Catégories
Enjeux Faits et chiffres Gestion

Investir des fonds publics dans le tourisme québécois?

Environ 88% des répondants à un sondage évaluent les dépenses des touristes au Québec à 1 milliard de dollars ou moins alors qu’en réalité, elles totalisent 7,2 milliards. Malgré cette méconnaissance de l’apport de ce secteur, les Québécois sont d’accord pour y injecter des fonds publics.

A l’occasion du Symposium sur les mesures de performances et les contributions économiques du tourisme, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a mandaté la firme Ipsos Marketing pour réaliser une enquête omnibus en ligne, sur diverses questions relatives à l’industrie touristique et aux voyages au Québec.

La majorité des répondants au sondage (54%) estiment à 100 millions de dollars, tout au plus, les dépenses des touristes au Québec (voir le graphique 1). Selon les données de Statistique Canada, lorsqu’on s’intéresse uniquement aux touristes provenant de l’extérieur du Québec, les dépenses s’élèvent à 3,3 milliards de dollars.

 

Investir_tourisme_quebecois_graph1

Même en sous-estimant les revenus de l’industrie, la majorité (60%) des répondants à l’enquête est en accord avec des investissements publics ou la prise en charge d’une partie du risque financier par le gouvernement dans le secteur touristique. Le graphique 2 illustre comment se répartissent les réponses.

 

Investir_tourisme_quebecois_graph2

Cette approbation d’impliquer davantage le gouvernement dans le développement touristique est encore plus élevée parmi les gens de la grande région de Montréal (67%), les anglophones (78%), les 35 ans et plus (62%) ainsi que parmi ceux ayant fréquenté l’université (65%).

Ces résultats illustrent l’importance de poursuivre les efforts de valorisation du tourisme comme secteur économique porteur, tant auprès de la population que des élus.

Ce sondage a été mené du 17 au 19 septembre dernier auprès de 1260 Québécois.

 

Source:

• Chaire de tourisme Transat, ESG UQAM. «Sondage Omnibus sur les perceptions des Québécois», Ipsos Marketing, septembre 2012.

• Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref – 2010», 2011.

Catégories
Faits et chiffres Segments de clientèles

Divertissement et loisirs de la génération Y québécoise

Fanatiques de nightlife, les Québécois de la génération Y s’intéressent également en grand nombre aux musées. Constamment branchés sur le Web pour se divertir ou magasiner, ils prennent aussi le temps de visiter les attraits du Québec. Ils sont aussi complexes que les enjeux qui définissent la période dans laquelle ils grandissent. Leurs comportements de divertissement et de loisirs confirment l’intégration des innovations technologiques dans leur quotidien, tout en révélant leurs intérêts pour une variété d’activités traditionnelles.

Quoique les années de naissance utilisées pour définir la génération Y varient, cette analyse cible le segment des 18 à 34 ans, nés ainsi entre 1978 et 1994. Leur nombre, estimé à 7 millions de Canadiens, dont plus de 1,6 million de Québécois en juillet 2011 par Statistique Canada, dépasse largement celui de la génération X. Les données sur leurs comportements de loisirs proviennent du Print Measurement Bureau (PMB) et résultent d’une enquête réalisée sur une période de 2 ans, parue au printemps 2012.

Les natifs du numérique

Nés à l’ère de la révolution de l’information, les adultes de la génération Y personnifient bien la tendance liée à la mobilité et à l’hyperconnectivité. Il est devenu crucial d’en comprendre leurs utilisations pour deux raisons principales:

  • Les Québécois de la génération Y dominent dans presque tous les aspects liés à l’utilisation du Web (fréquence et durée de fréquentation, taux de participation aux médias sociaux, confiance en la sécurité des transactions en ligne, taux d’adoption des appareils mobiles, etc.).
  • Ils sont généralement les premiers à adopter les nouvelles technologies qui arrivent sur le marché et les nouveautés du Web.

Ayant largement contribué à l’essor des médias sociaux, les jeunes adultes accordent beaucoup de temps à Internet. D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM mené en 2011, plus de 65% des Québécois âgés de 18 à 24 ans utilisent les médias sociaux quotidiennement, alors que c’est le cas d’un peu moins de la moitié des 25 à 34 ans. Adeptes du divertissement sur le Web, les Québécois de la génération Y téléchargent de la musique, s’adonnent aux jeux en ligne et y écoutent la radio ainsi que la télévision beaucoup plus que l’ensemble des internautes québécois. Selon l’étude NETendances 2011 du CEFRIO, 67% des 18 à 34 ans ont acheté un produit ou un service sur Internet au cours de la dernière année. Le CEFRIO rapporte également que 62% des Québécois de la génération Y ont recours à Internet lorsque vient le temps de s’informer avant de faire un achat, comparativement à 43% pour l’ensemble de la population québécoise (lire aussi: L’usage des technologies de l’information et de la communication par cinq générations).

Pour la génération Y, la technologie n’a pas de prix!

Selon Statistique Canada, les Québécois de 18 à 30 ans ont consacré 6,6% de leurs dépenses totales aux loisirs en 2008, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne (5,9%). La valeur concernant leurs achats en matériel de loisirs (925$) dépasse elle aussi la moyenne (818$), particulièrement lorsqu’il s’agit de biens liés à l’informatique (433$ comparativement à 315$). Les dépenses en divertissement au foyer sont aussi plus élevées, s’établissant à 570$ chez les 18 à 30 ans, contre une moyenne de 506$ pour tous les âges.

Ces natifs du numérique semblent dépenser sans retenue dans la technologie, valorisant davantage que les autres générations ces équipements et gadgets qu’ils intègrent naturellement à leur vie. Près de 90% des Québécois âgés de 18 à 34 ans possèdent un téléphone mobile, et plus du quart d’entre eux ont choisi un modèle intelligent. Chez les 35 ans et plus, ces taux sont respectivement de 68,7% et de 28,4% (voir le tableau 1).

Vélo, rando, abdos

Parmi les activités sportives recensées par PMB, le vélo et la randonnée pédestre sont celles que la génération Y préfère (voir le graphique 1). Les jeunes adultes sont également nombreux à faire de l’exercice à la maison, du jogging ainsi que du patin à glace. Plus de 430 000 Québécois de la génération Y ont effectué du camping lors de la dernière année, mais la majorité (75%) n’a pratiqué cette activité qu’une ou deux fois pendant cette période. Près de 20% d’entre eux ont également rapporté s’adonner à la danse, à la chasse et la pêche ou à la natation.

 

Les jeunes adultes séduits par de vieux attraits québécois

Tout comme pour d’autres générations, le Vieux-Port de Montréal demeure l’attraction québécoise la plus populaire chez la génération Y. Près de 31% des 18 à 24 ans et 25% des 25 à 34 ans ont visité ce quartier historique de la métropole au cours des 12 derniers mois. Le Vieux-Québec compte également parmi les endroits les plus fréquentés, se classant au deuxième rang chez les Québécois de 25 à 34 ans et au troisième chez les 18 à 24 ans. C’est plutôt La Ronde qui arrive en deuxième place chez ces derniers, avec un taux de fréquentation de près de 25%. Les 18 à 24 ans sont également plus nombreux que tous les autres groupes d’âge à s’être rendus au Biodôme de Montréal, au zoo de Granby ainsi qu’à Mont-Tremblant (voir le graphique 2).

 

À chaque âge ses plaisirs

Les sorties dans les bars ou dans les boîtes de nuit sont de loin les plus populaires auprès de la génération Y (voir le graphique 3). Les visites au musée, au zoo ou à l’aquarium détiennent également une place importante pour les Québécois de cette génération. Les parcs d’attraction et les spas accueillent chacun près de 300 000 visiteurs âgés de 18 à 34 ans chaque année.

 

Tout comme dans le cas de la génération X et des baby-boomers, le hockey demeure l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de la génération Y (233 000), mais 70% d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

 

Sources:

– CEFRIO. «Cinq générations d’internautes : profil d’utilisation des TIC en 2011», NETendances 2011, vol. 2, no 7, 2012.

– CEFRIO. «Les médias sociaux ancrés dans les habitudes des Québécois», NETendances 2012, vol. 3, no 1, 2012.

– Cossette. «Mobindex», mobindex.ca, juin 2012.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 18 à 34 ans, enquête printemps 2012 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, enquête printemps 2011 – deux ans.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

Catégories
Faits et chiffres Segments de clientèles

Quels endroits, attraits ou régions les Québécois recommandent-ils à leurs amis en visite au Québec?

Dans le cadre des récents travaux ayant conduit au Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020, le ministère du Tourisme a identifié, à partir d’indices de performance, les produits touristiques jugés les plus porteurs. Mais qu’en est-il de la perception des Québécois sur le sujet? Quelle opinion ces ambassadeurs de choix auprès de la clientèle touristique ont-ils sur les principaux attraits touristiques du Québec? Les résidants de la région de Québec ont certes une vision très différente de ceux de la région de Montréal du potentiel touristique d’une région par rapport à une autre. Voici les détails de leurs états d’âme sur la question.

Mettre la table pour le Symposium

Dans le cadre du Symposium sur les mesures de performance et les contributions économiques du tourisme, la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM a mandaté la firme Ipsos Marketing pour réaliser un sondage Web Omnibus sur diverses questions relatives à l’industrie touristique et aux voyages au Québec. L’enquête a été menée du 17 au 19 septembre dernier auprès de 1260 Québécois.

Les Vieux remportent la palme des endroits les plus recommandés 

Le Vieux-Québec (63%) se classe au premier rang d’une vingtaine d’attraits ou d’endroits présélectionnés que les Québécois, toutes origines confondues, recommanderaient à des amis étrangers en visite au Québec. Il est suivi de loin par le Vieux-Port de Montréal et par les nombreux festivals de Montréal (32% chacun), par le Rocher Percé et l’Île Bonaventure (24%) et par les parcs nationaux du Québec (23%) (voir le graphique 1).

 

Parmi les autres choix de réponse figuraient:

  • le fleuve Saint-Laurent et les croisières internationales (7%);
  • l’expérience villégiature (p.ex. : le centre de villégiature Tremblant) (6%);
  • la motoneige (5%);
  • la chasse et la pêche (5%);
  • le Grand Nord-du-Québec (aurores boréales, caribous, etc.) (4%);
  • la culture autochtone (4%);
  • les circuits de randonnée à vélo (P’tit Train du Nord, P’tit Témis, etc.) (3%);
  • les centres de ski alpin du Québec (3%);
  • le Massif de la Petite-Rivière-Saint-François (2%);
  • le tourisme d’affaires (Montréal et Laval) (2%).

Une fierté touristique bien sentie

On remarque de grandes disparités entre les réponses des habitants de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec et ceux de la RMR de Montréal. Les premiers recommanderaient majoritairement le Vieux-Québec (88%) ainsi que des destinations et des activités de nature comme l’observation des baleines, le fjord du Saguenay, le Rocher Percé et l’île Bonaventure plutôt que le Vieux-Port de Montréal, qui remporte la faveur de moins de 10% des répondants de la RMR de Québec (voir le graphique 2). Les seconds prôneraient la visite du Vieux-Québec (53%) avant même celle du Vieux-Port ou des festivals de Montréal. L’Oratoire Saint-Joseph reçoit une mention favorable de la part de 17% des répondants de la RMR de Montréal comparativement à seulement 4% de ceux de Québec. Quant aux répondants des autres régions du Québec, ils proposeraient majoritairement le Vieux-Québec.

 

Les jeunes âgés de 18 à 34 ans recommanderaient un peu moins que leurs aînés la visite du Vieux-Québec, mais davantage celle des parcs nationaux et des circuits agrotouristiques (16% comparativement à 10%) (voir le graphique 3). L’attrait de l’eau semble beaucoup plus fort chez les gens âgés de 55 ans et plus qui proposeraient un séjour au fjord du Saguenay et aux Îles de la Madeleine dans de plus grandes proportions que leurs cadets (22% et 19% comparativement à 10% et 9%).

 

Communauté multiculturelle par excellence, Montréal semble la destination privilégiée des répondants anglophones. En effet, ceux-ci recommanderaient à leurs amis principalement le Vieux-Port (71%) et les festivals de Montréal (60%), mais aussi l’Oratoire Saint-Joseph (29%) (voir le graphique 4). Ils seraient également plus nombreux que la moyenne des répondants à proposer l’expérience de villégiature (10%). La population francophone, quant à elle, recommande en priorité le Vieux-Québec (67%), mais elle est plus sensible aux paysages et activités maritimes (observation des baleines et de la faune aquatique, fjord du Saguenay et Îles-de-la-Madeleine) que la majorité des répondants au sondage.

 

Les régions touristiques les plus recommandées

Ici, peu de surprises! De toutes les régions de la province, encore une fois ce sont celles de Québec (55%) et de Montréal (40%) qui devancent leurs consœurs au chapitre des recommandations des Québécois. Les régions touristiques traditionnelles comme Charlevoix (39%) et la Gaspésie (38%) talonnent la métropole montréalaise, suivies des zones de villégiature que sont les Cantons-de-l’Est (25%) et les Laurentides (18%), puis du Saguenay (18%) (voir le graphique 5). Les autres régions sont mentionnées par moins de 15% des répondants.

 

La proximité semble jouer un rôle majeur dans l’intention de recommander une région touristique plutôt qu’une autre. Ainsi, les sondés des RMR de Québec et de Montréal sont nettement plus enclins à proposer la visite de leur propre région touristique et de la région de villégiature voisine – Charlevoix, Chaudière-Appalaches, les Laurentides et les Cantons-de-l’Est − que les autres répondants (voir le graphique 6). Les gens du reste du Québec recommanderaient moins Montréal (24%) et les Laurentides (13%), mais plutôt les régions plus éloignées comme la Gaspésie, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, les Îles-de-la-Madeleine et le Bas-Saint-Laurent.

Encore une fois, les différences entre francophones et anglophones sont marquées. Ces derniers recommanderaient la visite de la région de Montréal dans une proportion de 79% comparativement à 32% des francophones (voir le graphique 7). Les anglophones sont aussi moins enclins à proposer la visite des autres régions du Québec hormis celle des Cantons-de-l’Est, des Laurentides et de l’Outaouais. Les recommandations des francophones, quant à elles, ne diffèrent pas tellement de celles des répondants en général.

 

Les jeunes âgés de 18 à 34 ans proposeraient un peu plus que les autres la visite de Montréal (49%) et de la Gaspésie (42%), mais moins Charlevoix et les Cantons-de-l’Est qui sont des régions plutôt recommandées par le groupe des 55 ans et plus. Ces derniers sont également plus favorables aux Îles-de-la-Madeleine que leurs cadets.

 

Les résultats de ce minisondage en disent long sur la manière dont les Québécois perçoivent les attraits, produits et régions touristiques phares du Québec. Une conclusion marquante: l’absence de l’hiver comme produit touristique vedette auprès de la population québécoise… une note discordante avec le Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020 qui mise, entre autres, sur le produit touristique hivernal. Il faudra apprendre aux Québécois à aimer l’hiver pour en faire des ambassadeurs de la marque «Québec».

 

Source:

Chaire de tourisme Transat, ESG-UQAM. «Sondage Omnibus sur les perceptions des Québécois», Ipsos Marketing, septembre 2012.

Catégories
Segments de clientèles

Comportements de loisirs de la génération X québécoise

Selon Statistique Canada, la génération X, qui suit celle des baby-boomers, regroupait en 2011 plus d’un million de personnes au Québec, soit près de 13% de la population. Ses membres ont une vie active, accordent de l’importance au noyau familial, et recherchent de nouvelles expériences et émotions. Ils aiment s’amuser, se lancer des défis et vivre des sensations fortes. Les ménages dépensent en moyenne 4 000$ par année pour leurs loisirs.

La première partie de cette analyse reprend les données du Print Measurement Bureau (PMB) 2011 pour les personnes âgées de 35 à 44 ans au moment de la collecte de données. Ces individus correspondent majoritairement au à la génération X, c’est-à-dire, nés dans les années 60 et une partir des années 70. Voici un portrait de leurs activités de loisirs et de divertissements.

Leurs principales activités de loisirs

Le quart des Québécois de la génération X consacre son temps de loisirs à faire du camping ou du jardinage (voir le graphique 1), ce qui est davantage que pour l’ensemble des Québécois (respectivement 18% et 23%). Les activités manuelles telles que la couture, l’artisanat et le tricot figurent parmi les moins populaires.

 Plus de 60% des personnes de cette génération se sont rendues au restaurant au moins une fois au cours du dernier mois, une proportion qui équivaut à celle de l’ensemble des Québécois.

Des divertissements culturels et récréatifs

La génération X semble apprécier les divertissements tant culturels que récréatifs, puisque 186 000 personnes ont fréquenté les boîtes de nuit ou les bars au cours des 12 derniers mois, et 177 000 se sont rendues au théâtre (voir le graphique 2). Les parcs d’attractions et les musées sont aussi très populaires. De manière générale, les concerts et les spectacles de danse attirent moins d’amateurs de cette génération que dans l’ensemble de la population.

 

Les visites des quartiers historiques plaisent à la génération X. En effet, près de 25% d’entre eux ont flâné dans le Vieux-Port de Montréal et 14% se sont rendus dans le Vieux-Québec lors des douze derniers mois. Le Zoo de Granby, La Ronde et le Biodôme de Montréal sont les autres attractions les plus fréquentées; et la part de ces visiteurs est plus importante que celle de l’ensemble des Québécois. Cela peut s’expliquer par le fait que ces personnes accordent une grande importance à leur famille, avec qui elles pratiquent de nombreuses activités.

Leurs activités sportives

Près de 400 000 Québécois de la génération X, soit environ 40% d’entre eux, ont fait de la marche ou de la randonnée (voir le graphique 3). Le vélo et le patin font aussi partie de leurs activités sportives préférées. En général, ils s’adonnent à des sports qui nécessitent des équipements peu coûteux. Enfin, ils pratiquent proportionnellement davantage d’activités sportives que l’ensemble des Québécois.

 

Le hockey est l’événement sportif qui attire le plus grand nombre de Québécois de 35 à 44 ans (190 000), mais près des trois quarts d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois.

Des dépenses en loisirs supérieures à celles de l’ensemble des ménages

D’après les données de Statistique Canada, les personnes de la génération X – âgées de 30 à 44 ans, dans ce cas-ci – sont arrivées à une période de leur vie où leurs revenus, mais aussi leurs dépenses sont plus élevés. Les ménages de cette génération ont des dépenses moyennes de loisirs supérieures à celles de l’ensemble de la population, puisqu’ils déboursent près de 4 000$ par année, comparativement à la moyenne de 3 500$ (voir le tableau 1). La part des loisirs représente en moyenne 5,6% de leurs dépenses totales, ce qui est légèrement plus bas que pour la moyenne des ménages (5,9%). La génération X consacre près de 30% de ce budget aux achats de matériel de loisirs et de services.

Internet et les médias sociaux

Selon une enquête du CEFRIO réalisée en 2010, 94% des Québécois de la génération X utilisaient Internet régulièrement (89%) et occasionnellement (5%). Une majorité d’entre eux s’en servent comme principale source d’information avant un achat (57%, par rapport à 43% pour l’ensemble de la population); viennent ensuite les circulaires et les catalogues papier. Près de la moitié d’entre eux (46%) ont acheté un produit ou un service en ligne durant la dernière année, principalement des billets de spectacle (47%) et des voyages (44%).

D’après un sondage du Réseau de veille en tourisme mené en 2011, près du tiers des Québécois âgés de 35 à 44 ans utilisaient les médias sociaux quotidiennement, et 65% s’y rendaient au moins une fois par semaine. Selon le CEFRIO, 67% ont consulté des avis et des recommandations en ligne et 81% ont été influencés par ceux-ci.

Quelques stratégies marketing adaptées à leur comportement de consommation

Cette génération est celle qui a le moins confiance dans les médias. En effet, elle a grandi dans un monde saturé d’informations et a développé des mécanismes de défense par rapport à la publicité. Exigeante et sensible aux prix, elle est donc très bien informée quand arrive l’étape de l’achat. Selon un sondage réalisé par Crowd Science, les consommateurs de 30 à 49 ans sont fortement fidèles aux marques en lesquelles ils ont confiance, davantage que la génération Y et les baby-boomers. Ils sont prêts à payer plus pour un produit de qualité et sont moins disposés à essayer de nouvelles marques que les consommateurs plus jeunes. Ce sont aussi les plus importants influenceurs de la marque; la moitié d’entre eux la recommandent et partagent leurs préférences avec leur entourage.

Pour communiquer avec eux, il est nécessaire de:

  • mettre en place une stratégie multicanal intégrant les médias sociaux, les appareils mobiles, les vidéos en ligne et les médias traditionnels;
  • se concentrer davantage sur le message que sur le canal de communication;
  • donner le plus de détails possible sur le produit ou le service; ne rien cacher;
  • personnaliser le contenu du message afin d’attirer leur attention.

 

Malgré une vie très occupée par leur travail et leur famille, les membres de la génération X gardent du temps pour vaquer à leurs activités de loisirs. Puisque ce sont des consommateurs influents, les entreprises ont tout intérêt à les compter parmi leurs clients fidèles. Est-ce votre cas?

 

Sources:

– Bachler, Christopher. «How to Market to Gen X and Gen Y», homebusinessmag.com, 1er mai 2009.

– Campbell, Johnny. «How to attract Generation-X clients», sellingtobrandxy.blogspot.com, 8 octobre 2010.

– CEFRIO. «De Y à A : cinq générations d’internautes», NETendances 2010, vol. 1, no 8, 2010.

– Print Measurement Bureau. Traitement spécial, Québécois de 35 à 44 ans, enquête automne 2011 – deux ans.

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

– Sowa, Cheryl. «6 Rules of Marketing to Generation X», americasbestcompanies.com, 22 décembre 2009.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

Catégories
Segments de clientèles

Comportements de loisirs des baby-boomers québécois

Les baby-boomers constituent le groupe dominant de la population québécoise. Cette génération est plus que jamais active professionnellement et consacre beaucoup de temps à sa famille. Néanmoins, elle ne délaisse pas ses loisirs et pratique des activités diversifiées. Internet est utilisé régulièrement par 80% des Québécois âgés de 45 à 54 ans et par 68% du groupe des 55-64 ans. La part des loisirs compte pour plus de 6% des dépenses moyennes annuelles des ménages de baby-boomers.

Au Québec, le baby-boom s’est déroulé de 1945 à 1960, mais en raison de l’utilisation des données du sondage de Print Measurement Bureau (PMB), nous délimitons la période de 1947 à 1966, soit les dates officielles au Canada (lire aussi: «Après le flower power, voici le boomer power»). L’enquête, parue au printemps 2011, a été réalisée sur une période de 2 ans et regroupe 2 528 répondants québécois âgés de 45 à 64 ans.

Les principales activités des baby-boomers se déroulent à la maison

Les principales activités de loisirs des baby-boomers québécois (voir graphique 1) sont la cuisine (70%), le jardinage et les réceptions à la maison (30%). Ainsi, comme le remarque André Thibault, directeur de l’Observatoire québécois du loisir, «la maison devient de plus en plus le théâtre des loisirs».

 

 

La popularité des divertissements culturels

Les quartiers historiques séduisent les baby-boomers. En effet, près de 19% d’entre eux ont fréquenté le Vieux-Port de Montréal et 18% se sont rendus dans le Vieux-Québec lors de la dernière année (voir graphique 2). En dehors des grands centres, Mont-Tremblant et le Zoo de Granby représentent les attractions les plus populaires.

Le théâtre est fréquenté par 19% des baby-boomers, ce qui en fait le principal lieu de divertissement – à l’exclusion du cinéma –, suivi des concerts de musique populaire et des musées (voir graphique 3). Les baby-boomers aiment faire la fête, puisqu’ils sont 11% à sortir dans les boîtes de nuit et dans les bars. Enfin, ils s’accordent du temps pour des sorties récréatives telles que le zoo ou l’aquarium, le spa et le parc d’attractions.

 

Plus de la moitié des baby-boomers québécois (57%) sont allés au cinéma lors des 12 derniers mois. Les personnes âgées de 45 à 54 ans sont plus nombreuses à s’y rendre (64%) que le groupe des 55-64 ans (50%). Enfin, 68% d’entre eux ont mangé au restaurant au cours du dernier mois et 55% d’entre eux ont fréquenté un restaurant de fine cuisine.

Une génération qui se maintient en forme

Un million de baby-boomers québécois ont fait de la marche ou de la randonnée, et le quart d’entre eux s’y sont adonnés 10 fois ou plus au cours des 12 derniers mois (voir graphique 4). Par ailleurs, plus du tiers (830 000) ont pratiqué le vélo, et les exercices à la maison sont assez populaires (557 000).

Le hockey est l’évènement sportif qui attire le plus grand nombre de baby-boomers québécois (281 000), mais les trois quarts d’entre eux y ont assisté seulement 1 ou 2 fois au cours des 12 derniers mois. Les autres évènements populaires sont le golf, le soccer et le football (voir graphique 5).

Des dépenses en loisirs plus importantes que l’ensemble des Québécois

Selon Statistique Canada, en 2008, les principales dépenses en loisirs d’un ménage de baby-boomers (voir tableau 1) proviennent des achats de matériel de loisirs et services (pour une moyenne annuelle de 870$), suivies des spectacles incluant le cinéma et les évènements sportifs (684$), puis des achats de véhicules de loisirs (645$). À l’exception des catégories «jouets, jeux électroniques et matériel d’art ou de passe-temps» et «établissements récréatifs», les ménages de baby-boomers dépensent davantage que la moyenne de l’ensemble des Québécois. Rappelons que la part des loisirs compte pour plus de 6% des dépenses moyennes des ménages de baby-boomers.

tableau 1_babyboomers quebecois

Les baby-boomers sont majoritairement présents sur Internet

Selon une enquête du CEFRIO réalisée en 2010, 87% des Québécois de 45 à 55 ans consultent Internet régulièrement (80%) ou occasionnellement (7%). Ils sont ainsi légèrement au-dessus de la moyenne québécoise, qui compte 75% d’utilisateurs réguliers et 7% d’utilisateurs occasionnels. Les baby-boomers âgés de 55 à 64 ans utilisent Internet dans une proportion de 76%, dont 68% régulièrement et 8% occasionnellement.

Près de la moitié des baby-boomers se rendent sur Internet avant l’achat d’un produit ou d’un service (voir tableau 2). Parmi les internautes québécois, 67% de ceux âgés de 45 à 54 ans et 59% du groupe d’âge des 55-64 ans ont consulté des recommandations avant d’acheter. Un peu moins de la moitié des baby-boomers concrétisent un achat en ligne.

Ils sont plus observateurs qu’acteurs sur les médias sociaux

Connectés aux médias sociaux par curiosité, ils conservent un comportement prudent. Ils sont plus susceptibles de naviguer sans but précis, de discuter avec des amis de longue date et de rejoindre les communautés qui partagent les mêmes intérêts qu’eux. Les commentaires des internautes influencent environ 70% des baby-boomers québécois qui les consultent. Enfin, 18% des 45-54 ans et 14% des 55-64 ans ont déjà interagi avec une entreprise sur les médias sociaux. À titre de comparaison, 17% de la génération X et 24% de la génération Y l’ont déjà fait.

Ils aiment pratiquer des loisirs en groupe et passer du temps avec leurs amis et leur famille. Leur vie sociale est très importante; ils veulent faire des activités stimulantes leur procurant de l’adrénaline. Les baby-boomers représentent une cible réceptive, prête à essayer de nouveaux produits et services, à condition que la qualité soit garantie. À vous de les convaincre!

 

Sources:

– CEFRIO, «De Y à A, cinq générations d’internautes». NeTendances 2010, vol 1, no 8, 2010.

– Print Measurement Bureau 2011. Traitement spécial, Québécois de 45 à 64 ans, données printemps 2011 – deux ans.

– Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, 2008.

– Turenne, Martine. «Célibataire, 50 ans, cherche expériences», Les Affaires, no 18, 7 mai 2011.

– Vivre la vie d’un senior. «La génération « sandwic» et «Activités préférées des baby-boomers», vivreensenior.blogspot.com, 16 septembre 2011.

 

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

La reprise des voyages des Canadiens au Québec se confirme en 2010

En 2010, plus de 22,6 millions de voyages ont été réalisés par les Canadiens au Québec, dont près de 20 millions par les Québécois, soit une augmentation de 3,6% par rapport à 2009, la plus importante des 3 dernières années. Ce phénomène s’explique par une hausse de 11,5% des visites chez des parents ou des amis, venant par le fait même contrebalancer les baisses des voyages d’affaires et d’agrément.

Les données de cette analyse sont tirées de l’Enquête sur les voyages des résidents du Canada (EVRC) de Statistique Canada. Elle se concentre sur les touristes ayant passé une nuitée ou plus au Québec à l’occasion d’un voyage.

Les visites chez des parents ou des amis relancent le tourisme intérieur

À la suite d’une fréquentation relativement stable entre 2007 et 2009, le Québec a connu une meilleure performance en 2010 quant à son tourisme intérieur, grâce aux visites de parents ou d’amis qui ont augmenté de 11,5% depuis 2009 (voir graphique 1). Le tourisme d’affaires accuse une baisse depuis 2006 (-22%) malgré une faible reprise en 2008, et les voyages d’agrément ont subi en 2010 la plus forte diminution des 4 dernières années (-5%).

Ainsi, les visites chez des parents ou des amis représentent plus de la moitié des voyages des Canadiens au Québec (56%) et près de 60% des voyages des Québécois. Viennent ensuite les voyages d’agrément (39%).

La provenance des touristes: éparpillée

Les Québécois restent de loin la principale clientèle (87%) du marché intérieur, malgré un léger recul depuis 2008 (-2,7%). La région métropolitaine de Montréal rassemble le plus grand nombre de voyageurs (8,42 millions), en particulier ceux qui visitent leurs parents ou leurs amis (voir graphique 2). Les voyages réalisés pour ce motif ont connu leur plus forte hausse annuelle dans la région de Québec (52%, soit 687 000 touristes de plus).

Les bassins de Montréal et de Québec émettent moins de voyageurs d’agrément par rapport à 2009, ces deux régions ayant enregistré des baisses respectives de 16,2% et de 4,5%. Cependant, la plus forte augmentation provient des foyers de Toronto (53%), de Sherbrooke (39%) et des autres provinces du Canada (28%).

Les hausses les plus importantes ont été observées dans les régions d’origine d’Ottawa-Gatineau (48%) et de Montréal (28%). On remarque un virement de situation pour le marché de Toronto entre 2009 et 2010, puisque le nombre de voyages d’affaires a baissé de 46%, alors que celui de voyages d’agrément a augmenté de 53%.

Lorsque l’on s’intéresse aux 5 principaux marchés d’origine (excluant le Québec) des visiteurs au Québec (voir graphique 3), selon le but du voyage, on remarque que les touristes voyagent avant tout par agrément, et c’est de la région d’Ottawa qu’ils proviennent en majorité.

Les destinations préférées des Québécois

De prime abord, nous remarquons que quatre régions du Québec se partagent près de la moitié des voyages d’agrément et des visites de parents ou d’amis réalisés par les Québécois (voir graphique 4). Les régions de Montréal et de Québec tirent leur épingle du jeu en attirant chacune plus de 2,5 millions de voyageurs, suivies des Cantons-de-l’Est et de la Montérégie.

 

Les voyages d’affaires sont principalement réalisés dans les régions de Montréal et de Québec (près de 425 000).

 

 Les nombreuses activités réalisées en voyage

Les principales activités réalisées par les touristes canadiens, tous buts confondus, sont la randonnée pédestre, l’observation de la faune, le théâtre, les concerts, l’opéra et la danse ainsi que la plage (voir graphique 6). En dehors de ces activités, les Québécois apprécient ce qui touche le plein air (camping, parc, pêche, vélo), alors que les voyageurs des autres provinces sont plutôt intéressés par les musées, les galeries d’art et les sites historiques.

 

La croissance des dépenses

Tous buts de voyages confondus, les touristes canadiens ont dépensé près de 5,1 milliards de dollars au Québec – dont 3,7 milliards de dollars par les touristes québécois; soit une augmentation de 9,5% depuis 2009. Pour les voyageurs d’affaires et d’agrément, c’est l’hébergement qui entraîne le plus de dépenses, alors que pour ceux visitant leurs parents ou amis, c’est surtout le fonctionnement de leur véhicule (voir graphique 7).

 

Les voyageurs d’affaires et d’agrément ont davantage dépensé en 2010 puisque, malgré une baisse de fréquentation, leurs dépenses moyennes ont augmenté respectivement de 5% et de 13%, pour ainsi atteindre 603,37$ et 313,48$. Les Canadiens visitant leurs parents ou amis dépensent seulement en moyenne 132,40$.

Les deux modes d’hébergement privilégiés par les voyageurs d’agrément

Les modes d’hébergement utilisés par les voyageurs d’agrément varient; ils ont toutefois favorisé le chalet ou la maison de villégiature privés (plus de 9 millions de nuitées), en particulier les Québécois. Les campings et les parcs à roulottes sont grandement fréquentés (6,4 millions de nuitées), ce qui démontre l’importance du plein air pendant les séjours des Canadiens.

 

Les nombreux défis entourant le tourisme intérieur

Grâce à une meilleure conjoncture économique en 2010, le tourisme intérieur a repris de la vigueur. Or les défis restent nombreux, et l’augmentation des visites de parents ou d’amis laisse présager une baisse des dépenses touristiques. De plus, la faible compétitivité des prix, les longues distances à parcourir et la concurrence d’autres destinations constituent d’importants freins à l’accroissement de la fréquentation du Canada par ses habitants.

Néanmoins, le Québec peut miser sur ses atouts naturels afin d’attirer les touristes d’agrément. En effet, selon une enquête de la Commission canadienne du tourisme dans le cadre de sa veille touristique mondiale, les voyageurs canadiens recherchent de plus en plus des activités de plein air. De plus, leur motivation principale dans le choix d’une destination au Canada est de pouvoir admirer la beauté des paysages. La croissance des visites des parents ou d’amis a permis au tourisme intérieur de reprendre la pente ascendante, mais est-ce une bonne nouvelle?

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme, «Veille touristique mondiale, Canada – Rapport sommaire 2011».

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», traitement spécial, 2006-2010.

 

Catégories
Faits et chiffres Technologies

Comment les Québécois achètent-ils leurs voyages?

Les Québécois sont 7 sur 10 à privilégier l’achat en ligne de leurs billets pour des attractions dont le nombre de places est limité. Plus de 28% des voyageurs invoquent l’impossibilité de réserver sur Internet comme facteur les ayant dissuadés d’avoir acheté leur dernier voyage de cette façon. Le Réseau de veille, le ministère du Tourisme du Québec ainsi qu’un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment réalisé une étude portant sur le comportement des voyageurs québécois et leurs habitudes sur Internet. Voici la 4e analyse d’une série de 5 tirées de cette étude, traitant cette fois des habitudes transactionnelles des Québécois quant au processus de planification qu’ils utilisent.

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne auprès de 3 058 Québécois (pour la méthodologie détaillée, lire l’analyse Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude).

Une question de confiance

La sécurité entourant les transactions demeure la principale préoccupation des Québécois, lorsque vient le temps d’acheter en ligne. Sur une échelle de 1 à 10, où 1 signifie que ce n’est pas du tout important et 10 que c’est très important, 64% des gens ont accordé une note de 9 ou 10 à l’élément de la sécurité comme critère de choix d’un marchand touristique en ligne (voir graphique 1).

La possibilité d’y retrouver des produits et services de qualité et des aubaines de même que le caractère convivial du site et sa facilité d’utilisation constituent d’autres aspects jugés très importants. Seulement 13% des Québécois considèrent essentiel qu’un site touristique transactionnel offre des produits et services qui respectent l’environnement.

Intérêt pour les sites Web transactionnels par secteur

La volonté du consommateur d’acheter en ligne varie selon le secteur (voir graphique 2). Le train et les attractions au nombre de places limitées (par exemple, les pièces de théâtre) présentent le plus grand intérêt pour les achats en ligne (71%). La préférence pour Internet est également supérieure dans le cas des prestations d’hébergement et des vols (66%). À l’opposé, l’intérêt pour réserver en ligne sa place au restaurant demeure passablement marginal (16%), mais il est vrai que l’offre sur Internet s’avère très limitée.

Dans le cas particulier de l’hébergement, ce sont les Québécois âgés de 25 à 44 ans qui démontrent le plus grand intérêt (69%) pour la réservation en ligne. Précisons que la motivation à acheter sur Internet rallie tous les groupes d’âge, incluant les gens de 65 ans et plus, qui sont désormais majoritaires à préférer cette méthode pour réserver leur hébergement.

On aime réserver directement auprès de l’hôtelier

Nous avons analysé en détail le mode de réservation des Québécois pour leur hébergement (voir graphique 3). D’importantes différences sont observées quant à la méthode d’achat du dernier voyage, selon que ce dernier s’est déroulé au Québec ou non. Globalement, 26% des voyageurs ont réservé leur chambre directement auprès de l’établissement d’hébergement, sans passer par Internet. Mais lorsqu’il s’agissait d’un voyage au Québec, cette proportion grimpe à 41%.

 

En règle générale, le site Web du fournisseur s’avère la méthode de prédilection (31%) pour réserver une chambre, alors que les agences de voyages en ligne comme Expedia ne viennent qu’en 3e position (13%). Dans le cas des voyages au Québec, seuls 5% des Québécois ont utilisé une agence en ligne. Les voyageurs se servent davantage des portails de destination (par exemple, les offices du tourisme) à l’étape du magasinage des prestations touristiques qu’à la phase de la transaction (8%).

Avion, train, forfait, auto de location… j’achète!

En ce qui concerne les autres secteurs d’activités, la proportion est la même entre les Québécois qui ont acheté leurs billets d’avion auprès des agences de voyages détenant des succursales physiques (25%) et ceux qui l’ont fait sur le site Web des transporteurs aériens (28%) (voir graphique 4).

Pour les billets de train, une majorité de gens choisissent de traiter directement avec le fournisseur; 35% le font hors ligne, alors que 32% s’exécutent sur le site Web de l’entreprise. La location de voiture est le service qui recueille le plus fort taux d’adoption (36%) pour les transactions effectuées directement avec le fournisseur, en ligne.

Encore plusieurs réfractaires

Bien que la proportion des transactions sur Internet continue de progresser, certaines personnes demeurent encore réticentes ou peu enclines à réserver en ligne. L’absence de soutien à la clientèle, notamment la possibilité de parler avec quelqu’un, se classe au 1er rang des facteurs les ayant dissuadés d’effectuer une réservation sur Internet (voir graphique 5). Pour les séjours au Québec, l’absence d’offre transactionnelle en ligne constitue aussi un frein important (28%). On peut certes y voir l’occasion d’accentuer et d’étendre le virage en ligne de l’offre touristique du Québec pour répondre aux besoins de ce segment de clientèle.

 

Les facteurs liés à la sécurité, à la protection des voyageurs et au service après-vente s’avèrent moins sensibles en présence d’un site marchand au Québec. On constate également que plus du quart (26%) des voyageurs n’ont pas réussi à trouver l’information recherchée ou ont jugé que celle-ci n’était pas assez détaillée (23%) pour être en mesure d’effectuer leur réservation sur Internet. Le message est clair : avant d’entrer son numéro de carte de crédit, le consommateur souhaite avoir sous les yeux toutes les informations dont il a besoin pour prendre une décision d’achat éclairée.

Lors de la prochaine analyse tirée de la même étude, nous aborderons le phénomène de la mobilité et de l’utilisation des médias sociaux.

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie-RVT», mai 2011.

 

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

Habitudes des Québécois en matière de planification de voyages

Les parents et amis (58%) demeurent la principale source d’inspiration des Québécois pour leurs voyages, devant Internet (46%). Parmi les Québécois qui utilisent le Web, le quart consultent les sites des établissements d’hébergement comme principale source d’inspiration pour leurs voyages au Québec. Le Réseau de veille en tourisme, le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont récemment réalisé une étude sur le comportement des voyageurs québécois et leurs habitudes sur le Web. Voici la troisième analyse d’une série de cinq tirées de cette étude. Nous vous présentons ici les résultats concernant les habitudes des Québécois en matière de planification de voyages d’agrément.

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne auprès de 3 058 Québécois (Pour la méthodologie détaillée, lire: Habitudes générales de voyage des Québécois et les faits saillants de l’étude).

Tout commence par une inspiration

L’adoption d’Internet par les Québécois pour la planification de voyages est maintenant généralisée. L’étape de l’inspiration représente le moment où le consommateur n’est pas encore fixé sur son plan de séjour, mais où il se met activement à la recherche d’idées. Les proches servent encore de principale bougie d’allumage (58%) à un projet de voyage, devançant le Web (voir graphique 1).

 

Pour les vacances dans le Sud, la situation est différente, car Internet constitue la première source d’inspiration (68%). Quant aux brochures, dépliants et guides gratuits, ils demeurent un facteur de décision d’une personne sur quatre. L’influence des agents de voyages varie selon la destination: 47% pour le Sud, 38% pour une destination d’outre-mer (excluant le Sud) et seulement 2% pour le Québec.

Les pour et les contre du Web

On a mesuré sur une échelle de 1 à 10 les principaux critères incitant l’utilisation du Web, où 1 signifie «ne me motive pas du tout», et 10, «me motive beaucoup» (voir graphique 2). Plusieurs facteurs tels que l’instantanéité de l’information (63%) et la flexibilité et l’économie de temps (60%) incitent les Québécois à utiliser Internet pour planifier et réserver un voyage en général.

 Quant aux critères qui découragent l’utilisation d’Internet, il n’en existe pas de majeurs aux yeux des Québécois (voir graphique 3). Pour cette échelle, 1 signifie «ne me décourage pas du tout», et 10, «me décourage beaucoup». Les obstacles proviennent surtout du manque potentiel de sécurité des transactions et de l’impossibilité de parler à quelqu’un pour poser une question particulière ou obtenir du soutien.

Où s’inspire-t-on sur le Web?

Uniquement devancés par les moteurs de recherche, les sites Web d’établissements d’hébergement figurent parmi les plus consultés par les Québécois dans leur recherche de la destination de leur dernier voyage au Québec (voir graphique 4). Pour les voyages hors Québec, les sites d’agences en ligne arrivent au premier rang.

Toutefois, lorsqu’ils se servent du Web comme source d’inspiration, les Québécois ne se limitent habituellement pas à une seule source d’information (voir graphique 5). Lorsqu’on ajoute les autres mentions possibles, on remarque qu’ils ont d’abord utilisé les moteurs de recherche (55%) et les sites d’établissements d’hébergement (54%). Une personne sur trois a déjà consulté Bonjourquebec.com pour trouver des idées de séjour au Québec.

Les habitudes des Québécois sont très différentes lorsqu’il s’agit de trouver des idées de voyages à l’extérieur de la province. Après les moteurs de recherche, ce sont les sites d’agences de voyages en ligne (46%) et les sites de partage de commentaires tels que TripAdvisor (39%) qui exercent la plus grande influence. Mentionnons aussi que 47% des Québécois ont consulté des sites de voyagistes tels que Transat dans le cas d’un voyage dans le Sud.

 

Les voyageurs recherchent d’abord du contenu informationnel comme source d’inspiration (voir graphique 6). Pour leur séjour au Québec, ils se sont beaucoup intéressés aux fiches d’information et aux articles sur la destination (45%) ainsi qu’aux répertoires et aux compilations des attraits et des activités offertes (43%).

Lorsqu’ils voyagent vers le Sud, une majorité de Québécois (57%) consultent des sites de partage de commentaires. Les avis d’experts sur le Web sont particulièrement prisés (25%) pour les voyages d’outre-mer.

Après l’inspiration, la planification

Une fois l’idée du voyage arrêtée, le consommateur passe à l’étape de la planification (voir graphique 7). À ce moment, Internet joue un rôle encore plus important: 63% des Québécois l’ont utilisé pour planifier leur dernier voyage au Québec, loin devant les conseils des parents et des amis (45%). Pour les destinations hors Québec, l’écart entre les deux sources d’information est encore plus prononcé: 73% comparativement à 42%.

Près d’un voyageur sur trois s’est servi de cartes géographiques pour planifier son séjour à l’extérieur du Québec (hormis les voyages dans le Sud). Quant aux agents de voyages, ils sont particulièrement appréciés pour les destinations du Sud (47%) et les voyages d’outre-mer (38%).

Par ailleurs, la saison du voyage influe sur les habitudes de planification du consommateur. Ce dernier utilise davantage le Web pour ses vacances hivernales. Cela s’explique en partie par la popularité du Web dans la planification des voyages dans le Sud. Le consommateur semble toutefois plus actif dans ses démarches de planification de vacances estivales lorsqu’il privilégie des outils tels que les guides touristiques gratuits (32%), les brochures et les dépliants (36%).

Comparer les prestations

Après avoir pris les principales décisions quant au type de voyage, à la destination et aux dates du séjour, le consommateur passe ensuite à la phase du magasinage, où il s’informe et compare les différents produits touristiques. Les types de sites consultés en premier lieu sont assez diversifiés, selon les habitudes de chacun et le type de prestation dont il est question. Pour les voyages au Québec, les moteurs de recherche et les sites d’établissement d’hébergement sont de loin les plus utilisés par une majorité d’internautes. Plus exactement, ce sont les répertoires et les compilations d’attraits et d’activités ainsi que les fiches d’information et les articles sur la destination que les Québécois jugent utiles pour s’informer ou comparer des produits touristiques du Québec (voir graphique 8). Fait intéressant, les contenus promotionnels sont plutôt appréciés des consommateurs (27%).

 

 L’hébergement (86%) demeure la dimension du voyage la plus magasinée sur le Web pour un séjour au Québec, suivi du secteur de la restauration (voir graphique 9). Dans le cas d’un voyage en Europe ou ailleurs dans le monde, quatre internautes sur dix ont cherché de l’information sur des vols.

 

 

Lors des deux prochaines analyses tirées de la même étude, nous traiterons des comportements de réservation pour ensuite nous attarder sur la mobilité et l’utilisation des médias sociaux.

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.

 

 

Catégories
Faits et chiffres Segments de clientèles

Les voyageurs de groupe québécois

Plus du tiers des Québécois ayant fait partie d’un groupe organisé lors de leur dernier séjour d’agrément ont voyagé pour une durée de dix nuitées et plus. Ils se sont regroupés pour visiter principalement le Québec et les États-Unis. Tout comme l’ensemble des voyageurs québécois, les voyageurs en groupe organisé sont majoritairement de la génération des baby-boomers et n’ont pas d’enfants à la maison.

En partenariat avec le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles, l’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne fait auprès de 3 058 voyageurs québécois en mars 2011. L’objectif premier est de mieux connaître le comportement des voyageurs québécois, particulièrement en ce qui concerne leur processus de planification et de réservation sur le Web. Les résultats présentés concernent le dernier séjour ayant eu lieu à plus de 100 km du domicile du répondant et pour lequel celui-ci a effectué un déplacement en transport commercial (avion, train, autocar ou voiture de location) ou a passé une nuitée dans un établissement d’hébergement commercial. Basée sur ces données, cette analyse vise à comprendre le profil et le comportement des répondants ayant effectué leur dernier voyage d’agrément en groupe organisé, excluant les voyages en formule tout inclus dans le Sud.

Ils sont au nombre de 112 à avoir fait leur dernier voyage en groupe organisé, soit 3,7% des répondants du sondage. Étant donné la spécificité des critères sur lesquels se basait la qualification des participants (voir méthodologie), on peut affirmer que cet échantillon est représentatif et valable aux fins d’une analyse.

Portrait sociodémographique des Québécois qui voyagent en groupe organisé

Globalement, les baby-boomers, soit les personnes âgées de 45 à 65 ans, constituent la génération qui voyage le plus par agrément; ils représentent 47% des voyageurs québécois (voir graphique 1). On arrive sensiblement au même constat pour les voyageurs en groupe organisé, puisque 51% appartiennent à ce groupe d’âge. Ils correspondent ainsi à une clientèle cible fort importante pour les groupes, sans oublier les voyageurs âgés de 65 ans et plus, présents à 17%. On remarque aussi que plus les répondants sont jeunes, moins ils choisissent de voyager en groupe organisé.

En général, les voyageurs québécois sont davantage en couple (71%) que seuls (27%). Il en va de même pour les voyageurs de groupe (57% versus 38%), mais dans une moindre proportion (voir graphique 2). Par ailleurs, dans 68% des cas, les voyageurs de groupe ont mentionné ne pas avoir d’enfant à la maison.

Plus de la moitié (52%) des voyageurs québécois touchent un revenu de ménage annuel se trouvant entre 25 000$ et 74 999$, comparativement à 59% pour ceux qui ont fait leur dernier voyage d’agrément en groupe organisé (voir graphique 3). Les personnes les plus aisées (150 000$ et plus) représentent 6% de tous les voyageurs et 2% des voyageurs de groupe. Près du tiers se situent entre ces deux catégories extrêmes.

Un peu plus de la moitié de l’ensemble des voyageurs travaille à temps plein; c’est le cas de 38% des répondants ayant fait partie d’un groupe organisé (voir graphique 4). Le sondage révèle que près du tiers de ce segment profite de la retraite et que 11% occupent un emploi à temps partiel.

Les voyageurs en groupe organisé résident principalement dans les grandes villes de la province, soit à Montréal (24%) et à Québec (21%) (voir graphique 5).

Près du tiers des voyageurs en groupe organisé se rendent à leur destination en autobus de longue distance (voir graphique 6). Cependant, l’avion demeure le moyen le plus utilisé par les Québécois, tous segments confondus. Il est à noter que les personnes sondées pouvaient mentionner l’utilisation de plus d’un moyen de transport et que les réponses concernaient les séjours effectués lors des douze derniers mois.

Où vont-ils et que font-ils?

Près du tiers (30%) des voyageurs en groupe organisé ont visité le Québec et un peu plus du quart (27%) ont séjourné aux États-Unis. Bien que le Sud soit populaire de façon générale (24%), les groupes n’y séjournent pas plus que dans les autres pays (14%).

Les voyageurs en général vont plus dans la région de Québec que ceux qui effectuent des voyages de groupe (voir graphique 8). Ceux-ci ont visité davantage Charlevoix et les Cantons-de-l’Est que les autres régions de la province. Montréal, les Laurentides et Québec figuraient également parmi les cinq principales régions visitées par les groupes. La Gaspésie se classe parmi les régions les moins visitées des voyageurs en groupe organisé certes, mais elle figure au classement des cinq destinations les plus populaires de l’ensemble des voyageurs.

Plus du tiers des Québécois à l’étude se sont absentés durant environ une semaine pour effectuer leur dernier séjour d’agrément, toutes destinations confondues (voir graphique 9). Les voyageurs en groupe organisé restent généralement longtemps à destination; 35% y demeuraient plus de dix nuitées. Les séjours de deux nuitées, notamment les excursions de fin de semaine, semblent eux aussi populaires auprès des groupes (20%).

Qu’il soit fait seul ou en groupe, le magasinage est une activité très en vogue chez les Québécois. Environ deux personnes sur trois s’y adonnaient lors de leur dernier séjour (voir graphique 10). Près de la moitié des voyageurs en groupe organisé accordaient une place à la visite de musées, de centres d’interprétation et de sites historiques. Les événements sportifs intéressent également les groupes (24%).

Comme nous l’avons indiqué au début de la présente analyse, le sondage a été réalisé en mars 2011. Nous croyons que certains résultats auraient pu différer s’il avait été effectué après la saison estivale. Quoi qu’il en soit, ces données dressent un portrait à jour des voyageurs québécois, incluant ceux ayant fait partie d’un groupe organisé.

 

Source:

– Sondage Ipsos Descarie – Réseau de veille en tourisme, en partenariat avec le ministère du Tourisme du Québec. «Comportement Internet des voyageurs québécois», mai 2011.

 

 

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

Habitudes générales de voyage des Québécois

En mai 2011, le Réseau de veille en tourisme, le ministère du Tourisme du Québec et un regroupement d’associations touristiques régionales et sectorielles ont réalisé une étude visant à mieux connaître le comportement des voyageurs québécois, particulièrement en ce qui concerne leur processus de planification et de réservation sur le Web. Les données proviennent d’un sondage mené par la firme Ipsos Descarie auprès de 3 058 internautes québécois. Nous proposons ici un premier texte d’une série de cinq analyses tirées de cette étude. Nous traitons d’entrée de jeu des habitudes générales de voyage d’agrément des Québécois.

Méthodologie de l’enquête

L’enquête Ipsos-RVT consiste en un sondage en ligne par panel (lire aussi les faits saillants de l’étude). D’une part, pour se qualifier, le répondant devait avoir séjourné au moins une fois à plus de 100 km de son domicile pour un voyage d’agrément au cours des 12 derniers mois. Celui ayant réalisé uniquement des voyages tout inclus dans le Sud ne fait pas partie de l’échantillon. D’autre part, il devait avoir utilisé un moyen de transport commercial (avion, train — excluant le train de banlieue, autobus de longue distance ou voiture de location) à des fins personnelles ou de loisirs ou avoir utilisé l’hébergement commercial à des fins personnelles ou de loisirs. Le sondage s’est déroulé durant la période comprise entre le 8 et le 20 mars 2011. Certaines informations traitées dans cette analyse sont basées sur des habitudes générales de voyages alors que d’autres concernent uniquement le dernier voyage effectué.

Destinations de prédilection

Globalement, le Québec a été la destination du dernier voyage des Québécois dans 36% des cas (voir graphique 1). Le Mexique et les Caraïbes arrivent en deuxième position (24%), et les États-Unis, en troisième (20%). Dans la province, la région de Québec arrive bonne première (21%), suivie de celles de Montréal et des Laurentides, ayant chacune récolté un peu plus de 10% des voyages. La métropole fait davantage office de bassin émetteur de voyageurs que de destination de choix à l’échelle du Québec.

Les jeunes sont davantage attirés par les destinations urbaines, alors qu’ils représentent 39% des voyageurs à destination de Montréal et de Québec. Le segment des 35-54 ans aime beaucoup (52%) les destinations de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent (52%). Quant aux Québécois plus âgés, ils forment un important contingent de voyageurs qui ont visité les régions de l’Outaouais (41%) et de Charlevoix (39%).

Les séjours dans le Sud, en incluant la Floride, représentent 42% des voyages hors Québec des Québécois (voir graphique 2). Parmi les autres destinations, l’Ontario (9%), l’État de New York (5%) et la France (4%) sont les plus populaires.

 

 

Les voyageurs, dont le revenu du ménage est inférieur à 50 000 $, ont choisi à 43% une destination au Québec. Cette proportion chute à 29% pour le segment des revenus supérieurs à 100 000 $.

Globalement, près de la moitié des Québécois ont effectué 1 ou 2 séjours de vacances au cours des 12 derniers mois, et plus du tiers (34%) ont réalisé 4 séjours et plus (voir graphique 3). Environ 30% des Québécois de 55 ans et plus sont des grands voyageurs (5 séjours et plus).

Les habitants des régions éloignées affichent les plus fortes proportions de voyageurs assidus: Abitibi/Baie-James/Nord du Québec (40%), Saguenay–Lac-Saint-Jean et Manicouagan/Duplessis (35%). À l’opposé, les résidents de la Montérégie (53%), du Centre-du-Québec/Mauricie (50%) et des Cantons-de-l’Est (48%) voyagent peu (1 ou 2 séjours). Ce sont les couples sans enfant qui voyagent le plus souvent; 37% ayant réalisé au moins quatre séjours au cours de la dernière année.

Activités pratiquées en voyage

Les graphiques 4, 5 et 6 présentent le taux de participation des voyageurs québécois à diverses activités, selon la région touristique de destination. La catégorie des activités regroupant la visite d’un musée, d’un zoo et les expériences autochtones s’avère populaire en Outaouais (47%) et dans la région de Québec (43%). Quant aux visiteurs de Montréal, près de la moitié d’entre eux ont assisté à un évènement sportif ou culturel.

Les résultats diffèrent pour les régions de villégiature, soit Lanaudière, la Mauricie, les Cantons-de-l’Est et les Laurentides, où les parcs naturels et la randonnée, les évènements sportifs ou culturels de même que les activités aquatiques enregistrent les meilleurs taux de pratique.

En général, les régions un peu plus éloignées sont populaires auprès des amateurs de randonnée et des parcs naturels. Une grande proportion de Québécois a aussi visité un attrait autochtone, un zoo ou un musée en Gaspésie (60%) ou au Saguenay–Lac-Saint-Jean (59%). Quant à Charlevoix, elle attire plusieurs amateurs de jeux de hasard en raison de la présence du Casino de Charlevoix (58%).

Choix de l’hébergement

Lors de leurs voyages, plus de la moitié des Québécois optent d’abord pour une auberge ou un hôtel de 4 étoiles et plus (voir graphique 7). Les établissements de 3 étoiles et moins et les campings hébergent les 18-34 ans dans une plus grande proportion que les autres groupes d’âge. L’option du motel, du condominium ou du bateau de croisière séduit davantage les 65 ans et plus.

L’hébergement chez de la famille ou des amis reçoit la faveur des voyageurs solos, tout comme l’hôtel ou l’auberge de 2 étoiles et moins. La location d’un chalet ou d’une maison de campagne correspond plus aux voyages en famille ou entre collègues et amis.

Lors de prochaines analyses tirées de la même étude, nous traiterons des aspects liés à la planification des voyages, aux comportements de réservation, au phénomène de la mobilité et à l’utilisation des médias sociaux ainsi qu’aux voyages de groupe.

 

Source:

– Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM. «Comportement Web des Québécois – Sondage Ipsos Descarie – RVT», mai 2011.