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Marketing

Les avis négatifs au cœur de la promotion touristique viennoise

Une analyse précédente du Réseau de veille en tourisme désigne les avis en ligne comme le deuxième facteur d’importance après le prix dans le processus décisionnel des touristes. Certes, ces évaluations apportent un complément d’information, mais à quel point doit-on s’y fier? Dans sa dernière campagne, le Vienna Tourist Board a pris le pari de démontrer l’absurdité de plusieurs commentaires négatifs sur la destination.

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Source de l’image : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer

La campagne Unrating Vienna, lancée en juin dernier et déployée dans plusieurs villes européennes, encourage les visiteurs à faire preuve de discernement lorsqu’ils consultent les avis en ligne. Les panneaux mettent en contraste des commentaires réels de touristes à l’égard de certains attraits de la destination et des images évocatrices des lieux. Un partenariat a également été réalisé avec le réputé Musée Leopold. L’établissement a projeté sur sa façade une citation selon laquelle « les œuvres sont dégoûtantes » (voir la photo ci-dessous).

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Source de l’image : Vienna Tourist Board, Paul Bauer

D’après l’organisation de gestion de la destination, 95 % des visiteurs lisent au moins sept évaluations avant de réserver. Toutefois, plusieurs d’entre elles se révèlent fausses. Toujours selon le Vienna Tourist Board, 20 % des commentaires sur la plateforme Yelp seraient mensongers. L’initiative a donc pour objectif de faire réfléchir les gens sur l’importance qu’ils accordent à ces avis et de les amener à se forger une opinion à partir de leurs propres expériences.

Alors, qui décide de ce que nous aimons?

 

Image à la une : Vienna Tourist Board, Wien Nord, Paul Bauer.

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Hébergement

Convaincre les visiteurs de réserver en direct sur son site Web

Une étude de la firme marketing Hotelchamp démontre que les chaînes européennes réussissent à transformer 1,6 % des visites sur leur site Web en réservations. Dans les chaînes d’hôtels luxueuses, ce taux de conversion s’élève à aussi peu que 0,1 %, alors que les établissements indépendants s’en sortent mieux, avec 2,7 %. Cette enquête a été réalisée à l’aide des données de plus de 500 millions d’utilisateurs sur les sites Web de plus de 1500 hôtels (de chaînes et indépendants). Voici les principaux résultats ainsi que des astuces pour accroître le taux de conversion.

L’entonnoir du processus de réservation

L’illustration ci-dessous expose le processus type de réservation sur le site Web des établissements indépendants. Sur les 18 449 personnes qui le visitent, quelque 36 % se rendent au moteur de réservation. Moins d’une personne sur cinq (19 %) poursuit la procédure (date, nombre de personnes, nombre de chambres, etc.) et consulte la page récapitulative de la requête. À cette étape, près de 40 % des personnes finalisent la réservation. Dans ce cas-ci, 37 personnes doivent ainsi consulter le site Web pour que l’hôtel obtienne finalement une réservation.

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De nombreuses occasions de quitter le processus

En parallèle, la firme Hotelchamp a analysé le parcours du visiteur sur les sites Web d’hôtels pour déterminer les raisons qui l’incitent à quitter le processus. La figure ci-dessous illustre ce circuit.

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À la phase de bienvenue, soit la page d’accueil du site, les analystes estiment que la plupart de ceux qui viennent sur le site Web pour la première fois n’ont pas l’intention de réserver à ce moment-là. Si la première impression ne les convainc pas, la plupart écartent rapidement cette option. Lors de la phase d’exploration, c’est-à-dire durant la navigation sur le site pour récolter des informations à propos de l’hôtel, les visiteurs sont prêts à réserver si on leur présente les atouts recherchés. Une autre porte de sortie fréquemment empruntée figure à ce stade. Durant l’étape de réflexion, le visiteur évalue ses options. À la toute fin, une bonne part de clients potentiels quittent le site Web afin de comparer les prix, de consulter les avis en ligne ou encore parce que certains aspects ne correspondent pas à leurs besoins ou parce qu’ils ne sont pas tout à fait convaincus de leur choix.

Comment accroître le taux de conversion

Voici quelques astuces à adopter pour augmenter le nombre de conversions des visiteurs du site Web en clients pour l’établissement.

  • Analyser les données de fréquentation du site Web pour comprendre le comportement des visiteurs et repérer les points de sortie les plus importants.
  • Montrer clairement, à l’aide de photos, les différentes options offertes et les prix associés. Voici l’exemple du site Web de l’Hôtel V, à Gatineau.

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Source : Hôtel V

  • Garantir le plus bas prix, tel que l’annoncent ci-dessous Les Hôtels Jaro, à Québec.

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Source : Les Hôtels Jaro

  • Offrir un incitatif à réserver en direct (un rabais, une boisson gratuite, une réduction au restaurant de l’hôtel, la possibilité de quitter la chambre plus tard, etc.), tel que le fait l’Hôtel Le Saint-Germain, à Rimouski.

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Source : Hôtel Le Saint-Germain

  • Afficher les avis en ligne (de type TripAdvisor, Google, etc.) et les récompenses obtenues par l’établissement, comme sur le site Web de l’Hôtel Le Floral, à Sherbrooke.

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Source : Hôtel Le Floral

  • Intégrer le clavardage en ligne pour répondre aux questions en direct, comme sur le site Web du Village Vacances Petit-Saguenay.

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Source : VIVA Petit-Saguenay

  • Proposer de réserver maintenant, mais de payer à l’arrivée à l’hôtel.

Se rappeler la base…

Le site Web de l’établissement constitue sa principale vitrine, sa porte sur le monde. Rappelons qu’un site trop lent ou trop chargé décourage l’internaute, qui sera alors tenté de consulter d’autres sites plus agréables et inspirants. Ainsi, le site Web doit :

  • offrir un design esthétique, intuitif et performant;
  • être compatible avec les petits appareils (tablettes, cellulaires);
  • inclure un outil de réservation simple, rapide et efficace.

Tous ces efforts favoriseront les réservations en direct. Ces actions devraient accroître le trafic et générer des données précieuses sur la clientèle, qui en bénéficiera en retour par un contact et un service encore plus personnalisés.

 

Image à la une : Pexels

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Destinations

Touristes et population locale peuvent-ils faire bon ménage?

Plusieurs initiatives inspirantes ont été présentées à l’occasion de l’événement français Place Marketing Forum 2019, organisé par la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial. Voici trois cas ayant fait l’objet d’une présélection en vue de la remise des Place Marketing Awards, qui récompensent les réalisations les plus remarquables en matière de marketing territorial.

 

 

Éduquer tout en formant des ambassadeurs : Culture Captcha

Le tourisme au Kenya constitue l’une des principales sources de revenus. Dans le but de mieux guider les visiteurs et d’accroître le tourisme intérieur, l’office de tourisme du Kenya a développé un test ludique destiné aux Kenyans, afin d’améliorer leurs connaissances des principaux attraits et monuments du pays. Le portail Culture Captcha fait référence aux tests d’identification que l’on trouve à la fin de certains formulaires en ligne et qui servent à distinguer un utilisateur humain d’un robot. Le format s’en inspire aussi. Il consiste en de courtes vidéos, de type GIF, illustrant des attraits touristiques du Kenya. L’utilisateur doit écrire le nom de l’attrait qu’il voit (ce nom apparaît dans la vidéo) pour passer au suivant. S’il le souhaite, il peut obtenir davantage d’informations à propos du site en question. La vidéo suivante présente plus en détail l’initiative Culture Captcha :

Source : Vimeo

Voilà qui devrait accroître chez la population la connaissance du territoire et favoriser un sentiment de fierté, tout en suscitant davantage d’interactions avec les voyageurs à la recherche de renseignements.

Créer des lieux hybrides : le Comptoir des Loisirs d’Évreux

À l’été 2018, l’Office de Tourisme et du Commerce d’Évreux, en Normandie, a été remplacé par le Comptoir des Loisirs, dont les locaux ont été relocalisés pour mieux servir, bien sûr, les voyageurs, mais d’abord et avant tout la population locale. En effet, le Comptoir des Loisirs répond à un besoin de la communauté, soit celui de redécouvrir sa ville, en lui faisant connaître l’offre au moyen d’une animation et d’activités jusque-là méconnues. Ce lieu se prête aussi bien aux touristes qu’aux locaux grâce à des services et des équipements utiles pour tous :

  • La présence de conseillers pour un contact personnalisé;
  • Des écrans d’affichage dynamique pour annoncer les événements en cours ou à venir;
  • Une carte géante de la Normandie, avec une application ludique pour la consulter;
  • Un coin de détente et de lecture, avec une bibliothèque;
  • Un lieu d’exposition, de coworking et de réunion;
  • Un espace de divertissement pour les enfants;
  • Une boutique de produits de la région;
  • Une station de recharge pour les appareils mobiles.

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Source : Mise en Sens – Agence de Retail Design et Merchandising

La fréquentation du Comptoir des Loisirs a plus que doublé par rapport à celle de l’Office de Tourisme et du Commerce. Alors qu’elle était de 17 000 visiteurs en 2017, le Comptoir a accueilli 41 000 personnes en 2018. Le nouvel emplacement du bureau, au centre de la ville, de même que l’approche ciblant une clientèle locale ont contribué à cette forte croissance. En valorisant l’offre d’activités auprès des résidents, l’agglomération améliore leur qualité de vie et favorise la création d’ambassadeurs.

Copenhague : engager les résidents dans l’expérience touristique

L’organisation de gestion de la destination (OGD) de Copenhague, Wonderful Copenhaguen (WoCo) a lancé, il y a quelques années, sa stratégie 2020, dans laquelle les résidents occupent une place centrale. Dans cette optique, l’OGD a réalisé une étude pour mieux connaître la perception des résidents par rapport aux visiteurs et vice versa. Cette consultation s’avère d’autant plus pertinente dans un contexte de développement durable et alors que certaines villes européennes semblent victimes de leur succès. Voici quelques-uns des résultats de cette étude :

  • Plus des deux tiers des résidents sondés ne sont pas d’avis que le tourisme à Copenhague leur pose problème;
  • Une forte majorité (81 %) estime que WoCo devrait poursuivre ses efforts promotionnels afin d’accueillir davantage de visiteurs;
  • Néanmoins, les résidents sont moins friands à l’idée qu’il y ait davantage de touristes dans leur quartier;
  • Quelque 87 % des visiteurs de Copenhague explorent le centre-ville. Cette proportion s’élève à 72 % parmi les résidents (pendant leurs temps libres), ils partagent donc le même territoire;
  • Les principaux problèmes évoqués par les résidents relèvent surtout du tourisme en général plutôt que des visiteurs individuels. Ils pointent du doigt, par exemple, le trafic généré au centre-ville par les autocars touristiques;
  • Les résidents apprécient davantage les visiteurs qui se mêlent à la population, qui découvrent les lieux de façon subtile, en petits groupes, plutôt qu’en masse.

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Source : 10xCopenhagen

Plusieurs autres aspects font l’objet des travaux de WoCo afin de développer un tourisme durable, en harmonie avec la volonté de la population locale et l’ADN de Copenhague. En procédant ainsi, l’OGD souhaite mieux cerner les perceptions des uns et des autres, orienter le développement touristique en conséquence et, ainsi, faciliter les échanges entre les résidents et les visiteurs. 

Voilà des initiatives inspirantes dans un contexte où l’intégration de la population locale à l’expérience touristique s’impose de plus en plus pour créer une offre authentique et, surtout, pour favoriser un développement touristique qui profite à tous.

Image à la une : Stock Snap

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Hébergement

Quand la chambre d’hôtel devient une salle d’exposition

De nouvelles occasions de vente

Pour les hôtels, cette pratique a pour objectif d’augmenter la notoriété de la marque auprès des voyageurs et le volume de ventes en ligne de leurs produits. Ainsi, la chaîne Marriott commercialise, entre autres, les lits, les oreillers et les draps afin d’offrir la possibilité à ses clients de recréer l’essence de l’expérience Marriott à la maison.

À l’hôtel comme à la maison

La tendance s’est aussi développée à l’inverse : des détaillants ont élargi leurs activités à l’hôtellerie en ouvrant des établissements à l’image de leur marque. En France, l’enseigne Maisons du Monde a inauguré, le 1er mai 2019, son tout premier hôtel, situé dans le centre-ville de Nantes. La marque espère ainsi faire de cet établissement une vitrine sur son savoir-faire en matière de décoration et d’ameublement. Elle a aussi pour objectif de faire connaître son service de fournisseur destiné aux professionnels de l’industrie hôtelière.

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Source : Maisons du Monde Hôtel & Suites

En avril dernier, Airbnb a publié un article de blogue mettant de l’avant cette nouvelle pratique, observée aussi chez plusieurs utilisateurs de la plateforme. Les présentant comme des salles d’exposition habitables, le géant de l’hébergement collaboratif donne l’exemple de plusieurs offres où les hôtes proposent à leurs pensionnaires d’acheter tout ce qui est mis à leur disposition dans l’appartement.

Cette pratique peut se révéler très avantageuse pour les acteurs et les artistes locaux. Elle représente en effet un nouveau canal de ventes, original et ludique, pour exposer leurs produits. Elle leur offre aussi une meilleure visibilité grâce à la popularité de la plateforme. Enfin, disposer leurs créations dans les appartements leur permet de diversifier leurs cibles, auparavant limitées aux clientèles utilisant les sites de vente en ligne ou à celles fréquentant les galeries ou les expositions.

L’hôte Amy, propriétaire d’un loft au design très coloré à Los Angeles, aux États-Unis, expose dans son appartement ses créations ainsi que celles d’autres artisans provenant du monde entier et offre à ses invités la possibilité de les acheter. Une belle initiative pour valoriser les artistes émergents et leurs fabrications faites main.

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Source : Colorful Zen boho-chic loft, d’Amy sur Airbnb.com

Et vous, que pensez-vous de l’impact réel de ce genre de pratique sur les invités? Représente-t-il une manière de plus de solliciter les consommateurs et de pousser les ventes ou bien une bonne initiative afin de promouvoir l’art local et de satisfaire les touristes en recherche d’authenticité?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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Marketing

La baladodiffusion en tourisme : êtes-vous à l’écoute?

La popularité de la baladodiffusion (podcast en anglais) ne s’essouffle pas. Cette technologie permettant aux internautes de télécharger des fichiers audio sur un appareil (ordinateur, téléphone intelligent, etc.) pour une écoute ultérieure s’avère un atout pour l’industrie touristique.

La baladodiffusion constitue une méthode efficace de storytelling. Elle permet de concevoir un espace plus intime pour les auditeurs grâce à un discours axé sur l’humain et les émotions facilitant l’engagement par le récit. En plus, la baladodiffusion favorise l’écoute active dans un monde submergé de contenus rapides et éphémères; idéal pour diffuser un message.

Pour l’industrie touristique, c’est une bonne occasion à saisir. Voici quelques exemples d’utilisation.

Raconter une destination

À l’automne 2019, un regroupement de six communes en Vendée (France) offrira une nouvelle série d’enregistrements afin de valoriser son territoire par le son. Les épisodes toucheront divers thèmes, des personnages et lieux marquants de la région. En collaborant avec la start-up Akken, la destination souhaite inspirer les visiteurs pendant la préparation de leur séjour et leur permettre de se replonger dans l’ambiance du lieu, une fois de retour à la maison.

Aux États-Unis, Meet Minneapolis et l’Office du tourisme et des congrès de Philadelphie offrent chacun une série d’épisodes sur les moyens de se positionner dans le marché des réunions et des événements. Travel Oregon, pour sa part, propose aux plus courageux de brèves histoires sur les lieux hantés de l’État, avec des sons et des ambiances à faire frissonner.

Au Québec, Tourisme Rougemont a produit une série d’épisodes sonores qui permettent de rencontrer les producteurs et les artisans de la région. Les épisodes sont également disponibles en format vidéo.

Source : YouTube

S’il n’est pas possible de réaliser d’enregistrements, n’hésitez pas à participer à une baladodiffusion ou à y faire insérer une publicité pour raconter vos activités et promouvoir votre région.

Inspirer avant de s’envoler

Le transporteur aérien KLM propose la baladodiffusion The Journey. Sept enregistrements d’environ 40 minutes racontent le parcours de personnes qui vivent, de manière inattendue, une expérience spéciale pendant leur voyage (voir la vidéo plus bas).

Selon KLM, il s’agit d’un moyen d’ajouter un élément unique à ses canaux de communication existants et d’une méthode originale pour entrer en contact avec les passagers.

Source : YouTube

Un festival de baladodiffusions

L’engouement pour les baladodiffusions touche directement le milieu des festivals. De nombreux événements liés à cette thématique voient le jour, tels que le Vancouver Podcast Festival, Listen Up ou le Paris Podcast Festival. Au Québec, l’une des start-ups de la première cohorte du Mt Lab, Magnéto, organise le festival Résonance depuis 2017. L’événement offre aux participants de prendre part à de nombreuses séances d’écoute de fictions et de documentaires sonores, ainsi qu’à des entretiens devant public. Enfin, le festival Transistor accueille les amateurs de baladodiffusion depuis maintenant trois ans, dans la région de Gatineau.

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Source : festival Transistor. Crédit : Lévy L. Marquis

Les baladodiffusions constituent également des outils de promotion et de diffusion pour les festivals. Que ce soit en créant sa propre série ou en étant l’hôte d’un enregistrement d’épisode pendant son événement, c’est une bonne manière de fournir du contenu exclusif, de garder contact avec les auditeurs et de les inciter à participer à sa manifestation.

Le Festival en chanson de Petite-Vallée a récemment mis en ligne une nouvelle série de baladodiffusions portant sur son événement. Les huit épisodes racontent les histoires d’artistes, de membres de l’équipe et de festivaliers qui ont vu leur vie changée par le festival.

Le Festival d’été de Québec propose deux séries de baladodiffusions. La première, Chambre 1626, offre des entrevues avec neuf artistes s’étant produits lors de l’édition de 2018. L’autre, Les inédits des nuits FEQ, présente des rencontres avec des chanteurs et des groupes invités aux spectacles hors série du festival, pendant l’hiver. Les auditeurs accèdent à du contenu inédit et intime de leurs artistes préférés.

La baladodiffusion ouvre des portes très intéressantes et originales pour l’industrie touristique comme outil d’attractivité territoriale et, également, de formation. Les professionnels du secteur peuvent approfondir leurs connaissances en marketing ou en gestion des médias sociaux grâce à des séries telles que Talking Tourism ou Brèves de Conteurs.  

La croissance de la baladodiffusion

D’après la plus récente étude de l’Observateur des technologies médias (OTM), un adulte franco-canadien sur 10 aurait écouté au moins une baladodiffusion en 2018, une progression de 300 % en cinq ans. Ce sont les millénariaux qui sont davantage attirés par ce médium.

Les Américains démontrent également un intérêt pour la baladodiffusion. Selon les travaux d’Edison Research, environ une personne sur quatre (26 %) aurait écouté une baladodiffusion en 2018. La croissance est importante, considérant qu’il y a dix ans, seulement 9 % de la population américaine écoutait ce type d’enregistrement.

Selon l’OTM, l’augmentation du taux d’adoption des appareils intelligents au pays pourrait constituer l’un des facteurs expliquant la popularité des baladodiffusions. De plus, cette technologie possède plusieurs avantages pour les auditeurs. C’est un moyen accessible et pratique d’obtenir de l’information, puisqu’il s’avère moins contraignant qu’un texte ou une vidéo. L’écoute du contenu audio peut se faire en parallèle d’une autre activité.

Avez-vous déjà songé à ajouter la baladodiffusion à votre coffre à outils promotionnels?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Marketing

Canicule : se positionner comme « refuge fraîcheur »

Le réchauffement climatique nous amène des étés de plus en plus chauds, et chacun s’y adapte à sa façon. Isère Tourisme, en France, mise sur le tourisme de montagne dans son département. L’office annonce qu’au mois d’août, il s’inspirera de la météo pour faire mousser son dynamisme touristique et mettre de l’avant ses atouts comme « refuge fraîcheur ». Déjà, sur son site Web, les randonnées qui donnent sur des cascades se nomment « balades fraîcheur ».

D’autres, comme le Parc naturel régional de Chartreuse, proposent des journées au lac, la location d’embarcations, des visites dans une grotte, au musée, ou encore la possibilité de concocter des cocktails rafraîchissants dans les Caves de la Chartreuse, à Voiron. Plus d’une vingtaine d’activités figurent sous ce thème. L’office de tourisme du Calvados, en Normandie, a également inventorié une liste de huit attraits qui offrent soit de l’ombre, soit un accès à l’eau.

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Source : Isère Tourisme

Selon MétéoMédia, le mois d’août réserve encore quelques journées de chaleur intense. Saurez-vous en tirer profit? 

 

Source image à la une : Unsplash

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Destinations

Enjeux des offices de tourisme urbains de la francophonie

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, en collaboration avec l’Association des hôtels du Grand Montréal et Tourisme Montréal, a organisé une nouvelle édition des Gueuletons touristiques, le 12 juillet dernier.

 

Sous la forme d’un panel, le titulaire de la Chaire, Paul Arseneault, a discuté des grands enjeux du tourisme urbain de la francophonie avec Maxime Tissot, Olivier Occelli et Patrick Bontinck, respectivement directeurs généraux des offices de tourisme de Marseille, de Bordeaux et de Bruxelles, ainsi qu’avec le président-directeur général de Tourisme Montréal, Yves Lalumière.

La régulation des flux

Plusieurs villes européennes doivent relever le défi de la gestion d’un nombre croissant de visiteurs. Dans ce contexte, les offices de tourisme s’emploient à préserver l’équilibre après des années de développement. Comme l’explique M. Occelli, après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination. Les offices doivent prendre en compte à la fois le visiteur et la qualité de vie des habitants.

après du marketing de destination, il s’agit de faire du management de destination

L’une des solutions pour diminuer les effets de la concentration des visiteurs consiste à répartir les pôles touristiques dans la ville. De plus, il s’avère essentiel que l’ensemble des acteurs remette en question le développement de l’industrie du voyage. En effet, revenir aux besoins des voyageurs serait peut-être une piste de solution, selon M. Bontinck.

La stratégie de déplacement des flux dans divers secteurs de la ville amène à réfléchir sur son impact sur les quartiers et leurs habitants. À ce sujet, M. Lalumière estime qu’il faut impliquer les citoyens et leur expliquer le processus et les conséquences d’un tel développement. Ceux-ci sont, eux aussi, des clients. Être à leur écoute est primordial. D’ailleurs, les offices de tourisme devraient davantage prendre part à la conception de nouveaux quartiers pour s’assurer d’avoir un équilibre entre les dimensions culturelle, commerciale et résidentielle, d’après M. Bontinck.

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Source : Réseau de veille en tourisme

Les OGD : acteurs engagés dans leur milieu

Bien qu’il y ait des différences culturelles et organisationnelles entre eux, les offices de tourisme de la francophonie font face à de nombreux enjeux similaires; parmi eux, la demande des clients pour des initiatives durables. D’après M. Tissot, il faut innover davantage dans ce domaine. M. Occelli soutient que l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage. L’industrie touristique doit montrer l’exemple dans ce domaine.

l’écoresponsabilité des destinations sera un avantage concurrentiel ces prochaines années, lors de la phase de planification du voyage

Les offices n’ont plus le choix de s’interroger sur le type de visiteur qu’ils veulent attirer. D’après M. Lalumière, il faut s’intéresser aux touristes qui dépensent, mais qui s’intègrent bien à la population. En ce sens, M. Bontinck ajoute que l’essence du tourisme repose sur les échanges culturels entre les gens. Il n’est pas nécessaire de diminuer leur nombre, mais il faut miser davantage sur leur qualité, car ils apportent une valeur ajoutée à la vie des habitants.

Le tourisme s’associe désormais au milieu des affaires. M. Tissot explique que les offices participent à l’écosystème économique global. Il n’est plus rare de voir des représentants du milieu touristique se joindre à des missions commerciales.

La relation avec les élus

Les offices de tourisme deviennent des leaders en ce qui a trait à l’attractivité territoriale et aux relations entre les acteurs de leur milieu. Depuis quelques années, leurs voix résonnent davantage. Ils sont plus écoutés et sollicités. Ils participent au développement des villes, en concertation avec les instances politiques. D’ailleurs, comme le mentionne M. Tissot, ce changement implique que les équipes des offices deviennent plus polyvalentes pour répondre aux diverses demandes.

La mise en valeur de la francophonie

Les directeurs généraux des offices de tourisme ont établi un constat important : les relations entre les destinations francophones ne sont pas assez développées. M. Occelli souligne que dans un contexte où les offices cherchent à stimuler de meilleurs échanges culturels entre les visiteurs et les habitants, promouvoir le réseau de la francophonie s’avère un bon moyen d’y parvenir. Qui plus est, des touristes recherchent le caractère français des destinations et il ne faut pas avoir peur de le mettre en valeur, rappelle M. Tissot.

 

Des discussions entre les différents panélistes, il ressort qu’il devient primordial pour les destinations francophones d’échanger et de bâtir un réseau. Tout le monde gagne à apprendre des expériences des autres. Voyons-nous comme des partenaires, et non comme des concurrents.

Qu’en pensez-vous?

 

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Les contes de Terre-Neuve-et-Labrador, une histoire de storytelling

En janvier dernier, l’organisme de gestion de la destination (OGD) Terre-Neuve-et-Labrador a lancé une campagne publicitaire axée sur le storytelling. Raconter des histoires fait partie du lot quotidien des habitants de ce territoire. Qu’il s’agisse de récits de pêche, de légendes, de coutumes ou de contes, le folklore local permet de faire découvrir les lieux de façon poétique.

Pour cette campagne, l’OGD publie des histoires en formats audio et vidéo. Le ton employé invite à prendre une pause, à réduire la cadence. Il propose à l’internaute une interruption, une possibilité de reprendre son souffle et d’entrer dans un monde où le temps possède une autre résonance. Certaines de ces histoires sont racontées par des résidents; d’autres, par des narrateurs. En voici un exemple ci-dessous.

Vidéo : YouTube

Il s’agit d’une façon efficace d’illustrer l’esprit qui règne à destination. Les vidéos sont partagées sur le microsite Web de Newfoundland Labrador, intitulé Tall, True & Tangled.

 

Image à la une : Newfoundland & Labrador Tourism

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Marketing

Et si on démystifiait les micro-influenceurs ?

Le métier d’influenceur a fait couler beaucoup d’encre récemment. Certaines personnes qui revendiquent ce titre ont été critiquées pour leurs propos et leurs agissements. Leur réelle utilité en marketing a été remise en question.

Solliciter des personnes connues afin de mieux promouvoir son produit est une pratique courante. Cependant, au cours des dernières années, le métier d’influenceur s’est propagé et des célébrités n’en ont plus l’exclusivité. Des individus très actifs qui suscitent de l’intérêt sur les médias sociaux incitent un grand nombre de personnes à suivre leurs activités en ligne. Les micro-influenceurs plus particulièrement, détiennent un pouvoir marketing non négligeable. Ils se spécialisent dans une niche d’activités particulière et se caractérisent par une approche plus personnalisée ainsi qu’une communauté plus engagée.

Comment reconnaître un influenceur ? Dans une étude en ligne effectuée aux États-Unis par CPC Strategy en 2018 auprès de 1571 participants âgés de 13 ans et plus qui utilisent au moins un réseau social, seulement 20 % d’entre eux le définissaient comme étant une célébrité. Dans un article de Hootsuite, on peut lire qu’un bon influenceur crée des contenus originaux, bâtit la confiance de sa communauté et suscite l’engagement. On détermine cet élément par une interaction avec le contenu, que ce soit une mention j’aime, un partage ou encore un commentaire.

Les avantages à travailler avec un micro-influenceur

Il existe plusieurs bénéfices à travailler avec un influenceur. Selon l’étude de CPC Strategy en 2018, près de 70 % des consommateurs sont plus susceptibles de s’intéresser à des nouveaux produits, services ou événements si des personnes qu’ils suivent sur Facebook les partagent, et 22 % sont plus portés à acheter des produits auprès d’influenceurs.

Dans le but d’optimiser son retour sur l’investissement, il est suggéré de faire appel à des micro-influenceurs. Selon Frédéric Gonzalo, ceux-ci comptent entre 10 000 et 100 000 abonnés. En comparaison, les macro-influenceurs en dénombrent entre 100 000 et 1 million et les méga-influenceurs, plus d’un million. Au Québec, les micro-influenceurs détiennent 15 000 abonnés et moins. C’est ce que mentionne Jennifer Doré Dallas, fondatrice de Voyage NumériQc le premier réseau de mise en relation de créateurs de contenu et d’influenceurs Web au Québec avec des marques et destinations dans le domaine du tourisme.  

Dans un étalonnage d’Influencer Marketing Hub réalisé auprès de 830 professionnels de l’industrie, dont des agences de marketing, des marques et des agences de relations publiques, les influenceurs ayant entre 50 000 et 250 000 abonnés auraient un retour sur l’investissement par dollar investi de 30 % supérieur aux influenceurs détenant 250 000 à 1 million d’abonnés. Ce chiffre est de 20 % supérieur à ceux ayant plus d’un million d’abonnés. Moins la communauté est élevée, plus le retour sur l’investissement s’avère intéressant. Contrairement à ce que certaines organisations pourraient penser, la collaboration avec divers micro-influenceurs ne sollicite pas plus de temps ou de ressources des compagnies.

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Source : Mytravelproject

Les facteurs déterminants pour choisir son micro-influenceur

Avant toute chose, il est primordial de déterminer les objectifs à atteindre dans sa campagne de marketing. Par la suite, il faut trouver le micro-influenceur qui convient à celle-ci. Jennifer Doré Dallas affirme qu’un bon jumelage est essentiel. Selon elle, sa personnalité sera déterminante. Plus il est facile de travailler avec cette personne, plus il y a de chances de reconduire cette collaboration.

Selon Frédéric Gonzalo, spécialiste du marketing Web, le degré d’influence s’explique par trois éléments :

  1. La portée : la capacité à communiquer ses contenus ;
  2. La pertinence : la force du lien entre le marque et l’influenceur et ;
  3. La proaction : le potentiel à inciter un comportement précis ou une action concrète.

Voici d’autres éléments déterminants dans le choix d’un micro-influenceur : 

La transparence :

Afin de garantir la réussite d’une campagne marketing, il est important d’établir clairement par une entente écrite en quoi consisteront les futures publications. En la signant, le micro-influenceur atteste sa transparence quant au partage de ses données telles que sa portée et son engagement sur ses divers médias sociaux, ainsi que les statistiques liées à Google Analytics. Ce contrat permet de respecter les demandes des deux parties prenantes et de garder le contrôle de son image de marque tout en laissant libre cours à la créativité du micro-influenceur.

 La niche d’activités et le public cible :

Le créneau dans lequel l’organisation se spécialise doit être similaire à celui du micro-influenceur. S’il s’agit d’une entreprise en tourisme d’aventure, la niche d’activités de ce dernier pourrait être le plein air. Une simple recherche sur Google peut aider à trouver celui qui conviendra le mieux à la campagne marketing planifiée. Des sites payants, tels que Klear de Meltwater, donnent accès à un bassin encore plus vaste d’influenceurs.

Afin de s’assurer que le public cible concorde avec la communauté de l’influenceur, HypeAuditor offre un premier rapport complet gratuit sur l’audience évalué à partir du compte Instagram. Ce site s’assure que les comptes ne soient pas faux, c’est-à-dire que les abonnés n’ont pas été achetés. Il permet également de connaître l’âge, le pays d’origine, la langue, ainsi que les champs d’intérêts de la communauté. Le taux d’engagement par publication est aussi calculé tout comme le taux d’accessibilité. Ce dernier consiste en la possibilité que le contenu soit visible pour les abonnés. Plus ils suivent de comptes Instagram par exemple, moins la page de ce micro-influenceur sera visible dans leur fil d’actualité.

Le type de médias utilisés :

Le type de médias utilisés par le micro-influenceur doit aussi être pris en considération. D’après l’étude de CPC Strategy, Instagram rejoint davantage les gens âgés de 18 à 34 ans et plus particulièrement ceux issus de la génération Z, alors que Facebook rejoint pratiquement tout le monde et plus particulièrement ceux  âgés de 35 ans et plus. Le choix des plateformes se fera selon le public cible désiré.

Comment calculer son retour sur l’investissement ?

La première chose à établir avant de calculer son ROI consiste à déterminer quel système de mesure utiliser. Selon les objectifs marketing visés, le ROI sera analysé de façon différente. Par exemple, une campagne misant sur la notoriété recensera l’engagement, la portée ou encore le trafic suscité, alors qu’une autre ayant pour but de faire mousser les ventes identifiera le nombre de produits vendus.

Source : Trill Travel

Un système de codage permet de cibler les ventes liées aux publications du micro-influenceur. L’application Trill Travel permet de cliquer directement sur une photo d’Instagram et de réserver le produit. Celui-ci étant codé, il devient ainsi plus facile de repérer la provenance des ventes. Les codes promotionnels écrits avec des mots-clics peuvent aussi être personnalisés à l’image de l’influenceur en y mettant le nom de son blogue, comme c’est le cas de Destination Aventure (image ci-bas).

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Source : Destination Aventure 

Micro-influenceur et entreprise : un mariage qui perdure ?

Une collaboration à moyen-long terme est aussi profitable. Le micro-influenceur avec lequel travaille l’entreprise pourrait devenir un ambassadeur de la marque ce qui témoignerait d’une confiance soutenue envers le produit. Les membres de sa communauté pourraient ainsi être plus sujets à l’acheter. Selon l’étude de CPC Strategy, l’utilisation du produit ou du service par le micro-influenceur constitue une recommandation digne de confiance.

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Source : Clouzote

Bien qu’une entreprise veuille s’assurer du succès de ses tactiques, il faut laisser de la liberté au micro-influenceur dans la création de contenu. Après tout, sa communauté le suit pour son style particulier et ses intérêts. Plus les publications seront personnalisées et plus l’engagement a des chances d’être élevé !

Dans quelle niche d’activités vous situez-vous ?

Travaillez-vous actuellement avec les micro-influenceurs ?

 

Source image à la une. : Pexels

 

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Marketing

Les emoji : sérieusement utiles pour une stratégie marketing

Les emoji sont utilisés par 92 % de la population en ligne et ont été envoyés dans 2 300 milliards de messages mobiles ? en 2016. Déjà cette même année, on observait une augmentation de 777 % de leur utilisation dans les campagnes marketing par rapport à l’année précédente.

Jing Ge est une chercheure postdoctorale au département d’anthropologie et coprésidente du groupe de travail sur les études touristiques de l’Université de Berkeley en Californie. Elle détient un doctorat ? en marketing et communication de l’Université du Queensland, en Australie, et compte près de 10 ans d’expérience dans le domaine de la communication en ligne. Ses recherches portent sur la communication Web ainsi que sur le langage utilisé par les entreprises et les consommateurs sur les médias sociaux.

Susciter l’engagement

L’utilisation des emoji dans une approche marketing est une question d’engagement.

Les conseils de la chercheure Jing Ge publiés dans un article s’inspirent des recherches de son équipe et de son expérience auprès des organisations de gestion de la destination (OGD). L’utilisation des emoji dans une approche marketing est une question d’engagement.

Capter l’attention

Visuellement attrayants, les emoji contribuent à rendre un contenu accrocheur qui parle aux utilisateurs des médias sociaux et des outils de messagerie ?, dans le contexte où leur attention est très sollicitée.  

ClicAlsace

L’Observatoire Régional du Tourisme d’Alsace utilise ici des emoji qui résument l’essence de son message. Source : compte Twitter de ClicAlsace

Susciter des interactions ludiques et entretenir des conversations 

Le marketing de destination consiste essentiellement à créer un phénomène de bouche à oreille (?à?) positif, grâce à des expériences remarquables. Puisque les interactions avec une marque influencent le bouche-à-oreille et les décisions de voyage, les spécialistes doivent communiquer dans la même « langue » que leur clientèle actuelle, passée ou potentielle. Les emoji permettent d’ajouter une touche dynamique ou humoristique aux messages, rendant la communication plus amicale.

Favoriser les relations

Le marketing dans les médias sociaux consiste essentiellement à établir des liens. Les spécialistes du marketing de destination doivent créer une affiliation avec les consommateurs, ce qui représente un défi dans cet univers encombré. Selon l’auteur, les emoji améliorent la connexion émotionnelle ?; ils intensifient la perception d’intimité et de proximité.

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Cette publication de Tourisme Québec sur Facebook cherche à susciter l’émerveillement de sa communauté. Source : compte Facebook de Tourisme Québec

Humaniser la marque de la destination 

L’humanisation aide les touristes à faire confiance à la marque, à l’aimer et à la respecter. Les emoji — du moins une partie — reflètent des émotions et aident les marques à communiquer leur personnalité et leurs caractéristiques humaines, les présentant ainsi comme des acteurs fiables ?.

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Sur son compte LinkedIn, Tourisme Laurentides accorde une attention spéciale à la fête des Pères. Source : compte LinkedIn de Tourisme Laurentides

Les emoji  laissent libre cours à l’innovation et à l’audace

En 2015, la Finlande était le premier pays à créer ses propres emoji. Chapeauté par le ministère des Affaires étrangères, ce projet visait à transmettre de façon humoristique, l’unicité de la culture finlandaise.

Finlande_emoji

Source : finland.fi/emoji

En deux ans, les emoji finlandais comptaient plus de 240 millions d’utilisateurs à travers le monde. Le projet a reçu plusieurs distinctions dont celle de la catégorie « Best Use of Social Media » de la City Nation Place 2016.

Quelques astuces et conseils 

Utiliser brillamment les emoji n’est pas sorcier. Voici quelques suggestions :

  • Répéter les mots du texte pour illustrer et amplifier le message : Journée parfaite pour le ski ? ?!
  • Remplacer certains mots par des emoji: Nous avons un ? pour vous !
  • Ajouter des émotions positives à votre message : Nous avons hâte ? de vous rencontrer !
  • Égayer des messages généraux ou ajouter une touche d’humour ?.

Si vous ne savez pas bien les utiliser, rappelez-vous qu’une grande partie de votre clientèle, particulièrement les plus jeunes, est experte. Observez ? et apprenez !

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