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Marketing Tendances

Le tourisme face aux évolutions du marketing territorial, partie 1

Il s’agit du thème du colloque Place Marketing Forum, qui s’est tenu à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier. Des intervenants européens et américains y ont partagé leurs bonnes pratiques afin de faire avancer cette façon plutôt nouvelle et non conventionnelle de positionner une destination. Ce colloque a également été l’occasion pour Joël Gayet, directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, de présenter une analyse en profondeur, intitulée «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial».  

l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire

Dans cet ouvrage, le marketing territorial est défini comme «l’ensemble des techniques qui permettent de construire et de développer l’attractivité d’un territoire, c’est-à-dire sa capacité à rayonner, à promouvoir son offre et à attirer sur place, d’une manière ponctuelle ou permanente, des personnes et des capitaux».

Les territoires qui décident de regrouper leurs efforts s’engagent dans une démarche de longue haleine, parsemée de défis, mais se positionnent très favorablement sur l’échiquier mondial. Cette consolidation est utile, parce qu’il s’agit du même territoire qui est «vendu», que l’efficacité finale est optimisée et que les moyens budgétaires peuvent être regroupés.

ML_marketing_territorial_image1 À cet effet, l’exemple de Lyon illustre particulièrement bien une stratégie concertée (voir la vidéo ci-dessous).

Voyons maintenant les neuf tendances qui, selon M. Gayet, influencent le marketing territorial.

Construction de projets partagés autour de territoires pertinents

On parle donc d’attractivité économique qui inclut le tourisme, le secteur résidentiel, les universités ou autres grandes écoles, ainsi que les grands événements culturels, sportifs, commerciaux et d’affaires d’envergure. On rêve d’une région où les habitants sont heureux de vivre, où d’autres trouvent un emploi et s’installent avec leur famille, où les jeunes veulent venir étudier, où les touristes désirent se rendre et où les entreprises souhaitent s’implanter. Bref, tous ces secteurs sont interreliés et influent les uns sur les autres.

Il y a parfois lieu de passer d’un territoire administratif à un territoire qui a du sens, celui où les habitants et les clients se retrouvent. En arrière-plan, les divisions administratives demeurent, mais l’exercice de positionnement repose sur un espace qui peut être autre.

Dans certains cas, mieux vaut «construire» le territoire en fonction de sa pertinence pour une clientèle. M. Gayet mentionne les exemples du Creative Corridor de l’Iowa, qui réunit sept comtés et se positionne dans l’esprit de la Silicon Valley, ou encore, en tourisme, de la destination en cours de  construction «Ardenne», qui regroupe les Ardennes belges, luxembourgeoises et françaises. Mentionnons également les départements Haute Savoie et Savoie qui travaillent aujourd’hui dans le tourisme sur la destination «Savoie Mont Blanc» et qui envisagent de l’étendre à tous les secteurs.

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Source : Savoie Mont Blanc

Développement de stratégies de marque partagées

De plus en plus de territoires ont développé une marque unique pour l’attractivité, comme Amsterdam l’a fait en 2004 (voir l’image ci-dessous). Elle peut être liée à un projet porteur ou englober l’ensemble du territoire. 

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L’objectif est que les institutions, les citoyens et les entreprises se l’approprient et l’incluent dans leurs communications. La région de l’Alsace a particulièrement bien relevé ce défi en mettant en place une stratégie de marque « partagée » ; l’image ci-dessous donne un aperçu de l’intégration du logo de l’Alsace par plus de 1200 entreprises de la région.

Alsace

Mise en place de nouvelles gouvernances

Qu’elles cherchent à être plus efficaces, à faire des économies, à obtenir une meilleure cohérence ou à bénéficier d’un plus grand rayonnement, les collectivités peuvent choisir d’effectuer un rapprochement des organismes chargés de l’attractivité ou d’élargir les missions et fonctions des agences de marketing territorial. Par exemple, London & Partners, un organisme créé dans le cadre des Jeux olympiques de 2012, regroupe plus de 1 000 partenaires de toutes tailles et est responsable de l’attractivité de la ville, tant pour le tourisme que pour les investisseurs, les grands événements et les étudiants.

Avènement de l’excellence créative, pilotée par les clients

Il est ici question d’élever encore le niveau d’excellence à travers une meilleure connaissance de sa clientèle, la construction d’une offre concurrentielle et un grand professionnalisme. Cela peut se traduire, entre autres, par la gestion de la qualité en temps réel, la généralisation et l’extension des démarches d’excellence dans la structuration de l’offre ou la qualification de celle-ci par les internautes, citoyens ou clients. En matière de démarche d’excellence, le canton du Valais, en Suisse, apporte une triple garantie aux consommateurs à travers son label Valais Excellence: l’origine valaisanne de l’entreprise, les certifications ISO 9001 pour la qualité et ISO 14001 pour l’environnement, ainsi que l’engagement de l’entreprise dans une démarche citoyenne (intégration de l’identité du territoire et l’équivalent de ISO 26 000).

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Source: Valais Excellence

 

Découvrez les cinq autres tendances et leurs exemples dans la seconde partie de cette analyse.

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Marketing Tendances

La destination touristique à travers le marketing territorial, partie 2

Cette analyse fait suite à une première partie et explique cinq autres tendances qui influencent les destinations d’aujourd’hui.

Les informations sont issues du rapport intitulé «Place Marketing Trend 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial», réalisé par le directeur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, Joël Gayet, ainsi que des conférences du colloque Place Marketing Forum, qui s’est déroulé à Aix-en-Provence, en France, en octobre dernier.

Construction d’un marketing affinitaire, communautaire et collaboratif

Il s’agit de marketing de plus en plus segmenté auprès de niches très pointues, de coconstruction d’offres avec les usagers, comme pour le géocaching, de plateformes citoyennes collaboratives de financement, par exemple, ou de réseaux d’ambassadeurs.

La création de Rally Saint Louis … a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville

La ville de Saint Louis, au Missouri, vit avec une réputation difficile, entachée par un taux de criminalité élevé. De plus, le peu de nouveautés stimulantes pour la ville au cours des dernières années a engendré dans la population une piètre estime de soi et un sentiment de frustration. La création de Rally Saint Louis, alliant crowdsourcing − appel d’idées et de projets − et crowdfunding – financement collaboratif − a insufflé un vent de fraîcheur et a permis la réalisation de projets contribuant à améliorer la qualité de vie et l’attractivité de la ville. Un site Web offre à chaque résident la possibilité de soumettre une idée et de voter pour ses projets préférés.

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Source: Rally Saint Louis

En plus d’améliorer la fierté locale et de générer des retombées médiatiques positives importantes, cette initiative a permis la réalisation de nombreux projets structurants pour la municipalité.

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Source: Rally Saint Louis

Évolution vers un marketing personnalisé

La personnalisation s’impose de plus en plus dans le marketing territorial, où les attentes sont fortes et les motivations ainsi que la clientèle diversifiées. En tourisme, les exemples s’avèrent nombreux:

–          Le site 2 Days in Seattle propose des itinéraires personnalisés grâce aux conseils de 57 collaborateurs issus de l’office de tourisme et passionnés de la ville;

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Source: 2 Days in Seattle

–          Les politiques de prix variables selon la clientèle, les comportements ou le moment sont des pratiques de plus en plus courantes;

–          Les cartes personnalisées de KLM sont créées avec la collaboration de la communauté sociale de l’individu pour ensuite être imprimées et lui être acheminées.

Évolution vers une promotion directe en ligne

Que ce soit par la vente en ligne, l’économie du partage ou collaborative, la désintermédiation et d’autres formes de marketing et de promotion, la tendance est clairement aux communications en direct. Pratiquée par des entreprises depuis un moment, cette forme d’interaction s’observe aussi dans le marketing territorial. Le site français Dismoioù permet aux individus de partager leurs bons plans et aux professionnels de leur proposer des réductions accessibles en fonction de la localisation.  

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Source: Dismoioù.fr

Développement d’un marketing viral centré sur les effets de levier

On constate que les destinations ou les entreprises performantes réussissent le plus souvent grâce à un marketing viral puissant, plutôt que par des placements marketing classiques. L’effet de levier viral peut venir des réseaux sociaux, des partenariats ou de l’événementiel culturel ou sportif.

Certains acteurs importants se lancent dans divers secteurs d’activités, comme Google et le voyage, ou encore le groupe Ferrero qui, à travers le Club Kinder, propose des séjours et des activités pour enfants. Des partenariats créent également des effets de levier intéressants, tels que CNN, qui labellise des établissements hôteliers «CNN Partners», leur apportant ainsi une nouvelle visibilité, ou l’Équateur, qui s’est affiché par code QR (renvoyant à une vidéo de la destination) sur 24 millions de tonnes de bananes.

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Source: Place Marketing Trends 2013 – Tendances et nouvelles pratiques du marketing territorial

Autre exemple, M. Guillaume Henry a présenté les retombées mirobolantes du Vendée Globe 2012-2013, l’un des plus importants événements nautiques, pour la région et la ville des Sables-d’Olonne. Selon les calculs du cabinet Kandar, il aurait eu un plus grand impact que le Tour de France ou Roland-Garros dans le monde. La course a généré 738 heures de télévision dans 190 pays, touchant ainsi plus de 2,3 milliards de foyers sur tous les continents. L’utilisation judicieuse de la vidéo, des médias sociaux et de la mobilité a fait bon ménage avec cette grande aventure humaine, ses héros et une imagerie forte. Il s’agit d’un positionnement solide pour la région, basé sur la voile, la mer mais aussi des valeurs comme l’audace, le courage et le dynamisme. Visionnez la vidéo pour des émotions fortes.

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Enfin, il ne faut pas oublier la puissance des médias sociaux en matière de marketing viral, comme en témoigne l’exemple du MoMA, qui anime une communauté cumulée de plus de trois millions de personnes entre Facebook, Twitter, YouTube, Foursquare et Instagram. Une telle assistance confère une portée remarquable à ses actions en ligne.

Développement d’une communication en temps réel, centrée sur l’expérientiel, l’image et le ludique

D’autres tendances du marketing actuel, directement liées aux possibilités du Web, influencent aussi les stratégies du marketing territorial en matière de communication.

Environnement concurrentiel oblige, le positionnement et la promotion d’une destination méritent d’être pensés dans leur globalité, et les nouvelles approches de communication favorisent l’innovation et la créativité. Ouvrons les horizons, changeons de paradigme et inventons un nouveau marketing territorial.

 

 

Commentaires de Joël Gayet

Derrière les 9 grandes tendances et 50 nouvelles pratiques du marketing territorial que nous avons étudiées et mises en valeur, se dessine en fait un nouveau modèle de marketing centré sur la création de lien; l’avènement du co-marketing territorial a commencé.

Le marketing citoyen et partagé d’une part et le marketing centré sur Internet et les réseaux sociaux assoient définitivement le marketing dans un mode collaboratif. C’est le cas bien sûr dans l’animation des acteurs et la construction des diagnostics et des stratégies d’attractivité et de marque, mais aussi dans le marketing opérationnel que ce soit pour la construction de contenu, l’expérientiel, les partenariats, la communication, le financement ou la promotion.

Le comarketing c’est un marketing collectif, coopératif, collaboratif, communautaire… et même de «coopétition» ! où l’on communique et où l’on est connecté en temps réel, ou l’on  coconstruit, co-manage, « cobrande » et cofinance!

Faire du comarketing, c’est s’inscrire dans une logique nouvelle de travail et d’approche du marketing, c’est considérer que le niveau de participation et d’implication des acteurs, du personnel et des clients est une condition incontournable de la réussite. C’est considérer que la création de valeur vient de l’intelligence collective, du partage et des liens.

Les nouvelles tendances et pratiques le montrent d’une façon claire, on est passé en effet d’un marketing séquencé par canal ou par media à un marketing de flux ou de liens en temps réel. Chez les acteurs territoriaux les plus performants, tout est, et tout sera, en effet, de plus en plus mis en lien: liens entre l’identité et le marketing, entre le territoire et les entreprises, les visiteurs et les citoyens, liens entre les habitants et leurs amis, liens entre les objectifs stratégiques poursuivis et les actions, liens entre la marque,  les portes d’entrée  du territoire et  les offres du territoire, liens entre la marque, les entreprises, les ambassadeurs et les membres des communautés, liens entre la marque et l’ensemble des fonctions, actions et supports opérationnels du marketing, liens entre chaque «media» ou support de communication avec l’ensemble de l’écosystème de marque, liens par la communication virale, le partenariat et les effets de levier… Liens demain, entre les objets connectés et le mode personnel de vie de chacun (maison, voiture, santé, professionnel…), ses habitudes de consommation (achats…) et son activité en ligne (recherche d’informations, notification, timeline et réseaux privés…). 

Liens, enfin, à travers la construction d’écosystèmes de marketing et communication de plus en plus efficaces, mais aussi de plus en plus vertueux en termes de sens et de citoyenneté.

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Produits et activités

L’aqualudisme, la référence européenne du tourisme de bien-être

Une offre diversifiée et innovante

Faisant preuve d’ingéniosité architecturale, les centres aqualudiques invitent au dépaysement et à la découverte de nouvelles sensations. En plus des traditionnels saunas, hammams et bains à remous, ils proposent des activités variées: parcours aquatiques, cascades, marches à contre-courant, piscines à thème, lits à bulles, geysers, bains musicaux, lumières relaxantes, marbres chauds et grottes d’eau froide.

Ces établissements s’organisent autour de lieux à thème, l’objectif étant de recréer des ambiances du monde. Bains indo-romains, sauna finlandais ou espace tibétain, chaque destination révèle sa propre conception du bien-être. Dans le centre Caldea, en principauté d’Andorre, le visiteur est convié à un parcours plurisensoriel: du bain d’air chaud (Sirocco) au bain de glace islandais, en passant par la lumière de Wood chargée en ions négatifs, le bain aux pamplemousses et le flotarium. Au sein d’un caisson contenant une eau saturée en sel, ce dernier permet une relaxation profonde en procurant une sensation d’apesanteur.

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Sources: Caldea (lumière de Wood) et Hôtel de Sèvres

elles entraînent un plus grand flux de visiteurs sans nécessiter d’augmentation notable du personnel

Ces offres présentent trois atouts principaux. D’abord, elles entraînent un plus grand flux de visiteurs sans nécessiter d’augmentation notable du personnel, car ces installations ne requièrent que peu d’encadrement. Par un effet d’économie d’échelle, les prix d’entrée baissent alors. Ensuite, elles constituent des vitrines servant à attirer les clients vers des soins individuels. Enfin, elles démocratisent le bien-être: adultes comme enfants peuvent y accéder. Véritable produit libre-service, où chacun peut choisir ses activités et mettre en place son programme, l’aqualudisme provoque une évolution dans les modes de consommation du bien-être.

Des approches variées

Rompre avec l’image médicale du thermalisme, le rendre plus attractif et compétitif par rapport au développement constant des spas, voilà l’origine du thermoludisme. Apparu en Europe du Nord, il immerge le client dans une atmosphère conviviale et familiale autour d’un espace récréatif. C’est en Allemagne que cette pratique est la plus développée et réputée, la culture du bain y étant présente depuis plusieurs siècles.

Au-delà du thermoludisme, d’autres approches marketing connaissent un certain succès. Le «thalaludisme» se pratique dans les instituts de thalassothérapie, comme aux Thermes Marins de Saint-Malo, en France, qui proposent un parcours Aquatonic avec dix espaces relaxants et récréatifs. Le balnéoludisme utilise quant à lui l’eau douce. Les villages de vacances s’emparent aussi du phénomène, à l’image de Center Parcs et de ses Aqua Mundo répartis dans les différents sites.

Créer une expérience client

En plus des activités principales, des événements dynamisent l’offre. À Caldea, le cycle de l’eau fait l’objet d’une mise en scène avec animations visuelles et sonores, accompagnées par le jeu d’une troupe musicale.

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Sources: Caldea et SchwabenQuellen

En Allemagne, le centre Badeparadies Schwarzwald organise la Nuit du sauna, avec plusieurs festivités aux couleurs d’un pays. Lors de la Galaxy Pool Party, il se transforme aussi en piste de danse au son de D.J. célèbres, à l’instar du SchwabenQuellen, qui propose également des spectacles artistiques.

Vers une nouvelle segmentation de la clientèle

Produit d’appel ou complément d’offre, l’aqualudisme s’adapte à la demande et réunit les générations au sein d’un même espace.

En Allemagne, Tropical Islands, le plus grand parc aquatique tropical d’Europe, propose des activités pour enfants telles que des glissades d’eau, un minigolf et même une balade en montgolfière. De leur côté, les adultes peuvent se détendre au sein du complexe spa. Dans un paysage de forêt tropicale, avec plage, palmiers et chants d’oiseaux, chacun peut y trouver son compte.

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Source: Tropical Islands

 Dans un même esprit et toujours en Allemagne, les centres jumelés Therme Erding et Badeparadies Schwarzwald disposent de plusieurs zones adaptées à un large public: d’un côté, l’aire de jeu, avec ses glissades multiniveaux et piscine à vagues; de l’autre, la zone réservée aux plus de 16 ans, avec l’espace thermal et le spa. Plus récent, le Splash e Spa Tamaro, en Suisse, propose en complément de son espace bien-être des descentes en tunnel avec effets spéciaux. La détente et le loisir sont donc conciliables pour tous.

En dehors du continent européen, cette tendance est encore peu connue. À Blainville, un projet d’envergure prévu pour 2015 s’intègre dans cette démarche. Aménagé en quatre espaces thématiques, le parc aquatique Aquapolis réunira des éléments aqualudiques tels que des rivières, des cascades, des rapides, des geysers et des arbres à eau. Aux États-Unis, c’est la détente qui s’allie au jeu. À Wisconsin Dells, capitale mondiale des parcs aquatiques, les glissades se combinent aux bains relaxants du Mt. Olympus, tandis qu’au Kalahari, les nombreuses chutes d’eau jouxtent l’espace spa.

Les enfants aussi surfent sur la vague bien-être. La chaîne Great Wolf Lodge, qui possède plusieurs parcs aquatiques intérieurs aux États-Unis et au Canada, a créé le Scooops Kid Spa, un spa entièrement consacré aux enfants, avec manucure et pédicure à la crème glacée, à l’instar du Paradise Mist Spa, au KeyLime Cove de Chicago.

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Source: Scooops Kid Spa

Du centre thermoludique, plus ou moins intimiste, jusqu’au grand complexe touristique, l’alliance du bien-être et du ludisme ne cesse de se développer sous toutes ses formes pour attirer une clientèle plus large, mais aussi plus variée. Dès lors, le défi majeur de l’aqualudisme est de trouver un positionnement clair et un équilibre durable entre la détente et le divertissement.

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Enjeux Gestion Technologies

Les enjeux de la gouvernance: revenir au cœur du métier

La deuxième édition de La francoquébécoise du etourisme s’est tenue à La Rochelle en juin dernier. Pendant deux jours, les participants français et québécois ont échangé sur divers enjeux liés au e-tourisme et ont ensuite présenté les fruits de leurs réflexions auprès d’intervenants de l’industrie touristique. Voici un aperçu des conclusions concernant les OGD.

Une rude concurrence pour les OGD

Le modèle d’accueil et de promotion n’a que peu évolué avec les années. La chaîne de fonctionnement et les rôles des intermédiaires sont sensiblement les mêmes. Pendant longtemps, les OGD étaient les seules en piste. Aujourd’hui, les nouvelles technologies et les changements de comportements des consommateurs bouleversent le modèle d’accueil traditionnel. Une nouvelle «concurrence» est apparue. L’ubiquité de l’information et l’autonomie du voyageur rendent les OGD beaucoup moins indispensables qu’elles l’étaient en matière d’information et de planification touristiques. Le numérique change la donne, et la destination est maintenant coconstruite par les visiteurs, notamment au moyen du Web. De plus, les changements se produisent très rapidement, et on devance les pronostics en matière de technologie. Les OGD demeurent des acteurs essentiels, mais elles doivent revoir leur rôle.

La multitude de sites Web de planification de voyage ou de commentaires générés par les utilisateurs ainsi que les applications mobiles répondent aujourd’hui très bien aux besoins des touristes, parfois même mieux que peut le faire une OGD. C’est la désintermédiation. Comment concurrencer des sources d’information comme TripAdvisor ou des systèmes de réservation en ligne tels que Booking.com ou Expedia? Non seulement les OGD ne contrôlent plus le message, mais de plus, elles se débattent dans un océan de destinations essayant de tirer leur épingle du jeu.

Dans ce contexte, le groupe de La francoquébécoise du etourisme croit qu’une réorientation est nécessaire vers une diffusion concertée des messages et un meilleur partage de l’image de marque. Les OGD doivent se préoccuper plus attentivement du développement de produit et de la mutation de la fonction d’accueil. De plus, la fin de la duplication des mandats est à prévoir pour les agences et organisations paratouristiques (organisation de développement économique, branding des villes et des destinations, démarchage auprès des investisseurs). En d’autres mots, ces dernières ont souvent une portée d’action qui recoupe celle des OGD, et il doit y avoir une clarification des rôles de chacun.

Les enjeux des OGD

Sans qu’ils constituent une liste exhaustive, voici quelques défis auxquels les OGD doivent réfléchir et faire face.

  • Les OGD tentent de maintenir un équilibre précaire entre leurs responsabilités et leurs obligations; il existe un conflit entre leur rôle d’agence de promotion et de développement, et celui de représentant d’une association de membres. Le premier client d’une OGD devrait bien sûr être le touriste. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué. Rappelons qu’au Québec, les associations touristiques régionales doivent répondre de leurs choix auprès de leurs membres, alors qu’en France, les élus jouent un rôle important.
  • L’échelle géographique des actions de promotion devrait correspondre aux itinéraires naturels des touristes, qui ne sont pas nécessairement le reflet des territoires des OGD. Il importe de suivre une logique de clientèle et de réaliser des projets conjointement avec d’autres régions.Les OGD ont le défi d’agir rapidement et d’être flexibles pour s’adapter aux fluctuations des marchés et des contextes.
  • Les OGD évoluent dans un contexte de responsabilisation budgétaire; le mode de financement coopératif peut amener des distorsions. Par exemple, un acteur touristique participant à une campagne promotionnelle donnée souhaitera voir son établissement mis de l’avant. Cependant, cela n’est pas toujours en parfaite cohérence avec l’image de marque ou le message à transmettre.
  • L’utilisation et l’interprétation des indicateurs de performance ne sont pas acquises; il s’avère difficile d’évaluer avec précision l’influence (ou l’absence d’influence) des actions marketing sur la fréquentation touristique.

Orientations pour amorcer un virage

Les discussions ont amené les participants à suggérer une révision du modèle d’affaires. Le virage viserait à donner une valeur ajoutée à l’expérience touristique. Voici quelques pistes qui ont été abordées.

  • Il y a lieu de susciter une action collective forte, c’est-à-dire de fédérer les initiatives sur tout le territoire.
  • L’OGD a la responsabilité de prioriser les secteurs porteurs, les expériences et les pôles. Elle doit penser en mode «gamme de services».
  • Les investissements en publicité sont à reconsidérer. Les consommateurs y sont de plus en plus immunisés.
  • L’économie collaborative, incarnée entre autres par AirBnB, et participative doit être intégrée et encadrée. Celle-ci a fait l’objet de plusieurs discussions lors de La francoquébécoise du etourisme. Voir la présentation à cet effet.
  • Les OGD pourront se démarquer et assurer leur pérennité en ajoutant de la «valeur» aux produits et aux expériences. En d’autres mots, elles doivent garantir une certaine éthique, conserver leur pertinence et œuvrer à la structuration de l’offre. Elles pourraient avoir un rôle de «certificateur», représenter une assurance qualité pour le client. On pourrait également parler de conciergerie touristique.

La relation avec les prestataires ou les membres est amenée à évoluer, afin que chacun comprenne les avantages liés à la satisfaction du client et vise cet objectif. Tous s’entendent pour dire que le modèle idéal n’existe pas. Cependant, une révision du rôle et du fonctionnement des OGD s’impose.

Consultez la présentation 

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Marketing Réseaux de distribution

Les sites d’achats groupés favorisent le tourisme domestique

Plus de 20% des Canadiens ont utilisé un coupon de réduction pour un produit relié au voyage sur un site d’achats groupés au cours de 2012. Le phénomène demeure récent, mais sa popularité ne ralentit pas et le Conference Board du Canada s’est penché sur la question dans la publication Travel Exclusive de novembre-décembre 2012.

Environ les deux tiers des consommateurs canadiens connaissent un ou plusieurs sites d’achats groupés, selon Ipsos Canadian Inter@ctive Reid Report. Il existe 140 sites d’achats groupés desservant le marché canadien et la vente de produits reliés au tourisme constitue un volet très important (hébergement, forfaits vacances, restauration). Une étude australienne avance même que le marché du voyage représente environ le tiers des achats.

Le site Groupon.com est le plus populaire auprès des Canadiens, selon le Travel Intentions Survey du Conference Board (novembre-décembre 2012) Parmi les répondants ayant utilisé ce service, 59% avaient choisi ce site au cours des 12 derniers mois pour un produit relié aux voyages. Les autres sites vedettes sont Dealfind.com (18%), WagJag.com (18%) et LivingSocial.com (13%). Cependant, 30% des répondants ont utilisé un des multiples autres sites. Les escomptes varient entre 40 et 90% (lire aussi : L’ampleur du phénomène des sites d’achats groupés et son incidence sur le tourisme).

Les produits touristiques préférés

L’hébergement est le produit relié aux voyages le plus fréquemment acheté par les répondants (45%), suivi par un repas au restaurant lors d’un voyage (23%) et d’une activité récréative (22%) (graphique 1). Les forfaits incluant l’hébergement, les repas et parfois le transport représentent près de 30% des choix.

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Les sites d’achats groupés stimulent le tourisme domestique, particulièrement au niveau intra-provincial. En effet, les achats de produits liés aux voyages concernaient des séjours au Canada dans 65% des cas, dont 53% au sein de la province de résidence. Les États-Unis s’avèrent une autre destination prisée (22%) et une faible part revient aux Caraïbes (4%), à l’Europe (4%) et au Mexique (3%). Près de 70% des achats relatifs à l’hébergement concernaient un voyage au Canada et légèrement plus pour les forfaits excluant le transport (voir le graphique 2). Bref, les escapades accessibles en automobile ont la cote. D’un autre côté, plus de 40% des forfaits qui incluent le transport sont dans des destinations internationales.

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L’enquête du Conference Board va un peu plus loin et nous éclaire sur la province de provenance des répondants. Les Québécois et les Ontariens préfèrent les offres ayant cours dans leur propre province (63%). Les autres régions du Canada achètent davantage de coupons pour des voyages hors de leur province de résidence.

Des escapades improvisées

Plus de la moitié des répondants qui ont acheté un coupon de réduction ne recherchaient pas activement à se procurer un produit touristique. L’idée leur est plutôt venue d’une alerte courriel (27%) ou d’une publicité (25%). Le sondage du Conference Board suggère donc que la moitié des achats reliés aux voyages n’aurait probablement pas eu lieu sans les efforts marketing des sites d’achats groupés. De plus, 31% des Canadiens ayant acheté un coupon l’ont fait parce qu’ils vérifient toujours les sites d’achats groupés lors de la planification d’un voyage.

Des acheteurs jeunes, bien nantis et scolarisés

Les personnes détenant un diplôme universitaire ou collégial sont 1,7 fois plus susceptibles de faire un tel achat que ceux ayant un diplôme d’études secondaires ou moins. L’achat de produits reliés aux voyages sur ces plateformes est particulièrement populaire auprès des ménages ayant des revenus de 100 000$ et plus, deux fois plus que pour les ménages de 50 000$ et moins). Les Canadiens âgés de 18 à 29 ans sont 2,2 fois plus susceptibles d’acheter que ceux âgés de 50 ans ou et plus.

Vigilance pour les fournisseurs de services

La perspective des fournisseurs touristiques n’est cependant pas toujours rose. La pression due à une concurrence féroce, les aléas de la demande et les fluctuations économiques peuvent amener des entreprises à réaliser des actions promotionnelles agressives susceptibles de fragiliser leur rentabilité et la croissance du secteur. Les sites d’achats groupés peuvent générer des gains à court terme, de la visibilité et combler des périodes creuses. Les fournisseurs de services touristiques doivent néanmoins demeurer très vigilants quant aux risques de baisse de la perception de la qualité, d’érosion de l’image de marque et de faible marge bénéficiaire. La fidélisation de ces nouveaux clients, sans affecter l’expérience de la clientèle traditionnelle, est le grand défi (lire aussi: Qui a dit que les acheteurs de coupons de réduction de restaurants sont économes ?).

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Marketing

Le combattant de la Grande Guerre sur Facebook

Le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, situé à environ 50 kilomètres de Paris, et l’agence DDB Paris ont mis en place une stratégie Facebook hors du commun. Ils ont créé un compte fictif d’un instituteur mobilisé pendant la Première Guerre mondiale. On peut y suivre ses aventures et ses angoisses au jour le jour.

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Sur la base de la documentation disponible et de l’imposante collection de photos du musée, cette opération marketing permet aux internautes d’entrer dans l’univers d’un combattant et de plonger dans l’expérience. Léon Vivien écrit tous les jours ou presque et nous raconte son déchirant départ – il laisse derrière lui sa femme enceinte –, son entraînement sommaire et ses débuts au combat. Sa famille et ses amis commentent ses statuts.

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Voilà une touchante façon de rejoindre la clientèle, y compris les jeunes, et de faire vivre une expérience par l’intermédiaire du storytelling (lire aussi: Le pouvoir du storytelling dans une approche marketing).

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Source:

– Clouzard, Gael. «Et si Facebook avait existé en 14-18?», Influencia.net, 10 avril 2013.

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Hébergement

Petit-déjeuner inclus

Selon un sondage de Hotels.com effectué auprès de 8 600 voyageurs dans 28 pays, le petit-déjeuner inclus est l’élément favori parmi les services non liés à la technologie; 31% des répondants souhaitent d’ailleurs que cela devienne la norme dans les hôtels en 2013. La clientèle d’agrément est aussi intéressée que celle d’affaires.

De plus en plus d’établissements d’hébergement proposent un tarif qui comprend le petit-déjeuner, et le voyageur s’attend à ce service. Selon un sondage de Smith Travel Research mené auprès d’environ 12 000 hôtels américains en 2012, 79% des établissements offraient le petit-déjeuner gratuitement, et cette proportion s’élève même à 97% pour le milieu de gamme (midscale).

La concurrence bat son plein, et c’est à qui offrira le menu le plus élaboré. Le petit-déjeuner peut être perçu comme une fuite des revenus, mais il fait clairement partie des attentes de la clientèle. Il génère une plus forte fréquentation, améliore l’expérience client et représente un outil de différenciation.

Le repas de tous les caprices

Les produits servis se doivent d’être choisis avec soin. Les goûts sont variés, au réveil, et il s’agit du repas où les gens sont le moins prêts à des concessions. Chacun a ses préférences. Entre manger comme à la maison et se faire plaisir parce qu’on est en déplacement, entre dent sucrée et salée, l’éventail des envies est vaste. Souvent, on cherche à se sentir comme chez soi, et les établissements tentent de servir des produits consommés à la maison (céréales Kellogg’s, jus Minute Maid, etc.). Selon le sondage, les Américains apprécient particulièrement les petits-déjeuners à emporter.

La chaîne Holiday Inn Express, au cœur d’une catégorie d’hébergement en forte concurrence, cherche constamment des moyens de rehausser son offre de petits-déjeuners en formule buffet. Sa dernière innovation est l’ajout d’une machine à crêpes. En quelques secondes et un simple clic, le client est servi et apparemment très satisfait, surtout les enfants.

 

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Source: Hotel F&B

De plus, avec les allergies ou les intolérances alimentaires, des choix de petits-déjeuners sans gluten, noix ou autres s’avèrent grandement appréciés par les voyageurs. Le service d’un repas est aussi une bonne occasion pour les établissements de faire découvrir des produits locaux. Les gîtes touristiques excellent souvent à cet égard, mais les hôtels négligent peut-être d’offrir des produits caractéristiques de la région, ne serait-ce qu’un élément vedette au menu.

Et que dire du café… Pire que son absence, l’offre de mauvais café est particulièrement mal perçue. Aucun compromis n’est permis. D’ailleurs, en marge de l’offre de petits-déjeuners, la tendance est à la mise à disposition de cafetières de type Nespresso dans les chambres. Enfin, les individus qui préfèrent le thé sont souvent négligés.

Croissant ou muesli?

Il est important de tenir compte de sa clientèle et de sa classification pour établir le menu. Les établissements haut de gamme sont plus susceptibles de servir des petits-déjeuners à la carte, avec service, alors que de nombreux hôtels, souvent de classe moyenne, choisissent la formule buffet chaud ou froid. Le style et l’ambiance de l’établissement influencent également les choix relatifs au service des petits-déjeuners. Dans les hôtels du Groupe Germain, le petit-déjeuner fait partie de l’offre de base. Composé entre autres de viennoiseries, de fromages, de fruits, de céréales et de rôties, il est offert dans un espace convivial où les clients peuvent s’installer avec leur ordinateur.

Faire des omelettes sans casser d’œufs

Pour les hôteliers, offrir le petit-déjeuner est souvent un défi d’ordre logistique. Les établissements proposant une formule buffet n’ont généralement ni restaurant consacré uniquement au petit-déjeuner ni bien sûr l’expertise qui y est associée. Les employés affectés à l’hébergement s’occupent donc également des tâches liées au buffet. Une formation appropriée est nécessaire. Servir un produit haut de gamme, santé et fraîchement préparé peut s’avérer un réel tour de force, sans les infrastructures de restauration et l’expérience nécessaire. La présentation des aliments est cruciale, et quelqu’un doit veiller à réapprovisionner régulièrement le buffet tout en s’assurant de l’hygiène impeccable des lieux – ce qui n’est pas toujours simple, considérant que chacun se sert, enfants inclus.

Dans le magazine Hôtels, Restaurants & Institutions (HRI), le professeur de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, Nelson Théberge, avertit les établissements intéressés que se lancer dans l’aventure des petits-déjeuners constitue un pensez-y-bien, car il est très difficile de revenir en arrière. Les clients réguliers n’apprécieront pas de se faire retirer un service, mais le respect du budget de fonctionnement n’en demeure pas moins vital.

Est-ce que tous ces efforts, coûts et casse-têtes logistiques valent le coup? Quelle est la rentabilité de l’investissement (ROI)? Et est-ce que les clients choisissent aujourd’hui un établissement plutôt qu’un autre pour son petit-déjeuner? La réponse n’est pas simple. Pour la chaîne Best Western, le vice-président Ron Pohl explique que le rendement d’un service de petits-déjeuners ne se calcule pas en ROI, mais se mesure plutôt dans les intentions de recommandation de l’établissement par la clientèle. Une corrélation directe a été observée, ce qui représente, finalement, une bonne source de rendement!

 

Sources:

– Alderton, Matt. «Most Wanted Hotel Amenities – Free Wi-Fi, Breakfast», Successfulmeetings.com, 21 février 2013.

– Hotels.com. «Global Travelers Want To Stay Connected And Comfy», 20 février 2013.

– Meetings Focus. «Hotel Survey Reveals Most-Valued Amenities», Meetingsfocus.com, février 2013.

– Ney, J.D. «The Breakfast Wars», Hotelier Magazine.com, consulté en février 2013.

– Rodgers, Caroline. «Petits-déjeuners inclus – Un avantage concurrentiel», Hôtels, Restaurants & Institutions, hiver 2012.

– Powell, Laura. «Batter Up!», Hotel F&B, septembre-octobre 2011.

– Sullivan, Megan. «What’s Cookin’?», Lodging Magazine, septembre 2011.

– Washington Post. «Travelers Looking to Book a Hotel Should Watch for Increased Internet Fees; Breakfast in Free», ehotelier.com, septembre 2

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Produits et activités

Dans une géocache près de chez vous

Le géocaching est une avenue originale pour faire découvrir un territoire et de plus en plus de régions s’y prennent au jeu. Avec l’essor des appareils mobiles intelligents, cette activité devient soudainement très accessible. Si vous cherchez une façon d’innover en matière d’offre touristique avec un budget restreint, le géocaching, dont le potentiel en encore très peu exploité, pourrait bien vous intéresser, ainsi que votre clientèle.

L’activité consiste à trouver une cache, c’est-à-dire une boîte où l’on retrouve quelques objets et un carnet pour y noter qui l’a trouvée et à quelle date, à l’aide du géopositionnement par satellite. Pour une définition détaillée, référez-vous à l’association Géocaching Québec ou visionnez cette vidéo :

 

Le géocaching, beaucoup plus accessible qu’avant

Il y a près de deux millions de caches actives dans le monde et plus de cinq millions de géocacheurs. Jusqu’à récemment réservée aux individus détenant un GPS, l’activité est maintenant possible pour quiconque possède un appareil mobile intelligent et un accès Internet. L’application, suffisamment sophistiquée pour qu’un tutoriel soit requis, permet d’accéder à toute la base de données et d’être guidé durant la chasse aux caches. De plus, elle favorise le partage avec la communauté des géocacheurs ainsi que sur les réseaux sociaux!

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Source: Geocaching.com

Les façons de jouer et de se déplacer sont multiples, de même que les types de caches et les niveaux de complexité. Certains adeptes parcourent le monde pour relever des défis particuliers. Il existe même des caches sous-marines! À une échelle plus modeste, il est toujours possible de partir dans une chasse au trésor facile d’accès, près d’où l’on se trouve, que ce soit la ville ou la campagne.

Le géocaching s’adresse autant aux explorateurs chevronnés qu’aux néophytes, aux urbains et aux amateurs de plein air, aux familles, aux couples, aux groupes scolaires ou corporatifs. Il peut aussi constituer une activité de team building intéressante.

Des destinations qui progressent boussole en main

Comme le mentionnent Blandine Giambiasi et Véronique Seel dans la revue Espaces d’août 2012, les acteurs touristiques réagissent de trois façons différentes:

  • ils l’ignorent ou subissent le phénomène;
  • ils l’intègrent dans leur offre et diffusent l’information;
  • ils s’approprient le concept et le mettent au cœur de leur positionnement.

Le géocaching ne génère pas de revenus directs, ce qui peut être un motif pour ne pas s‘y intéresser. Toutefois, il ne nécessite pas non plus d’investissements en infrastructure –sinon que de petites sommes pour l’entretien des caches. Les destinations qui décident d’investir dans cette activité sont susceptibles de mieux desservir les clientèles traditionnelles, particulièrement les familles, de faire découvrir leur territoire de façon originale et d’attirer des voyageurs qui ne seraient autrement pas venus. L’association internationale peut même vous assister dans l’élaboration d’un «géotour»!

Haute-Bretagne

Le comité départemental de Haute-Bretagne Ille-et-Vilaine a réellement misé sur le géocaching pour animer sa destination en créant un site Web et en offrant le prêt ou la location de GPS et l’ajout d’objets spéciaux dans les caches. Caroline Pionnier explique dans la revue Espaces: «le but (…) est de réorganiser les flux touristiques toute l’année et de faire des habitants de véritables ambassadeurs de la destination». Lancée en 2009, ce n’est qu’en 2011 qu’une stratégie de communication s’est rattachée à l’activité. Le slogan «Les aventures dont vous êtes le héros» se décline par le biais de divers outils promotionnels et le comité fait également appel aux codes QR, à Facebook et à Twitter. Plusieurs gîtes touristiques sont maintenant partenaires, ou plutôt ambassadeurs du géocaching dans la région.

Perthshire

La région de Perthshire est la capitale écossaise du géocaching, avec plus de 1000 caches. En 2010, l’événement «The Mega Scotland Geocaching Event» a attiré plus de 1500 adeptes et a entraîné des revenus d’environ 300 000 euros pour la communauté locale. Le Perth & Kinross Countryside Trust offre aux entreprises touristiques des ateliers de développement de forfaits géocaching.

Aisne

Toujours dans la revue Espaces, Mathieu Baudoux partage l’expérience du département de l’Aisne dans la région de la Picardie au nord de la France. La prémisse de départ est de «…laisser des occasions aux internautes de partager, de s’exprimer, voire de contribuer à l’offre touristique…» dans cette ère du Web 2.0. C’est dans cet esprit que les acteurs de l’Aisne ont investi dans le géocaching et ont profité de la notoriété de l’activité. Les emplacements des caches visent à valoriser des circuits de randonnée; les coordonnées du «trésor» sont dévoilées au fur et à mesure du parcours. M. Baudoux qualifie la démarche de «gratifiante, facilement mesurable et peu coûteuse».

North Wales Borderlands

L’organisme responsable de la promotion de cette destination a installé dix caches sur les lieux des attractions touristiques populaires. Les participants qui trouvent toutes les caches ont la chance de gagner un week-end d’escapade. Une campagne numérique met en valeur cette offre et inclut cette sympathique vidéo:

Au Québec

Tourisme Mauricie a fait l’exercice d’identifier les géocaches les plus intéressantes sur son territoire et les partage par le biais de son blogue. De son côté, la station de ski Stoneham dans la région de Québec dédie une page de son site Web au géocaching disponible dans les environs.

Depuis avril 2012, un rallye permet de découvrir le Vieux-Québec autrement, à l’aide d’un GPS. L’activité inspirée du géocaching offrait un circuit spécial pour le temps des Fêtes 2012-2013, et propose aussi des forfaits corporatifs et scolaires.

Il y a assurément des caches dans votre région. Les connaissez-vous? Les mettez-vous en valeur?

 

Sources:

– Giambiasi, Blandine et Seel, Véronique. «Le jeu est une affaire sérieuse». Espaces, juillet-août, 2012.

– Baudoux, Mathieu. «Le geocaching, levier de développement de la randonnée dans l’Aisne», Espaces, juillet-août, 2012.

– Pionnier, Caroline. «Le geocaching, support de découverte de la Haute-Bretagne», Espaces, juillet-août 2012.

Sites Web:

Geocaching

Association Géocaching Québec

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Hébergement Ressources humaines

Un bel hommage aux employés fidèles dans un hôtel bostonnais

À l’occasion de son 25e anniversaire, le Boston Harbor Hotel a rendu hommage aux 21 employés présents depuis les débuts. Des rencontres avec ces fidèles travailleurs et une séance photo a permis de réaliser un livre présentant des citations, des souvenirs et, bien sûr, des photos. Celles-ci sont dévoilées en rotation à travers les espaces publics de l’établissement.

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Le portier Dave Marr. Photo de Tim Llewellyn

Le portier Dave Marr se souvient que les clients marchaient sur des planches pour se rendre à la réception lors de la chaotique journée d’ouverture.

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Maggie Ng. Photo de Tim Llewellyn 

Employée de la blanchisserie, Maggie Ng raconte qu’elle avait vu l’offre d’emploi dans la section des petites annonces du journal et ne pensait jamais s’engager dans une carrière d’un quart de siècle.

 

La reconnaissance est un aspect essentiel, et parfois malmené, de la gestion des ressources humaines. Dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre, la fidélisation des employés s’avère particulièrement profitable et des gestes tels que celui du Boston Harbor Hotel renforcent le sentiment d’appartenance et de fierté!

 

Source:

Bagel Storck, Ann. «Boston hotel honors long-time workers» Hotels, 20 août 2012.

 

 

 

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Marketing Produits et activités

Techno et restos: plus d’efficacité et de service!

Ce n’est pas d’hier que les technologies modifient la façon dont les consommateurs utilisent un service et dont les entreprises opèrent. Les restaurateurs d’aujourd’hui vous accueillent avec des tablettes électroniques et préparent les plats à l’aide de fours intelligents. Les clients réservent en ligne, optimisant ainsi la gestion des tables, et l’inventaire des boissons alcoolisées est géré en direct. Une technologie bien choisie profite tant aux entreprises qu’aux consommateurs.

Notre époque si bouillonnante d’innovations ne laisse pas les restaurants en reste. Les activités traditionnelles – préparer et servir des repas contre rémunération – se complexifient dans un contexte de forte concurrence et d’attentes toujours plus élevées de la clientèle. Les outils technologiques disponibles pour les restaurateurs sont de plus en plus efficaces et peuvent les aider tant sur le plan du service que sur ceux du marketing, des ressources humaines et de la comptabilité.

Plusieurs informations données ci-dessous sont issues d’un article de Robert Dion et de Charles Prémont, paru récemment dans la revue Hôtels, Restaurants & Institutions (HRI) sur les technologies qui se profilent dans l’univers des restaurants.

Étape 1 – Choisir et réserver

OpenTable et Bookenda sont des applications qui permettent, d’un côté, aux restaurateurs de gérer la disponibilité des tables en ligne et, de l’autre, aux consommateurs de réserver par l’intermédiaire d’un ordinateur ou d’un appareil mobile intelligent au moment qui leur convient. Ces derniers peuvent également apporter des modifications à leur réservation par la suite. Une confirmation automatique leur est acheminée ainsi qu’un rappel, avant l’événement.

Le portail d’OpenTable inclut de plus un système d’appréciation (commentaires des usagers et étoiles), la géolocalisation, ainsi que des liens vers le site Web, le menu ou la page Facebook de l’établissement. Le consommateur a donc à sa disposition toutes les informations nécessaires pour passer à l’action et réserver. En octobre 2012, plus de 260 restaurants québécois (dont 206 montréalais) y figuraient.

Bookenda offre des fonctionnalités semblables – un plan de salle, une liste des confirmations et des rappels automatisés – et s’intègre avec les points de vente (système POS). Le logiciel propose aussi des options marketing telles que des promotions ciblées et un programme gratuit de fidélisation.

Source: OpenTable 

Ces logiciels libèrent donc les employés de certaines tâches et les aident à gérer la clientèle. Non seulement ils gardent en mémoire la liste des clients, mais celle-ci peut inclure l’anniversaire, les repas consommés, les plats préférés, les allergies et les préférences particulières de chacun. Considérant l’importance de se démarquer par un service de premier ordre, les restaurateurs ont tout intérêt à utiliser ces informations pour offrir une expérience personnalisée.

Lire aussi: Technologies en hôtellerie: regard sur les systèmes de gestion

Étape 2 – Accueillir

Optimiser l’utilisation des tables, minimiser le temps d’attente et refuser le moins de monde possible sont des stratégies payantes. Un plan de salle interactif – tel que ceux proposés par OpenTable et Bookenda – s’avère un outil très intéressant pour mieux gérer la fréquentation.

Quelques restaurants utilisent des téléavertisseurs pour aviser les clients en attente – au bar ou à proximité de l’établissement – que leur table est prête, ce qui est beaucoup plus sympathique qu’une file d’attente coincée dans un vestibule étroit…

Étape 3 – Servir

On voit quelques tablettes électroniques faire leur entrée dans les restaurants. En plus de permettre aux restaurateurs de modifier rapidement leur menu, elles donnent une image novatrice de l’établissement et divertissent les clients. La carte des vins peut y prendre une nouvelle forme, permettant de faire des recherches par critères et listant des informations disponibles sur le Web (critiques, châteaux, etc.). Des applications offrent maintenant la possibilité aux serveurs de prendre la commande et, bientôt, aux clients de payer avec leur téléphone intelligent.

Les systèmes de points de vente (POS) sont toujours plus performants et administrent de façon fluide la répartition des serveurs et la coordination avec la cuisine. Enfin, ils permettent aux clients de payer électroniquement directement à la table (grâce à la technologie Bluetooth) et effectuent la consolidation des factures à la fin de la journée.

Une nouvelle interface, Mega Bar, lie le logiciel de points de vente à des dispositifs intégrés sur le goulot des bouteilles et permet ainsi aux restaurateurs de contrôler les quantités d’alcool servies ainsi que l’inventaire. Le système Vin au Verre d’EuroCave leur donne la possibilité d’offrir une sélection de vins au verre, de contrôler électroniquement la température et de préserver le vin jusqu’à trois semaines après le débouchage (remplacement de l’air par de l’azote).

Pour des concepts de restauration insolites, lire aussi: Quand l’expérience culinaire ne suffit plus…

Pendant ce temps, en coulisse…

En cuisine, les innovations abondent: écrans munis de chronomètres, commandes en temps réel, standardisation des recettes et des quantités, calcul des valeurs nutritives, etc. Mais avant même que les aliments soient préparés, mentionnons que les systèmes de gestion d’inventaire révèlent des fonctionnalités intéressantes telles que l’ajout de photos, le calcul des valeurs nutritives, l’indication des normes de cuisson, etc.

Si la touche du chef ne perd rien de son importance, la préparation des aliments s’automatise néanmoins. Entre autres, citons le contrôle du temps de cuisson par ordinateur et la détection automatique de la taille des aliments et de leur nombre par les fours intelligents. Ces derniers peuvent même cuire des aliments différents en même temps (poissons et boulangerie!) et avertissent l’utilisateur lorsque l’un et l’autre sont prêts.

Étape 4 – Commenter l’expérience

Après le repas – et même pendant, souvent –, les consommateurs commentent leur expérience au restaurant. La carte de commentaires est pour ainsi dire désuète, à moins que les restaurateurs y incluent un code QR. Ce sont plutôt des plateformes Web telles que OpenTable, les répertoires en ligne et les médias sociaux qui sont employées. Faciliter leur utilisation par la clientèle tout en promouvant clairement les canaux de communication et suivre ce qui s’y dit s’avère donc certainement une bonne idée pour les restaurateurs!

Avant d’adopter une nouvelle technologie, ceux-ci doivent se questionner sur les avantages potentiels pour leur clientèle par rapport au coût du système. Ces outils ne sont en aucun cas une panacée à tous les problèmes, mais ils peuvent incontestablement représenter un gain d’efficacité. Moins empêtré dans la logistique, le personnel a davantage le loisir de donner libre cours à la jovialité, à la chaleur ainsi qu’à la qualité du service et des plats.

 

Sources:

– Dion, Robert et Charles Prémont. «La technologie au service de la restauration d’aujourd’hui – de l’accueil à l’au revoir», Hôtels, Restaurants & Institutions, automne 2012.

– Dixon, Michael J., Sheryl E. Kimes et Rohit Verma. «Customer Preferences for Restaurant Technology Innovations», The Center for Hospitality Research, Cornell University, avril 2009.

– Schmouker, Olivier. «Quand la technologie se mêle de restauration», Les Affaires, 9 juin 2012.