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Produits et activités Transport

Ça roule pour le tourisme à vélo !

Une analyse précédente démontrait les stratégies employées par des villes afin de développer leur offre et de se positionner comme destination pour le tourisme à vélo. Pour compléter le portrait, voici quelques exemples.

Améliorer l’accueil avec des aires de services

La ville de Tours, en France, a tout récemment inauguré un poste d’accueil pour les adeptes de vélo. Ouvert à l’année, cet espace se veut un lieu convivial et connecté offrant une panoplie de services tels qu’une douche, des consignes à bagages, des aires de repos, de restauration et de recharge pour les appareils électroniques. Les cyclistes ont aussi un endroit pour réparer leur vélo et pour s’informer des activités aux alentours.

Selon Tours Métropole, ce nouvel emplacement permet à la fois d’être une vitrine de l’offre de la région du Val de Loire et un lieu de promotion pour les acteurs locaux du vélo. En améliorant ainsi les services, l’organisme désire inciter les touristes à rester plus longtemps et souhaite que Tours devienne un point central pour les nombreux itinéraires cyclotouristiques.

Diversifier l’offre

Comme le rappelle l’association Départements & régions cyclables, le développement d’activités combinées avec le secteur culturel, artistique ou culinaire permet de valoriser différentes sphères économiques et touristiques d’une destination. De plus, la création de partenariats enrichit l’offre du tourisme à vélo et peut s’avérer une opportunité pour allonger la durée du séjour.

Tourisme culinaire et brassicole à vélo 

Pourquoi ne pas proposer aux visiteurs de découvrir une ville avec un moyen de transport alternatif et de casser la croûte en même temps ? Cette activité combinée, de plus en plus populaire auprès des fervents du vélo, mais aussi des non-initiés au cyclotourisme, est en émergence à Montréal. Quelques compagnies ont développé des circuits afin de faire découvrir les saveurs locales de la métropole. Ça roule Montréal offre un tour parcourant différents quartiers et le Marché Atwater. Des dégustations sont prévues dans quatre boutiques pendant le trajet. La compagnie Tours de la table mise davantage sur la découverte de l’univers des camions de cuisine de rue à travers un parcours historique et gourmand de Montréal.

À Lyon, le Tour des gourmets explore les lieux d’importance de la ville et s’arrête aux Halles de Lyon-Paul Bocuse afin de déguster des produits typiquement lyonnais. Les déplacements sont facilités par le prêt de vélos électriques.

Les visites de microbrasseries ont aussi la cote auprès des touristes. De nombreux tours brassicoles à vélo sont apparus dans plusieurs villes du monde. À Québec, la compagnie Broue-Tours offre la location de bicyclettes aux amateurs de bières avec une carte exclusive les amenant à découvrir des microbrasseries de la capitale. De l’autre côté du Canada, l’entreprise Cycle City Tours propose un circuit parcourant Vancouver et trois de ses brasseries. En plus de profiter d’un repas et de dégustations, les visiteurs rencontrent les maîtres brasseurs.

Le vélo et l’eau 

Les destinations ayant une rivière, un fleuve ou même un lac sur leur territoire ont l’occasion de valoriser leurs activités nautiques avec le tourisme à vélo. Que ce soit des croisières incluant des excursions à bicyclette ou des navettes fluviales accessibles aux cyclistes, les possibilités sont nombreuses pour enrichir et diversifier l’offre. De plus, certaines entreprises ont développé des tours guidés offrant des activités nautiques pendant la promenade à vélo. À Nice, ebike Riviera tours propose une pause pendant le trajet pour utiliser des planches à pagaie (Paddle board) et des kayaks de mer en plus de la découverte du secteur en vélo. Cela permet aux visiteurs d’avoir une nouvelle perspective sur la ville et ses côtes.

Favoriser l’accès : intégrer le vélo dans les city pass

Plusieurs villes européennes, incluent le vélo dans leur city pass, comme Nantes et Lyon. Ces dernières offrent des services de location pour découvrir les environs. D’autres, comme Berlin, proposent des rabais sur les visites guidées utilisant ce moyen de transport. C’est un incitatif simple et rapide pour les touristes désirant faire du vélo en milieu urbain.

Développer une culture du vélo

Dans la perspective de toujours pousser plus loin sa culture de la bicyclette, Copenhague possède un bureau de l’innovation du vélo. The Bicycle Innovation Lab est à la fois un centre de recherche, une bibliothèque et un atelier pour les vélos. L’équipe développe de nouvelles ressources pour ce moyen de transport en travaillant sur la conception, les infrastructures et la gestion de la mobilité. Elle collabore avec les publics et d’autres professionnels du domaine pour continuer à améliorer cette culture du vélo.

Si plusieurs destinations européennes se démarquent parmi les endroits les plus attrayants pour le tourisme à vélo, il reste beaucoup de travail à faire pour les villes nord-américaines. Montréal est la seule ville de ce côté-ci de l’océan à se trouver dans le top 20, et de justesse, du classement international Copenhagenize. Néanmoins, plusieurs villes entreprennent des actions pour améliorer ce secteur d’activité, au grand bonheur des amateurs de vélo.

Connaissez-vous de bonnes pratiques pour le tourisme à vélo en milieu urbain ?

 

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Produits et activités

Découvrir une ville par messagerie texte

Une promenade ludique sans le poids des données

L’entreprise belge Gémotions et la française Phone Quest offrent une alternative aux applications mobiles. Elles proposent la découverte d’une ville ou d’une région par un jeu d’enquête et de chasse au trésor qui se déploie par message texte. Les clients doivent seulement disposer d’un téléphone cellulaire et d’une carte pour y participer.

Les avantages ? Nul besoin d’accéder à un réseau Wi-Fi, ni d’utiliser les données de son téléphone pour faire le parcours. De plus, les joueurs n’ont pas à télécharger une énième application qui risque d’être oubliée et d’encombrer l’appareil, une fois l’activité terminée.

phonequest

Source : Phone Quest

Après l’inscription et le paiement, les participants reçoivent les directives pour commencer l’activité d’environ deux heures. Les énigmes sont envoyées au fur et à mesure que les joueurs progressent dans le parcours selon les bonnes réponses obtenues.

À la fin de l’activité, les numéros de téléphone sont automatiquement effacés des dossiers des compagnies. Celles-ci offrent également la possibilité au public de créer leur propre parcours pour un évènement privé.

À vos marques, prêts, « textez »!

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Gestion Ressources humaines

Le repreneuriat : passer le flambeau à la prochaine génération

Une précédente analyse a démontré que la prochaine décennie est cruciale pour les PME au Québec. En effet, entre 60 et 70 % des propriétaires atteindront l’âge de la retraite d’ici 2022. Qui plus est, en raison d’un manque de relève ou d’acheteurs potentiels, 40 % des entrepreneurs âgés de 65 ans et plus ont l’intention de fermer leur entreprise selon une étude effectuée en 2014 par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

en raison d’un manque de relève ou d’acheteurs potentiels, 40 % des entrepreneurs âgés de 65 ans et plus ont l’intention de fermer leur entreprise

La relève se trouve parfois au sein même de la famille. Néanmoins, la transmission peut s’avérer longue et ardue. Le processus peut durer de 2 à 10 ans. Il est donc essentiel de s’outiller adéquatement et de prendre le temps nécessaire pour que tous les partis — le cédant et le repreneur — y trouvent leur compte.

Cassis Monna et Filles : une longue route vers un transfert réussi

L’histoire de Cassis Monna et Filles est issue d’une longue tradition familiale. Venant d’une lignée de liquoristes français, Bernard Monna fonde son entreprise en 1992 à l’île d’Orléans. D’abord destinée à son fils, elle est reprise par ses deux filles en 2004. Catherine et Anne étaient déjà impliquées dans l’ouverture de l’aire de dégustation et de restauration de l’entreprise lorsque leur père a tâté le terrain pour valider leur intérêt. Il faudra 11 ans avant que le transfert soit officiel et qu’elles deviennent actionnaires majoritaires en 2015.

Si les relations entre les deux parties se sont avérées faciles, les aspects légaux ont causé des retards et des embuches. La motivation et la patience se sont effritées au fil des années. L’aide est finalement venue de l’Union des producteurs agricoles. Une conseillère s’est occupée du suivi des ententes et des accords permettant ainsi d’accélérer le processus avec les autres professionnels impliqués dans le transfert d’entreprise.

Après avoir vécu le syndrome de l’imposteur, les deux sœurs se sont approprié les lieux et donnent leur propre vision à l’entreprise

Avec du recul, Catherine Monna estime que sa famille aurait dû rencontrer un expert dès le début du processus pour gagner du temps. Pour sa part, Anne s’accorde à dire que le travail en famille est une grande force, mais qu’il constitue aussi un grand défi. Après avoir vécu le syndrome de l’imposteur, les deux sœurs se sont approprié les lieux et donnent leur propre vision à l’entreprise. 

Cidrerie Michel Jodoin : la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

Les produits de la cidrerie Michel Jodoin se trouvent un peu partout au Québec et plus de 42 000 personnes visitent leurs installations chaque année. Le propriétaire Michel Jodoin implique depuis plusieurs années ses deux enfants, Philippe et Marie-Pier, afin d’assurer la relève de son entreprise. Il s’agit maintenant de la 5e génération à travailler à la cidrerie.

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Source : Cidrerie Michel Jodoin

Selon Michel Jodoin, le transfert d’une entreprise comporte plusieurs défis. Il s’agit principalement d’apprendre à lâcher prise et à laisser la chance à ses enfants de commettre des erreurs. Chacun joue un rôle déterminé et n’empiète pas sur le terrain de l’autre. Marie-Pier s’occupe de l’administration et du marketing, tandis que Philippe travaille au verger.

la clé dans le transfert d’une entreprise familiale est d’assumer ses idées

Pour sa part, Marie-Pier a suivi une formation à l’École d’Entrepreneurship de Beauce qui lui a permis de gagner en maturité et d’apprendre de plusieurs cas de réussite. Cette étape a influencé son choix de s’impliquer dans la compagnie et lui a offert les outils nécessaires à la passation. Elle prend maintenant sa place tout en assurant une continuité dans les méthodes. Selon elle, la clé dans le transfert d’une entreprise familiale est d’assumer ses idées et d’avoir une bonne communication avec la personne qui cède sa place.

Hôtel Château Laurier : partir pour mieux revenir

Situé à proximité du Vieux-Québec, l’hôtel Château Laurier est géré depuis 1975 par la famille Girard. Lui-même repreneur de l’entreprise de son père, Alain Girard est bien conscient des défis que peut apporter le transfert de la PME familiale. C’est sa fille Aude qui a pris la relève.

À la suite de sept ans d’études et de travail dans le milieu hôtelier à Montréal, Aude revient au bercail en 2013. Elle occupe divers postes pour finalement succéder à sa tante comme directrice des opérations. En 2015, Aude a suivi une formation complémentaire à l’École d’Entrepreneurship de Beauce afin de développer son style de leadership et sa confiance en tant que jeune entrepreneure.

Appuyés par un cabinet-conseil, Alain Girard et ses collaborateurs en sont venus à la conclusion, lors de la mise en place du nouveau plan stratégique, qu’il s’agissait d’un bon moment pour céder la direction générale à Aude. M. Girard demeure président de l’entreprise afin de laisser la gestion des opérations à sa fille et lui permettre de développer toutes ses aptitudes et qualités dans le domaine de l’hôtellerie.

il est primordial que l’équipe adhère au changement et reste à ses côtés

Pour la nouvelle directrice générale, il est primordial que l’équipe adhère au changement et reste à ses côtés. Elle continue à développer son propre style de gestion dans l’entreprise en misant sur plusieurs modifications organisationnelles axées sur une approche collaborative. Ces changements et l’adaptation des employés et des partenaires représentent ses principaux défis.

Des outils pour le transfert d’entreprise

Il existe plusieurs outils et ressources pour le repreneuriat. En voici quelques-uns :

Avez-vous d’autres conseils ou des exemples de réussite ?

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Produits et activités

Le tourisme religieux : accessible et attrayant

Plusieurs institutions religieuses se sont adaptées pour répondre aux besoins d’une nouvelle clientèle en quête d’authenticité, de développement personnel et de rencontres. Elles font preuve d’une plus grande ouverture envers les touristes qui ne poursuivent pas nécessairement une démarche spirituelle. Les sites tentent d’être plus flexibles et diversifient leur offre tout en s’ouvrant à d’autres types d’expériences religieuses et touristiques.

 

 

Vous pouvez consulter le commentaire de Siham Jamaa au bas de la page.

Un secteur en effervescence

Le tourisme religieux dans la métropole a le vent dans les voiles. À titre d’exemple, la basilique Notre-Dame de Montréal est l’un des lieux les plus visités de la ville; elle a connu une hausse de fréquentation de 24,4 % en 2016 par rapport à l’année précédente. L’Oratoire Saint-Joseph a enregistré une augmentation des visites de 12 % et procède à d’importantes rénovations afin de moderniser le site. Selon Tourisme Montréal, 14 % des touristes en visite dans la ville indiquent que le patrimoine religieux constitue un aspect très important de leur séjour.

Cette augmentation se fait sentir mondialement. Le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, par exemple, attire 10 % de marcheurs supplémentaires annuellement depuis 2013, ce qui a entraîné la mise en place de plusieurs mesures afin de bonifier l’offre et sa mise en marché.

Le regroupement des forces pour la mise en marché

Au Québec, la concertation et le travail entre les acteurs de l’industrie touristique et les milieux spirituels et religieux ont permis de développer l’offre pour les locaux et les touristes et de mieux positionner le Québec comme destination internationale.

Depuis 2009, le Regroupement des sanctuaires nationaux du Québec souhaite conquérir le marché international. L’organisme fait la promotion de cinq sanctuaires qui accueillent près de 4,8 millions de visiteurs par année et de quatre régions touristiques. Cette approche globale permet d’offrir aux visiteurs une panoplie de services et d’activités pour compléter leur expérience.

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Source : Les sanctuaires nationaux du Québec

Allumer des lampions et des cellulaires

Plusieurs applications mobiles ayant pour thème le tourisme religieux ont vu le jour. Si certaines permettent de découvrir l’intérieur des bâtiments grâce notamment à la réalité augmentée, d’autres se présentent sous la forme de circuits. Ces derniers permettent de découvrir des lieux emblématiques du patrimoine religieux de différents secteurs d’une ville ou d’une région. Des outils, comme BaladoDécouverte, sont accessibles aux groupes désirant créer ce type d’applications, comme l’ont fait les organismes Tourisme Nicolet-Yamaska (Centre-du-Québec) et les Amis du Patrimoine de Sainte-Luce. Offerte en six langues, l’application mobile Vitraux Sainte-Chapelle permet la compréhension des scènes des 1113 vitraux de la Sainte-Chapelle à Paris. Quand un visiteur pointe la caméra de son appareil intelligent vers un vitrail, celui-ci s’agrandit sur son téléphone et affiche le nom et une courte description de la scène.vitraux

Source : Google Play Store

Pour tous les âges !

Le tourisme religieux ajuste aussi son offre pour les jeunes. Plusieurs institutions religieuses ou laïques leur proposent des activités et des outils de découverte de l’histoire et de l’architecture chrétienne ou d’une autre confession.

Résultat d’une collaboration entre les acteurs du développement touristique et culturel des six MRC de la région de Lanaudière, l’application Mystères dans Lanaudière permet aux jeunes de 6 à 12 ans de découvrir le patrimoine religieux à travers neuf circuits. Dévoilée à l’automne 2016, l’application invite les enfants à résoudre des énigmes à travers les différents parcours extérieurs.

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Source : Google Play Store

À l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante en 2017, l’Office du tourisme de Nuremberg en Allemagne a conçu une figurine de Martin Luther avec la compagnie de jouet Playmobil. Cette édition spéciale est vendue avec une carte touristique de l’Allemagne. Elle a pour but de promouvoir les évènements entourant le thème de la Réforme dans les villes qui ont un lien avec ce personnage important de l’histoire du protestantisme. Disponible uniquement sur commande ou dans les boutiques de souvenirs, cette figurine est devenue l’un des plus grands succès de la compagnie avec plus de 750 000 exemplaires écoulés.

Source - Playmobil

       Source : Playmobil

 Les projections illusionnistes : une idée lumineuse !

Que ce soit un spectacle permanent ou éphémère, à l’intérieur ou sur la façade du bâtiment, les projections illusionnistes ou les fresques lumineuses gagnent en popularité. Cette technologie multimédia projette sur une surface au relief irrégulier, des animations cherchant généralement à provoquer des illusions d’optique et permettant de redécouvrir des joyaux de l’architecture et d’ajouter une valeur significative à l’offre touristique.

Plusieurs villes ont développé ce type de spectacles. Barcelone, Chartres, Lyon, Dunkerque et Poissy en sont des exemples. Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, la Basilique Notre-Dame de Montréal a mandaté la compagnie Moment Factory pour créer le spectacle AURA.

Depuis quelques années, la cathédrale de Strasbourg s’illumine aussi grâce à un spectacle extérieur. Ayant attiré plus d’un million de personnes en 2015 et 2016 avec la présentation de « Millénaire » et de « Lumière intemporelle », le projet de 2017 propose une nouvelle version plus immersive incluant les bâtiments situés aux alentours de l’édifice religieux.

strasbourg

Source : Twitter

Les efforts du Québec pour favoriser le tourisme religieux sont remarquables. De nombreuses destinations développent des stratégies pour attirer les touristes amateurs de patrimoine religieux et de spiritualité. Par exemple, l’Ermitage Saint-Antoine à Lac-Bouchette a annoncé le développement un projet multimédia qui jumellera les univers du virtuel, de la technologie, de la nature et du spirituel. C’est le premier sanctuaire en Amérique du Nord prenant cette initiative.

Gardons-les à l’œil pour nous en inspirer.

Avez-vous des suggestions d’activités ou des idées pour développer le tourisme religieux au Québec ?

Commentaire de Siham Jamaa

Le tourisme religieux vit une renaissance depuis quelques années que ce soit au niveau du développement de produit, de l’amélioration de l’expérience de visite, notamment par l’intégration des nouvelles technologies ou encore par une meilleure compréhension du parcours des visiteurs, ainsi que par une distribution qui rend cette offre touristique plus visible et plus accessible qu’auparavant.

Cependant, l’utilisation du marketing par les organisations religieuses contemporaines suscite encore parfois le débat car le grand public associe davantage ce concept au monde des affaires. N’en déplaise! Plusieurs exemples, dont ceux mentionnés dans la présente analyse démontrent que lorsque correctement appliqué, le marketing peut aider les organisations religieuses à commercialiser leur offre et à se rapprocher de leur public sans que cela n’altère leurs valeurs spirituelles. La nuance est que le cadre du marketing religieux est spécifique, dans la mesure où il ne suit pas simplement la théorie générale du marketing mais prend également en considération l’aspect distinctif du domaine religieux, avec ses propres règles et sensibilités.

Par exemple, au-delà de leur relation avec les paroissiens et les différents visiteurs dont les touristes, les lieux de culte gèrent diverses autres relations comme celle avec leur clergé ainsi que celles avec plusieurs partenaires dont des organisations à but non lucratif, des institutions gouvernementales, souvent sources de financement, ainsi que des donateurs ou des bénévoles. Par ailleurs, les églises ne vendent pas un produit comme tel ou une expérience éphémère mais construisent des relations durables basées sur l’engagement. Une approche marketing holistique s’avère donc nécessaire pour permettre à ces sites de créer de la valeur auprès des différents publics et d’atteindre leurs objectifs stratégiques sans pour autant compromettre leur mission.

Que les églises fassent du marketing oui, mais jusqu’où peuvent-elles aller sans galvauder le produit ?

Aux États-Unis, on constate que les megachurches (églises protestantes qui acceuillent 2000 personnes et plus) poussent pour la personalisation et organisent leurs activités en fonction des différents publics. Sur une trame de divertissement, les célébrations religieuses y prennent des allures de grands « shows » où la sélection de la musique, le choix du prêcheur voire même la manière de célébrer varient selon les différents types de visteurs. En parallèle, les églises catholiques offrent encore majoritairement des solutions uniques mais certaines sont de plus en plus ouvertes à intégrer des activités culturelles tel que des concerts de musique ou à offrir des cérémonies religieuses en diverses langues, ce qui enrichit l’expérience de visite et crée des moments de rassemblement autour d’intérêts divers.

Au-delà d’améliorer le produit, le marketing religieux permet également aux lieux de culte de renforcer leur image ou leur personnalité (certaines églises voudraient peut-être être vues comme étant jeunes et dynamiques alors que d’autres pourraient vouloir incarner davantage le charisme traditionnel.)

Quoiqu’il en soit, le marketing devient un outil essentiel dans la survie des églises contemporaines qui vivent dans un environnement social marqué par la sécularisation et le désengagement religieux. Un environnement également influencé par la mondialisation qui expose les gens à d’autres courants religieux et les incitent à construire leur propres croyances en combinant avec différentes pensées religieuses et spirituelles.

Cela dit, à l’ère du marketing de contenu et du storytelling, les lieux de cultes, et par ricochet le tourisme religieux, sont très bien positionnés pour bâtir des expériences de visites passionnantes car les religions et les spiritualités ont toutes une histoire à raconter!

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Transport

Comment améliorer le tourisme à vélo en milieu urbain ?

Le tourisme à vélo est un secteur en croissance dont les retombées économiques sont importantes. Selon Vélo Québec, le cyclotourisme et le marché du vélo ont généré des dépenses de 1,2 milliard de dollars au Québec en 2015. De plus, cette clientèle dépense 6 % de plus dans la province que la moyenne des autres touristes d’agrément.

Considérant que le tourisme urbain est aussi en forte croissance et que la quête du mieux-être est une tendance dominante, certains organismes se sont interrogés sur les actions à entreprendre pour positionner leur ville comme destination de tourisme à vélo. Une étude publiée en 2017 par le réseau des Départements & Régions Cyclables (DRC) en France propose une multitude de recommandations afin de répondre à ces questions. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

Aménager la ville et la périphérie

Un aménagement de pistes cyclables de qualité permet d’amenuiser des freins importants pour les touristes à vélo. En effet, des voies qui ne sont pas sécuritaires, trop achalandées, difficiles d’accès ou entrecoupées peuvent affecter l’attractivité d’une ville pour les amateurs de mobilité douce.

À travers l’aménagement du réseau cyclable, des outils doivent être mis en place pour valoriser les sites qui bordent le parcours. Il est recommandé par le DRC d’utiliser une signalisation homogène, simple et précise sur l’ensemble du territoire de la ville et d’assurer une visibilité et une compréhension optimales.

Il ne faut pas hésiter à connecter le réseau urbain à un circuit qui s’étend plus loin que les limites de la ville. Si la connexion est faite, cela peut devenir un axe structurant pour les cyclistes et valoriser certains quartiers de la ville. Dans cette perspective, il est important d’établir un marquage de cet axe et de rendre accessible l’itinéraire avec des points touristiques d’intérêts.

Signalisation

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Développer les services

Une ville proposant plusieurs services aux touristes à vélo possède un pouvoir attractif sur ceux-ci. Dans le cas où elle est un arrêt dans un itinéraire cyclotouristique, offrir une connexion avec le réseau des transports collectifs est essentiel. Il s’avère alors intéressant de permettre l’embarquement des touristes avec leur vélo pendant les heures creuses dans les trains, le métro, les autobus, etc. De plus, l’installation de stationnements à vélos aux abords des stations ou des accès au transport en commun facilite le déplacement des touristes à travers leur itinéraire.

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Voici quelques suggestions concrètes du DRC concernant l’offre de services pour les touristes à vélo :

  • Créer un site d’accueil dans un lieu stratégique pour des services adaptés aux touristes à vélo ;
  • Inciter les sites touristiques et les hôtels à offrir des espaces de rangement sécuritaire pour le vélo et l’équipement (casques, sacs, etc.);
  • Installer des stationnements adaptés à plusieurs types de vélo à proximité des points touristiques importants ;
  • Accroître la location de vélos à usage touristique à des endroits stratégiques tels que les offices de tourisme ou les gares de train et d’autobus.

Se positionner comme LA destination

Une ville qui désire développer le tourisme à vélo doit adopter un positionnement fort. Selon le DRC, elle ne peut se contenter d’être le point de départ ou une étape dans un itinéraire. Elle doit montrer qu’elle est un véritable point d’accueil et de séjour tout en proposant une offre qui met en valeur son identité.

Conséquemment, le positionnement doit définir une identité cohérente et précise pour la ville tout en la valorisant par l’offre vélotouristique. De plus, il est suggéré d’entretenir son image envers les diverses clientèles utilisant le vélo et de cibler différentes actions pour celles-ci.

Développer l’offre

L’étude du DRC conseille plusieurs idées pour développer son offre de tourisme à vélo. L’une d’entre elles consiste à créer des itinéraires qui valorisent les patrimoines bâti, paysager et culturel et à ne pas hésiter à les inclure dans les propositions de séjour de type escapade urbaine. Aussi, encourager la création de visites thématiques, guidées ou non, permet de rejoindre une clientèle plus large qui n’est pas nécessairement adepte du vélo, mais qui cherche à découvrir la ville autrement. Enfin, combiner son offre avec celle d’un autre territoire ou d’un autre type d’activité permet d’offrir des séjours ou des balades plus complètes pour les amateurs de vélo.

Promotion et communication : les clés du succès

Tous les efforts pour devenir une destination phare du tourisme à vélo ne mènent à rien sans une communication et une promotion solides autour de l’activité. Des actions de qualité et une visibilité constante permettent de développer sa notoriété, que ce soit par :

  • La création d’activités et d’événements pour valoriser le vélo et son utilisation en ville ;
  • La promotion de l’offre régionale et nationale auprès de la presse, un réseau d’ambassadeurs, des voyagistes et des influenceurs ;
  • La mise en place d’une section informative dédiée au tourisme à vélo sur le site des villes et des organisations responsables du développement touristique du secteur : offre, services, séjours, modes de transport collectif et outils disponibles ;
  • La planification de la communication et de la promotion sur de multiples supports et en plusieurs langues ;
  • La transmission d’informations claires et cohérentes aux touristes lors de la planification de leur séjour et une fois à destination.

Plusieurs villes européennes ont développé leur notoriété en ce qui a trait au tourisme à vélo en milieu urbain. Les villes de Copenhague et d’Amsterdam sont d’ailleurs reconnues mondialement comme destination pour les amateurs de vélo; tout comme Portland, en Oregon, qui se proclame « Bike City, USA ». 

Le tourisme à vélo en ville s’inscrit dans la tendance qui vise à offrir aux visiteurs, avides d’expériences inédites, une nouvelle perspective pour la découverte d’un milieu urbain.

De votre côté, comment contribuez-vous à mettre en valeur le tourisme à vélo?

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Hébergement

Offrir une pause aux voyageurs

Ce service développé avec de nombreux partenaires et investisseurs tels que Peugeot design lab, la SNCF, Mov’eo et la Région Normandie met à disposition des voyageurs un espace d’environ deux mètres carrés, afin qu’ils puissent récupérer durant leurs déplacements. Il était primordial pour les créateurs du projet de répondre aux problématiques de sécurité routière et d’améliorer le confort des voyageurs en mobilité.

Une chambre Sombox est conçue pour optimiser le sommeil avec des ambiances lumineuses, olfactives et musicales. Elle est accessible par une borne interactive qui permet le paiement et la distribution de draps à usage unique. Le tarif est de six euros pour chaque demi-heure et la location peut aller jusqu’à plusieurs heures.

Sélectionnée aux Prix innovation Sécurité routière en 2017 dans la catégorie « Promotion de comportements responsables », Sombox effectue des tests avec l’Université de Caen afin de valider et de vérifier l’efficacité du concept. La phase de commercialisation et les premières mini-chambres seront déployées en 2018.

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Tourisme durable

Comment sensibiliser vos clients au développement durable

La transparence

Hans Pfister, propriétaire de la chaîne hôtelière Cayuga Collection au Costa Rica, estime que la transparence quant aux pratiques est importante. L’entreprise a développé un tour guidé des lieux non accessibles en temps normal dans chacun de ses hôtels. Pendant deux heures, les clients explorent, entre autres, la cuisine, les quartiers du personnel et les entrepôts, et réalisent ainsi tous les efforts déployés afin de rendre les établissements durables et responsables. 

L’implication

Pour Lucy Flemming, copropriétaire du Chaa Creek Resort au Belize, exposer les invités aux principes du tourisme durable ne suffit pas. Il est nécessaire de les impliquer dans le processus. Durant les activités sur le site, par exemple, les propriétaires et les guides expliquent les efforts de développement durable et obtiennent des commentaires en retour. Les propriétaires ont découvert que les clients sont enthousiastes de partager leurs idées et leurs expériences. Au fil des ans, plusieurs suggestions mises de l’avant ont bonifié le site.

Selon Mme Flemming, le tourisme durable est efficace lorsqu’il implique une collaboration entre les invités, les communautés locales et l’établissement.

La diffusion

Pour augmenter la visibilité des pratiques culturelles et durables entreprises par la ville, l’Office de tourisme de Sante Fe, au Nouveau-Mexique, mise principalement sur les médias sociaux. Comme le rapporte le directeur général Randy Randall, son équipe est très active sur le Web et produit une série de vidéos diffusées sur YouTube. Elle a également augmenté les campagnes quotidiennes sur les autres médias sociaux.

L’équipe de Tourism Santa Fe travaille en étroite collaboration avec des guides locaux, des historiens et des experts du département de préservation historique de la Ville. Ces spécialistes n’hésitent pas à se joindre aux tournées médiatiques et aux visites de presse.

Avez-vous des conseils pour sensibiliser vos clients aux pratiques de développement durable ?

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Hébergement

Comment un hôtel peut-il s’impliquer dans sa communauté ?

Les entreprises touristiques peuvent influencer leur communauté et y apporter des changements positifs. De plus, l’implication des employés dans le processus les mobilisera davantage et ils adhèreront plus facilement à la culture de l’entreprise. Voici des exemples provenant de l’industrie hôtelière au Québec.

Marriot Château Champlain

L’établissement s’engage auprès des plus démunis en donnant à plusieurs organismes des vêtements oubliés par les clients, de la literie, du savon et des oreillers. L’hôtel fournit aussi des repas de Noël à 50 familles du quartier Centre-Sud de Montréal et a amassé plus de 5 000 $ pour les collègues sinistrés de Fort McMurray en Alberta à la suite des terribles feux de forêt. Le Château Champlain est également partenaire d’Opération Enfant Soleil depuis près de 20 ans.

L’engagement des employés et la diversité des causes défendues ont été reconnus lors de la remise des Prix Hotelia dans la catégorie Implication dans la communauté par l’Association des hôtels du Grand Montréal en 2016.

Monastère des Augustines

La fiducie responsable du Monastère désire poursuivre la mission sociale des Augustines. Ainsi, elle s’est donnée l’objectif de prendre soin des personnes qui se dévouent aux autres en leur offrant un lieu de répit et de ressourcement. En partenariat avec l’organisme L’Appui Capitale-Nationale, les aidants naturels de la région de Québec, de Charlevoix et de Portneuf ont accès à une suite au prix modique de 30 $ par jour incluant les repas et l’accès à des activités sur place. Appuyé par une ressource qui reste à la maison, le proche aidant vient passer un temps de repos sans stress ni inquiétude.

Days Inn à Berthierville

Référence en matière d’engagement social, cet hôtel de la région de Lanaudière s’implique depuis plusieurs années auprès de diverses causes, tant locales que nationales. Mentionnons, entre autres, leur soutien à la Maison des jeunes de Berthierville, la Fondation Mira, le Centre d’action bénévole d’Autry et Movember Canada. La directrice générale participe aussi chaque année au Défi têtes rasées de Leucan.

Les efforts de l’entreprise ont été récompensés lors du congrès annuel du Groupe Hôtelier Wyndham en 2015. Parmi plus de 100 hôtels canadiens, le Days Inn Berthierville a reçu le grand prix de l’implication humanitaire et sociale.

Le Y des femmes de Montréal

L’hôtel et l’auberge Y adhèrent aux principes et aux valeurs de l’économie sociale. Ils offrent un soutien financier important pour le maintien des actions et de la mission du YWCA de Montréal. Lorsque les clients séjournent dans l’un des établissements, ils aident à bâtir un avenir meilleur pour les femmes et les filles. Tous les profits sont directement versés aux services à la collectivité, à la jeunesse, à l’aide à l’emploi et aux résidences.

HÔTEL 10  

L’édifice Godin à Montréal s’est transformé en hôtel voilà maintenant quelques années. Anciennement un bâtiment louant des appartements et des lofts, celui-ci a vu la création du célèbre groupe québécois Les Colocs. En hommage au chanteur, l’Hôtel 10 a créé la « Suite 2116, Chez Dédé ». La décoration est inspirée de ses carnets de notes : photos, murales et textes inédits y sont représentés. Afin de poursuivre l’œuvre de Dédé Fortin et de garder vivante la mémoire de l’artiste, 10 % du prix de chaque nuitée est remis à la Fondation Dédé Fortin. Celle-ci contribue à la prévention du suicide et à la santé mentale chez les hommes en soutenant financièrement différents services auprès des associations et organismes professionnels.

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Source : Hôtel 10

Le Groupe Germain

Cette chaîne québécoise pose des actions communautaires et sociales depuis plusieurs années. La compagnie s’implique auprès du Grand Défi Pierre Lavoie et a amassé 385 900 $ depuis 2012. Cette somme a été redistribuée dans une trentaine d’écoles primaires pour financer l’achat d’équipements sportifs. Plus de 3 000 enfants à travers le Canada ont pu profiter de leur initiative.

Par où commencer ?

Les entreprises qui désirent s’impliquer peuvent se référer à plusieurs organismes. Le gouvernement du Québec publie une liste de ressources pour les entreprises qui s’intéressent à l’économie sociale et au bénévolat. Des organismes tels que Centraide et le Conseil d’économie sociale de l’ile de Montréal donnent plusieurs conseils pour l’organisation de campagnes en milieu de travail et divers moyens de s’impliquer dans la communauté.

Il est aussi possible de s’engager en passant par le site du Mouvement Raize. Il suffit de choisir une cause, et un montant ou un pourcentage de la vente lui sera versé. L’Hôtel Château Laurier propose un séjour d’une nuit avec déjeuner et remet 25 $ à la Société Alzheimer de Québec pour chaque vente de ce forfait.

Que ce soit des hôtels faisant partie d’une chaîne internationale ou un établissement indépendant, chaque initiative, qu’elle soit petite ou grande, locale ou internationale, a un impact social sur la collectivité.

Avez-vous d’autres exemples de bonnes pratiques au Québec ?

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Transport

Conduire comme les Écossais, aye !

Un guide vidéo : aller au-delà des mots

Les voyageurs désirant parcourir un pays en véhicule motorisé doivent connaître le code de la route de l’endroit visité. S’il est connu que les véhicules circulent du côté gauche de la route en Grande-Bretagne, certaines particularités de la conduite écossaise méritent d’être expliquées pour faciliter leur compréhension.

VisitScotland propose un guide vidéo pour démystifier le code de la route en donnant des trucs et astuces aux visiteurs, que ce soit dans les milieux ruraux ou urbains. Amenée avec une touche humoristique, la vidéo se présente comme un outil pour rendre les déplacements et le séjour des voyageurs plus agréables.

Les road trips sont toujours aussi populaires. Que ce soit avec un véhicule de location ou avec leur propre voiture, les voyageurs profitent de cette liberté supplémentaire pour découvrir des régions et des pays à leur rythme. Prendre connaissance du code de la route des lieux visités est toutefois essentiel avant d’entreprendre le voyage.

Source de l’image à la une : Pexel

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Hébergement

Quatre manières originales de louer ses chambres

Pour quelques heures

La location de chambre à l’heure n’est pas un phénomène nouveau. Récemment, plusieurs sites ou applications mobiles sont venus structurer l’offre dans ce marché. Davantage présentes en Europe et dans les grandes villes américaines, ces plateformes font une entrée progressive au Canada. Le principe est simple. Les utilisateurs louent une chambre pour une période donnée pendant la journée et paient une fraction du prix affiché pour la nuit. Il est possible de choisir des hôtels de deux à cinq étoiles et d’obtenir jusqu’à 80 % de rabais. Par exemple, le site Dayuse propose des chambres pour une durée de une à dix heures. Quant à Byhours, il offre des locations de trois, six ou douze heures. S’il est généralement possible de réserver en avance, l’application Recharge propose plutôt de louer une chambre la journée, voir l’heure même.

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Source: © Réseau de veille en tourisme

Cette formule de location à l’heure peut être bénéfique pour l’industrie hôtelière puisqu’elle permet d’augmenter le taux d’occupation des chambres et des autres espaces disponibles. En considérant que le taux d’inoccupation peut atteindre 70 % pendant la journée, il est maintenant possible de monétiser les actifs dormants.

Abonnements mensuels

Depuis 2016, le site français Supertripper propose une formule d’abonnement mensuel de location de chambres d’hôtel. Ces abonnements permettent de voyager dans les hôtels européens partenaires. Une fois arrivé à destination, il ne reste qu’à payer la taxe de séjour ou les extras (déjeuner, spa, etc.).

Supertripper offre deux catégories d’abonnements. La première s’adresse aux particuliers pour des vacances en solo ou à deux. La seconde vise les voyageurs d’affaires. Cet abonnement est disponible du lundi au jeudi et il est possible de recevoir une facture mensuelle à son bureau. Le prix de base des différentes catégories d’abonnement est de 139 euros et il augmente selon la fréquence des séjours et le nombre d’étoiles des hôtels choisis. Une réservation ne peut pas dépasser plus de cinq nuits consécutives, et il est nécessaire d’attendre la fin du séjour avant de faire une nouvelle réservation dans le même hôtel.

Les objectifs de cette entreprise sont d’offrir une plus grande accessibilité à l’hôtellerie et une nouvelle façon de voyager en augmentant le pouvoir d’achat de la clientèle.

Revente des chambres non remboursables

Dans le cas d’annulation d’un voyage, il arrive que le voyageur ait à payer une ou des réservations de chambres d’hôtel non remboursables. En France, le nombre de nuits d’hôtel perdues aux frais du client est estimé à 1,2 million.

Des plateformes, telles que Roomer, RoomRoom, Cancel On et Trocotel permettent la revente à rabais d’une réservation non remboursable à un tiers. Le client récupère une partie de la somme perdue et permet à un autre voyageur de trouver une chambre à un prix réduit. Les sites servent d’intermédiaires pour la transaction ; une commission de 10 % à 15 % est prélevée lorsque la vente est conclue.

Les vendeurs et les acheteurs sortent gagnants de cette transaction, tout comme les hôteliers puisqu’un client qui ne se présente pas ne dépense pas au bar, au restaurant ou encore au spa.

Heures de départ flexibles

Beaucoup de groupes hôteliers permettent aux membres de leurs programmes de fidélité de retarder leur départ de quelques heures. Pour offrir à sa clientèle une expérience plus adaptée et se démarquer de la concurrence, le groupe Germain a supprimé les départs à heure fixe. Cette offre ne s’applique qu’aux clients ayant effectué leur réservation auprès de ses établissements. Pour l’hôtelier canadien, cette mesure vise à stimuler les ventes en direct et à réduire sa dépendance envers les intermédiaires en ligne.

 

Qu’elles soient proposées sur les plateformes Web ou en direct, les offres de réservation de chambres sont de plus en plus flexibles. Croyez-vous que ces plateformes demeureront marginales ou qu’elles gagneront une part de marché importante de l’industrie hôtelière ?

Source de l’image à la une : unsplash