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L’industrie touristique face à la crise : 3 de 3

Réseaux de distribution

Agences de voyages et lobbyisme. L’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) continue de faire du lobbyisme auprès du gouvernement fédéral dans le but de réclamer une aide financière de trois milliards de dollars pour ses entreprises, alors que l’Association des agents de voyages du Québec (AAVQ) demande au gouvernement provincial d’amender le Règlement sur les agents de voyages.

Idées de stratégies à adopter. Plusieurs partenaires des voyagistes ont trouvé diverses façons de partager leurs activités à distance. Certains ont créé une baladodiffusion, d’autres des cours de cuisine en ligne ou encore de danse salsa.

Alimenter les médias sociaux. Les agences de voyages ont publié le mot-clic #ChangeOverCancel.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur les réseaux de distribution.

Transport aérien

  • Baisse des capacités et augmentation des pertes financières. À l’échelle internationale, la baisse des capacités (en nombre de sièges) se situe de 70 % à 90 %. Plusieurs compagnies aériennes mentionnent avoir besoin d’aide financière de la part des gouvernements afin d’éviter la faillite. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’estimation des pertes pourrait s’élever à 252 milliards de dollars américains.
  • Modification de la fréquence des vols intérieurs. Les horaires de plusieurs vols intérieurs ont été modifiés et ils sont moins fréquents qu’auparavant, ce qui complique les déplacements au sein du Canada et des États-Unis.
  • Nouvelle vocation des agents de bord. Grâce à leurs cours de premiers soins, les agents de bord mis à pied sont appelés à aider dans les hôpitaux de Grande-Bretagne.
  • L’Office des transports du Canada (OTC) tranche concernant le remboursement des vols. À la suite de l’annonce de l’OTC qui mentionnait que les voyages annulés pouvaient être transformés en crédits-voyages plutôt qu’en remboursement, un recours collectif avait été déposé à la Cour fédérale et visait les entreprises SWOOP, WestJet, Air Canada, Air Transat et Sunwing. L’OTC a finalement déclaré le jeudi 9 avril que les compagnies aériennes ne sont pas tenues de rembourser leurs clients pour les vols qui ont été annulés à cause des répercussions de la pandémie.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du transport aérien.

Tourisme d’affaires et de congrès

  • Annulation et report des congrès : des changements à prévoir pour la relance. Les mesures de distanciation sociale forcent l’annulation des congrès et des événements d’affaires à travers le monde. Au moment de la reprise, le calendrier sera bien rempli. Mais certaines règles contractuelles changeront certainement, notamment en ce qui concerne les risques financiers et sanitaires.
  • Optimiser les ressources pour combattre la pandémie. Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires. Des organisateurs professionnels d’événements et des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour accommoder et servir le personnel soignant. C’est le cas de Taste Catering, un service de traiteur qui vient en aide aux victimes collatérales de cette crise ainsi qu’aux travailleurs de première ligne. La vidéo suivante présente leur initiative.

Source : YouTube

  • Les réunions virtuelles. Les rencontres professionnelles en ligne deviennent la nouvelle norme. L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Des outils pour faire face à la crise. De nombreux regroupements créent des webinaires ou encore des coffres à outils à l’intention des intervenants du milieu des réunions et des congrès pour les aider à mieux comprendre et à gérer la situation. Parmi les outils, on explique comment organiser avec succès des événements virtuels.

Pour plus de détails, consultez le dernier résumé sur l’état des lieux du secteur du tourisme d’affaires et de congrès.

 

 

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L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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L’industrie touristique face à la crise : 1 de 3

Hébergement touristique

Solidarité. Les initiatives solidaires sont nombreuses dans le secteur de l’hébergement. La mobilisation vise à la fois l’hébergement du personnel médical, des malades atteints de la COVID-19 et des sans-abris. D’un autre côté, plusieurs chaînes d’hôtels ont créé des partenariats et levé des fonds afin de venir en aide aux employés mis à pied.

 

-Assouplissement des politiques d’annulation et de remboursement. Les hébergements touristiques ont pour la plupart adapté leur politique d’annulation et de remboursement. Généralement, ils proposent à leurs clients de modifier ou d’annuler toutes leurs réservations sans frais.

-Mesures d’hygiène. Afin de répondre à des enjeux sanitaires nouveaux et dans une volonté de rassurer les consommateurs, les établissements sont nombreux à avoir ajusté leurs protocoles de nettoyage.

Par exemple, le Westin Houston Medical Center, à Houston, a acquis deux robots nettoyeurs qui permettent de réduire considérablement les risques d’infection en désinfectant les chambres et les espaces communs.

Source : Westin Houston Medical Center, Youtube

  • Chine : un retour progressif des activités. En dépit des craintes toujours présentes de faire face à une nouvelle pandémie, le tourisme local reprend graduellement son cours en Chine. Le confinement obligatoire ayant été levé,  attractions et hébergements rouvrent prudemment.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Restauration et agrotourisme

  • Bonnes pratiques. Avec la fermeture des commerces non essentiels et les mesures de distanciation, la majorité des restaurants, des bars et des services alimentaires ont dû fermer leurs portes. Certains — même les marchés agricoles — se sont tournés vers la livraison et les commandes à emporter. D’autres ont converti leurs activités :
    • Au Québec et ailleurs dans le monde, des distillateurs s’engagent dans la fabrication de gel désinfectant pour pallier la pénurie ;
    • Des restaurateurs américains transforment leur établissement en mini-épicerie ou en dépanneuren stockant des produits essentiels tels que le lait, les céréales et le pain. D’autres, en Australie, ont remplacé les tables de leurs salles à manger par desréfrigérateurs et des étagères pour offrir des plats cuisinéset des aliments des producteurs locaux.
  • Mesures de soutien et solidarité. Aide aux entreprises qui rencontrent des problèmes de liquidités, bonification des salaires des travailleurs agricoles, subventions salariales, garanties de prêts pour soutenir les PME, les efforts réalisés pour appuyer les commerces québécois fusent de toutes parts. Les employés de la restauration ne sont pas en reste. Au Québec, Pur Vodka et Cook It leur ont fourni 6000 repas.

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Source : Pur Vodka

  • Plusieurs restaurateurs tentent d’éviter le gaspillage à la suite de la fermeture de leur établissement. C’est le cas de Lola Rosa qui a distribué 2000 repas à plusieurs organismes de bienfaisance de Montréal.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin sur l’hébergement touristique

Organisation de gestion de la destination

  • Mesures de soutien. Les OGD doivent elles aussi modifier leurs activités en temps de crise. La concertation et l’écoute des besoins des membres, le développement d’outils d’accompagnement, de formation et les partenariats s’avèrent les principales actions mises en place pour appuyer les entreprises. La boîte à outils humaine de Tourisme Mauricie, le cocktail Québec cité en collaboration avec l’Office du tourisme de Québec et le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance constituent quelques bonnes pratiques.
  • Préparation de la relance. Le moment de la reprise de l’activité touristique étant inconnu, les OGD établissent des scénarios de sortie de crise optimistes et réalistes. L’incertitude liée à la réouverture des frontières amène les destinations à développer des stratégies pour une relance auprès du marché local et de proximité en premier lieu. Au Colorado, l’approche de contenu a été recentrée sur les Road trips pour orchestrer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux. Au Québec, la transformation numérique sera aussi au cœur de cette reprise. La Ville de Montréal y contribue en accompagnant gratuitement les entreprises par l’implantation d’une boutique en ligne.
  • La métamorphose de la réalité touristique. Cette crise a mis en lumière l’importance de la consommation locale, la bienveillance et le retour à un rythme de vie plus lent. Des OGD anticipent la nouvelle normale post-COVID par la création d’une veille sur les médias sociaux et la planification d’études de marché pour comprendre les besoins de voyageurs.
  • Mesures d’hygiène. Les mesures d’hygiène instaurées en place à l’échelle mondiale ne seront pas sans conséquence pour l’industrie touristique. À Singapour, plus de 37  000 entreprises touristiques sont encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean.
  • Les meilleures pratiques communicationnelles viennent des destinations qui ont su harmoniser leur message. Par exemple, la Colombie-Britannique a produit un guide d’accompagnement pour les acteurs de l’industrie afin de centraliser le message. La Californie et l’Oregon ont aussi préparé ce type de matériel.
  • Inspiration spécial confinement. Les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs. Plusieurs d’entre elles se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages. Voir la campagne de Tourism Australia.

Source : Australia, Youtube 

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les organisations de gestion de la destination.

Croisières

  • Croisières annulées ou pressées de recommencer. Les compagnies gèrent les contrecoups de la pandémie au cas par cas. Les trois plus grands joueurs — Carnival, Royal Carribean et Norwegian— qui représentent 80 % de la flotte mondiale, prolongent la suspension de leurs activités. Certaines bannières de Carnival annulent leurs voyages pour l’année 2020. D’autres maintiennent leurs bateaux en fonction et leur équipage à bord afin de reprendre le large le plus rapidement possible.
  • Un futur incertain. Une épée de Damoclès pour l’industrie, selon des experts. De populaires destinations comme Dubrovnik, Amsterdam et Santorini conservent leurs restrictions et Fort Lauderdale allonge l’interdiction d’accoster aux navires touristiques commerciaux. L’Organisation mondiale de la santé conseille aux personnes de 70 ans de s’isoler jusqu’à nouvel ordre. La diversification des publics cibles devient une nécessité.
  • Cultiver le goût de naviguer. Les stratégies de promotion du secteur se renouvellent en ces temps de confinement. L’heure est aux tours virtuels et aux capsules de voyages. Vingt minutes de méditation avec des membres d’équipage, une visite de nouveaux navires, un panel avec la présidence de l’entreprise, les idées ne manquent pas.
    • Exemple : La compagnie Lindblad Cruise, de National Geographic, lance le programme Virtual Expedition qui regroupe de courtes vidéos conçues par les membres d’équipage. Chaque capsule vise à découvrir une destination faisant partie des itinéraires offerts.

Source : YouTube

Pour plus de détails, consulter le dernier bulletin sur les croisières.

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Destinations Gestion

COVID-19 : les organisations de gestion de la destination

Les actions des organisations de gestion de la destination (OGD) en matière de mesures de soutien aux entreprises, de préparation de la relance et de campagnes marketing et de solidarité sont présentées ci-dessous.

 

 

 

Soutien aux entreprises

Au Québec

  • Le 6 avril, la Ville de Québec a dévoilé son plan économique destiné aux petites et moyennes entreprises (PME) affectées par la COVID-19. L’Office du tourisme de Québec a aussi fait le point sur la situation.
  • La Ville de Montréal offre un accompagnement gratuit pour entreprendre un virage numérique accéléré. Le 8 avril, les perspectives de Tourisme Montréal seront présentées en Facebook Live. La mairesse, le PDG de Tourisme Montréal et la communauté d’affaires ont fait paraître Montréal se tient debout dans la Presse+.
  • La compagnie Monsieur Cocktail et l’Office du tourisme de Québec (OTQ) collaborent pour créer le cocktail Québec cité afin d’encourager l’économie locale. L’OTQ fait appel à ses talents locaux pour soutenir les entreprises de la région (#Quebeclocal).
  • Tourisme Mauricie offre une boîte à outils humaine pour les volets financier, juridique, psychologique et en matière de ressources humaines.
  • Tourisme Côte-Nord travaille à l’actualisation de son plan d’action et de marketing en regard de la crise qui sévit.
  • Une section du site Web du gouvernement du Québec est consacrée aux mesures de soutien pour l’industrie touristique.

Au Canada

  • Destination BC tient un webinaire hebdomadaire pour informer l’industrie des mises à jour. Voici les faits saillants de la vidéo du 2 avril :
    • La campagne « Explore BC… Later » a atteint plus de 965 000 personnes sur Facebook, Instagram et Twitter. Un guide d’accompagnement personnalisé pour chaque acteur de l’industrie (OGD municipales, régionales, associations sectorielles, entreprises) a permis de centraliser le message et de définir le rôle de chaque entité. Plus de 60 OGD de la province ont joint le mouvement et partagé le contenu dans leurs réseaux.
    • Un projet de surveillance et d’écoute des perceptions sur les médias sociaux a été mis en place pour comprendre ce que les gens ressentent et pour suivre les conversations.
    • Les premiers scénarios d’impact économique de la COVID-19 révèlent que sur un total de 166 000 emplois et des revenus de 21,5 milliards de dollars (2019), l’industrie touristique de la Colombie-Britannique pourrait perdre de 75 000 à 147 000 emplois et de 9,8 à 19 milliards de dollars (2020).
  • Le gouvernement du Yukon injecte un million de dollars supplémentaires dans son Fonds coopératif de marketing en tourisme pour contrer les effets de la pandémie. Il offre aussi une aide financière aux organisations pour compenser l’annulation d’évènements de plus de 50 personnes.
  • Le 1er avril, Destination Canada a tenu un webinaire avec Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles, sur les mesures financières au niveau fédéral. Celui du 20 mars mentionnait l’interruption des actions marketing payantes et l’élaboration d’un plan de reprise des activités.
  • Destination Canada fait appel à l’ensemble de l’industrie touristique pour les aider à sauver l’été. Elle favorise plus que jamais l’harmonisation des efforts en matière de communication pour inciter les Canadiens à rester à la maison. Elle encourage aussi à partager des histoires d’unité. Son nouveau slogan « le cœur grand ouvert », lancé en 2019, est d’autant plus opportun dans les circonstances actuelles.

À l’international

  • L’organisme Brand USA présente l’état des actions marketing par marché et les grandes lignes de communication. La US. Travel Association suggère des messages clés pour les médias. Les OGD des États-Unis sont admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie.
  • Les offices de tourisme du Seignanx et du Pays basque (France) ont créé ou repositionné leur carte touristique vers une carte interactive spéciale COVID-19 pour répondre aux besoins des locaux.
  • Visit California diffuse un mode d’emploi et des exemples pour créer du contenu sur les médias sociaux. L’Oregon a aussi préparé du matériel de communication pour la période de pandémie.
  • Le gouvernement écossais a annoncé des mesures de soutien particulières pour l’industrie touristique, dont l’exonération de la taxe professionnelle pour un an.
  • Les offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine en France (MONA) lancent le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance.

Relance de l’industrie

  • Au Québec et au Canada, les efforts marketing seront déployés dans les marchés de proximité. La transformation numérique sera aussi au cœur de cette relance.
  • La Colombie-Britannique prépare une campagne de relance qui, une fois les restrictions soulevées et la destination sécuritaire, s’effectuera en trois étapes : réponse, reprise, résilience.
  • Au Colorado, la stratégie de contenu a été redirigée vers les Road Trips (site Web, infolettre) pour préparer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux (Colo-Road Trips).
  • La Pacific Asia Travel Association crée une plateforme regroupant un observatoire sur la reprise du tourisme et un centre de ressources de crise. Son développement s’insère dans une vision à long terme pour être prêt à affronter à d’autres crises.
  • Tourisme Australie prévoit un plan en plusieurs phases. Concernant la relance, le marché intérieur sera la priorité, mais l’organisation travaille déjà en concertation avec les aéroports et les États pour faire revenir les voyageurs en temps opportun. Ils investiront aussi dans la recherche par marché pour connaître les nouveaux besoins afin d’adapter le message pour les touristes d’agrément et d’affaires.
  • À Singapour, plus de 37 000 entreprises touristiques seront encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean lancé le 16 février 2020. Le ministre de l’Environnement de Singapour voulait mobiliser les entreprises et le public à adopter de saines habitudes et des standards en matière d’hygiène. Le 12 mars, la certification a été déployée à l’industrie touristique en collaboration avec l’OGD de Singapour. Chaque secteur d’activité doit se conformer à une liste d’indicateurs ainsi qu’à une évaluation indépendante pour obtenir le sceau de qualité.

Inspiration marketing

Au Québec

De la production de nouveau contenu sur les blogues de destination à la création de campagnes, les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs le temps du confinement.

À l’international

  • Plusieurs destinations se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages de la destination. Visionnez les campagnes Travel Manitoba, Explore BC… Later, Your Daily Dose of Colorado Calm, With Love from Aus, South African Tourism, Visit Portugal, Visit Scotland. La Norvège rend plutôt honneur aux travailleurs du milieu de la santé et à ceux qui assurent les services essentiels.
  • Travel Alberta lance une campagne multicanaux intitulée Stay Home. Stay Healthy.
  • Les OGD de New York, Bordeaux, Lyon, Amsterdam, Asheville, de l’Autriche, du Danemark, de la Norvège et la Californie suggèrent une liste d’activités pour découvrir la destination du confort de la maison, incluant des visites virtuelles.
  • L’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes expose sa culture, sa nourriture et ses paysages avec sa campagne #7minutesinsaintlucia. L’initiative a débuté le 26 mars avec une diffusion en direct d’une pratique de yoga en plein air de 7 minutes.
  • La Grande-Bretagne a adapté son infolettre en suggérant de visiter les lieux de tournage d’Harry Potter et The Crown.
  • L’Office de tourisme de Montpellier a débuté le mouvement #FenetreSurMontpellier pour découvrir la ville autrement, de l’intimité des balcons ou des fenêtres des résidents. Saint-Malo et Paris (#ParisFromMyWindow) ont emboîté le pas.
  • Sur les médias sociaux, les OGD de la Norvège et de la Suisse font la promotion des mots-clics #Dreamnowvisitlater et #dreamnowtravellater.
  • Visit Argentina met de l’avant les animaux du pays pour faire passer des messages de bienveillance et d’hygiène sur Instagram.
  • Visit Portugal a converti #CantskipPortugal vers #Cantskiphope.
  • L’OGD de la ville de New York liste les restaurants qui offrent des plats à emporter et suggère d’acheter des cartes-cadeaux à utiliser dans le futur afin d’assurer des liquidités à court terme aux entreprises. Travel Oregon a développé une initiative semblable.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps

  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. Elle assure une action coordonnée avec les associations touristiques et a récemment créé une cellule de crise Entreprises.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations. Le ministère du Tourisme relaie les directives gouvernementales sur Facebook, Twitter et Linkedin.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
  • Destination Canada partage les informations sur les efforts marketing à l’échelle nationale et les mesures de soutien aux entreprises.

Image à la une : Pexels

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Gestion

Tous solidaires pour faire face à la crise de la COVID-19, par Martin Soucy, PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Nous comprenons avec empathie l’inquiétude qu’elle suscite et nous sommes tout à fait conscients de l’impact important que cette situation a sur les entreprises et les travailleurs de notre secteur économique.

Dans la situation actuelle, trois axes orientent nos actions :

  • Être en appui au gouvernement dans la gestion de cette crise.
  • Accompagner et appuyer les entreprises.
  • Préparer la relance.

La santé de la population avant tout : le gouvernement aux commandes

La santé de la population est définitivement la priorité numéro 1 et nous souhaitons tous que le Québec demeure une destination sécuritaire.

L’approche mise en place démontre la très grande vigilance du gouvernement du Québec. Nous saluons haut et fort les mesures courageuses et préventives que le premier ministre a mises en place dans ce contexte pour endiguer la propagation du virus. Nous apprécions le leadership rassurant de François Legault et le travail colossal de son équipe dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Nous sommes heureux de constater qu’il y a un pilote dans l’avion et tel qu’il nous l’indique : « Ensemble, nous allons passer au travers. »

La ministre du Tourisme est très active avec son équipe, au cabinet et au ministère, pour le bien de l’industrie touristique. Elle s’affaire à tous nous représenter au sein de l’équipe de vigilance économique mise en place par le premier ministre, afin que notre secteur économique soit pris en considération dans les mesures et les actions qui seront mises en œuvre.

Si ce n’est déjà fait, nous vous invitons d’ailleurs à lire la note de la ministre. 

Des partenaires touristiques en appui au gouvernement et aux entreprises

Au cours de l’été dernier, une approche de gestion de crise d’industrie avait été mise en place et tous les partenaires ont été formés à cet effet. Ce plan a été mis en œuvre face à l’enjeu actuel et nous pouvons par conséquent être rapides, unis et disciplinés.

Depuis le début de la crise, en étroite collaboration avec le gouvernement du Québec, tous les partenaires que nous unissons au sein de l’Alliance[1] travaillent en équipe afin d’être en appui au gouvernement et entretenir une communication fluide et efficace. La coordination entre le ministère et les partenaires touristiques démontre également une grande capacité d’action concertée, car notre cohésion est essentielle en temps de crise.

L’Alliance est également en communication avec les organisations touristiques canadiennes, qui font de même avec le gouvernement du Canada.

Sachez que chacun d’entre nous saisit pleinement le rôle qu’il aura à jouer dans les prochaines semaines pour vous supporter. Je tiens déjà à remercier les partenaires de l’industrie qui démontrent une incroyable solidarité et qui travaillent d’arrache-pied de manière collaborative avec le gouvernement du Québec dans ces circonstances exceptionnelles.

Nous souhaitons tous que l’ensemble des décisions permettent un retour le plus rapide possible à la normale.

Faisons preuve de solidarité touristique et sociale

Je nous appelle personnellement à faire preuve de solidarité dans le contexte en incitant nos proches, nos parents et nos amis à demeurer patients et à résister à la tentation d’annuler leurs réservations faites au Québec pour l’été, ne pas chercher à se faire rembourser leurs billets pour assister à un festival ou encore à une pièce de théâtre.

J’appelle aussi les entreprises touristiques à faire preuve de flexibilité avec la clientèle dans un contexte de grande incertitude.Faire preuve de compréhension sera bénéfique lorsque le Québec parviendra à se sortir de cette situation.

Chacun peut participer pour protéger le tissu économique, touristique et social du Québec.

Concrètement : ce que nous faisons

En collaboration étroite avec le ministère du Tourisme, nous sommes à pied d’œuvre pour :

  • Coordonner nos actions au sein de 3 groupes :
    • (A) Coordination gouvernement/industrie;
    • (B) Accompagnement pour les entreprises et la main-d’œuvre;
    • (C) Gestion du plan de contingence et de relance marketing.
  • Assurer une veille des impacts et également de l’action de relance des autres destinations à travers le monde.
  • Assurer une communication fluide et constante entre chacune des organisations.
  • Coordonner les relations médias afin de réagir de façon mesurée et rassurante: une seule organisation agit comme porte-parole hors du gouvernement pour s’exprimer globalement au nom de l’industrie.
  • Identifier et diffuser, auprès des entreprises, les coffres à outils et guides pratiques pour appuyer la gestion de crise actuelle.
  • Identifier et recommander au gouvernement des mesures financières pour venir en support aux entreprises et aux travailleurs de notre secteur. Pour nous, il sera fondamental que ces mesures soient très bien coordonnées par les deux paliers de gouvernement, simples et accessibles facilement.
  • Ajuster en temps réel les actions marketing sur les marchés hors et intra-Québec.
  • Préparer les plans d’action marketing de relance et les campagnes requises pour être prêts au moment opportun.

Nous serons prêts à redécoller

Nous ne décrirons pas ce matin les actions que nous sommes à planifier et à préparer concrètement pour réaliser une relance énergique. Toutefois, sachez que les équipes chez tous les partenaires sont actives afin que tout soit prêt le moment venu.

Nos actions seront alignées plus que jamais auparavant pour stimuler la croissance du marché intérieur tout en ciblant les marchés hors Québec, où des voyageurs seront en recherche d’une destination pour des vacances. Il est loisible de penser qu’il y en aura et nous demeurons tous confiants à cet égard.

En conclusion

Il faudrait être devin pour pouvoir évaluer l’ampleur chiffrée de la crise pour notre industrie et il ne faut pas tenter de spéculer sur une situation qui évolue de jour en jour. Nous savons que les entreprises touristiques de tous les secteurs seront affectées par la situation.

Nous sommes persuadés que les gouvernements proposeront des mesures économiques exceptionnelles qui auront pour effet de soutenir les entreprises et les travailleurs qui forment le tissu socio-économique de notre industrie. Nous vous invitons d’ailleurs à faire preuve de patience dans les circonstances, alors que le gouvernement gère en priorité absolue la crise de santé publique.

Rappelons que le tourisme est un secteur résilient qui dispose d’une grande force pour rebondir. En travaillant ensemble, nous réussirons à traverser cette épreuve.

Soyons solidaires, et de tout cœur, faites attention à vous et à vos proches en suivant les recommandations de la santé publique.

Martin Soucy
Président directeur général
Alliance de l’industrie touristique du Québec

[1] Associations touristiques régionales et sectorielles qui elles-mêmes se coordonnent avec leurs membres associatifs locaux.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) ont créé une page à l’intention des entreprises et des organisations de l’industrie touristique du Québec:

Réalisée conjointement par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS), une page a été créée qui vise à présenter des informations les plus pertinentes pour les entrepreneurs et les gestionnaires de l’industrie touristique. Le contenu de cette page évolue chaque jour.

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Suivi COVID-19 – Message de la ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Chers partenaires de l’industrie,

Lors de son point de presse le 15 mars, le premier ministre François Legault a annoncé des mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le gouvernement du Québec ordonne :

  • la fermeture des cabanes à sucre et des buffets;
  • la fermeture des bars et discothèques;
  • la fermeture des lieux culturels et des entreprises de loisirs incluant les musées, les bibliothèques, les salles de spectacles, les théâtres, les piscines, les saunas, les spas, les aquaparcs, les lieux récréatifs (centres de ski, mégaparcs, centres de trampoline) les arcades, les cinémas, les arénas et les centres d’entraînement tels que les gymnases, les salles de danse, etc.  La liste officielle des établissements visés sera affichée sous peu sur le Web au  Quebec.ca/coronavirus;
  • et de limiter l’accueil dans les établissements de restauration à 50 % de leurs capacités habituelles.

Ces décisions ne sont pas prises à la légère et sont le fruit d’une analyse méticuleuse de la situation par nos instances responsables de la santé et de la sécurité publiques. Le gouvernement est très conscient que de telles directives ont, et auront, des impacts directs et indirects pour vos membres et pour l’écosystème dans lequel ils opèrent. C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à vous exprimer toute la fierté et la reconnaissance que j’éprouve envers l’ensemble des acteurs de l’industrie, qui respectent à la lettre les directives émises par le gouvernement et qui prennent parfois même les devants afin de protéger au mieux la population. Je salue votre proactivité et votre solidarité de tous les instants.

Si nous appliquons toutes les mesures imposées avec rigueur individuellement, nous pourrons espérer, collectivement, limiter au maximum la propagation de la COVID-19 au Québec. Ainsi, les activités touristiques reprendront leur cours normal plus rapidement.

Comme je l’ai mentionné dans un message adressé à l’industrie plus tôt cette semaine, l’équipe de vigilance économique, mise en place par le premier ministre et dont je fais partie, travaille activement à déterminer les meilleures actions à poser pour soutenir l’économie du Québec dans cette situation de santé publique exceptionnelle. Nous avons l’intention d’aider les organismes et les entreprises à surmonter des enjeux auxquels ils pourraient faire face ces prochaines semaines et à plus long terme. L’annonce de premières mesures ne saurait tarder. Toutefois, nous devons pour l’instant nous concentrer sur les messages portant sur la santé publique, la situation étant en constante évolution.

Je veux que vous sachiez que le ministère du Tourisme consacre toute son énergie à mettre en place des mesures exceptionnelles afin de vous soutenir. Une équipe Relance sera incessamment mise sur pied et sera composée de représentants du Ministère, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de la Chaire de tourisme Transat, de Tourisme Montréal, de l’Office du tourisme de Québec, d’Agences réceptives et forfaitistes du Québec et de l’Association des croisières du Saint-Laurent.

Notre industrie est solide et résiliente. Je suis convaincue qu’en travaillant tous ensemble nous réussirons à traverser cette épreuve.

La ministre du Tourisme,

Caroline Proulx

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Marchés géographiques

Les Québécois en voyage au cours de 12 derniers mois

Voici une infographie offrant un bref portrait des touristes québécois, tiré des données d’une étude Vividata publiée à l’automne 2019. Ce sondage annuel, effectué mensuellement de janvier à décembre, récolte des informations auprès de plus de 42 600 Canadiens dont quelque 9 000 Québécois âgés de 12 ans et plus.

 

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Image à la une : Unsplash

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Tendances Tourisme durable

Le tourisme durable… enfin?

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Une demande en hausse

La demande pour des destinations et des pratiques durables est en hausse constante. Selon un sondage de la plateforme de réservation en ligne Booking.com, cette tendance s’observe chez les voyageurs (87 %), qui expriment leur désir de voyager de façon durable et qui mentionnent (72 %) qu’il faut agir maintenant, ce qui est particulièrement vrai pour ceux âgés de 46 à 55 ans et pour les millénariaux. Toujours selon cette étude, ceux qui s’engagent à voyager de façon durable le font non seulement par principe, mais aussi pour ajouter une expérience positive à leurs vacances. Parmi les activités privilégiées, on trouve :

  • Acheter des produits locaux (53 %);
  • Utiliser un transport collectif plutôt qu’un taxi (52 %);
  • Dénicher un restaurant qui n’utilise que des produits locaux (41 %);
  • Sortir des sentiers trop touristiques (40 %);
  • Choisir un hébergement unique et certifié écoresponsable (30 %).

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Source : Clouzote

Selon un sondage de la Chaire de tourisme Transat, 70 % des voyageurs québécois disent adopter des pratiques responsables durant leur voyage (recyclage, compostage, encouragement de l’économie locale), alors que trois voyageurs sur cinq considèrent qu’il est très important de compenser les émissions de dioxyde de carbone de leur voyage.

Le rôle des destinations touristiques

À ce jour, les plans d’action des organisations régionales et gouvernementales responsables du secteur touristique sont encore loin de jouer un rôle de leadership en développement durable auprès des intervenants touristiques. Souvent, leurs plans stratégiques en font à peine mention.

Pourtant, l’une des responsabilités des destinations touristiques est et sera de sensibiliser leur écosystème touristique à la question et de lui proposer des solutions durables pratico-pratiques. L’OGD devra, par le fait même, se montrer exemplaire en cette matière et proposer des circuits écoresponsables ou des choix verts.

Une autre responsabilité des destinations touristiques est d’informer le touriste et de lui proposer des prestations durables. Certaines destinations comme l’Islande, la Finlande et Palaos ont choisi d’inviter les voyageurs à signer un « serment écologique ». Celui de l’Islande se décline en huit principes essentiels, composés sur un ton humoristique.

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Source : Inspired by Iceland

Le rôle des entreprises touristiques

Outre la responsabilité environnementale qui prend de plus en plus d’importance, la responsabilité sociale et la solidarité économique sont aussi des champs d’intervention des organisations touristiques.

Il y a deux ans, Airbnb a lancé le Community Tourism Programme. Offert en Europe en partenariat avec des organismes locaux, ce programme appuie des projets innovants qui renforcent le développement de destinations peu connues, qui profitent à l’économie locale et qui animent des communautés (festivals et événements). L’appui offert à la localité de Matera, en Italie, pour la mise en place d’une série d’événements et d’activités culturels, dans le contexte de sa nomination à titre de capitale culturelle européenne pour 2019, en constitue un bon exemple.

Au Canada, G Adventures a développé, conjointement avec Planeterra Foundation, un indice d’impact économique (Ripple Score) qui mesure le pourcentage des dépenses réalisées localement et qui restent dans le milieu visité. Par exemple, un indice de 87 signifie que 87 % de l’argent dépensé (hébergements, transports, restaurants, guides, activités, etc.) demeure dans la communauté, puisque les fournisseurs choisis sont locaux. Plus de 640 des 800 circuits offerts par G Adventures affichent cet indice d’impact dans leur description.

On peut également croire que d’ici peu, une offre certifiée durable pourra devenir un critère de sélection plus largement utilisé par les voyageurs. Encore faudrait-il une certaine uniformité dans la façon d’agréer les destinations ou de certifier les entreprises qui se proclament durables. Actuellement, le Global Sustainable Tourism Council (GSTC) est responsable d’établir les critères de base permettant d’évaluer le caractère durable d’une organisation ou d’une destination touristique, mais la certification relève de plusieurs organismes différents.

De l’exception à la règle?

L’année 2020 pourrait bien marquer une transition phare vers un tourisme durable, transition exacerbée par une conscientisation à l’impact de l’empreinte carbone alors que l’écoanxiété, surtout chez les jeunes générations, s’exprimera par l’exigence de pratiques durables. Plus qu’une façon de se distinguer, celles-ci pourraient devenir une norme, un acquis pour les voyageurs.

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Source : Pexels

L’utilisation systématique, par une entreprise, de plastique à usage unique sera plus que jamais perçue comme la preuve d’un manque flagrant d’intérêt envers l’environnement et l’avenir de la planète. Des organismes comme Travel Without Plastic offrent depuis peu des conseils et des outils au secteur hôtelier pour éliminer ce fléau.

Alors que la demande sera de plus en plus forte pour que l’industrie touristique implante des pratiques durables en priorisant les mesures qui réduisent l’empreinte environnementale, le tourisme durable sera-t-il enfin une réalité en 2020? Peut-être pas, mais un mouvement, une accélération de la demande se font bel et bien sentir. Comment motiver les parties prenantes à saisir cette opportunité? Voici notre défi collectif.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations.

 

Source image à la une : Alena Koval, Pexels

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Tendances

De l’égoportrait à la bienveillance

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique pour les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leurs réflexions afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.  

Le tourisme bienveillant englobe au départ la notion de respect de l’environnement naturel, puis celle du bien-être des sociétés visitées et, enfin, celle de la participation au développement de l’économie locale. C’est une forme de tourisme qui protège chaque type de voyage avec le vernis de l’indulgence, de la compréhension et d’une certaine forme d’altruisme envers un individu, un groupe, une communauté.

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Source : TIME

Moi et mon bien-être

La première apparition du mot selfie (égoportrait) date de 2002. En 2013, le phénomène devient assez répandu pour que selfie soit consacré Word of the Year (mot de l’année) par l’Oxford English Dictionary. Rapidement, il est toutefois perçu comme une preuve du narcissisme d’une nouvelle génération obsédée par sa propre personne.

Sa diffusion massive, associée à l’utilisation des réseaux sociaux, impose toutefois l’égoportrait comme une forme d’expression contemporaine incontournable. Et l’industrie du voyage ne tarde d’ailleurs pas à en mesurer tout le potentiel promotionnel. Des cadres géants sont placés à des endroits stratégiques pour inciter les voyageurs à se fondre dans le décor de la destination et à publier la nouvelle : « Je suis ICI! »

Durant ces mêmes années, les notions de bien-être et de santé globale prend de l’ampleur et se démocratise, alors que le stress vécu dans la vie tant professionnelle que personnelle atteint des niveaux alarmants. Maux de dos, hypertension, insomnie, fatigue chronique, tous ces maux modernes expliquent la recherche d’un meilleur équilibre entre la santé du corps et la paix de l’esprit. Entraînements personnalisés, massages, visites au spa, séances de yoga, nouvelles pratiques alimentaires, méditation sont devenus autant de moyens de s’évader, de se vider la tête, de se ressourcer, d’aspirer au bonheur. 

Le voyageur et le bien-être

Brexit, attentats terroristes, crise des réfugiés, inondations records au Québec, histoire navrante d’une enfant maltraitée à Granby, il est difficile d’atteindre la paix et l’harmonie lorsque le malheur frappe quotidiennement nos écrans. Si l’anxiété est une réaction physiologique compréhensible à cette avalanche de mauvaises nouvelles, une réponse se trouve de plus en plus dans la manifestation active d’empathie et de bienveillance pour son entourage, sa communauté et la planète.

Le voyage devient l’occasion de prolonger et d’approfondir cette quête ou à tout le moins de maintenir ses saines habitudes de vie en période de vacances. L‘industrie touristique l’a, encore ici, rapidement compris en offrant de nouvelles expériences directement associées à la santé et au bien-être.

Cette tendance est telle que les activités autrefois liées au tourisme de bien-être s’intègrent maintenant dans l’offre d’une foule d’acteurs de l’industrie, de l’hébergement au tourisme nature, en passant par la restauration et les attractions. Spas en forêt, pauses de yoga à l’hôtel, thé matcha au menu du café du musée, il est de plus en plus difficile de départager l’offre de bien-être du bien-être infusé dans l’offre touristique.

Un bel exemple de cette fusion des genres est celui du Monastère des Augustines de Québec, qui se présente comme un « havre de culture et de mieux-être ».

 

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Source photo : Monastère des Augustines

Certaines destinations réorientent même leur positionnement lorsque des joueurs majeurs de l’industrie investissent massivement dans cette tendance. Il en est ainsi de la Ville d’Austin, au Texas, qui appuie les investissements privés par la construction d’infrastructures publiques destinées à faire admirer le paysage jusqu’aux lieux de méditation, aménagés en bordure de l’eau. Le slogan d’Austin est ainsi passé de « Keep Austin Weird » à « Keep Austin Well ».

Des destinations bienveillantes?

C’est du moins le pari d’Auvergne Rhône-Alpes Tourisme qui, tout en maintenant son ambition de devenir une destination européenne de premier plan, mise sur un tourisme plus équitable, plus conscient et respectueux des collectivités et des écosystèmes, sur un tourisme plus lent et plus inclusif. Pour y arriver, cinq leviers ont été mis en place, notamment le Manifeste pour un tourisme bienveillant et un fonds de dotation qui vise à soutenir des initiatives telles que la sensibilisation à l’environnement et l’accessibilité aux publics handicapés. 

En résumé…

 Le voyage offre de plus en plus d’occasions de satisfaire les besoins de l’âme et de mettre les voyageurs en contact avec l’autre.

Après la prise en compte des dimensions physiques, sociales et économiques des sociétés visitées, vient celle de l’ouverture à la différence et à la marginalité. Dans un monde étourdissant et anxiogène, les valeurs actuelles d’altruisme et de bienveillance font tranquillement leur chemin et viennent colorer de plus en plus le secteur du voyage.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Tendances

Le surtourisme : amplification médiatique, mais enjeux réels

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui rythmeront l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

Certains problèmes associés à une trop forte concentration de visiteurs dans un espace et un temps précis font la une des médias. Les prévisions en hausse du tourisme international, en plus des budgets imposants en marketing des organisations de gestion de la destination (OGD), laissent envisager d’autres situations conflictuelles.

Le terme surtourisme (overtourism) — apparu dans les médias en 2015 — est souvent utilisé de manière alarmiste et associé à des phénomènes négatifs, mais est-il possible de reprocher aux touristes d’être présents si une destination les invite?

Comment expliquer le phénomène?

Le surtourisme s’applique sur un territoire lorsque les flux touristiques excèdent la capacité de charge sociophysique d’un espace dans un contexte précis et que cette situation provoque des réactions chez les populations résidentes.

Source: Unsplash

Il s’agit d’un phénomène plutôt rare et complexe, aux causes multiples et variant d’une destination à l’autre. Certaines études permettent désormais de mieux comprendre le surtourisme. Voici les principaux facteurs qui l’expliquent :

  • La croissance du tourisme et des flux touristiques (massification), souvent directement alimentée par le marketing de la destination;
  • La trop forte concentration en certains lieux précis, sans égard à leur capacité de charge, souvent imputable à la sous-gestion des grands flux de visiteurs, pourtant prévisibles;
  • Les enjeux de développement et de gouvernance des destinations, associés au manque de planification de l’activité touristique et sous-estimés dans les plans d’urbanisme et les schémas d’aménagement régionaux.

Ces facteurs devraient inciter les OGD à adopter de meilleures pratiques.

Les paradoxes du surtourisme

Le tourisme peut jouer un rôle positif dans la revitalisation de certains milieux. Ainsi, le développement touristique permet des investissements majeurs dans la revitalisation d’artères commerciales désuètes, dans la mise en valeur de bâtiments patrimoniaux ou dans la diffusion de traditions et de savoir-faire locaux. Mais le tourisme peut aussi être perçu comme une menace à la qualité de vie, même là où il constitue l’une des principales activités économiques. Cette perception négative provient souvent de l’observation de nuisances diverses telles que les comportements inappropriés, la pollution, la congestion, etc.

Y a-t-il des solutions?

Différentes mesures de prévention ou de mitigation peuvent être mises en place afin de mieux gérer une affluence problématique.

Miser sur la qualité des expériences offertes plutôt que sur le nombre de visiteurs

Il s’agit d’un enjeu majeur d’après divers dirigeants d’OGD. Pour y parvenir, le profil et les comportements des touristes doivent être pris en compte selon leur contexte d’accueil, afin d’encourager la rencontre harmonieuse et d’éviter la confrontation. Savoir optimiser les retombées pour les résidents tout en accueillant moins de visiteurs, voilà le défi à relever dans les prochaines années.

Mieux comprendre les préoccupations citoyennes et assurer des retombées positives

Cette démarche mise sur l’écoute et une plus grande participation des communautés résidentes. La coopération entre les parties prenantes doit permettre une réflexion approfondie sur les politiques et les pratiques locales à mettre en place afin d’assurer une meilleure distribution des flux touristiques. Ainsi, les impacts négatifs diminueront au profit d’effets positifs.

Source: Unsplash

Améliorer les pratiques de planification et de gestion locales de l’activité touristique

Les responsables du développement de l’offre, de la mise en marché et de l’accueil doivent travailler davantage en amont avec les professionnels participant à l’aménagement et à la gestion du territoire de la destination : urbanistes, aménagistes, gestionnaires de parcs, responsables des transports, etc.

Diverses stratégies permettent d’intégrer de manière plus harmonieuse les flux touristiques à la dynamique locale, afin de réduire la pression sur les milieux fragiles. En voici quelques-unes :

  1. Des actions réfléchies en marketing : limiter l’augmentation de la demande dans certains lieux, à des périodes précises, en cessant toute forme de promotion.
  2. La mise en place de certaines mesures contraignantes : limiter la demande en imposant des tarifications, des règles ou des conditions limitatives.
  3. L’étalement de la demande : promouvoir les destinations moins connues ou promouvoir seulement en basse saison pour répartir les flux dans le temps et l’espace.
  4. L’amélioration des infrastructures et des services : fournir des structures, des services à l’accueil de visiteurs afin de réduire l’impact sur la vie quotidienne des résidents.
  5. L’éducation : informer les voyageurs des coutumes locales et des comportements à adopter, en plus de créer un sentiment de bienveillance qui participe à rassurer les citoyens.

Pour d’autres suggestions et idées inspirantes concernant la gestion des flux touristiques, il est possible de consulter le rapport publié en 2018 par l’Organisation mondiale du tourisme à l’intention des destinations urbaines, comme le mentionne une précédente analyse.

Bien qu’il soit amplifié par une forte couverture médiatique des cas problèmes les plus connus, comme ceux de Barcelone ou de Venise, le phénomène du surtourisme traduit une réelle sensibilité des populations d’accueil lors d’une trop forte concentration de visiteurs.

Les solutions exigent une action proactive et concertée des responsables du tourisme et de la gestion urbaine des destinations, afin que le voyage soit une occasion de rencontres entre résidents et visiteurs, et non pas une fatalité.

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Unsplash

 

Sources :