Catégories
Marketing

Repenser sa stratégie marketing pendant et après la crise

L’humain avant tout

L’approche marketing des dernières années place davantage l’humain au cœur des stratégies, que ce soit les consommateurs ou les employés. En ces temps de crise, cette dimension prend encore plus d’importance. Comme l’a mentionné au début de la pandémie Olivier Coullerez, président et fondateur de l’agence Espresso Communications, « l’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. »

Pour souligner la résilience de l’industrie, la compagnie de création de contenu GLP Films a réalisé des capsules mettant en vedette des personnes jouant un rôle clé dans le développement touristique de leur région. Le mot-clic #TourismStrong sert à partager leurs histoires, comme celle d’Angie Grenade du Ziwa Rhino Sanctuary en Ouganda qui lutte pour la protection de la faune sauvage, par le biais d’activités touristiques.

Les stratégies pour faire rayonner le tourisme local

Durant la pandémie, les gestionnaires ont porté une attention particulière aux clientèles locales pour assurer la continuité de leurs activités et leur survie économique. Différents moyens ont été développés pour les aider.

Des plateformes en ligne pour faire briller les entreprises locales et leurs artisans

La promotion des savoir-faire locaux est encore plus importante qu’avant, c’est pourquoi un nombre fulgurant de plateformes en ligne se sont développées. Parmi celles-ci, certaines sont munies d’une carte interactive permettant d’encourager les activités et les entreprises de la région. C’est le cas de l’organisation Culture Maps Central NSW, située dans l’État du New South Whales, en Australie, qui vise à faire découvrir la culture et l’art. Il ne suffit que de cliquer sur la région désirée pour voir les diverses offres s’afficher.

Des incitatifs aux résidents pour encourager l’achat local

Plusieurs municipalités et quartiers ont mis des bons d’achat, sous forme de devises locales, entre autres, à disposition de la population. Ceux-ci permettent aux résidents d’économiser de l’argent dans les commerces locaux. Au Québec, la Ville de Sherbrooke, en collaboration avec Commerce Sherbrooke, les a tous vendus en moins de 14 heures dans le cadre de sa campagne Opération locale. Cela représente des retombées de 160 000 $ pour les entreprises de la ville.

En Ontario, la Culinary Tourism Alliance a lancé la campagne Great Taste of Ontario regroupant un ensemble de passeports régionaux qui visent à faire découvrir la gastronomie de la province tout en soutenant 1000 entreprises. Chacun des passeports comprend 15 établissements, et une fois qu’il les a tous visités, le voyageur reçoit des récompenses des compagnies locales.

Des partenariats pour promouvoir la destination

C’est reconnu, l’union fait la force. C’est du moins ce que se sont dit bon nombre d’offices de tourisme durant la pandémie afin d’assurer leur visibilité et leur notoriété. En Haute-Savoie, en France, les offices de tourisme Rumilly-AlbanaisHaut-Rhône Tourisme et Alter’Alpa Tourisme ont décidé de collaborer au sein d’une campagne commune nommée « Rendez-vous en terre (mé)connue », faisant référence à la célèbre émission française. Un Pass’ découverte permettait aux acheteurs de (re)visiter des endroits cachés ou oubliés.

 Les touristes internationaux

En plus de faire la promotion du tourisme local auprès des résidents et marchés de proximité, les gestionnaires des destinations devaient demeurer visibles auprès des voyageurs étrangers en vue de la relance. Plusieurs en ont profité pour reconsidérer leur stratégie.

Repenser son public cible

L’importance des données était un sujet omniprésent au cours des derniers mois. Elles permettent en effet de connaître le parcours des touristes et de mieux comprendre les retombées qu’ils génèrent.

Comment attirer des voyageurs à haute valeur ajoutée ? En identifiant ceux qui participent à l’économie locale parmi les vacanciers fidèles. C’est l’un des objectifs que s’est donnés Helsinki Marketing, en Finlande. Laura Aalto, directrice générale de l’OGD, va même plus loin en affirmant que les visiteurs rechercheront davantage des expériences en harmonie avec leurs valeurs. Dans le but de séduire les voyageurs détenant les mêmes que celles de la destination, il est important de les mettre de l’avant dans sa stratégie de communication.

Visit Florida a développé un partenariat avec Outbound Collective, un voyagiste spécialisé en séjour d’aventure et dans la promotion de pratiques de plein air inclusives. Le but est d’attirer une clientèle formée de plusieurs groupes sous-représentés. Pour ce faire, des histoires racontées par 12 experts de plein air incarnant chacun des segments issus de ces minorités sont partagées sur les réseaux sociaux.

Repenser son offre touristique et la gestion des flux 

Cette pause forcée a aussi permis de mieux gérer les flux touristiques. Répartir les voyageurs dans des régions moins fréquentées, les inciter à venir en basse saison, arrêter complètement le partage de contenu sur les lieux hautement prisés (démarketing) sont quelques moyens instaurés avant la pandémie qui attirent d’autant plus l’attention des gestionnaires durant la crise. L’OGD de Copenhague utilise déjà la méthode du démarketing pour le quartier de Nyhavn qui jouit déjà d’un fort taux d’achalandage. De plus, 75 % de son budget de promotion servira à mettre de l’avant la basse saison.

Les longs séjours sont aussi privilégiés. Certaines destinations, telles que la Barbade et l’Estonie, profitent même de la possibilité de travailler à distance pour proposer un visa spécifique au télétravail. Des agences de voyages ou des attractions suggèrent des forfaits qui s’adressent aux nomades numériques. C’est le cas du Massif de Charlevoix, au Québec. La plateforme Booking.com a quant à elle, ajouté de nouveaux filtres de recherche facilitant la réservation d’hébergement afin de répondre à cette demande.

Finalement, que doit-on retenir de ces stratégies de promotion ? Lesquelles perdureront après la pandémie ? Quelques-unes sont énumérées dans le tableau ci-bas.

marketing_recommandations

Cet article provient du Livre blanc Tourisme 2021 : entre défis et occasions d’affaires. Pour le consulter, cliquez ici. 

Source image : Pexels

Catégories
Enjeux Faits et chiffres

Performance touristique : un été à saveur rurale

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme, l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et les associations régionales et sectorielles, a suivi de près les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie touristique grâce à une série de trois enquêtes.

Les résultats présentés ci-après proviennent de la collecte en ligne réalisée du 14 au 24 août dernier auprès de 1 210 organisations touristiques québécoises.

 

Ils mettent en perspective la situation des répondants, tous secteurs confondus, dont les activités sont principalement basées :

  • en grand centre urbain (Montréal, Québec) ;
  • en milieu urbain, mais en région (Sherbrooke, Trois-Rivières, Chicoutimi, etc.) ;
  • en milieu rural.

Tous les milieux étaient prêts  

De la ville à la campagne, la majorité des organisations étaient prêtes pour la saison estivale. Les régions montraient toutefois une part plus importante d’entreprises en exploitation que les grandes villes.

activite-ete

Une rétention d’employés variable par rapport à 2019

Globalement, les entreprises en activité cet été et ayant un bassin de ressources humaines ont assuré la rétention de 74 % de leurs employés, en moyenne. La répartition géographique dévoile toutefois certaines différences. Les répondants des grands centres urbains comptaient en moyenne 56 % de leur main-d’œuvre active par rapport à 2019 tandis que ces proportions sont plus élevées pour les villes en région (74 %) et le milieu rural (80 %).

performance_touristique_ete

L’appel du grand air  

Le besoin de connexion à la nature était fort pour plusieurs Québécois en sortie de confinement et le milieu rural l’a bien ressenti. La majorité de ces entreprises (57 %) mentionnent que le nombre de visiteurs accueillis a dépassé les attentes anticipées et près d’un quart (23 %) indiquent avoir battu leurs statistiques de fréquentation de l’été 2019. Le tiers (33 %) envisagent même de faire des bénéfices, comparativement à 20 % des répondants situés dans une ville en région et seulement 7 % dans les grands centres.

En général, les entreprises estiment atteindre 63 % de leur chiffre d’affaires de 2019, en moyenne, pour l’été 2020. Par catégorie, les répondants situés en milieu rural ont empoché l’équivalent de 72 % de leurs revenus de la dernière saison estivale, comparativement à 59 % pour ceux des villes et 33 % pour les grands centres. Ces derniers subissent des pertes considérables ; 71 % mentionnent avoir réalisé moins de la moitié de leur chiffre d’affaires, dont 48 % qui ne dépassent pas le quart des ventes réalisées l’été dernier.

chiffre-d-affaires

La détresse financière dans les grands centres urbains

Environ 69 % des répondants des régions s’attendent à couvrir leurs frais ou faire des bénéfices à l’été 2020. À l’inverse, 65 % des organisations situées dans les grands centres urbains comptent opérer à perte cet été, parmi lesquels 27 % estiment le déficit à un million de dollars et plus.

Fait inquiétant, 83 % des répondants établis à Montréal ou à Québec, et qui bénéficient d’au moins un programme d’aide gouvernementale, craignent de faire face à une fermeture en l’absence d’aides supplémentaires. Cette proportion s’élève à 40 % en région.

Les préoccupations sont palpables dans tous les milieux. Les gestionnaires des grands centres sont toutefois plus nombreux à se soucier de leur situation financière (liquidités, endettement, pertes) que leurs pairs. Près de trois répondants des grandes villes sur cinq (57 %) mentionnent que la santé financière de leur organisation s’est détériorée depuis juin, comparativement à 29 % des répondants opérant en région.

Un avenir teinté par l’évolution de la situation ?

Les perspectives sont plutôt sombres du côté des grands centres urbains. Près de sept organisations sur dix (68 %) ne prévoient pas une reprise normale de leurs activités avant l’été 2022, comparativement à la même proportion en milieu rural qui anticipent un retour à la normale de leurs opérations d’ici un an.

Plusieurs difficultés guettent encore l’industrie. Toutefois, une partie de l’économie touristique a su tirer son épingle du jeu cet été. La (re)découverte du territoire par les Québécois aura permis de créer un réseau d’ambassadeurs, notamment pour les secteurs du plein air et de l’agrotourisme.

Pour en savoir plus, consultez les faits saillants du 3e volet de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Image à la une : Pexels

Catégories
Produits et activités

Route touristique : la colonne vertébrale d’une destination

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé une vaste étude pour le ministère du Tourisme visant à faire l’état de la situation et des recommandations pour le développement stratégique des routes touristiques officielles du Québec. Ce réseau de routes signalisées par des panneaux bleus s’étend sur 4 399 kilomètres. Cliquez ici pour voir une version agrandie de la carte.

routes_circuits_qc

Source : Chaire de tourisme Transat. Carte des 17 routes touristiques officielles du Québec, compilation à partir de données ouvertes du Gouvernement du Québec (mars 2019).

Une première publication dévoilait le comportement des Québécois lors de leur parcours sur les routes touristiques. Cette analyse met en lumière quelques grands constats de l’étude.

Les routes comme outil de développement d’un territoire 

Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur.

En 2019, la moitié (52 %) des municipalités québécoises sondées plaçait les routes dans les priorités de développement de leur territoire. La majorité d’entre elles (85 %) souhaitent toutefois que les routes touristiques deviennent une priorité au cours des cinq prochaines années. Le défi réside dans le déploiement d’un réseau qui va au-delà des limites administratives, souvent inconnues du visiteur. Pour ce faire, l’industrie touristique doit assurer un leadership en matière de développement concerté et harmonisé des routes touristiques. Les liens entre les territoires de proximité sont particulièrement importants. La Route des navigateurs, qui s’étend sur trois régions touristiques, s’avère un bon exemple de collaboration.

Au Nouveau-Brunswick, la stratégie de promotion touristique 2018-2025 est axée sur les routes et sert trois objectifs :

  • La diversion : faire sortir les visiteurs de l’autoroute
  • L’immersion : offrir des expériences variées
  • La rétention : prolonger le séjour

Le territoire est segmenté en fonction des routes afin de faciliter la planification du séjour.

explorenb

Source : #ExploreNB

La force du réseau

La création d’une entité qui gère l’image de marque des routes est primordiale pour leur mise en marché, particulièrement à l’international. Les études de cas montrent que la mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La mise en place d’une thématique commune et distinctive n’empêche pas de donner une identité différente aux routes à l’intérieur d’un même réseau.

La Wild Atlantic Way en Irlande s’avère une source d’inspiration à cet égard. À la suite d’un déclin du nombre de touristes dans l’Ouest du pays, l’organisation de gestion de la destination a mis sur pied un programme pour :

  • améliorer la connectivité des attraits ;
  • offrir une signalisation et des infrastructures de qualité ;
  • favoriser la collaboration entre les entreprises ;
  • inciter les visiteurs à parcourir plusieurs tronçons de la route dans le cadre de séjours différents.

La Wild Atlantic Way est devenue complètement opérationnelle en cinq ans (2015-2019). Cette route longe la côte atlantique et traverse 9 comtés. Toutefois, elle est divisée en six régions d’ambiance en lien avec les spécificités locales.

wild_atlantic_way

Source : Wild Atlantic Way

Les instigateurs du programme en retirent certaines leçons, dont la nécessité de faire ressortir les éléments distinctifs et de bien les identifier pour le visiteur. Ils avaient initialement sélectionné 150 points de découverte, ce qui a eu pour effet de diluer l’offre sur la route.

La Californie l’a compris avec sa campagne Road Trip Republic qui incite à partir à l’aventure et à explorer, entre autres, des régions rurales moins visitées. Une carte présente les principaux points d’intérêt pour chacune des routes. Par exemple, sur un itinéraire de 1500 kilomètres, 10 arrêts sont mis en valeur.

californie_borntobewild_image1

californie_borntobewild_image2

Source : Visit California

En matière d’accompagnement, Visit California a réalisé un guide pour aider à la promotion des routes, et l’Irlande produit des outils et offre des formations aux entreprises.

Au Québec, les résultats d’un sondage auprès des organisations situées le long des 17 routes officielles montrent que les trois quarts des répondants connaissent l’organisme responsable de la gestion de la route. Les représentants des établissements d’hébergement et des services sont les moins informés (54 %). Il est à noter que 52 % des routes touristiques officielles sont gérées par une ou plusieurs ATR. Même si la notoriété varie d’une route à l’autre, cette dernière parait faible. Une meilleure collaboration et mobilisation des acteurs semblent une piste à privilégier.

Un gage de qualité

En soi, les routes ont le potentiel de devenir un sceau de qualité pour une destination si elles misent sur des critères d’excellence. D’une part, les paysages constituent la motivation principale de la visite de routes. Leur grande beauté rime souvent avec milieu naturel sensible. Leur protection, par la désignation de territoires d’intérêt par exemple, s’avère primordiale. D’autre part, l’expérience offerte chez les prestataires le long des routes doit être à la hauteur et de qualité constante du début à la fin du parcours.

Pour les routes qui ont un produit fort et centralisateur, comme une route des vins, une certification peut venir rehausser leur gage de qualité. Par exemple, la marque Rutas de Vino en Espagne est applicable dans les territoires avec une appellation d’origine et s’appuie sur des critères d’excellence. La certification est gérée par une association.

Aux États-Unis, le réseau des Byways, dont la route 66 fait partie, propose deux statuts distincts basés sur : une qualité particulière (National Scenic Byways) ou son caractère exceptionnel (All-American Roads). Ainsi, les incontournables sont clairement indiqués. Chaque route est formée par un comité qui s’occupe de sa gestion et chaque État s’assure de la cohérence des routes.

usa_byways

Source : Federal Highway Administration

Les routes touristiques représentent un axe de développement territorial important et une façon de connecter les régions, les attraits et les activités. C’est également une occasion pour les visiteurs de les quitter pour découvrir le territoire environnant et s’immerger dans la culture locale. Une fois que les voyageurs empruntent une route, les possibilités sont presque illimitées.

Pour en savoir plus sur les routes touristiques

Consultez les cinq rapports de la vaste étude sur l’état de la situation et les recommandations pour un développement stratégique des routes touristiques au Québec, réalisés en collaboration avec le ministère du Tourisme.

Image à la Une : Pexels

Catégories
Destinations Marchés géographiques Produits et activités

Le Canada parmi les champions en tourisme d’aventure

Depuis 2008, l’Adventure Travel and Tourism Association (ATTA) publie l’Adventure Development Tourism Index (ADTI), un rapport sur la compétitivité des destinations en tourisme de nature et d’aventure. Les pays « développés » et « en développement » sont scrutés et classés par un jury de professionnels du tourisme de nature qui viennent du monde entier.

L’ADTI met de l’avant les dix destinations les plus performantes. Malgré une légère régression, le Canada se taille une place parmi les chefs de file du tourisme de nature et d’aventure pour la dixième année consécutive. En huitième position, il s’incline devant l’Islande, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne et la plupart des pays scandinaves, mais fait de l’ombre à l’Australie et au Danemark.

Bien qu’il ait accédé au podium en 2011 avec une 3e place, le pays oscille entre la 6e, 7e et 8e position depuis les cinq dernières années (voir graphique 1).

Les forces et les faiblesses du Canada

Le jury examine chaque pays selon 10 piliers classés en trois catégories : sécurité, aventure et potentiel d’accueil. Chacun est évalué sur une note de 0 à 10. L’illustration ci-dessous en résume l’ensemble.

Source : ADTI, 2018 (traduction libre)

Les analyses plus détaillées issues des rapports de 2016, 2018 et 2020 démontrent les points forts de la destination. En regard du tableau 2, les forces du Canada concernent surtout l’entrepreneuriat et la sécurité. D’après l’ADTI, la liberté économique du pays laisse place à la création d’entreprises et à l’innovation. Le sentiment de sûreté des voyageurs donne également des plumes au score final.

On remarque que le pilier « activités » a reculé d’un point par rapport aux années précédentes. Ce constat réfère à la Liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature et aux résultats les plus récents concernant l’état des forêts de la Food and Agriculture Organization. Le pilier « ressources naturelles » reste quant à lui particulièrement stable. La faible densité de population du pays et la protection du grand littoral lui donnent beaucoup de crédit, ces dernières demeurant constantes au fil du temps.

Il en va de même pour le pilier « infrastructures touristiques », qui varie peu au fil des années. Celui-ci se rapporte aux outils comme les cartes, mais aussi aux aménagements tels que les sentiers, les routes, ainsi qu’à des services comme les hébergements, les entreprises d’aventure, les formations, etc.

En 2016, l’ADTI notait une corrélation entre la croissance d’achalandage et les piliers « ressources naturelles » et « culture ». Même si ce dernier pilier représente le talon d’Achille du pays, cette observation suggère que les voyageurs valorisent davantage ces éléments au Canada, comme ailleurs.

Les élus au sommet de la liste, soit la Suisse et l’Islande, se démarquent depuis plusieurs années.

L’Islande

L’Islande triomphe en tourisme de nature et d’aventure depuis trois ans. Fort d’une importante croissance touristique depuis 2016, le paradis des geysers et autres phénomènes naturels montre l’exemple en gestion durable de la destination. Son serment du visiteur responsable destiné aux voyageurs étrangers en témoigne. Le pays a gravi sept rangs depuis la crise économique de 2008. Il a massivement investi en marketing, en développement de produit et en services de soins de santé.

Source : Visit Iceland

La Suisse

Les forces de la Suisse sont semblables à celles du Canada. Ce véritable terrain de jeux entre ciel et terre excelle en matière de gouvernance, de sécurité et d’entrepreneuriat. Le faible nombre d’alertes aux voyageurs ainsi que son économie stable lui valent le titre de deuxième championne. Sur son site Web officiel, on remarque sur-le-champ la place centrale qu’occupe le plein air.

Source : My Switzerland

Aujourd’hui, la pandémie donne de l’importance au tourisme de nature et d’aventure. Les prochains voyageurs auront soif de grands espaces. Ce sera une occasion de mettre à profit les forces de la destination.

Image à la une : Pexel

Catégories
Produits et activités

Adapter le produit à l’heure de la pandémie

Bien que l’été 2020 ne sera pas des plus profitable pour une partie de l’industrie touristique, des organisations mettent tout en œuvre pour rouvrir. Voici comment elles adaptent leur offre en fonction des mesures sanitaires ou encore ciblent de nouvelles clientèles.

Ajuster son offre

L’entreprise de voyages G Adventures propose des circuits en groupes restreints avec la création d’une nouvelle collection de séjours : Travel with Confidence Plus. Ces 37 itinéraires répondent à une série de critères sanitaires pour assurer la sécurité des clients. Mentionnons ceux-ci :

  • Groupes formés de 8 à 10 personnes (plutôt que 12);
  • Voyageurs solos bénéficiant de rabais de 50 % sur les chambres privées;
  • Aucun hébergement avec chambres ou salle de bain partagées;
  • Transport privé (à l’exception du transport aérien) avec places assignées et espacées entre les passagers.

L’entreprise québécoise Karavaniers, qui se spécialise en voyages d’aventure dans les destinations exotiques, a rapidement organisé des séjours en sol canadien et québécois grâce à des partenariats avec des entreprises des régions concernées. Les propositions pour l’été 2020 sont séduisantes et mettent le Québec en vedette : camp de base dans l’archipel de Mingan et découverte du littoral de l’île d’Anticosti; longues randonnées en Gaspésie avec repas conçus à partir de produits de la mer et accompagnés de bières locales, etc.

Source : Karavaniers.com

Cibler la clientèle en télétravail…

Pour les vacances ou pour le télétravail (pourquoi pas les deux !), le centre de villégiature de Jay Peak offre de l’hébergement en chalet pour des séjours prolongés (un mois ou plus) avec Internet haute vitesse et des options pour un accès WiFi sécurisé. Les longues périodes de location sont préférables. Elles réduisent notamment les va-et-vient de clients différents, et donc les besoins en désinfection et les risques pour le personnel d’entretien. La campagne Relocation Vacation inclut un abonnement de saison au golf et à la piscine chauffée extérieure.

« Célébrer » la réouverture

Par ailleurs, Jay Peak Resort crée un « événement » pour illustrer son plan de réouverture graduelle : The Return. Chacune des étapes fait référence à un spectacle ou à une composante de festival. La scène estivale met notamment en vedette plusieurs têtes d’affiche comme le retour des activités au parc aquatique intérieur.

Source : Jay Peak Resort

Présenter la marche à suivre

Tout comme de nombreuses entreprises d’activités de plein air guidées au Québec, une organisation de rafting de l’Oregon, Northwest Rafting Company, apporte des ajustements qui lui permettent d’opérer cet été :

  • Prévoir 4 à 5 personnes par embarcation, appartenant toutes à la même unité familiale;
  • Questionner les clients sur leur état de santé lors de la réservation, puis à plusieurs reprises jusqu’au jour de l’activité;
  • Faire respecter un serment sanitaire aux usagers dans lequel ils promettent de se laver les mains régulièrement, de garder leurs distances avec les autres groupes, etc.;
  • Planifier l’arrivée des familles à différents moments pour éviter les attroupements;
  • Limiter les contacts de chaque groupe avec son guide et son chauffeur d’autobus;

Les individus doivent aussi respecter les cinq règles illustrées dans cette vidéo :

Offrir des services pertinents

Au Québec, les voyages sont permis, mais les autorités de la santé publique demandent aux visiteurs de limiter les interactions une fois rendus à destination. À cet égard, le camping de Carleton-sur-Mer, en Gaspésie, propose à ses clients un service de livraison d’épicerie. Cette initiative a vu le jour grâce à un partenariat avec Bouge pour que ça bouge, un organisme voué à la promotion de saines habitudes de vie chez les jeunes, ainsi qu’avec le Marché Viens Métro.

Source : Facebook/Marché Viens Métro

S’équiper de solutions sans contact

Plusieurs attractions québécoises sont déjà équipées de la technologie RFID telle que proposée par la compagnie québécoise Connect & Go, qui permet d’améliorer l’expérience du visiteur ainsi que la gestion des réservations et des achats. Ces bracelets, munis de puces, constituent aussi une solution pour réduire les contacts physiques. À partir du profil qu’il aura préalablement créé en ligne, l’utilisateur réserve son billet ainsi que des cases horaires pour profiter des différents services. L’information est ensuite transférée sur la puce RFID que le client porte au poignet. Voilà qui permet de mieux gérer les files d’attente. Le visiteur peut également se servir du bracelet pour effectuer des transactions sur place.

Adaptations temporaires et permanentes

Ces adaptations s’ajoutent aux panneaux de plexiglas, aux cônes orange servant à délimiter certaines sections, au marquage au sol permettant de faciliter le respect d’une certaine distance, aux flèches qui indiquent le sens de la circulation, etc. L’année 2020 aura vu naître de nombreuses astuces temporaires pour assurer la sécurité des clients. Certaines de ces initiatives s’estomperont après la crise, d’autres s’inscriront à plus long terme dans le paysage touristique.

 

Image à la une : YouTube/Northwest Rafting Company

Catégories
Enjeux Ressources humaines

Retour au travail : des employeurs craintifs

Du 28 mai au 8 juin, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a mené une enquête pour, entre autres, mieux cerner les préoccupations en lien avec les ressources humaines. Quelque 792 organisations touristiques ont répondu à l’appel. Cette seconde vague de collecte de données visait plus largement à mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. 

 

Inquiétude des organisations touristiques 

Une majorité de répondants (56 %) sont préoccupés quant au maintien du personnel en place; le tiers mentionnant même l’être encore plus qu’en avril.  

Globalement, deux organisations touristiques sur trois signalent que leurs employés ont profité de la prestation canadienne d’urgence (PCU). Concernant les restaurants, bars et cafés, la PCU est venue à la rescousse des employés pour 87 % des entreprises de ce secteur. 

rh_employeurs

 

La difficulté à recruter de nouveaux employés en raison de la PCU/PCUE figure au premier rang des préoccupations en matière de ressources humaines, suivi de la réticence des employés actuels à retourner au travail pour cette même raison. Les craintes concernant le recrutement et le retour du personnel en lien avec la maladie à coronavirus sont tout de même élevés (de 65 % à 67 %).

rh ressources humaines préoccupations tourisme

Consultez tous les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises. 

 

Rédigé en collaboration avec Marie-Christine Bruneau et Audrey Rabillard.  

Image à la une : Unsplash   

Catégories
Enjeux

Comment les entreprises abordent-elles l’été 2020 ?

Deuxième coup de sonde

À la suite d’une première enquête menée en avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a procédé à une seconde vague de collecte de données afin de mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. En tout, 921 organisations ayant participé à la première vague de l’étude ont complété le sondage qui s’est déroulé du 28 mai au 8 juin 2020. D’un point de vue régional et sectoriel, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise.

Les résultats présentés ci-après dressent le portrait de la situation à cette période, soit juste avant l’annonce du gouvernement du Québec (11 juin) concernant l’aide financière de 753 millions de dollars pour l’industrie.

Ampleur des dégâts

Déjà, en avril dernier, les organisations touristiques émettaient plusieurs signaux de détresse. Le récent sondage indique que la majorité des entreprises sont toujours préoccupées par leurs finances. Près d’un répondant sur deux (48 %) souligne que la situation générale s’est détériorée.

Environ huit répondants sur dix s’inquiètent des pertes financières dues à la crise et 63 % craignent pour leurs liquidités (voir le graphique 1). Près du tiers appréhende même de faire faillite ou de devoir fermer. Grosso modo, la moitié des sondés estime que la situation s’avère tout aussi préoccupante qu’en avril. Mais des parts importantes d’organisations (de 28 % à 51 %, selon les sujets) sont davantage préoccupées qu’elles ne l’étaient lors de la première vague de l’enquête.

graphique-1-preoccupations-tourisme

Par ailleurs, la majorité des entreprises sondées (61 %) envisagent d’exploiter leur entreprise à perte cet été. Seulement 4 % prévoient de générer des profits alors que 35 % des répondants espèrent couvrir leurs frais.

Optimisme?

La possible réouverture de la frontière avec les États-Unis au 1er juillet ne semble pas réaliste aux yeux de plus de la moitié des organisations; quelque 12 % d’entre elles se montrent optimistes à cet égard. Par ailleurs, les répondants sont plus confiants en l’avenir que lors du sondage précédent quant à une augmentation de l’achalandage de visiteurs québécois (47 %) cet été; cette proportion s’élevait à 34 % au moment de la 1re enquête (voir le graphique 2).

graphique-2-previsions-quebecois

Une lente reprise

Depuis la première vague du sondage, le tiers des organisations sondées a reçu de nouvelles réservations pour l’été. D’après la majorité des répondants, la quantité totale de réservations réalisées correspond à moins de 25 % du volume enregistré à la même période l’année dernière. La reprise des activités normales prendra plus de six mois selon la majorité des entreprises interrogées, voire un an (37 %).

Prêt, pas prêt?

Les deux tiers des organisations touristiques participant à l’enquête se sentent prêtes à accueillir des visiteurs cet été. La plupart (81 %) estime pouvoir demeurer en affaires malgré les restrictions de deux mètres de distance ou encore le port du masque (83 %). Elles se disent confiantes de respecter les mesures sanitaires obligatoires (76 %). Mais la mise en place de celles-ci nécessite des efforts financiers considérables. La moitié des entreprises (49 %) débourseront plus de 5 000 $ pour ces ajustements.

L’infographie qui suit illustre les faits saillants de cette enquête.

infographie-sondage-2e-vague

Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

 

Catégories
Marketing

Quelle stratégie de médias sociaux adopter en vue de la relance ?

Les plateformes sociales plus populaires que jamais

Tel que le mentionne François-Olivier Thibault, directeur de la création pour l’agence Republik, « les gens n’ont jamais eu autant besoin d’être écoutés, épaulés, informés et divertis que maintenant. »  Les réseaux sociaux s’avèrent un choix judicieux pour échanger avec ses clients actuels ou potentiels. D’ailleurs, leur fréquentation est à la hausse depuis le début du confinement.

Sprout Social a réalisé une collecte de données du 1er janvier au 15 avril 2020 afin de mesurer le taux d’engagement des abonnés de 11 038 compagnies provenant de différents secteurs. Durant les deux premières semaines d’avril, les organisations enregistraient 44 actes d’engagement de plus en moyenne et 7,3 de plus par publication que pendant le mois de mars.

D’ici la relance : ne vendre que du rêve

Depuis le début de la pandémie, plutôt que de conduire le voyageur jusqu’à la destination, on l’emmène jusqu’à lui, dans le confort de son salon. Comme le mentionne Olivier Coullerez, président et fondateur de l’agence Espresso Communications, on revient à l’essence même du voyage, la mise au premier plan de l’expérience. « Il ne faut plus faire de publicité, il faut faire de la communication », soulignait-il.

L’humain avant tout

Entretenir et développer sa relation avec ses abonnés de manière à créer un lien d’attachement permet de demeurer dans les premiers choix lors du processus décisionnel. Pour ce faire, l’humain doit figurer au centre de la stratégie. « L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez.

« L’idée n’est pas de vendre les qualités d’un hôtel, mais de parler de l’hôtelier. » — Olivier Coullerez

GLP Films travaille en ce sens en faisant rayonner les acteurs du tourisme derrière les activités offertes avec la série de vidéos #TourismStrong. Ces denières mettent en vedette des individus jouant un rôle dans le développement touristique de leur région. Ci-bas, les projecteurs sont tournés sur Rafael Gallo, fondateur et propriétaire de Rios Tropicales, une compagnie de rafting au Costa Rica.

Source : GLP Films, Youtube

Du divertissement pour plus d’engagement

La mise en place de différents cours en ligne sur Facebook ou Instagram constitue une autre façon d’inspirer et de divertir les gens. Discover Puerto Rico a conçu Puerto Rico Virtual Vacay dans le but d’offrir diverses activités et leçons. Les résultats sont concluants, près de 600 millions de vues, soit une augmentation de 13 % sur Instagram et de 23 % sur Facebook par rapport à leur moyenne. Le nombre de vues du profil Instagram de Discover Puerto Rico a connu une hausse de 112 % en plus de bénéficier de 6800 nouveaux abonnés sur une période de 3 semaines.

discover_puerto_rico

Source : Discover Puerto Rico

Quel type de promotion doit-on adopter lors de la relance ?

Comme il est difficile de prévoir exactement quand aura lieu la reprise des activités en tourisme et quelle forme elle aura, il importe de préparer sa stratégie afin d’être prêt au moment opportun.

Les résidents avant tout

La première phase de la relance vise le tourisme intérieur. Pour ce faire, il s’avère essentiel de revoir les stratégies marketing des OGD, particulièrement la promotion de la destination qui doit dorénavant miser davantage sur l’implication des locaux. Ceux-ci s’avèrent de grands consommateurs de l’offre touristique, en plus d’avoir le potentiel de devenir d’excellents ambassadeurs.

Plusieurs campagnes engagent les citoyens en leur demandant de partager des photos de leur ville à partir de leur fenêtre, ou encore d’anciennes photos de leur pays. En Angleterre, l’application Hangout on Holidays recrute des résidents en provenance de diverses régions populaires dans le but de publier de l’information sur celles-ci et de répondre aux questionnements des touristes quand les activités reprendront. Cette idée pourrait être récupérée sur les médias sociaux où des ambassadeurs fiers de leur région distribueraient du contenu sur celle-ci.

Une stratégie holistique, un pour tous et tous pour un

La Chaire de tourisme Transat, le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec ont mené une enquête en ligne du 9 au 27 avril auprès de 2 977 organisations touristiques québécoises. Parmi les répondants qui ont des attentes particulières envers divers organismes touristiques, de 19 à 32 % aimeraient obtenir de l’aide à la promotion et au marketing, ainsi qu’à la promotion du tourisme interne et des vacances au Québec.

Au sein de la première phase de relance, divers partenaires provinciaux ont convenu de mettre en œuvre une stratégie promotionnelle commune visant le marché intérieur. Elle ralliera les associations touristiques sectorielles et régionales dans le but d’obtenir une campagne unifiée.

Et qu’en est-il des voyageurs internationaux ?

Bien que les résidents seront grandement sollicités dans les campagnes promotionnelles des prochains mois, il ne faut pas minimiser la relation avec les voyageurs internationaux de ses marchés cibles. La création de nouveaux contenus en photos et vidéos, même si les images sont moins léchées, pourra aussi être réalisée lors de la première phase de la relance. D’ici là, une approche humaine mettant les acteurs touristiques au cœur des communications doit être privilégiée.

Pour plus d’exemples, lisez l’analyse sur les initiatives en marketing.

 

Image à la une : Pexels 

Catégories
Marketing

Exemples d’initiatives en communication-marketing

Campagne marketing : cultivez l’espoir 

En cette période de confinement, plusieurs stratégies sont mises en place par diverses entreprises afin de demeurer à l’esprit des voyageurs potentiels. Celles-ci permettent de renforcer la fidélité des abonnés en les incitant à revenir les voir, en plus de solliciter un nouveau public.

« Le marketing de destination, inspirationnel (sic) par essence, se transforme, en ces temps difficiles, en marketing de l’espoir. » – Nicolas Jabaudon, Directeur général de Médoc Atlantique  

Les visites virtuelles 

Des immersions dans la nature :

  • Travel Alaska a créé un onglet sur son site Web rassemblant diverses vidéos, dont certaines ont été filmées dans des parcs nationaux et montrent les animaux sauvages en action. On peut y voir entre autres des ours attraper leurs poissons dans la rivière Brooks. Il est aussi possible de visiter des musées du pays.

Source : YouTube, Explore Documentary Films

Des promenades à pied ou en voiture comme si on y était :

  • Le site Web de Visit Switzerland propose de choisir son itinéraire virtuel et de s’arrêter en chemin pour visiter les attraits.
  • Smarter Travel a créé la série vidéo Virtual Vacations où les abonnés sont invités à faire une marche méditative dans divers lieux mythiques tels que Paris, le parc national Zion ou encore la rivière Mékong au Vietnam.

Source : Youtube, Smarter Travel

  • Malta Walks offre à ses abonnés visiter la ville déserte et de se balader dans les rues de Mdina.

Expériences virtuelles

Les activités typiques par destination :

  • This is Edinburg, l’organisation de gestion de la destination de la ville de Philadelphie et Visit Austria ont créé chacune une nouvelle section sur leur site Web afin d’y regrouper les activités en ligne. On y trouve des propositions de films tournés à Édimbourg et en Autriche, des recettes, des cours de mise en forme, ainsi que des vidéos témoignant de la richesse des paysages.
  • Travel SaintLucia et Discover Puerto Rico suggèrent des expériences directement à partir de leur compte Instagram : leçons de salsa, fabrication de cocktails avec un barman de classe mondiale, cours de yoga et méditation guidée.

puerto_rico_tourisme_instagram

Source : Discover Puerto Rico

  • Airbnb propose désormais ses expériences en ligne, telles qu’un cours de danse irlandaise, une visite guidée de Tchernobyl avec un organisme de charité afin d’aller s’occuper des chiens orphelins, une classe sur l’œnologie en direct de Porto au Portugal, pour n’en nommer que quelques-unes.
  • &Beyond, un opérateur de tours en Afrique offre des suggestions de lectures africaines, des listes musicales et la possibilité d’observer les animaux sauvages en direct.
  • La Norvège, ainsi que les villes françaises de Lyon et Bordeaux, ont mis en ligne un article regroupant diverses activités accessibles depuis le confort de la maison.

Du divertissement :

  • La compagnie hôtelière française Accor a créé un service de divertissement numérique sous sa marque Accor Live Limitless (ALL) dans lequel elle propose des expériences à faire chez soi sous les thèmes du sport, de la nourriture et du divertissement. Le mot-clic #ALLathome en fait la promotion sur les médias sociaux.
  • Visit Orlando suggère d’essayer des manèges comme si vous y étiez en regardant une vidéo directement sur son site Web.

La culture à portée de mains :

Les documents éducatifs :

  • Le Zoo de Granby propose des capsules éducatives pour enfants sur les différents animaux.
  • Le Centre des sciences de Montréal a créé des bricolages et des expériences pour lesplus jeunes à réaliser à la maison.
  • Ulysse a édité un guide touristique sur le Québec dans le but d’instruire les plus petits tout en les divertissant.
  • Kabania,une entreprise québécoise de location de cabanes dans la forêt, a publié les capsules Inspiration Zéro Déchet à écouter dans le confort de son foyer.
  • En France, la Cité de l’espace, de Toulouse, a imaginé des missions pour les enfants afin de les aider à mieux comprendre comment vivent les astronautes en isolement dans un vaisseau spatial.

Les campagnes de vidéo promotionnelles

  • Québec Original a publié une nouvelle vidéo qui reprend les célèbres paroles « Pour un instant » du groupe Harmonium, afin d’inciter les gens à rester chez eux et à profiter du moment présent en attendant de pouvoir se retrouver.

Source : Québec Original

  • The World Travel and Tourism Council vient tout juste de lancer une nouvelle campagne marketing intitulée #TogetherInTravel dans laquelle elle y mentionne: « On ne peut pas voyager maintenant, notre santé et notre sécurité sont primordiales, mais même quand nous devons rester à l’écart, le voyage peut encore nous rapprocher les uns des autres. »

Source : The World Travel and Tourism Council

  • Une vidéo de l’Espagne, Spain will wait, interpelle les voyageurs à revenir à la maison, faisant ainsi référence à son pays.
  • Tourism Australia se confie aux vacanciers en leur soulignant que les Australiens s’ennuient de leur présence.
  • En Amérique latine,Visit Mexico et Visit Panama, ont misé sur un montage festif, à leur image, qui incite les gens à venir les voir quand ils le pourront.
  • Hotels.com a préféré opter pour l’humour en invitant les personnes à rester chez elles.
  • Travel Manitoba partage sur sa page Facebook une vidéo véhiculant le propos « Peu importe où nous sommes aujourd’hui, nous sommes tous absents ensemble ».
  • South African Tourism amis en ligne une série de vidéos « Don’t travel now, so you can travel later », alors que Magical Kenya a mis l’accent sur ce message : « La magie vous attend ».

Le rôle des médias sociaux 

L’usage des médias sociaux est à la hausse depuis le début du confinement. Ces diverses plateformes permettent de véhiculer les campagnes.

Voici quelques bons exemples de l’utilisation des médias sociaux en cette période de pandémie.

Les mots-clics qui incitent à revenir plus tard :

  • Tourisme Portugal a changé son slogan #CantSkipPortugal pour #CantSkipHope. Une vidéo souligne qu’il est temps d’arrêter et que tous les attraits seront encore là après la crise.
  • Visit Norway a partagé diverses photos et vidéos de la destination en identifiant #Dreamnowvisitlater.
  • Allo Destinations a lancé lemot-clic #Jevoyageplustard en encourageant les gens à reporter leur séjour.
  • Les agences de voyages font la promotion du mot-clic #Changeovercancel.
  • Tourisme Montréal incite les voyageurs à revenir plus tard. Sur Instagram, on pouvait lire « Ne bougez pas. Montréal vient vers vous » avec le mot-clic #VisitUsLater #APlusTard.

Les mots-clics à saveur humoristique :

  • VisitBrighton a été avant-gardiste en changeant son nom pour DoNotVisitBrighton accompagné du mot-clic #stayathome.
  • Visit Argentina publie des photos de la faune et de la flore du pays en écrivant des messages tels que « laissez-nous les foules » sur une photo montrant un attroupement de manchots de Magellan.

Les stratégies misant sur la promotion d’activités propres à chaque destination :

  • Visit Britain favorise le partage de la culture britannique et de ses traditions sur ses médias sociaux en suggérant entre autres des films, des séries télévisuelles, des artistes musicaux, ou encoredes anecdotes.
  • Visit Maldives a créé une gamme de photos sur Instagram illustrant leurs activités : Islands hop…later, Vitamin sea…later, Cruise…later, Sunset and palm trees…later, etc.

Le rôle des influenceurs

En Finlande, le gouvernement a établi une liste d’influenceurs à suivre dans le but de l’aider à partager de l’information au sujet de cette pandémie, car il reconnaît qu’ils sont aussi utiles que les médias traditionnels. Il les surnomme même les key workers. Au Québec, plusieurs influenceurs se sont joints à M. Legault en invitant les gens à rester chez eux et ainsi, à respecter les mesures de santé publique.

  • Les filles du Nord,un blogue axé sur le plein air et les activités à faire en région, proposent à leurs abonnés des idées pour découvrir le Québec de la maison, les incite à profiter de ce confinement pour ralentir tout en les faisant rêver grâce à des photos de leurs dernières escapades. Elles encouragent d’ailleurs l’achat local et la planification de voyages dans la province.

fillesdunord_achat_local

Source : Filles du Nord

  • Les blogueurs québécois, Lydiane autour du monde et ceux de Mapping Along publient des photos souvenirs de voyage pour inspirer leurs abonnés en plus de faire la promotion de l’achat local.

L’implication des résidents dans les campagnes marketing

  • L’application britannique Hangout on Holidays recrute des résidents de diverses destinations populaires afin qu’ils puissent publier de l’information sur celles-ci, dans le but de répondre à la demande quand le tourisme reprendra. L’organisation a déjà reçu plus de 100 postulants pour les villes de Bolney et de Brisbane.
  • Inspirées par Marseille, plusieurs destinations ont invité les résidents à partager des photos de la ville à partir de leur fenêtre. C’est le cas de l’Office de Tourisme de Montpellier avec le mot-clic #FenetreSurMontpellier et de Los Angeles avec #LAThroughMyWindow.
  • Pol O Conghaile, l’éditeur voyage du média Irish Independant, a créé le mot-clic #WhenWeTravelAgain et convie les Irlandais à partager leurs anciennes photos du pays.

Les campagnes de distanciation sociale 

tourisme_cote-nord

Source : Tourisme Côte-Nord

Image à la une : Pexels

Catégories
Destinations

Les destinations durant la crise

Cette brève suit les développements et les transformations des OGD au fur et à mesure de l’avancement de la pandémie. Elles basculeraient tranquillement d’une communication de crise réactive à une planification proactive selon la troisième vague d’une enquête menée par MMGY Global et Destinations International auprès de ces organisations.

-Au cours des deux prochains mois, l’envoi d’infolettres informationnelles et de publications sur les médias sociaux resteront les priorités marketing des répondants.

-Environ 60 % des OGD sondées comptent reprendre l’envoi d’infolettres promotionnelles, les placements médias sociaux et le référencement payant au cours de cette même période.

Aide financière pour les OGD

  • Les OGD des États-Unis sont partiellement admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie. Le 8 avril dernier, les présidents et directeurs de plus de 500 OGD américaines ont cosigné une lettre adressée au gouvernement pour avoir droit à une mesure spécifique de ce programme, le Paycheck Protection Program (PPP), soulignant leur importance au développement économique et au marketing de la communauté. Le PPP assure un prêt garanti pour les entreprises afin de maintenir le salaire des employés pour une durée de huit semaines.
  • Au Royaume-Uni, le ministre du Tourisme accorde un fond d’urgence d’un montant de 1,3 million de livres sterling aux OGD locales qui risquent la fermeture. Les organismes se qualifiant au programme pourront recevoir jusqu’à 2 500 £ par mois pour les travailleurs essentiels et jusqu’à 5 000 £ pour couvrir les frais d’exploitation.

Mesures de soutien et d’accompagnement aux entreprises

Le soutien aux entreprises est crucial actuellement. Selon un sondage mené du 1er au 6 avril par l’Association de l’industrie touristique de l’Ontario (TIAO) auprès de 1943 compagnies :

  • Une sur cinq risque de fermer définitivement au cours des trois prochains mois ;
  • Plus de la moitié (52 %) des entreprises saisonnières ne pourront ouvrir cet été.

Au Québec, la ministre du Tourisme déclarait le 17 avril une première série d’initiatives sectorielles, en plus des mesures économiques gouvernementales. À la même date, le premier ministre du Canada a annoncé des aides additionnelles pour les PME, entre autres.

À l’échelle régionale et municipale, des destinations mettent en œuvre des partenariats pour soutenir les entreprises.

  • To go Toronto est la plateforme de Tourisme Toronto dédiée à la nouvelle réalité du prêt-à-emporter et des livraisons. Les restaurants peuvent y participer gratuitement.

Source : To go Toronto

  • Le Repos des héros est une initiative solidaire présente dans trois offices de tourisme français à ce jour. Sous forme de partenariats, de parrainages individuels ou de campagnes de financement participatif, ce projet vise un double objectif : acheter de l’équipement pour le personnel soignant (masques, etc.) et des prestations auprès des entreprises (hébergement et loisirs) qui seront offertes à ces héros en provenance du milieu hospitalier ou d’autres services essentiels, après la crise.

La métamorphose des OGD

L’incertitude liée à la réouverture des frontières et à la reprise économique amène les destinations à travailler dès maintenant sur des stratégies visant la clientèle locale et de proximité et à instaurer de nouvelles pratiques sanitaires.

  • Au Québec, la transformation numérique sera aussi au cœur de cette reprise touristique. La Ville de Montréal y contribue en accompagnant gratuitement les entreprises par l’implantation d’une boutique en ligne.
  • Tourisme Montréal a établi un plan en plusieurs phases. En ce qui a trait à la communication, elle a fait le choix de continuer de véhiculer l’image d’une ville sécuritaire et bienveillante et intervient comme fédérateur et curateur pour informer et divertir le public. La sortie de crise sera quant à elle « hyperlocale ». L’organisation travaille à bâtir des offres particulières pour la population. Pour plus de renseignements, écoutez l’entrevue complète avec Emmanuelle Legault.
  • Tourisme Nouvelle-Zélande mène un projet de transformation de l’industrie touristique pour répondre aux nouveaux défis et opportunités. L’OGD passera en revue la gouvernance de l’industrie, la mise en marché intérieure et internationale et la gestion des visiteurs à destination.
  • Les mesures d’hygiène instaurées à l’échelle mondiale ne seront pas sans conséquence pour l’industrie touristique. À Singapour, plus de 37 000 entreprises sont encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean. Le Québec prépare un plan d’intervention sanitaire.

Le marketing en période de confinement

Message unifié en Colombie-Britannique

  • La campagne « Explore BC… Later », lancée au début du mois d’avril, a atteint plus de 4,2 millions de personnes sur Facebook, Instagram et Twitter, incluant 1,5 million de résidents, selon les estimations de la destination.
  • La vidéo, l’élément central de cette campagne, a rejoint 500 000 individus en deux semaines. Actuellement, les chaînes Bell, Corus et Knowledge Network la diffusent sans frais.

Source : YouTube 

  • La Colombie-Britannique produit aussi un guide d’accompagnement, mis à jour toutes les semaines, pour les acteurs de l’industrie touristique. Ce dernier oriente les organisations (entreprises, associations sectorielles, offices de tourisme locaux et régionaux, Destination BC) en priorisant les lignes de communication pour chacune.
  • Destination BC a récemment publié un guide de bonnes pratiques pour aider ses partenaires à créer et à partager des expériences virtuelles.
  • La Colombie-Britannique est toujours à la première étape de sa stratégie de relance touristique en trois phases : réponse, reprise, résilience.

Créer son tour guidé aux îles Féroé

  • Les îles Féroé constituent un des archipels les plus isolés au monde, situé entre le Danemark et l’Islande. Le territoire étant actuellement fermé aux touristes, Visit Faroe Islands s’est ajusté en déployant l’immensité de ses paysages à travers une visite virtuelle inspirée des jeux vidéo.
  • Cette initiative a reçu une couverture médiatique mondiale et a rejoint près de 50 000 utilisateurs uniques en provenance de 108 pays.

  • Disponible initialement pour une période de 10 jours, elle pourrait être prolongée grâce à sa grande popularité. Voir la vidéo du projet.

Source : The Faroe Islands

#Pour un instant

Un nouveau mouvement d’espoir et de solidarité s’empare de la province. Les Québécois sont invités à partager, de leur fenêtre, des moments de la vie quotidienne avec le mot-clic #PourUnInstant sur les médias sociaux.

Source: YouTube

À l’échelle fédérale, Destination Canada a repris ses activités sur Instagram avec comme thématique le « Canada de tout cœur ».

Pour plus d’exemples, consultez le dernier bulletin sur les organisations de gestion de la destination.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps