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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Ces destinations qui n’ont pas la langue dans leur poche!

Pour certaines, l’objectif est de favoriser l’emploi de la langue; pour d’autres, il s’agit d’enrichir leurs activités culturelles. De nombreuses destinations ont développé des programmes d’immersion linguistique combinés à des visites touristiques. Mais il existe une offre plus large qui séduit différents types de clientèles, des jeunes aux seniors, qu’ils soient en quête de connaissances ou bien de divertissement. De plus, certains pays ou régions ont façonné une image de marque autour de leur langue. Voici quelques exemples inspirants.

Des forfaits alliant apprentissage de la langue et visites culturelles

Le tourisme linguistique se définit comme l’ensemble des activités menées au cours d’un voyage et ayant pour but l’étude d’une langue. Ce marché est dominé par le Royaume-Uni et les États-Unis, mais le Canada, l’Australie, l’Irlande, Malte et la Nouvelle-Zélande en reconnaissent aussi l’importance. Principalement organisés par les universités et destinés aux étudiants, les cours de langue sont maintenant combinés à des visites culturelles et s’adressent à tout le monde:

  • Atout linguistique, une agence française qui organise des séjours en immersion sur mesure, offre le forfait «immersion+culture 8-18 ans». L’enfant est hébergé dans une famille à Barcelone, à New York ou encore à Londres, il reçoit des leçons particulières et visite des attraits culturels tels que des musées, des châteaux et des sites historiques (voir l’image ci-dessous).
  • Le réseau éthic étapes propose un forfait d’une semaine combinant des cours de français et la visite des châteaux de la Loire.
  • À l’école de langue ILSC-Montréal, le professeur de français se transforme après les cours en guide touristique et entraîne les élèves à travers la ville pour flâner dans le Vieux-Montréal, visiter des musées, assister à des festivals ou encore participer à des cours de danse.
  • En Nouvelle-Écosse, un programme d’immersion se démarque des offres classiques: au Highland village, qui reconstitue le style de vie traditionnel gaélique, il est possible de suivre une immersion de quatre jours à travers des activités menées dans cette langue et mettant de l’avant la nourriture, la musique, la danse, les chants et les histoires populaires.

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Source: Atout Linguistique

Des festivals où les langues «se délient»

Toujours en Nouvelle-Écosse, le Festival international des couleurs celtiques célèbre à l’automne la culture gaélique dans 33 communautés de l’île du Cap-Breton. Les visiteurs peuvent assister à des centaines de spectacles, à des visites guidées, mais aussi à des ateliers et des présentations sur la langue et la culture. L’Abitibi-Témiscamingue vient de célébrer la 6e édition du Festival des Langues sales, mettant à l’honneur leur parler français à travers des spectacles de différentes formes d’art, présentés par des artistes de la relève régionale.

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Source: Festival des langues sales

Une route touristique honorant la langue

Le ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et des Sports a créé «Le Chemin de la langue castillane». Cet itinéraire culturel est centré sur l’histoire de la langue castillane et sur la visite de monuments, de villes et de sites qui ont un lien direct avec l’émergence ou l’évolution de la langue en Espagne (monastères, maisons-musées, bibliothèques, centres d’interprétation, églises, universités). Cette route a reçu le label d’itinéraire culturel européen en 2002 et a été incorporée au programme des Itinéraires culturels du Conseil de l’Europe en 2004. De nombreux forfaits sont proposés et incluent l’hébergement chez l’habitant.

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Source: Fundación Camino de la Lengua Castellana

Une image de marque pour valoriser la langue

La Gaeltacht Authority, une agence gouvernementale irlandaise, est responsable entre autres de la préservation de la langue gaélique par le développement et la promotion du tourisme culturel. Elle a créé la marque GaelSaoire («vacances» en gaélique) afin de mener à bien la stratégie promotionnelle du tourisme linguistique. Le site gaelsaoire.ie regroupe les attraits touristiques de sept communautés.

Les Écossais ont créé l’organisation Gaelic Scotland dans le but de promouvoir la culture et la langue gaéliques auprès des touristes. Le site Web permet aux internautes intéressés de planifier des séjours en intégrant les activités suivantes: cours de langue et de musique traditionnelle, concerts, festivals, musées d’histoire, expositions d’art, visites de sites historiques et de villages reconstitués, etc. De plus, il recense les lieux touristiques où la langue est parlée.

La ville de Salamanque, en Espagne, a créé le portail espanolensalamanca.com et le slogan «Salamanca, ville de l’espagnol» afin d’affirmer sa position de destination touristique pour l’apprentissage du castillan. Il répertorie les écoles de langue et les activités de loisirs offertes dans la ville (sports, magasinage, gastronomie, parcs, cinémas, loisirs nocturnes et visites guidées).

Le développement d’une offre touristique axée sur la langue permet aux communautés d’affirmer leur identité culturelle. Le Québec jouit d’une singularité linguistique qui le distingue du reste de l’Amérique du Nord et des autres communautés francophones. Comment peut-il mieux miser sur sa langue afin de se démarquer sur l’échiquier touristique? L’Hôtel Château Laurier Québec a créé le label «francoresponsable» afin de mettre de l’avant son engagement envers la francophonie. Il a ainsi lancé plusieurs initiatives pour promouvoir des artistes québécois francophones. Et vous, avez-vous mis de l’avant le parler québécois dans vos communications et dans vos offres touristiques?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources :

– Kennedy, Michael. «Gaelic Nova Scotia: An Economic, Cultural, and Social Impact Study», Nova Scotia Museum, Halifax, novembre 2002.

– Mester Spanish School. «A Push for Spanish Learning with Castilla-Leon!», blog.mester.com, 23 octobre 2009.

– Novascotia.com. «Cultures celtique et gaélique», consulté le 26 février 2013.

– Pujolar, Joan. «Language, culture and tourism – perspectives in Barcelona and Catalonia», academia.edu, juin 2006.

Site Web:

hotelchateaulaurier.com

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Marketing Produits et activités

Quand la musique contribue au rayonnement de la destination

L’industrie musicale contribue à la promotion du tourisme, que ce soit par sa scène locale et ses festivals, ses artistes qui voyagent et deviennent en quelque sorte des ambassadeurs, ou par la renommée de certaines personnalités et des lieux qui les ont accompagnés.

Des artistes transformés en ambassadeurs

Plusieurs artistes portent – volontairement ou non – le chapeau d’ambassadeur pour leur pays. Par exemple, on associe Shakira à la Colombie, Rihanna aux Barbades ou Ricky Martin à Porto Rico. En collaboration avec le gouvernement portoricain, la scène de ce dernier avait été, lors de sa tournée de 2011, maquillée aux couleurs de la destination. Durant son spectacle, des vidéos présentaient des paysages et des attraits touristiques de cette île des Caraïbes. Cette campagne marketing a permis à la destination d’être sous les projecteurs dans plus de 70 villes à travers le monde, dont Montréal.

Gangnam/Corée du Sud

Le succès inusité de la vidéo de l’artiste coréen PSY «Gangnam style», visionnée par plus d’un milliard d’internautes, a suscité un intérêt hors du commun pour le quartier Gangnam situé à Séoul. Profitant de cet engouement, l’office de tourisme de la Corée du Sud a entre autres organisé un concours consistant à produire une parodie de la vidéo dans le but de se mériter un voyage à Gangnam.

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Source: Korea Be Inspired

Selon le World Travel & Tourism Council (WTTC), la Corée du Sud a accueilli en 2012 plus de 10 millions de touristes qui visitaient le pays pour la première fois. D’après les autorités sud-coréennes, la chanson Gangnam style a contribué à augmenter l’intérêt général du public envers la culture coréenne, et cela se traduit entre autres par un regain touristique important.

Pour aider les touristes à visiter le quartier huppé de Gangnam, la municipalité a introduit des codes QR sur les trottoirs des principales artères.

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Source: Locita

Des pèlerinages pour les admirateurs nostalgiques

Plusieurs destinations tirent profit de l’amour que certains portent à l’égard de grandes personnalités disparues de la musique. Par exemple, on ne compte plus le nombre d’admirateurs d’Elvis, le roi du rock’n’roll, qui séjournent à Graceland, Memphis au Tennessee, qui visitent sa maison et achètent des souvenirs à son effigie.

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Source: Elvis.com

Les anniversaires s’avèrent un excellent moyen de mettre en valeur ces lieux de pèlerinage ou de rehausser l’intérêt des admirateurs. Par exemple, en 2012, on célébrait à Liverpool, au Royaume-Uni, les 50 ans de la sortie du premier single des Beatles, Love Me Do.

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Des villes où brille la scène musicale

Berlin/Allemagne

Les amateurs de musique électronique connaissent bien Berlin. Aux dires de certains, la ville possède un son unique qui fait vibrer les foules toute la nuit. Contrairement à plusieurs villes d’Amérique du Nord, les boîtes de nuit de la capitale allemande n’affichent pas d’heure de fermeture. Le «techno-tourisme» berlinois jouit d’une popularité qui s’explique entre autres par le caractère marginal, créatif et festif de la ville. Sa renommée lui permet d’attirer une clientèle européenne qui profite des prix avantageux des compagnies d’aviation de type low-cost pour goûter à la scène musicale berlinoise, le temps d’un bref séjour urbain.

Berlin se positionne également pour sa musique classique, on dit même que celle-ci fait partie de son ADN culturel. L’héritage laissé par les grands compositeurs allemands, tels que Beethoven ou Brahms, y est probablement pour quelque chose. Il est intéressant de constater qu’à Berlin, l’opéra et la musique classique interpellent un public hétéroclite et décontracté, et que la démocratisation de cet art attire des artistes et des passionnés de musique provenant de partout à travers le monde.

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Source: Télé-Québec/Voir à Berlin

Austin/États-Unis

Depuis 1987 se tient l’événement South by Southwest (SXSW), une série de festivals et de conférences bien connue du milieu culturel (musique, cinéma et technologie), dans la ville d’Austin, au Texas. Celui-ci permet aux professionnels de l’industrie de se rassembler pour échanger des idées, promouvoir leur offre et conclure des ententes commerciales. C’est aussi l’occasion pour des centaines d’artistes de se produire sur scène et de se faire connaître à l’international.

 

On estime que les répercussions de l’édition 2012 de SXSW représentent:

  • des retombées économiques de plus de 190 millions de dollars américains pour la ville d’Austin;
  • une attention médiatique nationale et internationale valant près de 34 millions de dollars américains;
  • 50 814 nuitées dans 76 hôtels.

Mentionnons que depuis trois ans, le gouvernement du Québec rassemble sous la bannière Planète Québec une délégation québécoise visant le rayonnement des artistes et des créateurs de la province. Pour l’édition 2013, en collaboration avec M pour Montréal, Tourisme Montréal s’est jointe à l’équipe afin de promouvoir la ville comme destination créative et effervescente.

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Source: Planète Québec à SXSW 2013

La scène musicale d’ici n’a rien à envier aux autres. Sa personnalité semble de plus en plus se positionner aux côtés des grandes destinations culturelles internationales. Plusieurs artistes affichent même fièrement leur amour pour leurs origines ou leur port d’attache. Pensons par exemple au «Merci Montréal» lancé par le groupe Arcade Fire lors des Grammy Awards de 2011. La portée que peuvent prendre certaines actions ou allocutions des artistes est difficilement chiffrable. Si d’un point de vue marketing, elle contribue certainement au rayonnement de la destination, il reste à définir comment l’industrie touristique pourrait davantage tirer profit d’un maillage avec l’industrie musicale.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

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Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

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Tendances

12 tendances urbaines

Un laboratoire mobile voyage autour du monde pour capturer les idées novatrices qui définissent et inspirent la vie urbaine d’aujourd’hui. Quels termes utilise-t-on pour définir les villes en 2012? Résultant d’une démarche du BMW Guggenheim Lab de Berlin et dans l’optique de présenter la réalité de la vie en ville, voici douze tendances urbaines puisées d’un glossaire en réunissant une centaine.

1. Création de lieu

Ce terme fait référence à une approche multidisciplinaire pour la planification, le design et la gestion d’espaces publics. La création de lieu implique la participation de ceux qui y vivent, y travaillent ou le fréquentent. Ces espaces en milieu urbain favorisent les rencontres et répondent à des besoins précis. Ils améliorent la qualité de vie des citoyens et constituent des lieux vibrants, qui animent la ville. Il s’agit en somme de placer les utilisateurs au cœur de la réflexion.

 

Vidéo: Placemaking & Seattle

2. Transformation active

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

 

Source: dijon-ecolo.info

3. Ville heureuse

Cultiver le bonheur urbain peut améliorer la vitalité d’une ville sur les plans émotionnel et économique, ainsi qu’en ce qui a trait à ses infrastructures. Cette affirmation se base sur la prémisse qu’un citoyen qui se sent bien dans son quartier aura davantage tendance à en prendre soin, à y dépenser de l’argent et à socialiser avec le voisinage. Ainsi, on répertorie les lieux où il fait bon vivre à travers des index du bonheur et du bien-être en ville.

4. Gouvernance démocratisée

La technologie facilite la collaboration des citoyens dans le processus décisionnel gouvernemental. Par exemple, en 2009, l’administration Obama a inauguré OpenGov, un site toujours actif qui permet aux Américains de s’informer à propos des politiques et des décisions de leur gouvernement, tout en pouvant soumettre des idées et des suggestions. Le même type de plateforme serait tout aussi pertinent sur la scène municipale.

 

Source: OpenGov

5. Participation 

La participation citoyenne s’inscrit dans un processus où certains individus effectuent des contributions dans un objectif de bien-être collectif. Au cours des dernières années, Internet et les plateformes dites «ouvertes» ont accru l’accessibilité à l’engagement, au partage de connaissances et à l’implication communautaire.

6. Mobilité urbaine

Les enjeux auxquels font face les villes, notamment ceux touchant l’environnement, l’étalement urbain et la congestion automobile, les incitent à valoriser davantage certains types de déplacements par rapport à d’autres. Ainsi, les systèmes de mobilité qui prennent en compte ces problématiques ont la cote: la marche, le vélo, l’autopartage, les transports publics.

7. Vélopartage

On dénombre aujourd’hui près de 165 villes à travers le monde possédant un système de vélopartage; le premier étant celui d’Amsterdam, mis en place en 1969. Les vagues de cyclistes dévalant les voies urbaines s’accentuent et initient ou solidifient la culture vélo des municipalités concernées. Le Copenhagenize Index présente les villes qui se démarquent pour leurs infrastructures, leur programme de vélopartage, la perception de sécurité et les politiques mises en place.

8. Accessibilité

L’accessibilité d’un quartier va jusqu’à influencer le type de personnes qui y circulent, la clientèle qui fréquente un commerce, un attrait ou un restaurant. Ainsi, certains lieux sont peu accueillants pour un parent et son bébé en poussette ou une personne à mobilité restreinte. Les médias sociaux et les applications mobiles comptent parmi les outils favorisant l’identification des lieux adaptés à certains besoins; Access Together et Wheelmap en constituent des exemples.

 

Source: Wheelmap

9. Ville durable

La durabilité d’une ville passe inévitablement par une réduction de son empreinte écologique. De cet objectif découlent des stratégies affectant toutes les sphères d’activité de la municipalité: choix énergétiques, gestion des déchets, adaptation des infrastructures, plan pour les transports, etc.

10. Réutilisation 

Dans la même veine que le recyclage, la réutilisation de matériaux charme de nombreux citoyens et designers. Plusieurs artistes s’inspirent d’objets pour créer des œuvres qui, parfois, occupent même l’espace urbain.

 

Source: FRAGILE – une œuvre de matériaux recyclés, de l’artiste Roadsworth

11. Financement participatif

Cette stratégie de collecte de fonds, de plus en plus présente sur Internet, repose sur la participation d’individus intéressés par le projet à financer. Les contributions incluent bien sûr des dons d’argent, mais aussi la diffusion du projet à travers les réseaux sociaux dans le but de faire connaître l’initiative. Une variété d’idées voient ainsi le jour grâce à ce type de financement basé sur des valeurs communautaires.

12. Tourisme durable

Il consiste à soutenir le milieu visité sur les plans social, économique, environnemental et culturel. Le tourisme durable repose également sur le comportement responsable des visiteurs. Une destination doit sensibiliser ses intervenants à offrir à ses visiteurs les moyens de voyager en minimisant leur empreinte écologique et en valorisant leurs retombées positives sur la société et son économie.

D’autres tendances à découvrir

Mieux comprendre les tendances urbaines nous permet de rester à l’écoute des valeurs et des courants qui façonnent la ville d’aujourd’hui et de demain. D’un point de vue touristique, elles nous offrent la possibilité de saisir les intérêts et les attentes des visiteurs avides d’une expérience urbaine de leur temps.

Vous pouvez découvrir les 88 autres tendances en consultant le rapport du BMW Guggenheim Lab.

 Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

– BMW Guggenheim Lab. «100 Urban Trends», cdn.guggenheim.org, 29 juillet 2012.

– Borys, Hazel. «Can cities help you forget your troubles? C’mon, get happy!», placemakers.com, 29 octobre 2012.

– Borys, Hazel. «Urban happiness index revisited», bettercities.net, 15 novembre 2012.

Sites Web:

Access Together

BMW Guggenheim Lab

Copenhagenize Index

Fragile.projekroom

OpenGov

PARK(ing) Day

Wheelmap

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Enjeux Tourisme durable

Des poubelles plus performantes et plus intelligentes

Trop petites, trop pleines, peu nombreuses voire absentes, nauséabondes et souvent même réservées à un cercle restreint de déchets, les poubelles font jaser. Le paysage urbain ne peut faire abstraction des détritus abandonnés par ses citoyens et visiteurs. Même s’ils sont indésirables, les villes doivent s’en occuper, car ils affecteront plusieurs premières ou dernières impressions.

Les poubelles BigBelly Solar 

Les problématiques relatives à la gestion des déchets ont incité des entreprises à créer des solutions innovantes. Par exemple, la compagnie BigBelly Solar s’est donné le défi de compacter les ordures et de rendre les poubelles plus intelligentes. Plus spécifiquement, la compression de détritus fait en sorte que l’équivalent de cinq poubelles peut être inséré en une seule. Ainsi, une ville comme Philadelphie, où près de 790 000 tonnes de déchets sont collectées annuellement, a pu réduire le nombre de collectes hebdomadaires de 17 à 5. Cette performance se mesure aussi par une économie évaluée à 13 millions de dollars américains pour 10 ans. La diminution des déplacements effectués par les véhicules lourds engendre de surcroît une réduction d’émissions de gaz à effet de serre de 80%.

La technologie employée pour rendre la poubelle intelligente lui permet d’envoyer un message texte lorsqu’elle est pleine. Son réseau sans fil intégré à sa structure ainsi que son système mécanique disposé à l’intérieur afin de compresser les déchets sont alimentés par un panneau solaire, ce qui lui permet d’être autonome et de se trouver tant dans un parc que sur un boulevard. Enfin, en plus des ordures, un compartiment est prévu pour collecter les matières recyclables.

 

Source: BigBelly Solar

Ingénieuses, écologiques, économiques et efficaces, les bonnes initiatives en matière de gestion de déchets peuvent aussi faire jaser!

 

Site Web:

BigBelly Solar

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Ailleurs dans le monde Tendances

Comment dynamiser votre petite ville

Malgré les fusions, le Québec compte plus de 1000 municipalités de moins de 10 000 habitants. L’offre touristique en région repose en grande partie sur ces localités et ce sont les particularités de chacune qui contribuent au succès de l’expérience du voyageur. Certaines petites communautés, ici comme ailleurs, s’avèrent très dynamiques et proposent des milieux de vie attrayants par la diversité des emplois qu’on y offre, des styles de vie, de la scène culturelle et artistique, des loisirs, de leur ambiance et de leur authenticité. Le mouvement slow, l’intérêt pour les produits locaux, la recherche d’expériences authentiques, le goût d’entrer en contact avec la population locale, le désir de rencontrer les producteurs, voilà autant de tendances qui favorisent le tourisme dans les petites municipalités.

Qu’est-ce qu’une petite ville cool?

Great Barrington, dans les Berkshires au Massachusetts fait partie de la cuvée 2012 de «The 20 Best Small Towns in America» du magazine Smithsonian.com. On dit de cette localité de 6 800 âmes que l’on peut y manger des sushis comme des chimichangas mexicains, que l’on y croise des passants avec matelas de yoga sous le bras ou panier de produits de la ferme d’à côté ou encore se baladant avec un double espresso bien serré. En plus de ses cafés et de ses restaurants attrayants, la ville compte de nombreux festivals et dispose d’une riche scène culturelle.

 

Great Barrington, MA. Source: Smithsonianmag

L’Équipe du Smithsonian.com, magazine dédié à la culture, l’histoire, la science et les arts, estime que pour qu’une municipalité mérite d’être visitée plus que les autres, elle doit miser sur la culture. Pour élaborer sa liste, elle a notamment consulté une base de données géographiques permettant d’isoler les communautés de moins de 25 000 habitants avec de fortes concentrations de musées, de sites historiques, de jardins botaniques, d’orchestres permanents, de galeries d’art et d’autres composantes culturelles.

Un autre palmarès, celui de Budget Travel, issu d’un vote populaire, présente annuellement depuis 2006 les «Americas Coolest Small Towns». Les candidates doivent avoir une population de moins de 10 000 habitants, compter plusieurs commerces indépendants, dégager une certaine «énergie», offrir un environnement enchanteur, proposer des produits culturels et artistiques et… du bon café! Hammondsport, dans l’État de New York, a remporté le titre de la petite ville la plus cool des États-Unis, ex æquo avec Beaufort en Caroline du Nord. La première, qui compte 725 résidants, est reconnue pour les vignobles qui l’entourent. On l’aime pour ses boutiques d’art, ses produits locaux et son atmosphère chaleureuse. Beaufort (4 309 habitants) est située au bord de la mer et fut autrefois un repère de pirates. Des attraits, comme un musée, témoignent de ce passé.

Quelques pistes pour des communautés dynamiques

Le groupe The Association for Enterprise Opportunity créait, il y a quelques années, le concept Regional Flavor, ou saveur régionale, dans le but d’aider les localités rurales à mieux se développer. Le cadre de cette stratégie mise sur les objectifs suivants:

  • bâtir une communauté où il fera bon vivre;
  • accueillir des visiteurs qui sauront apprécier les atouts de l’endroit;
  • inciter les enfants qui grandissent dans la communauté à y considérer leur avenir.

Source: ruralmarketing.com

Voici une synthèse des cinq principes du projet Regional Flavor:

1. Aider chacune des organisations locales à se surpasser, à demeurer unique et à innover continuellement tout en mettant l’emphase sur leurs forces. Certains termes clés caractérisent ce principe:

  • Penser local: favoriser les fournisseurs locaux;
  • Collaborer: développer des partenariats est un impératif, surtout dans les petites localités;
  • Innover: exprimer sa vision et ses objectifs de façon originale et unique;
  • Se présenter sous son meilleur jour: balayer le trottoir et nettoyer les fenêtres du commerce. Si le local voisin est vacant, nettoyer son trottoir et ses fenêtres.

2. Identifier les atouts spécifiques à la région et les mettre à profit:

  • Les personnes clés, celles qui réalisent des projets et qui performent bien dans la région;
  • Les entreprises qui durent;
  • Les organisations rassembleuses;
  • Les attraits et activités touristiques;
  • Les personnes-ressources, celles qui travaillent à améliorer le sort de la communauté.

3. Lier les atouts en créant des activités:

  • Lier les artistes, les producteurs de spécialités régionales, les spécialistes du patrimoine et les entreprises de loisirs en mettant de l’avant les intérêts qu’ils pourraient avoir en commun;
  • Nommer un leader comme une coopérative ou un comité de revitalisation.

4. Encourager les visiteurs et les résidants à créer un lien émotif avec la région:

  • La grande majorité des activités et des services offerts à un endroit le sont aussi ailleurs. Il faut donc identifier un atout distinctif et faire la promotion d’expériences authentiques de façon à ce qu’elles enrichissent la vie de ceux qui les vivront afin qu’elles deviennent mémorables;
  • Il faut créer des liens entre les attraits, les services ainsi qu’avec les communautés avoisinantes.

5. Créer des liens stratégiques entre le milieu rural et les noyaux urbains environnants:

  • La plupart des visiteurs proviennent de la ville et aiment bien une transition en douceur pour les sortir de leur zone de confort. Au Tennessee, par exemple, on a développé un réseau d’itinéraires cyclables qui partent des villes et villages pour ensuite sillonner l’arrière-pays.

Social, local et mobile

Les petites municipalités n’échappent pas aux grandes tendances de l’heure. Les médias sociaux, les appareils mobiles et les possibilités de recherches locales sont de plus en plus indispensables au voyageur. Il s’avère donc essentiel d’acquérir les connaissances pour mettre en place une stratégie liée à ces outils de communication. Certaines municipalités jouent à fond la carte des médias sociaux, par exemple:

  • À Lake Arrowhead, en Californie, les médias sociaux ont complètement remplacé les publicités imprimées. Un an après le premier tweet, les réservations pour cette destination ont été plus élevées que jamais auparavant;
  • Lorsqu’Allan Jenkins a publié sur Twitter qu’il cherchait une destination, @travelcoosbay de Coos Bay en Oregon a répondu «You should drop in for the night». Après avoir reçu un lien Flickr vers des photos de l’endroit, A. Jenkins demande si les gens sont aussi sympathiques que la nature est belle. Coos Bay répond par la photo ci-dessous. De nombreux résidants de l’endroit ont aussi publié des tweets et envoyé des vidéos personnalisées sur YouTube.

Source: stikkymedia.com

 

Des communautés durables

Plus que cool, les communautés doivent miser sur la durabilité, autant sur le plan environnemental, social qu’économique. L’engagement de la population et des entreprises locales et l’identification d’une vision commune sont essentiels pour favoriser un développement sain et durable pour tous.

 

Sources:

– Budget Travel. «Americas Coolest Small Towns 2012», blog.budgettravel.com, 1er février 2012.

– Ivan, Dave. «Can Small Towns Be Cool?», smallbizsurvival.com, mai 2009.

– Lins, Shannon. «Hammondsport Officials Say Coolest Small Town Title Brings Business», wetmtv.com, 30 juin 2012.

– Ministère des Affaires municipals, des Régions et de l’Occupation du territoire. «L’organisation municipale et régionale au Québec en 2012», Gouvernement, du Québec, 2012.

– Palmer, Barbara. «Small-Town, Not Small-Time», pcmaconvene.blogspot.ca, janvier 2011.

– Santos, Stacey. «Small Town Tourism, Big Social Media», stikkymedia.com, 2012.

– Steele, Joanne. «5 Principles to Lay the Groundwork for your Small Town’s Rural Regional Flavor Strategy», ruraltourismmarketing.com, novembre 2009.

– Steele, Joanne. «Creating Small Town Tourism Success Part 1, Branding», ruraltourismmarketing.com, 7 août 2009.

– Shen, Aviva et Susan Spano. «The 20 Best Small Towns in America», Smithsonianmag.com, mai 2012.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Villes culturelles mondiales – panorama de quatre métropoles internationales

Depuis l’époque de Shakespeare, la vie culturelle de Londres vibre au diapason de ses activités artistiques pluridimensionnelles. Paris est reconnue mondialement comme centre de création par excellence, où l’art de vivre prend tout son sens. La vitalité de New York ainsi que ses modèles de partenariat entre les secteurs public et privé contribuent à la renommée de cette grande ville américaine. De façon générale, la vie culturelle de Sydney est influencée par son climat et ses sites naturels exceptionnels. Voici quatre villes mondiales où rayonnent les arts et la culture.

Cette analyse se base sur le rapport «World cities culture» mené par le maire de Londres, Boris Johnson, et coordonné par la firme BOP, qui examine l’importance de l’offre culturelle de douze villes mondiales. Le rapport a été déposé au cours d’un sommet qui se tenait à Londres lors des Jeux olympiques et paralympiques de l’été 2012. Pour les fins de cette analyse, quatre villes seront étudiées: Londres, Paris, New York et Sydney.

Ville mondiale

Une ville mondiale, de par sa taille, son dynamisme et sa diversité, représente un lieu auquel on associe entre autres une forte concentration d’activités culturelles. Véritable plaque tournante dans sa région, voire son pays, la ville mondiale partage avec ses homologues des quatre coins du monde de nombreux points, mais demeure avant tout unique grâce à son caractère culturel, qui lui est propre. Elle possède un vaste public composé de résidants et de touristes et constitue le berceau de nombreuses entreprises privées œuvrant dans le milieu des affaires. Ce secteur d’activité est d’ailleurs une source de financement pour les arts et la culture et se traduit aussi par un marché de consommateurs intéressés par des services et des produits dits «créatifs».

La population d’une ville mondiale est en perpétuel changement. Avec ses antennes rivées sur l’international, elle favorise les échanges de connaissances et suscite l’effervescence de nouvelles idées. Plus que toutes autres, les villes mondiales peuvent se permettre de se consacrer à la culture, d’investir dans leurs équipements, leurs infrastructures, leurs réseaux de distribution et leurs ressources humaines, qu’elles soient créatives ou professionnelles.

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Quatre villes sous les projecteurs

New York est le lieu de résidence de 3% des Américains et est peuplée par plus de 8 millions d’habitants. De l’autre côté de l’Atlantique, Londres accueille près de 8 millions d’Anglais, soit 13% de la population du pays, alors que Paris compte une population de près de 12 millions d’habitants, soit 19% des Français. Enfin, un Australien sur cinq habite Sydney; la population y atteint un peu plus de 4,5 millions d’habitants.

Les attraits culturels correspondent bien souvent à l’héritage qu’une ville a reçu des générations précédentes; ils reflètent d’une certaine façon l’histoire de la ville. Paris regorge de galeries d’art, Sydney possède de nombreux parcs et jardins et Londres compte plus de musées que les autres. Sans surprise, les villes qui se trouvent sur de plus jeunes continents comptent moins de sites historiques (voir le tableau 1).

Grandes_metropoles_tableau1

Les arts de la scène sont en quelque sorte l’essence même de la culture urbaine; ils prennent vie là où se rassemblent des artistes, des ressources humaines qualifiées et un auditoire susceptible d’aller voir des spectacles. New York fait partie de ces villes où une culture de spectacle s’est développée. Les New Yorkais vont d’ailleurs davantage au théâtre qu’au musée (voir les tableaux 2 et 3).

Grandes_metropoles_tableau2 

 

La culture d’une ville mondiale repose aussi sur une variété d’éléments qui lui permettent de définir son caractère: ses boîtes de nuit et discothèques, ses restaurants et cafés, ses boutiques de musique, ses bibliothèques, ses équipes sportives, etc. (voir le tableau 3). New York possède le plus de bars et de discothèques, tandis que Londres se démarque pour sa forte concentration de restaurants, soit 478 pour 100 000 habitants. Paris est le lieu de prédilection des festivals, mais c’est à New York que la population participe le plus aux événements les plus populaires. Paris et Londres accueillent le plus de touristes internationaux; 13 millions et 15 millions, respectivement. Enfin, Paris compte le plus faible pourcentage de population née à l’étranger.

Grandes_metropoles_tableau3

Les défis et des principes stratégiques

Le rapport «World cities culture» illustre trois principaux défis auxquels font face les villes mondiales culturelles:

  1. Établir un équilibre entre le traditionnel et le moderne;
  2. Maintenir le caractère local de la ville dans un contexte de globalisation;
  3. Synchroniser la construction ou la revitalisation d’infrastructures avec la participation des citoyens et des visiteurs.

Les solutions à ces défis varient selon les circonstances. Voici deux principes stratégiques visant à guider celles-ci dans un sens large:

  • valoriser le rôle de la culture comme source de renouvellement; par exemple un bâtiment industriel jouissant d’une nouvelle vocation culturelle ou des initiatives artistiques revitalisant un quartier;
  • insister sur l’importance de créer des partenariats entre les secteurs public et privé; ce type de stratégie a connu du succès notamment auprès de grandes institutions culturelles telles que le Metropolitan Museum of Art et le MoMa de New York.

Grandes_metropoles_tableau3 

 

L’an prochain, la firme BOP prévoit publier une seconde édition du rapport «World cities cultures» et vise à inclure deux métropoles canadiennes: Toronto et Montréal. C’est donc un sujet à suivre…

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

Source:

• Mayor of London. «World cities culture report», 2012

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Produits et activités

Le tourisme de lumière ou l’art d’allumer les visiteurs!

Une récente étude d’Atout France, l’agence de développement touristique de la France, montre à l’aide d’exemples concrets que la mise en lumière peut contribuer au développement des villes à travers de multiples facettes, dont le tourisme. Toutefois, la multiplication des événements lumière engendre un risque de banalisation qui nécessite d’accorder une attention particulière à la stratégie de différenciation. Cette dernière doit bien définir les objectifs touristiques, les cibles et le positionnement du projet.

Le projet de mise en lumière s’inscrit généralement dans une dynamique de valorisation urbaine globale. Mais, en façonnant l’image de la ville, la lumière peut facilement devenir un facteur d’attractivité touristique et permettre de séduire de nouvelles clientèles.

Aménager l’espace public en cohérence avec les usages touristiques

Pour accueillir les visiteurs dans des conditions acceptables de confort et de sécurité, il importe, entre autres, de développer l’accessibilité des sites. Cela exige une connaissance approfondie des besoins de mobilité nocturne, de développer l’offre de transports en commun pour tous les publics et celle des transports alternatifs tels les vélos en libre-service. Ainsi, pendant le festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE, la Société de transport de Montréal adapte son offre pour assurer les déplacements entre les divers lieux de diffusion culturels et les activités lors de la Nuit Blanche et en fournissant un service spécial de transport adapté pour les personnes à capacité physique restreinte.

Source: MONTRÉAL EN LUMIÈRE

Favoriser une circulation agréable à l’aide de cheminements piétonniers et d’une bonne signalétique permet également de faciliter l’accès pour les visiteurs. À cet effet, mentionnons l’un des volets du parcours lumière du Quartier des spectacles qui intègre les exigences de la signalétique grâce au marquage lumineux composé d’une double ligne de ronds rouges au sol — clin d’œil au Red Light des années 1920 — déployée sur la devanture de près d’une dizaine de lieux de diffusion culturelle pour en signaler la présence. En 2010, on y ajoutait un système de projection au sol permettant aux piétons de connaître la direction à suivre pour accéder aux principaux lieux de diffusion à proximité (voir la vidéo).

 Source: Quartier des spectacles

Créer et valoriser l’expérience touristique 

Les visiteurs aspirent à une expérience festive et partagée. Inscrire les projets de mise en lumière dans une dynamique participative favorise les échanges et les rencontres entre les touristes et la population locale, ce qui répond à une tendance actuelle en tourisme (lire aussi: Découvrir la destination comme le ferait un résident). L’ancien Mur Lumières de La Vitrine du Quartier des spectacles de Montréal (voir la vidéo ) et le théâtre des Célestins à Lyon, transformé en «machine à boules» (flipper) géante, dont les manettes actionnées par le public font rebondir une balle sur les différents obstacles architecturaux mis en lumière (voir la vidéo), constituent de bons exemples d’expériences participatives. 

Des exemples concrets de projets de mise en lumière

Le tourisme joue un rôle important dans la décision de créer un projet de mise en lumière événementielle, qui permet de:

1. Créer ou renforcer une image festive et dynamique de la ville: l’exemple du Quartier des spectacles de Montréal

Lieu de festivités depuis près de 100 ans, le Quartier des spectacles de Montréal est le cœur des activités culturelles de Montréal. On a choisi d’utiliser la lumière pour exprimer son caractère distinctif. Hormis son parcours lumière, on utilise un éclairage architectural et scénographique pour mettre en valeur 15 lieux de diffusion culturelle et des espaces publics, ainsi que des vidéoprojections qui animent, entre autres, les façades de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec et du Pavillon de design de l’UQAM (voir image). Sa Place des festivals permet d’accueillir de grandes manifestations en plus d’offrir le plus grand jeu de fontaines animées et interactives au Canada, avec ses 235 jets d’eau, 4 superstructures d’éclairage et 2 vitrines. 

 

  2. Réactiver une fête traditionnelle locale: l’exemple de la Fête des Lumières de Lyon, en France

Neuf ans après le déploiement du Plan Lumière de la municipalité, la Fête des Lumières de Lyon voyait le jour. Cette traditionnelle fête religieuse, enracinée dans l’histoire de Lyon depuis le 19e siècle, dure 4 jours complets au début du mois de décembre. Selon les estimations de la mairie, l’événement accueille 3 millions de visiteurs qui viennent admirer plus de 60 réalisations lumière réparties à travers la ville.

3. Enrichir l’image touristique de la ville: l’exemple de Beaune, en France

La notoriété touristique de la ville de Beaune, en Bourgogne, repose sur ses vignobles et ses hospices, particulièrement l’Hôtel-Dieu, un ancien établissement hospitalier du 15e siècle, aujourd’hui converti en musée. Ses visiteurs y viennent pour la journée et la municipalité enregistre un pic touristique à l’automne. La mise en lumière vise donc à enrichir l’image de Beaune en affirmant son dynamisme et sa modernité par l’audiovisuel et les projections lumineuses pour attirer une nouvelle clientèle et échelonner la saison touristique sur l’année entière. 

 À partir de 2010, des scénographies de trois à cinq minutes, basées sur l’histoire de la ville, sont projetées sur sept sites du patrimoine architectural. Cette mise en lumière se déroule d’avril à septembre, puis pendant la vente des vins des Hospices, soit en novembre et jusqu’aux fêtes de fin d’année. Elle se conclut par la Fête de la Lumière avec ses spectacles d’arts de la rue et ses animations.

 4. Repositionner la ville sur l’échiquier touristique: l’exemple du Festival de Lumière de Gand

La première édition du Festival de Lumière de Gand , en Belgique, s’est tenue en 2011 et s’inscrit dans le plan lumière de la municipalité mis en œuvre en 1999. Cet événement vise à améliorer la fréquentation touristique pendant la période hivernale et à modifier la  perception négative de la ville l’hiver. La dynamique lumière déployée par Gand depuis plus d’une décennie représente un produit clé pour le tourisme, et le Festival contribue à son positionnement de ville jeune, vibrante et créative, selon Koen De Borger, coordinateur de communication pour la Ville. De plus, chaque année à la fin du Festival, Gand achète une œuvre pour la convertir en installation permanente avec comme objectif de construire, au fil des ans, un parcours de lumière artistique durable.

La lumière constitue un atout exceptionnel pour le développement touristique des villes, petites et grandes. Et vous? Comment la mettez-vous en valeur dans votre patelin?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel.

 

Sources:

–    Atout France et LUCI. «Concevoir la lumière comme un levier de développement touristique», avril 2012.

Sites Internet:

–    Fête des Lumières Lyon 

–    Festival de Lumière de Gand 

–    Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE 

–    Quartier des spectacles 

–    Ville de Beaune 

 

 

 

                                                    

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Tendances

Les ports de croisières de demain

On assiste depuis plusieurs années à une revitalisation des espaces portuaires à travers le monde. Longtemps délaissés, ces lieux sont aujourd’hui transformés et remplissent de nouvelles fonctions résidentielles, culturelles et touristiques. Les équipements portuaires que l’on cherchait autrefois à cacher et dont les activités étaient difficilement intégrées à la vie urbaine sont devenus des symboles identitaires pour les villes. Combiné à l’essor sans précédent que connaît l’industrie des croisières, un véritable chantier de réaménagement portuaire s’étend actuellement aux quatre coins du monde.

Polyvalence

Alors qu’historiquement les ports se concentraient davantage sur leur vocation industrielle, de plus en plus ceux-ci deviennent polyvalents. D’ailleurs, compte tenu du caractère saisonnier de l’industrie des croisières, les nouveaux développements de terminaux portuaires s’orientent vers la multifonctionnalité et offrent une variété d’activités pour autant de clientèles, incluant la tenue d’événements, de rencontres d’affaires et de manifestations culturelles.

Le terminal de croisières de Kai Tak à Hong Kong, dont la réalisation des travaux est prévue en 2013, en est un bon exemple. Son intérieur spacieux et polyvalent permettra la tenue de grands spectacles, événements et expositions. Une promenade piétonne traversera le terminal et s’ouvrira sur un large jardin public niché sur le toit, où des espaces ouverts inviteront les gens à pique-niquer ou à dîner. Le jardin pourra aussi servir pour des occasions plus formelles, telles que des banquets, des mariages, avec la ville et son paysage urbain en toile de fond.

 

Source: Fosters + Partners

Le projet des Terrasses du Port, à Marseille, dont la livraison est également prévue pour l’année prochaine, sera le premier centre commercial européen en bordure de mer. La multifonctionnalité de la nouvelle structure sur pilotis, s’élevant à 20 mètres au-dessus du domaine portuaire, comprendra 150 boutiques, une esplanade avec une terrasse réservée aux restaurants et près de 3000 places de stationnement. Située dans le nouveau quartier d’affaires Euroméditerranée, l’installation vise à animer le quartier tout au long de la semaine grâce à des activités complémentaires qui bénéficieront autant aux travailleurs, aux croisiéristes qu’aux résidents.

 

Source: Les Terrasses du port  ©Euroméditerranée / François Kern

À Montréal, l’inauguration d’une plage urbaine au Vieux-Port fait également partie d’une série de projets de développement qui se succèderont et dont le but est d’augmenter l’offre récréotouristique et culturelle. Plusieurs réalisations sont attendues d’ici 5 ans, dont la transformation du Hangar 16 en un centre d’événements et d’expositions internationales.

Authenticité

Alors que plusieurs destinations optent pour un concept portuaire tourné vers le futur, d’autres préfèrent plutôt s’enraciner dans leur histoire et leur culture. C’est le cas du nouveau port de Falmouth en Jamaïque, dont la conception, inspirée de l’architecture géorgienne du 19e siècle, un style très répandu dans le village, découle d’une intention de partager le patrimoine avec les visiteurs, et ce, dès leur arrivée.

 

Source: Cruise Jamaica

Au cœur des fjords norvégiens, le village de Skjolden a aussi entrepris la construction d’un nouveau terminal, tout en veillant au maintien et à la valorisation de son caractère authentique. Le projet d’aménagement incluait entre autres la construction de résidences touristiques le long du fjord. L’implication de la communauté a été prise en considération dans la réalisation du projet, et ce, dès le début du processus de planification. D’ailleurs, les habitants participent activement à l’accueil des croisiéristes, dévoilant ainsi le côté hospitalier de la région.

Source: Skjolden Sognefjord

En Colombie-Britannique, le design du nouveau terminal de croisière de Nanaimo met en valeur le bois de la région. On vise à faire valoir le patrimoine forestier, dans un concept très contemporain utilisant stratégiquement le verre de façon à créer des jeux de lumière naturelle.

 

Source: Nanaimo Cruise Ship Terminal

Design

Les terminaux de croisières de demain sont également appelés à symboliser l’identité de la destination par la renaissance de leurs ports. Alors que les architectes innovent sans cesse dans leurs projets d’aménagement portuaires, certains sites deviennent des attraits en soi.

Inauguré à l’Exposition universelle de 2010, le complexe portuaire avant-gardiste de Shanghai vise à renforcer le statut de la ville comme centre de commerce et plaque tournante du tourisme. Un portail vitré abrite des cafés, des restaurants et des bars «flottants», suspendus par des câbles. Cette construction exceptionnelle est la première du genre au monde.

 

Source: Sparch Asia

Capacité

La longueur des navires représente un élément déterminant dans la construction des nouveaux ports, surtout lorsque l’on considère la montée en popularité des méganavires de croisières. Les destinations qui ne peuvent les accueillir à quai pourraient en souffrir.

Au Québec, les nouvelles escales de croisières actuellement développées nécessitent des aménagements complets des quais. D’ailleurs, ces derniers ont été prévus de façon à pouvoir y accueillir des navires de grande taille. Par exemple, le nouveau quai d’escale à Saguenay pourra recevoir des navires mesurant jusqu’à 334 mètres de longueur.

Naviguer vers la durabilité

Les possibilités s’offrant aux installations portuaires désireuses de veiller à la protection de l’environnement et de la biodiversité maritime par le développement durable se multiplient. À cet effet, plusieurs projets d’aménagement portuaire se donnent des objectifs en la matière: réduction des déchets et des émissions de gaz nuisibles, utilisation d’énergie renouvelable ou construction selon la certification LEED.

Et le Québec, suit-il la tendance?

Dans la foulée des transformations portuaires, le Québec ne fait pas figure d’exception avec la stratégie du ministère du Tourisme visant la croissance des croisières internationales sur le Saint-Laurent. Au cœur même de cette stratégie, les principes de développement durable demeurent des préoccupations importantes et sont d’ailleurs considérés dans les nouveaux projets d’aménagement des escales.

 

Analyse rédigée dans le cadre de la veille thématique réalisée pour le ministère du Tourisme du Québec.

 

Analyse rédigée en collaboration avec May-Lisa Vézina

 

Sources :

– Holmes, Damian. « Kai Tak Cruise Terminal in Hong Kong | Foster+Partners », worldlandscapearchitect.com, 13 avril 2011.

– Jaouen, Bertrand. « Comment seront nos ports en 2020? », lemonde.fr, 12 mars 2012.

– Ministère du Tourisme du Québec. « Stratégie de développement durable et de promotion des croisières internationales sur le Saint-Laurent : Bilan à mi-parcours », 2011.

 

Sites Internet :

Checkwitch Poiron Architects

Cruise Jamaica

Foster+Partners

Les Terrasses du Port

Skjolden Sognefjord

Société du Vieux-Port de Montréal

Sparch Asia

Tourisme Québec

Ville de Québec

Ville de Marseille

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Tendances

Quelques grandes tendances de consommation

Urbain, vert, justicier, autonome et mobile: voilà, entre autres, comment on peut définir le consommateur d’aujourd’hui. Comment ces caractéristiques influencent-elles ses habitudes de consommation? Voici quelques tendances présentées par Euromonitor et un panel d’experts.

Le règne de l’urbanité

En 2012, Euromonitor International, une firme de recherche stratégique sur les grands marchés de consommation, prévoit qu’il y aura 3,7 milliards de citadins dans le monde, et ce nombre continuera d’augmenter, tant dans les métropoles traditionnelles, comme New York, que dans de nouvelles agglomérations. Une large part de ces néo-urbains se situent au «bas de la pyramide». Ils disposent d’un revenu disponible inférieur à la moyenne, mais aspirent à une consommation élevée.

Ces mégalopoles constituent de véritables plaques tournantes, composées à la fois de nouveaux groupes ethniques et de communautés bien installées, de personnes âgées, d’étudiants, de travailleurs migrants hautement qualifiés et à faible revenu, de LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ainsi que de ménages intergénérationnels.

En raison de la pollution et de la surpopulation, les questions écologiques et le développement durable sont incontournables pour les consommateurs, d’où leur intérêt grandissant pour l’agriculture urbaine, le vélo, le covoiturage et l’auto électrique.

La culture joue un rôle croissant dans l’expérience de la consommation. Les lieux culturels servent de courroie de transmission pour le placement de produits. Par exemple, le Musée d’art contemporain de Shanghai a accueilli l’exposition Culture Chanel, qui visait à faire découvrir Coco Chanel à un public chinois plus large. Lors de l’exposition Reebok du musée des Arts décoratifs, à Paris, le visiteur pouvait tester une nouvelle chaussure durant sa visite, le musée se transformant ainsi en espace publicitaire.

Les justiciers de la consommation

En ligne ou hors ligne, la protestation est à l’honneur. Comme les événements le démontrent – manifestations qui s’étendent des quartiers aux villes, au pays, et à Internet –, les consommateurs sont mécontents et s’expriment de plus en plus. Leur fidélité aux marques diminue, et ils se regroupent pour faire valoir leur point de vue. Récemment, au Québec, les Industries Lassonde (jus Oasis) ont subi la foudre des internautes et un appel au boycottage de leurs produits, après que les médias ont relaté la bataille judiciaire que livre une petite entreprise pour pouvoir utiliser le mot «oasis» dans sa marque de commerce.

Les entreprises ripostent par le crowdsourcing, cette méthode qui consiste à faire appel à la créativité, à l’intelligence, à la connaissance et au savoir-faire des internautes (Lire aussi: Le crowdsourcing, un phénomène émergent! ). Ainsi, le site américain Cliq, lancé l’automne dernier, permet aux consommateurs de décider où manger, quoi acheter et quoi faire sur la base des opinions de leur réseau social.

L’approche «faites-le vous-même» (Do it yourself – DIY)

Le consommateur se targue de pouvoir tout contrôler: sa santé, son identité, ses habitudes de communication et d’achats. En 2012, la tendance «faites-le vous-même» connaîtra un flot sans fin d’innovations, entraîné par la technologie, qui alimente à son tour le désir illimité des consommateurs de tout contrôler. En tourisme, les exemples foisonnent: enregistrement libre-service dans les aéroports et les hôtels, impression des étiquettes de bagages par les passagers, cartes munies de code-barres 2D permettant l’enregistrement à la maison, à la borne, sur un téléphone intelligent, etc.

Le vert… avec une touche de fraîcheur et d’originalité

De plus en plus, les consommateurs se soucient des questions écologiques. Ils réagiront donc positivement au fait qu’un hôtel est certifié LEED, clé verte ou encore qu’il dispose d’un excellent programme de recyclage. Ils seront de plus charmés par toute initiative verte qui sort de l’ordinaire; par exemple celle du Château Frontenac, à Québec, et de ses désormais célèbres ruches sur le toit, ou encore le bien nommé Watt, une boîte de nuit de Rotterdam dont le plancher de danse génère de l’électricité quand les gens s’y agitent.

L’univers de la mobilité et du téléphone intelligent

La technologie mobile possède un pouvoir d’influence énorme et croissant sur les choix des consommateurs, qui prennent leurs décisions de façon quasi instantanée, aujourd’hui. Selon Euromonitor International, les ventes annuelles mondiales de téléphones intelligents sont passées de 8,4 milliards de dollars américains à 83,1 milliards entre 2005 et 2010. En 2012, elles atteindront 137,4 milliards de dollars. Pour de nombreux consommateurs des marchés développés, les ordinateurs et les portables sont complètement dépassés.

Le facteur F (friends, fans, followers)

Le mot de la fin revient à Trendwatching, cette firme qui relève les tendances de consommation les plus prometteuses à travers le monde. Selon elle, les consommateurs puisent de plus en plus dans leur réseau d’amis, de fans et d’adeptes pour découvrir, discuter et acheter des biens et des services de manière toujours plus approfondie.

Le facteur F influe sur le comportement des consommateurs de différentes manières:

  • F-Découverte, ou comment les consommateurs découvrent de nouveaux produits et services en s’appuyant sur leurs réseaux sociaux. Encourager vos clients à parler de leur expérience dans leurs réseaux peut devenir un puissant outil de découverte.
  • F-Classement, ou comment les consommateurs reçoivent de plus en plus (et automatiquement) d’avis et de recommandations classés en provenance de leurs réseaux sociaux. L’intégration de commentaires de gens que l’internaute connaît plutôt que d’une personne inconnue constitue la prochaine étape dans la personnalisation des commentaires. À cet effet, Facebook s’est associé à TripAdvisor pour que puisse être personnalisé le contenu qu’il présente à ses utilisateurs, grâce à la personnalisation instantanée.
  • F-Rétroaction, ou comment les consommateurs peuvent demander en retour à leurs amis et adeptes d’améliorer et de valider leurs décisions d’achat. Les entreprises devraient intégrer les réseaux sociaux tout le long du processus d’achat du consommateur. Par exemple, pourquoi ne pas lancer une application qui permettrait aux utilisateurs de demander des conseils à leurs réseaux sociaux avant, pendant et après leur réservation? Les consommateurs apprécieront toute initiative qui les aidera à trouver le meilleur résultat.

Voilà quelques-unes des tendances de consommation susceptibles d’influencer l’industrie touristique. Comment votre organisation se prépare-t-elle à y faire face? Partagez vos réflexions avec vos collègues en nous laissant un commentaire.

Sources:

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends of 2012», euromonitor.com, 20 mars 2012.

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends for 2012: City Living Reigns», euromonitor.com, 28 mars 2012.

– Euromonitor International. «Top 10 Consumer Trends for 2012: Consumer Vigilantes Speak Up!», euromonitor.com, 2 avril 2012.

– Lenhart, Maria. «5 consumer trends driving travel in 2012», travelmarketreport.com, 19 janvier 2012.