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L’instantanéité ou la tendance du temps réel

La recherche, la publication, les commentaires, les nouvelles, les conversations, la comparaison de prix… tout cela en temps réel grâce à l’innovation technologique. Qu’est-ce que cette nouveauté implique pour les entreprises? Service à la clientèle, tarification, veille concurrentielle et diffusion en temps réel. Nous sommes à l’ère de l’instantanéité, phénomène que Trendwatching appelle «Nowism».

Les clients savent ce qu’ils veulent et exigent qu’il soit accessible là où ils sont et au moment où ils le désirent. Cette quête de gratification instantanée révolutionne les stratégies marketing, l’innovation et les canaux de distribution.

La notion de temps réel

La tendance du temps réel prend de plus en plus d’ampleur, principalement grâce à l’accroissement de l’utilisation des médias sociaux. Les réactions instantanées aux contributions des internautes dans Facebook et Twitter les rendent, comme le précise la psychologue Susan Weinschenk, littéralement accros à l’information. Les alertes de messages non lus, les nouveaux commentaires sur les profils, les tweets reçus, les récents résultats de recherche (illustration 1)… Chaque alerte devient une cloche de Pavlov qui stimule l’internaute en créant une dépendance et des réflexes de conditionnement d’une grande influence sur son comportement.

Recherche en temps réel Twitter

La recherche en temps réel influera-t-elle sur le référencement?

Twitter est le champion en titre à cet égard en ayant introduit la notion de mise à jour des résultats de recherche. À tel point que les moteurs traditionnels comme Google se sont dotés, pour ne plus être en marge de cette tendance, d’outils de recherche en temps réel.

À titre d’exemple, dans l’illustration 2 ci-dessous, on voit apparaître dans la page des résultats la section Latest results qui défile à vu d’œil et en continu au fur et à mesure que l’information est mise à jour sur le Web*.

Recherche Google en temps réel

Maintenant que l’affichage des résultats de recherche sur Google intègre cette nouvelle pratique, quelle en sera l’incidence sur le référencement et la visibilité sur le Web?

Le second outil qui répond à ce besoin d’instantanéité est sans conteste le téléphone cellulaire. Il offre un contact personnalisé et de proximité et permet de maintenir un lien permanent avec le voyageur.

Selon PhocusWright, pour chaque dollar dépensé en achat de billets d’avion, de location de voiture et d’hébergement, de deux à trois dollars sont dépensés en attractions, en repas au restaurant et en activités offertes à destination. Cela promet un brillant avenir pour le cellulaire qui deviendra l’outil par excellence pour la planification, le magasinage et la réservation pendant le voyage.

Le marketing suit le pas

Le besoin d’avoir accès à de l’information récente, le plus vite possible, se propage et exerce une pression sur le fonctionnement traditionnel des entreprises. Par conséquent, si un contenu en ligne est trop lourd, mal écrit ou trop ennuyeux, son substitut se trouve à un clic près.

Les dirigeants vivent les changements du marketing qui est passé de la forme traditionnelle hors ligne à un marketing en ligne et aujourd’hui en temps réel (graphique 1).

Évolution du Marketing

Le marketing en temps réel est personnalisé, dynamique et interactif. Il est aussi davantage centré sur le client que le produit. Il est continu en ce sens qu’il est alimenté 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Les décideurs marketing gèrent désormais le trafic informationnel comme les aiguilleurs du ciel gèrent le trafic aérien. Un large spectre d’intervention où il faut parfois réagir sur-le-champ.

La création du contenu répond à l’urgence de l’instantanéité et privilégie la livraison rapide d’une information brute plutôt que la livraison lente d’une information élaborée. Publier de l’information sur une base fréquente est devenu crucial, car on assiste à un rétrécissement du délai de réponse et de réactivité.

Vivre le moment présent

Picture 2

L’instantanéité est-elle devenue le nouveau mantra? Dans un précédent article Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère, nous avions parlé des pop up hôtels, restaurants et kiosques qui gagnent en popularité et qui reflètent ce sentiment d’instantanéité ainsi que cette mise en relief du moment présent.

L’influent écrivain Eckhart Tolle n’était-il pas avant-gardiste lorsqu’il a fait l’éloge du moment présent dans son livre publié en 1999 : The Power of the Now [Le pouvoir du moment présent]?

Désormais, les délais d’échanges se rapprochent et l’actualisation est de mise. Adaptons nos mentalités et intégrons cette notion de temps réel à la promotion et à la distribution des produits et services.

*Pour tester la recherche en temps réel de Google, il suffit d’aller à l’adresse http://www.google.com/trends et de choisir un des sujets de la liste Hot Topics. La section Latest results est en bas de page des résultats et se met à jour continuellement.

Sources

  • Elliott Ng. «PhoCusWright 2009 Travel Innovation Summit: Winners and Trends», 19 novembre 2009.
  • John Carcutt, SEO Manager, MEDIAWHIZ. «The Real dish on Real time search», 2009.
  • Orénoque. «La recherche en temps réel nous transforme tous en éditeurs de contenus», 8 décembre 2009.
  • Pete Cashmore. «Brace yourself for the real-time Web», 10 décembre 2009.
  • Roger Kondrat, West17Media. «Real Time Web: The Third Leg of Marketing», 2009.
  • Roland Conrady et Martin Buck. «Trends and issues in Global Tourism 2008», 2008.
  • Shiv Singh. «Real-Time Marketing: Operationalizing The Use of Social Media», 8 novembre 2009
  • Susan Weinschenk, Ph.D. «100 Things You Should Know About People: #8 — Dopamine Makes You Addicted To Seeking Information», 7 novembre 2009.
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Réseaux de distribution Technologies

Décortiquer le cheminement d’achat de voyage en ligne

L’internaute est un véritable kangourou du voyage! Il bondit d’un site Internet à l’autre à une fréquence impressionnante. Lorsqu’il sélectionne sa destination, il navigue en moyenne sur 3,6 sites. Pour le choix des différents services touristiques, c’est un autre 3,7 sites. Finalement, pour ses achats touristiques, il en utilise 2,6. Voici les dernières tendances quant à l’utilisation des diverses catégories de sites, transactionnels ou non, qui composent le parcours du voyageur.

Transactionnel vs non transactionnel

Pour réserver leurs vacances en ligne, les consommateurs visitent plusieurs catégories de sites avant d’en arriver à une décision d’achat. Des agences en ligne aux sites de commentaires des voyageurs, en passant par les portails de destination ou les métamoteurs de recherche, l’internaute adopte un processus complexe de planification et de réservation. Une analyse détaillée de ce cycle permet de comprendre l’importance des sites non transactionnels et la grande influence qu’ils exercent sur la décision d’achat. À l’aide de sondages réalisés aux États-Unis, les firmes de recherche Compete et PhoCusWright se sont intéressées à l’utilisation globale du Web touristique.

Le graphique 1 résume le niveau d’achalandage des voyageurs sur les sites à vocation transactionnelle ou non transactionnelle. Depuis les deux dernières années, la situation s’est stabilisée: les deux tiers des visites s’effectuent où il est possible de réserver un service touristique, et les sites non transactionnels accaparent environ 33% des visites.

trafic sites touristiques transactionnels

Où vont exactement les internautes?

Les consommateurs disposent maintenant d’une palette d’outils des plus complètes pour planifier et réserver leurs voyages. Néanmoins, plusieurs d’entre eux sont encore relativement méconnus de la majorité des voyageurs et leur adoption se fait progressivement. Les agences en ligne majeures comme Expedia ont bénéficié d’une grande notoriété grâce à d’imposants budgets marketing. Cet effet s’est quelque peu estompé, et de plus en plus d’internautes réalisent qu’il y a d’autres options intéressantes comme les métamoteurs de recherche (ex.: Kayak) qui permettent de comparer les prix de plusieurs entreprises sur un seul site (graphique 2).

Volume sites touristiques par catégorie

On remarque aussi que les fournisseurs de services, soit les chaînes hôtelières, les transporteurs aériens et les croisiéristes, affichent tous une croissance du nombre de visiteurs. L’analyse mensuelle démontre le caractère saisonnier des visites, selon la catégorie de services. Les mois de janvier et de mars sont les périodes où les gens effectuent le plus de recherches pour des vols. Quant aux sites d’hôtels, les mois de pointe sont ceux d’été.

Le but ultime, convertir chez soi

Savoir quelles catégories de sites de voyage fréquentent les consommateurs est une chose, comprendre comment les visites se traduisent en conversion d’achat en est une autre. Pour ce qui est du volume, les fournisseurs de services s’en tirent bien en attirant une majorité d’internautes sur leur site pour conclure la transaction. Règle générale, 70% des transactions touristiques sur le Web s’effectuent de cette façon, sans passer par un intermédiaire de voyage comme une agence en ligne (graphique 3).

Il est important de distinguer ici volume de transactions et proportion d’internautes. Les consommateurs achètent d’abord leurs billets d’avion sur les sites d’agences en ligne dans une proportion de 53% par rapport aux portails des transporteurs aériens. Or, une majorité de ces internautes sont des voyageurs occasionnels. Les grands voyageurs adoptent un comportement différent, choisissant davantage les sites des fournisseurs. Ces derniers génèrent un volume élevé de transactions; c’est pourquoi ils sont avantagés lorsqu’on considère les visites mensuelles uniques dans le graphique 3.

Ventes online site web fournisseurs

Plusieurs visites sont souvent nécessaires avant qu’un fournisseur génère une vente. Ce sont les compagnies de location de voitures qui transforment la plus grande proportion des visites en réservations avec un taux de 20% au deuxième trimestre 2009. Voici les taux de conversion pour chacun des segments au cours de la même période:

  • Voitures de location par les agences en ligne, 13%
  • Vols par les compagnies aériennes, 12%
  • Chambres d’hôtel par les chaînes hôtelières, 11%
  • Vols par les agences en ligne, 8%
  • Chambres d’hôtel par les agences en ligne, 7%
  • Forfaits par les agences en ligne, 2,5%
  • Croisières par les croisiéristes, 2,4%
  • Croisières par les agences en ligne, 0,5%

Au Québec, un sondage réalisé en mai 2009 par la firme Skooiz a demandé aux Québécois quels étaient leurs sites Web de voyages préférés (graphique 4). Si l’on fait abstraction de la distinction entre le lieu de magasinage et l’endroit de la transaction, on constate que le portrait semble particulier chez nous. Instinctivement, les vacanciers québécois mentionnent d’abord leurs sites de prédilection pour trouver des forfaits vers le Sud. Voyagesarabais, Expedia et Vacances Transat occupent les trois premières positions alors qu’Air Canada ne vient qu’au quatrième rang. Ces résultats sont toutefois difficilement comparables en raison de méthodologies complètement différentes. Précisons aussi que l’échantillon utilisé correspond à celui d’un groupe de Québécois déterminé et non à celui du voyageur moyen.

Sites web préférés des Québécois

L’influence grandissante des sites non transactionnels

En plus de tous les entrecroisés effectués pour valider leur choix d’achat, les internautes s’appuient sur une panoplie de nouveaux acteurs agissant comme aides à la planification (graphique 5). Au deuxième trimestre 2009, 28% des internautes ont affirmé avoir également consulté des sites d’aide à la planification ou de partage de commentaires (ex.: TripAdvisor, igougo, etc.) au cours de leur démarche de réservation d’une chambre d’hôtel. Les sites proposant des rabais ou des promotions de dernière minute (ex.: cheapflights.com, Travelzoo, etc.) font également partie de l’arsenal d’aide à la réservation, utilisés d’abord pour la location d’autos (27%), ensuite pour les vols (25%) et les chambres d’hôtel (22%).

Visites de sites touristiques non transactionnels

On remarque également qu’une proportion importante de consommateurs a utilisé un métamoteur de recherche (ex.: Kayak, Farecompare, etc.) comme outil de comparaison des prix, particulièrement pour le segment aérien (21%). Les sites de destination tels que les portails des DMO sont les sites non transactionnels les moins utilisés au moment du processus de réservation des trois secteurs en question. Leur utilisation s’intensifie davantage à l’étape de la planification des activités à faire à destination.

On le constate, le processus de planification touristique est devenu complexe. Pour chacune des phases de réservation d’un voyage, le consommateur visite plusieurs catégories de sites avant d’arrêter son choix. Il est utopique de croire qu’un seul site pourra combler l’ensemble de ses besoins. Il faut reconnaître la valeur des sites non transactionnels, sachant notamment qu’un voyageur qui en a fréquenté un sera plus susceptible de procéder à une réservation lorsqu’il navigue ensuite sur un site transactionnel. Plus que jamais, l’internaute qui arrive sur votre site est un voyageur potentiel très bien informé!

Sources:

– Katz, Aaron et Cathy Schetzina. «Key 2009 Online Traffic and Conversion Trends», Compete et PhoCusWright, 20 octobre 2009.
– Rheem, Carroll et Cathy Schetzina. «Online Traffic and Conversion Report», Compete et PhoCusWright, septembre 2009.
– Skooiz. «Comment les Québécois utilisent-ils et cherchent-ils sur Internet?», mai 2009.

Lire aussi :
Dernières tendances dans l’utilisation du Web chez les voyageurs
Attention, les métamoteurs de recherche débarquent

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Gestion Marketing Technologies

La transparence l’emporte!

La transparence est probablement la tendance la plus forte en ce qui concerne la consommation en ce moment. Des opinions, des prix, des entreprises. À l’ordre du jour depuis quelques années déjà, la transparence atteint non seulement de nouveaux sommets, mais en plus l’avenir tend vers des ouvertures passionnantes. On met l’accent sur les commentaires en ligne qui croissent de façon spectaculaire, sont d’une accessibilité effarante et de plus en plus pertinents. Ne pas s’adapter à cette tendance ne peut plus être un léger retard; c’est maintenant un choix. Et qui n’est pas sans conséquence.

La communication à sens unique, c’est-à-dire le marketing traditionnel, agonise. Selon un sondage de la firme Nielson Global Online, réalisé auprès de 25 000 internautes dans 50 pays, 70% des consommateurs font confiance aux recommandations en ligne et 90% à celles émises par les gens qu’ils connaissent.

Une avalanche de commentaires

L’accès à Internet de plus en plus répandu dans le monde (1,6 milliard et 1 milliard de plus à venir) ainsi que la prolifération des téléphones intelligents facilitent la mise en ligne de commentaires et la consultation de ceux-ci.

  • TripAdvisor, qui n’a plus besoin de présentation, frôlait les 25 millions de commentaires sur plus de 490 000 hôtels, restaurants et attraits en septembre 2009 et attirait plus de 25 millions de visiteurs mensuellement. L’entreprise a récemment conclu des ententes avec VisitBritain.com, easyJet Holidays et Hotels.com pour partager l’information par syndication (voir l’image ci-dessous).

easyjet

  • En recueillant et en résumant 35 millions de commentaires sur plus de 55 000 hôtels aux États-Unis, Raveable facilite l’interprétation des opinions et le choix d’un établissement.
  • Le format des commentaires évolue et se tourne vers la vidéo. Grâce à la prolifération des téléphones incluant cette fonctionnalité (le iPhone 3G S comprend la vidéo, le géoréférencement et des applications pour les mettre en ligne sur YouTube), ils prennent vie!
  • La cerise sur le gâteau est probablement les commentaires affichés en réalité augmentée (Lire aussi: La réalitée augmentée au service de l’expérience client). Yelp, un site de commentaires sur les activités urbaines, propose maintenant une application pour iPhone qui permet aux utilisateurs de consulter les commentaires sur un restaurant, par exemple, en orientant leur appareil en face de celui-ci.

Cette avalanche de commentaires permet de démasquer, d’ensevelir ou de neutraliser les faux commentaires mis en ligne par des entreprises ou des consommateurs malicieux. Le niveau de confiance pour ces commentaires augmente donc.

Un avis sur tout, en tout temps et en tous lieux

Toute industrie, tout secteur est susceptible d’être entraîné par la vague des commentaires, tant celui de la santé (www.ratemds.com), des produits de beauté (www.makeupalley.com) que des imprimantes (www.printer.com). En tourisme, mentionnons Sleeping In Airports qui compte plus de 6300 commentaires sur les aires de repos des aéroports ou encore Dishola qui va plus loin que l’habituel commentaire sur les restaurants visant à commenter les mets de façon précise.

Un des derniers gadgets de Google laisse entrevoir une portée encore plus grande. Sidewiki est une application qui permet d’ouvrir une fenêtre latérale sur chaque site et page Web pour y inscrire des commentaires (exemple de Ryanair ci-dessous). Toute entreprise a maintenant un «babillard» public qu’elle ne peut pas modérer (voir l’exemple ci-dessous pour la page d’acceuil de RyanAir). Voyez-vous la portée? L’application étant récente, peu de sites sont commentés, mais ils ne perdent rien pour attendre!

SideWiki

Les commentaires se font de plus en plus en temps réel. On n’attend plus d’être revenu chez soi pour annoter une chambre d’hôtel, on le fait sur place. L’accès au Web est toujours plus facile et permet aux consommateurs de s’exprimer au moment où une opinion leur vient en tête. Le champion du «temps réel» est définitivement Twitter, où les entreprises peuvent constamment suivre ce qui se dit sur elles.

La cartographie en ligne et les commentaires font bon ménage: le géoréférencement de ceux-ci augmente leur pertinence. TripAdvisor, de même que d’autres sites, offre cette fonctionnalité sur son site. Outre la localisation géographique, les commentaires existent aussi à une échelle encore plus précise.

  • TripKick permet de choisir une chambre particulière dans un hôtel. On y apprend lesquelles sont surdimensionnées, ont les plus belles salles de bain et sont les plus tranquilles. Les internautes sont invités à commenter et à y ajouter des photos.
  • Choisissez aussi votre siège d’avion grâce à SeatGuru et à ses 25 000 commentaires sur plus de 650 sièges dans 90 compagnies aériennes.

Et plus si affinités

Le plus grand défi de cet univers de commentaires générés par les utilisateurs n’est pas tant la confiance en ceux-ci que leur crédibilité. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien parce que les consommateurs connaissent généralement les personnes qui les conseillent. Certains sites de commentaires en ligne le comprennent et affichent de plus en plus souvent le profil des auteurs. Cela dit, on peut faire mieux sur ce plan.

Booking.com et TripAdvisor fournissent des renseignements sur l’âge de l’annotateur, son sexe, son style de voyage, sa localisation et ses expériences de voyage. Toutefois, il n’est pas possible de filtrer l’information selon ces critères.  À l’avenir, on peut s’attendre à ce que les individus «ciblent» des internautes en qui ils ont confiance ou qu’ils admirent (ceux suivis sur Twitter ou les amis Facebook par exemple) pour partager et suivre des commentaires.

Outre une affinité entre profils personnels, la pertinence des commentaires peut aussi être accrue s’ils proviennent d’une source professionnelle fiable. Le site Oyster Hotel Reviews emploie 13 journalistes professionnels qui critiquent des hôtels de façon anonyme et en payant leurs nuitées. Une fois le commentaire professionnel en ligne, le site invite ces voyageurs à réagir également sur leur profil Facebook, ce qui lève le voile sur leur anonymat.

Ayez le sens de la répartie!

Malgré toutes ces évolutions, il semble que l’avalanche de commentaires en ligne soit plutôt à sens unique. Si la majorité des entreprises en connaissent l’existence, la plupart se contentent d’écouter (ce qui est déjà bien), mais ne répondent pas. Pourtant, une réponse rapide et honnête peut souvent désamorcer les plaintes, même les plus dommageables.

Le fameux TripAdvisor a la fonctionnalité Management Response qui permet aux hôteliers, restaurateurs et responsables d’attraits de répondre aux remarques. Le site de location de maisons HomeAway a une fonction semblable. En permettant la diffusion de commentaires sur son propre site, l’entreprise se donne ainsi la possibilité d’y réagir.

Suivez l’humeur de vos clients. De multiples services existent, mais Twitter démontre que vous pouvez très facilement avoir un verdict sur votre produit ou service. Et n’oubliez pas de raconter votre version de l’histoire!

Source:
– Trendwatching. «Transparency Triumph», septembre 2009.

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Segments de clientèles Technologies Tendances

Nouvelle dynamique du voyage d’affaires

Il s’opère des changements fondamentaux dans la perception du voyage d’affaires. Saviez-vous que les entreprises ne se contentent plus de réduire les dépenses allouées aux voyages, mais doivent par surcroît les associer à des revenus? Aussi se conforment-elles à de nouvelles politiques de voyage qui mettent l’accent autant sur une conscience sociale et environnementale que financière. Les innovations technologiques soutiennent ces changements et les bouleversent à la fois, multipliant les points de contact avec le voyageur.

Remise en cause de la pertinence du voyage d’affaires

Selon le rapport U.S Corporate Travel Distribution publié en juillet dernier par PhoCusWright, le voyage d’affaires fait l’objet d’importants changements, dont le remaniement des politiques internes de voyage des entreprises. Désormais, on étudie rigoureusement les coûts et le retour sur investissement des déplacements et on met l’accent sur la justification économique de leur pertinence.

KDS (une entreprise de conseils en voyage corporatif) corrobore d’ailleurs ce constat dans l’étude qu’elle a menée auprès de voyageurs d’affaires français. Il semble, en effet, que les déplacements à buts commerciaux soient encore permis tandis que les voyages inter-entreprises ou de formation sont tous réévalués.

Ces démarches s’expliquent aisément par le développement de solutions de rechange au voyage telles la vidéoconférence ou la formation à distance par Internet (e-learning).

Toujours dans le souci de minimiser les dépenses, les entreprises incitent de plus en plus leurs employés à adopter le voyage d’un jour (one day travel).

Tendances à surveiller

PhoCusWright a tenté d’identifier les tendances en matière de voyage d’affaires pour les trois prochaines années. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

  • Le Triple Bottom Line ou «triple résultat »

Selon PhoCusWright, 22% des entreprises américaines ont déjà intégré l’approche du Triple Bottom Line et 40% prévoient le faire au cours des cinq prochaines années; approche qui consiste à prendre en compte les performances écologiques et sociales d’une entreprise et non seulement son rendement financier. Dorénavant, il sera de plus en plus commun d’évaluer les entreprises sous ces trois angles (Figure 1).

Triple Bottom line

Lors de l’achat du voyage, la tendance sera d’utiliser des solutions plus respectueuses de l’environnement ou carrément d’opter pour des alternatives aux déplacements non générateurs de profits. Par exemple, privilégier le transport en navette plutôt qu’en voiture, choisir des véhicules hybrides, favoriser le voyage en train ou par avion selon l’impact environnemental généré.

Conscients de l’incidence de ces nouveaux besoins dans le processus décisionnel du voyageur d’affaires, certains fournisseurs touristiques intègrent déjà ces critères dans leur stratégie de positionnement et de communication. Par exemple, la chaîne hôtelière Mariott International a lancé son programme international qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 6 % pour chaque chambre d’ici 2010. Aussi, British Airways a annoncé son objectif d’améliorer de 30% sa gestion de carburant pour 2010 également.

Bien que de nombreuses compagnies voient l’adhésion aux protocoles du triple résultat comme une action lourde et difficile à réaliser en pleine récession, il n’en demeure pas moins qu’il existe une pression croissante des parties prenantes pour l’adoption de cette approche, surtout en ce qui concerne les politiques de voyage.

Notons que de plus en plus d’agences gouvernementales américaines présentent leur performance triple résultat dans leur rapport annuel.

  • Utilisation croissante de la technologie

L’entreprise a autant besoin d’avoir un processus d’achat balisé et transparent que d’automatiser la saisie et le remboursement des dépenses avant, pendant et après les voyages. Par conséquent, de nombreux outils, notamment les outils d’autoréservation (Self Booking Tools), ont été développés afin de rendre l’expérience d’achat conviviale et intégrée. La progressive utilisation d’Internet y a largement contribué, et la tendance veut que cette croissance continue (Graphique 1).

Réservations en ligne et hors ligne des entreprises américaines 2007-2011

Autre outil technologique, les cellulaires. Environ sept voyageurs d’affaires sur dix utilisent un cellulaire intelligent (PhoCusWright’s Mobile: The Next Platform for travel), ce qui leur permet d’effectuer les enregistrements, les départs d’aéroport et d’hôtel, de recevoir des itinéraires et des alertes sur les conditions de voyage.

L’utilisation de ces nouveaux outils augmentera et s’améliorera. Ils permettront la transmission d’informations personnalisées en fonction du voyageur et de la destination où il se trouve. Celui-ci pourra valider ses achats, effectuer des paiements, transmettre ses notes de frais, etc.

Le mot d’ordre pour une stratégie technologique efficace est de simplifier et d’automatiser au maximum le processus d’achat ainsi que d’optimiser les points de contact avec le voyageur.

  • Un processus d’achat personnalisé

Vu le développement d’outils de réservations technologiques sophistiqués, l’aspect transactionnel de l’achat du voyage d’affaires se concentre davantage sur le voyageur lui-même. Ainsi, son historique de transactions et ses préférences de voyages sont sauvegardés et lui sont proposés lorsqu’il effectue des achats similaires ou lorsqu’il retourne à une même destination. Les outils d’autoréservation deviennent intelligents et intègrent une touche personnalisée au sein du programme d’affaires.

De ce fait, la vente d’un billet d’avion ou la location d’une chambre d’hôtel peut être adaptée et inclure des services optionnels (frais en sus) ayant une valeur ajoutée pour le voyageur en question. Autant d’occasions de création de valeur ajoutée et de concrétisation de vente.

  • Les PME: marché à conquérir

En raison de leur petite taille, les PME ont des budgets de voyage limités, n’ont généralement pas de politiques de voyage et ont du mal à négocier des programmes d’achats auprès de fournisseurs touristiques. De plus, elles n’ont pas toujours les moyens financiers pour acquérir des outils technologiques personnalisés pour gérer les voyages.

Cependant, les PME représentent un large segment non négligeable. Aux États-Unis, on recense plus de six millions de PME. Résultat: des intervenants touristiques entreprennent déjà de cibler plus agressivement ce marché prometteur. À titre d’exemple, l’agence de voyages d’affaires Avexia Voyages s’est déjà spécialisée dans ce segment en venant combler les lacunes organisationnelles et technologiques des PME. Elle a créé six offres standards appelées «passeports» pour assister les voyageurs d’affaires des PME tout au long du cycle de leur voyage.

Nombreux s’accordent pour dire que la séduction de cette clientèle par les fournisseurs de services prendra certainement de l’ampleur dans les années à venir.

Sources

  • PhoCusWright, «U.S Corporate Travel Distribution Fourth Edition», juillet 2009.
  • L’Écho touristique , 4 septembre 2009.
  • PhoCusWright, «Mobile : The Next Platform for travel», avril 2009.
  • L’Écho touristique , 12 juin 2009.
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Ailleurs dans le monde Technologies

Destinations touristiques sans fil, un comportement de consommation à redéfinir

Les technologies d’accès Internet sans fil à portée étendue permettent de nouvelles occasions sur les territoires. Les destinations, plus particulièrement les villes, peuvent tirer profit d’applications en implantant à grande échelle des réseaux sans fil. Pour l’industrie touristique, ces avancées technologiques auront un impact majeur, car le comportement du voyageur changera lorsqu’il aura accès au sans-fil partout et à un coût raisonnable. Nous voici à l’ère de la communication «géopertinente»! Dimitrios Buhalis, un chercheur britannique réputé, s’est intéressé à cette pratique de gestion et il a présenté les conclusions de son étude lors de l’Advances for Marketing Tourism Conference à Bournemouth.

Le Web sans fil et le tourisme: un mariage idéal

La clientèle touristique est composée d’individus ayant une propension très élevée à utiliser la technologie mobile. Certaines destinations ont déjà déployé des infrastructures d’Internet sans fil à grande échelle afin de répondre à un tel besoin auprès de leurs visiteurs. Selon le chercheur Dimitrios Buhalis, ces technologies maintenant très accessibles entraîneront inévitablement un lot de nouveaux enjeux et d’occasions pour les destinations et les organisations touristiques.

Jusqu’à présent, on se sert surtout de la technologie Wi-Fi pour mettre sur pied un large réseau sans fil. Les consommateurs utilisent actuellement plusieurs types d’appareils, tels que les ordinateurs portables et les téléphones intelligents, avec lesquels ils peuvent se connecter à Internet grâce au Wi-Fi. À l’échelle d’une destination, les applications liées au tourisme sont nombreuses et peuvent être divisées en quatre catégories.

1.Outils de navigation

Ces applications ont pour but de guider les voyageurs durant leurs visites touristiques. Par exemple, la ville de Derry en Angleterre propose un tour guidé multimédia de son offre culturelle et historique. Le territoire de la vieille ville est divisé en 6 zones et en 26 «portions» d’offre touristique. Tous les attraits sont «géolocalisés», ce qui permet au visiteur de recevoir toute l’information pertinente selon sa position précise sur le site. Le touriste bénéficie ainsi d’un riche contenu multimédia et d’une carte interactive, tout en effectuant ses déplacements à son rythme. Des appareils sont aussi offerts en location aux visiteurs (image).

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2.Outils marketing

Les applications d’affaires en lien avec le marketing mobile sont aussi susceptibles de bouleverser la relation entre la destination et le voyageur. Par exemple, à Stratford-upon-Avon en Angleterre, les visiteurs peuvent louer un appareil guide Web qui leur procure des suggestions promotionnelles pertinentes, basées sur leur localisation précise. Cet outil devient alors un puissant canal marketing, très efficace pour commercialiser l’offre locale et les rabais de dernière minute.

3.L’échange d’informations touristiques

Certaines municipalités comme celles de Minneapolis et de Westminster se servent d’un réseau sans fil étendu pour rendre l’information accessible aux touristes ou pour diffuser en temps réel des événements se déroulant dans la ville. C’est le nouveau protocole mobile WiMAX ou WiBro, faisant référence au service sans fil à très large portée, qui rend cette catégorie de services particulièrement attrayante. Ces standards de communication possèdent l’avantage de relier les points d’accès à des réseaux très étendus, palliant ainsi les limites qu’imposait la technologie Wi-Fi traditionnelle.  La technologie permet l’accès Internet même lors des déplacements à haute vitesse (plus de 120 km/h). Ainsi, les voyageurs peuvent par exemple envoyer des vidéos en ligne pendant le trajet d’un autocar, d’un train ou même d’un métro. Un service commercial de type WiBro a été mis en place à bord des autobus de la ville de Séoul, en Corée du Sud.

korea

4.Main-d’œuvre mobile

Les employés de la station de villégiature de Jackson Hole se servent de la technologie WiMAX pour améliorer la productivité de leurs employés. Ceux-ci l’utilisent pour acheminer, à partir de leur véhicule, tout type d’information tel que des extraits vidéo ou audio, à la direction ou à n’importe quel destinataire sur le site.

Plusieurs enjeux se pointent à l’horizon

Pour les destinations souhaitant implanter un réseau sans fil d’envergure, Dimitrios Buhalis recommande d’adopter un modèle de gestion où l’État agit comme principal actionnaire et maître d’œuvre des opérations, surtout si les objectifs concernent d’abord les avantages pour la société et non une source de profits. La majorité des cas étudiés ici étaient toutefois détenus et gérés par des intérêts privés, mais recevaient certaines contributions du secteur public.

La question de la tarification constitue d’ailleurs un enjeu de taille, puisque le déploiement de telles infrastructures est assez onéreux.  Plusieurs municipalités exigent des frais mensuels variant entre 10$ et 40$ par mois pour l’utilisation du service. À la ville de Derry, on a opté pour une stratégie flexible où les visiteurs se voient offrir gracieusement les 30 premières minutes. À la municipalité de St. Cloud, en Floride, les décideurs politiques ont fait le grand saut avec une approche gratuite pour tous, le modèle intitulé «Civic Wireless».  L’accès au Web sans fil est complètement financé par la Ville et est considéré comme un service public. St. Cloud cherche toutefois à intégrer un partenaire privé afin d’en diminuer les charges.

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Mentionnons qu’il existe aussi à Montréal une initiative similaire, Île sans fil, un organisme à but non lucratif ayant pour mission de fournir un accès Internet sans fil public et gratuit à Montréal. L’organisme concentre ses activités sur le déploiement de bornes d’accès Internet sans fil (environ 150) dans des endroits publics déterminés tels que les parcs et les cafés (voir image). Les services d’installation et d’administration des points d’accès sont offerts gratuitement.

mtl-sans-fil

Bien que ces développements technologiques en soient encore à une phase émergente, on s’attend à ce que plusieurs destinations prennent avantage des technologies BWA (Broadband Wireless Advanced). Les gestionnaires touristiques doivent se préparer à ces changements, particulièrement en ce qui a trait à l’influence de ces technologies sur les comportements de visite et d’achat du voyageur à destination.  Par exemple, cela entraînera beaucoup d’options pour les chasseurs d’aubaines qui, une fois rendus à destination, se verront offrir des promotions alors qu’ils auront déjà réservé.

Sources:
– Buhalis, Dimitrios et Luca Pistidda. «Wireless Applications in Destinations», Bournemouth University, Advances for Marketing Tourism Conference, tenue à Bournemouth du 7 au 9 septembre 2009.

http://usiwireless.com/

www.stcloud.org

www.wirelessderry.org

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Avant, pendant et après la visite touristique culturelle

L’expérience culturelle d’aujourd’hui débute bien avant de se balader sur les lieux et se poursuit au-delà de la visite. Le Web et les nouveaux outils technologiques aident à gérer la relation avec un touriste. Ce dernier s’attend d’ailleurs à ce que l’entreprise réponde à ses besoins à chacune des trois étapes: avant, pendant et après la visite. «Pour les sites culturels et touristiques, il ne s’agit donc plus seulement de fournir un service limité dans le temps, mais de construire une véritable gestion de la «relation client» par une communication ininterrompue.»

Cette analyse est inspirée principalement par l’étude, Visite culturelle et TIC,  réalisée par Atout France (dont la citation précédente) ainsi que par divers écrits de Philippe Fabry, responsable du e-tourisme à ATOUT France (l’agence de développement touristique de la France), qui s’intéresse particulièrement à l’apport des technologies aux cours d’une expérience culturelle. L’expérience touristique d’un attrait est aujourd’hui autant physique que virtuelle. Le site, tant sur place qu’à travers son portail Web doit inviter le visiteur à découvrir les alentours, à consommer et à acheter des produits dérivés ou locaux et à partager son expérience.

Avant

Le premier contact se fait généralement par Internet. Le touriste potentiel s’y rend pour se renseigner et c’est l’occasion de faire preuve d’attractivité, de piquer sa curiosité mais aussi de lui fournir toutes les informations pratiques dont il pourrait avoir besoin. Il s’agit en fait de se mettre à la place de l’internaute pour le comprendre et répondre à ses motivations, ses questionnements et ses intérêts. Les façons de s’y prendre ont bien évolué au cours des dernières années.

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Source: Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Outre les exemples mentionnés dans le tableau, il est possible de proposer une visite virtuelle comme le font les centres de villégiature CenterParcs en France ou encore de présenter des collections en ligne. Le Musée d’art de Joliette offre une belle vitrine à une partie de sa collection avec le projet «Itinéraire en art contemporain».

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Musée d’art de Joliette

Les jeux interactifs sont une façon intéressante de prendre contact avec l’éventuel visiteur, particulièrement les groupes scolaires. Le musée Pointe-à-Callière en offre quelques exemples.

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Musée Pointe-à-Callière

Pendant

Une fois in situ, la visite doit être à la hauteur des attentes, tant sur le plan de l’orientation dans l’espace que de la satisfaction de la curiosité et des désirs. Les nouveaux outils technologiques permettent de multiplier les possibilités d’information pour répondre à différents publics cibles (enfants, touristes, handicapés) et agrémentent ou encore facilitent la visite.

Pour la visite de Versailles par exemple, plusieurs documents sonores et vidéos sont téléchargeables gratuitement et géolocalisés. À surveiller, la nouveauté de l’heure: la réalité augmentée. Pour les lieux culturels, elle offre de multiples possibilités comme, entre autres, la visualisation de monuments disparus ou des simulations du passé (lire aussi: La réalité augmentée au service de l’expérience client).

Autre exemple, le Musée de la civilisation de Québec œuvre à la mise en place d’une visite de la place Royale à Québec en utilisant comme guides des outils mobiles comme l’iPhone ou l’iPod (lire aussi: La démocratisation des audioguides: l’ère du numérique.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Après

Souvent négligée, cette dernière étape est de plus en plus importante en raison de la facilité avec laquelle les consommateurs peuvent maintenant partager leur opinion à un très grand nombre de personnes grâce à Internet. Le bouche-à-oreille d’aujourd’hui a une très grande portée, que l’expérience soit positive ou négative. M. Fabry recommande aux établissements culturels de prendre les devant en offrant des tribunes sur le Web, que ce soit un questionnaire de satisfaction en ligne, un forum ou par le biais de sites connexes. Il est aussi possible de favoriser les commentaires des visiteurs sur le site même par des bornes Internet ou des supports mobiles.

Pour faire de ce touriste un bon ambassadeur, il doit d’abord se souvenir de son expérience et conserver son enthousiasme. Ensuite, il faut l’inciter à partager ses souvenirs (idéalement positifs!) auprès du plus grand nombre possible de personnes. Il a une influence importante sur sa famille et ses amis, mais également par le biais des réseaux sociaux en ligne auxquels il participe. Enfin, il est aussi possible de lui proposer des achats de produits ou de services liés à son expérience.

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Source : Visite culturelle et TIC, ATOUT FRANCE

Enfin, il importe de profiter du Web pour développer ou renforcer les liens entre l’offre culturelle et touristique et ainsi proposer des expériences combinées, ce qui ne se fait que très peu d’ailleurs. Le musée Guggenheim de Bilbao est, à cet égard, un exemple inspirant. M. Fabry pose une question à ses lecteurs d’outre-mer et je vous questionne à mon tour: quel attrait culturel propose sur son site Internet des possibilités de restauration, d’hébergements ou d’activités dans les environs ?

 

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

 

Lire aussi: Du tourisme à la culture, le Web 2.0 se décline

Sources:

– Portnoff, André-Yves, Susbielle, Jean-François et Dalloz, Xavier. «Visite culturelle et TIC», ATOUT FRANCE, septembre 2009.

– Fabry, Philippe. «Du bon usage des nouvelles technologies pour le tourisme culturel», Tourisme Culturel.net, 26 juin 2008.
– Fabry, Philippe. «Usages numériques et le continuum temps», Blog tourisme et TIC, 12 novembre 2008.
– Dos-Santos, Marjorie. «Valoriser la visite culturelle et touristique avec les NTIC –  conférence de Philippe Fabry», I-Tourisme, 9 juin 2009.
– Dalbera, Jean-Pierre. «Quelle politique numérique choisir à l’heure du Web collaboratif?», présentation lors du colloque «Le patrimoine mis en scène à l’Université d’Avignon, 15 mai 2008.
– Fabry, Philippe. «Rêver et sélectionner, c’est avant, pendant et après le voyage», Blog tourisme et TIC, 25 septembre 2008.
– Cameron, Daphné. «Musées: à la conquête du web», Cyberpresse.ca, 15 août 2009.

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Technologies

Facebook? Twitter? Ou les deux?

Bien que les médias sociaux en soient à leurs débuts, il y a un réel engouement quant à leur utilisation. La popularité de ces récents canaux de communication incite les entreprises à adapter leurs pratiques marketing pour les apprivoiser. Comment profiter de ce nouveau virage? Faut-il être présent sur Facebook? Twitter? Ou les deux? Quels styles et quelles stratégies de communication faut-il privilégier dans chacune des plateformes?

Cette analyse est bonifiée par le témoignage d’un lecteur du Réseau de veille, gestionnaire en hébergement, qui a bien voulu partager sa stratégie d’application de Facebook et Twitter. Vous le trouverez plus bas.

À chaque plateforme sa vocation et son style de communication

Facebook et Twitter s’adressent chacun à des utilisateurs distincts. Les membres qui souscrivent à l’une ou à l’autre des plateformes ou encore aux deux y recherchent des expériences et des interactions différentes.

Lorsqu’une personne devient votre «fan» sur Facebook ou vous «suit» sur Twitter, elle engage une relation avec votre entreprise et votre marque. Relation que vous devrez entretenir et bonifier à l’aide d’un contenu pertinent et adapté à la plateforme utilisée.

Évidemment, chacun des deux portails a une vocation et un style de communication propres à son modèle d’affaires comme l’illustre le tableau suivant:

Comparaison Facebook-Twitter

Quelle plateforme favoriser?

De nombreux experts s’accordent pour dire que la meilleure façon de savoir où votre présence sera la plus profitable est de tester les deux plateformes. Commencez par y créer un compte, observez et surveillez les dialogues, puis identifiez le type de présence adaptée à votre propre stratégie de communication.

Stratégies Facebook

Être accessible sur le Web. Grâce à plus de 300 millions d’utilisateurs actifs, Facebook offre un bel espace de communication sur le Web. Y être présent peut vous rendre accessible aux personnes qui cherchent vos produits à partir de ce canal. Pour créer une relation durable avec vos fans, restez authentiques et veillez à publier un contenu fidèle à votre image d’entreprise et surtout alimentez-le régulièrement. À titre d’exemple, la page Facebook de l’hôtel OPUS offre une réelle valeur ajoutée à ses fans. Elle leur donne un avant-goût de l’expérience de l’hôtel grâce à des photos d’évènements, à des vidéos avec les employés dans les coulisses et aux commentaires d’autres fans.

opus-hotel

Étendre son réseau et créer une relation durable avec ses membres. Recherchez les groupes liés à votre secteur d’activité, identifiez les influenceurs (blogueurs, conférenciers, journalistes, etc.) de votre discipline et proposez-leur de se joindre à votre groupe et de commenter vos discussions. Partagez connaissances et informations susceptibles d’intéresser votre communauté. Publiez tout autre matériel,  comme les articles de blogues, les vidéos, les conférences en ligne, etc. Ces échanges rehaussent la notoriété de l’entreprise et la rendent crédible comme source de renseignement fiable et pertinente.

Augmenter les ventes. Facebook permet de publiciser des produits, des promotions ou des évènements à faibles coûts et à haute diffusion virale. On y trouve des applications pour créer, suivre et mesurer une campagne marketing, en quelques clics, auprès d’un public préalablement ciblé.

Stratégies Twitter

Twitter est un excellent outil de veille et un moyen rapide et simple pour la diffusion de l’information. Voici quelques stratégies de présence.

Promouvoir. Vous pouvez faire la promotion d’un nouveau produit, d’une destination ou d’un évènement et bénéficier de l’effet viral et instantané du retweet. Créez et propagez le buzz et faites des promotions spéciales pour vos «followers».  @rickseaney, le CEO de FareCompare.com avertit  ses «followers» de prix préférentiels sur des vols quelques heures avant leur affichage sur Orbitz et Expedia. Soyez proactifs et n’hésitez pas à répondre aux interrogations de ces utilisateurs susceptibles d’acheter votre produit. Mais évitez de les harceler ou de les spammer. Un autre exemple est celui de @CoffeeGroundz (un café indépendant de Houston) qui illustre l’importance de cette proactivité : après avoir intercepté le tweet d’un follower voulant recevoir un petit déjeuner à domicile, le gérant a saisi cette occasion et a effectivement livré la commande. Depuis ce jour, Coffee Groundz utilise Twitter pour répondre à un nouveau besoin de service de livraison et offre une réelle valeur ajoutée à ses clients.

Service après-vente. Vous pouvez également vous servir de votre compte pour intervenir auprès des clients qui éprouvent des problèmes avec votre produit. Surveillez ce que vos clients disent de vous pour réagir vite aux problèmes et limiter leur ampleur ou renforcer leur choix. @alaskaair est un bon exemple de compagnie qui gère son service à la clientèle en ligne sur Twitter.

Veille et surveillance. Puisez dans la conscience et l’intelligence collectives de Twitter pour vous rapprocher de votre clientèle.  Vous pouvez effectuer de la surveillance sur vos produits en programmant des recherches par mots-clés et trouver des tweets de clients potentiels avant vos concurrents.  Pour une plus grande compréhension, vous pouvez visualiser la vidéo suivante sur la portée de la fonction recherche sur Twitter:

À garder en tête…

  • Les clients parlent de vos produits avec vous (B2C) et entre eux (C2C), alors soyez là où se trouvent vos clients.
  • Peu importe l’utilisation que vous faites de Facebook ou de Twitter, il est important de les intégrer aux canaux de communication déjà existants et de garder une cohérence avec  vos médias traditionnels.
  • Les médias sociaux sont un outil de push et de pull d’information. Il ne s’agit pas d’un monologue mais d’une discussion ouverte, alors n’accaparez pas le temps de parole et apprenez à écouter.
  • Ce qui est écrit dans le Web reste gravé dans le Web. L’instantanéité et le caractère familier des médias sociaux peuvent inciter à des débordements. Gardez en tête que vous parlez au nom de votre entreprise et que vous vous adressez à un très large public.
  • Ce qui est bon pour certaines compagnies ne l’est pas forcément pour d’autres. Ayez une stratégie et des buts clairs et propres à votre entreprise avant de vous lancer.
  • Prévoyez les ressources qui seront allouées à cette nouvelle tâche. Qui devra s’en charger et quel temps seriez-vous prêt à y accorder ?
  • Soyez créatif et alerte quant aux occasions qui peuvent se présenter.
  • Si vous n’êtes pas encore certain de vouloir être présent sur ces plateformes, il serait probablement pertinent d’y réserver tout de même un compte pour éviter que d’autres personnes ne s’en servent à votre insu. Malheureusement, il n’y a pas encore de recours contre ce genre de comportement.

Le précepte Think big, Start small, Move fast n’aura jamais été aussi vrai. La proactivité est de mise, adaptez votre mentalité au «real time Web», où l’information circule en continu et de manière instantanée.

Lire aussi

Sources

Témoignage de Monsieur Antonin Cohen-Adad

Responsable eMarketing chez Autrement, société éditrice Chambres à part, un tout nouveau site qui ambitionne de changer radicalement votre façon de chercher, et de trouver, des hôtels et des chambres d’hôtes différents en France.

Pour le lancement de notre premier projet, Chambres à part, nous avons opté pour deux stratégies différentes sur Facebook et Twitter.

La page Fan Facebook
Facebook est le quatrième site le plus visité au monde. C’est donc un incontournable dans toute stratégie sur les médias sociaux grand public. Mais il ne sert pas qu’à améliorer le trafic sur le site et à créer de la visibilité à peu de frais. C’est aussi un excellent outil pour fédérer une communauté autour de Chambres à part, demander des avis sur des nouveautés, avoir une relation plus humaine et informelle avec les internautes.
⇒    Pourquoi ne pas avoir choisi un groupe Facebook pour Chambres à part?
Le choix entre un groupe et une page Fan n’est pas évident, tant les similitudes sont grandes. Il nous a semblé que la page Fan correspondait mieux aux besoins de Chambres à part, car elle permet de créer davantage de visibilité.
–    Il y a un widget exportable qu’on peut installer sur le blogue ou sur le site.
–    Les mises à jour apparaissent dans le Newsfeed des « Fans ».
De plus, Facebook conseille lui-même aux entreprises de créer des pages Fan, on peut donc espérer des progrès en matière de fonctionnalités.

Le compte Twitter Autrement
En France, Twitter ne compte pas énormément d’utilisateurs actifs. L’outil n’a pas acquis le statut de mainstream au contraire de Facebook. Ce sont surtout les professionnels du Web qui l’utilisent, qu’ils soient dans le journalisme, le webdesign, le emarketing ou…  le etourisme! C’est un excellent outil pour échanger autour de son métier. Nous avons donc décidé d’utiliser Twitter uniquement pour représenter la société Autrement, éditrice de Chambres à part. Si l’outil devient grand public en France, nous n’hésiterons pas à utiliser le compte de Chambres à part.

tableau comparaison facebook twitter

La création de jeux, de concours, d’applications, de vidéos virales ou de tout ce qui pourrait créer un buzz souvent efficace sur ces réseaux est pris en considération pour Chambres à part et constitue assurément un levier très puissant pour générer des résultats rapidement.
Nos débuts encourageants  – 500 fans Facebook et 185 followers Twitter en moins de deux mois d’utilisation – confirment nos premières impressions concernant le potentiel de ces outils.

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Ailleurs dans le monde Technologies Tendances

La réalité augmentée au service de l’expérience client

On l’aura compris, la technologie influe sur le comportement du voyageur et a une incidence directe sur l’expérience touristique. Elle nous expose continuellement à de nouveaux outils et à de nouvelles façons d’opérer. Après le Web 2.0 et les médias sociaux apparaît la réalité augmentée. Bienvenue dans la science-fiction, où le réel se mêle au virtuel, la réalité augmentée arrive à grands pas.

Qu’est-ce que la réalité augmentée?

La réalité augmentée est une innovation technologique émergente qui consiste à superposer des éléments virtuels à des éléments réels. Elle est dite augmentée en ce sens qu’elle «augmente» et enrichit notre environnement physique d’informations virtuelles non perceptibles à l’œil nu, que ce soit sous forme d’images ou de texte, et ce, en temps réel.

Oui, mais encore…

Parmi les outils les plus simples pour expérimenter la réalité augmentée, on trouve les cellulaires intelligents (smartphones), tels que les iPhone, Blackberry ou Android, avec lesquels on peut télécharger des applications, parfois gratuitement.

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Par exemple, l’image ci-dessus représente l’écran d’un  iPhone que l’utilisateur a placé devant lui alors qu’il se trouve au centre-ville de Paris. L’écran lui permet de voir les bâtiments situés en face et quand il active la fonction «réalité augmentée», des informations virtuelles s’ajoutent à son écran de cellulaire. Ici, ce sont les stations de métro les plus proches de son emplacement qui s’affichent. On peut voir à l’écran la station Opéra localisée à 63 mètres. Elle se situe sur la ligne 3 du métro et croise les lignes 7, 8 et le réseau express régional (R.E.R.) A du métro de Paris.

Si l’utilisateur clique sur la station de métro vers laquelle il veut se diriger, une flèche directionnelle s’affiche à l’écran pour l’amener à cette station. Élément important, la direction et les distances sont recalculées en temps réel au fur et à mesure que l’utilisateur se déplace.

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La mise à jour de l’information en temps réel est une caractéristique importante de la réalité augmentée.

La profusion des cellulaires intelligents rend la réalité augmentée de plus en plus accessible au public. Ils représentent déjà plus de 25% des téléphones mobiles vendus aux États-Unis selon NDP Group, et cette tendance ne devrait que s’accentuer à l’échelle mondiale. Les prix à la baisse et l’amélioration des performances techniques de ces nouveaux outils donneront probablement plus d’ampleur à la réalité augmentée au quotidien et surtout lors de voyages.

Réalité augmentée et expérience touristique urbaine

La réalité augmentée améliore indéniablement l’expérience touristique urbaine de plusieurs façons.

picture-7Tout d’abord, par la géolocalisation, l’utilisateur peut trouver les lieux d’intérêt les plus proches de son emplacement. Cette technologie s’applique aux stations de métro – comme décrit plus haut –, aux commerces (arrêts de taxi, restaurants…) ainsi qu’aux différents points d’intérêts de la ville. En effet, des applications de réalité augmentée offrent, par exemple, des fonctions de recherche de restaurants aux alentours. L’utilisateur peut ainsi repérer les établissements les plus proches d’où il se trouve de même que leurs distances respectives. En cliquant sur le restaurant choisi, il a accès à des renseignements complémentaires: menu, évaluation de l’établissement et commentaires des clients. Les images affichées plus bas illustrent le résultat de la recherche.

La page d’information sur le restaurant

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La liste d’évaluation et de commentaires des clients

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Ensuite, la réalité augmentée rend la visite urbaine plus interactive. Elle améliore la visite des villes en affichant des informations virtuelles additionnelles aux renseignements touristiques traditionnels proposés par les destinations. L’utilisation de cette technologie permet aux visiteurs d’accéder de manière interactive et personnalisée aux informations sur les monuments et les bâtiments historiques d’une ville.
Elle vient ainsi agrémenter le patrimoine culturel et historique d’informations virtuelles complémentaires à la visite, en temps réel, et en superposition directe avec son environnement physique.

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Comme le montre l’image ci-dessus, la réalité augmentée peut faire revivre à un voyageur le passé et le présent simultanément. Par exemple, en plaçant son iPhone devant lui, le voyageur en visite au palais du Reichstag peut voir sur son écran de cellulaire intelligent le portail du palais du Reichstag, et ce, à différentes époques (après la Deuxième Guerre mondiale, après la chute du mur de Berlin, etc.). Le visiteur peut ainsi faire défiler les images et obtenir des textes explicatifs sur l’évolution du bâtiment.

La réalité augmentée déclinée en d’autres applications

Plusieurs autres sites touristiques peuvent bénéficier de l’utilisation de la réalité augmentée tels les musées, les parcs d’attractions et les jardins. À titre d’exemple, tout au long d’octobre 2009, le château de Versailles, en France, organise des visites de ses jardins basées sur la réalité augmentée. Pour l’occasion, des iPhones sont mis à la disposition des visiteurs qui souhaitent vivre une visite multimédia. Durant la ballade, un parcours qui passe par les points les plus remarquables des jardins est conseillé au visiteur en fonction de son emplacement. À chaque arrêt, il pourra aussi accéder à des entrevues vidéo avec les conservateurs, les jardiniers et les fontainiers chargés du domaine. Plus encore, l’iPhone reconnaît la position du visiteur et vibre lorsque celui-ci passe devant des statues, des bosquets ou des fontaines qui méritent son attention, lui permettant ainsi d’écouter les explications d’un conservateur sur le sujet.

La réalité augmentée peut aussi être très utile lors de visites de lieux partiellement détruits ou endommagés, car la possibilité de reconstituer et de superposer virtuellement la partie détériorée au lieu physique complète et enrichit la visite.

L’image ci-dessous représente par exemple l’utilisation de l’application wikitude qui reconstruit les tours jumelles du World Trade Center à New York. On les voit sur l’écran du cellulaire bien qu’elles ne soient pas là réellement.

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Lorsque le concept de réalité augmentée est poussé encore plus loin, on parle de reconnaissance d’objets ou d’individus. Dans le cas de reconnaissance faciale, il s’agit d’identité augmentée (Augmented ID), où la réalité augmentée permet aux utilisateurs d’avoir une identité numérique. Ainsi, lorsqu’une personne passe son téléphone intelligent en face d’individus, celui-ci les reconnaît et télécharge les informations qu’ils veulent bien partager virtuellement comme leur nom, leurs coordonnées, leur statut Facebook, leurs tweets, etc.
La vidéo suivante illustre parfaitement ce concept:

Par son potentiel d’interaction, la réalité augmentée intéresse de plus en plus les gestionnaires, les annonceurs et les diffuseurs de contenus. Certes, elle s’adresse encore à un marché de niche et elle demeure embryonnaire, mais la rapidité du développement technologique et la guerre des prix que commencent à se livrer les fournisseurs de téléphones intelligents favoriseront probablement son expansion. Les gestionnaires touristiques devraient aussi y être attentifs et étudier les possibilités de son introduction dans leur offre touristique. Pensez à comment faciliter, enrichir et introduire une saveur futuriste aux expériences de voyage en mêlant réalité et virtualité…
Quelques vidéos complémentaires pour mieux comprendre le phénomène:

Sources:

–  Blogue de Fred Cavazza. «Réalité augmentée, la revanche de l’Europe sur le Mobile 2.0», 23 septembre 2009. http://www.fredcavazza.net/
–  Daniel A. Guttentag. «Virtual reality. Applications and implications for tourism», Tourism Management 2009.
–  Electronista. «Smartphones climb to 28% of US cellphones», 20 août 2009. (http://www.electronista.com/articles/09/08/20/npd.smartphone.split/)
–   http://versailleslab.culturemobile.net
–  Marshall Kirkpatrick. «Augmented Reality: Here’s Our Wishlist of Apps, What’s On Yours?», 25 juin 2009. http://www.readwriteweb.com/archives/augmented_reality_heres_our_wishlist_of_apps_whats.php.
–   «Visite culturelle et TIC Le numérique au service de la visite touristique et culturelle», ATOUT France, septembre 2009.

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Ailleurs dans le monde Technologies

Les facteurs de succès d’un blogue et d’un forum: étude de cas d’un DMO du Tyrol

Des chercheurs de l’Université de Bolzano en Italie ont effectué une analyse comparative des facteurs de succès d’un blogue et d’un forum de discussion à partir des observations faites sur les sites Web d’un DMO, celui du Tyrol du Sud en Italie. Voici les principales conclusions de ces recherches présentées à l’occasion de l’événement Advances for Marketing Tourism Conference qui s’est déroulé à Bournemouth en septembre dernier.

Contexte de la recherche

L’étude menée par Serena Volo et Linda Osti a été effectuée à partir de deux différents sites Web, un blogue et un forum de discussion. Le site DMO (organisation de gestion de la destination) du Tyrol du Sud possède un blogue pour sa clientèle. Celui-ci apparaît uniquement dans une version C2C, soit une communication limitée entre les consommateurs, sans intervention de l’organisation.

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Les chercheurs ont analysé 105 contributions à ce blogue, incluant les photos, sur une période comprise entre 2006 et 2008. Les sujets abordés par les blogueurs variaient de la description détaillée de leur voyage à des demandes pour des suggestions d’hébergement ou de restaurants. Le profil des gens ayant contribué à un tel blogue est très diversifié, allant de jeunes adultes à de grands-parents. Les trois quarts des blogueurs étaient des visiteurs «répétitifs» de la destination. Quant au forum de discussion «On-Ice», dédié aux sports d’aventure en montagne et aux excursions touristiques, il est hébergé sur un site Web indépendant.

Voici quelques conclusions de l’analyse du forum de discussion et du blogue du DMO du Tyrol du Sud:

  • Le blogue et le forum de discussion sont deux outils marketing intéressants pour les DMO mais les forums apparaissent plus risqués.
  • Les blogues et les forums comportent chacun leurs propres bénéfices. S’ils sont bien exploités, ils peuvent servir les intérêts des DMO et des participants de manière complémentaire.
  • Les chercheurs ont remarqué que le blogue contient parfois une trop grande variété de sujets de communication animés par divers utilisateurs qui demandent et s’échangent de l’information. Ce faisant, le blogue prend alors les allures d’un forum et ne répond plus aux objectifs recherchés au départ.
  • Si un DMO adopte la stratégie de proposer les deux outils aux internautes, il s’assure de combler de façon plus pointue les différents besoins des deux groupes. De plus, il s’agit pour le DMO d’une occasion de récolter davantage d’informations personnalisées et d’en apprendre plus sur les expériences et les comportements passés et potentiels des touristes pour ainsi adapter les stratégies marketing. De plus, un lien vers la page Facebook ou Twitter du DMO pourrait être créé afin d’élargir la portée des outils à la communauté virtuelle.

Facteurs de succès pour un blogue et un forum

Les chercheurs ont également déterminé les principaux facteurs de succès caractérisant chacune des communautés virtuelles. Les  critères établis dans le forum «On-Ice» sont les suivants:

  1. La simplicité de la navigation sur le site et de la création de nouveaux sujets. S’il s’avère ardu de trouver l’information, l’internaute ira sur un autre site.
  2. La fiabilité de l’information qui est publiée et l’intégrité des participants.
  3. La contribution à de nouveaux sujets de discussion par un grand nombre d’utilisateurs.
  4. La qualité du mode d’expression. Un lieu d’échange respectueux des autres membres au sein d’un environnement aussi interactif qu’un forum constitue un facteur important.
  5. La dimension territoriale et l’homogénéité. Dans le cas d’un forum régional comme «On-Ice», la majorité des utilisateurs proviennent du nord de l’Italie et partagent les mêmes styles de vie. Les sujets soulevés sont habituellement en lien avec de courts séjours dans cette région. C’est cette homogénéité entre les participants et les thématiques abordées qui s’avère un facteur de succès de ce forum.
  6. La création d’une communauté qui n’est pas seulement virtuelle, mais aussi réelle. Dans les forums, la possibilité de rencontrer les personnes dans la vraie vie constitue un point important pour les participants.

Quant aux facteurs de succès liés aux blogues, ils sont sensiblement les mêmes que ceux établis pour les forums. Des différences ont été observées en ce qui a trait à la simplicité de navigation qui semble moins importante dans le cas des blogues.

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Améliorer la portée marketing des communautés virtuelles

Les chercheurs ont noté que l’utilité de l’information obtenue par le biais des forums et des blogues est malheureusement souvent limitée par le fait qu’elle ne peut être associée à d’autres informations de nature sociodémographique. Ce sont ces dernières qui agissent à titre d’indicateurs prévisionnels du comportement de la clientèle. Les gestionnaires gagneraient à colliger, sur une base régulière, les données sociodémographiques des utilisateurs de leurs communautés virtuelles. Cette étape franchie, leur profil peut être lié à leur entrée sur le blogue ou sur le forum, augmentant ainsi la pertinence marketing des informations recueillies à propos de la clientèle pour les DMO.

Par contre, en demandant de telles informations personnelles, on doit s’attendre à des changements importants en ce qui a trait au comportement des utilisateurs, à savoir qui participera et comment ils le feront. Il faut garder à l’esprit ce compromis avant d’amorcer un tel processus de collecte de données.

Certaines avenues existent néanmoins pour motiver les utilisateurs et les inciter à fournir des informations personnelles avant de publier un contenu sur le blogue ou le forum. Par exemple, le site Web de l’office de tourisme du Tyrol du Sud a lancé un concours pour la meilleure intervention sur le blogue du DMO. Il s’agit d’une stratégie qui peut être efficace mais qui crée inévitablement un biais sur la spontanéité naturelle des contenus publiés.

Sources:

– Volo, Serena et Linda Osti. «User generated content: an investigation of success factors for blogs and forums», Advances for Marketing Tourism Conference, tenue à Bournemouth du 7 au 9 septembre 2009.

– Forum du Tyrol du Sud
Blogue du Tyrol du Sud

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Technologies

Crowdsourcing: des exemples

Besoin d’aide? Demandez aux internautes de faire l’essai de votre nouveau produit, de l’évaluer, de trouver des solutions à vos problèmes. Aujourd’hui, l’internaute se fait designer, scientifique, critique et bien plus. Pour faire suite au texte Le crowdsourcing, un phénomène émergent, voici divers exemples, dont un regard inspirant dans d’autres secteurs d’activités.

Pourquoi l’internaute s’y adonne-t-il avec autant d’enthousiasme?

Les gratifications de l’internaute qui partage son savoir-faire, ses connaissances ou ses idées sont multiples. Grâce à sa participation, il peut être propulsé au rang des célébrités, gagner un montant d’argent parfois substantiel, obtenir la reconnaissance d’un milieu, voir le résultat de son travail dans la rue ou dans son quotidien, bénéficier d’une gratuité ou d’une récompense, avoir une porte d’entrée pour un emploi ou encore retirer la satisfaction personnelle d’avoir su relever un défi, aidé des gens, fait avancer une cause ou émis son opinion.

On s’arrache le génie créateur des internautes

Chez Threadless, une compagnie de tee-shirt de Chicago, les processus de design et d’approbation sont remis entièrement aux internautes, amateurs et professionnels. Chaque semaine, elle publie sur son site les modèles proposés. Les quatre ou six modèles ayant obtenu la meilleure cote sont mis en production à condition qu’il y ait assez de clients qui se soient engagés à acheter le tee-shirt. Donc, pas d’équipes de designers à embaucher, les risques sont réduits, car les préventes assurent la rentabilité de la production et les clients disposent d’un grand choix. Les designers des modèles retenus reçoivent 2000$ USD et autres récompenses, leur nom apparaît sur l’étiquette du tee-shirt et ils peuvent s’enorgueillir de voir leur création portée par les gens.

Crowdsourcing-GuardianLe journal Guardian de Londres a demandé à ses lecteurs de passer au peigne fin 700 000 documents rendus publics pour y déceler les dépenses scandaleuses des 646 membres du Parlement. À l’aide d’outils mis à sa disposition, le public peut classer et coter les reçus. Un tableau de bord indique l’évolution du traitement, les personnes ayant traité le plus de documents, celles qui ont trouvé les éléments les plus intéressants, et des compteurs présentent les dépenses des différents partis et le «best of» des découvertes.

Crowdsourcing-Postcode-lotteryÀ Amsterdam, le Postcode Lottery Green Challenge invite le public à trouver des façons novatrices de réduire la production des gaz à effet de serre et à développer des produits verts. Le grand gagnant bénéficie de 500 000 euros pour mettre à exécution son idée, de l’accompagnement d’un expert et d’une liste initiale de clients. Deux autres gagnants reçoivent 100 000 euros chacun.

Du côté de l’industrie touristique

Basé à Madrid et spécialisé dans les voyages d’aventure (Espagne, France, Italie, Suisse, Suède, Maroc et Népal), YokmoK invite ses clients à participer au développement de nouveaux produits. Une fois les recherches complétées pour l’établissement d’un nouvel itinéraire, l’équipe de YokmoK les convie à explorer le terrain avec elle pour finaliser le produit avant de l’offrir au public. En échange de leur participation, les clients ont droit à une réduction sur le prix du voyage et à une expérience exclusive. Les dirigeants comptent proposer un voyage exploratoire tous les 12 à 18 mois.

Airbus lançait à l’automne 2008 le concours «Fly your ideas», doté d’une récompense de 30 000 euros, pour trouver des idées créatives permettant de contribuer au développement futur de l’aviation et de réduire son impact sur l’environnement. Pas moins de 2365 étudiants provenant de 82 pays ont formé 225 équipes. Les cinq finalistes retenus ont présenté leur concept au Salon du Bourget à Paris en juin dernier à un jury composé de cinq experts indépendants de renommée internationale et de cinq représentants d’Airbus.

Spécialiste du divertissement digital et des solutions Internet pour le milieu hôtelier, iBAHN a lancé une campagne en ligne, Our Hotel Room, dans le but de créer collectivement les services et les technologies que les clients souhaiteraient dans une chambre d’hôtel. Plus de 1000 participants y sont allés de leurs suggestions et ont voté pour leurs services préférés.

Le KLM Bluelab Agent se veut un laboratoire virtuel, où les agents de voyages peuvent exprimer leurs souhaits et leurs idées pour améliorer les services du transporteur.

La fondation suisse New7Wonders qui avait organisé un concours pour choisir les sept «nouvelles» merveilles du monde a repris du service pour lancer cette fois celui des sept merveilles de la nature. Les internautes peuvent voter jusqu’en 2011.

Il est aussi de plus en plus courant qu’un hôtelier fasse appel à ses clients pour publier sur son site leurs commentaires, photos ou vidéos. Certains hôteliers leur prêtent même une caméra vidéo pour qu’ils saisissent les bons moments de leur séjour ou passent par le biais des enfants pour recueillir leurs souvenirs.

Des sites qui permettent aux internautes et aux entreprises de se rencontrer

Chez InnoCentive, on oublie la notion du chercheur ecrowdsourcing-ideaconnectionn sarrau blanc dans son laboratoire. Initialement lancé en 2001 pour trouver des solutions pharmaceutiques, ce site réunit aujourd’hui de grandes entreprises et un bassin de gens de tous horizons (scientifiques, amateurs et passionnés). La rémunération peut atteindre 100 000 dollars USD. Ed Melcarek, un scientifique de 57 ans, a gagné 25 000 dollars USD en aidant Colgate-Palmolive à trouver une nouvelle façon d’injecter de la poudre fluorée dans un tube de dentifrice. Pour lui, c’était un jeu d’enfant alors que l’équipe de recherche et développement de l’entreprise n’y arrivait pas.

De grandes compagnies telles que Boeing, DuPont, Procter & Gamble soumettent leurs problèmes à ce type de réseaux externes qui regroupent des milliers de «chercheurs» potentiels prêts à collaborer. Ce qui fait la force de ces réseaux, c’est leur diversité intellectuelle et leur capacité de mettre en relation un bassin de connaissances, d’information et d’expériences.

Il existe une multitude de sites où entreprises et internautes désireux d’échanger peuvent se rencontrer. En voici quelques exemples: YourEncore, RedesignMe.com, ideaconnection, IdeaCrossing, InnovationExchange, Big Idea Group.

Comme on peut le constater, les avenues sont multiples. Vous manquez d’imagination? Voilà une bonne occasion de faire appel aux internautes!

Sources:
– Boutin, Paul. «Crowdsourcing: Consumers as Creators», BusinessWeek, 13 juillet 2006, [www.businessweek.com/print/innovate/content/jul2006/id20060713_755844.htm].
– Cornell University. «Hotel guest community collaborates online to develop next generation room», 3 avril 2009, [www.hotelschool.cornell.edu/research/chr/news/newsroom/item-details.html?id=4040749].
– Frechette, Zach. «Crowdsourcing the British MP Expense Scandal», GOOD, 22 juin 2009, [www.good.is/post/crowdsourcing-the-british-mp-expense-scandal/], [mps-expenses.guardian.co.uk/].
– Guillaud, Hubert. «La montée du “crowdsourcing”», InternetActu.net,  1er juin 2006, [www.internetactu.net/2006/06/01/la-montee-du-crowdsourcing/].
– Hepher, Tim. «Visionary or plane crazy? Airbus contest to decide», Reuters.com, 7 mai 2009, [www.reuters.com/article/lifestyleMolt/idUSTRE54653920090507?feedType=RSS&feedName=lifestyleMolt], [www.airbus-fyi.com/].
– Howe, Jeff. «The Rise of Crowdsourcing», WiredMagazine, juin 2006, [www.wired.com/wired/archive/14.06/crowds.html].
– Johnson, Emma. «Crowdsourcing: Free Problem-Solving for Your Biz», 25 février 2009, [www.entrepreneur.com/marketing/article200350.html].
– Mackenzie, Josiah. «5 Examples of Guestsourcing in Action », 26 juin 2009, [www.hotelmarketingstrategies.com/5-examples-of-guestsourcing/].
– Presse canadienne. «Sept merveilles de la nature – La baie de Fundy toujours en lice», La Presse, 25 juillet 2009.
– Springwise. «Travel company invites clients on planning trips», 4 mars 2009,
[springwise.com/tourism_travel/yokmok/].
– Springwise. «Consumers get paid for input on new products», 29 juillet 2008, [springwise.com/style_design/consumers_get_paid_for_input_o/].

Sites Internet:
– BIG – Big Idea Group [www.bigideagroup.net/].
– Ideaconnnection [www.ideaconnection.com/].
– Idea Crossing [www.ideacrossing.com/].
– InnoCentive [www.innocentive.com/].
– Innovation Exchange [innovation-exchange.org/].
– New7Wonders [www.new7wonders.org/].
– Postcode Lottery – Green challenge [www.greenchallenge.info/].
– Redesignme.com [www.redesignme.com/].
– Site d’exemples de crowdsourcing [crowdsourcingexamples.pbworks.com/], [www.openinnovators.net/list-open-innovation-crowdsourcing-examples/].
– Threadless [www.threadless.com/].
– Yomok [www.yokmok.com/exploratory-trips.html].
– Your Encore [www.yourencore.com/] .