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Après le flower power, voici le boomer power!

Les baby-boomers sont habitués à tout chambouler sur leur passage. Leurs prochaines cibles: la retraite, le vieillissement et… l’expérience touristique. Pourquoi s’y intéresser? Pour la force du nombre et pour mieux comprendre la révolution qu’ils amorcent. Un marché de masse qui annonce l’âge d’or du tourisme et qui, paradoxalement, se situe à des lieux de l’âge d’or et du tourisme de masse.

Un marché trop important pour être ignoré

Nés entre 1946 et 1966, les plus âgés atteindront 65 ans cette année. En 2010, les 45-64 ans constituaient 29% de la population québécoise (2,3 millions) et 28% de la population canadienne (9,7 millions). Aux États-Unis, ils comptaient pour 26% (78 millions) en 2006.

Les baby-boomers sont la tranche dominante de la population, le groupe de consommateurs le plus influent et le plus aisé financièrement. Autant les satisfaire!

Une génération rebelle, instigatrice de changements

Exit l’âge d’or, le boomer power impose son style de vie.

Chaque étape de leur existence a eu des répercussions sociales: contraception dans les années 1960, droits et libertés, féminisme… et aujourd’hui, ils revendiquent le droit de mourir dans la dignité. Même si l’heure de la retraite a sonné, ils sont toujours déterminés à bousculer les règles établies. Ils ont bien l’intention de redéfinir la retraite, de changer l’image préconçue de la vieillesse ainsi que tous les préjugés et les comportements qui l’accompagnent. L’industrie touristique n’y échappera pas, car se payer du bon temps, découvrir de nouveaux horizons, vivre des expériences enrichissantes, relever des défis et franchir des barrières s’inscrivent à leur agenda.

Quarante ans, c’est la vieillesse de la jeunesse,

mais cinquante ans, c’est la jeunesse de la vieillesse – Victor Hugo

Les zoomers

Concepteur de grandes chaînes de télévision spécialisées, Moses Znaimer a été inspiré par le dynamisme de cette génération. Voyant tout le potentiel qu’offrent les baby-boomers, ce visionnaire les a baptisés les zoomers, «… a baby-boomer with zip».

Les zoomers ne suivent pas les modes et les grands mouvements, ils les lancent. Ils sont bien déterminés à donner une cure de jeunesse à leur image!

Si la vie vous intéresse…

D’entrée de jeu, oubliez les stéréotypes suivants: personnes réfractaires aux changements, aux nouvelles expériences, peu habiles avec la technologie, isolées, inactives et toutes pareilles. Pour les baby-boomers, le mot «vieillesse» a une connotation négative. La perception qu’ils ont d’eux-mêmes ne cadre pas avec leur âge chronologique, mais plutôt avec leur état psychologique et leur bagage d’expérience.

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Conscients tout de même qu’ils avancent en âge et que le temps file, ils ressentent une certaine urgence à profiter à plein des belles années qu’ils ont encore devant eux.

Le zoomer est généralement curieux, en forme, dégourdi, indépendant, autonome, expérimenté, exigeant. Il a plus de moyens financiers, physiques et intellectuels que les anciennes générations au même âge. Il a adopté un mode de vie sain, il orchestre une vie sociale active et prend même d’assaut les campus.

À leur retraite ou en voie de l’être, certains travaillent par nécessité, d’autres par plaisir. Leur nouveau vocabulaire: préretraite, temps partiel, temps partagé, télétravail, mentorat, coaching, horaire flexible. Plusieurs souhaitent conserver une activité professionnelle et rester mentalement et physiquement actifs. Un sondage d’American Express en 2005 révélait que 88% des boomers envisageaient la retraite comme une nouvelle phase de croissance personnelle et de développement.

La famille prend de l’importance au sein de cette génération. Souvent qualifiée de «génération sandwich», elle s’occupe de ses parents vieillissants, de ses enfants et de ses petits-enfants. En contrepartie, plusieurs personnes vivent seules, qu’elles soient célibataires, veuves ou séparées.

Les baby-boomers ne forment toutefois pas un ensemble homogène. Les plus vieux auront 65 ans cette année, et les plus jeunes, tout juste 45. Une mer de différences les sépare: moyens financiers, situation sociale, structure familiale, état de santé, etc.

Plus près de la génération X que des seniors

Seniors passifs, boomers actifs! Les boomers ne s’identifient pas à leurs aînés. Leurs valeurs, leur éducation et leur style de vie sont différents de ceux des seniors; leur mode de consommation, leurs façons de voyager et leurs activités aussi. Les seniors sont plus enclins à adopter un mode passif en voyage, privilégiant l’aspect contemplatif et les activités traditionnelles. Pour le baby-boomer, les voyages sont une composante importante de ses activités et ce qui était parfois luxueux pour ses parents, il le considère de première nécessité. Il est habitué à un rythme de vie trépidant. Consommateur avisé, il sait que la qualité a un prix et c’est ce rapport qu’il veut optimiser.

Il a visité l’Europe deux fois plutôt qu’une. Même s’il a grandi avec le tourisme de masse, il veut éviter la horde de touristes, sortir des sentiers battus, remodeler l’expérience touristique à son image et voyager individuellement. Il requiert du sur-mesure, n’est pas fidèle à une marque et se débrouille plutôt bien avec la technologie.

Voulant défier son âge, il cultive son côté rebelle. Il préfère emprunter la voie de desserte plutôt que l’autoroute. Il révèle un goût pour l’aventure, l’expérimentation, la nouveauté, la découverte d’horizons inconnus, l’apprentissage, le plaisir et l’excitation. Son profil s’apparente plus à la génération X qu’à celle des seniors. En 2008, 56% des voyageurs d’aventure en Amérique du Nord étaient des zoomers.

À suivre… De quoi se compose l’univers de voyage du baby-boomer et quelles sont les tactiques de communication pour le séduire?

Sources:

– Cannone, Brice. «Réinventons le voyage pour conquérir les papy-boomers», mai 2007.

– Conference Board du Canada. «Évaluation du rendement du Canada dans le marché américain des voyages à l’étranger», Industrie Canada, février 2008.

– Ross Cravit, Cynthia. «Zoomers create a new vision of aging», 10 mai 2010.

– Demko, David J. «Gerontologist Coins New Term, ″ZOOMER″».

– eHotelier. «Research finds GrandParents refuse to act their age», 20 février 2009.

– Forget, Dominique. «Bye-bye la résidence, bonjour la commune!», L’Actualité, 1er avril 2011, p. 34-38.

– Hendrie, John. «Boomers’ Will Challenge the Customer Experience», Travel Industry Wire, 24 mars 2011.

Hotel News in Brief. 7 décembre 2009.

– HRI. «The changing traveling trends of the older generation», Hotel Resort Insider.

– Hudson, Simon. «Wooing zoomers: marketing to the mature traveler», Marketing Intelligence & Planning, vol. 28, no 4, 2010, p. 444-461.

– Kwiatoski, Debbie. «Marketing Travel Tourism to a New Generation», Suite101, 29 mars 2007.

– Le Gall, Frédérique. «Tourisme. Les seniors convoités», Le Télégramme.com, 5 avril 2010.

– Lehto Xinran Y. et al. «Exploring tourism experience sought: A cohort comparison of Baby Boomers and the Silent Generation», Journal of Vacation Marketing, vol. 14, no 3, 2008, p. 237-252.

– MillwardBrown Focalyst. Knowledge Center.

– Nimrod, G. «Retirement and tourism. Themes in retirees’ narratives», Annals of Tourism Research, vol. 35 no 4, 2008, p. 859-78.

– Petrak, Nicole. «Keeping Up with Over 50′s Set – Q&A with Author Don Mankin», 16 mars 2011.

– Ross, Kim. «BOOMING MARKETPLACE: 13 Truths About Baby Boomer Travel», The Association of Travel Marketing Executives.

– Tourisme Québec. «Portrait sociodémographique et comportement de voyage des Québécois par segment démographique», Réseau de veille en tourisme de la Chaire de tourisme Transat de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, mars 2008.

– TravelBulletin. «The Rise of theGolden Globetrotters or Boldies as they are also known», 7 février 2011.

– VibrantNation.com. «Boomer Women Are Travel Industry’s Most Valuable Consumers: They Plan More, Spend More and Learn More», 3 février 2010.

 

Vidéo: «Generational Marketing – Matures and Baby Boomers».

 

Statistiques démographiques

– Institut de la statistique du Québec – Population par groupe d’âge, Canada et régions, 1er juillet 2010

– Statistique Canada – Recensement de 2006

– Statistique Canada – Un portrait des aînés

– USCENSUSBUREAU – Selected Characteristics of Baby Boomers 42 to 60 Years Old in 2006

 

Quelques sites et publications s’adressant aux baby-boomers

– Magazine Zoomer

– Magazine Active over 50

– Magazine Hello Boomers

Zoomer Nation

Salon des baby-boomers

Réseau social pour baby-boomers

50Plus.com

SagaZone, le Facebook européen des seniors

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Comment s’adapter à la génération G? Quelques stratégies de marketing

Depuis 2009, la firme hollandaise Trendwatching annonce la fin de l’ère du «je, me et moi» (me, myself and I) qui serait remplacée par celle de la «générosité» issue de la génération G. L’attrait croissant de la générosité a été alimenté par l’émergence d’une culture Web de personnes qui partagent, donnent, s’engagent, créent et collaborent en grand nombre au sein de multiples plateformes collaboratives. Des entreprises ont réussi à mettre de l’avant des stratégies pour rejoindre efficacement la génération G; en voici quelques exemples.

Deux principes fondamentaux: donner et partager

À l’inverse des générations X et Y, la génération G ne se définit pas selon des critères démographiques ou sociologiques. Ce sont plutôt tous les individus, consommateurs et citoyens, pour qui la générosité, l’échange et l’attention portée aux autres deviennent des éléments de satisfaction personnelle. Donner est la nouvelle façon de recevoir; partager est la nouvelle façon de donner. Cette génération ne cherche pas son statut social dans la consommation, mais dans un comportement responsable, citoyen, tourné vers les autres. Ses fondements principaux prennent racine dans l’altruisme et l’aversion à l’égard des grandes entreprises qu’elle juge comme des entités arrogantes et déconnectées de la réalité.

Qu’attend-elle des entreprises?

  • La majorité des consommateurs américains (83%) souhaitent que les produits, les services et les détaillants financent plus de causes (Cone Research & Insights, septembre 2010).
  • En 2010, les «pratiques transparentes et honnêtes» et les «entreprises à qui je peux faire confiance» ont été les credo de la génération G (Edelman Trust Barometer, 2010).
  • La majorité des consommateurs américains (80%) révèlent que le «marketing pour la cause» est susceptible de les faire changer de marque et certains (19%) sont prêts à débourser plus pour une marque ayant soutenu une cause sociétale ou environnementale (Cone, septembre 2010).
  • Près des trois quarts des personnes (71%) se font un point d’honneur d’acheter les marques de sociétés dont les valeurs sont semblables aux leurs (Young & Rubicam, août 2010).

Quelques pistes et exemples pour les entreprises

Trendwatching.com suggère sept stratégies de marketing pour rejoindre efficacement la génération G.

1. La générosité intégrée (embedded generosity)

On parle ici d’automatisme. La générosité transpire par tous les pores de l’organisation qui n’hésite pas à consulter le consommateur par l’entremise des technologies (Internet et mobile) afin de tirer le maximum de ses campagnes de collecte de fonds.

Exemple

 

En novembre et décembre 2010, l’organisme de collecte de fonds et de bienfaisance SleepSmart menait une campagne de charité, invitant les établissements hôteliers londoniens à ajouter systématiquement 1 GBP à la facture de leurs clients. Ces derniers pouvaient tout de même faire soustraire ce don lors de l’acquittement de la facture, s’ils le souhaitaient. SleepSmart garantit que tous les profits serviront à aider les sans-abri, puisque la Deutsche Bank a promis de couvrir les frais administratifs de la campagne.

 

2. Les concierges de la marque (brand butlers)

Les consommateurs d’aujourd’hui bénéficient d’un accès instantané à un nombre croissant d’outils et de services. En 2011, les marques devront aiguiser leurs compétences de «concierge» ou de «majordome» afin d’aider leurs clients à mieux vivre leur quotidien.

Exemple

En juillet 2010, les hôtels Sofitel annonçaient qu’ils offriraient gratuitement des iPads aux clients séjournant dans certains de leurs hôtels européens, et ce, pour toute la durée de leur voyage.

3. L’amour gratuit (free love)

La hausse continue de la valeur des gratuités offertes aux consommateurs, à la fois en ligne et hors ligne, conduit à une véritable guerre: les entreprises font tout pour attirer leur attention. Cette tendance à rechercher l’«amour» en offrant des biens gratuits jouit heureusement de la diminution constante de certains coûts de production.

Exemple

En janvier et février 2011, sept grandes compagnies aériennes américaines s’associaient à Gogo Inflight pour fournir un accès gratuit illimité au réseau social Facebook à tous leurs passagers.

4. Les petits plus (perkonomics)

De nouveaux éléments ajoutés aux produits standards viennent satisfaire le désir toujours croissant des consommateurs pour de nouvelles formes de statut, de privilèges, d’exclusivités et de commodités. Pour l’entreprise, les bénéfices sont tout aussi prometteurs: échapper à la banalisation de ses produits, attirer l’attention et renforcer ses relations avec ses clients.

Exemple

De la fin novembre jusqu’à la veille de Noël 2010, Continental Airlines, en partenariat avec la Chase Bank, ouvrait le Continental VIP Lounge from Chase dans un centre d’achat du New Jersey. Exclusif aux détenteurs des cartes Continental Chase et United Mileage Plus, le Lounge offrait aux clients une oasis de paix pendant la période trépidante du magasinage des Fêtes. Sur les lieux: rafraîchissements, fauteuils de massage, téléviseurs haute définition, Wi-Fi gratuit, service d’emballage de cadeaux et de consigne des sacs d’emplettes.

Source: Architizer.com

5. Les actes de bonté sans condition (random act of kindness)

Le désir de sincérité des consommateurs et leur besoin de contact humain font en sorte que tout acte gratuit de bonté constituera l’un des moyens les plus efficaces de communiquer avec eux en 2011. Comme les communications s’effectuent de plus en plus ouvertement, à la fois avec et entre les consommateurs (notamment en ligne), il n’a jamais été aussi facile de surprendre et de séduire le public avec des actes de bonté sans condition.

Exemple

À la veille de Noël 2010, la compagnie aérienne espagnole Spanair, en collaboration avec l’agence créative Shackleton, surprenait ses passagers en attente au carrousel à bagages en leur offrant des cadeaux personnalisés pour célébrer la fête.

Source: Youtube-Spanair

6. Récompense Inc. (Reward Inc.)

De plus en plus, les «marques» récompensent les clients qui interagissent avec elles. Cela passe par l’application mobile géolocalisée, qui incite les utilisateurs à se rendre dans de nouveaux lieux et à essayer de nouvelles choses, par des campagnes qui offrent des rabais, des cadeaux ou des récompenses pour attirer les consommateurs existants ainsi que les clients potentiels.

Exemple

Lancé en octobre 2010, Pongr récompense les utilisateurs d’avoir pris des photos de produits ou de publicités. Grâce à la technologie de reconnaissance d’images, Pongr invite les consommateurs à utiliser leur caméra de téléphone mobile pour interagir avec les panneaux d’affichage extérieurs, avec la publicité dans les abribus et avec les pages de magazines en échange de coupons et de récompenses, qui leur sont envoyés par message texte sur leur téléphone intelligent.

7. Essayer avant d’acheter (tryvertising)

Le tryvertising s’apparente à la distribution d’échantillons gratuits à tester; les offres sont concrètes et ciblées, les objets tangibles et totalement gratuits. Mais alors que le placement d’échantillons traditionnels ne permet que la distribution d’un produit nouveau en grande quantité, le tryvertising mise sur un suivi de l’avis du consommateur. Par exemple, on favorise le partage de l’expérience sur Internet, par Facebook ou d’autres réseaux sociaux. On compte sur le désir du consommateur de communiquer à son réseau ses propres découvertes.

Exemple

Lancé en mars 2011, Artsicle propose un service original de location d’art aux résidents de New York, avec la possibilité d’«essayer» avant d’acheter. L’entreprise représente de nombreux artistes de la relève et offre des œuvres valant entre 500 et 1500 USD en location mensuelle à 50 USD.

Malgré toutes ces stratégies, convenons ensemble qu’une entreprise vraiment «généreuse» offrira davantage que des petits plus, des gratuités ou des dons. Au-delà de l’aspect purement commercial, elle proposera des outils pour aider le consommateur, démontrant par le fait même un changement de mentalité.

 

Source:

Trendwatching.com

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Qui sont ces golfeurs qui voyagent?

De nombreux golfeurs aiment voyager, particulièrement les Américains, qui figuraient dans 62,5% des voyages de golf réalisés dans le monde en 2009. Ils se regroupent pour leurs vacances et forment des clans aux caractéristiques distinctes. Une récente étude de la firme internationale de recherche Mintel décrit six profils de groupes de golfeurs touristiques. Quels sont-ils et comment les reconnaître?

Le marché international

Dans son rapport, Mintel définit un voyage de golf comme étant un voyage d’agrément domestique ou international d’au moins une nuitée et dont le principal objectif est de jouer au golf.

Le golf est le plus important segment du tourisme sportif; il compte 56 millions d’adeptes, qui jouent sur plus de 32 000 terrains partout dans le monde. Les golfeurs américains aiment particulièrement voyager; selon Golf Profit Builders, ils le font plus que ceux qui pratiquent d’autres sports tels que le ski, le tennis ou la voile. En 2009, ils ont effectué 39,5 millions de voyages et dépensé 18 millions USD, soit 72% de l’argent déboursé par l’ensemble des marchés (tableau 1).

Tableau 1: Les voyages de golf, volume et valeur du marché international de 2009

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Source: Mintel

Le golfeur touristique dépense en moyenne 400 USD lors d’un séjour. Bien que les golfeurs européens voyagent plus que les golfeurs canadiens, ils déboursent en général moins d’argent que ceux-ci pendant ce type de vacances.

Les caractéristiques des groupes de golfeurs touristiques

Peu importe leur provenance, les golfeurs jouent et voyagent généralement accompagnés d’autres amateurs de golf. Voici un tour d’horizon de six groupes types établis par Mintel.

Les enthousiastes

Le groupe de golfeurs enthousiastes est composé principalement d’hommes âgés de 25 à 45 ans, qui jouent avec des handicaps moyens de 12 à 18. La majorité d’entre eux sont pères de jeunes enfants; ils préfèrent se retrouver entre amis pour échapper à leurs responsabilités familiales et professionnelles, le temps d’un voyage. Ils ne voyagent pas régulièrement pour pratiquer le golf, mais lorsqu’ils le font, ils aiment être entourés de trois à dix personnes. Ces hommes ont tendance à opter pour des destinations accessibles et s’efforcent de mettre la main sur des offres avantageuses. Ils accordent peu d’importance à leur hébergement; un hôtel de deux ou trois étoiles, à proximité d’un terrain de golf, de restaurants et de bistros relativement calmes, comblera leurs besoins.

Les fortunés

Les fortunés ont de 30 à 50 ans et voyagent majoritairement entre hommes ou parfois en couple. Leurs groupes se composent de près de huit personnes, de bons joueurs, assez compétitifs, ayant des handicaps moyens allant de 9 à 18. L’argent n’est pas un problème pour ces individus, qui s’adonnent au golf entre amis ou entre membres d’un même club. Lorsque viennent les vacances, les fortunés se laissent souvent tenter par des destinations éloignées (avec vol long-courrier) et sont prêts à débourser de plus importantes sommes d’argent pour s’assurer d’obtenir de la qualité. Ils privilégient les centres de villégiature luxueux affiliés à des parcours assujettis à des défis ainsi qu’un endroit qui offre des activités et des services additionnels sortant de l’ordinaire.

Les excursionnistes

Constituant un groupe équilibré d’hommes et de femmes âgés de 45 à 70 ans, les excursionnistes aiment se retrouver entre amis intimes. Majoritairement retraités, ils n’en sont pas à leurs premiers voyages et en font parfois plusieurs avec les mêmes personnes. Certains sont d’excellents joueurs, d’autres sont encore novices dans ce sport. Or ce qui compte le plus pour les excursionnistes, c’est de passer du bon temps, de jouer de façon amicale. Ce groupe aspire à trouver des forfaits avantageux comprenant des excursions et des activités qui leur permettront de découvrir la destination.

Les dédiés

Le groupe des dédiés se compose principalement de quatre à dix hommes passionnés par le golf qui cherchent avant tout à s’améliorer et à se perfectionner. Très compétitifs, ils ont un handicap sous le cap du huit, ils prennent plaisir à tester leurs aptitudes et à se comparer les uns avec les autres. Ils se détendent en parlant de golf et n’accordent aucune importance à toutes autres choses. Ils prendront leur temps pour bien choisir leur destination et planifier leurs vacances. Ce groupe est à l’affût des championnats et connaît les parcours réputés; le choix des terrains de golf est crucial. Pour ne pas être coincés dans la foule et pouvoir jouer pleinement, ils préfèrent voyager hors saison. Les dédiés seront heureux de séjourner dans un hôtel trois étoiles, d’où ils rayonneront vers leurs «terrains de jeu».

Les fêtards

Majoritairement des hommes, les fêtards ont de 40 à 70 ans et aiment se retrouver en groupe d’une douzaine de personnes ou plus. Leurs voyages de golf sont fréquents; ils sont principalement motivés par l’envie de socialiser et de se lancer des défis une fois rendus sur le parcours. Plusieurs ont un handicap moyen de près de 18 alors que d’autres ne jouent pas vraiment, mais aiment faire partie du voyage pour s’amuser avec les autres. Lorsque ces golfeurs découvrent un endroit leur offrant un bon rapport qualité-prix, ils ont tendance à y revenir plusieurs fois. Ils choisissent généralement des hôtels de catégorie trois étoiles. Outre le golf, ils profitent de leur voyage pour sortir dans les bars, les restaurants, les discothèques ou pour pratiquer d’autres activités sportives.

Les occasionnels

Les occasionnels font souvent partie d’une même famille. Ces adultes âgés de 25 à 50 ans profiteront de leurs vacances pour pratiquer le golf selon leur envie du moment. Hommes et femmes, joueurs débutants ou éprouvés, ils forment un groupe hétérogène, qui n’oriente pas ses temps libres en fonction d’une seule activité. Les occasionnels sont ouverts à prendre leurs vacances un peu partout; si un terrain de golf se trouve à proximité de leur hôtel, ils se feront un plaisir d’y aller pourvu que tout le groupe soit d’accord.

Les golfeurs sont généralement aisés, éduqués, actifs et ont la chance de s’adonner à des activités parfois réservées à l’élite, telles que voyager. Bien comprendre leur dynamique de groupe peut s’avérer avantageux, car les voyages de golf gagnent en popularité!

Source:

Mintel International Group. «Golf Tourism – International, Travel & Tourism Analyst», no 15, septembre 2010.

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Le tourisme des jeunes: un monde à part!

Familiarisés avec le concept d’expérience, à la recherche d’excitations et d’apprentissages, explorateurs d’autres cultures et adeptes de nouveautés, les jeunes constituent un segment bien différent des autres. Parce qu’ils représentent le marché de demain, qu’ils voyagent de plus en plus, qu’ils s’intéressent aux destinations non traditionnelles et qu’ils présentent des avantages non négligeables pour l’industrie, les jeunes forment une clientèle prometteuse!

Le tourisme des jeunes, c’est quoi?

Jusqu’à quel âge est-on jeune? La Commission canadienne du tourisme (CCT) s’intéresse surtout aux gens âgés de 15 à 26 ans, mais la fourchette est très flexible. En Australie et en Nouvelle-Zélande, on s’adresse aux 15 à 30 ans, en Espagne aux moins de 25 ans alors qu’en Allemagne, on élargit le segment aux 15 à 34 ans. Grosso modo, on parle ici des adolescents et des jeunes adultes. La World Youth Student and Educationnal (WYSE) Travel Confederation s’intéresse au tourisme des jeunes qu’elle traduit par des voyages:

  • effectués de façon indépendante sur une période de moins d’un an;
  • réalisés par des gens de 16 à 29 ans;
  • qui sont motivés, complètement ou en partie, par le désir d’expérimenter d’autres cultures, d’enrichir son expérience de vie ou de bénéficier d’occasions formelles ou informelles d’apprentissage.

Selon les données de 2008 de la WYSE Travel Confederation, il s’agit d’un segment enregistrant une très forte croissance. Il constitue 20% des arrivées internationales globales (160 millions de visiteurs) et génère 136 milliards de dollars américains par année. Les voyageurs en sac à dos et les gap travellers, soit ceux qui choisissent d’interrompre leurs activités habituelles et de partir en voyage pendant plusieurs mois (lire aussi: «Gap Year Travel», peut-on mieux exploiter ce créneaux? séjournent plus longtemps et dépensent donc davantage que la moyenne des touristes. La WYSE estime qu’environ 70% des jeunes voyageurs cherchent à enrichir leur expérience de vie par des études, l’apprentissage d’une langue, le travail, le volontariat et une meilleure connaissance des diverses cultures. Ces jeunes sont aussi généralement sensibles aux enjeux liés au développement durable.

Les voyages au Canada

Le marché des jeunes ne fait pas partie des clientèles cibles de la CCT pour l’instant. Néanmoins, la CCT évalue cette possibilité dans sa stratégie marketing 2017 et a colligé des informations sur ce segment. Le tableau suivant montre la provenance des jeunes d’outre-mer en voyage au pays. Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sont les plus importants pays émetteurs (autres que les États-Unis) de jeunes touristes au Canada. Bien qu’on enregistre des baisses considérables entre 2008 et 2009 pour plusieurs marchés, on constate un portrait plus encourageant chez les jeunes Allemands, Australiens et Indiens. Rappelons que l’année 2009 a été très touchée par la crise économique mondiale.

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Selon la CCT, cette clientèle sous-entend des avantages intéressants, puisqu’il s’agit de touristes qui:

  • sont de plus en plus nombreux;
  • voyagent beaucoup en dehors de la haute saison touristique;
  • présentent un potentiel de visites répétées;
  • sont relativement indifférents aux crises économiques, au terrorisme et aux catastrophes naturelles;
  • s’intéressent aux destinations moins connues, à l’exception des grands centres touristiques;
  • apprécient le contact direct avec les communautés locales et aiment dépenser dans les petits commerces;
  • favorisent les échanges culturels.

La génération Facebook

Monsieur Axel Dammler de Iconkids & Youth International Research GmbH associe les jeunes à la génération Facebook parce que ce réseau social s’inscrit dans leur mode de vie. Il les qualifie comme suit:

  • ils sont très individualistes;
  • ils sont à l’aise avec le marketing et ne sont pas dupes;
  • ils recherchent une satisfaction instantanée, le plaisir;
  • ils représentent un marché plus hétérogène que jamais;
  • ils apprécient l’équilibre entre leur zone de confort et la nouveauté;
  • ils sont branchés.

Internet est le média idéal pour les atteindre, principalement par les réseaux sociaux. Selon les données de M. Föste de Ruf Jugendreisen, un grossiste allemand spécialisé en voyages pour les jeunes, 93% des 14 à 29 ans vont sur Internet tous les jours, alors que seulement 21% d’entre eux lisent les journaux quotidiennement (voir graphique 1).

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S’adresser aux jeunes

L’Australie, une destination prisée par les jeunes, a bien saisi l’importance du Web pour joindre ce marché. L’organisme Tourism Australia présente un site Web attirant et dynamique qui répond aux principales interrogations selon les motivations de voyage: pour travailler, pour étudier, pour s’amuser, ou un peu des trois! On y trouve, entre autres, des témoignages et de nombreuses vidéos. L’organisme est aussi présent et actif sur Twitter et sur Facebook, où l’on annonce un concours pour devenir blogueur en Australie, une recette qui a fait ses preuves dans la région du Queensland avec The best job on earth (lire aussi: Des concours qui font du bruit… et qui rapportent gros!)!

Source: Tourism Australia

Tourism Australia a travaillé avec deux jeunes voyageurs (backpackers) à qui on a demandé de filmer leur séjour et de condenser le contenu en vidéos d’une minute. Ces vidéos ont ensuite été publiées sur plusieurs sites Internet de divertissement, de voyages et de musique s’adressant aux jeunes. On peut les télécharger sur YouTube. Les voici.

http://www.youtube.com/watch?v=41EXJfKwkGA

http://www.youtube.com/watch?v=wEnUZD0BIAE

Les générateurs de tendances

Comme la WYSE le souligne, les jeunes sont de véritables créateurs de tendances pour l’ensemble de l’industrie touristique avec leur soif de nouvelles destinations et d’activités hors des sentiers battus. Écoutons-les!

 

Sources:

– Commission canadienne du tourisme. «Youth Travel in Canada», 2 mars 2011.

– Dammler, Axel. «Young Travelers. The Future of Tourism », conférence présentée à l’occasion du congrès ITB Berlin, 11 mars 2011.

– Föste, Dirk. «Youth Travel… the Future of Tourism», conférence présentée à l’occasion du congrès ITB Berlin, 11 mars 2011.

 

Sites Internet:

Commission canadienne du tourisme

Tourism Australia

WYSE Travel Confederation

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Tenez-vous bien en laisse: le marché des voyageurs avec chiens

Selon la U.S. Travel Association, 18% des Américains emmènent leurs animaux de compagnie, majoritairement des chiens (78%), lorsqu’ils voyagent. Toutefois, les propriétaires de chiens entretiennent une perception négative vis-à-vis de l’offre d’hébergement et sa disposition à accueillir les animaux. Voici le portrait d’un segment de marché qui a pris de l’ampleur et qui mérite qu’on lui porte attention.

L’émergence d’une communauté de voyageurs

Les dépenses liées aux animaux domestiques sont à la hausse. La firme MarketResearch évalue ce marché aux États-Unis à quelque 52,4 milliards de dollars américains en 2009, soit une croissance annuelle moyenne de 7,1% depuis 2003. Les chiens font de plus en plus partie du quotidien des Américains alors qu’ils sont présents au sein de 39% des ménages. Et le style de vie s’adapte à cet animal qui, dans 85% des cas, est considéré comme un membre à part entière de la famille. Cette philosophie se reflète dans les projets de voyage. En 2009, environ 25 millions d’Américains ont effectué un voyage de plus de 80 kilomètres avec leur chien au cours des trois années précédentes selon la U.S. Travel Association (lire aussi: Les animaux de compagnie, un créneau de «niche»).

Source: Las Vegas Sun

Les voyageurs accompagnés de leur chien requièrent des besoins particuliers et sont habituellement disposés à débourser davantage pour obtenir des services adaptés. De son côté, l’industrie touristique a bien su répondre à cette clientèle. Un nombre grandissant d’établissements, de transporteurs, de parcs ou autres s’adaptent à cette réalité et s’affichent «amis des chiens». D’ailleurs, une véritable communauté s’est organisée afin de partager les bonnes adresses touristiques. Une panoplie de sites Web recensent, répertorient et commentent les endroits les plus accueillants pour Fido (ex.: dogfriendly.com, petvr.com, pettravelcenter.com, companionair.com, petfriendly.ca, petflight.com, petscanstay.com).

 

Au Québec, le consommateur peut consulter un guide spécialisé, escapades pour chiens et autres idées de sorties, ainsi qu’une page Facebook et un compte Twitter publiant les dernières trouvailles (twitter.com/avecmonchien). Il existe aussi un portail (partoutavecmonchien.com) où l’on peut notamment effectuer des recherches par région pour les différents services.

Source: Partoutavecmonchien.com

Établissement d’un profil

Afin de mieux comprendre les besoins et les comportements de ce segment de voyageurs, des chercheurs de l’Appalachian State University en Caroline du Nord ont mené un sondage auprès de 832 propriétaires de chiens aux États-Unis. L’étude publiée en janvier 2011 révèle que la moitié des répondants (52%) voyagent habituellement avec leur chien. Ils planifient d’abord leurs séjours à l’aide de parents et d’amis (90%) et d’Internet (81%), puis avec l’aide des clubs ou des associations de voyages (30%) et des agences de voyages (17%). Plus du tiers (34%) précisent consulter d’autres propriétaires de chiens lors de la planification d’un voyage.

Dans les graphiques ci-dessous, les chercheurs ont utilisé une échelle où 7 signifie que le répondant est parfaitement d’accord avec l’énoncé. On y apprend notamment que ceux qui voyagent avec leur chien:

  • considèrent leur compagnon comme un membre de la famille (6,6);
  • sont fortement enclins à traiter leur animal comme un être humain (5,5);
  • estiment qu’il n’y a pas suffisamment d’hôtels accueillant les chiens (5).
  • ont tendance à planifier leurs voyages longtemps à l’avance (4,8);

Selon les chercheurs, les gens disposant de revenus inférieurs à 40 000 USD sont ceux qui voyagent le plus par affaires avec leur chien et qui se montreraient les plus intéressés à cette idée si c’était plus facile de le faire (voir graphique 1). Les propriétaires plus aisés (revenus de plus de 100 000 USD) sont les moins portés à choisir leurs destinations de voyages en fonction de celles qui accueillent les chiens.

Voyageurs_avec_chiens_graph1

L’étude a aussi mesuré les différences d’opinions selon la génération des propriétaires de chiens (voir graphique 2). Les plus jeunes démontrent davantage d’intérêt à emmener leur animal lors d’un voyage d’affaires. Ils se sentent d’ailleurs plus coupables que ceux des autres générations à voyager sans leur compagnon canin. Les gens de la génération X sont ceux qui considèrent le plus les besoins de leur chien lors de la planification d’un voyage. Ces voyageurs se sentent plus obligés de planifier d’avance, mais redoutent particulièrement de prendre l’avion avec leur animal.

Voyageurs_avec_chiens_graph2

On remarque que les difficultés qui se présentent lors d’un voyage avec un chien sont perçues très différemment par les personnes qui le font et celles qui ne le font pas. Ces derniers jugent plus sévèrement les inconvénients qui en découlent. Cela signifie qu’en réalité, l’industrie touristique se montre beaucoup plus accueillante que plusieurs propriétaires de chiens ne se l’imaginent.

Des occasions d’affaires pour l’industrie

La demande croissante de produits et services pour chiens a incité plusieurs intervenants à adapter leur offre pour mieux servir ce segment de clientèle. Par exemple, la chaîne Marriott y consacre une page sur son site. THEhotel Mandalay Bay à Las Vegas va encore plus loin en offrant des suites spécialement équipées pour les chiens. On y trouve, entre autres, de la nourriture écologique, des bols d’eau, des friandises, des sacs pour leurs besoins ainsi qu’un menu spécialement conçu pour Fido, avec service aux chambres. Les clients peuvent même demander au concierge d’accompagner leur chien pour une balade à l’extérieur de l’hôtel.

Source: Las Vegas Sun

Pour les organisations souhaitant miser sur ce segment de clientèle, il faut porter attention aux images promotionnelles illustrant la relation du maître avec son chien. Les résultats de l’étude suggèrent que la stratégie marketing la plus appropriée est celle du chien comme un membre à part entière de la famille.

Bien que cette clientèle soit souvent prête à payer plus cher pour faciliter le séjour de son chien, il existe un manque de connaissances quant à la disponibilité d’établissements disposés à les accueillir. Les entreprises souhaitant courtiser ce marché devraient se montrer plus visibles et tenter de rejoindre plus efficacement les propriétaires de chien.

Sources:

– Chakravarty, Ilika. «Pet tourism – Challenges and prospects», Tourism-Review, janvier 2010.

– Dotson, Michael J., Eva M. Hyatt et J. Dana Clark. «Traveling with the family dog: Targeting an emerging segment», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 20, no 1, 2011.

– Kay, Courtney. «How to Travel Internationally with a Pet», eHow, 5 mai 2010.

– Ling, P. «Dog-Friendly Suites in Las Vegas», UpTake, 17 mars 2011.

Catégories
Segments de clientèles

L’influence des enfants sur les décisions de voyage

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

  • Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Lindstrom, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.
  • Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.
  • Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.
  • Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)
  • Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.
  • Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez…). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

  • se coucher tard (86%);
  • regarder la télé au lit (69%);
  • se lever tard (65%);
  • manger le dessert avant le repas principal (38%).

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

  • partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);
  • partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);
  • subir les ronflements des autres (21%);
  • partager la salle de bain (19%);
  • rester assis trop longtemps (15%).

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

  • iPod (20%);
  • téléphone mobile (20%);
  • jeu vidéo (20%);
  • animal en peluche (18%);
  • animal de compagnie (7%).

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Parents to their Kids: Why Can’t We Be Friends?», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations», National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories», TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Lindstrom, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism», Hospitalitynet.org, avril 2009.

 

 

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

·Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

·Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

·Les enfants et lesadolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

·Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescentsont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

·Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

·Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèlece qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

·se coucher tard (86%);

·regarder la télé au lit (69%);

·se lever tard (65%);

·manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

·partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

·partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

·subir les ronflements des autres (21%);

·partager la salle de bain (19%);

·rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

iPod (20%);

téléphone mobile (20%);

jeu vidéo (20%);

animal en peluche (18%);

animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

L’opinion des enfants a de l’importance, surtout celle des 8-12 ans, les préadolescents (tweens). Trois quarts des mères américaines disent être influencées par leurs enfants pour les achats du ménage. Ce sont ces mêmes femmes qui prennent les décisions liées aux vacances. À l’aube de l’adolescence, ces jeunes sont déjà des touristes expérimentés, avec leurs préférences, leurs souvenirs, bons comme mauvais. Ils participent aussi au processus de décision des vacances familiales.

 

 

Quelques chiffres qui en disent long

Les enfants exercent une grande influence sur les comportements de consommation de leurs parents. Non seulement leur opinion compte dans le cas de produits les concernant, mais aussi pour ceux du ménage en général. Ces jeunes sont informés, branchés et détiennent un fort pouvoir de persuasion, directement ou indirectement. Voici quelques informations traduisant cette influence.

 

 

• Selon l’auteur de BRANDchild, Martin Linstorrm, les 12 ans et moins ont une influencent sur environ 80% des achats de biens de consommation.

• Au cours des 5 dernières années, la proportion de jeunes américains (8 à 18 ans) possédant un téléphone mobile est passée de 39% à 66%.

• Les enfants et les adolescents américains passent en moyenne 7 heures et 38 minutes à utiliser des médias liés au divertissement dans une journée typique, soit 1 heure et 17 minutes de plus qu’il y a cinq ans.

• Pendant la première moitié de 2010, 16% des enfants, 43% des préadolescents et 71% des adolescents ont visité un site Web de réseau social. (C+R Research)

• Les deux tiers des enfants américains de 2 à 5 ans savent comment manipuler une souris d’ordinateur, 61% jouent à des jeux vidéo et le quart est capable de faire un appel sur un appareil mobile.

• Les enfants américains de 6 à 11 ans prennent surtout connaissance de nouveaux produits ou services par leurs camarades de classe (84%) et par les commerciaux de la télévision (81%).

 

Étant donné le rythme de vie souvent effréné des ménages, lorsque vient le temps de préparer des vacances en famille, les parents souhaitent que chacun y trouve son compte et une certaine démocratie prend place dans le processus de décision. C’est, du moins, ce qui ressort de l’étude réalisée auprès d’enfants du Danemark, Tween Tourists: Children and Decision-Making, parue dans le Journal of Tourism Consumption and Practice.

 

Les préadolescents: un segment à part entière

Cette étude se penche particulièrement sur le cas des 8-12 ans (lire aussi: Connaissez-vous les tweens? Vous devriez… (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2007/02/09/connaissez-vous-les-tweens-vous-devriez/). À cet âge, les jeunes démontrent plus d’indépendance que les tout-petits, mais n’ont pas encore le désir de détachement souvent manifesté par les adolescents. En effet, avec 89 entrevues en profondeur, l’étude arrive à bien cerner le type de dynamique qui anime un jeune de cet âge à l’occasion d’un séjour avec ses proches. On découvre qu’il apprécie encore les jeux pour enfants, comme faire des châteaux de sable et s’amuser dans l’eau, mais il s’intéresse aussi aux activités s’adressant surtout aux «plus vieux» telles les visites culturelles. Il est différent de l’adolescent parce qu’il aime les voyages en famille et reconnaît que ses parents sont mieux placés que lui pour effectuer les choix concernant de nombreux aspects du séjour.

 

Les jeunes ayant participé à l’enquête et faisant partie des classes moyennes et aisées possèdent un portfolio de voyages impressionnant, selon les chercheurs. Ces touristes expérimentés ont voyagé à de nombreuses occasions et à plusieurs endroits dans le monde. Ces voyageurs sont aussi très impliqués dans le processus de décision du choix de la destination. Alors qu’une partie des jeunes émettent leur préférence parmi les quelques options proposées par leurs parents, d’autres sont proactifs et suggèrent un endroit. Certains préadolescents vont jusqu’à faire des recherches sur Internet pour s’informer. Enfin, l’étude révèle que les décisions relatives aux vacances traduisent un réel projet de famille sur lequel chacun a droit de regard. Toutefois, les préadolescents reconnaissent leurs limites et n’interviennent pas, ou très peu, dans le choix des prestations touristiques comme l’hébergement, un aspect qui les intéresse moins.

 

Les privilèges, les irritants et des souvenirs mémorables!

Une autre enquête, menée par la firme Ypartnership auprès d’Américains âgés de 6 à 17 ans sur les souvenirs de vacances, révèle ce qu’ils aiment ou non en voyage. D’abord, 70% de ces jeunes affirment avoir aidé à choisir la destination et à planifier les activités familiales. Les vacances suggèrent aussi de sortir de la routine, d’accéder à certains privilèges très appréciés, tels:

• se coucher tard (86%);

• regarder la télé au lit (69%);

• se lever tard (65%);

• manger le dessert avant le repas principal (38%).

 

Par contre, les voyages comportent aussi quelques irritants comme:

• partager la voiture avec les frères et sœurs (37%);

• partager le lit avec son frère ou sa sœur (36%);

• subir les ronflements des autres (21%);

• partager la salle de bain (19%);

• rester assis trop longtemps (15%).

 

En voyage, les jeunes apportent en priorité:

– iPod (20%);

– téléphone mobile (20%);

– jeu vidéo (20%);

– animal en peluche (18%);

– animal de compagnie (7%).

 

Enfin, les jeunes Américains sondés dans cette étude soutiennent que les vacances avec les parents et la fratrie sont les «plus géniales». L’aspect le plus mémorable de ces vacances est le temps passé en famille.

 

Pour des exemples de destinations qui proposent une offre s’adressant à la clientèle familiale, lire: Poussée de croissance des voyages en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2010/07/06/poussee-de-croissance-des-voyages-en-famille/)

 

Lire aussi: Influence des enfants dans le choix des voyages de groupe en famille (http://dev2.archive.veilletourisme.ca/2004/05/12/influence-des-enfants-dans-le-choix-des-voyages-de-groupe-en-famille/)

 

 

Sources

– Blichfeldt, Bodil Stilling, Bettina Pedersen, Anders Johansen et Line Hansen. «Tween Tourists: Children and Decision-Making(http://www.tourismconsumption.org/jtcpv2n12010stilling.pdf)», Journal of Tourism Consumption and Practice, vol. 2 no 1, 2010.

– Entertainment Marketing Letter. «For Kids And Teens, Entertainment Is A Full-Time Job», 1er février 2010, cité dans Research Alert, vol. XXVIII, no 4, 19 février 2010, p. 7.

– Henry, Amy. «Why Can’t We Be Friends? (http://www.youthbeat.com/blog/?Tag=Facebook)», C+R Research, 14 janvier 2011.

– Internicola, Dorene. «Kids drive the décision-making in multi-generational family vacations» (http://www.nationalpost.com/life/story.html?id=2739933), National Post, 29 mars 2010.

– Koumelis, Theodore. «New Ypartnership Survey: The anatomy of kids’vacation memories» (http://www.traveldailynews.com/pages/show_page/41128-The-anatomy-of-kids%E2%80%99-vacation-memories), TravelDailyNews.com, 20 janvier 2011.

– Linstorrm, Martin et Patricia B. Seybold. «BRANDchild: Insights into the Minds of Today’s Global Kids: Understanding Their Relationship with Brands», Kogan Page limited, mars 2003, 320 pages.

– Marketing To Women. «Moms’ Spending And Brand Loyalty», janvier 2011, cité dans Research Alert, vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 3.

– Research Alert. «Factoids», vol. XXIX, no 3, 4 février 2011, p. 4.

– Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

 

Yeoman, Ian. «Consumer Kids and Tourism (http://www.hospitalitynet.org/news/4040764.search?query=consumer+kids+and+tourism)», www.hospitalitynet.org, avril 2009.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Sondage auprès des Québécois: comportements de vacances au Québec

Dans le cadre d’un partenariat avec Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons (région des Laurentides), le Réseau de veille en tourisme a mené une enquête auprès de la population québécoise afin de connaître ses plus récentes habitudes en matière de voyages au Québec. On y apprend notamment que les Québécois considèrent comme extrêmement important de trouver des produits locaux dans les restaurants visités. On constate aussi que le taux d’utilisation d’Internet pour les voyageurs ayant opté pour un gîte atteint 83%, alors qu’il n’est que de 36% pour ceux ayant choisi le camping.

Méthodologie du sondage

Le sondage téléphonique a été réalisé par la firme Écho Sondage auprès de 600 Québécois du 4 novembre au 5 décembre 2010. Pour se qualifier, le répondant devait répondre positivement à la question suivante: «Au cours des douze derniers mois, avez-vous effectué un séjour d’au moins une nuit à l’extérieur de votre domicile au Québec? Les séjours ou fins de semaine au chalet sont inclus, les voyages d’affaires exclus.»

Compte tenu de l’objectif du sondage, la proportion des gens dont le dernier voyage a été effectué dans les Laurentides est légèrement surreprésentée. Ce constat s’applique pour l’ensemble des statistiques traitées dans cette analyse. Par ailleurs, en raison de leur marge d’erreur élevée, certains croisements statistiques ne doivent être considérés qu’à titre indicatif.

Caractéristiques du dernier voyage

Environ 38% des séjours d’agrément d’une nuit et plus au Québec sont effectués par des Québécois voyageant en couple (graphique 1). Les voyages en famille représentent le deuxième segment en importance, avec 31%.

Comportement_vacances_Quebecois_graph1

Parmi les Québécois qui voyagent en famille:

  • 33% ont des enfants de moins de 6 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 6 à 9 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 10 à 13 ans;
  • 23% ont des enfants âgés de 14 à 17 ans;
  • 18% ont des enfants de 18 ans et plus.

Même si les séjours à l’hôtel, au motel ou à l’auberge demeurent les plus populaires, ils ne sont plus les choix majoritaires (45%) pour l’ensemble des Québécois (graphique 2). Le phénomène des résidences secondaires joue un rôle important, particulièrement auprès des ménages disposant d’un revenu annuel inférieur à 40 000$. Qu’ils soient propriétaires ou non, 45% d’entre eux ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier séjour touristique au Québec. Les chalets ou les condos loués génèrent aussi une activité non négligeable (15%). Quant au camping, c’est aux ménages ayant un revenu situé entre 40 000$ et 59 999$ qu’il plaît le plus (10%).

Comportement_vacances_Quebecois_graph2

Près du tiers (34%) des voyages des Québécois sont d’une durée de deux nuitées (graphique 3). C’est en camping que le séjour moyen est le plus long: cinq nuits et plus en moyenne dans 46% des cas. À l’opposé, 62% des périples incluant un gîte ou un bed and breakfast ne comprenaient qu’une ou deux nuitées.

Comportement_vacances_Quebecois_graph3

En moyenne, les Québécois ont alloué 468$ pour leur dernier voyage au Québec (graphique 4). Ces dépenses comprennent le transport, l’hébergement, la nourriture, les restaurants, les activités et autres achats divers. Évidemment, les personnes dont le revenu annuel du ménage est de 100 000$ et plus ont dépensé davantage (619$). On remarque aussi une grande différence entre la clientèle qui loue un chalet ou un condo (566$) et celle qui opte pour une résidence secondaire (184$).

Comportement_vacances_Quebecois_graph4

Comportements de planification et de réservation

Lorsqu’on a interrogé les répondants du sondage à propos des sources d’information qu’ils ont consultées pour s’inspirer et planifier leur dernier séjour, c’est Internet qui s’est imposé comme la référence pour la majorité (56%). Toutefois, le taux d’utilisation diffère beaucoup selon le mode d’hébergement choisi par les voyageurs:

  • 60% pour l’hôtel, le motel ou l’auberge;
  • 83% pour le gîte et le bed and breakfast;
  • 60% pour le chalet ou le condo loué;
  • 10,5% pour la résidence secondaire;
  • 36% pour le camping.

Les moteurs de recherche tels que Google sont les types de sites Web les plus consultés (33%) par les Québécois lorsqu’ils préparent leur voyage (graphique 5). On remarque que le groupe des 35-44 ans est plus porté que les autres à se fier au site BonjourQuebec.com (26%). Quant aux plus jeunes (18-34 ans), ils semblent moins structurés, plus spontanés dans leur planification; ils préfèrent les moteurs de recherche généraux dans une proportion de 44% (seulement 20% pour le groupe des 55 ans et plus).

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Globalement, 32% des Québécois ont effectué une réservation en ligne pour leur dernier séjour. Parmi eux, 97% l’ont fait auprès d’un établissement d’hébergement et 13% auprès d’un restaurant. Les femmes sont plus portées à acheter en ligne (36,5%) que les hommes (26,8%). Le taux de réservation est également supérieur (40%) du côté des voyageurs plus aisés (graphique 6).

Comportement_vacances_Quebecois_graph6

Voici quelques autres constats à propos des choix liés à la réservation du séjour.

  • Moins d’un séjour sur cinq fait partie d’un forfait (18,7%). Cette proportion grimpe toutefois à 25% lorsque le séjour comprend un hôtel, un motel, une auberge, un gîte ou un bed and breakfast.
  • Environ 10% des gens ont choisi leur région de destination en raison d’une promotion ou de tarifs spéciaux (12,5% pour les visiteurs en provenance de la grande région de Montréal, et 6,7% pour les autres).
  • Le segment des 35-44 ans (13,1%) de même que les personnes voyageant en groupe ou avec des amis (19,3%) sont les voyageurs qui sont les plus influencés par les promotions, alors que les ménages plus aisés le sont moins (6,3%).

Expériences recherchées et utilisation de la technologie

Environ 9% des voyageurs ont emprunté un circuit touristique ou une route thématique. La majorité d’entre eux (72%) ont affirmé que ce circuit leur a permis de découvrir de nouveaux endroits dans la région visitée. Les voyageurs ont signifié leur niveau d’intérêt, sur une échelle de 1 à 10, pour diverses expériences touristiques (graphique 7). Les thèmes de la découverte de la nature (8,2), de l’expérience gourmande (7,5) et de la culture et du patrimoine (7,4) ont globalement reçu les meilleures appréciations. Les sports et les activités de plein air de même que la santé et le mieux-être se démarquent auprès des jeunes.

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On constate également que le désir de trouver des produits locaux et régionaux dans les restaurants à destination est très fort. Les deux tiers des voyageurs jugent cet aspect très important alors que seulement 8% y accordent peu ou pas du tout d’importance (graphique 8).

Comportement_vacances_Quebecois_graph8

Finalement, voici quelques habitudes liées à l’utilisation de la technologie par les Québécois pendant leur dernier séjour au Québec:

  • 19% ont utilisé un GPS pour trouver une entreprise touristique, 32% parmi les campeurs;
  • 4% ont utilisé un téléphone intelligent à des fins touristiques; 9% des ménages ayant des revenus de 100 000 $ et plus;
  • 17% ont demandé de l’information dans un bureau d’information touristique.

Source:

– Sondage téléphonique effectué pour Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons et le Réseau de veille en tourisme durant la période comprise entre le 4 novembre et le 5 décembre 2010 par la firme Écho Sondage.

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Produits et activités

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Dans le sillage de la récession économique, plusieurs entreprises ont sabré leur budget de voyage pour se tourner de plus en plus vers la technologie afin de remplacer les contacts en personne. Pourtant, les réunions d’affaires se placent en tête des actions marketing en ce qui a trait au retour sur l’investissement. De plus, selon une majorité des gestionnaires, les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, surtout lorsqu’il s’agit de construire des liens profonds et rentables avec les clients et les partenaires d’affaires et de maintenir des relations productives avec des collègues. Fait que confirme une étude du Center for Hospitality Research de l’université Cornell.

De l’importance des réunions d’affaires

Selon une étude conjointe d’Oxford Economics et de Tourism Economics effectuée en 2009, chaque dollar investi dans un voyage d’affaires engendre 12,50 USD en recettes supplémentaires. En fait, les réunions et événements d’affaires figurent au premier rang des actions marketing en ce qui concerne le retour sur l’investissement, selon Fortune. Par ailleurs, tant les cadres que les voyageurs d’affaires estiment qu’environ 40% de leurs clients potentiels seront convertis en nouveaux clients à la suite de réunions en personne, comparativement à 16% sans une telle réunion.

Également effectuée en 2009 par Forbes Insights auprès de 760 cadres d’entreprises américaines – dont la moitié représente des entreprises de moins de 100 employés –, une autre étude a mesuré les perceptions des gestionnaires en ce qui a trait aux réunions en face-à-face par rapport aux «rassemblements» virtuels. Les résultats montrent que même si de nombreuses entreprises se tournent vers la technologie pour offrir une solution de rechange aux réunions en face-à-face, une nette majorité de cadres (84%) ont exprimé une préférence pour ces réunions.

Plusieurs raisons motivent cette réponse (graphique 1), entre autres, la possibilité de construire des relations d’affaires plus fortes et plus significatives (85%) de même que la capacité de lire le langage corporel et les expressions faciales (77%), phénomène non négligeable quand on sait que 90% de la communication humaine passe par le non-verbal. Les réunions en face-à-face favorisent aussi  les interactions sociales et la possibilité de se lier avec des collègues ou des clients (75%). En fait, la majorité des gestionnaires sondés (87%) considèrent que les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, comme le Web, les vidéos ou les téléconférences.

Les principales motivations des gens favorables aux réunions virtuelles (16% des répondants) sont liées au fait qu’elles permettent de gagner du temps (92%) et de l’argent (88%) ou qu’elles offrent une plus grande flexibilité du lieu de travail (76%) (graphique 2). Certains (64%) mentionnent aussi qu’elles rendent possible la réalisation d’autres tâches simultanément. Toutefois, selon l’étude de Cornell, il faut se méfier des multitâches, car contrairement à la croyance populaire, elles représentent un processus inefficace qui requiert temps et énergie pour passer d’une occupation à l’autre, l’attention étant une ressource limitée.

Selon les dirigeants interviewés par Forbes, les réunions en face-à-face sont meilleures pour la persuasion, le leadership, l’engagement, l’inspiration et la prise de décision (graphique 3). Quant au Web et aux vidéos ou téléconférences, ils conviennent mieux pour la diffusion d’information ou lorsque le temps devient une préoccupation majeure.

Les grands rassemblements, pour quoi faire?

Une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’université Cornell confirme les résultats du sondage de Forbes Insights. Elle démontre que les réunions de grands groupes en face-à-face soutiennent trois besoins stratégiques des entreprises: capter l’attention, instaurer un climat émotionnel positif et, enfin, créer des relations et accroître le réseautage.

  1. Capter l’attention lors du lancement d’une nouveauté, que ce soit une relation, une culture, une stratégie ou un produit, est beaucoup plus ardu pendant des rencontres virtuelles où plusieurs participants déclarent être tentés d’effectuer d’autres tâches. Cela ne pose généralement pas problème lorsque l’objectif de la réunion vise à partager de l’information à laquelle les gens pourront se référer plus tard. Par contre, cela représente un véritable obstacle lorsque le but de la rencontre est de lancer quelque chose d’inédit comme un nouvel ensemble de priorités qui nécessitent un changement d’attitude et d’action.
  2. Instaurer un climat émotionnel positif, pour stimuler et inspirer les troupes de manière à influer sur la prise de décision et la performance sur tous les plans. Il s’agit peut-être de l’argument le plus convaincant en faveur des réunions en face-à-face. Le climat émotionnel imprègne tous les niveaux d’interaction au sein d’une organisation. Il touche tous les aspects de l’entreprise que ce soit la prise de décision, la collaboration, la créativité, la performance, la disponibilité et l’adaptabilité aux changements. Les leaders d’entreprises doivent encourager les émotions positives tout en gérant celles qui sont négatives, car les gens ont tendance à exprimer et à ressentir des émotions semblables et sont influencés par celles des autres. Non seulement les émotions, les attitudes et les humeurs se transmettent d’individu à individu, mais elles influencent aussi la dynamique de l’ensemble du groupe. De ce fait, les réunions de grands groupes représentent un outil puissant pour inspirer et motiver les gens tout en renforçant un climat émotionnel positif, dont l’effet d’entraînement s’étendra bien au-delà de la réunion.
  3. Créer des relations et accroître le réseautage. Les réunions en face-à-face fournissent le meilleur environnement qui soit pour favoriser le réseautage et l’établissement de relations durables lors d’échanges informels d’idées, la rencontre fortuite de vieilles connaissances, les discussions avec de nouvelles personnes… le tout dans un contexte de conversations à bâtons rompus.Intuitivement, nous savons que le véritable pouvoir des organisations se situe dans la multitude des liens sociaux et des relations qu’elles entretiennent avec diverses personnes ou groupes d’individus. Le partage des connaissances, la collaboration et les relations interpersonnelles sont la clé des bonnes affaires.

Le mot de la fin revient aux experts qui prétendent que la réussite des entreprises dans l’après-récession dépendra de leur capacité à se concentrer sur les aspects informels de leur organisation plutôt que sur les traditionnels mécanismes hiérarchiques. Un juste retour aux relations humaines interpersonnelles…

Sources:
– Duffy Christine et McEuen Mary Beth. «The Future of Meetings: The Case for Face-to-Face», The Center for Hospitality Research, Cornell University, septembre 2010, 16 pages.
– Koyen Jeff. «Business Meetings: The Case for Face-to-Face», Forbes Insights, 2009.
– Oxford Economics USA et Tourism Economics. «The Return on Investment of U.S. Business Travel», 2009.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Marché FIT: mieux connaître cette clientèle autonome

La présence d’un voyageur plus expérimenté combinée à la disponibilité d’une panoplie d’outils de planification a créé des conditions favorables à l’essor du marché des voyageurs indépendants. Mieux connus sous le nom de FIT (Free Independent Travellers), les voyageurs indépendants évitent le tourisme de masse et favorisent une approche plus individualiste du voyage. Environ 60% des voyageurs choisissent leur destination sans l’aide d’une agence de voyages.

Qui sont les FIT?

Les FIT sont des voyageurs d’agrément qui choisissent leur destination et qui s’organisent de façon indépendante tout au long de leur séjour. Deux segments de clientèle les caractérisent: les voyageurs disposant d’un budget restreint, dont les routards, et les voyageurs possédant un revenu assez élevé. Ces derniers aiment voyager en petits groupes ou en couple et préfèrent consulter un agent de voyages qui leur proposera des forfaits «à la carte» ou «sur mesure».

Les voyagistes s’intéressent de plus en plus au segment des FIT. C’est le cas, par exemple, de Jonview pour qui ce segment représente maintenant 47% de la clientèle issue du marché français. Ce voyagiste réceptif offre des forfaits à la carte et des autotours permettant aux visiteurs de partir eux-mêmes à la découverte d’une destination à l’aide d’itinéraires à réaliser en voiture.

Quant au forfait sur mesure, aussi appelé bespoke package, il est créé à partir des demandes spécifiques du client et correspond généralement à un produit haut de gamme. Contrairement au forfait à la carte conçu à l’avance et vendu à plusieurs clients, le produit sur mesure est unique.

Quels sont leurs comportements?

Une étude de PhoCusWright réalisée en 2010 analyse le comportement des voyageurs américains, britanniques, allemands et français qui ont joué un rôle actif dans l’organisation de leur voyage. La visite de parents ou d’amis et la participation à un évènement (p. ex. un mariage ou une réunion) motivent le plus souvent le choix de leur destination. Certains facteurs influent grandement sur leur décision: le coût de l’hébergement, le climat et l’expérience personnelle antérieure pèsent lourd dans la balance des voyageurs indépendants américains et français (graphique 1).

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Ce sont les Allemands qui se montrent les plus sensibles (43%) au prix de l’hébergement, alors que les Français sont ceux qui accordent le plus d’importance au prix du billet d’avion (graphique 2).

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Les Européens planifient leurs voyages moins à l’avance que les Américains, même pour les vols long-courriers. Seulement 4% des Français ainsi que 12% des Allemands et des Britanniques achètent leurs voyages hors de l’Europe au moins six mois à l’avance, comparativement à 27% des Américains lorsqu’ils sortent du pays. Voici un résumé des particularités pour chacun des marchés.

 

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Les outils de planification

Pour les voyageurs indépendants, Internet joue un rôle primordial dans le processus de sélection de la destination. Il existe d’ailleurs une grande variété de sites Internet dédiés aux voyageurs indépendants, particulièrement pour ceux disposant d’un budget modeste (voir sources). La majorité des Français et des Américains ont consulté le Web sur un ordinateur en vue de choisir leur destination (graphique 3). Internet exerce aussi une influence importante sur d’autres plans, soit par la publicité en ligne ou par le biais d’appareils mobiles.

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Les moteurs de recherche généraux tels que Google figurent parmi les types de sites Web les plus utilisés pour les quatre marchés (graphique 4). Les Américains se servent davantage des agences en ligne (46%), des portails de destination (26%) et des métamoteurs de recherche de voyage comme Kayak (19%).

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Les applications mobiles entrent en jeu

Selon une étude de Ypartnership, deux voyageurs américains sur dix ont téléchargé une application touristique sur leur téléphone intelligent en 2010. De plus en plus, la mobilité contribuera à rendre le voyageur plus autonome à destination en l’informant en temps réel sur les produits et services touristiques (p. ex. l’heure d’ouverture des boutiques, l’offre de restauration, les types de bars dans les environs). L’application mTrip, par exemple, propose des itinéraires conçus à partir des critères du voyageur (voir image ci-dessous).

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Certaines destinations ont entrepris de courtiser les voyageurs indépendants. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui a créé sa propre application afin de mieux outiller les voyageurs en quête d’autonomie (voir image ci-dessous).

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Quelques stratégies

Voici quelques pistes à envisager afin de mieux cibler vos actions à l’endroit de la clientèle des voyageurs indépendants.

Marketing

  • N’hésitez pas à utiliser le terme «voyageur indépendant» dans vos messages.
  • Faites la promotion d’un Québec «facile à voyager».
  • Misez sur les concepts de valeur, d’authenticité et d’accessibilité.
  • Intégrez la promotion des campings, très prisés notamment pour la découverte des parcs.
  • Prenez part aux communautés virtuelles de voyageurs telles que Wayn ou Virtual Tourist.

Produits

  • Associez-vous au réseau des auberges de jeunesse internationales ou d’autres hôtels à bas prix, type «no frills-chic».
  • Misez sur la différence avec des produits de niche (terroir, musique, religion, histoire, arts, etc.) et sur des produits d’appel de nature ou d’aventure.
  • Faites connaître les moyens de transport alternatifs tels que Allostop ou Amigo Express.
  • Proposez des endroits hors des sentiers battus.
  • Favorisez les rencontres entre les voyageurs et la population locale.

Distribution

  • Collaborez avec des agences et des sites spécialisés sur les voyages indépendants.
  • Suggérez des circuits autonomes pour les guider sur ce qui est réalisable pour une durée donnée.
  • Voyez à la pertinence de créer une application mobile pour la conception d’itinéraires selon les critères du voyageur.

Contrairement aux circuits de groupes, les voyageurs indépendants ont tendance à contribuer davantage au développement économique local. Plus flexibles, ils optent habituellement pour des voyages en périodes de basse saison et se montrent aussi plus actifs à destination. Avez-vous fait le plein de FIT?

En collaboration avec Aude Lenoir.

Sources:

– Caruana, Robert, Andrew Crane et James A. Fitchett. «Paradoxes of consumer independence: a critical discourse analysis of the independent traveller», Marketing Theory, 2008.
– Mintel. «Bespoke Holiday Packages – International, Travel & Tourism Analyst, no 16, septembre 2010.
– Rheem, Carroll. «How US and Europeans decide where to go», PhoCusWright, octobre 2010.
– Thompson, Martin. «Advantages of Independent Traveller», Articlespheres.com.
- Travel2World. «C’est quoi un voyageur indépendant?», juillet 2004.
– Yesawich, Peter. «Going Mobile – Insights August 2010», Ypartnership, 31 août 2010.

Lire aussi:
Sur la route des circuits touristiques
La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique
La réalité augmentée au service de l’expérience client
Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Sur le Web:
independenttraveler.com
travelindependent.info
doityourself.com
travelmag.co.uk
responsibletravel.com
independenttraveller.com
funkytraveller.com

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Segments de clientèles

Coup d’œil sur les étudiants étrangers

Le marché des étudiants internationaux génère des retombées touristiques pour le Canada. En 2008, ils étaient 178 227 à rester six mois et plus et ont engendré des dépenses touristiques de près de 285 millions CAD. Alors que les étudiants asiatiques (Chine, Corée du Sud et Japon) correspondent à près de la moitié de la clientèle canadienne, au Québec, ce sont les Français qui occupent de loin le premier rang. Principalement inscrits dans des universités montréalaises, 81% des étudiants étrangers profitent de leur séjour à Montréal pour visiter d’autres régions touristiques québécoises.

Des retombées économiques considérables

Dans son rapport final intitulé «Impact économique du secteur de l’éducation internationale pour le Canada», la firme RKA inc. fait état de l’importance du marché des étudiants internationaux pour l’économie canadienne. Ceux-ci réalisent des dépenses totalisant 6,5 milliards CAD. On peut donc affirmer qu’ils contribuent significativement à l’économie du pays.

Les frais de scolarité et les frais de subsistance (hébergement, nourriture) figurent en tête du classement des dépenses effectuées par ce marché. Quant aux dépenses touristiques, elles représentent 4% des dépenses totales. Elles comprennent les activités des étudiants ainsi que celles de leurs amis ou de leurs proches qui visitent le pays.

Une concurrence internationale

Selon le document Regards sur l’éducation 2010, publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la concurrence académique s’intensifie sur la scène mondiale. En 2008, cinq pays partageaient l’accueil de la moitié des étudiants étrangers: les États-Unis (18,7%), le Royaume-Uni (10%), l’Allemagne (7,3%), la France (7,3%) et l’Australie (6,9%). Le Canada suit en détenant 5,5% du marché.

Depuis dix ans, de nouveaux acteurs apparaissent sur le marché: la Fédération de Russie, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande, par exemple. L’Australie progresse beaucoup depuis quelques années et quoique toujours en tête, les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni perdent du terrain.

La langue utilisée dans l’enseignement, les droits de scolarité, le coût de la vie et la politique d’immigration sont les principaux facteurs qui influent sur le choix du pays d’accueil.

Un marché en constante croissance

Ils étaient 85 803 en 1998 à étudier au Canada au cours d’une période de plus de six mois (séjours prolongés) et sont passés à 178 227 en 2008, ce qui représente une croissance de 108%. Cet accroissement ne s’est jamais interrompu, malgré un rythme moins important vers la fin de la décennie (graphique 1).

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L’Ontario et la Colombie-Britannique sont les deux provinces qui accueillent le plus d’étudiants étrangers; ensemble, elles attirent 65% de ce marché. La part québécoise est un peu plus loin derrière; elle s’élève à 16 % (graphique 2).

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Les étudiants étrangers dans le réseau québécois

Selon le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), «une étudiante ou un étudiant étranger est une personne inscrite dans le réseau d’enseignement québécois qui n’a pas le statut légal de citoyen canadien, de résident permanent ou d’indien (selon la Loi sur les Indiens)».
Au Québec, les étudiants étrangers sont principalement de niveau universitaire (77,6%). Ils sont majoritairement français (31%), américains (12%), chinois (6%), marocains (5%) et tunisiens (3%) (graphique 3).

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Les étudiants internationaux de niveau universitaire étudient surtout à Montréal (graphique 4). Cette  concentration s’explique par le fait que près du tiers des universités québécoises sont situées dans la métropole. Par ailleurs, 42% des étudiants étrangers sont inscrits dans une université anglophone. À elles seules, McGill et Concordia accueillent presque la totalité des étudiants qui désirent poursuivre leurs études en anglais au Québec.

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Des visiteurs qui ne font pas qu’étudier

Bien que le but premier des étudiants étrangers soit de réussir leurs cours, plusieurs profitent de leur périple pour découvrir la belle province. Vivre plus de six mois dans un nouveau pays est une expérience extraordinaire qui est de plus en plus partagée sur les blogues, sur Facebook ou sur des portails spécialisés. Véritables outils promotionnels, les récits des étudiants internationaux contribuent à la promotion de la destination.

Voici deux exemples d’extraits que l’on trouve sur universitesquebecoises.ca.

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Les universités québécoises mettent à la disposition de leurs étudiants internationaux des informations pratiques pour faciliter leur intégration et proposent des calendriers d’activités récréo-culturelles. De plus, elles offrent des conseils à ceux qui désirent voyager dans leur région et province d’accueil. Collaborer avec des institutions d’enseignement pour courtiser les étudiants internationaux pourrait être une avenue intéressante pour les intervenants touristiques qui cherchent à diversifier leur clientèle durant la basse saison!

Selon une enquête menée par la firme CROP, les étudiants étrangers inscrits dans une université montréalaise aiment particulièrement sortir dans les bars et les discothèques (54%), aller au cinéma (53%), faire des activités touristiques (42%) et participer à des rassemblements publics (40%) (graphique 5).

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La mobilité étudiante, un apport à long terme

Les retombées engendrées par la venue d’étudiants étrangers peuvent se perpétuer à plus long terme. Alors que certains reviendront pour visiter des amis rencontrés lors de leurs études, d’autres auront choisi de s’installer au pays. À cet effet, considérant le potentiel que représentent ces ressources humaines, le premier ministre Jean Charest a introduit une mesure spéciale afin de faciliter leur processus d’immigration. Depuis février 2010, ces diplômés peuvent obtenir automatiquement le certificat de sélection du Québec.

Et qu’en est-il des Québécois qui étudient à l’international? Peut-on affirmer qu’ils participent eux aussi à la promotion de la destination en témoignant des histoires de leur pays avec leurs nouveaux camarades? Grâce aux courriels et aux réseaux sociaux, il est plus simple que jamais de cultiver des amitiés avec des gens d’outre-mer. Ainsi, on peut prétendre que les étudiants québécois qui séjournent à l’international sont en position de jouer eux aussi un rôle d’ambassadeur pour la province.

Sources:

– CROP, «Enquête auprès des étudiants internationaux de Montréal», mandatée par la CRÉ de Montréal, 2005-2006.

– Lessard, Denis. «Québec courtise les étudiants étrangers», La Presse, 2 février 2010.

– Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport,  Étudiants étrangers dans le réseau universitaire québécois au trimestre d’automne selon le pays de citoyenneté, novembre 2009.

– OCDE. Regards sur l’éducation 2010 : Les indicateurs de l’OCDE, Éditions OCDE, 2010.

– Roslyn Kunin & Associates onc. (RKA inc.). Impact économique du secteur de l’éducation international pour le Canada – Rapport final présenté à Affaires étrangères et Commerce international Canada, juillet 2009.