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Tendances

Regard sur les tendances du tourisme d’affaires

L’Association des professionnels de congrès du Québec estime que les congrès et les évènements ont rapporté plus de 268 millions de dollars en dépenses en 2016. Considérant leur apport important à l’économie et à la notoriété de la destination québécoise, le ministère du Tourisme s’est engagé à doter ce secteur d’une stratégie d’ensemble de mise en valeur. Selon le plan-cadre 2017-2018, plusieurs études devraient bientôt fournir des données stratégiques dans ce domaine. D’ici là, qu’en est-il des grandes tendances ?

La technologie et le numérique au cœur du tourisme d’affaires

Sabre Corporation s’est associé à The Global Business Travel Association pour mener une nouvelle étude à ce sujet. Les résultats démontrent que la technologie est perçue par les voyageurs d’affaires comme un outil pour simplifier l’ensemble de leur parcours et de leur expérience. Selon l’étude, le voyageur est satisfait s’il peut compter sur un accompagnement permanent.

la technologie est perçue par les voyageurs d’affaires comme un outil pour simplifier l’ensemble de leur parcours et de leur expérience

Si cette tendance est aujourd’hui présente, elle continuera à prédominer dans les prochaines années, d’autant plus que tout est désormais à portée de la main du voyageur, grâce à son appareil mobile.

Selon l’étude, plusieurs éléments technologiques se développeront au grand bénéfice des voyageurs d’affaires.

ordinateur et appareils mobilesSource : Pexels

Par exemple, le paiement virtuel deviendra un élément important pour la réservation. Le voyageur ne devrait bientôt plus avoir besoin de sa carte de crédit. De plus, la réalité virtuelle ainsi que la reconnaissance faciale seront bientôt assez développées pour accélérer l’enregistrement, tant à l’aéroport qu’à l’hôtel. Cette personnalisation sera d’autant plus exploitée par l’utilisation et le stockage de données ; une manière de répondre aux attentes du voyageur qui désire être accompagné durant l’ensemble de son parcours.

La numérisation a aussi un impact sur la mobilité du tourisme d’affaires. Il est maintenant possible d’analyser le coût du déplacement dans sa globalité et de comparer plus facilement les offres qui sont regroupées en un seul et même endroit. Les modèles alternatifs sont beaucoup plus présents via les plateformes de gestion des déplacements, forçant ainsi les compagnies traditionnelles à réagir.

L’enjeu de la sécurité

Les voyageurs d’affaires sont également préoccupés par les risques associés aux déplacements en cette période d’incertitude géopolitique mondiale. En 2016, 45 % des touristes d’affaires considéraient le terrorisme comme leur principale inquiétude pendant leur voyage, selon une étude de la Global Business Travel Association. À cet égard, plusieurs entreprises s’informent de plus en plus des mesures de sécurité mises en place dans les lieux visités. Une précédente analyse a fait l’état de cette situation dans le domaine de l’hôtellerie.

Outils disponibles 

Les entreprises technologiques s’adaptent aux besoins grandissants des voyageurs d’affaires en matière de sécurité. Certaines d’entre elles ont ajouté des options de géolocalisation et d’alertes à leurs applications mobiles. Par exemple, les applications MyTrip et TripSource ont une fonction qui permet aux entreprises touristiques d’envoyer des avis à leur clientèle, en cas d’évènements majeurs liés à la sécurité, aux conditions climatiques ou au transport, qui ont une incidence sur le programme du voyage. D’ici la fin 2017, l’agence de voyages d’affaires BCD Travel prévoit ajouter à son application TripSource un bouton de géolocalisation afin que les voyageurs puissent se signaler en sécurité lors d’évènements menaçants.

Si la sécurité semble devenir une préoccupation de plus en plus importante, le tourisme d’affaires ne ralentit pas pour autant

Si la sécurité semble devenir une préoccupation de plus en plus importante, le tourisme d’affaires ne ralentit pas pour autant. Comme l’explique Guillaume Col, président-directeur général d’American Express Global Business Travel France, BeNelux et Europe Sud, le voyageur d’affaires continuera à se déplacer pour développer son entreprise, malgré l’augmentation des risques et des contraintes.

Joindre l’utile à l’agréable

Le phénomène du bleisure n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus populaire. Selon The Global Business Travel Association, près de 40 % des voyageurs d’affaires nord-américains ont prolongé leur séjour pour des activités d’agrément au cours de l’année 2017. Cette tendance est beaucoup plus présente chez les milléniaux (48 %) que chez les baby-boomers (23 %). Comme le démontre une précédente analyse, il existe une multitude de moyens de s’adresser à ce type de clientèle et de les inciter à prolonger leur séjour.

Le bleisure se décline maintenant en de nouveaux concepts. Tout d’abord, le bleasure correspond à la contraction de business (affaire) et pleasure (plaisir). Il vise les jeunes professionnels. Ceux-ci estiment que les voyages d’affaires constituent une partie agréable de leur travail et y prennent plaisir, d’autant plus qu’il s’agit souvent d’une occasion pour eux de découvrir une nouvelle région ou pays. Une autre déclinaison du bleisure convient à ceux qui prolongent leur séjour d’affaires en cherchant à vivre de nouvelles expériences. On parle alors de workventure.

Plateformes collaboratives pour les lieux de réunion

Plusieurs outils et stratégies sont disponibles pour faciliter et bonifier l’expérience du voyageur d’affaires lors de réunions et de congrès. La diversification des lieux pour tenir des évènements est aussi en pleine expansion afin de répondre à la demande croissante du secteur. Maintes start-ups ont développé des plateformes collaboratives pour faciliter la location de salles, qu’elles soient conventionnelles ou insolites. Par exemple, les entreprises telles que Zipcube, Workspace2go, Bird Office ou Choose and work permettent aux professionnels et aux entreprises de réserver des locaux en ligne.

Le tourisme d’affaires et de congrès est en pleine croissance, tant à l’international qu’au Québec. Avez-vous observé d’autres tendances dans ce secteur ?

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Produits et activités

Tourisme industriel : à la jonction du passé et du présent

Le congrès annuel de l’Association québécoise du patrimoine industriel s’est déroulé les 22 et 23 septembre à Montréal sous le thème « Tourisme industriel : un réseau à découvrir ». Lors d’une table ronde, des experts ont discuté des défis et des projets portant sur le tourisme industriel au Québec.

Le guide-animateur : un élément clé !

Hydro-Québec offre des visites guidées depuis plus de 50 ans. En 2016, les 14 installations ouvertes au public ont reçu 135 000 visiteurs. La société d’État a comme objectifs de démontrer les avantages de l’hydroélectricité, de souligner la performance environnementale de l’entreprise, de mettre en valeur les expertises et les savoirfaire et de contribuer au développement touristique régional. L’organisation sait qu’elle bénéficie d’un contact privilégié avec le grand public et elle mise d’ailleurs beaucoup sur ses guides-animateurs. Ils sont les premiers représentants de l’entreprise sur le terrain. Leur passion est essentielle ; elle constitue un vecteur important de communication.

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Source : photo Hydro-Québec

Amener ses détracteurs à devenir des ambassadeurs

Le centre d’interprétation de la mine King est ouvert depuis août 2016. Le site met en valeur des bâtiments miniers et le travail des générations qui ont bâti la région en plus d’offrir un parc urbain aux résidents. Il est possible de visiter la forge, le bâtiment des treuils ainsi que celui du chevalement, d’où s’élève un observatoire.

L’un des facteurs ayant déterminé le choix de l’ancienne mine King (fermée en 1986) fut sa proximité du centre-ville de Thetford Mines. Sous la supervision du musée minéralogique et minier, le projet a connu plusieurs embuches financières, légales et techniques. Il est devenu un enjeu de la dernière campagne électorale municipale.

Au début, la population et plusieurs anciens travailleurs étaient contre le projet. Pourtant, ils ont finalement changé d’opinion. En effet, les diverses activités et la mise en valeur du centre d’interprétation ont permis aux résidents de s’approprier le site et d’en devenir les ambassadeurs. Ils peuvent d’ailleurs acquérir une plaque honorifique pour souligner leur travail, ou celui d’un ou de plusieurs membres de leur famille, dans cette industrie qui a tant marqué cette région.

Le projet a reçu le prix reconnaissance d’architecture « Jean-Berchmans-Gagnon » de la Ville de Thetford Mines et est finaliste pour les prix d’excellence de l’administration publique du Québec 2017.

Quand une ATR et une usine font la paire !

Depuis 2003, la compagnie Rio Tinto Alcan offre des visites gratuites de son usine d’Alma en partenariat avec Tourisme Alma Lac-Saint-Jean. C’est le seul lieu de la compagnie ouvert au public.

L’entente se renouvelle chaque année. La visite doit être sécuritaire et ne pas déranger les travailleurs. La compagnie s’occupe du financement de l’activité et de la formation des guides. Pour sa part, l’ATR prend en charge les volets promotionnel et administratif.

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Source : Tourisme Alma Lac-Saint-Jean

La visite de l’usine d’aluminium procure de nombreux avantages pour l’ATR et pour l’aluminerie. Pour la première, l’activité permet de retenir plus longtemps les visiteurs dans la région, et de générer davantage de revenus. Selon une étude d’achalandage réalisée par l’ATR, les retombées économiques sont évaluées à 270 000 $. Chaque dollar investi représente un rendement de 29 $.

Les visites ont eu un impact sur la perception des participants envers Rio Tinto Alcan. Selon un sondage mené auprès des visiteurs, son image « très bonne » et « excellente » est passée de 42 % au début de la visite à 82 % à la fin de celle-ci. De plus, elle permet à la compagnie d’augmenter sa visibilité ainsi que celle de son produit, de valoriser les professions et de soutenir la région dans sa diversification économique en favorisant l’essor de l’industrie touristique.

Briser les préjugés et redonner fierté à une région

Ouvert en 2010, le musée Boréalis est situé dans les anciens locaux de la Canadian Internationale Paper à Trois-Rivières. Il s’agit d’un des plus grands projets de mise en valeur du patrimoine industriel du Québec des dernières années.

L’équipe en place désire que le musée soit un générateur ; elle souhaite notamment tisser des liens entre les générations et redonner un sentiment de fierté aux travailleurs et à leur famille.

Pour leurs nombreux projets, Boréalis a collecté plus de 200 témoignages à travers la province, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Afin de valoriser les anciens travailleurs, le musée leur accorde des privilèges et met sur pied plusieurs évènements. Les anciens employés retrouvent ce sentiment de fierté d’avoir participé au développement de la région, et dans certains cas, sur plusieurs générations.

Premier Shift 

Parmi leurs divers projets porteurs de mémoire, le musée offre l’activité de découverte « Premier Shift ». Elle propose aux visiteurs d’incarner un nouvel employé à l’usine. À l’aide d’un casque d’écoute, les participants sont immergés dans le quotidien du lieu à travers un trajet sonore de 2 km incluant des témoignages de plusieurs travailleurs. L’objectif vise, entre autres, à briser les préjugés envers un quartier qui s’est appauvri à la suite de la fermeture de l’usine.

Premier-Shift

Source : Musée Boréalis. Crédit : © Olivier Croteau

Le musée désire aussi s’ancrer dans la population trifluvienne par sa programmation diversifiée. Il présente des soirées pour les milléniaux et édite plusieurs publications. Un espace extérieur a aussi été créé afin d’ouvrir les possibilités d’activités de commémoration et d’atteindre une clientèle qui ne vient pas au musée.

D’après vous, comment le tourisme industriel pourrait-il se démarquer au Québec ?

Source de l’image à la une : © Réseau de veille en tourisme

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Segments de clientèles

Portrait des fondeurs québécois

La Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude, pour Vélo Québec, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et de nombreux autres partenaires, auprès de plus de 3 000 Québécois, afin de cerner leur profil et leur comportement par rapport aux activités physiques de plein air.

Un répondant sur cinq ayant fait au moins une activité physique de plein air au cours des trois dernières années (n=1976) a pratiqué le ski de fond. Il s’agit de la troisième activité de plein air la plus pratiquée pendant la saison froide, derrière la randonnée pédestre/marche hivernale (59 %) et la raquette (35 %).

Les données présentées proviennent d’un échantillon de 204 adultes québécois ayant pratiqué le ski de fond (incluant la randonnée nordique) au moins une fois au cours des trois dernières années.

Le style classique a la cote

L’étude a permis d’en apprendre davantage sur la fréquence de pratique selon le type de ski utilisé. Sur une base hebdomadaire, près de 8 skieurs sur 10 pratiquent le style classique au moins une fois. On remarque également que les deux tiers des adeptes ne s’adonnent pas au style patin (voir le graphique 1).

pratique selon type de ski

L’importance des paysages et des conditions de sentiers

Lors du choix d’une destination de rêve, le côté spectaculaire des paysages, les conditions et la diversité des sentiers sont les trois critères les plus importants du point de vue des adeptes de ski de fond. Quelque 4 répondants sur 10 apprécient également la présence de services destinés à un meilleur confort ainsi que la facilité d’organisation d’une sortie (voir le graphique 2).

choix de criteresLes critères de choix varient selon l’âge des répondants. La majorité des adeptes âgés de 18 à 34 ans (83 %) privilégient le côté spectaculaire des paysages alors que les segments des 35 à 54 ans et des 55 ans et plus favorisent davantage les conditions des sentiers (72 % et 65 % respectivement).

L’importance de la météo pour la pratique

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond

Sur une échelle de 1 à 5, 1 étant « pas du tout important » et 5 « extrêmement important », presque les trois quarts des adeptes ont indiqué que des conditions climatiques appropriées (pas de pluie, chute de neige, etc.) sont fondamentales dans la décision d’effectuer une sortie de ski de fond (voir le graphique 3).

Huit répondants sur dix estiment qu’une température extérieure agréable est un facteur important, voire extrêmement important (note de 4 et 5) dans la prise de décision à pratiquer ou non le ski de fond.

Importance facteurs decision

Médias sociaux et mobilité

un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond

L’étude a permis de connaître les habitudes d’utilisation des médias sociaux par les fondeurs québécois. Comparativement aux autres activités recensées, les adeptes de ce sport démontrent moins d’intérêt envers ceux-ci. Une forte majorité de répondants (73 %) affirment ne jamais utiliser ce moyen de communication pour trouver des options de transports partagés ou des partenaires pour cette activité (70 %). De plus, un peu moins de 50 % des adeptes n’ont jamais recours aux réseaux sociaux comme source d’inspiration pour de futures sorties en ski de fond (voir le graphique 4).

Sans titre

En ce qui a trait aux fonctions idéales que devrait fournir une application mobile, les conditions de neige constituent un élément important (notes de 6 à 10 sur une échelle où 1 n’est « pas du tout important » et 10 « extrêmement important) pour 88 % des répondants. Plus de 71 % des adeptes estiment que les conseils spécifiques aux parcours devraient être une fonction importante, voire extrêmement importante (notes de 7 à 10). À noter toutefois que les trois quarts des répondants n’utilisent jamais d’application mobile en lien avec le ski de fond.

Amélioration de l’offre

L’étude donne la possibilité de mieux connaître les intérêts des adeptes du ski de fond pour l’amélioration de la structure de l’offre. À cet effet, un peu plus de la moitié (53 %) des skieurs démontrent un grand intérêt à accéder à une connexion Wifi au départ des sentiers. Quant aux éléments à améliorer, l’entretien et l’état des pistes s’avèrent prioritaires (70 % des répondants) tout comme l’étendue et la diversité des sentiers (62 % des adeptes).

 

Source de l’image à la une : Réseau de veille en tourisme, ©Sandrine Lavallée 

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Marketing

Lorsque la science et la musique s’en mêlent !

De l’ADN en note de musique ?

À l’occasion du centenaire de la Finlande, l’office du tourisme souhaite marquer l’évènement par une nouvelle campagne pour faire rayonner ses forces, ses industries et ses habitants. Bien loin de s’en tenir à une simple liste de caractéristiques, Visit Finland a lancé un appel à tous les citoyens afin de collecter des échantillons d’ADN à travers le pays.

Une fois la collecte et l’analyse de l’ADN réalisées, les génomes ont été convertis en sons avec l’aide de Jonathan Middleton, professeur et compositeur numérique, qui a développé un programme spécialisé pour cette tâche. Il a réussi à extraire différents thèmes musicaux. Ils ont ensuite été confiés au groupe de métal Apocalyptica, qui en a fait une symphonie. Ce choix était presque naturel pour le projet. Ce genre musical est très populaire en Finlande et le groupe sélectionné fait des tournées mondiales depuis plus de 20 ans.

Les extrêmes d’un pays comme image de marque

La composition, The Symphony of Extremes, est mise en valeur par une vidéo conçue pour présenter la Finlande comme une destination captivante et authentique. Une combinaison de séquences numériques et de visuels représente les paysages du pays.

La Finlande est une nation d’extrêmes et de forts contrastes : la température, la nuit polaire, les villes et les grands espaces, la solitude et la liberté. La campagne et la symphonie combinent tout cela dans une histoire de science et d’art. En outre, la musique rassemble les gens et permet d’atteindre de nouveaux publics. Ainsi, Visit Finland amène à un autre niveau le partage des connaissances sur ses habitants, leurs comportements, leurs valeurs et façons de vivre.

Selon vous, avec quel type de musique pourrions-nous faire découvrir l’ADN québécois ?

 

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Segments de clientèles

Regard sur les tendances du tourisme LGBTQ

Qu’en est-il des tendances mondiales ?

Publié en mai 2017, le nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) met en lumière plusieurs tendances découlant de l’analyse de plus de 70 destinations dans 21 pays.

 

 

 

La diversification des destinations

Face à l’ouverture des mentalités, il existe maintenant une diversité de destinations et de petites entreprises qui s’adressent spécifiquement à ces voyageurs. Elles adaptent leurs efforts avec le soutien de leur DMO ou des organismes LGBTQ.

Les voyageurs LGBTQ sont conscients du risque d’être victimes de discrimination. La plupart accorderont une attention particulière aux attitudes sociales et à la qualité de vie de leur communauté dans les destinations qu’ils envisagent de visiter. Plusieurs destinations accueillent maintenant ces touristes dans un environnement sûr et respectueux et cherchent à construire des ponts avec leur propre communauté.

Néanmoins, les destinations qui acceptent moins la communauté LGBTQ ne sont pas nécessairement écartées des choix de voyages. Selon l’OMT, certains voyageurs engagés pour la cause décident d’y consacrer temps et argent afin de créer des débats sur leurs situations. En outre, plusieurs organisations, telles que l’International Gay & Lesbian Travel Association, ne prônent pas le boycottage des destinations moins amicales aux communautés LGBTQ et estiment que le voyage peut être un vecteur de changement.   

L’émergence des voyageurs LGBTQ chinois

L’OMT rapporte qu’il y a 65 millions de personnes LGBTQ vivant en Chine et que leur pouvoir d’achat se chiffre à environ 470 milliards de dollars par an. Elles constitueront une part importante des voyageurs LGBTQ internationaux dans les prochaines décennies.

La grande majorité des membres de la communauté LGBTQ chinoise est jeune et vit en milieu urbain. Elle est d’ailleurs très connectée et préfère planifier et réserver en ligne ses voyages. Les destinations qui sont sécuritaires et qui ne requièrent pas de visa sont favorisées par celle-ci.

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Source : Unsplash

Les destinations qui souhaitent attirer ces consommateurs doivent adapter leur approche marketing, rappelle l’OMT. Celle-ci doit être plus subtile et créative pour cibler ce public spécifique sans offenser la censure gouvernementale.

Les milléniaux LGBTQ s’imposent

On constate un changement massif et global des attitudes un peu partout dans le monde pour l’acceptation de la communauté LGBTQ. Pour de nombreux jeunes, les questions d’orientation et d’identité sexuelle ne sont plus perçues comme un enjeu.

Selon l’OMT, les voyageurs milléniaux de la communauté LGBTQ sont généralement à l’aise et ouverts à propos de leur sexualité et s’attendent à ce que les prestataires de services de voyages le soient aussi. En ce qui concerne les démarches marketing, ils préfèrent être visés dans le cadre de la principale campagne d’une destination, plutôt que d’être ciblés en fonction de leur orientation sexuelle.

Cette génération recherche et réserve principalement ses produits et services de voyage en ligne et espère une personnalisation. Ainsi, les destinations doivent poser des actions qui seront le résultat d’une approche moderne envers les personnes LGBTQ. Elles doivent aller au-delà des stéréotypes pour englober une plus grande diversité ethnique et corporelle, d’expériences, de mode, etc.

Bref, ceux qui cherchent à atteindre ce marché devront trouver des moyens innovants de rendre leur produit attrayant, tout en reconnaissant la nécessité d’accueillir les personnes qui se sentent différentes et qui veulent s’exprimer à travers à leurs choix de voyage.          

Les familles LGBTQ : mariage et enfants

Les pays légalisant le mariage homosexuel sont de plus en plus nombreux. Selon l’OMT, cela a un impact sur le tourisme sur les plans de l’image de marque de la destination, de l’innovation et de la compétitivité. En effet, il s’agit d’un tout nouveau segment de marché et les prestataires dans les destinations tentent de développer des produits et services pour y répondre. D’ailleurs, les couples de même sexe ont de grandes aspirations pour leur voyage de lune de miel.

Les destinations et les entreprises touristiques ont tout intérêt à adapter leur offre et leur message. Une enquête auprès des adultes LGBTQ américains menée par CMI a indiqué que lorsque les parents LGBTQ amènent leurs enfants en vacances, 68 % choisissent une destination adaptée aux enfants, alors que 32 % optent pour une destination gay friendly. Le même critère est utilisé pour le choix d’un hôtel.

Néanmoins, de nombreux parents LGBTQ peuvent devenir anxieux lorsque vient le temps de voyager. L’OMT explique qu’ils s’inquiètent de l’attitude du personnel des hôtels ou des agents frontaliers qui pourraient être inexpérimentés pour servir les couples de même sexe avec des enfants. Les parents LGBTQ et leurs enfants trouvent souvent plus agréable de voyager avec des familles similaires afin de se sentir comme à la maison et de partager des expériences.

Le tourisme LGBTQ est en pleine expansion. Si les voyageurs LGBTQ américains sont fidèles aux destinations qu’ils ont appréciées et se fient aux recommandations d’amis pour déterminer leur choix, les Canadiens LGBTQ sont pour leur part des voyageurs assidus, friands de culture. Selon Travel Gay Canada, les touristes LGBTQ canadiens dépensent environ 8,5 millions de dollars annuellement, dont la moitié au Canada. Les destinations n’ont qu’à saisir cette occasion pour développer leur offre en conséquence.

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Produits et activités

Une idée qui a du chien

La plateforme canadienne Part Time Pooch et la française Emprunte mon toutou offrent une solution économique aux propriétaires qui s’empêchent de voyager, ne sachant pas à qui confier leurs animaux de compagnie pendant leur absence. Le service les met en relation avec des amoureux des chiens qui aimeraient en prendre soin de manière ponctuelle.

Le propriétaire paie pour créer le profil du chien, mais la personne qui en prend soin n’est pas rémunérée. Dans le cas d’Emprunte mon toutou, l’argent sert à couvrir les frais de vérification de l’identité des emprunteurs et à fournir une assurance lorsque l’animal est confié à son nouvel ami.

Le propriétaire peut ensuite choisir la personne qui convient le mieux à son chien selon les informations disponibles. À l’inverse, un futur gardien peut parcourir les profils de différents canins pour s’assurer d’une bonne compatibilité. Les propriétaires et les amoureux des chiens prennent alors contact pour établir un lien de confiance.

N’hésitez pas à suggérer ce type de service à votre clientèle. Il y a de quoi convaincre les propriétaires canins de voyager plus souvent !

 

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Produits et activités

Dessine-moi une visite

Au Rijksmuseum d’Amsterdam, les visiteurs peuvent parcourir les lieux accompagnés d’un professeur de l’atelier de peinture, tout en dessinant et en expérimentant quelques techniques.

Selon les responsables de cette initiative, l’activité permet de percevoir des éléments impossibles à remarquer autrement ; particulièrement dans un contexte où les appareils photo sont omniprésents et où les visiteurs passent rapidement d’une œuvre à l’autre. Ce type de visite amène les gens à poser un regard plus approfondi sur l’œuvre et à mieux en comprendre la signification, ainsi que le processus de création de son auteur.

Le dessin donne l’occasion aux participants de garder une trace de leur passage au musée, d’échanger et de partager. Débutant ou expert, tout le monde peut participer.

Dans le même ordre d’idées, le Rijksmuseum participe depuis quatre ans à l’évènement international The Big Draw Festival, où plus d’une centaine de musées à travers le monde invitent la population à venir dessiner dans les galeries et proposent une série d’activités artistiques. Pour l’instant, aucun musée canadien ne participe à cette initiative. Seriez-vous le premier?

À vos crayons !

 

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Marketing Transport

D’icône à véhicule promotionnel

Depuis 2016, les CooVan parcourent le pays pour fournir aux touristes des informations sur les évènements et les attractions touristiques en Écosse. Chacune possède un prénom : Hamish, Morag et Archie.

Ces véhicules aux allures bovines permettent à l’office du tourisme de personnaliser l’information transmise directement aux visiteurs. Ils figurent parmi les projets développés dans le cadre de la nouvelle stratégie de marketing de proximité de Visit Scotland.

Dans cette optique, leurs conducteurs — les Coo-visers — font partie du réseau d’ambassadeurs que l’OGD souhaite développer à travers le pays. Ces employés proviennent de différentes régions et partagent leur passion pour leur pays à tous les curieux qui vont voir les CooVan.

vehicule-promo

Source : Twitter   

Il est possible de suivre les déplacements des véhicules sur leur compte Twitter ou en utilisant le mot-clic #coovan.

Une idée qui est loin d’être « bête » ! Qu’en pensez-vous ?

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Marchés géographiques

Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Américains de l’Atlantique-Centre qui englobe les régions métropolitaines de New York, Philadelphie et Washington. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1 216 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

Profiter de l’été

Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages

En moyenne, les voyageurs de l’Atlantique-Centre ont réalisé 5,2 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années. Le nombre de déplacements est légèrement inférieur à ce qui a pu être observé dans les autres marchés américains, tel que celui de la Nouvelle-Angleterre (moyenne de 5,7 voyages). Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages. De mai à octobre, les touristes de l’Atlantique-Centre ont effectué en moyenne 3 voyages d’agrément comparativement à 2,2 voyages de novembre à avril. Ils ont réalisé majoritairement 1 ou 2 déplacements (39 %) au cours des trois dernières années.

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Le Québec en été, l’Ontario en hiver

Les principales destinations de ces voyageurs sont les États-Unis (88 %), suivis des Caraïbes (34 %), du Canada (26 %) et de l’Europe (26 %). Au Canada, le Québec arrive à égalité avec l’Ontario (14 %). En période estivale, le Québec est la première province visitée par cette clientèle (12 %). Cependant, elle se glisse légèrement derrière sa voisine ontarienne en hiver. Les touristes de New York sont les plus nombreux à choisir le Québec comme destination (voir le graphique 2).

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Les musées fréquentés par tous

La majorité des voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre (87 %) ont pratiqué des activités culturelles et évènementielles au cours des trois dernières années. Parmi les plus populaires se trouvent les musées (48 %) et les festivals et évènements d’été (42 % ; voir le graphique 3).
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Les musées sont les activités culturelles les plus populaires pour l’ensemble des régions de l’Atlantique-Centre. Néanmoins, ils sont davantage fréquentés par les touristes venant de Washington (51 %). De ce fait, ceux-ci dépassent la moyenne des autres marchés américains étudiés (50 % pour la Nouvelle-Angleterre et 45 % pour l’Ouest). Les voyageurs de la région de Philadelphie ont une légère préférence pour les festivals et les évènements d’été (44 %) comparativement à ceux de New York (42 %) et de Washington (41 %).

Pour 76 % des répondants, au moins une de ces activités culturelles et évènementielles représente la raison principale du voyage d’agrément.

Les plages et les parcs nationaux ont la cote          

Plus de huit touristes d’agrément sur dix (85 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Ils se sont principalement rendus à la plage ou se sont baignés (56 %), ont visité des parcs nationaux (41 %), ont pratiqué la course à pied ou la marche (39 %), ainsi que la randonnée pédestre en milieu naturel (35 % ; voir le graphique 4).

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Pour 84 % des répondants, au moins une de ces activités de plein air et sportives constitue la raison principale du voyage d’agrément réalisé au cours des trois dernières années.

Les voyageurs de la région de Washington se démarquent des autres marchés; leur taux de pratique est supérieur pour les activités de plage et de baignade et pour les parcs nationaux. La course à pied et la marche sont toutefois plus populaires auprès des répondants de la région de New York.

Être en ville et magasiner

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement.

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement. Les principales étant le magasinage (58 %), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums (37 %), de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (37 %) et le tourisme urbain (36 % ; voir le graphique 5).

atlantique-centre-activites-recreativesLes voyageurs de la région de New York participent moins à des activités récréatives et de divertissement. Cependant, ils se démarquent des autres marchés de l’Atlantique-Centre et américains par leur fréquentation supérieure des casinos et des boîtes de nuit (38 %). Les voyageurs de la région de Philadelphie préfèrent davantage les parcs zoologiques et les aquariums (47 %). Le tourisme urbain est plus populaire auprès des voyageurs de la région de New York (40 %).

Pour 79 % des répondants, au moins une de ces activités récréatives et de divertissement constitue la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

L’attractivité des activités de plein air et sportives

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes de l’Atlantique-Centre semblent posséder un intérêt modéré à l’égard des activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories festivals et évènements d’été, plages et baignades ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points (voir le tableau 1).

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément : plages et baignades (50 % des répondants), les parcs nationaux (47 %) et les festivals et événements d’été (46 %). De manière générale, les activités de plein air et sportives sont les plus attractives et les plus à même d’inciter à voyager.

les activités de plein air et sportives sont les plus attractives

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle de l’Atlantique-Centre en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

Les Français en voyage d’agrément

Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

 

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Marketing Segments de clientèles

Tourisme LGBTQ : pour un développement authentique et inclusif

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), en collaboration avec l’International Gay & Lesbian Travel Association, a publié en mai 2017 un nouveau rapport sur le tourisme LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et Queer). Le document fournit une meilleure compréhension du milieu ainsi que des pistes de développement et d’adaptation selon les besoins de ce marché.

Par où commencer ?

L’OMT propose plusieurs recommandations pour les destinations désirant développer et améliorer le tourisme LGBTQ.

  1. Encourager l’inclusion et la diversité auprès des acteurs

Les organisations touristiques devraient reconnaître que la promotion de la diversité et de l’inclusion auprès de leurs parties prenantes (employés, clients, investisseurs, etc.) leur accorde un avantage. En devenant des acteurs sociaux qui supportent la communauté LGBTQ sur le plan local, elles bonifient la qualité des services et de l’accueil des touristes de ce marché.

  1. Effectuer des recherches et les partager avec les partenaires

La communauté LGBTQ est très diversifiée. Il est donc essentiel de connaître les différentes motivations et les comportements de voyage selon les groupes d’âge, les nationalités, etc. Le Réseau de veille s’est déjà penché sur ce segment de clientèle dans les marchés américains et canadiens.

Découvrir les facteurs d’attractivité et la perception d’une destination pour le tourisme LGBTQ est important; cela permet d’identifier les opportunités, de développer des attraits qui étaient peut-être sous-estimés et de mieux orienter ses choix.

  1. Être authentique

Soulignons l’importance de l’authenticité dans tous les aspects des actions marketing et dans le développement de produit. Celle-ci montre ce que la destination peut offrir et reflète la façon dont ses responsables traitent l’ensemble des partenaires touristiques.

À cet effet, l’OMT recommande de :

  • Développer des services adaptés pour les couples de même sexe.
  • Assurer une cohérence entre les messages et les actions ;
  • Partager de véritables histoires (expériences) d’intégration auxquelles des touristes peuvent s’identifier ;
  • Utiliser des messages et des images qui surpassent les stéréotypes ;
  • Travailler de pair avec la communauté LGBTQ de la ville ;
  • Travailler en partenariat avec les entreprises locales et la communauté LGBTQ

    cette stratégie permet d’offrir du soutien aux entreprises qui veulent garantir un accueil authentique aux voyageurs LGBTQ et obtenir des retombées tangibles

Pour la réussite du marketing et du développement de produits, la communication entre les responsables de la destination, les entreprises locales et la communauté LGBTQ est essentielle. Ce dialogue tripartite favorise l’échange des connaissances et les partenariats peuvent s’avérer utiles pour développer des occasions d’affaires. De plus, cette stratégie permet d’offrir du soutien aux entreprises qui veulent garantir un accueil authentique aux voyageurs LGBTQ et obtenir des retombées tangibles.

Une approche marketing adaptée

Quelques destinations interrogées lors de la réalisation du rapport ont fourni des idées marketing efficaces auprès de ce type de touristes. En voici quelques-unes :

  • Mener des actions de marketing direct lors de participations à des évènements et des congrès afin de transmettre son message à un public diversifié dans un court laps de temps ;
  • Améliorer ses connaissances en créant des ateliers ou des séminaires avec des experts en tourisme LGBTQ et des entreprises ayant connu du succès ;
  • Dédier du personnel au développement de ce marché afin de mener à bien des actions efficaces et cohérentes ;
  • Avoir de la visibilité en parrainant des évènements LGBTQ ou en développant des partenariats ;
  • Apporter du soutien logistique et financier lors d’évènements LGBTQ ;
  • Miser sur la qualité en organisant des programmes de formation et de certification LGBTQ pour les entreprises touristiques locales, afin d’offrir un accueil chaleureux aux visiteurs.

Des destinations inclusives

Virginia is for lovers

En septembre 2016, Virginia Tourism Corporation a annoncé le lancement de sa première initiative de marketing touristique LGBTQ. Un nouveau site Web a été créé pour ces voyageurs et leur slogan touristique « Virginia is for lovers » a été adapté en conséquence. De plus, un guide a été publié pour aider les entreprises touristiques de l’État.

virginia

 Source : VisitVirginia

Fort Lauderdale « Hello Sunny »

Dans sa volonté de devenir une destination inclusive, Fort Lauderdale, en Floride, promeut désormais le tourisme transgenre. L’office de tourisme de la ville a réalisé la première étude nationale sur ce marché (plus de 700 répondants dans 48 États américains) afin de mieux connaître cette clientèle et ainsi concevoir une campagne authentique.

En janvier 2017, Fort Lauderdale est devenue la première destination internationale à mettre en vedette des personnes transgenres. En incluant aussi des modèles hétérosexuels, gais et lesbiens, elle s’adresse principalement aux milléniaux. Elle démontre que la ville est une destination diversifiée et inclusive, et espère accroître la sensibilisation envers un marché oublié ou encore peu accepté.

Outre les campagnes publicitaires, l’office de tourisme offrira bientôt des formations pour tous les employés en hôtellerie afin de maintenir un niveau de service à la clientèle élevé pour les touristes LGBTQ.

Leurs efforts sont récompensés puisque le nombre des voyageurs de ce marché continue d’augmenter ainsi que le nombre d’évènements majeurs tels que le Southern Confort Transgerder Conference et le Trans Medical Summit.

L’impact du développement du tourisme LGBTQ dépasse l’aspect économique pour les destinations. Celles-ci projettent des images de tolérance, d’ouverture et de respect.

Au Québec, Montréal est perçue comme une ville inclusive où la communauté LGBT est dynamique et diversifiée. Tourisme Montréal multiplie les initiatives pour favoriser ce type de tourisme depuis plusieurs années. Diverses activités sont proposées à la communauté LGBTQ et elle bénéficie d’une section entière du site Web de l’organisation, au même titre que les personnes qui voyagent seules ou en famille.

Connaissez-vous des destinations ou des entreprises ayant de bonnes pratiques ?

 

Source de l’image à la une : Pixabay