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Comment bien accueillir les voyageurs autistes et leur famille

Les troubles du spectre autistique (TSA) sont caractérisés, à des degrés divers, par des problèmes d’interaction sociale, de communication verbale et non verbale et par des comportements répétitifs. En 2015, on estimait la prévalence de l’autisme à 1,4 % de la population ou à un Québécois âgé de 5 à 17 ans sur 64 ; au Canada, c’était 1 sur 66, selon un rapport du Système national de surveillance du trouble du spectre de l’autisme publié par l’Agence de la santé publique du Canada.

Créer un milieu où elles se sentent accueillies et comprises peut procurer un avantage concurrentiel à une entreprise ou à une destination touristique.

 

Les enfants présentant un TSA ont des problèmes de traitement sensoriel qui rendent les lumières, les sons, les odeurs, les foules et les nouveaux environnements difficiles à tolérer. Lorsqu’ils deviennent trop stimulés, ils transmettent leur malaise par des crises de colère et des comportements inappropriés qui occasionnent souvent des commentaires désobligeants de la part des autres individus. En raison de ce jugement, de nombreuses familles choisissent de rester à la maison. Créer un milieu où elles se sentent accueillies et comprises peut procurer un avantage concurrentiel à une entreprise ou à une destination touristique.

Sensibilisation et formation font la paire

Le Champion Autism Network (CAN) œuvre à faire connaître les besoins des familles et assure la formation du personnel des restaurants, des attraits, des lieux publics et des hôtels de la région de Myrtle et de Surfside Beach, en Caroline du Sud. Les familles détentrices d’une carte CAN la présentent dans les établissements participants pour signaler discrètement leurs besoins. Les entreprises leur offrent des services comme l’enregistrement prioritaire afin d’éviter les files d’attente. La carte gagne en popularité dans d’autres États américains, au Canada et même en Allemagne.

À la suite d’une formation donnée par le CAN, l’aéroport de Myrtle Beach a installé une salle de repos près de la zone des bagages pour permettre à l’enfant présentant un TSA et à l’un de ses parents de reprendre leur souffle pendant que l’autre adulte récupère les valises (voir l’image).

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Source : AP News

D’autres aéroports et compagnies aériennes prennent conscience de l’importance de leur rôle dans l’accueil de cette clientèle handicapée. Celui d’Atlanta, le plus achalandé des États-Unis, dispose lui aussi d’une salle apaisante. On y trouve une « piscine » remplie de balles, une sculpture d’eau bouillonnante, un panneau d’activités tactiles et d’autres éléments calmants. Le 29 mars 2017, l’aéroport de Shannon, qui dessert la région sud-ouest de l’Irlande, a ouvert une salle sensorielle pour les enfants et les adultes présentant un TSA ou tout autre problème neurodéveloppemental. Il a aussi mis sur pied un programme de service à la clientèle qui fournit des casquettes et des bracelets spéciaux aux voyageurs autistes et à ceux manifestant des besoins particuliers, afin que le personnel puisse les identifier et interagir correctement avec eux.

Avec le soutien de Wings for Autism, plus de 45 aéroports américains comme ceux de Seattle et de Montréal offrent aux familles la possibilité de se familiariser avec le processus aéroportuaire, de l’arrivée dans le stationnement jusqu’aux consignes de sécurité à bord. Ils sont appuyés dans cette démarche par une quinzaine de compagnies aériennes, dont Air Transat.

Des outils pour aider les entreprises à s’adapter

Récemment, Visit England, l’organisation de gestion de la destination de l’Angleterre, a publié un guide d’accueil des personnes autistes destiné aux entreprises touristiques. Cette publication décrit les caractéristiques spécifiques aux individus présentant un TSA et procure une foule de conseils allant de considérations sensorielles à la manière d’interagir avec ces personnes. On leur suggère aussi de créer des histoires visuelles, soit de brèves descriptions imagées d’une situation, d’un événement ou du déroulement d’une activité particulière, afin de donner aux visiteurs une idée claire de ce à quoi s’attendre et ainsi de les aider à faire des choix importants pour une visite réussie. C’est ce qu’a réalisé le Zoo de Londres avec le support de la National Autistic Society. Son histoire comprend des photographies et un texte simple qui souligne les divers aspects pouvant être difficiles ou confus pour un visiteur autiste. Touch Autism fournit un outil gratuit destiné aux entreprises désireuses de créer leur propre histoire visuelle.

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Sources : Visit Britain et Zoo de Londres

De ce côté-ci de l’océan, l’équipe de formation et de développement du parc d’attractions LEGOLAND, en Floride, a créé plusieurs histoires sociales sous forme de vidéos. Elles proposent une visite détaillée du parc à thème, de ses activités (voir ci-dessous) ou de l’hôtel, afin que les clients ne soient pas surpris par les périodes d’obscurité, de bruits forts, de lumières vives ou par tout autre élément qui peut effrayer, perturber ou accabler les personnes autistes. Plusieurs vidéos d’histoires sociales sont disponibles sur le site Spectrum Travel Social Story Videos : une bonne source d’inspiration pour toutes les entreprises touristiques qui souhaiteraient accueillir une clientèle vivant avec ce handicap.

Source : YouTube

Créer des produits sur mesure

Une agence de voyages grecque, A million senses (AMS), offre des forfaits de vacances en Grèce pour les personnes présentant un TSA. Elle propose une variété de services et d’activités adaptés aux besoins de la famille dans son ensemble et de chaque membre séparément, ce qui laisse du temps libre aux parents. Tous les fournisseurs et collaborateurs d’AMS sont sélectionnés en fonction de leur réceptivité face aux personnes autistes, de leur volonté et de leur capacité à pourvoir à leurs besoins particuliers et à ceux de leurs familles. L’équipe d’AMS est constituée de professionnels spécialisés dans le trouble du spectre de l’autisme. Ils sont disponibles 24 heures pour résoudre les difficultés qui pourraient survenir une fois à destination.

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Source : A million senses

Avec de la sensibilisation, de la formation et un brin d’adaptation, il est possible d’aider les familles à vivre un séjour et une expérience inoubliable. Et si un jour, vous vous trouvez face à un enfant en état de crise, voici le conseil avisé d’une hôtelière : « Ne jugez jamais. Demandez-vous plutôt si vous pouvez faire quelque chose pour aider. Parfois, un simple sourire rassurant peut faire toute la différence ».

 

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Les résidents, ces consommateurs touristiques 

La septième rencontre des Francophonies du e-tourisme (#FET7) s’est déroulée en juin dernier à l’île de La Réunion dans le cadre de la semaine du e-tourisme #ETRUN. Une vingtaine d’experts de la Belgique, de la France, de la Suisse et du Québec se sont penchés sur la relation entre la destination et ses résidents.

 

 

 

 

Quelques aspects de cette relation ont récemment été résumés par des participants :

Sans nul doute, les résidents jouent un rôle de plus en plus important — et conscient — dans l’offre touristique. Les participants ont abordé un autre aspect de ce rôle : les résidents en tant que consommateurs. Un stimulant échange entre Pierre Eloy, Bouahkem Rekkas, Agnès Lavaud, Pierre Bellerose et moi-même mettant en lumière les particularités de cette clientèle et son importance.

(Ne pas) définir le résident

Le premier exercice du groupe a été de tenter de définir le résident. Échec. Se limiter à une définition unique et géographique s’avère trop limitatif et ne tient pas compte de comportements semblables pour divers segments. Visiter une destination et ses attraits tout en étant en terrain connu est un comportement susceptible de s’appliquer tant à celui qui :

  • habite le territoire (où, encore une fois, la définition de celui-ci est variable) toute l’année ou de manière temporaire ;
  • a développé un fort sentiment d’appartenance à la destination ;
  • vit aujourd’hui ailleurs et rentre chez lui pour des vacances (diaspora) ;
  • visite le territoire pour une énième fois (récurrence de consommation).

Le client sous-estimé

En tentant d’établir le poids relatif de la clientèle locale dans l’industrie touristique, deux constats émergent :

  • Elle est peu considérée par les instances touristiques.

Les sommes allouées à la promotion auprès des résidents sont généralement très faibles. Les messages communicationnels ne s’adressent pas à eux, les propositions ne tiennent pas compte de leurs envies et réalités et ils ne sont parfois même pas comptabilisés dans les statistiques officielles. Enfin, les programmes d’aide et de subvention à l’industrie touristique se basent sur des informations excluant souvent la clientèle locale, ce qui n’encourage pas les gestionnaires touristiques à les attirer. Par définition, les organisations touristiques s’adressent aux touristes. Cela semble normal, et pourtant…

  • Bien que variable d’une destination à l’autre, leur poids est immense.

L’exemple de la Montérégie au Québec est probant : 32 % des visiteurs résident dans cette même région et 91 % proviennent d’une couronne géographique allant jusqu’à 159 kilomètres. Autre indice : les locaux représentent 38 % de l’achalandage des attraits et 62 % pour les festivals ou événements membres de la Société des Attractions Touristiques du Québec et de Festivals Événement Québec.

Pour un milieu insulaire éloigné comme l’île de La Réunion, les recettes touristiques provenant des locaux sont le double de celles issues des clientèles extérieures (qui incluent d’ailleurs les visites de parents et d’amis). Quelque 46 % des séjours des résidents incluent de l’hébergement commercial.

Une fois ces prémisses posées, quoi faire ?

Connaître le client local : se doter d’indicateurs sur son profil, ses pratiques, ses motivations, sa satisfaction. Un récent sondage auprès de cette clientèle à La Réunion a permis de constater que la satisfaction des insulaires était généralement moins élevée que celle des touristes extérieurs concernant certains aspects. La prise de conscience de ces informations permet de mieux y répondre.

Développer la fierté pour le territoire et inciter à exprimer le plaisir d’être un voyageur local. Plusieurs destinations œuvrent à développer ce sentiment d’appartenance, d’ailleurs bénéfique à l’attractivité générale et faisant partie de démarches de marketing territorial. Cette fierté peut se traduire aussi par la valorisation des métiers du tourisme comme le fait le Domaine Château-Bromont en renommant plusieurs de ses catégories d’employés.

 

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Source : Domaine Château-Bromont

Adopter une communication adaptée. Le message et les outils pour bien communiquer avec cette clientèle déjà bien informée et récurrente ne peuvent être identiques à ceux visant une clientèle touristique. Les 10 incontournables sont déjà bien connus des résidents. Une correspondance plus régulière dévoilant des pépites et des secrets bien gardés s’avère plus susceptible de les intéresser. L’organisation de gestion de la destination de Lyon publie deux fois par an le guide Collector qui suggère de bonnes adresses à l’intention des citoyens et des visiteurs.

fet7_collectorSource : Only Lyon

Améliorer les infrastructures et développer des produits qui répondent à leurs besoins. Les acteurs du tourisme devraient se poser la question : en fonction de leurs comportements et de leurs pratiques propres, quelles améliorations pourraient être apportées ? Par exemple, les Réunionnais affectionnent particulièrement les pique-niques le week-end. Il y a tout lieu de développer et d’entretenir des kiosques couverts, des espaces dédiés et des toilettes publiques. Réunir dans un même lieu le centre d’information touristique de la Montérégie et la SAQ se révèle aussi une bonne idée. Pierre Bellerose mentionne : « Il n’y a pas de produit touristique, il y a des produits locaux qui rayonnent. ». En d’autres mots, ce qui sera bon pour le résident le sera aussi pour le voyageur.

Porter une attention particulière à la qualité de service et à la fidélisation. Les attentes des résidents visitant des attraits près de chez eux sont particulièrement hautes. Tout effort pour rehausser l’accueil aura nécessairement une incidence positive pour les touristes aussi. Les programmes d’avantages et de rabais pour la clientèle locale sont de bonnes pratiques. En plein essor au Québec, l’entreprise M ta région s’inscrit parfaitement dans cette valorisation du tourisme de proximité et de la fidélisation. 

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Source : M ta région

Dynamiser et hybrider les offres ! Rien de mieux que la rencontre de touristes et de résidents pour une expérience réussie de part et d’autre. De plus en plus d’hôteliers organisent des événements s’adressant autant à ces deux clientèles, comme Mob Hotel of People qui tente de recréer des lieux de vie en organisant des concerts ou d’autres événements. La boutique Mazette, de l’office de tourisme du Cap Ferret en Nouvelle-Aquitaine, est si bien pensée qu’elle est un incontournable pour la population locale.

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Source : Mazette — Cap Ferret  

Redistribuer les cartes $$. N’y a-t-il pas lieu de repenser la distribution des budgets entre les sommes consacrées à la promotion auprès des marchés extérieurs, celles dédiées au développement et à la structuration ainsi que celles — souvent infimes — allouées à la promotion auprès d’une clientèle locale ?

Plus qu’une clientèle, de futurs ambassadeurs

L’évolution de l’homotouristicuslocalus semble suivre une évolution intéressante. Comme l’illustre l’image ci-dessous, il est souvent ignoré par les instances touristiques, mais il existe bel et bien. Il s’avère en fait un grand consommateur, récurrent et à l’année. Ce résident qui profite de l’offre touristique des alentours devient ainsi un bon ambassadeur de son territoire. Certains vont même jusqu’à cocréer l’offre en entrant en relation avec les clientèles touristiques et en proposant des expériences. L’industrie touristique y a tout à gagner !

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Participants à l’atelier :

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Intérêt des voyageurs pour les activités culturelles

Le tourisme culturel regroupe une offre non seulement vaste et riche, mais aussi grandement diversifiée. Il est difficile de dresser un portrait de la clientèle puisque de nombreux secteurs sont impliqués. Le présent exercice expose des données qui dressent un portrait partiel, mais apportant néanmoins quelques lumières. Bonne nouvelle : les activités culturelles intéressent tous les segments d’âge, les hommes autant que les femmes ainsi que les communautés culturelles québécoises.

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus, 15 700 Ontariens et 3300 répondants des provinces atlantiques. Cette analyse présente les réponses liées à la fréquentation de lieux culturels en tant que loisir et la participation à certaines activités dans le cadre d’un voyage de vacances, toutes destinations confondues.

La culture en tant que loisir

Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux 

Avant d’aborder la pratique d’activités lors de voyage, le graphique suivant illustre la proportion de la population du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques ayant participé à l’une ou l’autre des activités culturelles suivantes. Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux sur une période d’un an. L’opéra, le jazz et le ballet rejoignent des niches plus pointues de la population. Les Ontariens et les résidents des maritimes fréquentent le théâtre, les musées et les galeries d’art dans des proportions supérieures aux Québécois.

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Cette fréquentation varie selon l’âge du répondant. Dans le graphique 2, la répartition de la population québécoise par groupe d’âge pour chacune des activités est comparée à celle de l’ensemble de la population (colonne de gauche). Les principales surreprésentations sont les suivantes :

  • Les 18 à 24 ans pour les concerts de rock
  • Le ballet rejoint une proportion assez importante de jeunes
  • L’opéra et les concerts de musique classique intéressent des clientèles plus âgées
  • Intérêt plus marqué des 50 à 64 ans pour toutes les activités

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Profil des touristes d’agrément ayant pratiqué une activité culturelle

Environ 22 à 23 % des Québécois ont participé à un événement culturel ou visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage effectué dans les 12 mois précédant l’enquête. Il s’agit d’activités populaires, se classant juste après la plage, les visites touristiques et le magasinage. Ces proportions sont semblables pour les résidents des provinces atlantiques, alors que les Ontariens ont participé à des événements culturels dans une moindre mesure (18 %).

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Au Québec, tous les segments d’âge, sans variance importante, pratiquent ces deux activités. Notons néanmoins un intérêt plus marqué chez les voyageurs de 65 ans et plus, contrairement aux jeunes de 12 à 17 ans.

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Comparativement à l’ensemble des voyageurs masculins, une proportion un peu plus importante d’hommes québécois (49 % versus 46 % des répondants) pratique des activités culturelles lors de voyages. Chez les femmes, cet écart est inversé (51 % versus 54 %). L’intérêt pour ces activités ne semble pas influencé par le fait que l’on soit né au Canada ou à l’extérieur du pays.

Les voyageurs en solo présentent un intérêt plus marqué pour les activités culturelles et la visite de musée ou de galerie d’art. À l’inverse les ménages comptant trois personnes ou plus ou encore des enfants sont légèrement sous-représentés par rapport à l’ensemble des voyageurs. 

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Ne plus aborder le tourisme culturel comme un produit de niche est la première étape à franchir. Plusieurs l’ont bien compris. La suite consiste à intégrer efficacement les expériences dans l’offre globale de la destination, peu importe le segment de clientèle à laquelle on s’adresse.

 

Source de l’image à la une : Infographie du Réseau de veille à partir des données de Vividata

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Le voyageur d’affaires en mutation

Les voyages d’affaires sont en plein essor. En dépit d’une myriade de possibilités technologiques, y compris les options de téléconférence sur téléphone intelligent, voyager pour affaires constitue une activité importante pour les entreprises. L’année dernière, plus de 514 millions de voyages d’affaires ont eu lieu aux États-Unis, soit 2 millions de voyages par jour de travail. L’industrie représente environ 3 % du PIB américain, presque l’équivalent du secteur automobile, selon les données de la Global Business Traveller Association (GBTA).

Les voyageurs d’affaires qui élaborent leurs propres plans de séjour représentent environ 50 % du marché.

La composition, les préférences et les habitudes des voyageurs d’affaires évoluent ; certaines allant même à l’encontre des idées reçues. C’est ce que révèle une étude réalisée auprès de 4576 voyageurs d’affaires américains par Upside Business Travel, un service qui s’adresse à cette clientèle. Les répondants au sondage élaborent leurs propres plans de séjour. Ce segment « DIY* » représente environ 50 % du marché du tourisme d’affaires d’aujourd’hui.

Plus de jeunes… et de femmes

Le stéréotype du voyageur d’affaires d’âge mûr vit ses derniers jours. Aujourd’hui, environ 50 % d’entre eux ont moins de 45 ans. Près de la moitié sont des femmes qui s’avèrent nettement plus jeunes que leurs homologues masculins. Elles ont aussi plus tendance que leurs confrères à comparer les prix avant d’effectuer leurs réservations et souhaitent obtenir plus d’information sur leurs villes de destination. En fait, les voyages de type bleisure plaisent davantage aux femmes : 32 % d’entre elles désirent connaître les attractions locales, les restaurants, les musées et les bars comparativement à 23 % des hommes. Ce type de séjour semble également moins attrayant pour les gens d’affaires qui voyagent très souvent.

À mesure que la population des voyageurs d’affaires rajeunit, la satisfaction à l’égard du service à la clientèle qu’offrent les agences de voyages en ligne et les fournisseurs de voyages baisse. Toutefois, les plus âgés semblent toujours très satisfaits du service qu’ils reçoivent.

Quatre personas

L’étude d’Upside Business travel présente quatre profils clés qui dépeignent le nouveau voyageur d’affaires. 

 

Michelle, l’étoile montante 

36 ans — 2 voyages par année  

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« Je compare les offres pour obtenir le meilleur rapport qualité-prix et je suis très prévoyante. J’ai besoin d’être accompagnée à chaque étape du processus d’achat, car il est extrêmement important que mon voyage se déroule sans tracas. » 

 

 

 

 

  • Âge médian et sexe de cette cohorte :
    – Femmes : de 30 à 44 ans
    – Hommes : de 45 à 60 ans
  • Nombre de voyages par année : 1 à 2
  • Réserve son séjour sur un ordinateur, un téléphone ou une tablette.

 

Brian, le voyageur assidu 

40 ans — 16 voyages par année — 6 jours chacun

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« Je voyage fréquemment pour affaires. Je recherche un service et des fournisseurs de qualité pour un voyage sans faille… à chaque fois. Et si par malheur quelque chose n’allait pas, je m’attends à une compensation. Comme je voyage souvent, je suis moins enclin que mes homologues à prolonger mon séjour pour de l’agrément. »

  • Âge médian de cette cohorte : de 20 à 60 ans
  • Nombre de voyages par année : de 13 à 19
  • Durée de séjour : de 3 à 8 jours
  • Réserve son séjour sur un ordinateur et n’utilise qu’un seul site Web, rapide et facile à comprendre 

 

Peter, le voyageur aisé

49 ans — 3 voyages par année — revenu annuel de plus de 100 000 USD

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« Je n’aime pas magasiner. Je réserve mes voyages d’affaires toujours sur le même site, car je privilégie la rapidité et la facilité de réservation plus que tout le reste. Toutefois, j’aime avoir le choix, beaucoup de choix. Le prix est de moindre importance pour moi que les points de récompense. Si j’en ai l’occasion, je prolonge mon séjour de quelques jours pour profiter de la destination. 

  • Âge médian de cette cohorte : 45 ans et plus
  • Nombre de voyages par année : de 3 à 4
  • Réserve son séjour sur un ordinateur

 

Lisa, la vétérane

62 ans — 7 voyages par année

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« J’aime en avoir pour mon argent ! Le prix constitue le facteur le plus important dans le choix de mes prestations de voyage. Même si j’apprécie les points-privilège des compagnies aériennes et hôtelières, je ne veux pas gaspiller l’argent de mon entreprise. Je suis moins favorable aux séjours de type bleisure que mes confrères voyageurs d’affaires. »

  • Sexe : majoritairement des femmes
  • Âge médian de cette cohorte : 60 ans et plus
  • Nombre de voyages par année : de 5 à 8
  • Réserve son séjour sur un ordinateur
  • L’essentiel à retenir est que les voyageurs d’affaires ne constituent pas un seul groupe homogène ; au contraire, ils sont plus diversifiés que jamais.

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

 

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Lorsque les visites urbaines deviennent un jeu d’enfant

 

Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.

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Source des images : Banque d’image de WanderWorld

 

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Pourquoi s’intéresser aux communautés culturelles ?

Croissance de l’immigration au Canada

Lors du recensement canadien de 2016, plus d’une personne sur cinq (21,9 %) a mentionné être, ou avoir été, un immigrant reçu ou un résident permanent au Canada, selon un rapport publié par Statistique Canada. Cette proportion enregistre une croissance depuis plus d’une dizaine d’années. Elle atteignait 20 % en 2006 et 21 % en 2011. Statistique Canada prévoit qu’elle pourrait atteindre entre 25 % et 30 % en 2036 (voir le graphique 1). 

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Le Canada a accueilli 1,2 million d’immigrants entre 2011 et 2016. Près de 216 000 d’entre eux se sont installés au Québec (17,8 %), ce qui en fait la deuxième province en importance en matière d’accueil d’immigrants récents (qui ont obtenu le statut d’immigrant reçu ou de résident permanent au Canada pour la première fois au cours des cinq années ayant précédé un recensement donné), tout juste derrière l’Ontario*. Toronto, Vancouver et Montréal constituent les principales villes d’accueil de ces arrivants (56 %).

Récemment, soit entre le 1er janvier et le 10 mai 2016, la part des réfugiés dans le nombre total d’immigrants admis s’élevait à près du quart (24,1 %), compte tenu de la politique d’ouverture du gouvernement canadien envers les réfugiés syriens.

Quant au Québec, il se positionne au second rang en ce qui a trait à l’accueil d’immigrants récents

Les Prairies gagnent en popularité 

Bien qu’elle accueille encore la majorité des immigrants récents (39,0 %), la part de l’Ontario a diminué au profit de celle des provinces des Prairies (voir le graphique 2). En 15 ans, ces dernières ont plus que doublé leur part de l’immigration récente. Celle de l’Alberta est passée de 6,9 % en 2001 à 17,1 % en 2016, surpassant même celle de la Colombie-Britannique (14,5 %). La part du Manitoba est passée de 1,8 % à 5,2 % et celle de la Saskatchewan, de moins de 1,0 % à 4,0 % de 2001 à 2016. Quant au Québec, il se positionne au second rang en ce qui a trait à l’accueil d’immigrants récents : 18 % d’entre eux y vivaient en 2016, soit une croissance de près de 4 % par rapport à 2001.

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Les voyages des Québécois nés hors du pays

Selon un sondage administré mensuellement au cours de l’année 2017 par Vividata, 2,9 millions de Québécois âgés de 12 ans et plus ont effectué au moins un voyage au cours des 12 derniers mois. De ce nombre, 338 000 (12 %) étaient nés à l’extérieur du pays. Près des deux tiers d’entre eux ont voyagé avec des enfants, ce qui s’avère nettement supérieur aux Québécois nés au Canada qui ont voyagé en famille (47 %). Lors de leur dernier voyage, ils ont visité des parents et des amis, sont allés à la plage, ont magasiné et effectué un tour de ville (voir le graphique 3). De manière générale, ils participent à une vaste gamme d’activités, et ce, dans des proportions plus grandes que les Québécois nés au pays. 

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De manière générale, les Québécois nés à l’extérieur du pays utilisent le site Web d’un fournisseur (hébergement, compagnie aérienne), d’un voyagiste ou d’une agence de voyages en ligne pour planifier ou réserver leur séjour. Ils font très peu appel à un agent de voyages.

Comportement de voyage

Quelque 218 000 Québécois de 12 ans et plus nés hors du pays ont effectué un voyage au Canada, principalement au Québec (81 %). Un nombre presque aussi important a voyagé à l’extérieur du pays, soit 205 000 personnes. Parmi ceux qui ont voyagé au Canada :

  • les deux tiers ont dépensé moins de 1000 $ lors de leur dernier séjour;
  • la moitié a séjourné à l’hôtel et prévoit le faire dans les mêmes proportions lors d’un prochain voyage au Canada au cours des douze prochains mois;
  • plus des trois quarts ont voyagé durant une semaine ou moins.

Les États-Unis constituent la destination préférée des immigrants québécois ayant voyagé à l’étranger (49 %), suivis par Cuba (24 %), l’Europe (22 %) et le Mexique (16 %). Ces derniers ont séjourné moins de deux semaines hors de leur domicile et ont dépensé plus de 1000 $ lors de leur dernier voyage. Ils ont dormi principalement à l’hôtel et prévoient ce même type d’hébergement pour leur prochain voyage.

L’intégration par la découverte des attraits touristiques

Pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, certaines municipalités, comme celle de Saint-Jean-sur-Richelieu, les convient à un tour guidé gratuit de leur ville et de ses attraits. Lors de cette invitation aux nouveaux citoyens, la municipalité pouvait compter sur l’implication de plusieurs partenaires dont Tourisme Saint-Jean-sur-Richelieu et Région.

L’Institut pour la citoyenneté canadienne (ICC), un organisme caritatif cofondé par la très honorable Adrienne Clarkson et John Ralston Saul, offre aux nouveaux citoyens canadiens un Laissez-passer culturel (LPC) au cours de la première année suivant l’obtention de leur citoyenneté. Celui-ci leur procure une entrée gratuite dans des musées, des galeries d’art et des centres des sciences; bref dans plus de 1400 attractions culturelles canadiennes.

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Leurs partenaires principaux que sont Via Rail et les hôtels Fairmont leur proposent également des rabais alors que Parcs Canada les invite gratuitement dans les parcs, les aires marines et les lieux historiques nationaux. L’organisme est toujours à la recherche d’attraits culturels pour enrichir le LPC. Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour faire découvrir l’offre culturelle québécoise à ces nouveaux arrivants ? Serait-il possible d’étendre un tel programme à l’ensemble des attraits touristiques du Québec pour faciliter la découverte des régions et l’intégration de ces communautés qui ont choisi de vivre avec nous ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

 

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L’industrie des attraits : portrait des Américains

PGAV Destinations, en collaboration avec H2R Market Research, a réalisé une étude auprès de 1500 voyageurs d’agrément américains qui ont visité au moins une attraction touristique en 2017 ou envisagent de le faire en 2018. Voici les faits saillants.

Principales attractions visitées

En 2017, les sites historiques, les musées, les zoos, les parcs à thème et les cinémas figuraient parmi les principaux types d’attraits visités (voir le graphique 1). Depuis 2015, la fréquentation des parcs aquatiques, des centres de divertissement familiaux, des aquariums et des zoos est en baisse.

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Les attraits sont principalement visités en été et en automne. Le taux de fréquentation est plus élevé pendant la période estivale pour les parcs aquatiques (57 %), les centres des sciences (54 %) et les maisons et demeures historiques (51 %). D’autres attraits tels que les galeries d’art (59 %), les cinémas de type IMAX (59 %) et les tours guidés (50 %) sont davantage fréquentés l’automne.

Milléniaux vs baby-boomers 

Le taux de fréquentation des attractions varie selon les générations. Les milléniaux ont visité davantage les zoos (44 %), les parcs à thème (43 %) et les musées (41 %) que les autres. Ils semblent moins attirés par les centres des sciences (17 %), les soupers spectacles/croisières (16 %) et les maisons et demeures historiques (11 %).

Quant aux baby-boomers, ils ont fréquenté les sites historiques (55 %), les musées (46 %) et les cinémas (33 %). Ils ont moins visité les centres de divertissement familiaux (26 %), les aquariums (26 %) et les parcs aquatiques (17 %) que les autres générations.

Les familles 

En 2017, les familles américaines représentaient une part majeure de la fréquentation de certains attraits. Elles comptent pour 88 % de la clientèle des centres de divertissement familiaux. Le graphique suivant illustre l’importance de cette clientèle.

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Les cinémas (24 %), les jardins botaniques (20 %) et les tours brassicoles ou viticoles (6 %) constituent les attraits les moins populaires auprès des familles.

Les aquariums et les jardins botaniques accueillent des enfants plus jeunes que les autres attraits (6,5 ans et 6,2 ans respectivement en moyenne). L’âge moyen est plus élevé pour les enfants qui visitent les maisons et demeures historiques (12,8 ans) et les centres des sciences (10,9 ans). 

Sources de motivation et de satisfaction

Les principales sources de motivation pour visiter un attrait sont :

  • le désir d’avoir une expérience amusante (48 %) ;
  • l’occasion de passer du temps en famille ou entre amis (34 %) ;
  • le désir de s’éloigner du stress quotidien (28 %).

Les principales sources de satisfaction pour les visiteurs d’attraits sont :

  • l’accueil chaleureux des employés (81 %) ;
  • la variété des expériences et des activités proposées (79 %) ;
  • une expérience unique qui sort de l’ordinaire (75 %).

Ces sources de satisfaction sont comparables à celles des autres années, mais elles sont moins importantes qu’en 2015 (consultez l’analyse précédente). D’autres éléments tels que les rabais à l’entrée et la proximité de l’attraction exercent moins d’influence qu’avant sur la satisfaction.

Le degré de satisfaction des visiteurs lors de leur dernière visite d’un attrait fut évalué sur une échelle de 1 à 5. Les cinémas sont les plus appréciés (4,5) suivi des sites historiques (4,46), des tours guidés brassicoles ou viticoles (4,45) et des musées (4,42). Le degré satisfaction est moins élevé pour les centres des sciences (3,93) et les aquariums (3,87).

Prévisions 2018

Selon cette enquête, le taux de croissance de l’achalandage des attractions fréquentées par les Américains ne dépassera pas 2 % en 2018. La hausse touche principalement les aquariums, les galeries d’art, les jardins botaniques, les centres des sciences et les parcs aquatiques. Seuls les musées et les sites historiques subiront une diminution de leur achalandage (4 % et 2 % respectivement).

Près de 92 % des milléniaux prévoient visiter un attrait en 2018. Ils sont plus susceptibles de visiter des zoos (58 %), des centres de divertissement familiaux (57 %) et des parcs à thème (56 %). Quant aux baby-boomers, 88 % d’entre eux envisagent de visiter un attrait en 2018. Ils favoriseront les sites historiques (64 %), les musées (54 %) et les cinémas (47 %).

Destination_2018

Intentions de voyages internationaux

Parmi les voyageurs d’agrément américains interrogés, 43 % d’entre eux comptent effectuer un voyage au Canada en 2018. Le Mexique, le Royaume-Uni et l’Italie figurent également parmi les destinations les plus populaires (voir graphique 2).

Les milléniaux voyageront davantage à l’international que les boomers : 54 % d’entre eux prévoient un voyage à l’extérieur des États-Unis en 2018 comparativement à 45 % de leurs aînés.

Est-ce que les Américains sont une part importante de votre clientèle ?

 

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Comportements de voyage des familles québécoises

Quel est le comportement des familles québécoises en voyage ? Quelles activités pratiquent-elles ? Y a-t-il une différence selon le groupe d’âge des enfants ? Quelle est leur destination préférée au Canada ?

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus. Pour cette analyse, les informations employées sont celles concernant les Québécois qui font partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans. Elles sont divisées en trois catégories d’âge de ces derniers : moins de 6 ans, 6 à 11 ans et 12 à 17 ans.

En général

Selon Vividata, 3,2 millions de Québécois, soit près de la moitié de la population de 12 ans et plus (44 %), ont effectué au moins un voyage au cours des 12 mois précédant l’enquête 2017. Ils se retrouvent en deçà de la moyenne canadienne (51 %). Par exemple, 61 % des Albertains et 54 % des Britanno-Colombiens de 12 ans et plus ont effectué un voyage dans les 12 derniers mois.

Les familles 

La proportion des ménages québécois qui ont voyagé au moins une fois au cours des 12 derniers mois est relativement semblable au résultat de la population québécoise de 12 ans et plus. Toutefois, la proportion de Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de 6 à 11 ans qui a effectué un voyage est plus élevée (46 %) que pour les autres catégories (voir le graphique 1)

proportion_voyage

Activités en voyage

La visite d’amis est l’activité la plus pratiquée chez les voyageurs québécois dont le ménage inclut au moins un enfant d’âge préscolaire (57 %) ou un enfant d’âge primaire (55 %). La plage se retrouve au premier rang des activités pour les ménages avec au moins un enfant de 12 à 17 ans (56 %). La visite d’un parc national est plus populaire chez les familles ayant au moins un enfant de moins de six ans (24 %) comparativement aux autres catégories d’âge (voir le graphique plus bas).

principales_activites

L’indice 100 indique la propension à pratiquer des activités par rapport à la moyenne canadienne. Pour la plupart des activités, les taux de pratique sont plus élevés. Les familles québécoises sont plus attirées que la moyenne des Canadiens par les visites au zoo (156), les activités sportives (126) et les visites dans un parc national (111). Ces Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans sont moins enclins que la moyenne canadienne à visiter des amis (94), à assister à des évènements culturels (88) et à fréquenter des musées (87).  

Voyager au Canada

Près d’un tiers des Québécois faisant partie d’un ménage incluant au moins un enfant de moins de 18 ans ont voyagé au moins une fois au Canada au cours des 12 derniers mois.

Le Québec est naturellement la première destination. L’Ontario se retrouve en deuxième position. Cette destination a davantage la cote auprès des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut au moins un enfant de 12 à 17 ans (43 %) que les ménages des autres catégories.

destinations canadiennes

À noter que le Manitoba et les territoires canadiens ne sont pas dans le graphique, car l’échantillon ne permet pas d’obtenir des données valides pour ces destinations.

Comparativement à la moyenne canadienne (indice 100), l’Île-du-Prince-Édouard (129), le Nouveau-Brunswick (117) et l’Ontario (115) ont la cote auprès des familles québécoises.

Nombre de voyage au Canada

Le nombre de voyages au Canada augmente selon l’âge des enfants (voir le graphique 4). Près de 20 % des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut un enfant de 12 à 17 ans ont fait six voyages ou plus au Canada. Plus de 60 % de ceux dont le ménage inclut au moins un enfant de moins de 12 ans ont fait 1 à 2 voyages.

Nombre de voyage

Les types d’hébergements lors du dernier séjour 

L’hôtel est le type d’hébergement le plus populaire pendant un séjour au Canada auprès des familles québécoises (voir le graphique 5). Près de 50 % de chaque catégorie d’âge optent pour ce type d’hébergement. Le camping a davantage la cote auprès des voyageurs québécois faisant partie d’un ménage qui inclut au moins un enfant de 12 à 17 ans pendant un séjour au Canada qu’auprès des autres catégories d’âge.

Types hebergement

Par rapport à l’ensemble du Canada (indice 100), les motels (40), les gîtes touristiques (78) et les centres de villégiature (80) sont moins populaires auprès des voyageurs québécois qui ont fait au moins un voyage au Canada dans les douze derniers mois et qui font partie d’un ménage incluant un enfant de moins de 18 ans. Les résidences secondaires (111), les hôtels (111) et les campings (103) se démarquent davantage.

 

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Favoriser l’accessibilité au plein air

L’organisme Kéroul, en collaboration avec l’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées, offre un nouveau guide « Le plein air pour tous : pratiques inspirantes et matériel adapté ». Ce dernier s’adresse aux municipalités, aux organisations et aux gestionnaires afin de les aider dans la conception des sites et des activités de plein air pour les personnes en situation de handicap.

Le document se présente sous forme de fiches simples et pratiques divisées en catégories telles que les activités nautiques, aériennes et hivernales. Elles suggèrent différents aménagements, les équipements nécessaires, les fournisseurs, les pratiques inspirantes et les ressources complémentaires selon les obstacles rencontrés par les personnes avec une déficience motrice.

Il est également possible de trouver des fiches sur les thématiques suivantes :

  • La communication et la promotion des activités accessibles ;
  • La formation et l’accompagnement du personnel d’accueil ;
  • La planification du financement et des dépenses.

Grâce à ce guide, il n’y a plus d’excuses pour ne pas proposer des activités de plein air inclusives !

 

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Comment séduire les voyageurs en solo

La revue Espaces s’est intéressée au marché des solos dans son édition de septembre-octobre 2017. Anne-Marie Michaux, responsable du pôle Missions transversales à la Direction générale des entreprises (DGE), sous-direction du tourisme, en France, y propose une définition des solos : « Sont considérés comme solos, l’ensemble des personnes de 18 ans et plus, partant seules en voyage ou en séjour d’agrément, en individuel ou en groupe d’individuels regroupés ». Cette définition a servi de base pour une étude intitulée : Les solos : un marché à conquérir et à satisfaire !

Un marché de niche à fort potentiel

Le nombre de personnes vivant seules augmente chaque année. Au Canada, il a atteint un taux record. Selon les données du recensement de 2016 dévoilées par Statistique Canada, un peu plus d’un Canadien sur dix (14 %) âgé de 15 ans et plus vivait seul en 2016 comparativement à 1,8 % en 1951. Par ailleurs, la part des ménages canadiens composés d’une seule personne est passée de 7,4 % en 1951 à 28,2 % en 2016. C’est au Québec que cette proportion était la plus élevée, soit 33,3 % en 2016 (comparativement à 32 % en 2011). Selon Statistique Canada, il s’agit d’une tendance répandue dans les pays industrialisés.

Mme Michaux rapporte que 25 % des touristes à travers le monde ont voyagé seuls en 2015 (Organisation mondiale du tourisme), que 33 % des voyages des Français se font seuls et que 35 % des clients britanniques de Booking partaient seuls en 2014. D’autre part, de nombreux voyagistes et réceptifs constatent qu’une part de plus en plus importante de leur clientèle de groupe est formée de voyageurs seuls qui souhaitent vivre leurs expériences avec d’autres gens partageant les mêmes intérêts. C’est le cas des clients de TourRadar, une agence spécialisée dans les circuits de plusieurs jours, dont 41 % de la clientèle est constituée de voyageuses en solo.

L’hébergement: un frein au développement ?

Selon Anne-Marie Michaux, l’offre d’hébergement basée sur le standard de la chambre double constitue le principal frein à la croissance des séjours en solo. Pourtant, « certains types d’hébergement comme les auberges de jeunesse et autres hostels, tirent leur épingle du jeu ». L’hébergement en dortoir et les chambres individuelles plaisent aux jeunes. De nouvelles enseignes telles JO&JOE, du groupe Accorhotels, côtoient de plus anciennes comme Generator. Chez JO&JOE, le concept d’hébergement partagé fournit une réponse à la question du supplément « occupation simple » à laquelle sont confrontées toutes les personnes qui voyagent seules, souligne Matthieu Perrin, directeur de la marque. À cette enseigne, près des deux tiers (65 %) de l’hébergement peut être réservé à la place plutôt qu’à la chambre.

Au Canada, plusieurs voyagistes, Vacances Transat, Vacances Signature, Vacances Air Canada ou Voyages à rabais, proposent un choix d’établissements qui offrent des chambres en occupation simple sans aucun supplément dans des destinations du Sud. Vacances Transat a d’ailleurs remporté un prix dans la catégorie « Voyages à forfait » lors de la 1re édition des prix Solo Travel, organisée par Solo Traveler. Ces prix récompensent les entreprises les plus attentives à attirer et à servir les personnes qui voyagent seules. D’autres comme Voyages Traditours offrent un service de jumelage qui permet aux voyageurs de partager leur chambre durant le séjour.

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Source : Transat

Des startups qui ont le vent dans les voiles

Créé en 2015, le site Web Copines de voyage se situe à mi-chemin entre l’agence de voyages et le réseau social. Comme l’explique Alix Gauthier, cofondatrice, le but est de « permettre à une femme qui veut partir de choisir son voyage grâce à la communauté de copines de voyage ». L’agence coconstruit ses offres avec des réceptifs locaux et des voyagistes afin qu’elles répondent aux attentes de sa clientèle. Ces séjours sont offerts pour une durée limitée au cours de laquelle les copines peuvent s’enregistrer et échanger par l’entremise du réseau social pour mieux connaître leurs futures partenaires de voyage. Mme Alix souligne qu’à ses débuts, sa communauté comprenait exclusivement des femmes vivant seules. Aujourd’hui, cette catégorie représente de 60 % à 70 % des 270 000 membres.

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Source : Copines de voyage

D’autres startups favorisent aussi la rencontre entre solos ; Paravecmoi est l’une d’elles. À la fois site de rencontre et agence de voyages, cette plateforme met en relation des voyageurs qui se ressemblent, inscrits sur le site. Selon Michel Ruiz, chef de la direction, Management et Marketing, l’algorithme de Paravecmoi permet de « présenter des profils de voyageurs qui concordent en ce qui a trait à leurs préférences personnelles et à leurs habitudes de voyage ». Ensuite, ces compagnons de voyage n’ont plus qu’à choisir ensemble leur séjour sur la plateforme du voyagiste partenaire de Paravecmoi. Pour se constituer une communauté de voyageurs, Paravecmoi a créé une page Facebook qui comprend maintenant 16 000 fans, majoritairement des femmes (73 %).

L’agence de voyages Les Covoyageurs a quant à elle toujours segmenté son offre en fonction de divers types de clientèles (solos, familles monoparentales, multigénérations, etc.) plutôt que par type de produit comme c’est le cas chez les voyagistes. Elle a « démarré avec une gamme de produits pour les solos, sur la base du concept de voyages à partager entre personnes célibataires, séparées, divorcées ou veuves », mentionne Sarah Lopez sa cofondatrice. Les voyageurs en solo forment 70 % de sa clientèle qui est constituée, elle aussi, principalement de femmes (64 %).

Des destinations ciblent les solos. Vraiment? 

Certains offices de tourisme ont commencé à segmenter leur offre en fonction de clientèles spécifiques comme les familles ; bien peu toutefois s’adressent spécifiquement aux touristes en solo. C’est pourtant le cas de Tourisme Montréal qui consacre une partie de son site Web à cette clientèle dans sa section Explorer, Montréal pour… On y trouve des suggestions d’activités et de sorties pour explorer la ville, au singulier. Vous en connaissez d’autres ? Faites-nous en part dans la section commentaires.

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Source : Tourisme Montréal

 

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