Catégories
Ressources humaines

Soutenir les passions des employés

De nouvelles idées visant la rétention du personnel voient le jour. Parmi elles se trouve l’initiative d’encourager les passions de ses employés en leur offrant un horaire flexible et des ressources financières pour les réaliser. 

En plus de contribuer à l’attractivité de l’employeur auprès de nouveaux employés, cela peut aider à améliorer la productivité et le bien-être du personnel qui reviendra revigoré par ces expériences. Des chercheurs de l’Université de Zurich et de la Havard Business School proposent des stratégies afin de créer des occasions pour cultiver les passions des employés.  

1. Offrir de la flexibilité pour créer du temps 

Pour soutenir les passions de leurs employés, les gestionnaires peuvent : 

– Permettre au personnel de moduler ses heures de travail ; 

– Accorder du temps libre ; 

– Accepter les congés sabbatiques ; 

– Offrir la possibilité de travailler à l’extérieur du bureau. 

2. Encourager les employés 

Les gestionnaires doivent communiquer fréquemment aux employés pour s’assurer qu’ils se sentent à l’aise d’utiliser la flexibilité et le temps disponible. Un discours transparent et qui met l’accent sur l’importance des passions comme étant un carburant qui redonne de l’énergie s’avère essentiel. Les dirigeants qui cultivent leur passion envoient également un message positif à l’ensemble du personnel. 

Rappeler souvent aux employés l’importance d’entretenir ses passions en profitant des options de flexibilité de l’entreprise et prêcher par l’exemple.

 3. Favoriser le partage entre employés 

Si personne dans l’équipe ne prend le temps de poursuivre ses passions, il est peu probable que le personnel commence à suivre un leader qui le fait. Il s’avère donc essentiel de concevoir un espace (virtuel ou physique) permettant aux employés de partager leurs passions les uns avec les autres. Cette démarche est doublement bénéfique puisqu’elle permet aussi de renforcer les liens sociaux et de créer un sentiment de proximité pour bâtir des relations positives entre collègues. 

 4. Offrir un soutien financier 

Le soutien financier encourage grandement les employés à pratiquer leur passion. Ces dépenses s’avèrent compensées par la motivation et l’engagement supplémentaires que le personnel apporte ensuite au travail. 

Les dirigeants peuvent également offrir des fonds pour le développement personnel des employés. Enfin, soutenir financièrement les passions de ses troupes peut s’avérer un investissement, car cela peut favoriser la créativité et l’innovation au travail. 

De votre côté, que faites-vous pour soutenir les passions de vos employés ? 

Image à la une : Pexels 

Catégories
Tendances

Le silence, un paysage sonore en demande

Source de pollution pernicieuse, le bruit est constant dans les villes. À New York, 29 des 30 jours les plus calmes des trois dernières années ont eu lieu durant le confinement. La situation a permis à de nombreux citadins de connaître une nouvelle ambiance dans la ville : le silence. Les résultats du projet Silent Cities, déployé pour permettre de mesurer les sons durant le confinement, démontrent que l’arrêt des activités humaines a permis à la nature de se faire entendre. Les résidents ont pris conscience des bienfaits du silence, créant du même coup un intérêt pour des vacances et escapades dont l’objectif principal vise un répit du capharnaüm urbain.

Qu’est-ce que le silence ?

Défini comme une absence de décibel, le silence est dorénavant une denrée rare selon Gordon Hempton, écologiste acoustique et cofondateur de l’organisme Quiet Parks International. Le bruit est perçu différemment selon le destinataire. Certaines personnes puisent leur énergie dans des activités à fortes doses de décibels, pour d’autres ces stimulus mènent à un épuisement. Selon les études compilées par l’INSPQ, une personne sur 4 serait sensible au bruit et souffrirait d’activités sonores pourtant tolérables pour le reste de la population. On estime qu’une personne sur 10 serait même « fortement sensible » au bruit. Pour le psychologue Joshua Smyth, qui étudie les réponses psychologiques et physiques au bruit, le silence s’avère un besoin pour récupérer d’un environnement sonore stressant.

Le paysage sonore : quelle importance pour le tourisme ?

Les vacances sont synonymes de retour au calme pour de nombreuses personnes. Considérant que le silence peut constituer une véritable quête pour certains touristes, il est pertinent que l’environnement audible soit analysé et pensé avec soin par les gestionnaires municipaux et les acteurs touristiques. La relance étant sur toutes les lèvres, de nombreux réaménagements de lieux sont prévus. Il convient de prendre en considération le bruit environnant et de créer des lieux sonores en continuité avec les efforts de design ainsi que les attentes et besoins des touristes. De nombreux attraits culturels misent sur le silence pour charmer la clientèle. Par exemple, les spas et les musées proposent des environnements sonores silencieux alors que les retraites de yoga et de méditation, dont l’offre se diversifie par ailleurs, proposent un amalgame des sons de la nature. Voici de nouvelles tendances liées à la quiétude acoustique.

Le tourisme de bien-être et le tourisme spirituel

Depuis plusieurs années, on observe un engouement pour le tourisme spirituel ; cette popularité va au-delà de la pratique religieuse. Les lieux de culte connaissent de nombreuses mutations afin de plaire à des adeptes de différents horizons et composés d’une grande part de non-pratiquants ou de non-croyants. En continuité avec le tourisme de bien-être, de nombreux séjours et retraites silencieuses allient méditation, yoga et déconnexion numérique. Le mouvement Silence propose des ateliers, des espaces et des séjours dont l’attrait principal est le répit auditif. Initié par Jeanne Dujardin, le mouvement a pour ambition de permettre au plus grand nombre de se reconnecter avec soi-même, à travers le silence.

Exemple d’un espace réfléchi par l’organisme Silence. La conception architecturale des espaces expérientiels immersifs est réalisée en collaboration avec Sispeo Architectes.

Source : Silence

L’aménagement urbain pensé pour optimiser le silence

Les aménagements des parcs et d’espaces verdis reclus de l’action foisonnante des villes ont connu une grande popularité durant la pandémie. La possibilité de se mettre en retrait des bruits et de la pollution sonore environnante est devenue un attrait d’importance. Le projet Ville Sonore propose de réfléchir l’acoustique dès la conception d’un espace. Le choix des matériaux, l’organisation de la végétation et la composition de l’espace peuvent absorber les bruits et réduire la pollution sonore dans une place publique.

Une certification pour préserver la quiétude sonore

Dans le contexte du plein air, le silence se définit par l’absence de bruit synthétique laissant place à une ambiance composée des sons provenant de sources naturelles. L’organisme Quiet Parks International (QPI) protège et certifie les espaces silencieux tout en sensibilisant la population à l’importance de lieux paisibles. Le Yangmingshan National Park de Taiwan est le premier parc urbain à recevoir cette certification.

Source : Yangmingshan National Park

Promouvoir le silence

Les règles sanitaires en place favorisant le tourisme local, de nombreux vacanciers cherchent de nouvelles expériences pour se distraire et vivre un dépaysement. Les vastes espaces naturels du Québec sont reconnus internationalement. Pourquoi ne pas leur attribuer une nouvelle vocation en mettant de l’avant le silence et le ressourcement qu’ils peuvent offrir ?

 

Image à la une : Pixabay

Catégories
Tendances

Les grandes observations 2020 : l’humain

La pandémie de la COVID-19 a exacerbé plusieurs grandes tendances observées ces dernières années tant chez les voyageurs (tourisme local, de bien-être, quête de sens) que chez les travailleurs de l’industrie (virage numérique, innovation, télétravail, pénurie de main-d’œuvre). Elle a accéléré des processus en cours et démontré la fragilité de plusieurs secteurs touristiques et des humains qui y œuvrent. Elle a aussi confirmé la nécessité d’innover pour s’ajuster et aller de l’avant. 

Un contexte qui frappe les travailleurs et leurs dirigeants de plein fouet 

La crise a donné lieu à de multiples bouleversements en milieu de travail. Annoncer des mises à pied à ses troupes pour une durée indéterminée ou définitive fut le lot de plusieurs gestionnaires depuis le début de la pandémie. Les appels à l’aide diffusés dans les médias ont exposé la vulnérabilité et l’impuissance de bien des leaders. Le devoir d’aller de l’avant malgré des effectifs réduits et des corvées sanitaires additionnelles a ajouté une charge sur les épaules des dirigeants et de leurs employés. Perdre son emploi ou constater la dérive de son entreprise et de son personnel n’a pu qu’être humainement difficile. 

Le bilan estival de *l’enquête de la Chaire de tourisme Transat, concernant les impacts de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises, indique, sans surprise, de fortes turbulences sur le plan des ressources humaines. Pendant la phase de confinement du printemps, 69 % des entreprises détenant un bassin d’employés ont fait des mises à pied temporaires et 18 % en ont fait de façon permanente. Lors de la reprise graduelle des activités, en début juin, la moitié des entreprises (49 %) ont réembauché une partie de leurs ressources mises à pied, et 43 % en ont réembauché la totalité.

Les pertes d’emploi temporaires ont particulièrement frappé les secteurs de l’hébergement et de la restauration, selon les données d’une étude menée par le CQRHT.  

Une responsabilité collective 

Anxiété, stress, déprime, isolement, dépression ; tous ces maux doivent être pansés collectivement. Les conséquences sociales de la crise sont graves et déchirantes. Selon une enquête de l’Université de Sherbrooke sur les impacts psychosociaux de la pandémie au Québec, un adulte sur quatre affirme avoir des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure. Chez les jeunes adultes (18 à 24 ans), cette proportion atteint près d’une personne sur deux.  

La santé mentale représente actuellement un enjeu crucial pour la société et pour les organisations. La gravité de la situation a incité plusieurs entreprises, syndicats et ordres professionnels à offrir davantage de ressources pour encadrer et soutenir les personnes en difficulté. Par exemple, l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur « affaires municipales » (APSAM) partage sur son site Web des outils, des capsules vidéo, des webinaires et des liens utiles pour accompagner tant les gestionnaires que les travailleurs. L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés propose de son côté des formations gratuites en ligne sur la gestion des ressources humaines à l’ère de la pandémie. Les employés en présentiel et en télétravail n’ont jamais eu autant besoin d’un employeur soucieux de leur bien-être.  

Une nécessité d’innover 

Ne sous-estimons pas la résilience des individus et leur capacité d’adaptation. D’ailleurs, plusieurs secteurs font preuve de créativité depuis le début de la pandémie pour poursuivre leurs activités et regarder vers l’avenir. Certaines façons de faire émergentes deviendront les normes de demain. C’est notamment le cas du secteur des réunions et des congrès, qui a su démontrer la pertinence à long terme des événements hybrides.  

Même s’il est difficile d’anticiper ce que nous réservent les prochains mois, la vaccination procure un sentiment d’espoir en ce début d’année. Si la relance passe par l’innovation, assurons-nous que sa ressource première, l’humain, soit dans de bonnes dispositions en faisant preuve d’empathie, d’inclusion et de bienveillance. Enfin, n’oublions pas que l’expérience touristique québécoise repose aussi sur cet être humain : son accueil chaleureux, sa créativité effervescente, sa passion contagieuse.

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

*L’enquête portant sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique québécoise est une étude menée en trois volets d’avril à septembre 2020 par la Chaire de tourisme Transat en partenariat avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations touristiques régionales et sectorielles.

 Source de l’image à la une : Unsplash 

Catégories
Gestion Ressources humaines

La reconnaissance non monétaire, un enjeu de tous les instants

L’année 2020 s’avère difficile pour l’industrie touristique. Les entreprises et leurs employés subissent plusieurs contrecoups de la crise et ils doivent s’adapter à une situation qui n’est pas toujours facile à gérer. La reconnaissance envers les travailleurs devient essentielle pour maintenir l’engagement et la mobilisation du personnel. Au-delà de la crise, il s’agit d’un concept qu’un gestionnaire doit appliquer au quotidien. Ce n’est pas uniquement une question monétaire, bien au contraire ! Comment s’y prendre ? Voici quelques trucs et astuces.

Les multiples facettes de la reconnaissance

Le concept de reconnaissance comporte de nombreux aspects. Sa pratique peut se diviser en quatre catégories :

  1. La reconnaissance de la personne et de sa valeur dans l’organisation ;
  2. La reconnaissance des résultats ;
  3. La reconnaissance du travail et de son utilité ;
  4. La reconnaissance des comportements.

Comme le démontre l’image suivante, la reconnaissance doit répondre à certains critères pour qu’elle soit significative pour l’employé.

Source : Réseau de veille en tourisme

Pourquoi investir dans la reconnaissance ?

Divers facteurs appellent à la mobilisation et à l’engagement du personnel. La croyance populaire placerait le salaire au sommet des incitatifs. Pourtant, la firme Aon Hewitt, spécialisée en ressources humaines, a souvent démontré à travers ses études sur les employeurs de choix que la reconnaissance est beaucoup plus importante pour les travailleurs et qu’elle arrive loin devant la rémunération.

Selon Estelle Morin, professeure aux HEC, les humains ont besoin de dignité et de reconnaissance. Une fois cette notion comprise et appliquée, cela distingue les leaders des simples gestionnaires. Dans tous les cas, les avantages s’avèrent nombreux pour les diverses parties prenantes d’une entreprise.

Source : Réseau de veille en tourisme

Aide-mémoire pour les gestionnaires

Qu’il y ait ou non un système ou une politique de reconnaissance dans une entreprise, plusieurs gestes peuvent être effectués au quotidien.

 

Source : Réseau de veille en tourisme

Reconnaître le travail d’équipe

D’après Jean-Pierre Brun, professeur et titulaire de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail à l’Université Laval, il ne faut pas négliger la reconnaissance des groupes. Selon ce dernier : « Le travail d’équipe est de nos jours essentiel et la coopération entre les unités d’une même organisation est la clé du succès. […] Les efforts et l’énergie déployés par certaines équipes doivent être régulièrement reconnus sous peine de disparition de toute coopération entre les acteurs et de désengagement chronique. »

 

La notion de reconnaissance non monétaire s’avère bien plus large que l’on peut l’imaginer. Du temps et de l’énergie doivent y être consacrés puisqu’il existe de nombreuses pistes pour développer la motivation des individus et des groupes. En fin de compte, il s’agit d’un facteur essentiel pour créer un climat de travail sain qui mise sur le bien-être des employés.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

Catégories
Produits et activités

Les nomades numériques… en contexte pandémique

Le concept de « nomade numérique » n’est pas nouveau. Comme le traduit cette analyse publiée par le Réseau de veille en 2015, si leur emploi ne les contraint pas à voyager, mais ne les oblige pas non plus à rester au même endroit, ces professionnels connectés et mobiles font le choix de partir quelques semaines, mois ou années tout en gardant une attache professionnelle à leur lieu d’origine. À l’heure où la relation au voyage a évolué, et où l’on privilégie le télétravail, qu’en est-il du concept de nomade numérique en temps de COVID-19 ?

Le télétravail : nouvelle réalité pendant la crise sanitaire

Une étude de Statistique Canada, réalisée en mai 2020, dévoile que près de quatre travailleurs canadiens sur 10 (38,9 %) occupent un emploi qui peut être effectué depuis la maison. Or, en 2018, seuls 13 % des employés canadiens travaillaient habituellement quelques heures par semaine depuis leur domicile. Un sondage Léger indique que la moitié (50 %) des Canadiens étaient en télétravail lors du confinement à la fin avril. Ces statistiques mettent en lumière l’adaptation rapide du marché du travail canadien.

Le même sondage Léger révèle que 79 % des personnes interrogées aiment l’expérience de télétravail, après avoir expérimenté la flexibilité y étant associée. Une enquête réalisée par la firme VMware Canada publiée le 23 juin indique que six Canadiens sur 10 (59 %) ayant pratiqué le télétravail ces derniers mois préféreraient travailler de la maison plus souvent, voire exclusivement. Quelque 26 % de ces nouveaux télétravailleurs ne souhaitent pas un retour in situ dans les conditions d’emploi en vigueur avant la COVID-19.

teletravailleger2

Source : Journal de Québec

Des offres de nomadisme

En réponse à cette nouvelle réalité, diverses offres de travail délocalisé ont vu le jour ces dernières semaines. Les nomades numériques constituent de moins en moins un marché de niche. En effet, un nombre grandissant de gens pense à sortir de la ville pour travailler dans des destinations alliant nature et bien-être.

Des propositions variées sont dorénavant disponibles pour les télétravailleurs, dans leur propre pays ou à l’étranger.

Télétravail à l’étranger

Désireuses de rendre attractif leur territoire à nouveau, certaines destinations comme la Barbade ou l’Estonie ouvrent leurs portes aux nomades numériques. La proposition est tentante : disposer d’outils numériques performants permettant de rester en contact avec l’employeur tout en profitant d’un environnement qui s’apparente à celui des vacances.

  • Certains pays proposent maintenant un visa pour venir télétravailler sur leur territoire. Afin de stimuler l’économie locale qui souffre de l’absence de touristes, la Barbade invite quiconque pouvant travailler en mobilité à venir s’y installer pendant un an grâce au visa « Barbados Welcome Stamp ». En Estonie, le « Digital Nomad Visa » possède des caractéristiques similaires.
  • Pour les Québécois friands de tout-inclus, la compagnie aérienne Sunwing lance de nouveaux forfaits dans le Sud à compter du 1er novembre 2020. Intitulé « Surclassez votre bureau », le programme présente des séjours de 14, 21 ou 28 nuitées dans plusieurs resorts partenaires en Jamaïque, au Mexique ou encore en République dominicaine. En plus de séjourner dans un hôtel cinq étoiles en bord de mer et de participer à des activités de détente et de réseautage, les nomades numériques bénéficieront d’un accès Wi-Fi dans tout l’établissement et des espaces de travail favorisant la productivité.
  • Certaines agences de voyages réceptives ont lancé une gamme de forfaits de télétravail. C’est le cas de Best Of Tours avec le concept The Real Travel, qui offre aux travailleurs en déplacement la sécurité de dormir dans un logement sélectionné par l’organisme et l’occasion de découvrir un pays et une culture à un rythme lent.

Source : Youtube

Travailler et partir à la découverte de son propre pays 

Actuellement, les voyages internationaux non essentiels ne sont toujours pas encouragés par de nombreux pays, comme le Canada, et la population n’est pas à l’abri d’une deuxième vague de COVID-19 cet automne. De plus, une quatorzaine est encore obligatoire dans certains pays. Des destinations choisissent alors de miser sur les télétravailleurs locaux et espèrent ainsi attirer un nouveau segment de clientèle.

  • En France, Pierre & Vacances s’adapte au nomadisme et déploie dès cet été un séjour pour les télétravailleurs. Destiné à être pérennisé, le produit est pour l’instant en rodage par une sélection de « bêta-testeurs ». En effet, le projet a été développé en cocréation avec les clients et les employés, et le groupe espère apporter des améliorations à l’offre afin qu’elle soit optimale.

    pierre_vacances

Source : T.O.M

  • Au Vermont, Jay Peak Resort s’adapte également avec sa campagne Relocation Vacation en suggérant aux visiteurs des séjours prolongés (location au mois) afin de profiter à la fois d’un style de vie propre à la région et d’activités familiales comme le golf ou la piscine.
  • Développer des espaces de travail partagés afin d’encourager l’attractivité du lieu, c’est ce que mettent de l’avant des élus dans les Pyrénées catalanes. Ce territoire rencontre des enjeux comme la saisonnalité des activités ou la mobilité des populations. En 2018, une étude visant à créer un réseau de tiers-lieux — tels que les espaces de coworking — a été réalisée par la collectivité. La crise liée à la COVID-19 a engendré une certaine réorganisation forcée du travail. C’est pourquoi le projet prend d’autres perspectives en transformant les difficultés du territoire en atouts : libérer les habitants de l’isolement et accueillir des néoruraux en télétravail désireux de se rapprocher du plein air et de la montagne.
  • Au Québec, le Massif de Charlevoix proposera dès décembre 2020 des forfaits alliant productivité, quiétude et activités de plein air. Que ce soit pour quelques jours, quelques mois, voire une année au complet, les Québécois pourront installer temporairement leur bureau dans une télécabine ou dans une salle de cotravail et profiter des joyaux naturels et gastronomiques de Charlevoix. Une connexion internet à haute vitesse ainsi qu’un service de gardiennage pour les enfants sont au programme.

massif_de_charlevoix

Source : Le Massif de Charlevoix

Le télétravail, nouvelle norme post-COVID ?

L’industrie a compris qu’il était impératif de s’adapter aux changements forcés en matière de pratiques professionnelles et à un nouveau mode de vie et de voyage. On peut toutefois se poser la question à savoir dans quelle mesure le travail à distance va s’imposer à long terme. Selon le sondage de VMware Canada, seuls 22 % des Canadiens interrogés ont eu la confirmation que les arrangements de travail mis en place pendant la COVID-19 s’établiraient de manière pérenne. Voilà qui témoigne des changements importants dans l’approche avec laquelle les employeurs envisagent la relation professionnelle, bien que le télétravail se confronte à des enjeux comme la sécurité des données et des réseaux, ainsi qu’au sentiment d’appartenance à une équipe.

 

Image à la Une : Pexels

Catégories
Ailleurs dans le monde Tendances

Le système immunitaire du tourisme de bien-être 

Comme le Réseau de veille l’a déjà présenté dans une analyse, le tourisme de bien-être signifie le maintien proactif de sa santé en vacances. En 2017, les voyageurs ont réalisé 27,5 millions de ce type de séjours au Canada, et plus de 90 % d’entre eux étaient des Canadiens. Cette grande proportion de visiteurs locaux soulève l’intérêt durant la saison estivale actuelle où les frontières demeurent fermées.

 

 

 

Les spas, les hébergements spécialisés, les retraites organisées, toutes les offres doivent être revues en fonction des nouveaux besoins. Les initiatives originales abondent.

Numériser ses services

Depuis le mois de mars, le bien-être numérique demeure sans surprise une direction empruntée par plusieurs. Durant le confinement, la Wellness Tourism Association (WTA) réunissait les services de ses membres sur une seule plateforme, Healthy@home. Des cours de yoga, des séances d’entraînement ou encore des ateliers de cuisine en ligne se vendent comme des solutions pour contrecarrer l’anxiété causée par l’isolation. Mais le Global Wellness Institute rappelle que de tels moyens devraient rester temporaires. Les rapports humains demeureront prioritaires pour ce secteur.

bien_etre_covid_wellness

Source : Wellness Tourism Association

Miser sur les marchés en croissance

Depuis la dernière semaine de mai, les entreprises rouvrent et adaptent leurs produits. Avec les nouvelles chartes sanitaires et les règles de distanciation physique, plusieurs saisissent l’occasion pour se réinventer.

Comme le rapporte SmartBrief, après la levée du confinement, le désir de retrouver un style de vie équilibré et de calmer l’anxiété causée par la pandémie risque d’influencer le choix d’activités des vacanciers. Une plus grande proportion pourrait rechercher des produits axés sur la santé et le sport.

À la fin de l’année 2019, 51 % des touristes canadiens optaient pour des escapades centrées sur « l’amélioration du bien-être et de la santé », après « la relaxation et la réduction du stress » (55 %), selon une enquête du Global Wellness Institute. Un sondage sur les intentions de voyages de ce type de clientèle durant la pandémie est en cours jusqu’au 11 juin 2020. Probablement que ces dernières motivations y gagneront en popularité.

Cette tendance se remarque déjà pour la chaîne Minor Hotels qui observe une hausse de la demande pour ses « expériences détoxifiantes », notamment au Sri Lanka et dans les Maldives.

Pour cette raison, Andrew Gibson, vice-président de la WTA, suggère entre autres aux entreprises de se joindre à des professionnels comme des entraîneurs, des nutritionnistes, voire des thérapeutes. L’authenticité et la qualité des services demeurent essentielles.

Adaptation de produits : la santé d’abord

Cette industrie doit composer avec les mesures sanitaires. Les expériences thermales (spa, sauna) demeurent fermées et les traitements de massothérapie devraient être autorisés sous peu. Les établissements qui peuvent se permettre la distanciation physique saisissent cet engouement autour d’un mode de vie sain. Ils redirigent l’attention de leur clientèle sur les bénéfices immunitaires de leurs services.

Kamalaya Wellness Sanctuary and Holistic Spa en Thaïlande est en phase de réouverture. Pour des raisons de sécurité sanitaire, le centre a délimité certaines « zones » destinées aux cinq premiers jours des retraites et offre dorénavant deux tests de la COVID-19, un à l’arrivée, l’autre au départ. Il propose aussi un nouveau séjour axé sur « l’enrichissement de la vie », qui vise à améliorer les problèmes de santé tels que le déséquilibre du système immunitaire.

Eupepsia’s Home Wellness en Virginie promeut des séances individuelles de gestion des émotions et d’entraînement personnalisé. Le centre de santé livre à domicile un paquet contenant des produits pour améliorer naturellement le système immunitaire.

Source : Eupepsia’s Home Wellness

D’autres établissements ne modifient pas leurs services, mais adaptent leurs messages et communiquent leurs efforts. C’est le cas de Skyterra Wellness Retreat en Caroline du Nord. Le 31 mai 2020, il lançait une vidéo pour souligner sa réouverture et rassurer sa clientèle. Au 1er juin, certains séjours de méditation avec nuitées à plus de 3500 $ affichaient déjà complet pour la semaine suivante.

Au Québec

L’adaptation de produits et l’adoption de différents messages clés sont aussi observables au Québec. Nordik Spa, par exemple, publie sur son site Web une capsule sur les bienfaits de ses services sur la santé immunitaire. Le spa fait également la promotion de ses nouveaux forfaits de thermothérapie.

bienetrevideo

Source : NordikSpa

Bota-Bota, dans le Vieux-Port de Montréal, offrira des services de massothérapie dès le 22 juin. L’entreprise annonce qu’elle réfléchit aussi à adapter son produit dans une installation qui peut normalement accueillir jusqu’à 350 personnes. Dans les Cantons-de-l’Est, le spa Eastman rassure sa clientèle sur ses nouvelles activités et méthodes sans contact.

La compagnie Retraites de yoga propose le forfait YOGA & DETOX, qui compte 5 jours de yoga et de méditation à faire à la maison ainsi que des traitements pour la peau envoyés par la poste.

Outils de redémarrage

Le Global Wellness Institute fournit plusieurs outils en prévision de la réouverture des spas, des hôtels ainsi que des centres de bien-être et de conditionnement physique. L’Association Internationale des Spas publie notamment une liste des éléments à cocher pour la reprise des services.

L’industrie du bien-être est réactive et inventive. La pandémie a forcé la société à ralentir et ce secteur s’en inspire.

 

Et vous, la situation actuelle vous allume-t-elle un élan de créativité ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

Catégories
Gestion Ressources humaines

Retour au travail : l’employé au cœur de la démarche

Le déconfinement se poursuit un peu partout dans le monde et au Québec. Pour plusieurs secteurs, cela signifie le retour des employés sur leur lieu de travail. Bien que le gouvernement du Québec recommande de maintenir le télétravail le plus longtemps possible, la reprise des activités in situ nécessite une adaptation sanitaire et organisationnelle pour les entreprises touristiques. Pour ne rien laisser au hasard, avez-vous pensé à une stratégie de retour au travail ? Voici certains aspects importants à considérer.

La santé, la sécurité et l’intégrité physique des employés

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et sécurité au travail (CNESST) proposent des consignes générales pour tous les types d’entreprises. Le CQRHT, en collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, les associations touristiques sectorielles et régionales, l’ITHQ et le gouvernement du Québec fournit un plan de sécurité sanitaire COVID-19 de l’industrie touristique. Il comprend un tronc commun regroupant des explications, des directives et des outils pratiques tels que des formulaires et des listes de vérification en plus de guides et de trousses par secteur d’activité.

Planifier l’organisation du lieu et du temps de travail

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) effectue plusieurs suggestions aux employeurs dans son guide sur le retour au travail. En voici quelques-unes.

L’organisation du lieu

Les entreprises doivent évaluer la disposition des espaces pour respecter la règle de distanciation physique de deux mètres et pour appliquer les mesures d’hygiène.

  • Postes de travail 
    • Si possible, modifier la configuration des postes de travail ;
    • Éviter de réaliser des tâches dans les espaces partagés, sinon installer des cloisons ou distribuer des équipements de protection individuelle ;
    • Fournir le matériel nécessaire pour désinfecter régulièrement les surfaces.
  • Espaces communs 
    • Restreindre l’accès et déterminer le nombre de personnes à la fois pouvant les fréquenter ;
    • Nettoyer plus souvent les espaces s’ils sont fréquentés par des visiteurs.
  • Matériel de bureau partagé 
    • Prévoir le nettoyage des équipements communs après chaque utilisation.

Le gouvernement du Québec offre des affiches gratuites à installer sur les lieux de travail pour réaliser la promotion des bonnes habitudes d’hygiène.

L’organisation du temps

  • L’évaluation des compétences des employés. Planifier les formations pour développer les habiletés et pour s’assurer qu’ils aient le temps nécessaire pour s’adapter aux nouvelles procédures. Favoriser la polyvalence dans l’éventualité où ils doivent remplacer un collègue malade.
  • L’identification des moments où la règle de distanciation physique sera difficile à respecter (arrivée et départ, repas, etc.). Répartir les tâches ou prolonger les plages horaires afin de réduire le nombre de travailleurs dans un même lieu et d’éviter les interactions.

Le dialogue et de la diffusion de l’information : un duo stratégique

La communication s’avère un élément clé dans le processus de retour au travail. Comme l’affirme le CRHA, les entreprises doivent informer les employés des nouvelles procédures avant leur retour. Cela permet d’expliquer leur pertinence et de s’assurer de leur compréhension. Ainsi, les probabilités que l’équipe respecte les consignes et adhère au changement seront meilleures.

La transmission de renseignements et de directives claires bâtit la confiance entre les gestionnaires et les employés. Il s’agit également d’une occasion de calmer les inquiétudes et de réduire le stress du personnel en plus de pouvoir répondre à leurs questions et d’écouter leurs préoccupations.

Veiller à la bonne santé psychologique des employés

Le retour au travail engendre des risques physiques et menace la santé mentale en amenant son lot de questionnements et d’insécurité. Une entreprise doit considérer que la pandémie peut créer du stress, de la peur, de l’angoisse et de l’anxiété chez ses employés.

Les gestionnaires doivent se montrer compréhensifs envers les travailleurs touchés par la situation.

Les pratiques de gestion impactent énormément la santé psychosociale des salariés, selon Nucléi Conseils. Dans un contexte de crise, il devient encore plus essentiel d’y consacrer du temps et de l’énergie. Pour y parvenir, la firme suggère d’appliquer trois facteurs de protection pour un retour durable développés par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en Santé et Sécurité au travail. Un plan de reprise en dix questions intègre ces facteurs et favorise une rentrée au travail réussie.

Divers outils comme des mesures de conciliation travail-famille ou encore des programmes d’aide aux employés permettent aux gestionnaires de détecter et de répondre aux besoins du personnel.

Le syndrome du survivant

Malheureusement, la pandémie de la COVID-19 a causé plusieurs pertes d’emplois. Avez-vous pensé que les employés encore en poste pouvaient souffrir d’une détresse psychologique ? Il peut s’agir du syndrome du survivant. D’après Jean-François Ouellet, CRHA, « il s’observe à plusieurs signes tels que colère, culpabilité, sentiment d’injustice, méfiance envers la direction, démotivation, surcharge de travail, baisse de productivité, cynisme, épuisement et départ des employés compétents ». Minimiser les impacts de ce syndrome risque d’affecter à long terme la performance de l’équipe et le climat de travail.

Et si le retour au bureau signifiait de rester à la maison ?

Le télétravail peut devenir la nouvelle réalité pour certaines personnes. Cela comporte plusieurs défis pour les employés et les gestionnaires afin de maintenir l’efficacité des troupes.

 Le Réseau de veille a publié des textes à ce sujet :

TÉLÉTRAVAIL : COMMENT MAINTENIR L’ENGAGEMENT DES EMPLOYÉS ?

LA CYBERSÉCURITÉ AU TEMPS DU TÉLÉTRAVAIL

LA GESTION DU STRESS ET L’ANXIÉTÉ EN PÉRIODE DE TÉLÉTRAVAIL

 

Source de l’image à la une : Pexels

Catégories
Ressources humaines

La gestion du stress et l’anxiété en période de télétravail

De nombreux employés travaillent à la maison pour une durée indéterminée. Des mesures draconiennes sont prises pour protéger la santé physique de la population, mais qu’en est-il de la santé mentale ? Bien qu’il s’agisse déjà d’un aspect important à gérer en entreprise, il l’est encore plus dans le contexte extraordinaire dans lequel nous plonge la crise de la COVID-19.  

 

 

Le stress et l’anxiété en quelques mots

 

Que peut faire un gestionnaire pour aider ses employés ?

L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec mets à la disposition des employeurs les meilleures pratiques à mettre en place pour aider leurs employés en situation de stress ou d’anxiété.  

Quoi faire en tant qu’employé ?

Prendre soin de sa santé mentale s’avère également une responsabilité individuelle. Voici quelques conseils pour s’occuper de soi tout en étant à la maison. 

 

Ressources : 

  • Ligne d’information du gouvernement du Québec destinée à la population sur la COVID-19 : 1 877 644-4545  
  • Centre intégré (universitaire) de santé et de services sociaux de votre localité (CISSS ou CIUSSS, CLSC, GMF) 
  • Service de consultation téléphonique psychosociale Info-Social 811  
  • Tel-Aide 1-877-700-2433 
  • Jeunesse, j’écoute 1-800-668-6868 
  • Centre de prévention du suicide : 1-866-APPELLE (277-3553) 

 

LeRéseau de veille en tourismepartage les renseignements et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise en période de crise de la COVID-19.  

Abonnez-vous à l’infolettre.  

Catégories
Marketing Ressources humaines

Quand les programmes de bien-être profitent à tous

La chaîne hôtelière Hyatt Corporation s’associe à la société de soins de santé Headspace pour mettre en place des services de bien-être. Ceux-ci comprennent des exercices de méditation de pleine conscience (appelée aussi présence attentive) et guidée, des conseils et des outils pour favoriser le sommeil des clients afin qu’ils puissent mener une vie plus saine en voyage. L’ensemble du contenu est disponible sur les téléviseurs dans les chambres et par l’application mobile de Headspace. La clientèle d’affaires peut l’intégrer dans la planification de sa réunion ou de son congrès.

En plus de miser sur la santé de ses clients, Hyatt s’investit auprès de ses employés en leur offrant des informations rassemblées gratuitement par Headspace. Le bien-être physique et mental a un impact majeur sur la gestion du stress ainsi que sur les taux d’absentéisme et de roulement. Du même coup, cela augmente la motivation et l’engagement et crée une image de marque positive, en plus de fidéliser les travailleurs. C’est donc un enjeu de performance d’entreprise. 

bonheur_au_travail

Source : Headspace

Il s’avère important de faire attention à ses ressources humaines. Qu’en pensez-vous? Quelles sont vos initiatives pour y parvenir?

 

Sources de l’image à la une : Unsplash

Catégories
Tendances

La quête de sens

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Vers la quête de sens

Les sensations sont uniques et propres à chacun. La singularité de nos réactions aux stimuli a démontré l’intérêt de personnaliser toujours plus les produits et les services qu’on nous destine, de même que la façon de nous les présenter. Dans le domaine du voyage, cette volonté de combler à tout prix les besoins sensoriels des visiteurs par la multiplication d’expériences et d’activités, réelles et virtuelles, en est arrivée à créer une certaine surenchère.

Est-ce le caractère éphémère du plaisir et du voyage ou bien l’anxiété ambiante qui fait en sorte que l’on cherche à donner plus de sens au périple?

Est-ce le caractère éphémère du plaisir et du voyage ou bien l’anxiété ambiante qui fait en sorte que l’on cherche à donner plus de sens au périple? Notre époque incite bon nombre de visiteurs à se tourner vers des voyages qui privilégient la qualité plutôt que la quantité, l’introspection préférablement à l’excitation.

introspection_quete_sens

Source : Cedric Lim, pexels.com

Ralentir pour mieux ressentir

La notion de tourisme lent (slow tourism), apparue au début des années 2000, évolue vers la quête d’une certaine paix intérieure. Des destinations comme Bali ont ainsi été touchées par la vague « Mange, prie, aime » et ont vu se multiplier le nombre de touristes venus y chercher un sens à leur vie. Cette quête d’un voyage qui nous transforme et nous guide vers des changements durables à apporter dans notre vie peut prendre diverses formes. 

Certains désirent avant tout ralentir pour justement prendre le temps de s’imprégner de la destination. L’expérience des bains de forêt (Shinrin-Yoku) applique l’idée de s’immerger dans la nature, d’écouter le son du vent dans les feuilles, de toucher l’écorce des arbres, de humer l’odeur ambiante, d’observer la flore environnante. Le sens que l’on donne à une simple promenade en forêt devient plus profond et sert cette recherche d’apaisement et de spiritualité.

foret_tourisme_sens

Source : Anthony, pexels.com

Pour d’autres, cette quête de sens s’exprime par le dépassement de soi, le désir de se transformer, de connaître ses limites physiques et mentales. Parcourir le chemin de Compostelle, traverser les Appalaches, faire le marathon de Jérusalem sont des exemples d’expériences recherchées.

De la surstimulation à la légitimation de ne rien faire

Le touriste de demain voudra peut-être se retirer et éviter d’être confronté à trop de stimulations externes, vivre une certaine forme de non-voyage ou de retraite d’une vie trop intense.

Plusieurs concepts d’art de vivre font la promotion de la modération, du lâcher-prise, de la simplicité comme le hygge danois, le lagom suédois ou le niksen néerlandais. Des destinations peu connues, telles que Padasjoki en Finlande, utilisent déjà cet isolement relatif comme argument de vente et orientent leur marketing vers une offre simple.

Source : Youtube, Experience Nothing

Gérer les sens et stimuler les sensations

Les nouvelles connaissances issues des neurosciences s’appliquent au domaine du tourisme. Stimuler les sens peut procurer du plaisir et permet d’offrir une expérience plus agréable. 

L’offre touristique s’organise donc pour approfondir la quête des sens des visiteurs en créant des produits qui s’adressent :

  • Au goût : routes gourmandes, microrestauration locale (Time Out Market), produits frais « de la ferme à la table », festivals culinaires;
  • À la vue : panoramas inoubliables, design en hôtellerie, illuminations et arts immersifs;
  • À l’odorat : création d’ambiances et expositions olfactives;
  • À l’ouïe : festival de musique, création d’ambiances sonores ou musicales au musée, au restaurant ou à l’hôtel;
  • Au toucher : bassin de contact à l’aquarium, toucher d’objets texturés comme diverses fourrures d’animaux dans un centre d’interprétation.

Source : Youtube, Forest Luming

De quelle façon les offices de tourisme participeront-ils à l’accompagnement des visiteurs dans leur quête de sens, en 2020?

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations.

Source de l’image à la une : Pixabay