux offres d’achat, dont une de un milliard USD venant de Yahoo! On anticipe déjà une entrée remarquée en bourse avec une capitalisation de départ évaluée à plus de 10 milliards USD.

Nous ne voyons probablement que la pointe de l’iceberg. En effet, l’entreprise planche sur un modèle publicitaire adapté en fonction des différentes informations colligées auprès des utilisateurs. À l’instar des liens commandités de Google, Facebook permettra l’achat de bandeaux publicitaires finement ciblés en fonction des préférences de la clientèle et de son réseau d’amis. La valeur nominative de cette imposante communauté prend alors tout son sens.

À lire dans le prochain Globe-Veilleur: En quoi Facebook exerce-t-il un impact sur l’industrie touristique?

Sources :
– Bly, Laura. «Travelers arrive at Facebook», USA Today, 30 août 2007.
– Brusha, Patricia. «How Facebook Will Impact the Summer Tourism Season», Hospitality Net [www.hospitalitynet.org], 11 avril 2007.
– Burgin, Ken. «How to Use Facebook to Market your Restaurant, Cafe, Hotel or Bar», Hotel News Resource [www.hotelnewsresource.com], 27 août 2007.
– Locke, Laura. «The Future of Facebook», Time [www.time.com], 17 juillet 2007.
– Puchot, Pierre. «Facebook est-il l’avenir du Web?», Rue89 [www.rue89.com], 6 septembre 2007.
– Renaud, Jean-François. «Réseaux sociaux et marketing: des opportunités bien concrètes, Adviso Conseil [www.adviso.ca], 12 juillet 2007.
– Rocha, Roberto. «Facebook used to recruit employees», CanWest News Service [www.canada.com], 4 septembre 2007.
– Vara, Vauhini. «Facebook Gets Personal With Ad Targeting Plan», The Wall Street Journal, 23 août 2007.

Voir aussi:
Web 2.0, vous n’avez pas fini d’en entendre parler
L’ère de la transparence: adaptez votre mentalité!
Capsule – Sommes-nous Web 2.0?
TripAdvisor: le pouvoir du contenu généré par le public (Compte rendu de conférence)
Les amis de vos clients sont vos amis
Sur le Web, vos futurs clients lisent les critiques de vos clients actuels!

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Marketing

Backstory marketing: votre produit a-t-il une histoire?

La philosophie du backstory marketing vise à favoriser le recours à l’historique, à la provenance ou au processus de création d’un produit ou d’un service afin de le promouvoir et d’affirmer plus fortement sa personnalité ou les valeurs que l’on désire y associer. Le milieu touristique peut-il aussi se servir de l’histoire qui se cache derrière les réalités quotidiennes de ses entreprises pour capter l’attention du consommateur et renforcer sa relation avec lui? Bien sûr!

Un emprunt au milieu culturel

Le secteur culturel fait appel depuis longtemps au contexte d’une œuvre afin de la promouvoir. Par la présentation de l’artiste, du lieu de création, du making of et d’autres éléments, on tente de provoquer un contact émotionnel avec le public, et ce, avant même que ce dernier n’ait vécu l’expérience du roman, du film ou de la pièce.

Les médias se laissent tenter

Depuis quelques mois, le New York Times produit quotidiennement un podcast spécifiquement intitulé Backstory, dans lequel un éditeur discute avec un journaliste de l’histoire ou de l’enquête qu’il est en train de mener pour son prochain article. Le quotidien espère ainsi éveiller l’intérêt des lecteurs envers les prochaines éditions, mais également améliorer le sentiment de transparence et de neutralité de l’information colligée et produite par les journalistes.

La pratique est finalement récupérée par le marketing de masse

Afin d’appuyer la mise en marché de produits divers, les experts du marketing commencent également à recourir à cette stratégie qui vise à présenter et à promouvoir le contexte du produit plutôt que ses simples caractéristiques. En dotant le produit d’une histoire, d’une profondeur et de valeurs, on tente d’intéresser un consommateur toujours plus curieux et avide de renseignements. FGC_2007-08_backstory_img1 Un exemple concret: devant la préoccupation grandissante de sa clientèle envers l’authenticité des produits biologiques, la compagnie Dole a décidé de montrer les lieux et les méthodes de production de ses bananes. Chaque collant apposé sur une banane biologique comporte désormais un code lié à sa ferme de production. Les consommateurs peuvent donc se rendre sur un site Web dédié, y saisir le code «ferme» et ainsi obtenir une description de la plantation (avec photo et positionnement Google Earth), des renseignements sur la production et la récolte ainsi que sur l’accréditation biologique du producteur. En dotant chaque banane d’une histoire, Dole transforme un simple fruit en un produit distinct et unique, tout en renforçant sa crédibilité comme producteur biologique et entreprise responsable.

 

Le tourisme emboîte le pas!

Certaines entreprises liées au tourisme utilisent déjà cette approche dans leurs efforts de promotion et de communication. La plus courante consiste en une diffusion de l’historique de l’entreprise ou de son lieu d’affaires, dans le but d’illustrer une tradition ou une longue expérience qui sous-entend un gage de qualité. Certains vont une étape plus loin en mettant à profit les moments liés au développement même du produit. C’est notamment le cas de la compagnie Airbus qui souligne le côté spectaculaire de la mise en chantier de l’imposant A-380 dans une vidéo de 7 minutes qui présente les étapes de construction du plus gros appareil au monde. Plus près de nous, le site Internet de l’Hôtel de Glace de Québec propose une vidéo sur la construction de l’hôtel afin d’illustrer l’ampleur de ce spectaculaire chantier éphémère.

D’autres idées!

En fait, chaque caractéristique, chaque service et chaque produit offerts par l’entreprise deviennent un prétexte à la création d’une histoire qui donnera du sens et de la valeur à l’expérience. Votre établissement vante la propreté de ses chambres. Pourquoi ne pas produire une courte vidéo qui présente toutes les étapes et les tâches accomplies par le préposé à l’entretien ménager quand il nettoie une chambre? Cet accès virtuel à l’«envers du décor» permettrait au client de prendre conscience des efforts déployés pour assurer son confort et l’hygiène irréprochable de sa chambre, tout en insistant sur l’importance que vous accordez à cet aspect de votre offre. Pour sa part, le restaurateur pourrait rendre accessible un document qui présente en détail la provenance des aliments utilisés dans la préparation d’un menu gastronomique. Comme de nombreuses entreprises jouent la carte de la cuisine du terroir, ces renseignements sur les producteurs locaux viendraient renforcer auprès de la clientèle le sentiment de profiter d’une authentique cuisine régionale.

Faites preuve d’imagination

Cette approche demeure relativement simple à appliquer. Il suffit de vous demander qui, parmi vos consommateurs, aimerait en savoir davantage sur lequel de vos produits ou sur quels aspects de vos services pour ensuite développer l’histoire qui saura les intéresser. N’oubliez pas que les spécialistes du marketing soulignent que le backstory est un élément de première qualité pour alimenter le bouche-à-oreille. Force est de reconnaître que les gens se racontent plus volontairement des histoires et des anecdotes que la liste des caractéristiques d’un produit!

Allez-y de bon cœur et racontez des histoires à vos clients!

Sources:
– Bhargava, Rohit. «Are You Marketing Your Product Backstory?», Influential Marketing Blog, [http://rohitbhargava.typepad.com/weblog /], 3 avril 2007.
– Oxford Media Works. «Back Story Marketing»,www.oxfordmediaworks.com, 2006.

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Technologies Tendances

Changements technologiques: le consommateur prend le contrôle

Les Assises du tourisme 2007 ont été l’occasion de réunir une brochette d’experts chevronnés qui ont exposé leur vision des dernières tendances rattachées au tourisme en ligne, à l’heure du Web 2.0. Ils ont insisté sur le fait qu’Internet poursuit son évolution à un rythme effréné. On y trouve aujourd’hui une technologie grandement simplifiée, plus flexible et peu coûteuse, qui favorise l’interactivité. Une panoplie de nouveaux sites et fonctionnalités permet aux internautes de plonger dans la philosophie participative du Web et d’assumer un niveau de contrôle qu’ils n’avaient pas auparavant. Les gens forment des communautés virtuelles où ils partagent de l’information à propos d’expériences personnelles, des sites d’intérêt, des photos, etc.

Tous ces bouleversements nous font prendre conscience à quel point Internet et l’industrie du voyage se rapprochent de ce que nous pourrions qualifier d’un «mariage parfait». Cela se confirme par le fait qu’une majorité de voyageurs utilisent maintenant Internet pour planifier et réserver leurs voyages. Le consommateur y est de plus en plus à l’aise et le sentiment de confiance remplace rapidement celui de méfiance. Cette nouvelle génération Internet qualifiée de Web 2.0 s’est imposée comme toile de fond pour l’ensemble des présentations des conférenciers invités aux Assises du tourisme, qui étaient:

    • Patricia Brusha et Alicia Whalen, CEO et stratégistes ainsi que co-fondatrices de la firme A Couple of Chicks
    • Julien Cormier, chef du Service du marketing électronique au ministère du Tourisme
    • David Joly, directeur Internet chez Exit.ca / Transat Distribution Canada
    • Simon McDermott, co-fondateur et président-directeur général de l’entreprise Attentio

Voici quelques faits marquants de cette conférence.

Référencement

On dit souvent qu’avoir un site Web ne suffit pas et qu’il faut se faire repérer. On remarquera à ce chapitre que les règles du référencement changent alors que les résultats naturels obtenus par les moteurs de recherche sont en voie de se faire éclipser par les liens commandités pour les meilleures places décernées par Google. (Lire aussi: L’utilisation judicieuse des liens commandités.) On assiste aussi à l’arrivée en force des pages de commentaires personnels du site TripAdvisor en raison de la haute pertinence accordée par les moteurs de recherche à ce type de contenu.

Dans l’exemple apporté par Patricia Brusha, on constate que les pages de TripAdvisor récoltent les deux premières positions (non commanditées) aux résultats de recherche des mots «Quebec», «city» et «hotels» (voir image). Cela confirme l’énorme pouvoir conféré à la communauté qui est en mesure de définir elle-même la pertinence des contenus reconnue par Google comme une forme naturelle de marketing.

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Ainsi les gestionnaires considéreront l’investissement dans des liens commandités en plus de s’assurer un suivi régulier des sites accueillant les commentaires personnels des consommateurs. La forte popularité de ce type de sites influence de façon majeure la perception des consommateurs. Plus de 75% des e-touristes se disent influencés par du contenu généré par d’autres internautes lors d’un achat en ligne. Votre marque n’est plus ce vous prétendez mais plutôt ce qu’en disent les gens.

La capacité de retenir un client potentiel compte aussi pour beaucoup afin de réaliser une vente. Plus de 60% des internautes quittent la page d’accueil sans poursuivre pour des raisons de convivialité et de pertinence du contenu. Environ la moitié des visiteurs passent moins de huit secondes sur un site.

Adaptation d’une destination

Pour un organisme de gestion d’une destination comme le ministère du Tourisme du Québec, il est clair que les changements technologiques entraînent plusieurs adaptations dans la stratégie marketing. Pour Julien Cormier, l’une des premières étapes consiste à bien comprendre le cycle de vie du voyageur (voir schéma).

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Source: Julien Cormier, Ministère du tourisme du Québec
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Dans un environnement Web 2.0, il ne faut pas négliger le rôle d’«influenceur» des touristes qui deviennent d’importants ambassadeurs de la destination. Les vitrines pour partager les expériences vécues et les témoignages accompagnés de photos et de vidéos sont nombreuses.

Le ministère du Tourisme planifie d’ailleurs faire de BonjourQuébec.com (BQC) un véritable lieu d’accueil et une plate-forme d’échanges pour les communautés virtuelles. Une section du portail BQC offrira aux internautes la possibilité d’y partager leurs photos et leurs vidéos. On y retrouvera aussi un journal de voyage et des forums de discussion. On prend le pari qu’en adoptant le virage de la transparence qui admet les commentaires personnels des visiteurs, cela agira comme effet d’entraînement sur la qualité globale de l’offre touristique.

Du push vers le pull

De son côté, David Joly nous a rappelé que les actions marketing visant à pousser l’information aux consommateurs à l’aide des publicités traditionnelles se transformaient de plus en plus par un environnement marketing moins coûteux favorisant l’engagement de la clientèle. C’est cette dernière qui contrôle le jeu alors qu’elle détermine les termes recherchés auxquels l’entreprise choisit de s’associer. Le consommateur explore de nouvelles sphères de consommation telles qu’eBay, un site d’enchères en ligne. Il s’agit d’ailleurs, selon monsieur Joly, d’une excellente plate-forme d’expérimentation, peu risquée, pour tester de nouveaux canaux de ventes.

Tous les conférenciers ont fait état de l’importance que prenait le contenu multimédia associé au tourisme. Le site YouTube s’inscrit parmi les acteurs d’importance où l’on trouve un grand nombre de clips vidéo qui peuvent agir comme facteurs d’influence dans le processus de planification des voyageurs. À titre d’exemple, une destination peut se servir de ce populaire site de partage afin de démontrer visuellement une expérience motoneige vécue par la clientèle. Il suffit de greffer une caméra sur la tête d’un motoneigiste pour filmer une séquence vidéo et de la publier (gratuitement) sur le site de YouTube.com en y associant les mots clés appropriés. Voici une façon efficace et tout à fait abordable de surfer avec la vague du Web 2.0.

À l’ère de la transparence

Pour conclure, Simon McDermott s’est attardé aux nouvelles tendances concernant les comportements d’achat. Dorénavant, les gens recherchent des recommandations de personnes qui leur ressemblent et non du marketing intéressé. Dans la sphère des sites de communautés virtuelles et de fils RSS, les nouveaux joueurs comme Wayn ou Nooked jouent un rôle important à ce chapitre.

Monsieur McDermott a aussi insisté sur l’importance de bien gérer les clients insatisfaits. Il donnait l’exemple d’un passager déçu de son expérience à bord d’un vol de Continental Airlines. En guise de frustration, celui-ci a mis en ligne un clip vidéo sur YouTube montrant le piètre emplacement de son siège à proximité des toilettes. Résultat: quelque 13 000 personnes ont visionné ce témoignage, ce qui a évidemment nuit considérablement à l’image du transporteur. Un monitoring de la blogosphère s’impose désormais afin de préserver la réputation de la marque.

Tous peuvent agir

Des enjeux de la transparence sur le Web, en passant par les blogues, les fils RSS, les nouvelles solutions de référencement et les métamoteurs de recherche, force est de constater que l’environnement du e-tourisme est plus que jamais en ébullition. Le défi pour les gestionnaires consiste à prendre acte de tous ces bouleversements et de s’adapter rapidement en termes de Web marketing. La bonne nouvelle c’est qu’aujourd’hui, beaucoup peut être fait avec très peu. Oui un gestionnaire peut agir efficacement avec un budget de marketing de l’ordre de 3000$ (lire aussi: Mode d’emploi du marketing Web pour PME). Le temps est venu d’identifier les meilleures stratégies à mettre de l’avant en fonction des réalités propres à son entreprise afin de tirer profit de tous ces changements.

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Le ressourcement: essentiel, populaire et en pleine évolution!

Nous entendons souvent parler du tourisme de santé mais ce concept s’inscrit dans une notion plus large: le tourisme de ressourcement. L’Organisation Mondiale du Tourisme a identifié ce type de vacances comme une niche à suivre de près. Qu’en est-il exactement et quelles sont les avenues en vogue?

La société occidentale est trop souvent dépassée par un rythme de vie effréné, un manque de spiritualité et un éloignement du sens de la communauté. De plus, une conscience accrue de l’importance de la santé physique et mentale, de l’environnement ainsi que des thérapies alternatives explique la croissance de la demande pour le tourisme de ressourcement intégral. Le temps et l’espace sont de nouveaux éléments de luxe dans nos sociétés urbanisées et les clientèles recherchent un bien-être plus profond et global.

Qu’est-ce que le tourisme de ressourcement?

L’approche holistique qui consiste à traiter la personne dans son ensemble se traduit, en tourisme, par des vacances visant à créer un sentiment de bien-être en intégrant l’esprit, le corps et l’âme. Le ressourcement concerne donc les expériences qui tiennent compte de ces trois éléments à la fois.

  • Le yoga est de loin l’activité de ressourcement la plus populaire et les retraites axées sur cette activité sont en croissance. À titre indicatif, on estime que 7,5% de la population américaine pratiquait le yoga en 2005 (16,5 millions de personnes), soit une augmentation de 43% par rapport à 2002. Au Canada, 6 % de la population pratique cette activité. Le yoga est plus populaire dans l’ouest du pays avec un taux de pratique de 10% en Colombie-Britannique versus 4% au Québec.  

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  • L’Âyurveda est une médecine douce indienne qui part du principe voulant qu’un individu en harmonie avec son environnement et dont le mode de vie est équilibré sera heureux et en santé. L’approche résolument holistique de la médecine ayurvédique compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. Outre le traitement de problèmes de santé, les traitements ayurvédiques sont de plus en plus populaires auprès des Européens et des Américains comme une façon de conserver la beauté naturellement et de ralentir le vieillissement.
  • La détoxication (et non désintoxication) consiste à nettoyer l’organisme par diverses méthodes. Les retraites offrant cette expérience sont de plus en plus populaires dans nos sociétés où l’alimentation est souvent déséquilibrée et où la vie stressante entraîne parfois des problèmes digestifs.   
  • La méditation, et principalement la méditation bouddhiste, gagne aussi en popularité et est souvent associée au yoga.  

Les retraites au sens large forment donc la principale forme de tourisme de ressourcement. Elles sont souvent associées à une des activités susmentionnées mais peuvent simplement être un séjour dans un endroit loin du bruit et du stress pour se recentrer sur soi-même. Les retraites comportent souvent un aspect spirituel ou des activités de ressourcement intégrant le corps et l’esprit. Enfin, des célébrités comme Sting ou Madonna ont aidé à la popularité du yoga, de l’Âyurveda et de la détoxication.  

Quelles sont les destinations privilégiées? 

Les destinations les plus prisées sont l’Inde, principalement pour l’Âyurveda, le yoga et la méditation. Ces activités sont aussi bien développées ailleurs en Asie, notamment en Thaïlande. Au Japon, les ryokan, des auberges traditionnelles qui proposent une expérience authentique et calme, gagnent en popularité.  

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Les États-Unis comptent de nombreux centres de ressourcement et produisent des guides tels que Yoga Escapes, Healthy Escapes ou Holidays that will change your life visant principalement une clientèle étatsunienne. En Europe, quoiqu’il n’existe pas de donnée précise sur l’offre, l’Espagne, le Portugal, la France et la Grèce semblent présenter un plus grands nombre d’établissements. 

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Quelle est la clientèle et comment se comporte-t-elle? 

La clientèle compte beaucoup plus de femmes que d’hommes, soit environ 70%, quoique le yoga gagne la clientèle masculine petit à petit. La méditation semble attirer un pourcentage égal d’hommes et de femmes. Les baby-boomers sont au cœur de ce marché mais les jeunes femmes professionnelles recherchent de plus en plus un équilibre par rapport à leur emploi. Les touristes de ressourcement voyagent principalement seuls mais certains partent en groupe d’amis ou en couple.

Le tourisme de ressourcement représente une bonne stratégie de diversification de produits pour les destinations nouvelles ou matures. Il permet un étalement de la saison touristique et la durée de séjour des visiteurs est d’environ 7 à 10 jours mais, certains séjours peuvent même durer un mois ou plus. Un autre avantage est que le taux de répétition est élevé chez cette clientèle. En effet, ils réalisent souvent un voyage de ressourcement par année, d’où la tendance chez les opérateurs à varier les destinations.

Une industrie personnalisée et difficile à quantifier  

Les intervenants sont les hôteliers qui offrent des séjours de tourisme de ressourcement, les centres entièrement dédiés au développement personnel, à la nutrition, à la remise en forme ou simplement au repos ainsi que les tours opérateurs. Principalement basés sur Internet, ces derniers offrent des vacances de ressourcement spécialisées. Il s’agit d’une industrie très personnalisée où le bouche à oreille est très important. Le marketing direct, l’Internet et les médias sont les autres outils marketing en plus d’un fort service après-vente (créer des communautés, envoyer un bulletin, organiser des rassemblements). 

La taille et la croissance du tourisme de ressourcement est difficile à quantifier justement parce que les opérateurs sont souvent indépendants et de petite taille, que leur marketing est principalement virtuel repose sur Internet et le bouche à oreille et qu’ils ne disposent pas des ressources nécessaires à la production d’indicateurs.  

Quelles sont les tendances affectant le tourisme de ressourcement? 

Tout comme l’industrie en général, le tourisme de ressourcement est affecté par certaines tendances telles que des séjours plus courts mais plus fréquents, une plus grande authenticité, des voyages personnalisés, des réservations de dernière minute et une conscience accrue de l’environnement. Plus spécifiquement, les tendances en matière de ressourcement sont les suivantes :  

  • Les séances de détoxication incluent la relaxation, un régime biologique équilibré, saunas et exercices et l’expulsion du bagage émotionnel à travers une thérapie individuelle ou en groupe.
  • Les retraites en spas dans des établissements hôteliers incluent des ateliers de bien-être ou artistiques, des retraites spirituelles.   
  • Des vacances en familles pour répondre à l’intérêt des parents à élever leurs enfants dans un cadre actif, santé et communautaire.  
  • On observe une croissance du ressourcement «social». La recherche de solitude sera souvent remplacée par un désir de se retrouver en communauté et les interactions sociales sont de plus en plus vues comme un aspect d’une vie saine.
  • À l’origine axé sur l’individu, les centres de ressourcement ouvrent l’expérience sur les autres et sur la planète. Les consommateurs sont sensibles à des termes tels que «naturel», «biologique», «vert», «durable» et «écologique» et s’attendent à des traitements authentiques, impliquant un personnel local et contribuant au bien de la collectivité.  

Le Québec est-il de la partie? 

L’offre en tourisme de ressourcement au Québec se développe peu à peu mais demeure modeste en comparaison à d’autres destinations. Certains établissements comme le Spa Eastman, l’Auberge de santé Claire Lamarche, le centre de thalassothérapie Aqua-mer ou l’Abbaye de Saint-Benoit-du-Lac offrent des retraites de ressourcement. L’offre québécoise demeure axée sur les expériences plus traditionnelles (spa, santé) et il semble y avoir un potentiel et une demande pour des retraites plus variées et spécialisées. Notre nature généreuse et sauvage est un élément attractif et distinctif pour le développement de tels séjours. Aussi, le marché américain représente un bassin de clientèle à étudier pour lui proposer des produits adaptés.  

Sources:
– Mintel. «Holistic Tourism – International, Travel & Tourism Analyst», numéro 2, février 2007. 
– Print Measurement Bureau. «Étude PMB 2006. Loisirs, Restaurants, tabac.»