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Faits et chiffres Marchés géographiques

États de proximité et États éloignés: deux profils distingués

Les visiteurs américains au Québec provenant des États éloignés représentent 53% du volume total mais 64% des dépenses touristiques. Quelque 43% d’entre eux visitent le Québec en voiture et les villes de Québec et Montréal reçoivent pratiquement le même pourcentage de voyageurs. Au cours des dernières années, la diminution du nombre de touristes provenant des États de proximité est comparable à celle des visiteurs provenant des États éloignés. Cette analyse compare l’évolution du nombre de touristes de ces deux segments de clientèle ainsi que leur profil et comportement de voyage respectif.

Les États de proximité regroupent ceux qui permettent d’accéder au Québec en six heures de route ou moins, soit New York, New Hampshire, Maine, Vermont, Connecticut et Massachusetts. Le reste des États-Unis est comptabilisé dans le segment «États éloignés».

Un nombre comparable de visites-provinces pour chacun des segments

En 2008, les Américains habitant les États de proximité, New York au premier rang, réalisent 47% des visites-provinces d’une nuit et plus au Québec. Notez les proportions variables de touristes d’affaires, d’agrément et en visite chez des parents ou des amis (graphique 1). Les visiteurs en provenance du Maine ne viennent pratiquement que par agrément, alors que seuls les États de New York et du Massachusetts comptent une proportion notable de touristes d’affaires (14% et 10% respectivement). C’est plutôt parmi les États éloignés que l’on compte une plus forte proportion de voyageurs d’affaires. Quelque 41% des touristes en provenance de l’Illinois viennent au Québec par affaires, 35% dans le cas du Texas, 24% dans le cas de la Californie, 20% dans le cas du New Jersey et 31% dans le cas des autres États (ceux non listés dans le graphique).

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La baisse d’achalandage décortiquée

Depuis quelques années, le Québec et le Canada connaissent une diminution importante de l’achalandage touristique américain. Cette baisse est attribuable tant aux États de proximité qu’à ceux éloignés, soit 26% de 2004 à 2008 pour ces deux segments (graphique 2).

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D’année en année, les variations du tourisme d’affaires ne sont pas constantes, en particulier pour les États éloignés. De 2006 à 2007, ces États ont enregistré une baisse importante de 15% (graphique 3). Pour le tourisme d’agrément, les variations sont plus régulières, tant pour les marchés éloignés que pour ceux de proximité (graphique 4). Les baisses sont similaires, sauf pour l’année 2005, où la diminution a été moins marquée pour les États éloignés.

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De 2004 à 2008, si tous les marchés connaissent une baisse, celle-ci varie considérablement d’un État à l’autre (graphique 5). La diminution de 16% des visiteurs en provenance de New York n’est peut-être pas la plus spectaculaire, mais rappelons qu’il s’agit du premier État émetteur.  La Californie et la Floride enregistrent les baisses les moins importantes, et le Maine, la plus prodigieuse. La diminution de 33% attribuable aux autres États modifie grandement la situation globale, puisqu’ils comptent pour 29% des visites-provinces en 2008.

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Deux comportements de voyage différents

Les graphiques 6 à 9 présentent des éléments du comportement des voyageurs américains au Québec en 2008, toujours en comparant les États de proximité avec les États éloignés. Rappelons que ces segments représentent un poids relatif similaire en matière de visite-provinces.
Évidemment, les touristes des États de proximité visitent davantage le Québec en automobile qu’en avion, mais il est étonnant de remarquer la proportion importante de visiteurs des États éloignés qui utilisent tout de même l’automobile (43%).

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Les visiteurs des États éloignés fréquentent les hôtels dans une proportion plus grande que les visiteurs des États de proximité. Ces derniers séjournent plus fréquemment au domicile de parents ou d’amis.

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On remarque des écarts considérables lorsque l’on compare les régions visitées par les touristes américains selon leur État d’origine. Si une proportion semblable visite Montréal, les touristes des États éloignés sont plus nombreux à se rendre à Québec et dans les Laurentides que les touristes des États de proximité.

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Dans le cas des deux segments, environ 20% des touristes voyagent avec des enfants, et le tiers viennent en couple. Quelque 38% des visites-provinces des résidants d’États éloignés se font en groupes d’adultes (3 ou plus) contre seulement 28% pour ceux des États de proximité. Ces derniers voyagent seuls dans 12% des cas, et cette proportion est de 9% pour les visiteurs éloignés.

La répartition des voyageurs selon leur âge est similaire pour les deux segments, à l’exception des individus âgés de 20 à 34 ans qui représentent 20% des visiteurs des États de proximité, mais seulement 10% de ceux venant d’États éloignés. Les jeunes de moins de 20 ans représentent 16% des voyageurs, et les individus de 35 à 54 ans, 39% des voyageurs provenant des États de proximité et 42% des États éloignés. Les visiteurs de ces derniers États comptent un peu plus d’individus âgés de 55 à 64 ans (19% contre 14%), alors que les proportions sont semblables pour les individus de 65 ans et plus (11% et 12%).

La majorité des voyageurs américains visitent le Québec pour une durée de trois nuitées ou moins, mais la proportion de visiteurs des États éloignés ayant prolongé leur séjour au-delà de quatre nuitées s’avère plus importante.

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Même si le nombre de visiteurs de chacun de ces deux segments et leur décroissance globale au cours des dernières années sont sensiblement comparables, il n’en demeure pas moins que les touristes des États éloignés génèrent plus de recettes touristiques au Québec que ceux des États rapprochés. Non seulement la durée de séjour est généralement plus longue (moyenne de 4,1 nuitées par rapport à 3,1, tous buts de voyage confondus), mais les dépenses moyennes par nuitée sont également plus élevées (177$ par rapport à 151$). En multipliant le nombre de visiteurs par les dépenses moyennes par séjour, on obtient la répartition suivante:

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Les États éloignés sont peut-être moins faciles à attirer, mais leur poids relatif ne laisse pas de doute quant à la pertinence de leur accorder une juste part des budgets de promotion.

Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2004-2008.

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Segments de clientèles

L’Espagne est la vedette de l’année! Profil des voyageurs d’outre-mer au Québec en 2008

Le marché américain affichant de piètres rendements, le Québec mise de plus en plus sur les pays d’outre-mer pour combler son déficit touristique. Bien que la France demeure une valeur sûre, certains marchés sont surprenants par leur vigueur. En 2008, les projecteurs se tournent du côté de l’Espagne qui montre des signes d’affinités évidents avec le Québec alors que son volume a plus que quadruplé depuis 2004!

La présente analyse s’appuie sur des données qui proviennent d’un traitement spécial effectué à partir de l’Enquête sur les voyages internationaux de Statistique Canada.

La répartition des touristes d’outre-mer

Le Québec a accueilli 1 256 000 touristes en provenance d’autres pays que les États-Unis en 2008 (graphique 1). Heureusement, le segment outre-mer se porte plutôt bien; le Québec enregistre une hausse de plus de 25% par rapport à l’année 2004. La France constitue toujours le principal marché (341 000 visites, soit 27% du volume total).

Fait intéressant, le marché espagnol (pointe grise en retrait) est passé, en quatre ans, du 11e au 6e rang parmi les principaux marchés outre-mer au Québec. Environ 43 000 Espagnols sont venus dans la province en 2008. C’est d’ailleurs le Québec qui en profite le plus à l’échelle canadienne, puisqu’il accapare maintenant la moitié du volume touristique canadien.

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La répartition de la clientèle touristique selon le but de voyage se répartit comme suit:

  • 665 000 touristes d’agrément (+23% par rapport à 2004),
  • 337 000 touristes en visite de parents et d’amis (+40% par rapport à 2004),
  • 233 000 touristes d’affaires (+5% par rapport à 2004).

Les voyages de type personnel, par exemple pour des raisons de santé, n’ont pas été pris en compte. Selon les données, c’est le segment des visites de parents et d’amis qui explique la plus grosse partie de la croissance depuis 2004.

Les marchés latins s’enflamment!

Il est très intéressant d’observer l’évolution des marchés d’outre-mer sur une période de quatre ans. Au cours des dernières années, le Québec a particulièrement bien tiré son épingle du jeu auprès des marchés d’origine latine, notamment la France, le Mexique, l’Italie et l’Espagne. Les quatre affichent en 2008 une croissance supérieure à 30% par rapport à 2004 (graphique 2). L’Australie montre aussi une augmentation significative de 26%. Par contre, certains marchés stagnent ou ont récemment régressé. C’est le cas du Royaume-Uni, de la Belgique, du Japon, de la Corée du Sud et, étonnamment, de la Chine!

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Montréal frôle le cap du million

Les gains réalisés auprès de la clientèle d’outre-mer se répartissent de façon quelque peu inégale entre les régions touristiques du Québec (graphique 3). Toutes proportions gardées, l’Outaouais, Lanaudière, Laval, les Laurentides et Montréal affichent les meilleurs taux de croissance par rapport à l’année 2004. La région de la métropole accueille près d’un million de touristes d’outre-mer, soit 171 000 de plus qu’il y a quatre ans. Les régions du SaguenayLac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent, de la Mauricie, de la Gaspésie, de Chaudière-Appalaches, de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue ont toutes enregistré des baisses en 2008 par rapport à 2004.

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Les activités pratiquées

Les activités culturelles telles que la visite de sites historiques, de musées et de galeries d’art figurent parmi les attraits les plus populaires auprès de la majorité des clientèles d’outre-mer, particulièrement auprès des Australiens et des Néerlandais (graphique 4). Les Britanniques sont ceux qui fréquentent le plus les bars et les boîtes de nuit, alors que les Japonais apprécient davantage que les autres la visite des parcs naturels. Autre fait intéressant, près de 20 000 Mexicains sont allés à un casino lors de leur passage au Québec. Par ailleurs, le caractère latin des Italiens et des Mexicains se traduit par une importante participation aux festivals et aux foires.

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Le choix des modes d’hébergement évolue

Environ la moitié des voyageurs d’agrément d’outre-mer sélectionne l’hôtel comme unique mode d’hébergement (tableau 1): une croissance importante par rapport à 2004 (43,9%). Cette clientèle opte d’ailleurs de moins en moins pour une combinaison de trois types d’hébergement ou plus. Ceux qui visitent des parents ou des amis se rendent moins à l’hôtel qu’en 2004; désormais, ils demeurent uniquement au domicile de leurs proches (55,6%). Quant à elle, la clientèle d’affaires reste fidèle à l’hôtel (73,3%), mais est plus encline qu’avant (6,1%) à sélectionner des combinaisons de deux types d’hébergement.

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La répartition trimestrielle

On remarque des comportements de voyages très distincts d’une clientèle à l’autre lorsqu’il est temps de choisir la période de voyage au Québec. Par exemple, les Japonais (en gris) sont les seuls à venir en plus grand nombre au cours du trimestre d’automne. Il s’agit d’un inversement de situation pour ce marché, alors qu’en 2005 ils étaient deux fois plus nombreux à voyager au Québec à l’été plutôt qu’à l’automne. Le Mexique constitue un marché fort important au deuxième trimestre, surpassant même le marché britannique. Les voyages des Mexicains au printemps ont d’ailleurs doublé comparativement à l’année 2005. Par ailleurs, il reste beaucoup de travail à faire si l’on souhaite attirer les Italiens et les Espagnols qui sont à peu près absents pour le moment en hiver au Québec.

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En ce qui a trait au principal marché d’outre-mer, c’est d’abord à l’été que les Français (159 000 visiteurs) viennent au Québec (graphique 6). Le premier trimestre continue de donner des résultats intéressants, puisque les Français sont désormais plus de 52 000 à voyager au Québec en hiver. Il s’agit d’une hausse de 30% par rapport à l’hiver 2005.

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Une durée de séjour qui raccourcit

Pour conclure, voici quelques renseignements complémentaires qui permettent de comparer certains éléments du profil touristique des trois catégories de clientèle, selon leur motivation de voyage.

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Il semble que les clientèles d’agrément séjournent de moins en moins longtemps, puisque la durée moyenne du voyage se situe à 9,39 nuitées en 2008, comparativement à 11,09 en 2005. Les touristes en visite chez des parents ou et des amis ont aussi réduit pour la première fois leur moyenne de séjour sous les 13 nuitées, soit une nuitée de moins par visiteur que l’an passé. Quant aux dépenses moyennes par visite d’agrément, elles sont en hausse par rapport à 2006 et à 2007, rejoignant à peu près la moyenne observée en 2004.
Source:
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2008.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Le tout inclus urbain

Ce n’est pas parce l’économie souffre que plus personne ne recherche le confort… Partant de cette prémisse, un nouvel hôtel-boutique, le Quincy Hotel, a récemment ouvert ses portes à Singapour. La singularité de l’établissement, stratégiquement situé au cœur du centre-ville, tient à sa formule tout inclus. Plutôt original pour un établissement urbain visant la clientèle d’affaires!

Le prix de la location d’une chambre inclut pratiquement tout. Une limousine vient chercher le client à son arrivée à l’aéroport et celle-ci est dotée d’une connexion Internet sans fil. Sont également inclus trois repas par jour ainsi que les cocktails entre 18h et 20h. Il n’y a pas à se gêner avec le minibar, qui est réapprovisionné chaque jour. Toutes les chambres comprennent un grand lit de première qualité, un bain à remous, une douche, Internet et un rangement de sécurité. L’hôtel règle même la facture pour le nettoyage de deux vêtements par chambre,  par jour. À 150 USD par nuit, c’est du service !!! Depuis son ouverture en mars dernier, son taux d’occupation est d’environ 76%.

La formule tout inclus en ville, y avons-nous pensé?

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Source:
–    Kollau, Raymond. «All-inclusive boutique biz hotel opens in Singapore», [www.springwise.com], 27 mai 2009.
–    www.quincy.com.sg

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Faits et chiffres Marchés géographiques

2007, un grand cru pour le marché américain à l’international… mais pas pour le Québec

Au rythme où s’accumulent les récentes nouvelles économiques ayant une incidence sur les performances touristiques, les résultats de l’année 2007 nous semblent déjà loin derrière. Ce sont des baisses substantielles en ce qui a trait aux excursionnistes d’agrément et aux touristes en visite chez des parents et des amis qui ont particulièrement miné les résultats du Québec sur ce marché. Voici un portrait statistique détaillé des voyages des Américains au Québec.

Rappelons-nous que l’économie américaine se portait plutôt bien cette année-là et que les Américains enregistraient un nombre record de plus de 64 millions de déplacements à l’international (voir graphique 1).

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Une année à oublier

C’est un sombre tableau qui ressort de l’année 2007 et de la performance touristique du marché américain au Québec (tableau 1). Deux seuils symboliques que l’on n’avait pas observés depuis longtemps ont malheureusement été franchis. D’une part, le nombre de touristes est passé sous la barre des deux millions. D’autre part, le nombre d’excursionnistes est en chute libre; il est nettement sous le cap du million désormais. Les baisses les plus importantes par rapport à 2006 se sont fait sentir du côté des excursionnistes en visite d’agrément (-18%) et des touristes en voyage chez des parents et des amis (-19%).

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On s’en doutait déjà depuis quelque temps, puisque tous les indicateurs pointaient dans cette direction avec les chiffres des entrées aux frontières qui affichaient une baisse continuelle. Plusieurs raisons expliquent cette baisse marquée de l’intérêt de nos voisins du sud à visiter le Québec. Nous vous invitons à lire une précédente analyse du RVT qui fait le point sur tous les facteurs structurels qui sous-tendent cette tendance regrettable. (Lire aussi: Ces Américains qui ne nous aiment plus).

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En analysant plus en détail la provenance des touristes selon leur motif de voyage et leur État d’origine, on constate une évolution inégale pour les différents marchés (graphique 2). Par exemple,  la Floride a presque rejoint le Maine en matière d’importance de volume touristique. En 2007, le Québec a accueilli plus de 100 000 touristes floridiens, soit seulement 6 000 de moins que le Maine. En 2005, l’écart du

volume touristique entre ces deux États était de plus de 50 000. Les chiffres encerclés représentent la variation par rapport à l’année précédente. Mentionnons aussi l’apport non négligeable de la Californie qui, avec 24 000 touristes, constitue le deuxième marché d’affaires en importance derrière l’État de New York (40 000).

Répartition des excursionnistes

Au cours des dernières années, le Québec n’a cessé de voir le nombre d’excursionnistes américains chuter. En effet, en comparant les résultats de l’année 2007 avec ceux de 2005, on constate que ce sont 312 000 visiteurs quotidiens de moins, soit une énorme baisse de 26%. Toutefois, la répartition géographique de ces visiteurs demeure à peu près inchangée alors que le Vermont, avec ses 885 000 excursionnistes, compose environ 50% de la clientèle d’excursionnistes (graphique 3). C’est l’État de New York qui a subi la plus forte baisse depuis 2003. Des 351 000 New Yorkais qui ont fait une excursion au Québec cette année-là, il en restait à peine la moitié (175 000) en 2007.

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L’enquête réalisée auprès des touristes américains révèle qu’ils s’adonnent avant tout à la visite des sites historiques, suivie de celle des musées et des galeries d’art lorsqu’ils visitent le Québec (graphique 4). Les sites historiques sont surtout prisés par les marchés éloignés comme la Floride, la Californie et le Texas. Les Américains en provenance du New Jersey et de la Pennsylvanie semblent apprécier particulièrement les divertissements nocturnes. Mentionnons également la présence d’un bassin de skieurs intéressant issu des États de la Pennsylvanie et du New Jersey.

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Les destinations régionales

Pour mesurer le tourisme dans les régions du Québec, nous avons regroupé tous les buts de voyage et inclus les excursions (même jour) des voyageurs américains (graphique 5). Près de 1,3 million de voyageurs ont déclaré avoir visité Montréal durant leur séjour au Québec en 2007. Il est intéressant de remarquer qu’en dépit de son éloignement, la région touristique de l’Abitibi-Témiscamingue parvient à tirer son épingle du jeu avec plus de 30 000 visiteurs des États-Unis, notamment grâce à son offre de grande nature et à son produit de chasse et pêche.

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L’âge des touristes américains qui visitent le Québec varie quelque peu selon leur État de provenance (graphique 6). Une importante proportion, environ le tiers, de jeunes (moins de 35 ans) composent les touristes issus des marchés de New York et du Massachusetts. À l’opposé, une grande partie de la clientèle américaine provenant de la Floride (49%) et du Maine (43%) est âgée de 55 ans et plus.

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Pour conclure, voici quelques renseignements complémentaires qui permettent de comparer certains éléments du profil touristique des voyageurs d’agrément selon l’année de référence.

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Sur le plan de la durée moyenne des voyages, on a perdu une grande partie des gains réalisés en 2006. Par contre, tant les dépenses moyennes par visite que celles par jour ont connu une appréciation en 2007 par rapport à l’année précédente, sans toutefois atteindre le niveau de 2004.

L’année 2007 représente probablement le meilleur reflet des difficultés éprouvées par l’ensemble du pays vis-à-vis des touristes américains. Ces derniers ont voyagé plus que jamais à l’étranger; pourtant, la performance du Québec s’est avérée très décevante, et la glissade se poursuit.«

Sources:
– Office of Travel and Tourism Industries 2007. «United States Resident Travel Abroad» [http://tinet.ita.doc.gov/outreachpages/download_data_table/2007_US_Travel_Abroad.pdf].
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2003-2007.

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Enjeux Faits et chiffres Gestion Tendances

Rien ne va plus… tour d’horizon de la situation

Les temps sont durs, particulièrement pour nos voisins du Sud. On le sait, on l’entend tous les jours… Dans l’industrie touristique, comment se traduit ce marasme? Plusieurs experts se sont penchés sur la question et y vont de leurs prévisions. Bien qu’elles puissent changer rapidement, au gré des aléas de l’économie, nous vous en présentons quelques-unes.

La dégringolade malgré des hausses

L’année 2008 a pourtant bien débuté. Les indicateurs étaient pratiquement tous à la hausse, puis la demande a commencé à s’effriter, surtout à cause de l’augmentation fulgurante du prix du pétrole, jusqu’à ce qu’éclate la fameuse crise, à l’automne, soit l’effondrement des marchés financiers.

Le nombre de touristes internationaux en 2008 s’élève à 925 millions selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). C’est 2% de plus qu’en 2007. On a d’abord assisté à une hausse de la demande, puis à une stagnation et, enfin, à un recul. Ce ralentissement suit une série de quatre années de croissance historique: 7% par an de  2004 à 2007.

Le transport aérien a connu une augmentation de 1,6% du trafic de passagers en 2008, selon l’International Air Transport Association (IATA). Mais pour le seul mois de décembre, l’IATA enregistre une chute de 4,6%. Le nombre de voyageurs en première classe sur les vols internationaux – en grande partie une clientèle d’affaires – a baissé de 8% en 2008. Aux États-Unis, le secteur de l’hébergement ressent également les contrecoups de cette crise dès 2008. C’est ce que soutient la firme PricewaterhouseCoopers avec ses données (Tableau 1).

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L’année 2009: tous les marchés sont en baisse

L’OMT, qui demeure très prudente dans ses prévisions, estime que le tourisme international devrait stagner ou même décliner (0 à 2%) durant l’année 2009. Mais si l’économie démontre des signes hâtifs de rétablissement – dans les 6 premiers mois de 2009 -, le tourisme international pourrait croître légèrement en 2009. Inversement, si l’économie se détériore, les données prévisionnelles seront revues à la baisse. Les Amériques et l’Europe constitueront les deux régions du monde les plus touchées par cette crise. Selon la US Travel Association, les voyages domestiques aux États-Unis subiront une baisse de 1,9%.

Le marché corporatif sera plus touché que celui de l’agrément, car de nombreuses entreprises ont diminué le budget qu’elles allouent aux voyages d’affaires (Lire aussi: Le tourisme d’affaires en temps de crise). Dès lors, ces voyageurs se déplaceront plus en classe économique et se logeront plutôt dans des hôtels moins coûteux. Selon un sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), 71% des gestionnaires américains couperont dans les dépenses en 2009. Déjà, avec les pertes d’emplois massives aux États-Unis, des milliers de voyageurs d’affaires cesseront leurs déplacements habituels. Les autres favoriseront, autant que possible, la vidéoconférence, surtout dans le cas des réunions internes.

Les voyageurs d’agrément chercheront eux aussi les bas prix en choisissant, entre autres, d’acheter leur billet d’avion à la dernière minute au cas où les prix chuteraient. Ils étudieront également les aubaines avant de sélectionner leur lieu d’hébergement. Le marché sera au voyageur! Par ailleurs, la croissance de l’offre diminuera, en raison de l’accès et du coût du financement ainsi que de la baisse de la demande.

Une dure année en vue pour le transport aérien

L’année 2009 risque d’être l’une des années les plus difficiles que l’aviation internationale ait jamais connue. Les compagnies aériennes luttent pour tenter d’ajuster la capacité à la demande qui chute. L’IATA prévoit une baisse des revenus de l’industrie (passagers et cargo) de 35 milliards USD en 2009. À cet égard, l’Association estime que l’industrie subira des changements structurels importants.

L’hébergement essuiera des pertes

Les firmes de consultation PKF Hospitality Research et PricewaterhouseCoopers présentent quelques prévisions sur la performance hôtelière en 2009. Comme elles concernent les États-Unis, observons-les avec une certaine réserve puisque la situation y est beaucoup plus dramatique qu’au Québec, jusqu’à présent du moins.

Selon leurs calculs, le RevPAR chutera de 7,8 à 11,2% en 2009. Il n’augmentera pas avant le deuxième trimestre de 2010. Le taux d’occupation sera d’autant plus touché étant donné l’augmentation de l’offre prévue de 2,9% par rapport à 2008. Le prix quotidien moyen sera maintenu par certains hôteliers en raison des ratés de la stratégie des baisses de prix au lendemain du 11 septembre 2001. Mais globalement, il baissera tout de même de 2,7 à 5,2%.

Au Québec, qu’est-ce qui nous attend?

Jusqu’à maintenant, le Québec ne semble pas trop touché par cette turbulence. La crise est-elle simplement retardée? Les répercussions seront-elles aussi fortes que celles prévues aux États-Unis? Difficile à dire. Mais des signes traduisent une crainte quant à l’avenir. Pensons notamment à Montréal et aux projets hôteliers reportés, voire annulés; à Mont-Tremblant, sur le Versant Soleil où un casino ouvrira ses portes cet été, mais sans hôtel ni centre de congrès.

La suroffre en matière d’hébergement en milieu urbain, la baisse du tourisme d’affaires et de la demande internationale, dont celle en provenance des États-Unis, entraîneront certainement un ralentissement du tourisme. Mais les voyages de proximité seront sûrement favorisés.

Profitons-en!

Un ralentissement des activités est parfois nécessaire pour qu’une entreprise prenne le temps de revoir ses façons de faire et innover. N’attendons pas d’être en pleine crise pour devenir plus performant, il sera peut-être trop tard! Pensons notamment à:

  • prendre le virage vert et ainsi réaliser des économies;
  • valoriser les employés par des formations, des ateliers de consolidation d’équipe (team building);
  • améliorer la performance de l’entreprise en réévaluant les processus;
  • remettre en question l’image de l’entreprise en nous demandant ce que nous faisons de mieux et pourquoi;
  • s’assurer que nos finances sont en ordre et à protéger nos liquidités;
  • être proactif, les gagnants seront ceux qui sauront se positionner avantageusement au moment de la reprise.

À quand la reprise…

Des analystes prévoient une reprise lente à partir de la fin de 2009 alors que d’autres tablent sur une reprise en 2010 qui pourrait se révéler étonnamment robuste. Cette forte reprise serait poussée par une recrudescence de la demande et l’injection sans précédent de stimuli gouvernementaux dans l’économie. Les fournisseurs de services devraient ainsi se préparer à ce rebond en saisissant les occasions qui se présentent dès maintenant.

Sources:
–    Business Travel News. «PKF Predicts Depth Of Hotel Revenue Drop», 10 décembre 2008.
–    Craft, Lester. «Preview 2009: It’s not too early to prepare for the 2010 rebound», Northstar Travel Media LLC., 2008.
–    Euromonitor International. «Trend Watch: Travel Predictions for 2009», 30 janvier 2009.
–    Evans, Robert. «Airlines face worst crisis in 50 years», Reuters, décembre 2008.
–    International Air Transport Association. «Le fret plonge de 22,6% en décembre», communiqué de presse, 29 janvier 2009.
–    Organisation mondiale du tourisme. «Baromètre OMT du tourisme mondial: le tourisme international malmené par la détérioration de l’économie mondiale», communiqué de presse, 27 janvier 2009.
–    «Pisa Forum confirms that recovery could start within 12 months», [http://www.hotelexecutive.com/newswire/pub/_32733.asp], 17 novembre 2008.
–    Grossman, David. «Business travelers may catch a price break in 2009», Usa today, 2 janvier 2009.
–    «PKF Predicts Depth Of Hotel Revenue Drop», [http://www.allbusiness.com/travel-hospitality-tourism/lodging-lodging-industry/11728725-1.html], 10 décembre 2008.
–    «PricewaterhouseCoopers Forecast a Significant Reduction in Hotel RevPAR in 2009», [http://www.hotelnewsresource.com/article36856.html], 2 février 2009.
–    PricewaterhouseCoopers, «Hotels: managing in a downturn», novembre 2008.
–    «PwC Forecasts 11% Drop In U.S. RevPAR», [http://www.hotelsmag.com/article/CA6632412.html], 27 janvier 2009.
–    The Associated Press. «World’s airlines lost $5 billion in 2008, group says», Usa today, 29 janvier 2009.

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Segments de clientèles

Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable

Le touriste d’affaires a changé ces dernières années. Il est plus jeune, plus accro aux technologies mobiles et il souhaite découvrir la destination qui l’amène à faire des affaires. Tout cela, sans parler de sa préoccupation grandissante pour l’environnement. Étant donné le spectre de la récession économique qui se veut de plus en plus menaçant, le voyageur d’affaires devra relever de nouveaux défis à très court terme. (Lire aussi : Le tourisme d’affaires en temps de crise) Voici un aperçu de son profil.

Le marché évolue

Le marché des voyageurs d’affaires est en pleine mutation. Selon Business Travel News, l’âge moyen des voyageurs d’affaires a chuté au cours des dernières années. Il est passé de 49 ans en 2002 à 41 ans aujourd’hui. La proportion des femmes est passée du quart (25%) au tiers (33%) de 2002 à 2008.

La filiale affaires d’Expedia, Egencia, faisait connaître en septembre dernier les résultats de son enquête mondiale sur le comportement du voyageur d’affaires. Il s’agit de la première enquête de cette ampleur: 2400 répondants à travers la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada. D’entrée de jeu, on révèle que:

  • Plus de 2 voyageurs sur 3 apprécient les voyages d’affaires et 85% affirment qu’ils aiment leur travail en grande partie parce qu’ils voyagent (c’est une des raisons clés).
  • En moyenne, les Canadiens tirent de l’arrière par rapport aux autres pays en matière de nombre de jours de voyages d’affaires pris chaque année, soit environ 14,2 jours comparativement à une moyenne globale de 20,8 jours.
  • Ce sont les Allemands qui enregistrent le plus grand nombre de journées de voyages d’affaires: 22,3

Des segments qui en disent long…

Pour mieux cerner les attentes des voyageurs d’affaires, l’étude établit six profils, ou six groupes, clés. Voici chacun de ces segments, classés par ordre d’importance, et quelques éléments qui les caractérisent:

Les assoiffés d’expériences: 39% (experience-hungry)

  • Ces voyageurs cherchent à combiner voyage d’affaires et intérêts personnels;  41%  des femmes et 36% des hommes.
  • Ils planifient donc leurs périodes de temps libre pour découvrir la destination.
  • Ces voyageurs sont les plus susceptibles d’apporter dans leur valise une caméra, une carte de la ville et, surtout, une liste d’achats souvenirs pour leurs proches.
  • C’est en France que l’on trouve la plus grande part d’«assoiffés d’expériences» avec 44%.
  • 29% des gestionnaires seniors (top management) correspondent à ce profil comparativement à 41% pour les employés moins expérimentés ou les gestionnaires «juniors».

Les hyperbranchés: 23% (hyper-connected)

  • Ce sont évidemment ceux qui traînent en permanence avec eux leur BlackBerry et leur ordinateur portable et qui profitent des connexions sans fil.
  • Souvent mariés, ce ne sont pas ceux qui aiment le plus ces voyages. Néanmoins, ils tirent parti de ces occasions pour développer des réseaux d’affaires et atteindre leurs objectifs professionnels.
  • Les gestionnaires seniors sont les plus représentés dans cette catégorie (30%), alors que 19% des autres types d’employés en font partie.
  • Les États-Unis possèdent la plus grande part d’hyperbranchés (28%) et le Canada compte la plus faible (19%).

Les sensibles au prix: 14%  (cost-conscious)

  • La plupart des gens de ce segment travaillent pour des entreprises de moins de 50 employés et sont sensibilisés à la valeur d’un voyage d’affaires. Leur priorité consiste à rentabiliser le déplacement.
  • Ces voyageurs seront soucieux de choisir judicieusement leurs prestations de voyages.
  • Les voyageurs du Royaume-Uni sont les plus «sensibles au prix» (17%), alors que les Français le sont le moins (9%).

Les casaniers: 7% (home-focused)

  • Ce sont ceux qui apprécient le moins les voyages d’affaires; leurs préoccupations familiales ou liées à la vie à la maison prédominent.
  • Ils sont principalement âgés de 36 à 45 ans.
  • Les gens qui ont des enfants, surtout en bas âge, sont aussi plus représentés dans ce groupe de voyageurs.

Les réguliers: 6% (seasoned)

  • Les réguliers sont ceux qui effectuent le plus grand nombre de voyages; soit environ 25 par année;
  • Pour eux, les voyages font partie de la routine de leur travail.
  • La moitié d’entre eux ont des assistants pour les aider à organiser leurs voyages.

Les verts: 4% (green)

  • Il s’agit du plus petit groupe, mais il devrait connaître la croissance la plus forte.
  • Ces voyageurs se déplacent en avion seulement s’il n’y a pas d’autres options envisageables.
  • Pour réduire leur empreinte environnementale en voyage, ils considèrent investir dans les programmes de compensation des gaz à effet de serre.

Les voyageurs d’affaires canadiens: surtout des assoiffés d’expériences!

Les résultats concernant les Canadiens révèlent notamment que plus de la moitié (58%) de ceux-ci emportent leur appareil-photo en voyage d’affaires comparativement à 49% des voyageurs des autres pays. La majorité (52%) se procure une carte géographique de l’endroit. En comparaison, seulement 17% des Allemands se munissent d’une telle carte. Ainsi, les voyageurs d’affaires canadiens profitent de leur temps libre pour prendre des photos et acheter des souvenirs (25%) pour leur famille; il s’agit d’une façon de rester en contact avec elle. Ils pratiquent aussi des activités plus personnelles comme s’entraîner au gym de l’hôtel ou fréquenter les restaurants locaux (48%). Enfin, les Canadiens arrivent au premier rang dans la catégorie «weather research». Ils sont ainsi plus nombreux (72%) que les autres voyageurs d’affaires à effectuer des recherches sur la météo en regard de leur destination d’affaires. Notre relation intense avec le temps qu’il fait nous suit partout!

Le mobile fait maintenant partie des moeurs

La technologie mobile – accessible par cellulaire, BlackBerry, ordinateurs portables, Internet sans fil – s’avère l’outil indispensable d’un nombre grandissant de voyageurs d’affaires. Selon ces derniers, la technologie mobile permet de demeurer informé en tout temps. C’est une question d’efficacité mais aussi de sécurité. Les alertes de dernière minute, les avis sur les retards ou les catastrophes peuvent être transmis aux voyageurs par message SMS (short message service), du moins en théorie. On assiste aussi à plusieurs services émergents comme l’enregistrement d’un vol, les clés virtuelles de chambre d’hôtel et les cartes d’embarquement. Et les possibilités semblent infinies…  Le «mobile» s’inscrit comme l’outil indispensable du voyageur, et il le sera de plus en plus.

Combiner affaires et agrément

En ces temps plutôt moroses, le touriste d’affaires sera probablement appelé – par l’entreprise qui l’embauche – à réduire ses dépenses ou le nombre de ses voyages. Mais il sera d’autant plus tenté de combiner affaires et agrément afin de maximiser son déplacement. Il faut donc stimuler le touriste d’agrément qui sommeille en ce voyageur d’affaires et l’inciter à prolonger son séjour pour découvrir la destination avec les membres de sa famille.

Source:
–    Egencia. «Egencia unveils the results of the first ever worldwide survey exploring the DNA of today’s business traveller», Marketwire, 16 septembre 2008.
–    Lainé, Linda. «Le mobile sécurise les voyageurs d’affaires», L’Écho touristique, 10 octobre 2008
–    Meyer, David. «Who Is Today’s Corporate Traveler?», Business Travel News, 27 octobre 2008.
–    Voyage et Business. «Le voyageur d’affaires: une mutation profonde», [http://www.voyageetbusiness.com/Le-voyageur-d-affaires,-une-mutation-profonde-_a1897.html], page consultée le 12 novembre 2008.

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Enjeux Faits et chiffres Segments de clientèles

Le tourisme d’affaires en temps de crise

Lorsque l’économie perd des plumes, le tourisme d’affaires est l’un des secteurs les plus vulnérables de l’industrie touristique. La crise financière qui s’abat actuellement sur la plupart des pays développés s’ajoute aux conditions déjà peu avantageuses pour les voyages d’affaires, dont la hausse des prix des billets d’avion et des chambres d’hôtel. Certaines études récentes permettent de faire un tour d’horizon du tourisme d’affaires en Amérique du Nord en cette période incertaine.

2008 au ralenti

De grands regroupements comme la Travel Industry Association  (TIA) parlent d’une année 2008 difficile pour le tourisme d’affaires. Aux États-Unis, TIA anticipe une baisse des voyages d’affaires domestiques de 3,7% pour 2008 et de 2,7% pour 2009. Les principales compagnies aériennes américaines ont enregistré une diminution de la croissance des voyages d’affaires pour le deuxième trimestre 2008. L’International Air Transport Association (IATA) déclarait que la croissance mondiale du trafic aérien en classe affaires et en première classe était en baisse au premier semestre 2008.

La Commission canadienne du tourisme parle d’un ralentissement généralisé du tourisme d’affaires. En Ontario, une enquête réalisée à l’été 2008 auprès des hôteliers révèle que 56% d’entre eux entrevoyaient une baisse du nombre de voyageurs d’affaires pour le troisième trimestre de 2008. En mars, le ministère du Tourisme de l’Ontario estimait la baisse du tourisme d’affaires (nombre de visites touristiques) dans la province pour l’année 2008 à 1,1%. Cette dernière s’ajouterait à celles des années 2006 et 2007 qui atteignaient respectivement 3,5% et 0,7%.

Plus chers et plus contraignants

Avec la hausse des prix des billets d’avion et les surcharges de toutes sortes qui y sont associées, le prix de l’essence qui fluctue surtout à la hausse – bien qu’il ait baissé récemment, cela ne se reflète pas encore dans les tarifs aériens – et l’augmentation des prix des chambres d’hôtel, la facture d’un voyage d’affaires grimpe substantiellement. Selon l’étude annuelle d’American Express Business Travel, un voyage d’affaires domestique en Amérique du Nord coûtait, en octobre 2008, de 140 à 175 USD de plus qu’en 2007. Pour les voyages d’affaires internationaux, les Nord-américains déboursaient jusqu’à 400 USD de plus par voyage, en considérant les frais supplémentaires et les coûts divers.

Et d’autres contraintes s’ajoutent:

  • la réduction du nombre de vols;
  • des aéroports bondés;
  • des mesures de sécurité contraignantes;
  • le retour de la règle «nuitée obligatoire le samedi» (Saturday night stay) qui pénalise les voyageurs d’affaires.

Même budget, moins de voyages

Selon un récent sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), près des deux tiers (64%) des gestionnaires de voyage dans les entreprises prévoient des budgets égaux à 2008 ou à la baisse pour les voyages de leurs employés en 2009. Pourquoi? Surtout en raison de l’incertitude économique. Des voyages qui coûtent plus cher pour une même cagnotte ou encore avec des coffres moins garnis signifient moins de déplacements. Et même pour ceux dont le budget devrait augmenter, le nombre de voyages pourrait être à la baisse, vu la hausse significative des coûts. Toujours selon ce sondage, 39% des gestionnaires estiment que les coupures toucheront d’abord les réunions d’entreprise, et 16% les voyages internationaux.

Et la crise financière incite d’autant plus les entreprises américaines à resserrer les cordons de leur bourse. Une autre enquête réalisée auprès de 196 gestionnaires de voyage dans les entreprises américaines montre que le quart (26%) ont instauré, au cours du mois d’octobre, des compressions d’urgence en matière de voyages pour les employés. Ces mesures peuvent se traduire par un gel temporaire des voyages ou par une diminution de leur nombre.

Changer les comportements

C’est souvent dans un contexte de restrictions et de contraintes budgétaires que les comportements sont appelés à changer et que l’on revoit nos façons de faire. Étant donné que de plus en plus d’entreprises perçoivent les voyages d’affaires comme un investissement et non une dépense, et que les employés aiment bien réaliser des voyages d’affaires, on cherche de part et d’autre des moyens pour en diminuer les coûts plutôt que de ne pas en faire. Parmi les politiques mises en œuvre par les entreprises, voici les plus courantes:

  • revenir le jour même lorsque c’est possible;
  • effectuer de moins nombreux voyages internationaux;
  • assister à moins de foires commerciales et de conférences internationales ou y déléguer moins d’employés;
  • acheter des billets d’avion au moins 14 jours à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs;
  • choisir des hôtels plus économiques;
  • partager une chambre d’hôtel avec un collègue lorsque c’est concevable;
  • favoriser les nuitées chez des amis ou de la parenté;
  • maximiser les rencontres et les occasions d’affaires à destination.

Quelques prévisions pour le Canada

À l’occasion de son étude annuelle publiée en octobre 2008, American Express présente quelques tendances prévisionnelles sur les tarifs de voyage au Canada et aux États-Unis en 2009. Le tableau suivant illustre ces résultats qui, par ailleurs, démontrent bien l’incertitude quant à l’avenir.

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American Express envisage la possibilité d’une baisse des tarifs aériens en 2009. Mais l’entreprise précise qu’avec les charges supplémentaires qui ne cessent de s’ajouter, une baisse ne signifie pas que le prix payé sera nécessairement plus bas (ou significativement plus bas). Les tarifs hôteliers et de location d’auto au Canada devraient, quant à eux, augmenter.

Un contexte sans précédent

Malgré tout, certaines organisations demeurent optimistes. En fait, la TIA estime que 2010 devrait être un tournant pour le tourisme d’affaires; elle compte sur des jours meilleurs. American Express, qui prévoit une période d’incertitude pour 2009, préfère ne pas s’avancer pour 2010. Le contexte économique qui a cours aux États-Unis depuis quelques mois étant sans précédent, l’étendue de ses répercussions reste à venir. Les voyageurs d’affaires et les gestionnaires de voyages d’affaires, comme les intervenants touristiques, feront face à des défis nouveaux au cours des prochains mois… voire de la prochaine année.

À lire dans une prochaine édition du Globe-Veilleur: Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable.

Sources :
–  American Express. «American Express Business Travel Announces Adjusted Results of Forecast in Anticipation of Global Economic Slowdown», [http://www.newswire.ca/en/releases/archive/October2008/22/c8447.html], CNW Group, page consultée le 5 novembre 2008.
–  Associated Press. «Business travelers cut back on flights as airlines make it tougher to find discounts », 23 septembre 2008.
–  Associated Press. «Report: Weak economy will pressure work travel», 30 octobre 2008.
–  Boehmer, Jay. «Financial Crisis Ices Corporate Travel», BTN online, 20 octobre 2008.
–  BTN. «TIA Forecasts Declines in Business Travel, Prepares for TBR Merger», 30 octobre 2008.
–  Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 47, septembre 2008.
–  ETN. «Business travelers changing behaviors in current economy», 10 juin 2008.
–  Les Affaires. «Les patrons doivent s’attendre à voyager moins», 18 octobre 2008.
–  Ministère du tourisme de l’Ontario. «Tourism Outlook», [http://www.tourism.gov.on.ca/english/research/forecasts/index.html], page consultée le 5 novembre 2008.
–  Sharkey, Joe. «Finding Ways to Dull the Glamour of Travel», 28 octobre 2008.
–  Yu, Roger. «Travel Forecast: Business travel costs will rise in 2009», USA TODAY, 22 octobre 2008.

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Produits et activités

Clin d’œil – Ras-le-bol des salles de conférences ternes?

Jetez un coup d’œil au concept innovateur de salles de réunions Meet at the Apartment de New York, créé par Marc et Sara Schiller. Des lieux inspirants pour lancer un produit, pour procéder à une séance de remue-méninges, pour informer la direction des nouvelles orientations de l’entreprise ou encore pour recruter de nouveaux clients. Un bel exemple du fameux «Think outside the box»! Londres et Dubaï sont les prochaines villes sur l’échiquier. Et Montréal? Et Trois-Rivières?

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Hébergement

Compléments dans les hôtels: quelles sont les aspirations de la clientèle d’affaires?

Dans le secteur de l’hôtellerie, la clientèle est en droit de s’attendre à une certaine standardisation dans les services. Pourtant, lorsque vient le temps d’analyser les services complémentaires offerts par les établissements, tous ne proposent pas les mêmes options. Les gestionnaires ont-ils raison d’investir dans ces petits ajouts pour bonifier leur produit? Qu’en est-il du point de vue de la clientèle? Quelles attentions font vraiment la différence à ses yeux?

L’accès Internet

Il faut d’abord parler de l’épineuse question de l’accès Internet. Maintenant devenu une nécessité, la grande majorité (91%) des établissements hôteliers offrent ce service à leurs clients. On constate toutefois un énorme fossé entre l’hébergement haut de gamme et les autres catégories. L’enquête annuelle publiée en 2008 par l’American Hotel & Lodging Association (AH&LA) aux États-Unis, menée auprès de plus de 10 000 de ses membres, révèle que 75% des hôtels de luxe et 91 % de ceux de très haute gamme (upper upscale) font payer leurs clients pour une connexion Web (graphique 1). C’est tout le contraire pour l’ensemble des autres catégories.

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Pourtant, 59% de la clientèle d’affaires estime qu’il est très important que leur chambre soit dotée d’un service gratuit d’Internet haute vitesse sans fil. (Lire aussi: L’accès «sans fil» dans les hôtels, atout ou nécessité?) Selon un observateur de l’industrie, Adam Kirby, cette pratique des hôtels de catégorie supérieure d’imposer des frais élevés pour l’accès Internet n’a plus sa place et constitue une source fréquente de mécontentement de la clientèle.

Un petit déjeuner avant tout

La firme de recherche Yesawich, Pepperdine, Brown & Russell (YPB&R) a réalisé en 2007 une enquête auprès de voyageurs d’affaires américains pour évaluer leur niveau d’appréciation des différents services complémentaires que l’on trouve régulièrement avec la location d’une chambre d’hôtel. C’est le petit déjeuner offert gracieusement qui obtient la meilleure cote auprès de la clientèle d’affaires (63% des répondants), soit un niveau d’importance d’au moins 4 sur une échelle de 5 (graphique 2). De plus, les gens apprécient beaucoup (42%) recevoir un journal à leur chambre le matin. À l’opposé, des compléments tels que des films à la carte et un système CD/stéréo ne sont pas perçus comme des services essentiels par les voyageurs d’affaires.

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Des opinions divergentes

Évidemment, les aspirations de la clientèle varient selon certains critères sociodémographiques. Les graphiques 3 à 7 illustrent ces variations pour les quelques services complémentaires que nous avons retenus. On constate par exemple que les hommes accordent davantage d’importance à la présence d’un écran plat dans leur chambre (graphique 3). En 2007, environ 43% des membres de l’AH&LA disposent d’un tel téléviseur dans leur chambre.

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Le téléviseur haute définition dans la chambre est plus important pour les gens dont le revenu annuel du ménage dépasse 75 000 USD que pour les autres, probablement parce qu’ils sont plus habitués à ce standard (graphique 4). Les hommes ont aussi un penchant favorable à cet égard. Plus de 36% des membres de l’AH&LA disposent d’un tel équipement dans leur chambre.

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La clientèle plus jeune (moins de 42 ans) apprécie grandement les gadgets électroniques. En effet, ils sont beaucoup plus nombreux à désirer profiter d’une chaîne audio/CD acceptant les fichiers musicaux de type MP3 (graphique 5). Seulement 10% des voyageurs d’âge mature juge ce service très important comparativement à 25% chez les plus jeunes.

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Parmi les diverses clientèles, celle qui dispose d’un revenu de ménage supérieur à 75 000 USD accorde plus d’importance que les autres à recevoir un journal quotidien à la chambre, suivie de celle âgée de moins de 42 ans (graphique 6). Toutefois, de moins en moins d’établissements consentent à offrir gracieusement ce complément: 70% en 2007 comparativement à plus de 83% l’année précédente.

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Finalement, le petit déjeuner gratuit fait l’unanimité: 62% de chacun des segments de clientèle jugent cette option importante (graphique 7), et les jeunes se montrent les plus favorables (66%). En 2007, environ 59% des membres de l’AH&LA proposaient ce complément, en baisse de 6% par rapport à l’année précédente.

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Voici quelques-uns des résultats de l’étude 2008 de l’AH&LA en ce qui a trait aux caractéristiques des chambres de ses membres:

  • 35% disposent d’une enceinte acoustique de type «iPod»;
  • près de la moitié (48%) proposent un menu végétarien et 66% un menu «santé», tous deux en forte hausse (environ +15%) par rapport à l’année précédente;
  • près du quart ont des chambres immunisées contre les allergies;
  • 40% n’offrent que des chambres sans fumée;
  • 56% des établissements permettent les animaux.

On peut le comprendre, il n’est pas facile pour les gestionnaires hôteliers de trouver la recette parfaite pour plaire à tous les segments de clientèles. Mais avant de miser sur des formules tout-inclus, n’oublions pas que ce sont parfois les services de base qui font défaut et qui irritent le plus souvent les voyageurs d’affaires. Surtout, écoutez votre clientèle pour déterminer ses besoins et n’hésitez pas à vous inspirer d’une petite dose de créativité pour y ajouter un petit effet «wow».

Sources:
– Brancatelli, Joe. «Why do some hotels provide free internet access, while others charge big?», MSNBC.com, 15 juillet 2008.
– Greenberg, Peter. «Totally geeked-out, hi-tech hotels», TODAYshow.com, 2 avril 2008.
– Johnson, Allie. «Flat-screen televisions are becoming star of the show», Hotel & Motel Management, 21 juillet 2008.
– Kirby, Adam. «Wi-Fi: Give it away now», Hotels Magazine, 27 juin 2008.
– Marzella, Dennis. «Breakfast, news more influential than technology», Consumer Insight, Hotel & Motel Management [www.hotelmotel.com], 21 mai 2007.
– Smith Travel Research. «2008 Lodging Survey», pour l’American Hotel & Lodging Association, 2008.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Qui voyage avec qui?

Dis-moi avec qui tu voyages, je te dirai qui tu es. En effet, les comportements des individus varient selon qu’ils voyagent seuls, en famille, en couple, entre copains ou copines. Les voyages d’agrément s’effectuent le plus souvent en famille ou en couple et les voyageurs solos ainsi que les adultes voyageant avec des enfants séjournent souvent dans la résidence de parents ou d’amis. Mais comment tout ce beau monde se comporte-t-il?

L’information présentée dans cette analyse provient d’une étude de la Travel Industry Association (TIA) ainsi que de l’enquête de 2006 sur les voyages des résidants du Canada (traitement pour le Québec). Pour le marché américain, malgré qu’il soit question de voyages domestiques, il est possible de supposer que les comportements de voyage sont plus ou moins semblables à ceux des voyages au Canada en ce qui a trait aux buts des voyages, à l’hébergement choisi ainsi qu’aux activités pratiquées.
Qu’il s’agisse d’Américains ou de Québécois, environ 40% des individus voyagent seuls. Ils prennent peut-être part à des voyages organisés, mais ces statistiques ne le spécifient pas. Parmi les autres adultes, 28 % des Américains se déplacent en couple, 23% voyagent avec un ou des enfants (20% de Québécois) et près de 10% avec des copains ou copines.

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On ne voyage pas pour les mêmes raisons

Le graphique 2 illustre clairement que les Américains ne voyagent pas pour les mêmes buts selon qu’ils soient seuls, entre adultes ou en famille. Les escapades de week-end se font rarement en solo, mais plutôt en couple, en famille ou entre copines. Il n’est pas surprenant d’observer que les voyages en famille ou en couple sont plus souvent par agrément. Les voyageurs solos ou les groupes d’hommes voyagent surtout par affaires ou pour participer à un congrès. En outre, 15% des femmes qui voyagent entres elles se rendent à des congrès, des séminaires ou des formations.

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En comparaison, parmi les voyages d’agrément et les visites de parents et d’amis des Québécois, environ 40% se font seuls, 40% entre adultes et seulement 20% avec des enfants. Les voyages d’affaires se font seuls dans 84% des cas.

Des modes d’hébergement adaptés

Même si l’hébergement commercial est le principal mode d’hébergement pour tous les groupes, il est particulièrement populaire auprès des groupes d’hommes ou de femmes. La résidence de quelqu’un d’autre (un parent, un ami ou une résidence louée) est une forme d’hébergement très commune aux adultes avec des enfants et aux personnes voyageant seules. Enfin, le camping compte davantage d’adeptes chez les familles. Les autres modes d’hébergement sont variés, dont le time-sharing et les résidences secondaires des voyageurs.

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Ces données varient également lorsqu’on y ajoute le but de voyage. Par exemple, s’il voyage par agrément, le voyageur solo séjourne beaucoup plus souvent chez un parent ou un ami (57% contre 30% pour tous les types de voyages confondus). Pour tous les groupes, la propension à séjourner en hébergement commercial est beaucoup plus marquée lors de voyages d’affaires.

À chacun ses activités favorites

Les restaurants, populaires pour tous, demeurent particulièrement fréquentés en couple ou entre amis. Confirmant le cliché, le magasinage n’est pas l’affaire des hommes voyageant entre eux ou des touristes solos, mais tout à fait celle des femmes! Ces groupes de copines apprécient aussi une visite au casino. Par contre, les parcs d’attractions et les parcs nationaux, les événements et les activités sportives ainsi que la chasse et la pêche ne sont pas leurs activités préférées. Les groupes d’hommes apprécient les événements sportifs, le nightlife ainsi que la chasse et la pêche.

Les couples sont actifs et participent à plusieurs activités dans une proportion élevée: visites touristiques, nightlife, casino, plage, festivals et activités sportives. On ne s’ennuie pas non plus lorsqu’on voyage avec des enfants, et les familles, en plus d’effectuer des visites touristiques et des activités sportives, sont les principaux clients des parcs d’attractions, des plages, des parcs nationaux et des musées.

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Ces portraits du profil des voyageurs selon qu’ils voyagent seuls ou accompagnés demeurent partiels et il serait intéressant d’approfondir les caractéristiques de chacun des groupes. Néanmoins, la différence marquée entre les comportements de ceux-ci suggère qu’il est important d’en tenir compte tant dans l’approche marketing que dans l’accueil et le service à la clientèle.

Lire aussi:
–    Les copines d’abord!
–    Les copains ensuite! Que devient l’univers masculin du voyage?
–    Le voyage solo en vogue

Sources:
–    Travel Industry Association. «Who’s Travelling With Whom – In-depth Profile of Domestic Travel Parties and Their Trips». TIA, 2007 Research Report.
–    Statistique Canada.