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Les entrepreneurs québécois de la génération Y

La génération Y a grandi dans un environnement propice à l’entrepreneuriat, d’un point de vue social, scolaire, économique et technologique. D’après une étude réalisée par la Chaire en entrepreneuriat et innovation de la Faculté des sciences de l’administration (FSA) de l’Université Laval pour le compte de la Caisse de dépôt et placement du Québec, les Y sont indifférents aux conventions déjà établies, n’hésitent pas à innover en proposant de nouveaux modèles d’affaires et certains aspirent même à changer le monde…

L’étude, menée auprès de 64 entrepreneurs âgés de 20 à 36 ans (génération Y), 79 de 37 à 46 ans (génération X), ainsi que 167 de 47 à 68 ans (baby-boomers), fait ressortir plusieurs tendances générationnelles. Bien que l’échantillon soit de petite taille, il met en lumière des notions qui permettent de mieux connaître les entrepreneurs québécois. Voici quelques faits issus de cette recherche.

Caractéristiques des entrepreneurs Y et de leur entreprise

Plus scolarisés que les entrepreneurs des générations précédentes, les Y sont plus nombreux à détenir un diplôme universitaire. Plusieurs ont même suivi des cours en entrepreneuriat, des formations en gestion ou effectué un MBA.

De 30 % à 40 % des diplômés de MBA créent leur entreprise à la fin de leurs études.

L’âge moyen des entrepreneurs de la génération Y au démarrage, à la reprise ou à l’achat d’une première entreprise se situe à 26 ans. À titre comparatif, l’âge moyen auquel les X ont lancé leur entreprise est de 31 ans et chez les baby-boomers, il est de 35 ans.

Les Y dirigent des entreprises composées de petites équipes : 38 % comptent d’un à quatre employés et 34 % de cinq à neuf. Il semble y avoir une corrélation entre la scolarité et la taille de l’entreprise; les Y ayant suivi une formation en gestion, en entrepreneuriat ou détenant un MBA sont deux fois plus nombreux à diriger une organisation de 20 employés et plus.

Les Y préfèrent créer une entreprise (64 %) qu’en reprendre ou en racheter une (33 %). L’incorporation représente la forme juridique la plus privilégiée par ceux-ci (81 %).

Un intérêt grandissant pour l’entrepreneuriat

Les Y rêvent de plus en plus de posséder leur entreprise et ils affectionnent davantage l’entrepreneuriat que les individus des générations précédentes. Selon l’Indice entrepreneurial québécois 2015, 36,6 % des 18 à 34 ans ont l’intention de créer un jour une nouvelle entreprise ou d’en reprendre une déjà existante. En 2014, ces intentions étaient de 33,6 % et en 2013, de 25 %.

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Les Y sont également plus enclins à prendre action pour créer ou reprendre une entreprise. Au cours de la dernière année, 13,9 % ont effectué des démarches concrètes afin de se lancer en affaires. En 2014, ce pourcentage se situait à 12 % et en 2013 à 7,4 %.

En affaires, les Y ont besoin d’être bien entourés

Dans son étude, la Chaire en entrepreneuriat et innovation de la FSA de l’Université Laval fait ressortir plusieurs éléments facilitant le cheminement d’un entrepreneur. On constate que les besoins des Y diffèrent à plusieurs égards de ceux des X. Ces derniers attribuent beaucoup plus d’importance à leur confiance en leurs capacités et à leur connaissance du secteur d’activité que leurs cadets. Ce qui compte le plus pour les Y est le soutien moral de leur entourage ainsi que les compétences et l’expérience de leurs collaborateurs. Malheureusement, l’étude ne spécifie pas les éléments qui se trouvent dans la catégorie « autre », soit l’option la plus sélectionnée des 20-36 ans.

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De nombreux entrepreneurs Y perçoivent leur entreprise tel un projet. Adeptes du multitâche, ils s’impliquent parfois dans plus d’un projet à la fois. Ils sont habitués à travailler en équipe, ainsi, 89 % préfèrent s’associer à d’autres partenaires.

Motivations et défis

Malgré le stress et l’incertitude, les longues heures de travail, l’insécurité financière et les nombreuses responsabilités, les Y perçoivent plusieurs avantages à démarrer, acheter ou reprendre une entreprise. Ce qui motive le plus cette génération est d’être son propre patron et de jouir d’une certaine autonomie. Ces jeunes deviennent également entrepreneurs par passion et parce qu’ils veulent saisir une occasion d’affaires.

L’entrepreneuriat comporte certes son lot de défis, mais les motivations qui poussent les Y à posséder leur entreprise font en sorte que, même en situation de fermeture, cette jeune génération ne baisse pas les bras. Selon l’indice entrepreneurial québécois 2015, plus de deux jeunes sur trois ayant mis fin à leur entreprise sont à nouveau présents dans l’écosystème entrepreneurial.

 

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Technologies

Micromoments

Des réflexes numériques pour chaque moment

Il existe autant de « micromoments » que de situations. Google les classe en quatre grandes catégories représentatives de l’état d’esprit des personnes qui effectuent une recherche sur mobile, soit : je veux savoir (I-want-to-know-moments), je veux aller (I-want-to-go-moments), je veux faire (I-want-to-do-moments) et je veux acheter (I-want-to-buy-moments).

Le Web s’incruste dans nos vies et s’insinue dans nos activités, quelles qu’elles soient.

Le Web tel qu’on le connaît aujourd’hui représente une extension de la réalité. Avant l’avènement des appareils mobiles, on le parcourait à un endroit fixe pour une période déterminée. Aujourd’hui, le Web s’incruste dans nos vies et s’insinue dans nos activités, quelles qu’elles soient. En voici quelques exemples :

  • Durant une pause publicitaire télévisée, Julie commence à préparer ses vacances en s’informant sur diverses destinations à partir de sa tablette (I-want-to-know-moments).
  • Félix s’arrête en route pour vérifier sur son appareil mobile la route la plus rapide pour se rendre au parc national (I-want-to-go-moments).
  • Assis au restaurant, Jacques, Pierre et Claude comparent les coûts de trois excursions différentes (ski, motoneige et traîneau à chiens) sur leur appareil respectif (I-want-to-do-moments).
  • Bien installé dans sa chambre d’hôtel, Étienne utilise sa tablette numérique pour acheter des billets de spectacle pendant que sa conjointe Maryse se prépare pour la soirée (I-want-to-buy-moments).

Tirer profit des micromoments

Durant l’hiver 2015, Google a réalisé une étude auprès d’un échantillon de Canadiens afin de comprendre comment la recherche sur un appareil mobile, basée sur des micromoments, suscite l’action. En voici quelques faits saillants :

  • La majorité des recherches (79 %) sont effectuées sur un appareil mobile pour des raisons pratiques, d’efficacité et d’urgence d’obtenir une information;
  • Huit recherches sur dix sont exécutées à la maison ou au travail;
  • Dans plusieurs des cas (41 %), elles ont un but précis;
  • Plus du tiers (37 %) engendrent une action telle que visiter le site Web d’une entreprise (24 %), se rendre sur le lieu physique de l’entreprise (10 %), faire un achat (10 %), téléphoner à une entreprise (5 %) ou télécharger un élément quelconque (3 %);
  • Les trois quarts (75 %) des actions réalisées à la suite d’une recherche sur mobile se font dans l’heure suivant la recherche.

Le défi pour les entreprises : offrir le bon contenu à la bonne personne, au meilleur moment et à l’endroit idéal.

Selon Matt Lawson, directeur de la performance marketing chez Google, le cycle d’achat est désormais fragmenté, et les contextes de vente sont multipliés. Le consommateur d’aujourd’hui prend des décisions plus rapidement qu’avant; il demande non seulement d’obtenir de l’information sur ce qu’il veut sur-le-champ, mais il exige aussi d’y accéder de la façon dont il le souhaite. Le défi pour les entreprises : offrir le bon contenu à la bonne personne, au meilleur moment et à l’endroit idéal. Les entreprises qui réussiront à répondre aux exigences de ces consommateurs sont celles qui obtiendront le plus de succès.

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Source : Google Inside AdWords

Oui, mais comment?

En comprenant la composition des micromoments des consommateurs, les entreprises peuvent influencer leurs décisions d’achat au moment opportun. Google suggère d’accorder une attention particulière aux cinq actions suivantes :

  1. Établir les moments les plus importants pour votre entreprise et les analyser afin de bien définir chacune des phases qui les composent, de l’inspiration à l’achat.
  2. Comprendre les besoins de vos clients à chacun des moments déterminés.
  3. Transposer les moments à des contextes précis afin de livrer la bonne expérience.
  4. Optimiser vos procédures afin que le processus menant à l’achat soit simple pour le consommateur, du début à la fin.
  5. Mesurer les moments les plus importants et valider les « chemins » parcourus pour effectuer un achat.

Qu’en est-il du virage mobile au Québec?

Le taux d’adoption des appareils mobiles poursuit sa croissance dans la province. Plus d’un adulte sur deux (52,3 %) possédait un téléphone intelligent en 2014 et deux sur cinq (38,9 %) une tablette numérique, soit en progression respective de 7,9 et de 13 points de pourcentage par rapport à 2013.

On constate également la progression des achats en ligne effectués sur mobile. Selon l’Indice du commerce électronique au Québec (ICEQ), les consommateurs québécois utilisent de plus en plus les plateformes mobiles pour acheter des produits et des services sur le Web. Ces transactions représentaient 8 % des achats réalisés en ligne en 2012-2013, et 21 % en 2014-2015.

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Le consommateur est davantage fidèle à ses propres besoins qu’aux marques qu’il connaît et apprécie. Dans ce contexte, les entreprises ont avantage à être non seulement présentes sur le Web mobile, mais aussi à offrir du contenu pertinent et une expérience d’achat efficace.

 

Source de l’image à la une : Think with Google

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Marchés géographiques

Comportement de réservation des voyageurs québécois

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les moyens privilégiés par les Québécois pour effectuer la réservation de divers produits ou services touristiques. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés en fin d’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier, réalisé au cours des 12 derniers mois.

Moyens privilégiés pour réserver

De manière générale, la propension à réserver des services touristiques varie de 89 % dans le cas de l’hébergement à 48 % pour les activités. Le train, le vol, l’hébergement et les attractions au nombre de places limitées sont les produits les plus souvent réservés en ligne (voir le graphique 1). Les réservations effectuées à l’aide d’un téléphone intelligent ou d’une tablette électronique varient entre 3 et 8 %. L’analyse plus approfondie des résultats permet de constater que les Québécois de 55 ans et plus préfèrent des moyens hors ligne pour réserver leur hébergement (43 %). De plus, 59 % des répondants achètent une croisière, mais cette proportion grimpe à 73 % pour les 18 à 34 ans.

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Source : Chaire de tourisme Transat, ESG UQAM.

 

Une enquête similaire avait été réalisée en 2011 par le Réseau de veille et, même si la méthodologie diffère légèrement, il est possible d’effectuer quelques comparaisons prudentes :

  • On note une proportion semblable de répondants ayant réservé l’hébergement, le vol et le train en ligne;
  • En 2014, il y a légèrement plus de répondants qui ont préféré réserver une attraction au nombre de places limitées hors ligne (33 % par rapport à 29 % en 2011);
  • Les forfaits multiactivités, les activités comme le kayak ou la pêche, les spas et les soins de bien-être sont un peu plus souvent réservés en ligne qu’en 2011 (où les résultats étaient respectivement 52 %, 37 % et 35 %).

Le sondage de 2011 n’offrait pas le téléphone intelligent ni la tablette électronique comme choix de réponse.

Les modes de réservation

Les Québécois utilisent une grande variété de moyens pour réserver leur hébergement. La réservation réalisée directement chez le fournisseur (physiquement ou par téléphone) est particulièrement privilégiée, mais les intermédiaires de voyages en ligne semblent beaucoup plus populaires qu’en 2011, alors qu’il s’agissait de la méthode utilisée par 13 % des répondants. Le site Web du fournisseur est aussi grandement utilisé, surtout pour les voyages au Québec, où la proportion grimpe à 47 %. Les résultats croisés indiquent que les femmes (39 %) ont plus tendance à réserver directement chez le fournisseur que les hommes (30 %).

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Source : Chaire de tourisme Transat, ESG UQAM.

Les Québécois réservent leurs vols de différentes façons, mais le plus souvent par un intermédiaire en ligne tel qu’Expedia ou Booking.com, ou encore avec un agent de voyages. La réservation d’activités ou de forfaits se fait directement auprès du fournisseur de services dans une forte proportion.

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Source : Chaire de tourisme Transat, ESG UQAM.

Facteurs qui découragent la réservation en ligne

Les deux principales raisons qui freinent les réservations en ligne des Québécois sont de ne pas trouver ce qui était recherché sur le Web, ainsi que le manque de personnalisation des services et de soutien à la clientèle. Les Québécois de 45 à 54 ans (31 %) et les Montréalais (22 %) sont davantage des chasseurs d’aubaines. L’absence d’aubaines est un des facteurs dissuasifs les plus importants pour ces segments. Une proportion plus marquée des répondants de la région de Québec (35 %) constatait le manque de personnalisation des services et de soutien à la clientèle. Pour leurs voyages au Québec, un pourcentage plus grand de répondants (15 %) a jugé l’expérience de réservation compliquée et peu conviviale.

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Source : Chaire de tourisme Transat, ESG UQAM.

 

Le processus de réservation est complexe et les interfaces, multiples. L’industrie touristique s’est-elle adaptée à ces comportements de réservation?

 

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

 

Source de l’image à la une : istockphoto

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Marchés géographiques

Les Montréalais en vacances

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Quant aux autres partenaires financiers, notons les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec, ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Le rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

Destination

En 2014, 65 % des Montréalais sondés (947 personnes) ont effectué au moins un séjour d’agrément, et près de la moitié d’entre eux l’ont fait plus d’une fois. Au total, ils ont réalisé 2040 périples comprenant au moins une nuitée. Où sont-ils allés? Particulièrement au Québec!

Ceux qui sont sortis de la province sont généralement restés en Amérique du Nord, en visitant soit la Nouvelle-Angleterre, New York, ou encore l’Ontario. La destination la plus populaire pour les amateurs du Sud est Cuba, alors qu’en Europe c’est la France qui remporte la palme.

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Les Montréalais voyagent au Québec principalement pour trois raisons :

  • la visite de parents et d’amis;
  • la proximité de la destination, distance/temps réduit;
  • la beauté des paysages.

Par ailleurs, près d’un Montréalais sondé sur 10 possède un chalet ou une résidence secondaire situé dans la province. En région, on les trouve plus particulièrement dans les Laurentides (29 %), dans les Cantons-de-l’Est (13 %) ou en Montérégie (12 %).

Le dernier séjour décortiqué, toutes destinations confondues

Environ le tiers des Montréalais ont pris l’avion lors de leur dernier séjour, comparativement à 24 % pour l’ensemble des Québécois. L’usage de l’automobile est également différent chez les urbains; 50 % ont utilisé la leur et 8 % en ont loué une, alors que ces proportions sont respectivement de 62 % et 5 % pour l’ensemble des habitants de la province.

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Peu importe où ils se trouvent, les Montréalais privilégient d’abord le séjour chez de la famille ou des amis. Les hôtels, les motels et les auberges trois étoiles et plus figurent ensuite en tête de leurs préférences. Viennent ensuite les logements loués sur des plateformes Web telles qu’Airbnb ou HomeAway et enfin les autres types d’hébergement.

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Quelles activités les Montréalais pratiquent-ils en vacances? 

Ils affectionnent davantage les activités culturelles que l’ensemble des Québécois. Ils aiment marcher pour découvrir une ville, magasiner et prendre le temps de bien manger. Habitués à une offre culturelle dynamique dans leur propre métropole, ils profitent aussi de leurs vacances pour visiter des musées, sortir dans les bars, participer à des activités culturelles et assister à des festivals.

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Leur comportement envers les activités physiques ou de plein air ressemble à celui de l’ensemble des Québécois. La randonnée pédestre est populaire, été comme hiver. La majorité d’entre eux (64 %) ne pratique toutefois aucune activité hivernale.

Achat et réservation, c’est en ligne que ça se passe! 

Pour s’inspirer, un peu plus de la moitié des Montréalais (55 %) font principalement confiance aux recommandations de parents et d’amis. La deuxième source d’information qui les a aidés à choisir leur destination lors de leur dernier voyage est le Web et les médias sociaux (42 %). Viennent ensuite les brochures, les dépliants et les guides touristiques (22 %).

Selon ce qu’ils projettent d’acheter ou de réserver, l’outil qu’ils utilisent varie. De toute évidence, les Montréalais procèdent davantage en ligne que hors ligne tant pour réserver et acheter leurs déplacements, leur hébergement que pour des activités précises ou des attractions au nombre de places limitées. Seule exception : ils utilisent d’autres moyens que le Web pour réserver une place au restaurant.

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Sans oublier ceux qui n’ont pas voyagé au cours de la dernière année

Un peu plus du tiers (35 %) des répondants montréalais n’ont fait aucun séjour d’agrément au cours des douze derniers mois. De ce groupe, 20 % n’ont jamais voyagé au Québec et 39 % l’ont fait il y a plus de cinq ans. Les raisons financières figurent parmi les principaux motifs évoqués (56 %), suivies par l’absence du désir de voyager (17 %) et le manque de temps (15 %).

Si le comportement de voyage d’agrément d’autres marchés vous intéresse, poursuivez votre lecture avec l’analyse portant sur les Québécois et celle sur les Français.

 

– Image à la une: Aspen, © Jeremy Swanson

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Hébergement

Hébergement touristique: qui dort où?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux qui ont contribué financièrement au projet sont Aimia et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici une analyse spécifique concernant l’hébergement touristique.

Chez des proches… ou dans un 4 étoiles

Les voyageurs québécois vont dormir chez de la famille ou des amis lorsqu’ils sont en déplacement au Québec (30 %), mais encore plus ailleurs au Canada (34 %), comme le démontre le graphique 1. Le graphique 2 expose également l’importance des séjours chez des proches pour les Québécois en Europe ou ailleurs qu’aux États-Unis et que dans le Sud (34 %). Il s’agit de la forme d’hébergement la plus utilisée lors d’un voyage type vers ces destinations. Mais cela n’empêche pas les Québécois de recourir aussi à de l’hébergement commercial lors d’un même séjour.

Le graphique 1 démontre que, toutes destinations confondues, c’est l’hôtellerie de 4 étoiles ou plus (32 %) et celle de 3 étoiles (22 %) qui figurent aux 1er et 3e rangs des modes d’hébergement utilisés. Néanmoins, il faut consulter le graphique 2 pour constater la popularité des hôtels/motels 4 étoiles ou plus lors des séjours dans les destinations du Sud; les 2/3 des Québécois affirment avoir séjourné dans ce type d’établissement lors d’un voyage au soleil. Au Québec, on parle plutôt de 27 %. Soulignons toutefois que le système de classification dans ces régions diffère de celui du Québec de même que les tarifs des établissements de 4 étoiles ou plus, souvent plus abordables qu’ici.

Pour leurs séjours au Québec, 12 % des voyageurs québécois font du camping et la même proportion recourt à la location de chalet ou d’appartement à partir de sites Web tels qu’Airbnb et HomeAway. Quelque 8 % des touristes québécois séjournent dans des chalets appartenant à de la famille et 6 % vont dans des gîtes. Seulement 5 % utilisent l’hôtellerie 2 étoiles ou moins. Toutefois, 9 % la choisissent lors de leurs voyages dans le reste du Canada (voir les graphiques 1 et 2).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

 

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Les Québécois choisissent des hébergements touristiques différents selon leur âge, indépendamment de la destination. Les jeunes adultes sont plus enclins que la moyenne à recourir à l’hébergement 2 étoiles ou moins. Les voyageurs de 55 ans et plus séjournent davantage dans les gîtes. L’illustration ci-dessous présente ces quelques particularités.

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Les choix des voyageurs hors Québec

Toutes destinations confondues, les voyageurs en provenance de l’Ontario, du nord-est des États-Unis et les touristes français séjournent principalement en hôtellerie 3 étoiles ou plus et chez des proches. Les établissements 2 étoiles ou moins et les maisons ou appartements loués sur les sites Web suivent. Comme l’indique le graphique 3, le type d’hébergement privilégié varie beaucoup selon le marché.

Ce sont les Ontariens (33 %) qui fréquentent le plus les établissements d’au moins 4 étoiles lors d’un séjour type. Ils choisissent aussi en grande partie l’hôtellerie 3 étoiles et le quart d’entre eux vont chez des proches, soit plus que les deux autres marchés à l’étude. Parmi les voyageurs américains, la même proportion (31 %) fréquente l’hôtellerie 3 étoiles que celle de 4 étoiles ou plus.

Les voyageurs français sont beaucoup moins enclins que les autres à choisir des établissements hôteliers 4 étoiles ou plus (15 %), mais élisent domicile chez un proche autant que le font les Américains (19 %). Ils fréquentent l’hôtellerie 3 étoiles comme les Ontariens (29 %) et celle de 2 étoiles ou moins (19 %), beaucoup plus que les 2 autres marchés. Ils sont aussi plus enclins que les autres à louer une maison ou un appartement en ligne, à aller dans un gîte et à faire du camping lors d’un séjour type.

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

Les gîtes, les chalets et le camping ont la cote au Québec

Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec!

Lors d’un séjour type au Québec, les voyageurs étrangers ont choisi en plus grande proportion les hôtels, les motels et les auberges 3 étoiles, suivis de près par l’hôtellerie 4 étoiles ou plus. Plus d’un voyageur sur cinq a dormi chez des proches. Alors qu’en moyenne, le gîte ou l’établissement de type couette et café est choisi par 7 % des voyageurs hors Québec, il est fréquenté par 21 % de ceux-ci au Québec! L’hôtellerie 2 étoiles ou moins, le chalet ou l’appartement loué en ligne, la maison de campagne de la famille, le camping, le bateau de croisière, le condo et la pourvoirie récoltent tous des proportions beaucoup plus élevées que la moyenne. Rappelons que la pourvoirie est un type d’établissement que l’on trouve peu à l’extérieur du Québec (voir le graphique 4).

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Source : Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, 2015.

 

Le camping est davantage pratiqué par les 18 à 34 ans, la croisière par les plus fortunés et les chalets ou les appartements loués en ligne par les couples avec enfants. Les choix de l’hébergement par les voyageurs étrangers varient selon l’âge, le revenu annuel ou encore le type de ménage. L’image ci-dessous donne un aperçu de ces variations pour les voyageurs hors Québec.

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 L’hébergement en évolution

Les établissements 3 étoiles ou plus, le domicile des proches, les chalets, les gîtes et l’hébergement de plein air en général : les voyageurs au Québec utilisent des moyens qui caractérisent bien l’offre. Les options d’hébergement évoluent et se multiplient, tout particulièrement avec le développement des portails Web de location entre particuliers très efficaces ainsi qu’avec la diversification de l’offre telle que le prêt-à-camper, les hôtels design et branchés sur leur milieu et ceux qui proposent des services liés à la santé et au bien-être. Il s’avère essentiel de rester à l’affût de ces tendances en plus de bien saisir le profil de sa clientèle.

 

Image à la une : © iStock photo

 

 

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Marchés géographiques

Tout, tout, tout sur les voyages des Québécois!

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le Ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont ATR Associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de voyage d’agrément des Québécois.

 

L’été au Québec… mais aussi dans le Sud!

Les Québécois voyagent d’abord et avant tout chez eux, au Québec. Plus de la moitié (56 %) de leurs séjours d’agrément d’une nuit ou plus au cours des 12 derniers mois ont été réalisés dans la belle province. Ils se sont principalement déroulés dans les régions de Québec, des Laurentides, de Montréal et des Cantons-de-l’Est. La plupart de ces Québécois (81 %) s’y étaient déjà rendus auparavant. Les États-Unis et les destinations soleil arrivent respectivement aux 2e et 3e rangs des endroits prisés par les Québécois en voyage d’agrément (voir le graphique 1).

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Les Québécois fréquentent le Sud en hiver, c’est bien connu. Mais ils le font encore davantage en été.

Les principaux territoires visités aux États-Unis se situent sur la côte est américaine, soit la Nouvelle-Angleterre, les États de l’Atlantique centre et de l’Atlantique sud. Cuba, le Mexique et la République dominicaine représentent 73 % des séjours des Québécois dans le Sud. L’Europe compte pour 6 % des voyages d’agrément des 12 derniers mois. C’est la France qui domine avec 29 % de ces séjours, suivie de loin par l’Italie (12 %), puis l’Espagne (7 %).

Les Québécois fréquentent le Sud en hiver, c’est bien connu. Mais ils le font encore davantage en été. En effet, bien que le quart des séjours vers les destinations soleil se soient déroulés de janvier à mars, 31 % ont eu lieu au 3e trimestre, soit de juillet à septembre. Cette proportion de voyages estivaux grimpe à 44 % pour les séjours au Québec, à 40 % pour les destinations américaines ainsi que pour le reste du Canada. Le tableau suivant illustre la répartition trimestrielle des séjours des Québécois selon les destinations.

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En hôtel quatre étoiles ou chez des proches

En général, les voyages d’agrément des Québécois durent plus de six nuitées. Lorsqu’il s’agit d’un séjour au Québec, cette moyenne se situe à 3,8 nuitées alors qu’elle monte à 16,7 lors d’un voyage en Europe. Les Québécois voyageant seuls et ceux dont les séjours se déroulent de janvier à mars partent habituellement pour plus longtemps, neuf nuitées en moyenne.

L’hôtel d’au moins quatre étoiles et la résidence de famille ou d’amis constituent les modes d’hébergement les plus utilisés par les Québécois (toutes destinations confondues). L’hôtellerie trois étoiles, le chalet, la maison ou l’appartement loué sur des plateformes comme Airbnb ou HomeAway, puis le camping suivent. Le graphique 2 illustre les modes d’hébergement utilisés par les Québécois lors d’un séjour type au cours des 12 derniers mois. Parmi ceux dont le voyage s’est déroulé au Québec, la résidence de parents ou d’amis est le mode d’hébergement le plus employé, suivi de l’hôtellerie quatre étoiles, puis trois étoiles.

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Le magasinage et la randonnée ont la cote!

Parmi les activités culturelles et de divertissement les plus pratiquées par les Québécois pendant un séjour touristique, le magasinage et la visite de ville arrivent en tête de liste (43 %). Bien que dans de moindres proportions, comme l’indique le tableau 2, les Québécois en voyage sont aussi des adeptes de gastronomie, de musées et de sites historiques.

Dans la catégorie des activités estivales de plein air, c’est la randonnée pédestre qui rejoint la plus grande part de Québécois. Près du tiers d’entre eux en ont fait lors d’un voyage type. Toutes proportions gardées, la baignade, la pêche et le camping figurent aussi parmi les activités de plein air les plus populaires en voyage durant l’été.

En matière d’activités hivernales, c’est encore la randonnée pédestre qui récolte la plus grande proportion de pratiquants québécois. Près d’un voyageur sur cinq affirme en avoir fait lors d’un voyage au cours de la dernière année. Loin derrière arrivent la raquette, le patin, le ski alpin, les événements sportifs et la glissade sur tube.

Néanmoins, comme l’indique le tableau 2, les parts de pratiquants sont faibles. En fait, 27 % des Québécois ont indiqué ne pratiquer aucune activité de plein air en voyage l’été et cette proportion grimpe à 64 % en période hivernale!

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Une affaire de famille

La majorité des Québécois voyagent en couple (40 %) ou en famille avec des enfants (22 %). Les adultes âgés de 35 à 54 ans sont particulièrement enclins (36 %) à voyager en famille. Par ailleurs, la visite de parents ou d’amis figure au premier rang des incitatifs de voyages au Québec, suivie de la proximité de la destination. Néanmoins, la beauté des paysages a amené le tiers des voyageurs d’ici à choisir la belle province comme destination. Des restrictions en matière de budget et de temps, mais aussi la disponibilité des activités à pratiquer constituent des éléments qui ont motivé plus de 20 % des Québécois à réaliser un séjour d’agrément au Québec.

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Ceux qui voyagent le font beaucoup!

Les Québécois ayant voyagé par agrément au cours des trois dernières années l’ont fait en moyenne près de sept fois au Québec.

Les Québécois ayant voyagé par agrément au cours des trois dernières années l’ont fait en moyenne près de sept fois au Québec. Ils ont davantage visité les États-Unis (3 fois) que l’Ontario (2,7 fois) et sont aussi allés plus souvent en Europe (2,2 fois) et dans le Sud (2,2 fois) que dans l’Ouest canadien (1,9 fois) au cours de cette même période.

Enfin, quelque 39 % des Québécois ont mentionné n’avoir fait aucun voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois; principalement pour des raisons financières (58 %), par manque de temps (13 %), mais aussi parce que certains d’entre eux (19 %) n’éprouvent pas le désir de voyager et préfèrent rester à la maison.

 

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Marchés géographiques

Les Québécois, plus sorteux qu’avant!

 

À la lumière des données du Print Measurement Bureau (PMB), voici un portrait évolutif de certains comportements de voyages liés aux séjours d’agrément (d’une nuit ou plus) des Canadiens et des Québécois. À noter qu’à la différence des chiffres fournis par Statistique Canada concernant les voyages des résidents canadiens, les enquêtes du PMB concernent les individus. Ces données du PMB proviennent d’un sondage effectué mensuellement et échelonné sur une période de deux ans. Le nombre total de répondants s’élève à près de 21 500 Canadiens, dont plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans ou plus.

Les Québécois en rattrapage

D’après le sondage de 2004, plus de 46 % des Canadiens des autres provinces avaient voyagé à l’international au cours des 3 années précédentes. Chez les Québécois, cette proportion s’élevait à seulement 27 %. Au fil des années, l’écart entre ces moyennes s’amenuise (voir le graphique 1). L’incidence des Québécois qui ont voyagé à l’étranger atteint maintenant 41 % selon les données du PMB 2014, alors que la moyenne des autres provinces canadiennes est de 46 %. Les provinces qui enregistrent les plus fortes proportions de voyageurs internationaux sont l’Ontario (49 %) et les Prairies (47 %). Les résidents des provinces de l’Atlantique sont les moins enclins à avoir réalisé un voyage à l’étranger au cours des 3 dernières années (29 %).

 

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Beaucoup plus de voyages qu’il y a 10 ans

Le graphique 2 illustre l’évolution des habitudes de voyage à l’étranger des Québécois au cours des 12 derniers mois. On remarque une forte croissance de la part des Québécois qui ont réalisé au moins 2 voyages. De 10 % en 2004, cette proportion atteint 21 % en 2014, soit plus du double.

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Des classiques bien ancrés

Le nord-est des États-Unis a connu une recrudescence de popularité comme destination pendant les dix dernières années. En 2004, 7 % des Québécois affirmaient y être allés en voyage d’agrément au cours des 3 dernières années; ils étaient plutôt 13 % en 2012. La France, l’Angleterre et l’Italie figurent toujours parmi les destinations européennes fréquentées par le plus grand nombre de Québécois, mais les proportions restent stables (voir le graphique 3).

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Le Sud attire toujours plus

Les destinations soleil ont la cote auprès des Québécois, ce n’est pas une surprise. Mais la progression du nombre de Québécois qui s’y rendent est remarquable. Certaines îles des Caraïbes, parmi les destinations les plus populaires, sont en forte croissance. Alors qu’en 2004, quelque 3 % de Québécois affirmaient s’être rendus à Cuba au cours des 3 dernières années, cette proportion grimpait à près de 10 % lors du sondage de 2014. 

Alors qu’en 2004, quelque 3 % de Québécois affirmaient s’être rendus à Cuba au cours des 3 dernières années, cette proportion grimpait à près de 10 % lors du sondage de 2014.

La République dominicaine et le Mexique enregistrent aussi une croissance de voyageurs québécois. Dépassée par Cuba depuis le sondage de 2010, la Floride demeure une destination prisée par une part grandissante de Québécois (voir le graphique 4).

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Les Québécois voyagent moins au Canada que les autres

Les données du sondage PMB 2014 indiquent qu’un peu plus de la moitié (53 %) des Canadiens de 12 ans ou plus ont fait un voyage d’agrément au pays au cours des 12 derniers mois. Cette proportion est plus basse (45 %) parmi les Québécois. En fait, il s’agit du plus bas taux de touristes nationaux de tout le pays. L’incidence la plus élevée est celle liée aux citoyens des Prairies (65 %), suivie par la Colombie-Britannique et les provinces de l’Atlantique (voir le graphique 5). Globalement, ces chiffres ont très peu changé depuis les 10 dernières années.

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Où vont les Québécois et leurs voisins?

Alors que 35 % des Québécois ont réalisé un séjour d’agrément au Québec, 40 % des Ontariens l’ont fait en Ontario et une grande part des résidents de l’Atlantique se sont promenés dans les provinces de l’est du pays (voir le graphique 6). Aussi, 11 % des Ontariens et 7 % des résidents de l’Atlantique sont venus au Québec. À l’inverse, 13 % des Québécois sont allés en Ontario et 5 %, tout au plus, dans les provinces de l’Est canadien.

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De plus en plus de Québécois voyagent. L’industrie touristique d’ici doit tout mettre en œuvre pour que ceux-ci considèrent leur province comme une destination attrayante. Non seulement ils généreront des retombées économiques importantes au Québec, mais en plus, ils feront d’excellents ambassadeurs.

 

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Produits et activités

Pêche touristique au Québec: des chiffres qui inquiètent

Que ce soit en pourvoirie, en réserve faunique, sur une rivière à saumon ou lors d’une escapade urbaine, le Québec propose une variété d’offres de qualité aux pêcheurs. Pourtant, on constate un certain désintérêt de la part de la clientèle américaine pour ce produit touristique. Voici l’état de la situation des pêcheurs québécois et provenant de l’extérieur de la province.

Les Québécois «mordus» de la pêche

La pêche est un loisir prisé par de nombreux Québécois. Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) de 2013, quelque 14% des 12 ans et plus (955 000 personnes) ont pratiqué la pêche au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Bien qu’il s’agisse en majorité de pêcheurs occasionnels (50% d’entre eux pratiquent la pêche une ou deux fois par année), 190 000 Québécois s’y adonnent plus de 10 fois annuellement (voir le graphique 1). Toutefois, ce segment est plutôt vieillissant: 64% des pêcheurs assidus ont plus de 44 ans.

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Les données PMB de 2013 nous dévoilent également quelques informations sur le profil des pêcheurs québécois:

  • Sept pêcheurs sur dix sont des hommes;
  • 42% sont âgés de 35 à 54 ans, le tiers de 55 ans et plus, et 25% de 12 à 34 ans;
  • Environ un pêcheur sur trois dispose d’un revenu personnel annuel de plus de 50 000$.

Indicateur de la variation de la popularité de l’activité, les données sur les ventes de permis de pêche du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) démontrent que plus de 709 000 permis de pêche ont été vendus aux Québécois en 2012, ce qui représente une augmentation de 3% par rapport à 2002 (voir le graphique 2). L’écart entre les données PMB et celles des ventes de permis pour 2012 peut s’expliquer par le fait que certaines personnes (conjoints, enfants de moins de 18 ans, etc.) ont la possibilité de pêcher en utilisant le permis d’un autre, et aussi parce que certains pratiquent cette activité à l’extérieur de la province. Les résultats démontrent également que, malgré une baisse de 2% des ventes depuis 2009, les quatre dernières années présentent des chiffres records de la décennie écoulée.

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Les pêcheurs non résidents délaissent le Québec

Produit touristique de calibre international pour le Québec, la pêche est cependant un marché de plus en plus concurrentiel. La vente de permis aux pêcheurs non résidents a ainsi connu une baisse de 27% depuis 2002, passant de 63 000 permis vendus cette année-là à quelque 46 000 en 2012 (voir le graphique 3).

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le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011

Les données de Statistique Canada relatives à la pratique de la pêche lors d’un voyage d’un jour ou plus au Québec démontrent que cette diminution est principalement attribuable au marché des États-Unis. En effet, le nombre d’Américains ayant pratiqué cette activité lors d’un voyage d’une nuit ou plus au Québec s’est réduit de près de 30% entre 2006 et 2011 (voir le graphique 4). Cette baisse a suivi une tendance similaire à celle du nombre total de touristes d’agrément américains ayant visité le Québec sur cette même période. Il est à noter que les données de Statistique Canada correspondent au nombre de visites et peuvent dépasser les chiffres de vente de permis.

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Le marché américain, un potentiel indéniable

Le marché des pêcheurs américains démontre tout de même un potentiel à ne pas négliger lors de la promotion de l’activité. Selon l’Outdoor Recreation Participation Report de 2012, plus de 16% des Américains ont pratiqué la pêche au moins une fois en 2011, ce qui représente un marché de plus de 46 millions de pêcheurs. Une étude de la Commission canadienne du tourisme sur le marché touristique d’agrément des États-Unis réalisée en 2009 indique également que les Américains classent le Canada au premier rang par rapport à la concurrence sur le plan de la chasse et de la pêche. De plus, selon Statistique Canada, les pêcheurs américains sont des voyageurs à haut rendement, c’est-à-dire qu’ils séjournent plus longtemps que l’Américain moyen en visite au pays.

Une initiative afin d’attirer les pêcheurs

Selon une enquête sur les pêcheurs américains au Manitoba réalisée en 2012, ce marché semble accorder davantage d’importance à la quantité de poissons, à la présence de poissons-trophées et à la variété d’espèces sur un territoire qu’à la qualité du service ou au confort de l’hébergement. Afin de mettre de l’avant ses atouts, la province du Manitoba a créé le programme Master Angler Awards. Cette initiative vise la reconnaissance des pêcheurs qui capturent, puis remettent à l’eau des spécimens de différentes espèces. Pour son accomplissement, le touriste se voit ainsi décerner un certificat de reconnaissance et sa photo est publiée en ligne sur le site Web du programme. En plus de contribuer à la conservation de la ressource, cette initiative constitue une occasion pour la province d’exposer la variété des espèces disponibles sur le territoire et de démontrer la présence de poissons-trophées. De plus, cela favorise la pratique de la pêche durable par les résidents et encourage la fidélisation des touristes internationaux. Un programme de reconnaissance pour les jeunes de moins de 12 ans a également été conçu afin de souligner leur première prise de chaque espèce.

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Source : Master Angler Awards

Bien que la qualité de la pêche soit un élément déclencheur dans le choix d’une destination pour les pêcheurs américains, le gestionnaire se doit de tout mettre en œuvre afin d’assurer une expérience de qualité à sa clientèle. Qu’en pensez-vous?

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Faits et chiffres Segments de clientèles

Connaissez-vous les campeurs québécois?

La majorité d’entre eux ont adopté des pratiques écoresponsables en camping, possèdent un appareil mobile et utilisent les médias sociaux. Le prêt-à-camper semble séduire même ceux qui disposent de leur propre équipement. Voici le portrait du campeur québécois.

Le Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires – Camping Québec et la Fédération québécoise de camping et de caravaning – ont mandaté la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM pour réaliser une étude sur le camping au Québec en 2012, afin de mieux connaître la clientèle. Dans ce cadre, 989 campeurs québécois ont été sondés par panel Web en octobre 2012.

Saisonniers ou voyageurs, VR ou tente: qui fait quoi?

Les saisonniers, ceux qui s’installent sur un terrain pour la saison, représentent 20% des campeurs; 75% sont plutôt nomades ou voyageurs alors que 5% ont un comportement hybride. L’équipement le plus utilisé est la tente (39%). Les véhicules récréatifs (VR) se subdivisent en plusieurs catégories. La caravane (incluant les modèles à sellette et portée) est utilisée par 32% des campeurs; environ 13% campent dans une autocaravane et 12% sous la tente-caravane (voir le graphique 1).

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Quand, à quelle fréquence et dans combien de campings?

Les campeurs de type «voyageur» ont réalisé en moyenne six séjours en 2012. Les voyageurs en VR s’adonnent globalement au camping de façon plus intensive que ceux qui dorment sous la tente. Comme l’illustre le tableau 1, ils voyagent plus, font de plus longs séjours et fréquentent davantage de terrains de camping. Les saisonniers, quant à eux, ont campé en moyenne 40 nuits durant l’année 2012. Ils ont davantage tendance que les autres à en faire en dehors des mois de juillet et d’août.

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Où, avec qui et pourquoi?

Pour obtenir le profil d’un séjour type de camping au Québec, on a demandé aux répondants du sondage de se référer à leur plus récent voyage de camping, avant septembre 2012, lorsque c’était possible. Ce sont les saisonniers qui enregistrent le plus long séjour moyen, avec 12 nuitées. Les voyageurs en VR ont plutôt effectué des séjours de 4 nuits et ceux en tente, de 3 nuits. La région des Laurentides arrive au premier rang des destinations; 16% des campeurs y sont allés pour leur plus récent séjour.

Les Québécois ont fait du camping principalement en couple (70%), en partie avec des enfants (38%) et des amis (25%). Dans l’ensemble, ils formaient des groupes de quatre personnes. Ceux qui utilisent la tente et les jeunes de 18 à 34 ans sont plus portés à pratiquer cette activité avec des amis que les autres campeurs. Les feux de camp, la marche et la baignade dans des plans d’eau s’avèrent les activités les plus populaires; mais d’autres loisirs ressortent selon le type de campeurs, comme l’indique le tableau 2.

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Combien dépensent-ils en camping?

Lors de leur plus récent séjour, les campeurs voyageurs ont dépensé, en moyenne, environ 115$ par nuitée, pour eux et leur groupe. Dans le cas des saisonniers, lorsque l’on répartit les frais de location sur l’ensemble des nuitées réalisées pendant l’année, la dépense moyenne par nuitée s’élève à 55$. Le tableau 3 illustre la répartition de ces dépenses par groupe moyen. La Chaire de tourisme Transat estime qu’en tout, les campeurs québécois ont dépensé en 2012, lors de leurs séjours en camping, l’équivalent de 530 millions de dollars.

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Plus des deux tiers des campeurs recyclent, lorsque des bacs sont mis à leur disposition. La majorité recourent aux sacs réutilisables, et évitent le gaspillage d’eau et d’énergie. Les campeurs en tente sont les plus enclins (52%) à utiliser des bouteilles d’eau réutilisables et à choisir des produits nettoyants biodégradables. Près de la moitié des campeurs se disent prêts à payer plus cher pour aller dans un camping écoresponsable.

Plus de la moitié des campeurs possèdent un téléphone intelligent ou une tablette numérique, comparativement à 36% de la population adulte québécoise. De plus, quelque 63% des campeurs fréquentent les médias sociaux. La majorité (54%) ont utilisé leur appareil mobile en camping et près de la moitié ont partagé des photos ou publié des commentaires sur un média social à la suite d’un séjour.

Le prêt-à-camper fait des heureux

Bien que seulement 4% à 5% des campeurs aient eu recours au prêt-à-camper comme principal équipement en 2012, près d’un sur cinq (19%) a déjà fait l’expérience de cette formule au Québec, et la plupart seraient prêts à la réitérer. Seulement 14% de ceux qui se sont adonnés à cette forme de camping ne possèdent pas d’équipement. La simplicité de ce mode d’hébergement en comparaison au camping traditionnel ainsi que le confort qu’il procure sont les premières raisons évoquées. Il s’agit donc d’une possibilité envisageable même pour les campeurs équipés.

Enfin, 25% de la population adulte québécoise s’adonne au camping. Voilà un grand marché qui cherche le repos, la nature et la possibilité de socialiser dans un bel environnement tranquille, propre et sécuritaire.

 

Source:

– Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «La pratique du camping au Québec en 2012», Conseil de développement du camping au Québec et ses partenaires, février 2013.

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Produits et activités

La pratique de la motoneige au Québec : état des lieux

 

Alors que la clientèle de motoneigistes américains déserte les sentiers québécois, des campagnes promotionnelles pour faire découvrir l’activité aux néophytes ainsi que des forfaits de location comprenant un encadrement sécuritaire s’avèrent intéressants.

 

 

 

Les clientèles potentielles canadienne et américaine

Selon l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA), il y avait 1,4 million de motoneiges enregistrées aux États-Unis en 2012, dont près du quart dans les bassins naturels du Québec que sont la Nouvelle-Angleterre et l’Atlantique Centre. Au Canada, on comptait un peu plus de 593 000 véhicules enregistrés; le Québec occupait le premier rang (29%), suivi de l’Ontario (25%) et de Terre-Neuve (17%).

Selon un sondage du Print Mesurement Bureau (PMB) de l’automne 2012, 1,1 million de Canadiens ont déjà pratiqué la motoneige. De ce nombre, 340 000 Québécois et 386 000 Ontariens de 12 ans et plus ont pratiqué cette activité au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Un peu plus du quart des motoneigistes canadiens (316 000) ont mentionné avoir pratiqué la motoneige à l’occasion d’un voyage d’une nuit ou plus au Canada, dont 61 000 Québécois et 110 000 Ontariens. Par rapport à 2010, cela représente une diminution de 28% pour la clientèle québécoise, et une augmentation de 51% pour le marché ontarien.

La majorité de ces touristes-motoneigistes québécois sont âgés de 18 à 44 ans (66%) ou de 45 à 54 ans (24%) et proviennent de la région de Montréal (47%). Quant aux voyageurs ontariens, ils sont plus âgés: 37% ont de 55 à 64 ans et seulement 33% sont âgés de 18 à 44 ans. Un peu plus du quart (26%) viennent de la région de Toronto.

Plus d’Ontariens, mais moins d’Américains pratiquent la motoneige au Québec

Les années 2000 s’annonçaient catastrophiques pour la motoneige au Québec; le nombre de droits d’accès vendus diminuant sans cesse, et ce, jusqu’à l’hiver 2007-2008, moment charnière où la demande a amorcé sa remontée. L’année dernière, la vente des droits d’accès a crû de près de 8% pour atteindre le même niveau qu’en 2003-2004 (voir le graphique 1).

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Ce sont principalement les Québécois qui achètent ces permis (90% en 2011-2012); les Canadiens des autres provinces (6%) et les Américains (4%) se partagent les autres droits. Notons que le nombre de permis vendus à des Américains a chuté drastiquement depuis le début des années 2000 (-77%), passant de 17 000 à moins de 4000.

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La saison dernière, la clientèle ontarienne constituait la moitié des motoneigistes hors Québec en visite dans la belle province (voir le graphique 3), suivie de loin par celle de l’État de New York (13%) et de la Pennsylvanie (7%). Les Américains de la Nouvelle-Angleterre (Vermont, Maine, Massachusetts, Connecticut et New Hampshire) ont acheté 18% des droits d’accès vendus à des motoneigistes de l’extérieur du Québec.

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Des campagnes «découverte»

Pour attirer de nouveaux adeptes, encourager les anciens motoneigistes à renouer avec le sport et inciter les conducteurs actuels à parcourir encore plus de kilomètres, l’International Snowmobile Manufacturers Association (ISMA) a mis sur pied, il y a quelques années, la campagne «À vos motoneiges!» (Go Snowmobiling) et le concours «Partage ta passion motoneige! Amène un ami» (Take a friend snowmobiling), qui se tient cette année du 1er janvier au 31 mars. Ce concours incite les États et les provinces membres de l’American Council of Snowmobile Association (ACSA) et du Conseil canadien des organismes de motoneige (CCOM) à CN_motoneige_image1parrainer des activités dans le cadre de cette seconde campagne annuelle pour courir la chance de gagner 5 000 $. L’événement a été conçu pour soutenir les associations de motoneigistes de l’ACSA et du CCOM ainsi que leurs clubs dans leurs démarches de partenariats avec les chambres de commerce locales, les bureaux de congrès, les offices de tourisme ou toutes autres entreprises intéressées à accroître la pratique de la motoneige sur leur territoire. Plusieurs idées sont proposées dans un guide à l’intention des clubs.

En Ontario

La Fédération des clubs de motoneiges de l’Ontario (OFSC) publie un guide de planification bilingue téléchargeable à l’intention de tous ceux qui souhaitent pratiquer cette activité sur le territoire de la province. Le guide comprend des informations pratiques (règlements, permis, douanes, signalisation, etc.) de même qu’une liste d’entreprises offrant la location uniquement, la location et l’hébergement ainsi que des circuits, accompagnés ou non, le tout classé par région touristique. Il répertorie également les voyagistes qui proposent des circuits accompagnés par des professionnels.

Dans le Nord-Est des États-Unis

De nombreuses pourvoiries, camps et centres de villégiature de l’État du Maine offrent des forfaits complets incluant la motoneige, les vêtements, le casque et l’essence. La majorité proposent également des sorties de groupe guidées — avec guide certifié par la Maine Professional Guides Association — de quelques heures à plusieurs journées, des repas et l’hébergement. Ces services comprennent également une séance de formation avant de s’élancer sur les sentiers. Il existe aussi près d’une quarantaine de locateurs de motoneiges accrédités par le Department of Inland Fischeries and Wildlife qui offrent, à la carte, la location de motoneige à la demi-journée ou à la journée entière, les assurances et les vêtements; l’accompagnement par un guide est possible avec une réservation préalable.

Au Québec

Grâce au programme «Hôtels sécuritaires» de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, auquel participent plusieurs établissements hôteliers, l’offre d’hébergement pour les motoneigistes au Québec se distingue de celle de l’Ontario et des États-Unis avec des services complémentaires mis sur pied dans le but de limiter le vol de motoneiges, notamment des enclos ou des garages fermés, des chaînes pour barrer sa motoneige, des caméras de surveillance ou même des gardiens de sécurité.

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Source: Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Le Québec compte six grandes régions de motoneige qui s’adressent toutes à des clientèles locales et internationales. À ce titre, ces régions proposent des forfaits d’hébergement, des fournisseurs de services (locateurs et forfaits tout-inclus ou sur mesure, avec ou sans guide) et une liste de voyagistes offrant des séjours de motoneige ou de multiactivités aux clientèles internationales. D’ailleurs, selon une récente étude de Zins Beauchesne, 20 voyagistes et 90 locateurs accueillent ces clientèles dans la province. Voir également la campagne de Tourisme Québec.

La sécurité, un élément important, pour tous, mais encore plus pour la clientèle débutante

Le programme «Encadrement sécuritaire» élaboré par le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui des Transports et mis en place en 2009 par Aventure Écotourisme Québec, propose des mesures d’encadrement sécuritaire afin de diminuer le nombre d’accidents impliquant des touristes.

Dans le même esprit, l’ISMA, en partenariat avec l’ACSA et l’International Association of Snowmobile Administrators a développé le programme «Safe Riders! You make snowmobiling safe™» et encourage les clubs et associations à participer à la Semaine internationale de la sécurité en motoneige. Un site Internet explique en détail le programme.

Défis

La motoneige au Québec bénéficie d’une bonne réputation sur le plan international, mais elle doit composer avec une demande à la baisse de la clientèle américaine. La crise économique que les Américains ont vécue, et dont ils se sortent à peine, jumelée à une hausse des prix de l’essence n’aide en rien la situation. Comment faire pour reconquérir cette clientèle? Pour combler cette perte de motoneigistes américains, doit-on s’intéresser davantage au marché ontarien ou à celui du FIT outre-mer, particulièrement aux Français?

Bien que la motoneige constitue un important produit d’appel, son développement auprès des clientèles hors Québec devrait-il passer par la promotion d’un produit hivernal diversifié, multiactivités? En attendant la stratégie hivernale du ministère du Tourisme et de ses partenaires prévue pour cette année, quelles sont vos idées? 

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Source: Gracieuseté de Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme aérien Laurentides sur le transport aérien en milieu de villégiature.

Image à la une: Bill Longshaw, FreeDigitalPhotos.net

 

 Sources:

– Fédération des clubs de motoneige de l’Ontario. «2013 Ontario Snowmobiling Tour Planner».

– International Snowmobile Manufacturers Association. «Ideas for running a Take a Friend Snowmobiling Campaign», 2013.

– Print Measurement Bureau, 2012.

– Zins, Michel. «Impact économique de la motoneige au Québec», septembre 2012.

Sites Internet:

Algoma Central railway

Destination motoneige

Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

International Snowmobile Manufacturers Association

Maine Snowmobile Association

Northernescape

Ontario Tourism Marketing Partnership Corporation

Ontario Federation of Snowmobile Clubs

Pays de la motoneige

Québec Maritime

Région Québec du Sud

Tourisme Abitibi-Témiscamingue

Tourisme Québec