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Conseils pour attirer les voyageurs en solo

Les voyages en solo ont la cote. Kayak souligne que plus du tiers (35 %) des adultes britanniques interrogés par sondage ont voyagé seuls (20 % l’an dernier) et près d’une personne sur cinq aimerait bien le faire. Expedia signale une hausse des réservations en occupation simple et Lonely Planet a édité le Solo Travel Handbook. Pinterest a publié un rapport sur les tendances de voyages en 2018, qui révèle une augmentation exponentielle (593 %) des « épingles » enregistrées pour ce type de séjour par rapport à l’année précédente.

Selon une étude de l’Association des agents de voyages britanniques (ABTA), la possibilité d’entreprendre ce que l’on veut au cours de son voyage constitue la principale raison de voyager en solo (76 % des répondants). Partir en vacances seul signifie ne pas faire de compromis sur le choix de la destination, de l’itinéraire ou des activités pratiquées lors du séjour.

Un site Web inspirant

La société SiteMinder propose aux hôteliers diverses manières de charmer la clientèle en solo, mais certaines valent également pour toute autre entreprise touristique. Comme ces voyageurs sont fréquemment attirés par la promesse d’un voyage inspirant, il s’avère judicieux d’utiliser des images de haute qualité pour la conception de son site Web. Y inclure de nombreuses informations sur la destination est aussi essentiel, car ces voyageurs réalisent souvent leur propre itinéraire de voyage. Bref, pourquoi ne pas prévoir une section entière de son site Web réservée à cette clientèle, comme le fait si bien le groupe hôtelier St Giles ? Son microsite Web fournit une multitude de conseils et de suggestions rédigés par des experts locaux – restaurants, bars, activités, divertissements, etc. – afin de répondre aux besoins de ces voyageurs, tout en les incitant à explorer la ville.

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Source : Hôtels St-Giles

Des activités spécifiques

Les voyageurs en solo effectuent des visites guidées gratuites, aiment discuter avec les résidents, apprendre, découvrir la culture locale en vivant des expériences culinaires ou en visitant des monuments et des musées. L’hôtelier peut donc mettre sur pied certaines initiatives qui s’inspirent de leurs champs d’intérêt comme :

  • proposer des cours de cuisine ou d’art ;
  • créer des forfaits incluant des billets pour des attractions et des sites historiques ;
  • faire de son établissement le point de départ ou d’enregistrement des excursions ;
  • présenter des spectacles.

Une communication hors pair

La communication est également extrêmement importante pour les voyageurs en solo, qui aiment rester en contact. Inspirez-les avec des messages avant et après le séjour et informez-les des événements à venir et des nouvelles promotions. Lorsqu’ils arrivent à l’hôtel, accueillez-les en discutant de leurs projets et procurez-leur des conseils ou des recommandations. Aux hôtels St Giles, le concierge constitue le principal point de contact du touriste en solo et demeure à son service pour améliorer son expérience de voyage. Avant son arrivée, il contacte le visiteur pour mieux le connaître et lui créer une trousse de bienvenue sur mesure (sac à dos personnalisé, téléphone intelligent, portefeuilles, informations). Après son départ, le client reçoit un cadeau personnalisé en guise de remerciement.

Un juste prix

Enfin, l’un des plus grands irritants du voyage en solo est sans contredit le coût, la majorité des voyageurs devant fréquemment payer un supplément. Se faisant le porte-parole de la grogne du public face à cette situation, le quotidien britannique Telegraph Travel a lancé, au début de 2018, la campagne « Safer, Fairer, Better » appelant, entre autres, à l’éradication de ces frais additionnels injustes. Il est plus que temps de supprimer les obstacles au voyage en solo, d’en réduire le coût et d’élargir le champ des expériences offertes aux personnes voyageant sans partenaire ni famille. Qu’en pensez-vous? Que faites-vous pour accueillir cette clientèle?

 

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Comprendre le handicap pour améliorer l’expérience

Au cours du 2e Sommet mondial du tourisme accessible, Coralie Vandevenne, coordinatrice des services accompagnement, sport et loisir chez l’Œuvre Fédérale Les Amis des Aveugles et Malvoyants, à Ghlin, en Belgique, a présenté la formation « Passeur de sens© », qui est offerte aux professionnels de divers secteurs, notamment ceux du tourisme et de la culture. Interactive et déductive, cette formation d’une durée de trois jours intègre des aspects multisensoriels afin de favoriser la création de représentations mentales génératrices de sens et porteuses d’émotion pour le PNMV.

Le cours se base sur des concepts théoriques (démystification du handicap visuel, formes de mal vision, détermination des besoins spécifiques et des possibilités d’adaptation, etc.), des exercices pratiques, des mises en situation et des échanges. Les participants apprennent les attitudes à adopter face à une personne déficiente visuelle ainsi que les techniques de guidage et de déplacement. Ils découvrent divers outils destinés à favoriser l’accessibilité des PMNV : visites guidées, adaptations tactiles et olfactives, audiodescriptions, maquettes bi ou tridimensionnelles, adaptations en braille et en grands caractères, etc. Une partie de la formation se déroule dans les musées afin de permettre aux participants de repérer tous les éléments à considérer dans le cadre d’une visite adaptée. Enfin, un groupe de personnes, des professionnels et des PNMV, valide l’intégration des connaissances et des compétences. Une quinzaine d’établissements culturels belges ont bénéficié de cette formation.

Développer les compétences du personnel de l’industrie touristique en matière d’accueil et de service à la clientèle handicapée s’avère essentiel pour offrir à cette dernière une expérience inclusive… et porteuse de sens.

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Source : Amis des aveugles

 

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Créer des expériences accessibles

Qui sont les voyageurs handicapés ?

Ce type de touristes ne constitue pas un groupe homogène, comme le soulignait d’entrée de jeu Bill Forrester, chez TravAbility, une organisation australienne qui se consacre au tourisme inclusif. En fait, ils appartiennent à toutes les classes de la société.

Le tourisme accessible doit être basé sur des expériences inclusives qui ravissent et captivent le visiteur handicapé.

L’énorme croissance de ce marché est également due aux baby-boomers, groupe aisé et exigeant qui exercera une influence sur le secteur des voyages au cours des 25 prochaines années. Ils s’attendront à une grande diversité de séjours, quelle que soit leur capacité physique. Selon monsieur Forrester, les membres de cette génération n’accepteront jamais de se considérer comme des personnes handicapées. De ce fait, ils voudront que les produits et les services dont ils ont besoin soient disponibles dans la filière touristique « traditionnelle ». Le tourisme accessible doit être basé sur des expériences inclusives qui ravissent et captivent le visiteur handicapé. Dès lors, comment créer des expériences touristiques inoubliables ? Lors du 2e Sommet mondial du tourisme accessible, plusieurs intervenants ont présenté des expériences inclusives inspirantes ; en voici quelques-unes.

L’aventure extrême

Poursuivant sur sa lancée, Bill Forrester a présenté une vidéo montrant comment on peut adapter l’équipement pour permettre la pratique d’activités de plein air aux personnes à mobilité réduite : fauteuils roulants tout-terrain TrailRider, vélos hors route, fauteuils de plage autopropulsés et tapis de plage, monte-escaliers, chaises sur ski, systèmes de guidage électroniques. Ces technologies procurent de nouvelles possibilités aux entreprises qui devraient les intégrer à leur offre afin d’en tirer parti pour créer des expériences intéressantes pour le voyageur handicapé. À cet effet, Making Trax, regroupement d’experts du handicap et du tourisme d’aventure, a amené des exploitants de descente de rivière à incorporer un siège sur leur canot pneumatique pour y accueillir une personne à mobilité réduite. Ils ont aussi incité une entreprise de parachutage à installer un système qui permet de retenir les jambes de la personne handicapée lors de l’atterrissage et plus encore. En adaptant le matériel, rien n’est impossible. Visionnez la vidéo ci-après à partir de la onzième minute pour vous en convaincre.

Source: YouTube

Le plein air et la nature pour tous

Éric Dubois, de l’association sans but lucratif Natagora qui se consacre à la protection de la nature dans les parties francophone et germanophone de la Belgique, a présenté le projet Nature pour tous. Initié en 2005, il vise à rendre la nature accessible aux personnes handicapées ainsi qu’à des publics marginalisés ou peu familiarisés avec elle. « Elle devient alors un vecteur de découvertes sensorielles, d’intégration sociale et de responsabilité citoyenne à travers une démarche de protection de l’environnement ». Pour ce faire, Nature pour tous conçoit et anime des activités, organise des journées de sensibilisation et des formations à la guidance, et crée des outils adaptés comme des objets en trois dimensions que l’individu aveugle ou malvoyant peut manipuler afin de s’en faire une représentation mentale (voir image ci-dessous).

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Source : Natagora 

Fondé en 2004, le parc national de l’Eifel, d’une superficie de 110 km2, est l’un des 16 parcs nationaux d’Allemagne. Depuis sa création, il s’engage à faire découvrir ses trésors naturels à tout le monde, incluant les personnes présentant divers handicaps physiques, grâce à un programme et à des infrastructures riches et variées comme le mentionnait Tobias Wiesen :

  • aucune marche dans tout le parc ;
  • système de guidance au sol;
  • tablettes tactiles ;
  • modèles tridimensionnels ;
  • boucles à induction pour personnes malentendantes ;
  • informations sensorielles (braille, objets à manipuler, langue des signes allemande, etc.)
  • randonnées guidées en langue des signes ;
  • randonnées guidées en fauteuil roulant électrique.

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Source : Présentation de Tobias Wiesen

Pour réduire les barrières à la communication, les employés reçoivent de la formation continue sur la manière d’interagir avec les personnes en situation de handicap. De plus, sur la page d’accueil du site Web du parc national, il est naturellement possible de choisir la langue d’affichage, mais qui plus est, le menu propose de visualiser le site en langue « Facile à lire et à comprendre » ou en caractères plus grands. Il présente aussi des vidéos en langue des signes avec textes et images.

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Source : Parc national Eifel

Des outils de mise en accessibilité dans les institutions culturelles

Jérôme Duquesne, responsable de l’accessibilité à la Fédération Francophone des Sourds de Belgique, s’est entretenu sur l’accessibilité et l’inclusion dans un musée pour les personnes sourdes ou malentendantes (PSM) grâce au visioguide. Cette technologie permet de présenter des séquences vidéo exprimées en langue des signes. Depuis juin 2013, le musée Magritte, à Bruxelles, expose une sélection de 21 œuvres commentées en trois langues des signes : francophone belge (LSFB), néerlandophone (VGT) et internationale (ISL). En plus de fournir des informations sur René Magritte et ses tableaux, le guide mêle théâtre, poésie et histoire de l’art. Disponible sur une tablette tactile, ce visioguide favorise l’autonomie des PSM dans le musée. Les sous-titres en français, en néerlandais et en anglais constituent aussi une approche adéquate pour le grand public, tant pour les enfants, les adultes et les familles que pour les touristes.

Source : YouTube

D’autres musées ont plutôt recours à des outils tactiles pour favoriser une plus forte interaction avec les œuvres. Madame Dupuis Caillot, fondatrice de Polymorphe, une entreprise spécialisée dans l’accessibilité aux publics handicapés ou en situation de handicap, a présenté l’exemple du musée national du Prado à Madrid. Depuis janvier 2015, il invite les malvoyants à une exposition originale où ils peuvent ressentir, au toucher, des copies imprimées en 3D de célèbres tableaux, tels que la Joconde, de Léonard de Vinci, ou Goya, de Dürer. Cette technique permet d’obtenir des textures et un relief pouvant atteindre six millimètres de hauteur à partir d’une photo en haute résolution du tableau. Le choix des textures et des volumes s’avère primordial pour guider les mains de la personne malvoyante et lui permettre de capturer l’essence de l’œuvre.

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Source : Musée national du Prado

Ces exemples présentent plusieurs bonnes pratiques mises de l’avant pour offrir une expérience inclusive pour tous en tenant compte des handicaps, mais également de la perte d’autonomie liée à l’âge. Pour d’autres idées, vous pouvez consulter les actes du Sommet.

 

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Accès universel : simplifier le contenu écrit

L’accès aux vacances et aux loisirs est un droit universel. Un des principes du Code mondial d’éthique du tourisme concerne « la facilitation et la non-discrimination dans les voyages », en particulier des populations les plus vulnérables. Le 2e Sommet mondial du tourisme accessible qui s’est tenu les 1er et 2 octobre 2018 à Bruxelles s’est penché sur les outils de mise en accessibilité pour les personnes handicapées, entre autres, pour celles éprouvant des difficultés de lecture. Madame Éloise Auffret-Novice, consultante spécialisée dans la sensibilisation au handicap au sein d’entreprises et dans l’accompagnement d’établissements culturels à l’accueil des publics à besoins particuliers, a présenté la méthode « Facile à lire et à comprendre ».

Une information accessible à tous

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs. Les adultes peu compétents en littératie représentent une proportion significative de la population de tous les pays, selon les résultats de la plus récente évaluation des compétences des adultes publiée par l’OCDE (2016). En France, par exemple, 7 % de la population âgée de 18 à 65 ans est illettrée et 14 % de la population éprouve des difficultés de lecture. Au Québec, 53 % des adultes de 16 à 65 ans ont des compétences faibles ou insuffisantes en lecture. Dès lors, comment leur rendre l’information accessible ? Comment s’assurer qu’elle peut être comprise par le plus grand nombre, ou par tout le monde avec un accompagnement ?

Il est important de repenser l’information afin de tenir compte de tous les utilisateurs.

La simplification de l’information écrite demeure toujours marginale malgré les nombreux efforts déployés pour améliorer l’accès physique ou l’accueil des personnes à mobilité réduite. Pourtant, elle permettrait aux gens rencontrant des difficultés de lecture, de concentration ou de mémorisation de se sentir comme tout le monde ; de favoriser l’autonomie, l’inclusion sociale et la participation de chaque individu à la société.

Le facile à lire et à comprendre 

La réponse européenne à cette question est apparue en 1998 avec la publication des premières directives pour la production d’information en langage clair pour les personnes vivant avec un handicap intellectuel. Une dizaine d’années plus tard, Inclusion Europe éditait les Règles européennes pour une information facile à lire et à comprendre (FALC), sous forme de liste de conseils.

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Source : Unapei 

Au cours de sa présentation, Madame Auffret-Novice a aussi montré quelques exemples concrets de villes touristiques et de sites culturels français qui se sont engagés à mettre en œuvre une politique de communication adaptée à la plupart des gens.

Des exemples

Le magazine suédois d’information 8 Sidor est rédigé en FALC. Il permet ainsi à toute personne qui éprouve, pour diverses raisons, des difficultés à lire le suédois de suivre ce qui se passe au pays et dans le monde. Les lettres y sont un peu plus grandes que dans un journal ordinaire. Les phrases sont également plus courtes. Les huit pages ne renferment pas de mots ardus et inhabituels. Les contenus présentés dans les offices de tourisme et certaines institutions culturelles sont aussi simplifiés, de même que les documents administratifs.

Depuis mars 2017, Amiens s’est vue accorder la marque Destination pour tous, faisant d’elle la deuxième ville de France à obtenir cette distinction. Au départ, elle s’est démarquée par son offre accessible aux personnes en situation de handicap moteur et visuel, ensuite à celles souffrant de déficiences auditive et mentale en combattant l’«illectronisme ». Pour développer l’autonomie des seniors et des personnes handicapées intellectuellement, la Ville applique la méthode FALC à l’usage d’Internet. Elle a aussi publié une brochure « Voyagez en toute sérénité à Amiens ».

Sur son site Web, le musée le Familistère de Guise, dispose d’une section entière en FALC et propose également de télécharger le livret de visite rédigé selon cette méthode.

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Source : Familistère du Guise

Balaruc-les-Bains est la première ville en France à s’être lancée dans la réalisation d’une carte touristique en FALC au format 2D. Après de multiples tests avec différents groupes de personnes, le choix s’est porté sur l’association de pictogrammes — pour identifier l’activité principale du site touristique (musée, jardin, etc.) — et photographies pour reconnaître visuellement le site. On y explique également les mots difficiles. Pour aider à s’orienter, le métro de Monterrey, au Mexique, associe le nom des stations à des images.

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 Source : Balaruc-les-Bains

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 Source : mapa-metro

Le salon qui se déroulait en même temps que le Sommet offrait d’autres bons exemples d’attraits touristiques et culturels qui ont franchi le pas et choisi de créer du matériel adapté en FALC. C’est le cas du Musée du Quai Branly – Jacques Chirac qui publie un guide pratique et du Musée d’Orsay qui offre des informations pratiques pour préparer sa visite ou pour découvrir Paris au 19e siècle.

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 Source : Musée du Quai Branly – Jacques Chirac

La méthode « Facile à lire et à comprendre » est très peu répandue au Québec. Pourtant, il existe des organismes qui peuvent aider les entreprises à adapter leurs contenus pour les personnes qui éprouvent des difficultés en littératie. En tout état de cause, simplifier les informations ne signifie pas traiter les gens comme des enfants ou dénaturer le langage, mais plutôt offrir un réconfort et un mieux-être. Il est important de donner une image attrayante et généreuse de son établissement et de proposer une expérience agréable à tous.

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Portrait des habitudes de plein air des immigrants au Québec

En 2016, une étude a été réalisée par la firme de recherche Léger en collaboration avec la Sépaq grâce au soutient financier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur la pratique de la pêche sportive parmi la population immigrée et les groupes ethnoculturels du Québec. Cette analyse met en lumière leurs habitudes de plein air.

La firme Léger a effectué un sondage en ligne. Pour se qualifier, un participant devait satisfaire trois critères : provenir d’une première, deuxième ou troisième génération d’immigrants, pratiquer des activités de loisirs sur une base régulière et être âgé de 18 ans et plus. Dans le cas de répondants de première génération d’immigrants, ceux-ci devaient être citoyens canadiens ou résidents permanents.  L’échantillon est de 3006 personnes.

À pied ou à vélo

Parmi les immigrants interrogés, plus des trois quarts (76 %) affirment pratiquer au moins une activité de plein air sur une base régulière, principalement la randonnée, le vélo sur des pistes cyclables et la baignade à la plage (voir le graphique 1). Quelque 22 % des répondants indiquent qu’ils ne pratiquent aucune activité de plein air. Les principales raisons évoquées sont le manque de temps (34 %), de moyens financiers (25 %) et d’équipement (23 %).

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Le taux de pratique est plus élevé chez les répondants de la troisième génération, les hommes, les gens âgés de 45 à 54 ans et les immigrants de la région de Québec (voir le tableau 1). Ce type de tableau présente les différences significatives entre les sous-groupes sociodémographiques. Selon la moyenne, ils se classent en segments surreprésentés ou sous-représentés.

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Le plein air : la santé avant tout

Plus des deux tiers des immigrants questionnés effectuent une activité de plein air pour faire de l’exercice (67 %) et pour rester en forme physiquement (63 %). L’attrait de la nature représente également un facteur important puisque trois des cinq raisons principales s’y rattachent (voir le graphique 2).

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Certains éléments dans les sous-groupes sociodémographiques ressortent dans cette section. Par exemple, les 65 ans et plus s’adonnent aux activités de plein air pour faire de l’exercice et pour rester en forme beaucoup plus que la moyenne des répondants.

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L’importance d’avoir du temps

Qu’ils réalisent ou non une activité de plein air, 62 % des répondants affirment qu’il existe au moins une raison qui les inciterait à pratiquer ou à pratiquer davantage ce type d’activité. Avoir plus de temps s’avère la réponse la plus populaire (22 %). Cet incitatif semble plus important pour les immigrants de deuxième génération (25 %) et pour le groupe des 45-54 ans (31 %). À noter que 36 % des participants ont répondu « Je ne sais pas/Je préfère ne pas répondre » à cette section du sondage.

Vive l’été !

La saison estivale est la période de prédilection pour la pratique régulière d’une activité de plein air (91 %). L’automne arrive en seconde position (48 %), suivi de près par le printemps (47 %). Seulement 28 % des immigrants pratiquent des activités de plein air hivernales.

Les immigrants qui s’adonnent aux activités de plein air pendant l’été y accordent plus d’heures par mois en moyenne (23,3 heures) que ceux qui optent pour d’autres saisons. Le budget alloué s’élève également davantage pour cette période (environ 307 $ comparativement à 274,80 $ en hiver). 

L’importance de la famille

Parmi les répondants s’adonnant au moins à une activité de plein air régulièrement, la majorité la pratique le plus souvent avec leur famille (66 %). Ils la réalisent également seuls (46 %) ou avec des amis (41 %) et avec un groupe autre que des membres de la famille ou des amis à 9 % (voir le graphique 3).

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Certaines différences entre les sous-groupes sociodémographiques se démarquent dans cette section du sondage : la pratique d’activités en famille s’observe davantage chez les immigrants de première génération, les femmes, les 35-44 ans et lorsqu’il y a présence d’enfants dans le ménage.

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Comme l’indique une précédente analyse, s’intéresser aux communautés culturelles est essentiel. Leur présence continuera de croître et les nouveaux arrivants voyagent principalement dans leur province d’adoption. Il s’agit de bonnes occasions de promouvoir et de mettre en valeur nos activités de plein air.

Qu’en pensez-vous ?

 

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Voyageurs d’affaires canadiens – Faits et chiffres 2018

Plus de 3,2 millions de Canadiens ont réalisé un voyage d’affaires au cours des 12 derniers mois. Les hommes sont encore fortement surreprésentés : ils constituent 71 % de ce marché. Il s’agit d’une clientèle plutôt aisée alors qu’une majorité (54 %) déclare un revenu annuel pour le ménage supérieur à 100 000 $.

Ces données proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Plus de 31 600 Canadiens âgés de 12 ans et plus y ont participé, dont 9 000 Québécois et 15 700 Ontariens. Cette analyse présente les réponses liées au comportement des voyageurs d’affaires canadiens.

Répartition provinciale

Le nombre de voyageurs d’affaires québécois ne représente que 14 % de l’ensemble des voyageurs canadiens (voir le graphique 1). Le plus fort contingent provient de l’Ontario avec 44 % du total. Bien qu’elle ne compte que 11,6 % de la population du pays, l’Alberta génère 15 % des déplacements d’affaires.

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En regardant de plus près le foyer d’origine de la clientèle québécoise, on remarque que la grande région de Montréal accapare 53 % du marché avec 233 000 personnes. Le marché de la ville de Québec équivaut à 54 000 personnes, soit 12 % des Québécois, et celui de la région de Gatineau compte pour 30 % avec 133 000 voyageurs d’affaires.  

 La croissance des marchés émergents

Notre voisin du Sud demeure un partenaire commercial naturel. En effet, plus de 930 000 Canadiens indiquent qu’ils ont visité les États-Unis par affaires au cours des 12 derniers mois ou qu’ils projettent de le faire dans la prochaine année (voir le graphique 2). Le Royaume-Uni a été mentionné par 168 000 Canadiens, comparativement à 269 000 pour les autres pays européens. Les relations d’affaires avec certains pays émergents semblent florissantes. C’est maintenant plus de 202 000 Canadiens qui se rendent annuellement en Asie de l’Est par affaires.

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Les voyageurs d’affaires du Québec ont une plus forte propension à se rendre vers les autres pays d’Europe (voir le graphique 3). Les Québécois comptent pour 26 % des Canadiens qui voyagent par affaires vers le continent européen (en excluant le Royaume-Uni), alors qu’ils ne représentent que 13,5 % de ceux qui voyagent vers les États-Unis.

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Ce sont d’ailleurs les Québécois qui sont les plus susceptibles d’effectuer de longs voyages d’affaires. Plus de 16 % de leurs déplacements durent plus d’une semaine. La moyenne canadienne se situe à 11 % à cet égard.

Caractéristiques des voyages

L’avion et l’automobile sont les deux principaux moyens de transport utilisés dans le cadre des déplacements d’affaires des Canadiens, récoltant chacun une proportion de 43 %. Le train représente le premier choix pour seulement 7 % des voyageurs. On observe des différences importantes d’une province à l’autre (voir le graphique 4). Pour les gens d’affaires résidant en Colombie-Britannique et en Ontario, l’avion s’avère le mode de transport privilégié dans respectivement 51 % et 47 % des cas, alors que seulement 27 % des Québécois l’adoptent comme moyen principal. À l’inverse, ces derniers sont plus susceptibles de choisir le train (16 %) que les autres voyageurs d’affaires canadiens.

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Une enquête américaine de 2015 soulignait que ce sont surtout les personnes du millénaire (nées entre 1980 et 2000) qui sont les plus susceptibles d’utiliser les services de l’économie collaborative tels Airbnb pour leurs déplacements professionnels. Du côté canadien, l’hôtel traditionnel reste très populaire auprès du marché affaires. Plus de 85 % des Canadiens indiquent qu’ils ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier voyage d’affaires ou qu’ils le choisiront lors de leur prochain voyage (voir graphique 5). La catégorie maison ou appartement loué dans laquelle se retrouve le plus souvent l’offre de l’économie collaborative ne compte que pour 4 % du marché. Cette proportion est légèrement supérieure parmi les Québécois avec un taux d’environ 6 %.

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Plus du tiers (34 %) de cette clientèle touristique appartient au segment d’âge situé entre 35 et 49 ans. Alors que les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 6 % de la population active au Canada, elles comptent pour plus de 10 % des Canadiens ayant effectué un déplacement professionnel au cours de la dernière année.

Quelque 22 % des voyageurs d’affaires sont nés à l’extérieur du Canada, soit sensiblement la même proportion que la population en général.

Comme il s’agit d’un marché qui demeure tributaire de nos différentes relations commerciales, l’ajout récent de nombreuses liaisons aériennes directes vers Montréal peut certes apporter de nouvelles clientèles au cours des prochaines années.

 

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L’entreprise qui murmurait à l’oreille des Z

Les Gen Zers ou la génération Z représentent les jeunes nés après 1990 ou 1995 selon les sources. Ils sont déjà dans la vingtaine, hyperconnectés et deviennent de nouveaux travailleurs qui jouissent d’un pouvoir d’achat. Souvent associés à la génération du millénaire (nés entre 1985 et 2000), les Z se différencient de leurs aînés, les Y. Les principales caractéristiques qui les définissent sont expliquées dans une précédente analyse.

Dans ce contexte, les stratégies marketing doivent diffuser des discours percutants et proches de leurs valeurs. Cette analyse propose quelques conseils pour rejoindre la génération Z et présente des cas concrets d’entreprises et de destinations s’adressant à cette clientèle.

Jamais sans les réseaux sociaux

Pour la génération Z, l’utilisation des appareils intelligents et des médias sociaux constitue une seconde nature. Il faut donc déployer une stratégie numérique diversifiée en ciblant les principaux réseaux que les Gen Zers emploient (Snapchat, YouTube et Instagram), car ils ne les utilisent pas de la même manière que les générations précédentes. Une stratégie multicanal nécessite de l’investissement en temps et en énergie, mais augmente les probabilités de les rejoindre. Voici quelques aspects à considérer.

Le FOMO 

Les Gen Zers sont particulièrement sensibles au phénomène FOMO (Fear of Missing Out), c’est-à-dire la peur de rater quelque chose d’important ou l’urgence de vivre sans retenue. Les réseaux s’avèrent efficaces pour leur montrer ce qu’ils manquent s’ils ne visitent pas un hôtel ou une ville.

L’importance du visuel

Plus que les autres générations, les Z aiment communiquer avec des images, des vidéos et des émoticônes. Pour une campagne ou une publicité, le message véhiculé doit être clair, créatif et marquer leur imaginaire rapidement, car le niveau d’attention des Z n’est que de huit secondes. Si un texte accompagne l’image, mieux vaut qu’il soit court.

La collaboration avec des influenceurs 

La génération Z apprécie les influenceurs et leur accorde une grande importance puisqu’ils partagent des images et des expériences personnelles. Elle s’y réfère beaucoup lors de son processus d’achat. Le marketing d’influence rejoint davantage cette génération, principalement avec des vidéos sur YouTube.

Le partage et la participation 

Une fois à destination, que vous représentiez une ville ou un hôtel, il ne faut pas hésiter à suggérer des endroits parfaits pour prendre un égoportrait (selfie). Les Z pourront créer du contenu et le diffuser sur les réseaux sociaux. Les inviter à partager leurs clichés en y associant un mot-clé s’avère également une bonne idée. Cela devient d’autant plus important puisque le contenu qu’ils génèrent peut être récupéré ensuite par une marque, une entreprise ou une destination. Ce qui est partagé par leurs pairs les inspire et les influence dans leur processus d’achat.

En les encourageant à partager, à s’impliquer et à être actif sur les réseaux sociaux, vous donnerez à cette génération le sentiment de s’investir dans une marque au lieu d’être de simples consommateurs. Il sera plus facile d’attirer leur attention et de les fidéliser.

YouTube et le tourisme au Canada

Selon l’agence de marketing Fuseideas, 92 % des Gen Zers regardent des vidéos sur YouTube. Ce réseau social devient leur source de référence quand il s’agit d’apprendre une compétence, de se divertir et de découvrir de nouveaux produits et des destinations. C’est la génération qui y consacre le plus de temps. Au Québec, YouTube devient pratiquement indispensable. D’ailleurs 95 % des adultes québécois de 18 à 34 ans regardent des vidéos, des films ou des émissions sur internet selon le Cefrio.

Pendant l’été 2017, Destination Canada a invité des Youtubeurs français à parcourir certaines régions du pays. Parmi ceux-ci, Natoo et Kemar (4,5 millions d’abonnés) ont découvert la région de Vancouver et les Rocheuses canadiennes, et Squeezie (11 millions d’abonnés), la région de Montréal, l’Outaouais et l’Abitibi.

Source : YouTube

Au Québec, Tourisme Laurentides et l’Association des centres de ski des Laurentides ont également fait appel à des influenceurs lors de leur campagne d’hiver 2017. À travers quatre capsules vidéo, le public a pu suivre deux YouTubeuses québécoises Lysandre Nadeau (393 000 abonnées) et Éliane Duquet (63 000 abonnés) dans la découverte du ski et des plaisirs de la saison hivernale. De plus, elles ont publié une vidéo des meilleurs moments sur leur chaîne personnelle et celle de Lysandre a cumulé plus de 77 000 visionnements.

Source : YouTube

Snapchat et l’industrie touristique

Snapchat rejoint de plus en plus la génération Z. Il dépasse Facebook et Instagram pour le nombre d’utilisateurs dans les groupes d’âge des 12 à 17 ans et des 18 à 24 ans depuis 2017 selon eMarketer. L’application met à disposition plusieurs outils qui s’avèrent utiles pour l’industrie touristique. En plus des filtres géolocalisés, Snapchat propose désormais des Context cards. Ces cartes permettent aux utilisateurs d’obtenir plus d’informations sur les points d’intérêts dans les photos et vidéos. Ils peuvent ensuite se rendre sur place, faire des réservations au restaurant ou à l’hôtel.

Depuis que la chaîne Marriott a utilisé Snapchat la première fois en 2014, plusieurs autres compagnies hôtelières ont emboîté le pas, notamment Okko Hotels et les hôtels W. Une précédente analyse s’attarde à ce sujet et décrit davantage l’utilisation des filtres géolocalisés.

Et vous, comment parlez-vous à la génération Z ?

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Les habitudes de plein air des seniors

Pour plusieurs, appartenir au 3e âge, ça veut aussi dire avoir tout son temps. C’est vrai aussi que les agendas ne subissent plus les contraintes du calendrier scolaire. Bien que la plupart des seniors sont à la retraite, ils se gardent très habituellement actifs et prennent leur temps pour sélectionner leurs occupations. Ils cherchent souvent à donner un sens à leur vie en multipliant les engagements (causes sociales, visites familiales, activités culturelles et sportives, voyages, etc.). Nous nous sommes intéressés à la dimension de leurs temps libres qui concernent les activités de plein air.

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec une coalition de plusieurs partenaires* a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé** au Québec. Les données traitant de ce segment de clientèle proviennent d’un sondage mené auprès de plus de 3 000 Québécois.

Au sens large, la définition du terme senior fait référence aux gens âgés de 65 ans et plus. En raison de limites physiques évidentes auxquelles les personnes de 75 ans et plus doivent souvent faire face, l’étude révèle que les seniors qui pratiquent le plein air se retrouvent massivement (91 %) dans le groupe d’âge situé entre 65 et 74 ans. Pour cette raison, la présente analyse s’attardera uniquement à ce segment.

Les raisons qui limitent les seniors

C’est un peu plus de la moitié (52 %) des seniors qui n’ont pratiqué aucune activité de plein air au cours des trois dernières années. À titre de comparaison, un peu plus du tiers (34 %) des Québécois appartiennent à cette catégorie. C’est d’abord le manque d’intérêt (35 %) qui est invoqué, suivi par des limites physiques permanentes (23 %) (voir le graphique 1).

graphique1

Parmi les activités que les seniors ne pratiquent pas, voici celles qui reçoivent le plus grand intérêt potentiel :

  • Randonnée équestre (30 %)
  • Canot en eau calme (28 %)
  • Raquette (26 %)
  • Ski de fond (21 %)
  • Randonnée pédestre ou marche hivernale (16 %)

Un marché très dynamique

Le vélo (29 %) et la randonnée pédestre (27 %) sont les activités qui récoltent les plus forts taux de pratique annuels parmi la population des seniors (voir le graphique 2). Une forte proportion des adeptes de 65 à 74 ans considèrent le vélo comme leur activité principale, davantage que pour l’ensemble des Québécois.

graphique_2

Ils ont du temps libre et en profitent !

Lorsque les seniors ont la possibilité de pratiquer des activités de plein air, ils en profitent au maximum. Près de la moitié (46 %) d’entre eux effectuent au moins 20 sorties de plein air annuellement (voir le graphique 3). Près du quart (24 %) peuvent être qualifiés d’assidus, effectuant plus de 60 sorties par année. À titre comparatif, la proportion de ces adeptes assidus n’est que de 17 % parmi l’ensemble des pratiquants québécois.

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 Sur le plan touristique, 63 % des adeptes seniors ont effectué au moins un séjour incluant la pratique d’activités de plein air, avec nuitée à l’extérieur de leur domicile. Parmi ceux-ci, 31 % ont séjourné au moins six nuitées en hébergement commercial (gîtes, hôtels, campings payants, etc.), comparativement à 23 % pour l’ensemble des Québécois s’adonnant au plein air.

Quelques caractéristiques distinctives

Pour une majorité d’aspects, les comportements des seniors ne diffèrent pas des autres tels qu’ils ont été présentés dans l’étude globale de la Chaire de tourisme. Voici toutefois certains traits qui les distinguent :

  • Ils ont beaucoup plus tendance à sortir en solo (20 %) que les moins de 45 ans, par exemple (8 %). C’est néanmoins en couple qu’ils se retrouvent le plus souvent (39 %) ;
  • Plus que tout autre critère, ce qui caractérise une destination de rêve pour faire de la randonnée aux yeux de la majorité (60 %) d’entre eux, c’est d’abord la qualité des sentiers (aménagements, largeur, signalisation) plus encore que le côté spectaculaire des paysages (43 %) ou la facilité à organiser la randonnée (30 %) ;
  • Ils sont plutôt contre l’idée d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux d’activités jugeant cet aspect non prioritaire (44 %) ;
  • Pour 91 % d’entre eux, la motivation principale vient du fait que le plein air favorise l’adoption de saines habitudes de vie ;
  • Ils sont plus susceptibles (40 %) de croire que les investissements publics en lien avec la pratique du plein air sont insuffisants ;
  • Le fait de profiter d’une connexion cellulaire ou Wi-Fi, que ce soit au départ d’une randonnée ou le long du sentier, les intéressent très peu ;
  • Ils sont très peu enclins à vouloir bénéficier de services spécialisés tels que le transport d’équipements, l’accompagnement d’un guide, une formation technique, le prêt de matériel ;
  • Une majorité (51 %) de seniors disposent d’un revenu annuel brut pour le foyer de moins de 50 000 $.

Des sorties finement planifiées

Les seniors se montrent beaucoup plus méticuleux que la moyenne dans la planification de leurs sorties de plein air. Par exemple, ils sont plus susceptibles de consulter chacune des sources d’informations suivantes pour planifier une excursion ou un voyage à vélo :

  • Cartes et guides imprimés ;
  • Cartes électroniques en ligne sur ordinateur ;
  • Cartes électroniques sur tablette ;
  • Sites Web de la destination ;
  • Site Web de la Route Verte.

Ensuite, une fois en selle sur leur vélo, les seniors se fient d’abord aux cartes et aux guides imprimés (38 %), alors qu’ils sont beaucoup moins à l’aise (9 %) avec les cartes électroniques sur téléphone que les moins de 35 ans (55 %).

Mais avant tout, on parle ici d’une clientèle qui reste jeune d’esprit. Pour preuve : ils accordent autant d’importance que les autres Québécois à une meilleure accessibilité universelle (personnes à mobilité réduite) des lieux de pratique du plein air au Québec. Surveillez bien ces têtes blanches, elles n’ont pas fini de nous surprendre !

* Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 **Plein air non motorisé

Activités de plein air qui pour les fins de l’étude ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature ». 

 

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8 profils de consommateurs

Euromonitor International a publié une étude visant à comprendre le contexte d’achat de huit types de consommateurs. Ces portraits illustrent sommairement les influences et les motivations qui poussent les individus à acheter.

 

 

 

 

 

 

Voici un aperçu de ces huit profils :

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Le traditionnel évite généralement de magasiner ; épargner est son credo. Peu influençable, il effectue rarement des achats impulsifs. Pour l’attirer, il faut lui proposer des offres promotionnelles et lui assurer un processus d’achat simple et efficace.

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Concernée par les enjeux de surconsommation et convaincue de pouvoir faire un changement, l’activiste cherche la qualité et la durabilité. Elle accorde de l’importance à des marques qui respectent ses valeurs. Elle est même prête à payer plus cher pour des produits et services qui répondent à ses exigences.

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Le conservateur se concentre principalement sur ses besoins personnels et familiaux. Même s’il aime magasiner, il s’avère peu matérialiste. Une expérience d’achat unique et mémorable, telle que des offres éphémères ou des boutiques pop-up, pourrait le faire bifurquer de sa route et potentiellement lui faire effectuer un achat spontané.

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Motivée par de grandes ambitions, l’aventurière aime essayer de nouvelles choses, souhaite vivre à l’étranger et être travailleuse autonome. Confiante, elle accorde peu d’importance à ce qu’on pense d’elle. Pour réaliser ses projets, elle est prête à épargner et à limiter ses dépenses, particulièrement lorsqu’il s’agit de débourser des sommes pour des expériences peu significatives. Elle fait confiance à des marques reconnues et valorise la qualité.

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Le fougueux vise à être le meilleur et souhaite ce qu’il y a de mieux. Toujours branché, il utilise et apprécie de nombreux outils technologiques. Il vit sans penser à demain, ce qui l’incite à dépenser au fur et à mesure ainsi qu’à faire des achats impulsifs. Toujours à l’affût des tendances, il accorde beaucoup d’importance au prestige des marques et à ce que les autres pensent de lui.

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La planificatrice sait ce qu’elle veut dans la vie. Elle est plutôt soucieuse de son argent et évite de payer à crédit. Loyale aux marques qu’elle affectionne, elle fait confiance aux produits et services qui ont fait leurs preuves. Les achats compulsifs la rebutent.

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L’optimiste a confiance en elle et envers le futur. Elle penche pour la qualité et non la quantité. Sa santé et son bien-être occupent une place importante dans ses priorités. Malgré son tempérament pragmatique, elle effectue régulièrement de petits achats impulsifs pour se récompenser ou pour faire plaisir à son entourage. L’optimiste s’intéresse aux produits de marque, mais comme elle s’avère très sensible au prix, elle préfère les acheter au rabais.

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L’acheteuse compulsive n’aime généralement pas trop magasiner. Elle adore tomber sur des aubaines et s’offrir des récompenses. Elle s’informe des tendances et s’intéresse aux produits et services qui feront briller son image. Elle vit dans le moment sans se projeter dans le futur.

Sources d’influence

Sans surprise, les recommandations d’amis et de membres de la famille jouent auprès de tous un rôle d’influence prépondérant (voir le tableau 1). Même si leur ampleur est moindre, les avis d’autres clients ont eux aussi un rôle significatif auprès d’une forte majorité.

Le traditionnel, le conservateur et la planificatrice s’inscrivent parmi les personnalités les moins influençables. Cela dit, les campagnes axées sur des offres au rabais ou des programmes de fidélité pourraient les charmer. L’activiste aime se renseigner, lit les commentaires, s’intéresse aux échanges diffusés sur les médias sociaux et accorde de l’importance aux messages véhiculés dans les publicités télévisées. L’aventurière et l’optimiste sont sensibles au marketing traditionnel. Utiliser ce canal pour leur proposer des offres alternatives et valoriser un bon rapport qualité-prix peut susciter leur attention, voire jouer sur l’impulsivité de l’optimiste. Le fougueux et l’acheteuse compulsive détiennent les personnalités les plus influençables. Leur intérêt marqué pour les dernières tendances se traduit par une présence accrue sur les médias sociaux, une affection pour des ambassadeurs de marque et une envie de reproduire les styles de vie convoités sur le Web.

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Pourquoi tous ces profils ?

Nous sommes à une ère où tous cherchent à personnaliser leur offre, à améliorer l’expérience d’achat (en ligne et hors ligne), à créer une relation avec leurs clients, à communiquer adéquatement avec leur auditoire et à faire parler positivement de leur marque. Peut-être que les profils d’Euromonitor International permettront à certains de mieux comprendre les différents types de consommateurs, les nuances de leur personnalité, leurs motivations et les canaux à utiliser pour mieux les atteindre ?

 

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Les mordus du tourisme de plein air

La Chaire de tourisme Transat, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES) et une coalition de 19 organisations qui contribuent à la promotion du plein air, a publié à l’automne 2017 une vaste étude qui dressait le portrait du plein air non motorisé au Québec.

L’enquête réalisée auprès de plus de 3 000 Québécois a permis de cerner le profil et le comportement des Québécois quant aux activités de plein air. Ces dernières ont été définies comme des « activités physiques pratiquées dans un rapport dynamique et respectueux avec les éléments de la nature »

Le plein air comme leitmotiv du voyage

À partir des résultats de cette étude, le RVT a dressé un segment de clientèle que nous identifierons comme les « mordus du tourisme de plein air ». Pour se qualifier, ces Québécois devaient, au cours des 12 derniers mois, avoir réalisé au moins six séjours d’au moins une nuitée à l’extérieur de leur domicile incluant la pratique d’activités de plein air. Précisons que les participants ont répondu au sondage en deux vagues, la première du 31 octobre au 8 novembre 2016 et la deuxième du 18 au 21 avril 2017.

Environ 20 % des adeptes de plein air appartiennent à cette catégorie, soit quelque 13 % des Québécois, représentant un marché potentiel de plus d’un million de personnes. Parmi ces mordus, la moitié effectuent de 6 à 10 voyages de plein air annuellement, alors que l’autre partie en fait plus de 10. Ils sont même plus de 26 % à effectuer plus d’une vingtaine de séjours de plein air chaque année. Fait intéressant, 47 % de ces grands amoureux du plein air indiquent qu’une majorité de leurs séjours ont été effectués à l’extérieur de leur région.

Les activités qui motivent leurs voyages

Les mordus du tourisme de plein air affichent un taux de pratique largement supérieur à celui des autres adeptes, pour toutes les activités recensées (voir le graphique 1). C’est toutefois pour les activités de raquette, de ski de fond, de canot et de kayak que les écarts sont les plus prononcés.

taux de pratique activites plein air

Plus de 55 % de ces mordus comptent au-delà de 30 jours d’activités de plein air à leur actif annuellement en considérant les sorties d’au moins une heure (voir le graphique 2).

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Les répondants étaient aussi interrogés sur le nombre de nuitées commerciales associées à ces séjours de plein air. Sur une base annuelle, 40 % des mordus du plein air ont utilisé un hébergement commercial pour au moins 9 nuitées comparativement à 17 % des adeptes de plein air.

Comment rejoindre ou intéresser ces grands voyageurs ?

Voici quelques habitudes des mordus du plein air en lien avec les principaux médias sociaux. Facebook semble le média le plus porteur, alors que 60 % des gens appartenant à ce segment l’utilisent en lien avec leurs habitudes de pratique du plein air (voir le graphique 3). Notons que plus du tiers n’en utilise aucun.

graphique 3 

Le côté spectaculaire des paysages est l’aspect qui leur parle le plus. N’ayez pas peur de jouer la carte familiale : ils estiment plus facile de concilier la vie de famille et les activités de plein air que l’ensemble des adeptes (63 % comparativement à 51 %). Ils se montrent aussi particulièrement intéressés aux divers services tels que le transport vers l’activité, le prêt de matériel, la préparation au voyage, etc.).

Un message marketing axé sur les bienfaits associés au plein air serait certes très porteur. En effet, cette clientèle est d’avis (61 % se disent extrêmement d’accord) que la pratique d’activités de plein air permet de réduire le stress.

Ils sont également très sensibles à l’aspect environnemental : 43 % d’entre eux (34 % pour l’ensemble des adeptes) ont déclaré être extrêmement d’accord avec le fait que la pratique d’activités de plein air leur permet d’avoir une conscience environnementale plus grande.

Une partie importante de ce segment verrait d’un bon œil la possibilité de voyager avec leur petite bête préférée. En effet, 39 % des mordus croient qu’il est prioritaire d’autoriser les animaux de compagnie sur certains lieux de pratique de plein air.

Quelques données sociodémographiques

Le segment des mordus de voyages de plein air a davantage tendance (41 %) à appartenir au groupe d’âge situé entre 45 et 64 ans (voir le graphique 4). Ce sont aussi des hommes dans 57 % des cas alors que pour l’ensemble des adeptes du plein air c’est l’inverse avec une proportion de 53 % de femmes. Plus souvent, ils vivent en couple sans enfant à la maison (39 %), ils sont plus rarement célibataires, séparés ou divorcés sans enfants à la maison (24 %). 

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Quelque 29 % des mordus du tourisme de plein air ont des enfants de moins de 18 ans au foyer. Fait intéressant, leurs enfants sont beaucoup plus susceptibles que la moyenne d’avoir vécu des expériences de plein air lors d’activités parascolaires, dans un camp familial ou dans des groupes supervisés comme les scouts ou de jeunes naturalistes.

Par ailleurs, on pourrait croire que ces grands voyageurs font naturellement partie des Québécois les plus aisés, mais ce n’est pourtant pas le cas. En effet, plus des trois quarts d’entre eux déclarent un revenu familial de moins de 100 000 $.

Les mordus de voyages de plein air ont davantage tendance à habiter dans les régions éloignées (voir le graphique 5). Les Montréalais sont sous-représentés, comptant pour 20 % de ce segment alors qu’ils représentaient 25 % de l’ensemble des répondants. Les régions fortement surreprésentées sont l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et la région de la Capitale-Nationale.

graphique 5

Les mordus du plein air sont des as pour propager les bienfaits associés au plein air. Soyez prêts à les accueillir, les bonnes nouvelles se propagent rapidement !

Les partenaires de l’étude 

Alliance de l’industrie touristique du Québec, Association des camps du Québec, Association des parcs régionaux du Québec, Association québécoise du loisir municipal, Aventure Écotourisme Québec, Cheval Québec, Eau Vive Québec, Fédération des éducateurs et des éducatrices physiques enseignants du Québec, Fédération québécoise du canot et du kayak, Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade, Québec en Forme, Rando Québec, Regroupement ski de fond Laurentides, Regroupement des Unités régionales de loisir et de sport du Québec, Société des établissements de plein air du Québec, Société québécoise de spéléologie, Vélo Québec et Voile Québec.

 

Source image à la Une : Pexels