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Connaissez-vous les adeptes de la raquette et de la marche hivernale?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs, dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs, a été réalisé.

Parmi les adultes québécois, 16 % s’adonnent à la raquette, 25 % à la marche hivernale et 40 % font de la randonnée en dehors de l’hiver. Un profil des randonneurs québécois (hors hiver) a été publié précédemment. La présente analyse se penche plutôt sur les deux premiers segments : les raquetteurs et les marcheurs en hiver.

La rando, hiver comme été

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, une majorité d’adeptes de la raquette en font moins de six fois par année. C’est aussi le cas des marcheurs en hiver, mais ces derniers comptent aussi une forte proportion d’habitués, qui en font plus de 20 fois par année (22 %). À titre de comparaison, la fréquence de la pratique de la marche en hiver est assez similaire à celle en dehors de l’hiver.

La majorite des adeptes de la raquette en font moins de six fois par annee

Seuls ou en couples

La raquette et la marche hivernale se pratiquent surtout en couple (35 % et 33 % respectivement). Mais les marcheurs sont plus solitaires (38 %) que ne le sont les raquetteurs (20 %). Ces derniers choisissent aussi d’en faire entre amis (21 %), plus que ne le font les marcheurs (14 %). Dans le cas de la raquette comme de la marche hivernale, les hommes en font plus seuls alors que les femmes sont plus enclines à en faire en famille.

Pour la nature et parce que c’est gratuit et accessible

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette, et ce, pour 80 % des adeptes.

L’attrait de la nature et du plein air constitue la première motivation à pratiquer la raquette

Les deux tiers, environ, en font parce que c’est gratuit et accessible ainsi que pour admirer les paysages. Dans le cas de la marche hivernale, c’est d’abord l’accessibilité de l’activité et le fait qu’elle soit sans frais qui motivent sa pratique (voir le graphique 2).

L'attrait de la nature et du plein air est la premiere motivation a pratiquer la raquette

Soulignons que le quart des hommes qui pratiquent la raquette sont motivés par des excursions en montagne. Les femmes sont plus stimulées que les hommes à faire de la raquette pour garder la forme ou pour prendre du temps pour soi ou avec des proches.

Surtout dans leur propre région

Pour la suite de l’analyse, les randonneurs en raquettes et les marcheurs hivernaux sont regroupés pour être présentés sous un seul profil.

La région de Montréal constitue le lieu de pratique mentionné par la plus forte proportion de raquetteurs et de randonneurs hivernaux. Il s’agit donc ici de randonnées dans de grands parcs urbains. Suivent les Laurentides, la région de Québec, la Montérégie puis des Cantons-de-l’Est (voir le graphique 3). À noter que les randonneurs font de la marche hivernale et de la raquette principalement dans leur région de résidence.

La region de Montreal est le lieu de pratique important

Planifié la veille ou le jour même

La plupart (81 %) des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour même de l’activité. Quelque 16 % organisent leur sortie de deux à sept jours à l’avance; seulement 3 % le font plus d’une semaine à l’avance (voir le graphique 4). Les randonneurs de 35 à 54 ans ont plus tendance que les autres à planifier leur excursion de 2 à 3 jours à l’avance alors que les randonneurs de 55 ans et plus, les retraités et les célibataires sans enfants sont plus enclins à prendre la décision de partir le jour même.

La plupart des raquetteurs ou des randonneurs hivernaux planifient leur excursion la veille ou le jour meme

Des randonnées d’une heure ou moins, de calibre débutant

Plus de la moitié des raquetteurs et des randonneurs hivernaux affirment effectuer habituellement des randonnées de moins d’une heure. Un peu moins du tiers y consacrent de 1 à 2 heures. La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins. Néanmoins, les jeunes de 18 à 34 ans font davantage de randonnées de 4 à 5 kilomètres que les autres, et ceux de 35 à 44 ans font des sorties de 2 à 3 heures en plus forte proportion.

La majorité parcourt habituellement une distance de 3 kilomètres ou moins

La majorité des randonneurs préfèrent les fins de semaine des mois de décembre à février pour la pratique de la raquette et de la marche hivernale. Plus de la moitié recherchent des sentiers de calibre débutant, 60 % parmi les femmes, mais une forte proportion de randonneurs hivernaux (42 %) souhaitent des randonnées de niveau intermédiaire. Seulement 5 % recherchent des randonnées de niveau avancé ou expert; c’est le cas surtout parmi les jeunes de 18 à 34 ans.

Dépenser pour l’équipement et le transport

Questionnés à propos de leur plus récente excursion, les raquetteurs et les marcheurs hivernaux ont surtout dépensé pour l’achat d’équipement (dont les vêtements) et le transport. Seulement 3 % des raquetteurs et des randonneurs hivernaux ont déboursé une somme pour louer de l’équipement ou pour de l’hébergement lors de cette sortie (voir le tableau 1).

Les raquetteurs et les marcheurs hivernaux depensent surtout pour l'achat d'equipement et le transport

Aspects à privilégier

Les trois quarts des raquetteurs et des marcheurs hivernaux ont considéré la beauté des paysages comme important ou très important comme critère de choix lors de leur dernière randonnée. Par ailleurs, la plupart des randonneurs sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience globale de randonnée hivernale.

Un croisement entre les critères de sélection et le niveau de satisfaction des randonneurs fait ressortir cinq aspects à améliorer ou, du moins, à privilégier par les gestionnaires de sentiers :

  • la diversité de la faune et de la flore;
  • l’étendue du réseau de sentiers;
  • la qualité de l’enneigement;
  • la qualité des sentiers;
  • le niveau d’achalandage, la tranquillité des lieux.

Image à la une: ©Pexels

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Tendances

L’entrepreneuriat en tourisme au Québec – rétrospective

Voici des extraits de quelques analyses et d’une étude publiées au cours des deux dernières années sur le site du Réseau de veille en tourisme, accompagnées de données actualisées. Elles soulignent les nouveautés en matière de création d’entreprises au Québec, plus particulièrement en tourisme.

Un dynamisme entrepreneurial                                                        

Selon l’Indice entrepreneurial québécois 2016, 21 % des Québécois envisagent de démarrer une entreprise. Même si cela représente une faible croissance annuelle de 1 % depuis les 3 dernières années, ce taux a triplé depuis 2009. Un peu moins de 10 % des Québécois concrétisent leurs démarches, comparativement à 3 % en 2009. Le segment d’âge des 18 à 34 ans semble le plus dynamique puisque 42 % d’entre eux ont l’intention de se lancer en affaires et 15 % concrétisent leur projet. Le nombre de propriétaires d’entreprises au Québec est demeuré stable depuis 2009 (7-8 % des répondants), et la tranche d’âge des 35 à 49 ans a le plus fort taux d’entrepreneurs (12 %). Pour en savoir plus, lisez l’analyse sur le profil et le comportement des entrepreneurs québécois de la génération Y.                           

D’après l’enquête du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), les Québécois souhaitent davantage devenir entrepreneurs que les résidents du reste du Canada et concrétisent de plus en plus leurs projets d’entreprise. La valorisation de l’entrepreneuriat comme choix de carrière est également très forte au Québec.

Les entrepreneurs touristiques innovants

La nouvelle vague d’entrepreneurs au Québec s’inspire des tendances dans le tourisme pour améliorer l’expérience client et proposer de nouvelles offres. Voici quelques exemples de produits touristiques innovants :

les refuges perches et camping aventure megantic

Sources : Les Refuges Perchés et Camping Aventure Mégantic

  • Le tourisme culinaire s’inscrit désormais dans la culture distinctive d’une destination et suscite des projets novateurs : Kava Tours est la seule entreprise québécoise qui se spécialise dans la vente de forfaits de la route des vins au Québec; Tortillard gourmand propose des circuits gourmands en minibus chez des producteurs de la région de Lanaudière; YUL EAT est le premier festival de restauration de rue à Montréal.

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Source : Instagram

  • L’expérience de plein air est valorisée et bonifiée par de nouvelles activités. Par exemple, Tyrolienne Montréal, située au Vieux-Port de Montréal, offre le seul circuit de tyrolienne urbaine dans une ville canadienne, ainsi qu’un saut en chute libre. Les événements dédiés à la course à pied, tels que Les Courses Gourmandes, se sont multipliés grâce à la popularité de ce sport. Les coureurs participent à des happenings gourmands qui mettent en valeur les artisans locaux, les produits du terroir et les attraits touristiques régionaux.

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Source : Les Courses Gourmandes

Plusieurs autres exemples sont à découvrir dans le dossier Innovation et entreprenariat en tourisme au Québec de notre section Publications.

Les start-ups  du tourisme                                                     

Depuis quelques années, une nouvelle génération d’entreprises associées aux technologies émerge au Québec. La firme Compass a classé Montréal 20e meilleur écosystème pour les entreprises de type start-ups dans le monde. Ces entrepreneurs du Web s’intègrent à divers secteurs d’activité, dont le tourisme. De l’inspiration à la réservation en passant par des solutions pour les entreprises, la panoplie de services en ligne est vaste. Voici des exemples québécois :

  • Gestion des opérations : Booxi est une entreprise montréalaise qui propose une solution intelligente pour la prise de rendez-vous en ligne accompagnée d’un assistant virtuel. Depuis 2016, elle propose ses services aux spas.
  • Planification et organisation de voyages : Tourisme au Québec est une application lancée par Mobeva, une entreprise spécialisée de l’industrie des applications mobiles de voyage. Elle recense plus de 10 000 attraits touristiques et plus de 800 événements partout au Québec; l’application Hikster regroupe 850 lieux de randonnée à travers le Québec.

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Source : Hikster

  • Réservations touristiques : Busbud est le site Web de réservation de voyages en autobus disposant de la plus grande couverture. Il propose des centaines de compagnies d’autobus dans 6 000 villes réparties dans 55 pays et pour 500 000 itinéraires d’autobus différents; Chronogolf est une plateforme de réservation de parties de golf qui recense 200 terrains au Québec.

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Source : Chronogolf

  • Rabais : la plateforme M ta Région permet aux utilisateurs de bénéficier de rabais de 25 % à 50 % dans plus de 170 entreprises touristiques locales de Lanaudière.

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Source : M ta Région

Soutien aux entreprises en démarrage au Québec

L’écosystème entrepreneurial est non seulement dynamisé par les entrepreneurs, mais aussi par les nombreuses initiatives provenant d’institutions gouvernementales, financières, d’organismes sans but lucratif et d’entreprises privées. Elles offrent de l’information, de l’encadrement, du financement, des occasions de réseautage, de la formation, du mentorat et du service-conseil. Il s’agit entre autres du programme Prêt à entreprendre, du Fonds tourisme PME, de la Fondation de l’entrepreneurship, du Défi OSEntreprendre, d’Anges Québec, de la communauté Moovjee Québec, de SAJE, accompagnateur d’entrepreneurs ou encore de Futurpreneur Canada.

Plusieurs structures de soutien ont été créées spécifiquement pour soutenir la création, le développement et l’accélération des entreprises technologiques en tourisme. À Montréal, le MT Lab, l’incubateur d’innovations en tourisme, verra le jour en 2017. S’inspirant du Welcome City Lab de Paris et créé en collaboration avec ce dernier, ce projet est une initiative de l’ESG UQAM, de Tourisme Montréal et de la Ville de Montréal. Il jouera quatre rôles distincts dans l’écosystème montréalais : 

  • un incubateur pour entreprises en amorçage et décollage qui offre hébergement, accompagnement et maillage avec les grands joueurs récréotouristiques partenaires;
  • un espace de cotravail (coworking) et de mutualisation de services pour les acteurs de l’écosystème touristique et de l’innovation;
  • un living lab, lieu d’expérimentation chez les partenaires récréotouristiques concernés par les solutions à tester in situ;
  • un programme de conférences, de formations, de barcamps (ateliers participatifs) et de veille entourant les tendances de pointe du domaine récréotouristique.

Pour connaître l’ensemble des organismes de soutien pour les start-ups, lisez Incubateurs, concours et festivals : tous derrière les start-ups.

Favoriser l’innovation par l’entrepreneuriat

Le ministère du Tourisme du Québec encourage la création de nouvelles entreprises afin de répondre aux objectifs de croissance fixés dans le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020. Les exemples cités dans cette analyse démontrent qu’il existe bien, parmi les nouveaux entrants, un désir d’innover dans l’industrie touristique, que ce soit en termes de produits ou de services.

Connaissez-vous d’autres nouvelles entreprises innovantes en tourisme?

Source de l’image à la une : © MT Lab

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Qui sont les randonneurs québécois?

Une étude publiée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat pour la Fédération québécoise de la marche, la Sépaq et le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dresse le profil de la clientèle des randonneurs québécois. Pour ce faire, un sondage auprès de 1 002 randonneurs dont des adeptes de la marche hivernale et des raquetteurs a été réalisé.

L’analyse qui suit présente les grandes lignes de ce portrait des randonneurs pédestres; elle n’inclut pas les activités d’hiver. Une analyse subséquente portera sur le profil des adeptes de marche hivernale et de raquette.

Une pratique répandue

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Parmi l’ensemble des adultes québécois, 40 % ont fait de la randonnée pédestre (en tout temps sauf en hiver) au cours des 12 derniers mois.

Comme l’illustre le graphique ci-dessous, bien que 31 % n’en aient fait qu’une ou deux fois, 35 % se sont adonnés à la randonnée à plus de 5 occasions durant l’année.

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Les Québécois pratiquent la randonnée surtout en couple (36 %) ou seuls (26 %). Un randonneur sur cinq en fait habituellement avec des amis et 15 % font de la randonnée en famille, avec ou sans enfants de moins de 15 ans. Néanmoins, près du quart des randonneurs de 35 à 44 ans sont portés à en faire en famille avec des enfants de moins de 15 ans.

Pour être dans la nature

La majorité des Québécois font de la randonnée pour être dans la nature, parce qu’il s’agit d’une activité sans frais et facilement accessible, pour admirer les paysages ou encore pour garder la forme. Le graphique 2 démontre que de nombreux aspects motivent la pratique de la randonnée.

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À Montréal et dans les Laurentides

Les Québécois pratiquent surtout la randonnée pédestre à Montréal*, dans les Laurentides et en Montérégie. De façon générale, ils sont plus enclins à pratiquer la randonnée dans leur propre région. Des proportions plus élevées de Montréalais en font aussi dans les Laurentides, dans Lanaudière ainsi qu’en dehors de la province. Parmi ceux qui en font 10 fois ou plus par année, 7 % en font surtout en Gaspésie.

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*Le haut taux de pratique à Montréal peut s’expliquer par le fait que plusieurs ont considéré les grands parcs urbains comme des lieux de marche en nature et par la forte proportion de randonneurs montréalais.

Du beau temps, un accompagnateur et c’est parti!

Près des trois quarts des randonneurs estiment que des conditions climatiques favorables sont un facteur important ou très important dans la décision d’aller en randonnée. Encore davantage parmi ceux qui n’en font qu’une fois ou deux par année et pour ceux qui en font en famille, entre amis ou en groupe. Aussi, le fait d’être accompagné ou non pèse dans la balance pour plus de la moitié des randonneurs.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

La majorité des randonneurs décident la veille ou le jour même de partir en randonnée.

Près du tiers prévoit en faire de 2 à 7 jours à l’avance et seulement 6 % décident plus d’une semaine à l’avance. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans sont plus enclins à prévoir leur randonnée 2 à 3 jours à l’avance, alors que ceux de 55 ans et plus ainsi que les retraités sont davantage portés à décider le jour même. Enfin, la majorité de ceux qui en font souvent (10 fois ou plus par année) décident le jour même.

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Des randonnées intermédiaires de 2 heures et moins

Les deux tiers des randonneurs québécois marchent 2 heures ou moins. La majorité parcourent en moyenne 2 à 5 km. Ce sont les jeunes de 18 à 34 ans qui réalisent en plus grand nombre les randonnées de 5 à 10 heures. Aussi, les Montréalais sont plus enclins que les Québécois des autres régions à faire des randonnées de 2 heures ou plus.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Les fins de semaine d’automne constituent les périodes privilégiées pour la pratique de la randonnée pour la majorité des répondants.

Mais près du tiers des randonneurs en font les jours de semaine. Le tiers des randonneurs souhaitent des sentiers de niveau débutant, mais la grande majorité parcourt plutôt des sentiers intermédiaires. Seulement 6 % choisissent des sentiers de niveau avancé ou expert.

À la recherche de points de vue

Les points d’observation constituent le type d’aménagement le plus recherché, suivi des sentiers dédiés à la marche. Les randonneurs de 18 à 24 ans et les Montréalais souhaitent plus que les autres trouver un point d’accueil ou un bureau d’information, alors que ceux de 35 à 44 ans recherchent des lieux avec tables à pique-nique et panneaux d’interprétation. Le graphique 5 illustre les installations recherchées par les randonneurs.

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Dépenser surtout pour s’équiper

Les randonneurs québécois dépensent en moyenne 181 $ par année pour la pratique de cette activité. L’achat d’équipement et de vêtements représente, et de loin, la principale dépense des randonneurs. L’accès aux sentiers compte seulement pour 7 à 11 % des dépenses totales — l’accès étant gratuit pour plusieurs d’entre eux. Soulignons que les jeunes adultes de 18 à 24 ans dépensent moins, en moyenne, et que les hommes allouent des montants plus élevés que les femmes pour l’ensemble des postes de dépenses. Ces données incluent celles des randonneurs n’ayant rien déboursé dans l’année.

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Internet et conseils des proches

Enfin, les randonneurs connaissent généralement les destinations qu’ils fréquentent pour pratiquer leur activité. Ils se basent sur Internet et sur les conseils de parents et d’amis pour planifier leurs sorties. Les jeunes adultes sont plus enclins à se renseigner sur Internet. Ils consultent les moteurs de recherche généraux, le site de la Sépaq, celui de bonjourquebec.com et les sites de destinations pour planifier leurs sorties.

Image à la une : © Pexel

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Si on s’intéressait à la génération X

Qui sont-ils?

Génération oubliée, perdue, sacrifiée, clé dans le cou… La plupart des qualificatifs attribués à cette génération font référence à des aspects défavorables du contexte dans lequel elle a évolué. Nés entre 1966 et 1980, les X ont grandi dans l’ombre des baby-boomers et la plupart sont entrés sur le marché du travail dans une période où l’économie était moroseNéanmoins, ils ont aujourd’hui entre 36 et 50 ans et constituent une force vive de l’économie en général et du tourisme en particulier. Voici quelques attributs qui les caractérisent :

  • Témoins de l’éclatement de la cellule familiale, de la conquête de l’espace, de la chute du mur de Berlin, de l’apparition du sida, de la récession et de la fin de la guerre froide.
  • Plus ouverts sur la diversité culturelle que les générations précédentes.
  • Consomment des médias traditionnels, mais aussi des technologies numériques
  • Aux États-Unis, ils forment le quart de la population adulte, mais génèrent le tiers des dépenses.
  • Soucieux de leur sécurité financière et affective, ils cherchent un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle;
  • Coincés entre deux générations très influentes : les baby-boomers et la génération Y.

Famille et célébration

La vie de famille explique souvent les préférences de voyage de cette génération. Les périodes de vacances correspondent à celles du calendrier scolaire et les activités doivent plaire à tous. Les séjours multigénérationnels figurent parmi les formules populaires. Les voyages motivés par un événement spécial, une célébration, sont aussi une tendance à la hausse chez les X, toutes les raisons sont bonnes : 40e ou 50e anniversaire de naissance, mariage, divorce, promotion, etc.  

Selon le sondage Vividata 2015, plus de la moitié (51 %) des adultes québécois de la génération X ont fait au moins un voyage au pays au cours des 12 derniers mois (versus 46 % de la population québécoise de 12 ans et plus). Ils sont aussi 41 % à avoir voyagé au moins une fois au Québec (contre 37 % pour la moyenne). Au cours des 12 prochains mois, 35 % des Québécois de 35 à 49 ans démontrent déjà une intention de voyager dans la province (la moyenne de la population à cet effet s’élève à 31 %).

Sites touristiques et plein air

Lorsqu’ils voyagent au Canada, les Québécois de la génération X visitent les sites touristiques, des parents et des amis, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les parcs nationaux et provinciaux, pratiquent des activités sportives, visitent des parcs thématiques et des zoos et s’adonnent à la chasse et à la pêche, dans une plus forte proportion que la moyenne (voir le graphique 1).

taux de pratique des Quebecois a certaines activites en voyage au Canada

Quelques caractéristiques

Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des voyageurs québécois de 35 à 54 ans (plutôt que 36 à 50 ans, l’étude étant ainsi conçue). Ils sont proportionnellement plus enclins que la moyenne à :

  • posséder une résidence secondaire;
  • prendre des vacances en juillet et en décembre;
  • avoir fait un voyage dans le sud au cours de l’année;
  • rechercher des rabais, des offres promotionnelles;
  • consulter les courriels pour dénicher des offres avantageuses;
  • se montrer très intéressés par des offres ou des forfaits complets;
  • considérer les avis en ligne des autres voyageurs;
  • réserver les services touristiques en ligne (vol, hébergement, location d’auto, activités);
  • voyager en famille avec des enfants;
  • posséder un téléphone intelligent et à l’utiliser en voyage.

Une étude de Shullman Pulse réalisée auprès des voyageurs américains de la génération X suggère aux entreprises touristiques de les aborder en tenant compte de certaines de leurs valeurs :

  • Subvenir aux besoins de la famille. Les expériences touristiques doivent être perçues comme un enrichissement à la vie de famille, une occasion de créer des souvenirs qui s’inscriront dans le patrimoine familial.
  • Le désir de prendre soin de soi. L’offre touristique doit inclure des options santé comme de la restauration saine et la possibilité de faire de l’exercice.
  • Le besoin de sécurité. Les X cherchent de l’aventure sécuritaire.

Motivés par l’exploration, mais sensibles au prix

Des données récoltées en juillet 2015 aux États-Unis mettent de l’avant des aspects significatifs pour les X par rapport aux voyages. L’indicateur présenté dans le graphique ci-dessous s’intitule l’Average Traveler Psychographic Intensity Index Score; soit le niveau d’intensité ressenti envers certains éléments liés au voyage.

Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages.

La note de 100 indique le plus haut niveau. Ainsi, le désir de découvrir et d’explorer figure au premier plan lorsqu’on leur parle de voyages. La sensibilité au prix, l’intérêt pour la culture, pour le tourisme culinaire et la recherche d’authenticité caractérisent aussi de façon assez marquée le voyageur X. 

Profil du voyageur type de la generation X aux éu.S. ete 2015

La génération X, plus discrète et comptant moins d’individus que son aînée, celle des baby-boomers, et beaucoup moins sous la loupe que sa cadette, celle du millénaire, est en pleine fleur de l’âge. Ses membres saisissent bien que la vie file à toute allure et souhaitent en profiter avec leurs proches. Ils recherchent ainsi des expériences enrichissantes, et les voyages en font partie.

Image à la une: The U.S. National Archives

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Voyage à vélo : de l’inspiration à la planification

Le tourisme à vélo est un créneau en plein essor pour de nombreuses destinations. Selon l’Adventure Cycling Association (ACA), cette forme de tourisme est de plus en plus lucrative et gagne en importance en Amérique du Nord et à travers le monde.

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a publié, en janvier 2015, un portrait de la clientèle des touristes à vélo au Québec. Cette étude a été entreprise par Vélo Québec, ATR associées du Québec ainsi que par plusieurs associations touristiques régionales (ATR). Les données recueillies proviennent d’un sondage Web administré entre les 7 et 29 octobre 2014. Sur un échantillon de 1473 répondants, 85 % sont des Québécois.

Cette analyse présente les résultats liés au choix de la destination et à la planification du dernier séjour des touristes au Québec en 2014, où le vélo était :

  • le principal moyen de transport à destination;
  • la principale activité pratiquée à destination;
  • ou une activité parmi d’autres pratiquée à destination.

Sélection et choix de la destination

Le principal critère de sélection d’une destination est la beauté des paysages, suivi de l’offre d’hébergement et de la localisation. Les Québécois accordent plus d’importance à la disponibilité des forfaits, alors que les répondants de l’extérieur du Québec sont attirés par la tenue d’un événement ou d’un festival. Il est à noter que les 18 à 35 ans considèrent davantage la variété de l’offre d’attraits et d’activités autres que le vélo. L’offre d’une restauration de qualité et d’hébergement est plus importante pour le segment de clientèle avec le revenu familial le plus élevé (150 000 $ et plus).

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Toutefois, lorsque vient le moment d’arrêter son choix, le voyageur considère d’autres critères, notamment la qualité des routes et des circuits cyclables, la sécurité des circuits, le faible niveau de circulation automobile, ainsi que la variété des circuits et des pistes cyclables.

Période de planification

Plus de la moitié des touristes à vélo provenant de l’extérieur du Québec ont planifié leur séjour plus de deux mois à l’avance (55 %), comparativement à seulement 21 % des répondants québécois. Ces derniers sont d’ailleurs enclins à planifier leur séjour moins d’un mois à l’avance (57 %). Les résultats de l’étude démontrent également que plus le séjour sera long, plus il sera planifié à l’avance. Par exemple, 57 % de ceux qui ont parcouru 200 km ou plus à vélo ont organisé leur voyage plus d’un mois à l’avance.

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Les habitudes de planification divergent également selon l’âge des répondants. La moitié des 55 ans et plus ont planifié leur séjour plus d’un mois à l’avance alors que les 18 à 35 ans sont portés à planifier à la dernière minute; plus du quart (26 %) l’ont fait moins d’une semaine à l’avance.

Sources d’information utilisées

En moyenne, les touristes à vélo québécois ont utilisé trois sources d’information différentes pour planifier leur dernier séjour au Québec, comparativement à près de quatre pour le segment hors Québec. Dans les deux cas, le Web se classe premier (respectivement 58 % et 75 %).

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De nombreux répondants québécois ont utilisé les cartes des circuits et des voies cyclables (35 %), les guides touristiques de la région (31 %) et les guides des circuits ou des voies cyclables (28 %). Ceux-ci sont aussi plus nombreux à avoir consulté leurs parents et amis (26 %), les salons vélo (8 %) et les médias sociaux (4 %). Plusieurs connaissaient aussi déjà la destination (39 %).

Sites Web consultés

Les principaux sites Web consultés par les touristes à vélo lors de la planification de leur dernier séjour au Québec sont ceux des régions touristiques (40 %), des moteurs de recherche généraux (39 %), Google Maps (38 %), ainsi que les sites Web des établissements d’hébergement (35 %) et de Vélo Québec (34 %). En général, le segment provenant de l’extérieur du Québec consulte dans une proportion plus élevée différentes sources en ligne, particulièrement les sites de partage de commentaires sur le voyage (29 % comparativement à 6 % des Québécois) et les sites de réservation en ligne (28 % comparativement à 17 % des Québécois). Parmi les autres sites Web signalés par les répondants on retrouve principalement ceux spécifiques à une route ou à un événement, le portail Web de la SÉPAQ, ainsi que les sites et les blogues spécialisés sur le vélo. En moyenne, les touristes à vélo au Québec ont consulté près de trois sites Web pour la planification de leur séjour.

Motivations

Faire de l’activité physique et garder la forme (87 %), admirer les paysages (75 %) ainsi qu’être dans la nature et prendre de l’air (74 %) sont les principales motivations à la pratique du vélo. Les plus jeunes sont plus nombreux à pratiquer le vélo afin de s’éloigner du stress de la vie courante, comme moyen de transport ou pour participer à des courses ou des compétitions, alors que les plus âgés le font davantage dans le but de s’immerger dans la localité ou socialiser avec les amis ou la famille.

Le développement de pistes et de circuits cyclables de qualité (33 %), de pistes cyclables séparées de la circulation routière (30 %) ainsi qu’une meilleure information (30 %) et promotion (26 %) de l’offre touristique québécoise et de son expérience vélo inciteraient davantage les touristes à visiter le Québec sur deux roues.

Pour plus de détails sur la méthodologie, les faits saillants et les grandes conclusions de l’étude, n’hésitez pas à consulter le sommaire exécutif.

Source de l’image à la une: iStock

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Les baby-boomers : de plus en plus libres de voyager

Ils ont de 54 à 69 ans, ou de 50 à 70 ans, selon les sources. Parfois, on les regroupe avec la « génération silencieuse » sous l’appellation des 55 ans et plus. Les baby-boomers sont pourtant bien différents de leurs aînés. Les plus jeunes s’avèrent souvent très actifs, en forme et en quête d’aventure. Mais avec une partie de sa cohorte déjà bien établie dans l’univers de la retraite, la génération du baby-boom a fait son entrée dans le segment des seniors, qu’elle le veuille ou non. Certains de ses représentants profitent pleinement de cette nouvelle liberté; pour ceux qui l’aborderont prochainement, les voyages demeurent au haut de la liste des activités prévues.

Un poids touristique considérable

Les 50 à 70 ans représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années.

Les 50 à 70 ans forment 29 % de la population canadienne. Le Conference Board du Canada prévoit qu’ils représenteront le plus important marché de voyageurs au cours des 10 prochaines années avec des dépenses annuelles de 35 milliards de dollars.

Aux États-Unis, ce marché est évalué à plus de 111 milliards de dollars américains. Selon une étude publiée par U.S. News & World Report, environ 7 baby-boomers américains sur 10 feront un voyage d’agrément au cours des 12 prochains mois, et près de la moitié prévoient dépenser de 1000 à 5000 dollars pour ce séjour. L’enquête révèle également que :

  • les baby-boomers contrôlent 70 % du revenu discrétionnaire aux États-Unis;
  • tous secteurs d’activités confondus, 83 % des baby-boomers effectuent des recherches en ligne avant de faire des achats importants, qu’ils réaliseront majoritairement hors ligne;
  • quelque 45 % des baby-boomers ont l’intention de réaliser au moins un voyage à l’étranger;
  • environ 80 % des voyages de luxe sont réalisés par des baby-boomers.

Des tendances de voyage pour 2016

L’American Association of Retired Persons sondait les baby-boomers américains en septembre 2015 pour mieux comprendre leurs motivations et leurs intentions de voyage. Voici quelques faits saillants de cette enquête concernant leurs voyages pour 2016 :

  • Presque tous les voyageurs interrogés ont l’intention de partir en 2016.
  • Ils voyageront surtout pour :
    • passer du temps en famille;
    • relaxer et se ressourcer;
    • s’évader du quotidien.
  • Certains séjours prévus pour 2016 (12 %) étaient déjà réservés en septembre 2015.
  • Les baby-boomers cherchent et apprécient les bonnes affaires, mais le prix n’est pas une barrière.
  • Ils démontrent un intérêt pour les voyages internationaux de type bucket list, soit la liste des choses à faire dans une vie.
  • La gratuité de l’accès à Internet sans fil et l’inclusion du petit déjeuner figurent parmi les atouts qu’ils recherchent à l’hôtel.
  • Bien que les baby-boomers séjournent surtout en hôtellerie classique, les appartements et maisons loués entre particuliers (de type Airbnb) sont de plus en plus populaires auprès de ce marché.
  • L’Europe et les Caraïbes constituent des destinations clés.
  • Les villes, les plages et les croisières seront prisées.
  • Les voyages internationaux seront particulièrement populaires au printemps.
  • Les deux tiers des répondants affirment ne pas avoir l’intention de publier du contenu sur les médias sociaux durant leur séjour.
  • Les baby-boomers américains réaliseront des voyages multigénérationnels (au moins trois générations), surtout lors de longs week-ends.

Outre ces séjours familiaux, un tout autre phénomène se dessine en Europe : celui des voyages après la rentrée des classes. De nombreux nouveaux retraités s’impliquent dans la vie familiale de leurs enfants en offrant de leur temps, surtout en période de vacances scolaires. Selon une étude de l’agence Mintel sur la retraite, on observe une hausse des réservations de dernière minute dans les hôtels et les centres de villégiature de luxe par la clientèle des baby-boomers lors de la période correspondant à la rentrée des classes.

Et les baby-boomers québécois?

La plupart de ces tendances s’appliquent aussi au marché québécois. Comme l’illustre le graphique 1, on découvre que lorsque les baby-boomers québécois voyagent au Canada, ils visitent les sites touristiques, magasinent, vont à la plage, font de la randonnée, fréquentent les musées et s’adonnent à la chasse, à la pêche et au golf, et ce, dans une plus forte proportion que les autres segments d’âge. Ils pratiquent aussi des activités sportives, presque autant que l’ensemble de la population, mais davantage que les 65 ans et plus (2,1 %).

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Une étude réalisée en 2015 par la Chaire de tourisme Transat nous permet aussi de discerner quelques traits caractéristiques des Québécois de 55 ans et plus. Par rapport aux autres segments d’âges, ils sont proportionnellement :

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Un groupe hétérogène

Notamment parce qu’une partie d’entre eux sont toujours très actifs et que les plus âgés le sont moins, les baby-boomers ont des profils très diversifiés. Qu’ils soient aventuriers, passifs, à la recherche d’expériences nouvelles ou simplement de moments de relaxation et de contemplation, les baby-boomers à la retraite, complète ou pas, promettent de voyager.

 

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Marchés géographiques Produits et activités

Activités touristiques des voyageurs québécois

Les statistiques sur les activités touristiques sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent le taux de pratique de l’activité (en %) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage.

 

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Environ 44 % des Québécois ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2015, soit près de 3,2 millions de personnes. Cette proportion est plus faible que pour la moyenne canadienne (53 %). Près de la moitié des Québécois a effectué 1 ou 2 séjours (45 %), mais 15 % ont réalisé de 3 à 6 voyages, et 29 % 7 voyages ou plus. Ils ont voyagé principalement au Québec (80 %), mais aussi en Ontario (24 %) et au Nouveau-Brunswick (5 %).

Le magasinage et la plage sont les deux activités les plus appréciées. La randonnée et les excursions d’aventure intéressent 16 % des Québécois qui ont voyagé et comptent 8 % plus d’adeptes qu’en 2005. La visite de parcs nationaux ou provinciaux rejoint aussi un nombre considérable et croissant de voyageurs (15 % des voyageurs, en hausse de 9 %). La chasse et la pêche comptent 12 % plus d’adeptes qu’en 2005.

La variation est cependant à la baisse entre 2005 et 2015 pour le golf (-69 %), la vie nocturne (-54 %), la motoneige (-19 %) et la pratique d’activités sportives (-9 %).

Un peu plus de 11 % des Québécois ont assisté à un événement culturel ou ont visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage au Canada. Ces derniers attraits semblent moins populaires lors de voyages intérieurs que pour les séjours hors du pays, comme il est présenté dans la section suivante.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois voyagent beaucoup plus à l’étranger qu’avant et se rapprochent maintenant de la moyenne canadienne. Plus de 41 % ont effectué au moins un voyage à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années, comparativement à 45 % pour la moyenne canadienne. Ces pourcentages étaient respectivement de 27 % et 46 % en 2005.

Ils voyagent moins souvent à l’international qu’au Canada; 7 % des répondants ont effectué 3 à 6 voyages à l’étranger, et la même proportion a fait 7 déplacements ou plus. Les principales destinations sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, le Mexique, la France et ailleurs en Europe.

Pour mieux comprendre le graphique suivant, notez que même si certains taux de pratique sont en baisse, les nombres absolus sont tous en hausse importante.

Près de la moitié des Québécois ayant voyagé hors du pays ont été à la plage; ce n’est pas étonnant, quand on considère leurs destinations préférées (voir le graphique 2). Cela représente une hausse de 98 % du nombre absolu. Le magasinage se trouve au deuxième rang, avec plus d’un million d’adeptes et un taux de pratique plutôt stable parmi les voyageurs.

Une proportion considérable (15 %) des voyageurs a fréquenté un musée ou une galerie d’art. Le taux de pratique d’activités sportives décroît malgré une hausse de 37 % du nombre d’adeptes depuis 10 ans. Une conclusion semblable s’applique aux randonnées et aux excursions d’aventure, aux événements culturels, à la vie nocturne, à la visite de parcs à thème ou animaliers, au golf ainsi qu’au ski et à la planche à neige. La fréquentation des parcs nationaux ou provinciaux a intéressé une proportion semblable de touristes (10 %) pendant les 3 années observées, ce qui représente une augmentation de 76 %.

 

Bien que les destinations comptant des plages soient les grandes gagnantes de cette nouvelle manne de touristes québécois à l’étranger, toutes les activités analysées comptent plus d’adeptes en 2015 qu’en 2005. Quant aux activités pratiquées lors de voyages au Canada, certaines gagnent en popularité, plus modestement, et d’autres perdent de la vitesse. Saurons-nous renouveler notre offre touristique pour plaire aux Québécois?

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Note : Les données PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

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Produits et activités

43 loisirs des Québécois sous la loupe

Les statistiques sur les activités de loisirs et de sports sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent leur taux de pratique (%) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Précisons que certaines activités sont intensément pratiquées par les enfants de moins de 12 ans, le vélo par exemple, ce qui sous-estime le taux de pratique général dans la population. 

Le plein air, été comme hiver

La marche et le vélo rejoignent respectivement 38 % et 30 % des Québécois. Ces activités ont été pratiquées plus de 10 fois dans l’année par 23 % et 13 % des adeptes respectivement. Le camping et le canot ont connu une croissance par rapport à 2005 (14 % et 26 %), tandis que plusieurs activités estivales extérieures telles que la pêche, le golf, l’observation d’oiseaux, le patin à roues alignées ou le vélo de montagne sont en légère diminution.

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Le patinage a été en augmentation au cours de la dernière décennie (36 %), portant à 1,3 million le nombre de Québécois en ayant fait au moins une fois en 2015. Le ski alpin semble reprendre de la vigueur, mais est dépassé par la raquette (activité mesurée depuis quelques années seulement). Comme il a déjà été observé dans une analyse rédigée en 2009, la pratique de la motoneige poursuit sa décroissance. Toutes ces activités hivernales s’avèrent davantage pratiquées par les Québécois que par l’ensemble des Canadiens.

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Sorties culturelles

À l’exception du théâtre, la fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse. Pour l’industrie touristique, l’augmentation marquée de la fréquentation des musées (88 %) est particulièrement intéressante, ainsi que celle des galeries d’art dans une mesure plus modeste (29 %). La fréquentation a augmenté pour tous les types de concerts (musique populaire, + 28 %; rock, + 39 %; classique, + 41 %; et jazz, + 81 %), mais ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits ou n’ont assisté qu’une ou deux fois à des événements culturels au cours des 12 mois précédant le sondage. Les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire et de jazz que la moyenne canadienne.

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Du sport, toujours plus!

En comparaison avec 2005, la pratique de tous les sports est en hausse en 2015; celle du jogging a plus que doublé (121 % d’augmentation); et que dire du yoga et du Pilates, qui ont crû de 159 %! C’est maintenant respectivement 15 % et 7 % des Québécois qui ont pratiqué ces activités au moins une fois au cours des 12 mois précédant le sondage. Notons aussi le soccer, qui gagne des adeptes (+ 54 %), ainsi que l’entraînement dans un centre sportif (+ 31 %) et les cours d’aérobie (+ 44 %). La plupart de ces sports, dont la natation, qui demeure populaire, peuvent bien s’intégrer à l’offre des hôtels ou des centres de villégiature.

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Le sport, dans les gradins

Environ 13 % de la population québécoise a assisté à une partie de hockey au cours des 12 mois précédant le sondage de 2015, et près de 3 ou 4 % à d’autres événements sportifs. La montée en popularité de l’équipe de soccer montréalaise l’Impact, ainsi que celle des Alouettes au football, n’est peut-être pas étrangère aux hausses observées au cours des 10 dernières années (respectivement 66 % et 26 %). La course automobile connaît cependant une baisse de 4 % du nombre de ses spectateurs par rapport à 2005.

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Autres loisirs

La fréquentation des cinémas semble pâtir de la disponibilité des films en ligne et de la bonne qualité des téléviseurs et des cinémas maison d’aujourd’hui. La photographie, les spas et la cuisine gastronomique intéressent de plus en plus de gens, avec des hausses respectives de 19 %, 20 % et 28 % entre 2005 et 2015.

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Ces variations correspondent-elles à ce que vous observez en général dans la population et dans l’intérêt de vos visiteurs? Cette lecture fait-elle émerger des idées pour diversifier votre offre?

Note : Les données du PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

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Produits et activités

Ces voyageurs amateurs de routes touristiques

Une vaste étude entreprise en 2012 par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme et le ministère des Transports analysait le programme de signalisation des routes et circuits touristiques du Québec. Un des volets consistait en une enquête auprès de la clientèle afin de connaître le profil des utilisateurs des routes ainsi que leur comportement et leurs préférences. Ce sondage auprès de 3909 personnes, dont 2943 ayant parcouru une route touristique et étant en mesure de l’identifier, apporte des informations uniques sur la façon de vivre ce type d’expérience. 

L’échantillon est composé de personnes ayant fait une demande d’information touristique à l’un des points de service de Tourisme Québec (téléphone, bureau d’information touristique ou site Web). Comme il n’est ainsi pas entièrement représentatif de la population touristique totale, l’enquête ne permet pas d’établir un taux de pratique.

Surreprésentation des voyageurs français et d’outre-mer

Les répondants ayant fréquenté une route touristique sont principalement Québécois (66 %); 11 % proviennent de l’Ontario, 11 % de la France, 5 % des États-Unis et 7 % d’autres pays. Considérant la provenance globale des touristes au Québec, les Français et les voyageurs des pays autres que le Canada, la France et les États-Unis sont surreprésentés.

Des séjours bien remplis  

La majorité des répondants privilégient l’hébergement commercial, 50 % ayant séjourné dans un hôtel, une auberge ou un motel, 17 % dans un camping, 17 % dans un gîte et 9 % dans un chalet ou un condo loué. Les séjours de ces voyageurs sont plus longs (5,6 nuitées) que la moyenne des touristes d’agrément au Québec (3,4 nuitées). Parmi les répondants hors Québec, les visiteurs des routes touristiques ont passé 9,6 nuitées dans la province. En plus de ces circuits automobiles, ils apprécient la visite de parcs naturels ou la randonnée (59 %), les attractions de divertissement (43 %) ainsi que la visite de musées ou de zoos et les activités autochtones (37 %).

Plus dépensiers que la moyenne  

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément en général (tableau 1). Ils attribuent en moyenne 52 % de leurs dépenses à la visite de la route, soit 594 $. routes_touristiques_depenses_ml

Forte notoriété des routes signalisées du Québec

Fait saillant de l’enquête : les trois quarts des répondants ont pu nommer spontanément au moins une route touristique signalisée. Les routes les plus connues sont, dans l’ordre, le Chemin du Roy, la Route des Vins, la Route des Navigateurs, la Route des Baleines et la Route du Fleuve (graphique 1). routes_touristiques_notoriete_ml

Ce qui motive à parcourir une route

Découvrir de beaux paysages est la première motivation pour tous les répondants et pour toutes les routes. La découverte d’une nouvelle région, les produits du terroir ainsi que la culture locale, l’artisanat et le patrimoine sont d’autres critères importants (graphique 2).

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Les favorites

Les routes les plus fréquentées sont le Chemin du Roy (par 17 % des répondants), la Route des Navigateurs (15 %) et la Route du Fleuve (11 %). Les trois quarts des Français et les autres touristes d’outre-mer ont visité au moins deux routes au cours de leur séjour au Québec.

Parcourir la route était la principale raison du séjour de 29 % des répondants. Certaines routes ont un pouvoir d’attraction plus élevé :

  • La Route des Vins (49 %)
  • La Route des Baleines (46 %)
  • La Route du Fleuve (36 %)
  • La Route des Montagnes (36 %)

Les routes ou circuits sont cependant parcourus entièrement par 42 % des répondants. On y consacre généralement une journée, mais 22 % des répondants y ont passé 2 jours; 17 % 3 ou 4 jours; 7 % de 4 à 6 jours; et 5 % plus de 6 jours.

Sources d’information

S’informer ou planifier un séjour incluant la visite d’une route ou d’un circuit touristique se fait presque autant par Internet (54 %) qu’à l’aide de brochures, de dépliants ou de guides de voyage (52 %). Les répondants se sont aussi tournés vers les offices de tourisme dans une proportion de 41 %, ce qui est plus élevé que pour une planification habituelle mais peut-être biaisé par la nature de l’échantillon. En plus du site Web du ministère du Tourisme, les utilisateurs de routes touristiques se sont servis des moteurs de recherche généraux (42 %) et des sites d’établissements d’hébergement (41 %). Les informations recherchées sont les cartes localisant la route, ses attraits et ses services (71 %), les activités, les événements et les commerces le long de la route (52 %) ou des établissements d’hébergement (45 %).

La satisfaction au rendez-vous 

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants.

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants. Sur les 13 aspects mesurés, 10 ont été jugés très ou assez satisfaisants par 90 % ou plus des répondants. La présence d’activités et d’animation, le nombre de haltes routières et la qualité du réseau routier ont été évalués plus sévèrement (graphique 3).

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Offrir aux routes touristiques la place qu’elles méritent 

Les routes touristiques signalisées du Québec semblent présenter un grand intérêt pour la clientèle touristique, principalement celle qui vient d’outre-mer, et sont appréciées. Outre ces offres encadrées par le programme gouvernemental, de nombreux autres circuits apportent aussi une contribution indéniable à la notoriété du tourisme régional. Il s’agit d’une façon de parcourir les régions en profitant de ce qu’elles ont de mieux à offrir. Une nouvelle route s’est ajoutée récemment, la Route des Belles-Histoires dans les Laurentides et une autre devrait voir le jour au printemps 2016 : la Route des Monts Notre-Dame dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le Réseau de veille en tourisme vous invite à parcourir l’ensemble de l’étude qui inclut, entre autres, un inventaire et une analyse comparative des routes touristiques du Québec, dans les autres provinces et à l’étranger, une analyse des besoins et des attentes de l’industrie, ainsi qu’un diagnostic global et des pistes d’amélioration.

 

Source de l’image à la une: quebecoriginal.com

 

 

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Produits et activités

Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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