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Le tourisme festif vous entraîne au bout de la nuit

C’est la fête! Oui, mais pour qui?

Généralement âgés de 18 à 35 ans, les touristes festifs voyagent en groupe d’amis, souvent du même sexe. Leur séjour est relativement court (3 à 5 jours) et s’oriente autour de la découverte d’une destination à travers sa vie nocturne et la fréquentation de ses bars, boîtes de nuit ou plages animées.

La représentation sociale tient une place non négligeable dans le choix d’un voyage festif

La représentation sociale tient une place non négligeable dans le choix d’un voyage festif. Ses adeptes optent pour des destinations à la mode et aiment le faire savoir sur les médias sociaux. Le temps d’un séjour, les noctambules peuvent se prendre pour des vedettes ou des millionnaires par la fréquentation des lieux «chauds», les consommations excessives et l’adoption d’un comportement éloigné de leur quotidien. À New York, les dépenses des visiteurs pendant la nuit sont sept fois supérieures à celles des résidents.

Le marketing joue ici un rôle important, et la destination doit se positionner par rapport au segment de clientèle qu’elle cherche à cibler. Faut-il être élitiste ou ouverte à tous? À Saint-Tropez, difficile de profiter pleinement de la vie nocturne sans faire partie du club fermé des VIP. À Ibiza, au contraire, les étudiants de classe moyenne côtoient les membres de la jet-set internationale.

Les recettes gagnantes des destinations à succès

La «Movida» espagnole

Avec des villes phares comme Madrid, Barcelone, Ibiza ou encore Valence, l’Espagne est une destination particulièrement attirante pour les couche-tard. Sa marque de fabrique repose sur son ouverture, sa diversité d’ambiances et la présence dans ses clubs de D.J. à la renommée internationale. Les discothèques sont ouvertes jusqu’à 6 ou 7 heures du matin, et le métro et les bus circulent toute la nuit. La campagne marketing de l’office du tourisme espagnol va dans ce sens et s’affiche sur le site Web de l’organisation. 

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Source: ©Instituto de Turismo de España (TURESPAÑA)

La culture underground de Berlin

Depuis la chute du Mur, le milieu culturel berlinois bouillonne et se réapproprie la ville. La reconversion est à l’honneur: les discothèques ont envahi d’anciennes usines, des salles des coffres de banques définitivement fermées, des piscines abandonnées ou des bâtiments communistes désaffectés. Berlin joue sur sa réputation underground, la forte présence de sa scène LGBT*, son réseau de transport développé et sur la renommée internationale de sa musique techno. L’office du tourisme propose notamment un site Web, clubMATCHER, qui permet au visiteur de trouver la boîte de nuit la plus adaptée à ses envies.

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Source: clubMATCHER

L’avant-gardisme de Londres

Centre névralgique de la vie culturelle occidentale, Londres propose une grande variété de discothèques, où tous les styles musicaux sont représentés. Pour les fêtards en voyage, participer à cette «culture clubbing» constitue un excellent moyen de rencontrer la population locale: les Londoniens consacrent le quart de leurs revenus aux sorties, et le samedi soir, ce sont près de 500 000 personnes qui défilent dans les clubs de la capitale britannique. Initiative intéressante, le Surya embrasse la tendance du développement durable grâce à un plancher qui génère de l’énergie lorsque les danseurs le piétinent.

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Source: Inhabitat

L’ouverture d’esprit d’Amsterdam

La réputation d’Amsterdam en matière de divertissements nocturnes n’est plus à faire. La ville mise sur sa tolérance, mais aussi sur sa sécurité, sa propreté et son accueil. À toute heure, les visiteurs peuvent aisément se déplacer en vélo ou en transport en commun. Malgré une scène musicale relativement peu développée, les clubs amstellodamois accueillent des D.J. de renom, et attirent les visiteurs en quête d’expériences nouvelles et souvent interdites dans leur pays d’origine.

Les vices de Las Vegas

À Sin City, destination de l’amusement par excellence, les clubs restent ouverts toute la nuit et la vente d’alcool est permise 24 heures sur 24. Pour faire face à la perte de vitesse des jeux de hasard et attirer la clientèle des jeunes adultes, la ville favorise le développement du tourisme festif. De plus en plus de casinos ouvrent leur propre boîte de nuit. Le temps d’un séjour, les visiteurs cherchent à vivre la vie des vedettes et des nantis. Tout est permis, puisque ce qui se passe à Vegas reste à Vegas…

L’accueil de Montréal

La ville doit sa réputation festive à son ambiance détendue et ouverte, mais aussi aux événements d’envergure internationale prisés par les noctambules, comme le Bal en Blanc ou le festival Black & Blue. La destination profite de sa proximité avec les États-Unis et attire les Américains de moins de 21 ans en quête de folies. Tourisme Montréal rappelle qu’en 2012, CNN Travel classait Montréal au 7e rang parmi les meilleures villes de nightlife au monde.

Bien organiser le tourisme festif

La planification et la valorisation de la vie nocturne ne peuvent se faire sans le soutien des organes politiques

La planification et la valorisation de la vie nocturne ne peuvent se faire sans le soutien des organes politiques. Les réglementations quant aux horaires de vente d’alcool et d’ouverture des établissements influencent indéniablement l’ambiance d’une destination. Le défi est d’arriver à concilier le monde des fêtards avec celui des dormeurs. Les exemples évoqués précédemment témoignent de l’importance d’une offre diversifiée et adaptée à ce tourisme particulier. La présence de modes de transport en commun ainsi que l’ouverture d’esprit des populations locales tiennent une place importante dans le choix de vacances axées sur les divertissements nocturnes. Finalement, il est essentiel de pouvoir assurer la sécurité des visiteurs, autant que celle des résidents, pour faire face aux excès liés à ce type de voyage (alcool, drogue). Ces vacanciers ne veulent cependant pas se sentir brimés, car leur plaisir réside principalement dans le fait de pouvoir adopter un comportement débridé.

Le tourisme festif attire, tout au long de l’année, des visiteurs dépensiers, permettant de pallier au phénomène de la saisonnalité. En marge d’un tourisme plus classique, il peut également favoriser une rencontre plus directe et authentique entre les visiteurs et les populations locales. Enfin, le lien de ce secteur avec les milieux culturels dynamise les destinations, les rendant ainsi plus attrayantes pour les autres segments de clientèle.

* Marché LGBT : lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (lire aussi: Fidèles, réceptifs et festifs: portrait des touristes LGBT américains).

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Enjeux Marchés géographiques

Les visas touristiques, un enjeu d’actualité pour le Canada

Portrait général des politiques de visas

 En 2012, seulement 18% de la population mondiale était dispensée de visa pour les voyages à but touristique

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié une étude en janvier 2013 sur l’octroi des visas à travers les pays. En 2012, seulement 18% de la population mondiale était dispensée de visa pour les voyages à but touristique. L’Asie et les Amériques sont les régions les plus «ouvertes» à l’entrée des touristes, alors que l’Europe est la plus «fermée».

En moyenne, plus des deux tiers de la population doit demander un visa pour un voyage à l’étranger avant son arrivée, par rapport à 16% peut en réclamer un à l’arrivée dans le pays, et seulement 2% a le droit de réclamer un visa électronique. Cependant, une nette amélioration est constatée, puisqu’en 2008, l’obligation de détenir un visa touristique avant le départ concernait 77% de la population.

Des procédures simplifiées pour favoriser la fréquentation touristique

Pour les voyageurs, les visas représentent un coût et nécessitent d’eux du temps pour suivre la procédure et répondre aux exigences. Ce qui apparaît comme une simple formalité peut devenir un facteur de dissuasion pour le voyageur qui désire se rendre à une destination.

 une amélioration des démarches pourrait générer un surplus de recettes touristiques de 206 milliards de dollars américains

Le secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, souligne que les procédures d’octroi de visa entravent l’essor du tourisme en matière de fréquentation, de création d’emploi et de croissance économique. Selon une étude réalisée conjointement avec le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) en mai 2012, une amélioration des démarches pourrait générer un surplus de recettes touristiques de 206 milliards de dollars américains et créer 5,1 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2015 pour les pays membres du G20.

Le Canada a-t-il une politique restrictive en matière de visa?

Afin de voyager sur le territoire canadien, les citoyens de plus de 70% des pays ont besoin d’un visa, soit davantage que la moyenne mondiale calculée par l’OMT. Ces voyageurs ont le choix entre deux types de visas de résident temporaire: à entrée unique (75$) ou à entrées multiples (150$) valide pour 10 ans.

Parmi les marchés cibles de la Commission canadienne du tourisme, le Brésil, le Mexique, la Chine (sauf Hong Kong) et l’Inde ont l’obligation de détenir un visa touristique. D’après Citoyenneté et Immigration Canada, les délais de traitement varient selon le pays entre 12 et 15 jours (sauf New Delhi: 4 jours).

Selon le Globe and Mail, de nombreux diplomates d’Amérique du Sud et d’Asie se plaignent de la complexité du processus de demande: informations difficiles à rassembler, formulaires régulièrement renvoyés pour cause d’erreurs, et de multiples demandes qui sont finalement refusées.

Le cas du Mexique

Depuis juillet 2009, Ottawa impose un visa temporaire pour les visiteurs mexicains afin de réduire les demandes d’asile, qui étaient souvent injustifiées, selon le gouvernement. Aujourd’hui, ce dernier évalue la possibilité d’annuler cette obligation, mais cela pourrait prendre plusieurs années car tout le système d’immigration est en processus de refonte.

Cette restriction a eu des effets néfastes sur la venue des touristes mexicains (lire aussi: Doit-on continuer de s’intéresser au marché mexicain?).

Grève des centres de traitement des visas du Canada à l’étranger

L’actualité ajoute une note pessimiste, puisque les employés des bureaux de visas à l’extérieur du Canada sont en grève depuis le mois d’avril. Il en résulte d’importants retards dans le traitement et une baisse du nombre de visas délivrés. À la fin juin, l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) estimait que les délais d’obtention d’un visa pour un Mexicain et un Chinois pouvaient aller jusqu’à 6 semaines, comparativement à 5 à 10 jours en temps normal.

Selon David Goldstein, président de l’AITC, cette situation sera préjudiciable non seulement pour cette saison, puisqu’il estime que la grève coûtera 280 millions de dollars à l’industrie touristique, mais aussi à long terme. En effet, l’obligation de détenir un visa temporaire ne concerne que 20% des touristes internationaux, mais ces derniers proviennent en majorité des pays émergents, qui se classent parmi les marchés émetteurs de touristes ayant les plus fortes croissances.

Recommandations et exemples de bonnes pratiques

Dans leur étude conjointe, l’OMT et le WTTC ont émis des recommandations pour simplifier l’ensemble des procédures d’obtention de visa, tout en donnant des exemples de bonnes pratiques:

1. Améliorer la transmission de l’information: service à la clientèle; communication; partage de l’information entre les gouvernements (et à l’interne); diffusion sur Internet.

2. Faciliter le processus d’obtention d’un visa: réduction des documents demandés et du nombre d’entretiens individuels; augmentation de la capacité de traitement; maîtrise des outils technologiques; délivrance de certains visas à l’arrivée du voyageur; création d’un programme d’exemption des visas.

     Bonne pratique: Le gouvernement de Barack Obama souhaite réduire le temps d’attente à 21 jours, comparativement à plusieurs mois actuellement. Un projet pilote est en cours afin que soit mis en place un système de  vidéoconférences permettant aux entretiens avec les demandeurs de visa d’être menés à distance. En plus de réduire les frais inhérents aux bureaux situés à l’étranger, cette méthode élargira l’accès aux services à davantage de touristes, qui n’auront pas besoin de se déplacer.

3. Différencier les demandes: retrait de l’obligation d’un visa pour les voyageurs qui en détiennent déjà un, délivré par un autre pays jugé sûr; prolongation de la validité et augmentation du nombre d’entrées autorisées; émission de dispenses de visa pour des zones délimitées (c’est le cas pour les passagers de croisières).

4. Délivrer des visas électroniques.

     Bonne pratique: Depuis 2009, dans le cadre du programme américain d’exemption des visas (Visa Waiver Program), les voyageurs des 36 pays participants doivent demander une autorisation de voyage électronique (ESTA) et débourser 14$US, dont 10 vont à Brand USA, l’organisme de gestion de la destination.

5. Établir des accords régionaux permettant à des personnes de voyager dans les pays membres avec un seul visa.

     Bonne pratique: La Commission européenne souhaite améliorer et moderniser sa politique des visas pour les courts séjours dans l’espace Schengen (où aucun contrôle de papiers d’identité n’est effectué aux frontières internes). Pour cela, elle a ouvert une consultation publique en ligne, entre mars et juin dernier, afin de recueillir l’avis de la population.

De nombreux pays souhaitent alléger leurs procédures de visas pour les voyageurs afin de donner un coup de fouet à leur industrie touristique. Et vous, la politique de visa de votre pays a-t-elle une influence sur vos activités professionnelles?

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Enjeux Gestion Technologies

Les enjeux de la gouvernance: revenir au cœur du métier

La deuxième édition de La francoquébécoise du etourisme s’est tenue à La Rochelle en juin dernier. Pendant deux jours, les participants français et québécois ont échangé sur divers enjeux liés au e-tourisme et ont ensuite présenté les fruits de leurs réflexions auprès d’intervenants de l’industrie touristique. Voici un aperçu des conclusions concernant les OGD.

Une rude concurrence pour les OGD

Le modèle d’accueil et de promotion n’a que peu évolué avec les années. La chaîne de fonctionnement et les rôles des intermédiaires sont sensiblement les mêmes. Pendant longtemps, les OGD étaient les seules en piste. Aujourd’hui, les nouvelles technologies et les changements de comportements des consommateurs bouleversent le modèle d’accueil traditionnel. Une nouvelle «concurrence» est apparue. L’ubiquité de l’information et l’autonomie du voyageur rendent les OGD beaucoup moins indispensables qu’elles l’étaient en matière d’information et de planification touristiques. Le numérique change la donne, et la destination est maintenant coconstruite par les visiteurs, notamment au moyen du Web. De plus, les changements se produisent très rapidement, et on devance les pronostics en matière de technologie. Les OGD demeurent des acteurs essentiels, mais elles doivent revoir leur rôle.

La multitude de sites Web de planification de voyage ou de commentaires générés par les utilisateurs ainsi que les applications mobiles répondent aujourd’hui très bien aux besoins des touristes, parfois même mieux que peut le faire une OGD. C’est la désintermédiation. Comment concurrencer des sources d’information comme TripAdvisor ou des systèmes de réservation en ligne tels que Booking.com ou Expedia? Non seulement les OGD ne contrôlent plus le message, mais de plus, elles se débattent dans un océan de destinations essayant de tirer leur épingle du jeu.

Dans ce contexte, le groupe de La francoquébécoise du etourisme croit qu’une réorientation est nécessaire vers une diffusion concertée des messages et un meilleur partage de l’image de marque. Les OGD doivent se préoccuper plus attentivement du développement de produit et de la mutation de la fonction d’accueil. De plus, la fin de la duplication des mandats est à prévoir pour les agences et organisations paratouristiques (organisation de développement économique, branding des villes et des destinations, démarchage auprès des investisseurs). En d’autres mots, ces dernières ont souvent une portée d’action qui recoupe celle des OGD, et il doit y avoir une clarification des rôles de chacun.

Les enjeux des OGD

Sans qu’ils constituent une liste exhaustive, voici quelques défis auxquels les OGD doivent réfléchir et faire face.

  • Les OGD tentent de maintenir un équilibre précaire entre leurs responsabilités et leurs obligations; il existe un conflit entre leur rôle d’agence de promotion et de développement, et celui de représentant d’une association de membres. Le premier client d’une OGD devrait bien sûr être le touriste. Dans les faits, c’est un peu plus compliqué. Rappelons qu’au Québec, les associations touristiques régionales doivent répondre de leurs choix auprès de leurs membres, alors qu’en France, les élus jouent un rôle important.
  • L’échelle géographique des actions de promotion devrait correspondre aux itinéraires naturels des touristes, qui ne sont pas nécessairement le reflet des territoires des OGD. Il importe de suivre une logique de clientèle et de réaliser des projets conjointement avec d’autres régions.Les OGD ont le défi d’agir rapidement et d’être flexibles pour s’adapter aux fluctuations des marchés et des contextes.
  • Les OGD évoluent dans un contexte de responsabilisation budgétaire; le mode de financement coopératif peut amener des distorsions. Par exemple, un acteur touristique participant à une campagne promotionnelle donnée souhaitera voir son établissement mis de l’avant. Cependant, cela n’est pas toujours en parfaite cohérence avec l’image de marque ou le message à transmettre.
  • L’utilisation et l’interprétation des indicateurs de performance ne sont pas acquises; il s’avère difficile d’évaluer avec précision l’influence (ou l’absence d’influence) des actions marketing sur la fréquentation touristique.

Orientations pour amorcer un virage

Les discussions ont amené les participants à suggérer une révision du modèle d’affaires. Le virage viserait à donner une valeur ajoutée à l’expérience touristique. Voici quelques pistes qui ont été abordées.

  • Il y a lieu de susciter une action collective forte, c’est-à-dire de fédérer les initiatives sur tout le territoire.
  • L’OGD a la responsabilité de prioriser les secteurs porteurs, les expériences et les pôles. Elle doit penser en mode «gamme de services».
  • Les investissements en publicité sont à reconsidérer. Les consommateurs y sont de plus en plus immunisés.
  • L’économie collaborative, incarnée entre autres par AirBnB, et participative doit être intégrée et encadrée. Celle-ci a fait l’objet de plusieurs discussions lors de La francoquébécoise du etourisme. Voir la présentation à cet effet.
  • Les OGD pourront se démarquer et assurer leur pérennité en ajoutant de la «valeur» aux produits et aux expériences. En d’autres mots, elles doivent garantir une certaine éthique, conserver leur pertinence et œuvrer à la structuration de l’offre. Elles pourraient avoir un rôle de «certificateur», représenter une assurance qualité pour le client. On pourrait également parler de conciergerie touristique.

La relation avec les prestataires ou les membres est amenée à évoluer, afin que chacun comprenne les avantages liés à la satisfaction du client et vise cet objectif. Tous s’entendent pour dire que le modèle idéal n’existe pas. Cependant, une révision du rôle et du fonctionnement des OGD s’impose.

Consultez la présentation 

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Produits et activités Tourisme durable

Le tourisme d’aventure sur la voie durable

Alors que TripAdvisor souligne qu’en 2012, sept voyageurs américains sur dix ont déclaré qu’ils prévoyaient faire des choix de voyages plus écoresponsables dans les douze prochains mois, Trendwatching précise qu’en 2013, les touristes chercheront davantage à contribuer concrètement à l’écoresponsabilité d’une destination. Voici les tendances et les bonnes pratiques d’un créneau prometteur: le tourisme d’aventure durable.

 

Un marché en pleine expansion

Les entreprises de tourisme de plein air sont de plus en plus rentables. En effet, une étude de l’Adventure Travel Trade Association (ATTA) indique que 63% des voyagistes d’aventure ont signalé une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2011. De plus, le rapport stipule que le tourisme d’aventure a connu une hausse de 17% de ses recettes entre 2009 et 2010, ce qui en fait un marché en pleine croissance. L’Adventure Tourism Development Index spécifiait pour sa part en 2011 qu’environ un voyage sur quatre à travers le monde avait compté une composante d’aventure cette année-là. Si la tendance se maintient, ce sont près de 50% des séjours qui offriront un volet d’aventure en 2050.

Des touristes plus sensibles aux enjeux du développement durable

Plusieurs études de 2012 révèlent que les valeurs des consommateurs évoluent; nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, accordent beaucoup d’importance à diverses dimensions du développement durable:

  • L’enquête Global Corporate Citizenship Survey, réalisée en ligne par la firme Nielsen auprès de 28 000 consommateurs dans 56 pays, souligne que les deux tiers des personnes sondées préfèrent acheter des produits et services auprès d’entreprises qui sont profitables à la communauté d’accueil. De plus, près de la moitié des répondants sont prêts à payer plus cher pour des services d’entreprises qui montrent un engagement social;
  • Un sondage réalisé par TripAdvisor auprès de 700 voyageurs américains indique que 71% prévoient faire des voyages plus écoresponsables au cours des douze prochains mois;
  • Un rapport de la Travel Foundation indique que 70% des touristes internationaux estiment que les entreprises doivent s’engager dans la préservation de l’environnement.

Au Québec, l’enquête Ipsos-RVT (lire: Les faits saillants de l’étude) effectuée en mars 2011 démontre que le respect des principes de développement durable par une entreprise touristique constitue un critère de choix de premier plan pour 43% des répondants. De plus, lors de la sélection d’une entreprise touristique, 38% accordent une importance à l’offre de produits et services respectueux de l’environnement.

L’ATTA a interrogé quelques voyagistes spécialisés en tourisme d’aventure provenant d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine afin de connaître leur opinion sur les réalités de cette industrie. Les intervenants sondés soulignent entre autres l’importance grandissante des valeurs durables des touristes d’aventure au cours des dernières années. Voici quelques éléments qui sont ressortis de ces entretiens et qui appuient cette tendance:

  • la recherche d’expériences touristiques personnalisées, riches et authentiques;
  • l’intérêt pour la culture locale et le désir de redonner aux communautés;
  • le souci de l’environnement et de l’équité;
  • l’intérêt pour la santé, l’activité physique et un mode de vie plus «vert».

Selon Chris Doyle, directeur général d’ATTA – Europe, l’industrie du tourisme doit se développer de façon plus responsable et accentuer ses efforts pour la préservation de la culture, de la faune et de la flore. Il ajoute que le meilleur moyen pour l’industrie touristique d’avoir un impact plus fort est de convertir les voyageurs en défenseurs de la destination, de la culture et de l’environnement. Ainsi, de plus en plus d’entreprises touristiques adoptent des bonnes pratiques environnementales et sociales afin de répondre aux besoins des touristes d’aventure.

Des exemples inspirants

La contribution économique du cyclotourisme

En plus d’une empreinte écologique limitée et de l’augmentation des échanges avec les cultures locales, le passage de cyclotouristes engendre des retombées économiques intéressantes pour les communautés rurales. La vitesse à laquelle ce type de voyageur se déplace fait en sorte que ses dépenses atterrissent bien souvent dans des municipalités de petite taille, des lieux parfois moins visités par les touristes en automobile. Voici une courte animation qui illustre bien cette réalité.

 

Source: The Path Less Pedaled

En Bretagne, certaines communes membres du label Station verte misent sur le cyclotourisme afin d’attirer les visiteurs chez elles. Ces destinations, qui proposent une offre d’hébergements, de services et d’activités de nature, ont créé un parcours de 1 000 km qui relie 30 stations vertes. Des itinéraires similaires devraient d’ailleurs voir le jour dans la région, étant donné le succès connu par ce premier circuit.

Des hôteliers impliqués dans leur milieu

Le Playa Nicuesa Rainforest Lodge, situé sur une île du Costa Rica, offre à sa clientèle une expérience «cinq feuilles», la plus haute certification en tourisme durable au pays. En plus des nombreuses activités traditionnelles (randonnée pédestre, kayak, plongée sous-marine, etc.), les touristes peuvent participer à des débats sur l’écologie et même aller planter leur propre arbre dans la forêt tropicale!

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Source: Playa Nicuesa Rainforest Lodge

La préservation au cœur des préoccupations

L’entreprise Aube Aventure, située à Gaspé, offre à sa clientèle de l’hébergement en yourte ainsi que des activités de kayak de mer et de voile. Gagnante du prix Développement durable de la chambre de commerce et de la ville de Gaspé, Aube Aventure se démarque notamment par ses efforts de protection de l’environnement et des mammifères marins, ainsi que par sa contribution au Sentier maritime (route bleue). Sa certification Qualité Tourisme Gaspésie assure la qualité des services, des équipements et des menus à saveur locale. Aube Aventure adhère également au programme Sans trace, qui vise la réduction de l’impact des activités de plein air sur les milieux naturels.

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Source: Aube Aventure

Les changements comportementaux des consommateurs influencent le développement de plusieurs entreprises touristiques, dont certaines œuvrant dans l’industrie du plein air. Lesquelles vous ont le plus impressionné par l’adaptation qu’elles ont déployée afin d’offrir des produits et des services plus durables?

Cette analyse a été produite pour alimenter le site Web EspaceTourismeDurable.com, destiné aux acteurs touristiques de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

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Ressources humaines

Gérer l’apparence physique des employés: un exercice délicat

Comprendre les droits de chacun

La gestion de l’apparence physique est un sujet complexe, car deux droits se confrontent en vertu de la loi québécoise. D’un côté, il y a le droit de gérance de l’employeur (subordination inhérente au contrat de travail, Code civil du Québec), qui permet à celui-ci d’édicter des règles en matière d’apparence et d’habillement. De l’autre, il y a la Charte des droits et libertés de la personne, qui reconnaît (dans sa jurisprudence) que pour l’employé, se vêtir, se faire tatouer, porter un bijou facial ou se teindre les cheveux fait partie du droit à la vie privée et à la liberté d’expression.

Selon la hiérarchie des normes, les droits et libertés de la Charte québécoise ont préséance sur les droits de direction de l’employeur. Ce dernier doit avoir de bonnes raisons pour restreindre les droits de ses employés; les objectifs poursuivis doivent être sérieux et légitimes. Les motifs acceptables sont notamment la santé, la sécurité, l’image ou la réputation. Les raisons de santé et d’hygiène sont plus faciles à justifier que celles liées à l’image. Il est plus simple d’imposer le port du filet à des cuisiniers que le port de la cravate à des employés de bureau.

La latitude de l’employeur dépend aussi de la nature des activités de l’organisation. Le besoin d’une politique plus restrictive sera aisément démontré dans un hôtel luxueux et plus controversé dans un restaurant familial. En cas de litige, l’employeur a le fardeau de la preuve. Devant un tribunal, une organisation qui aurait interdit les tatouages apparents pour des raisons d’image (et d’éventuelle perte de clientèle) devrait prouver que ses craintes se basent sur des faits objectifs. Les atteintes aux droits des employés doivent être minimisées, et lorsque l’on impose des restrictions, même légitimes, celles-ci doivent être proportionnelles à l’effet recherché.

Rédiger un code vestimentaire

Chez Google, le code vestimentaire ne contient qu’une seule ligne: porter des vêtements. Petite touche d’humour qui démontre que le code est aussi le reflet de la culture organisationnelle.

Certaines précautions s’imposent lors de la rédaction d’une politique vestimentaire. Premièrement, celle-ci doit être exempte de discrimination: on doit éviter d’y préciser les types de vêtements qui établissent une distinction entre les sexes, et laisser une certaine souplesse pour les impératifs religieux.

Certaines organisations ont un code d’habillement très précis, on y détaille longueurs, couleurs et styles acceptables. S’il a l’avantage d’être clair, le code strict requiert plus de contrôle. Des règles trop restrictives pourraient aussi être contestables. Par exemple, l’interdiction de porter des jeans dans un centre d’appel pourrait être jugée comme excessive. Une certaine souplesse est donc recommandée. L’utilisation de termes comme «tenue appropriée» ou «tenue soignée» est à privilégier. Le but est d’orienter les choix tout en laissant place au jugement de l’employé. Le code devrait toutefois être très clair sur ce qui n’est pas toléré : sandales de plage, short ou casquette, par exemple. Que l’organisation choisisse un code strict ou souple, elle doit être prête à le faire respecter, sinon mieux vaut s’abstenir plutôt que d’entacher sa crédibilité.

Plus facile d’obliger le port d’un uniforme?

Plusieurs entreprises touristiques ont choisi d’imposer le port de l’uniforme. Celui-ci présente plusieurs avantages: il permet d’identifier facilement les employés et d’uniformiser leur image. Certains coûts sont toutefois à considérer. Lorsqu’un employeur rend obligatoire le port d’un vêtement particulier, il doit le fournir gratuitement aux employés payés au salaire minimum. De plus, on ne peut jamais exiger d’eux qu’ils paient pour un vêtement qui les identifie à leur établissement.

Le port d’un uniforme s’accompagne généralement d’une politique précisant où, quand et comment celui-ci doit être porté. L’uniforme est un symbole qui témoigne des valeurs privilégiées par l’organisation. Le choix par une entreprise de distinguer la tenue des cadres de celle des autres employés est très éloquent sur le plan des distances hiérarchiques.

L’apparence corporelle

Généralement, le code vestimentaire s’élargit pour régir l’apparence corporelle des salariés. Les règles imposées devront tenir de la nature des activités de l’organisation. Par exemple, un «village historique» serait dans son droit d’exiger que les guides en costume d’époque ne portent ni tatouage ni piercing apparent, et que les cheveux ne soient pas excessivement colorés.

Au Québec, le nombre de personnes ayant tatouages et piercings a considérablement augmenté dans les dernières années, celles-ci ne sont donc plus marginalisées. Si les préjugés tendent à disparaître chez les Québécois, ce n’est toutefois pas universel. Certaines clientèles sont encore très sensibles, comme les personnes âgées ainsi que les clients provenant du Japon et de la Corée du Sud. Le Conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT) a produit une capsule vidéo (ci-dessous) pour vous aider à rédiger votre propre politique à ce sujet.

Quand l’habit fait le moine

Selon la chercheuse Sandra Dolbow, le relâchement dans la tenue vestimentaire correspondrait à un relâchement dans l’attitude et le comportement. Un habit qui inspire professionnalisme, élégance ou maintien pourrait inciter celui qui le revêt à démontrer ces mêmes qualités. Dans l’industrie, le client, pour qui la première impression est déterminante, se laisserait aussi grandement influencer par les apparences.

S’habille-t-on pour soi ou pour l’autre?

Devant des règles strictes en matière d’apparence, les réactions diffèrent, notamment chez les jeunes. Alors que certains valorisent la mise en place d’un code vestimentaire, d’autres le fuient. Pour ces derniers, leur image ne regarde qu’eux et ne traduit en rien leur compétence. Ils préféreront généralement se tourner vers un employeur tolérant. La gestion de l’apparence physique envoie donc un message fort au sujet des valeurs organisationnelles, elle sera même source d’attraction ou de répulsion.

Les exigences vestimentaires doivent être bien comprises par les employés, et pour éviter les surprises, on devrait aussi en informer les candidats dès l’entretien d’embauche. Une discussion ouverte sur le sujet est d’ailleurs une bonne occasion pour l’organisation comme pour le candidat de vérifier la compatibilité de leurs valeurs.

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Hébergement Tourisme durable

L’hôtellerie durable et ses accréditations: où en est le voyageur?

Dans le but de répondre aux besoins de clients de plus en plus concernés par leur impact sur l’environnement, de nombreux hôteliers empruntent la voie de la certification. Une enquête de l’Association des hôtels du Canada (AHC) révèle qu’un voyageur d’affaires ou de loisirs canadien sur quatre considère l’accréditation hôtelière comme un critère important, au moment de planifier ses vacances.

Labels et certifications: de quoi parle-t-on?

Les labels et certifications sont associés à une initiative volontaire apportant aux clients des garanties sur le produit ou le service consommé, et permettant aux organisations de différencier leur offre de celle de la concurrence. En apparence synonymes, les deux termes désignent pourtant des processus différents.

  • La certification est une procédure par laquelle un tiers indépendant vérifie, de façon continue, la conformité entre les activités de l’organisation et les règles issues de documents normatifs et référentiels.
  • Le label représente le symbole officiel d’identification permettant à un groupement de professionnels (association, fondation, fédération ou organisme officiel) de garantir aux clients que ses membres respectent un cahier des charges contrôlé par un organisme interne ou externe.

Au cours des dernières années, la sensibilisation des hôteliers, des intervenants touristiques et des voyageurs aux enjeux du tourisme durable a entraîné un essor d’accréditations à travers le monde. Dans le secteur de l’hébergement, les certifications et labels durables peuvent évaluer tant les bâtiments ou les services que la qualité de la prestation offerte (voir le tableau 1). Alors que la définition du tourisme durable donne une place égale aux préoccupations économiques, sociales et environnementales, les accréditations hôtelières peuvent parfois privilégier une dimension par rapport à une autre. Si les hôtels québécois adhèrent progressivement à des accréditations durables, le milieu est encore en évolution.

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Dans la province, le programme RéserVert de l’Association des hôteliers du Québec est l’un des plus utilisés. Celui-ci identifie les établissements hôteliers qui appliquent les principes du développement durable. Un réseau de partenaires des secteurs privé et public assure le contrôle de la certification. RéserVert se veut un programme favorisant l’autonomie des hôteliers, en mettant à leur disposition une trousse à outils qui leur permet d’évaluer leur niveau d’engagement dans le tourisme durable et de réaliser les ajustements nécessaires à l’obtention de la certification. Actuellement, une soixantaine d’hôtels participent au programme (lire aussi: Les pratiques environnementales dans les hôtels).

Les bénéfices des labels et des certifications sont nombreux et se situent à différentes échelles. Ils permettent aux instances politiques de positionner la destination par rapport aux grands enjeux concurrentiels mondiaux. Une fois classifiées, les entreprises peuvent atteindre un meilleur rendement grâce à une gestion plus efficace et utiliser leur nouvelle distinction comme outil de commercialisation. Mais quels sont les avantages pour le touriste?

Perception des touristes quant aux certifications durables

Lors de sa plus récente enquête sur les intentions de voyage, effectuée en janvier 2013 auprès d’un échantillon de 1 505 «voyageurs probables» canadiens, l’AHC s’est penchée sur quelques questions relatives aux enjeux environnementaux du secteur hôtelier. Les résultats démontrent que:

  • la sensibilisation des voyageurs d’affaires aux initiatives environnementales introduites dans les hôtels est en hausse de 8% par rapport à 2009. Ainsi, en 2013, 44% d’entre eux jugent leur présence importante;
  • 36% des voyageurs d’affaires et de loisirs trouvent important que les hôtels offrent des produits verts;
  • la capacité d’acheter des crédits de carbone est qualifiée de très importante par 21% des voyageurs d’affaires et de loisirs;
  • le fait qu’un hôtel s’inscrive dans un programme de certification durable est important pour 26% des voyageurs d’affaires et de loisirs.

L’accréditation durable d’un hébergement garantit au touriste que l’hôtelier s’est engagé dans une politique structurée. Outre des actions visibles, comme la réutilisation des serviettes et des draps, l’adhésion à une certification assure un gage d’actions supplémentaires bien souvent invisibles aux yeux des clients. Selon PhoCusWright, en 2009, 56% des voyageurs américains se montraient sceptiques lorsqu’une organisation leur parlait de ses pratiques vertes. Car, rappelons-le, l’usage de l’écoblanchiment ou greenwashing par de nombreuses entreprises nuit à la confiance des consommateurs (lire aussi: Gare au greenwashing, votre réputation est en jeu!). De ce fait, en plus de cadrer l’industrie, les diverses accréditations présentent également l’avantage de rassurer les voyageurs, grâce au contrôle auquel doit se soumettre l’organisation qui s’y affilie.

Plusieurs actions durables sont aujourd’hui ancrées dans le quotidien des citoyens (tri des déchets, achats de produits biologiques, etc.) et lorsqu’ils voyagent, ceux-ci souhaitent garder leurs habitudes. En tant que consommateurs avertis, ils ont des attentes plus élevées en ce qui a trait à la responsabilité durable des entreprises, car celle-ci touche directement à leurs valeurs. Si un programme vert géré au sein même de l’hôtel donne au client l’espoir que certaines mesures soient mises en place, l’accréditation lui offre l’assurance que les actions effectuées s’inscrivent réellement dans une démarche durable vérifiable.

 

Analyse écrite en collaboration avec Camille Derelle, professionnelle de recherche

Analyse réalisée grâce à un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme urbain durable.

 

Sources:

– Association des hôtels du Canada, communiqué de presse. «Les voyages d’affaires et de loisirs sont en hausse (s’améliorent) – Les derniers résultats de l’enquête 2013 sur les intentions de voyage», 19 février 2013.

– Atout France. «Choisir un label d’hébergement de tourisme durable», Éditions Atout France, mars 2013.

– Barabé, André. «Certification et labellisation: écotourisme et développement durable du tourisme», notes du cours Tourisme et développement durable, Université du Québec à Trois-Rivières, 13 avril 2009.

– Barth, Martin, Fabian Weber et Monika Güntensperger. «Pour y voir plus clair dans la jungle des labels», hotelleriesuisse, mars 2011.

– Baylor, Julie. «The Value of Green Certification», Hotel Business Review.

– GfK. «The Environment: Public Attitudes and Individual Behavior», 2011.

– Millar, Michelle, Karl J. Mayer et Seyhmus Baloglu. «Importance of Green Hotel Attributes to Business and Leisure Travelers», Journal of Hospitality Marketing & Management, vol. 21, no 4, 2012.

– Millar, Michelle et Seyhmus Baloglu. «Hotel Guests’ Preferences for Green Guest Room Attributes», Cornell Hospitality Quarterly, vol. 52, no 3, août 2011.

– Priskin, Julianna. «Evaluating Sustainable Tourism Certification Schemes for Hotels», Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, juin 2009.

– Rheem, Carroll. «Going Green: The Business Impact of Environmental Awareness on Travel», PhoCusWright, février 2009.

 

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Marketing

Touriste dans sa propre ville

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Source: Page Facebook officielle de VisitOSLO

À travers cet événement annuel nommé Tourist in your own city, l’organisme VisitOSLO invite les habitants à découvrir leur propre ville grâce aux avantages de l’Oslo Pass. Habituellement réservé aux visiteurs étrangers, ce forfait est cette journée-là offert aux résidents et leur donne droit à toute une série de réductions et de gratuités: libre accès aux transports publics et aux stationnements municipaux; entrée dans certains monuments, musées et parcs d’attractions; visites guidées; offres spéciales dans les restaurants, les magasins et pour la location d’équipement; accès aux piscines et aux patinoires extérieures.

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Source: VisitOSLO

ND_Touriste_dans_sa_propre_ville_image_3Les touristes peuvent même profiter d’une nuit d’hôtel en plus (parmi les 40 établissements participants) en prenant l’Oslo Package.

À travers cette initiative, la Ville souhaite faire la promotion de ce forfait aux habitants, qui deviennent ainsi de véritables ambassadeurs de la destination auprès des touristes.

Ils sont même invités à immortaliser leurs découvertes en partageant leurs photos sur Instagram, grâce au mot-clic #turistiegenby.

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Marchés géographiques

Classement et concurrence mondiale des destinations

Évaluant la performance de 140 pays en matière d’attractivité et de capacité de développement de l’industrie touristique, ce rapport met également en lumière une mine d’informations permettant aux décideurs et aux gouvernements d’élucider de grands enjeux mondiaux relatifs au tourisme. Depuis 2007, le Canada fluctue entre la 5e et la 9e position.

La performance du Canada

Afin de classer les diverses destinations, le Forum économique mondial a divisé ses 14 piliers en 3 grandes catégories (voir le tableau 1). Le Canada se démarque particulièrement par ses infrastructures touchant le transport aérien (1er rang sur 140), ses ressources humaines (5e rang), ses lois et règlements (10e rang) ainsi que ses ressources naturelles (10e rang). Cependant, il y a une ombre au tableau: la compétitivité des prix de l’industrie touristique (124e rang).

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Plus spécifiquement et selon les sous-catégories des 14 piliers, on reproche au Canada le coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport (136e rang), la parité du pouvoir d’achat (131e rang) et la quantité d’émissions de dioxyde de carbone (CO2), en millions de tonnes par habitant (128e rang).

En revanche, les points forts du Canada comprennent entre autres le nombre de sites naturels inscrits au patrimoine mondial (5e rang), les coûts associés au démarrage d’entreprise (le pourcentage du produit intérieur brut par habitant) (5e rang) et la densité des aéroports par million d’habitants (5e rang).

La performance des autres destinations

Globalement, l’Europe fait bonne figure, puisque treize des vingt premiers rangs de 2013 sont occupés par des destinations européennes. Mentionnons aussi que la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche dominent le classement depuis 2007 (voir le tableau 2).

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Quelles sont les forces et faiblesses des sept pays ayant surpassé le Canada en 2013? En voici quelques-unes (voir le tableau 3):

  • La Suisse se démarque par sa main-d’œuvre qualifiée et ses grandes écoles de gestion de l’hôtellerie;
  • L’Autriche possède d’excellentes infrastructures touristiques et est l’un des pays où les habitants sont les plus accueillants auprès des visiteurs étrangers;
  • L’Autriche et la Suisse font de très bons efforts d’un point de vue marketing pour attirer les touristes;
  • La Suisse, l’Allemagne et la France possèdent chacune un réseau routier qui est parmi les meilleurs au monde;
  • Les préoccupations environnementales de la Suisse lui permettent de préserver ses précieuses ressources naturelles, qui sont bien mises en valeur;
  • La majorité des pays en tête du classement sont peu compétitifs quant au coût de leur offre touristique; des sept meneurs, l’Espagne se démarque par le faible coût des taxes sur les billets d’avion et des frais d’aéroport;
  • La Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et la France arrivent ex æquo quant à leurs exigences en matière de visa; les États-Unis sont loin derrière;
  • Les États-Unis, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France sont particulièrement performants concernant le nombre de foires et de salons internationaux qu’ils accueillent;
  • Les efforts des États-Unis en matière d’environnement ne semblent pas suffisants lorsqu’on les compare avec ceux des pays européens.

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Depuis quelques années, les destinations se livrent une compétition sans précédent dans le but d’attirer des visiteurs internationaux. La croissance de la classe moyenne des pays émergents ne fera qu’attiser la concurrence à laquelle devra faire face l’industrie touristique dans un futur proche. Il est donc plus que jamais important que les décideurs et les autorités gouvernementales soient à l’affût des grands enjeux et prêts à relever les défis de l’industrie.

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Gestion Technologies

Au secours, mon entreprise vit une crise sur les réseaux sociaux!

D’une cellule de crise bien préparée à un plan d’action visant l’atténuation des conséquences et un rapide retour à la normale, il existe plusieurs moyens de gérer une crise sur les réseaux sociaux et d’éviter trop de dommages collatéraux.

Prévenir, préparer et anticiper la crise

Il est souvent impossible de prévoir ce qui fera l’objet d’une crise. Cependant, il pourrait être judicieux pour une organisation de profiter d’une période plus calme pour réfléchir à la question et ainsi envisager des scénarios plausibles, établir un protocole de gestion, nommer les personnes qui en seraient responsables, déterminer les rôles des membres de l’équipe, fournir à chacun des outils permettant d’agir et de communiquer adéquatement le jour venu (lire aussi: Quand la crise éclate!).

Observer sur la toile ce qui se dit à propos de votre entreprise ou organisme s’avère être une façon complémentaire de se préparer. En effet, la veille permet de déceler les vulnérabilités ou anomalies, et d’agir avant que celles-ci se développent davantage. Plusieurs outils de surveillance facilitent d’ailleurs l’accomplissement de cette étape (lire aussi: Des stratégies pour gérer votre réputation en ligne).

Au final, l’image, la réputation et la notoriété de votre entreprise sont en jeu. Mais n’oublions pas que même avant l’arrivée des médias sociaux, de tels risques existaient. La différence, c’est qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux ont le potentiel d’amplifier et d’accélérer l’état de crise.

Intervenir, gérer et maîtriser la crise

Lorsqu’un incident est repéré et que la crise semble inévitable, il faut intervenir efficacement. À ce stade-ci, gérer la communication et rassurer les clients, les partenaires et le public demandent beaucoup de rigueur et de diplomatie. Même si vous ne détenez aucune réponse aux questions que l’on vous pose, il importe de montrer publiquement que vous avez connaissance du problème et que vous faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le résoudre.

Conserver le leadership de la communication, favoriser la transparence et l’honnêteté concernant le problème en cours et réagir rapidement aux critiques peuvent vous permettre de limiter les dégâts. Si la crise débute sur un réseau social en particulier, par exemple sur Facebook, commencez à répondre directement à partir de celui-ci. Avec un peu de chance, cette crise pourrait se résorber sans toucher les autres médias. Par contre, si tel n’était pas le cas, il vous faudrait agir de manière uniforme sur tous les réseaux impliqués.

Créer une page Web de questions et de réponses (FAQ) relatives à la crise pourrait vous faire économiser beaucoup de temps et éviter des malentendus. En plus de répertorier l’ensemble des interrogations, vous pouvez ajouter un lien vers la réponse lorsque l’on vous questionne à propos des mêmes sujets; n’oubliez pas que Twitter ne vous laisse que 140 caractères pour vous expliquer et que c’est bien peu pour s’exprimer clairement! Cette page peut notamment inclure les informations suivantes:

  • La prise en charge de la crise;
  • Les circonstances entourant la situation;
  • Des photos ou des vidéos montrant, par exemple, le président de l’entreprise qui fait un point de presse;
  • Les actions prochaines prévues pour résoudre la crise;
  • Les coordonnées des personnes à joindre pour obtenir plus de détails.

En période de crise, il ne faut pas chercher à gagner toutes les discussions, mais plutôt à maîtriser les dommages. Pour cette raison, bien que la transparence soit de mise, il faut savoir poursuivre hors des médias sociaux certaines conversations qui pourraient dégénérer. Inviter un individu compromettant à continuer la discussion par téléphone ou par courriel montre l’intérêt que vous lui portez et évite que soient étalés publiquement des débordements.

Fin de la crise

Certaines crises peuvent être esquivées, alors que d’autres semblent inévitables. Quelles leçons peut-on tirer et quelles mesures peut-on prendre afin d’éviter que de telles situations se reproduisent? Une réflexion s’impose à la suite de tels événements, alors pourquoi ne pas profiter de l’expérience vécue pour préparer votre prochain plan de gestion de crise? Pour ce faire, vous pouvez, par exemple:

  • conserver des traces de toutes les discussions échangées sur les différents réseaux sociaux, les courriels reçus et envoyés avec l’équipe interne, avec le public ainsi qu’avec les médias;
  • analyser la fréquentation de votre site et de vos profils de réseaux sociaux durant la crise;
  • établir l’ordre chronologique des événements, déterminer les moments cruciaux et comprendre les raisons qui les expliquent;
  • évaluer le plan de gestion de crise avec lequel vous avez travaillé et le bonifier.

Pour éviter d’être confrontées à une crise sur les réseaux sociaux, des entreprises choisissent tout simplement de ne pas y être présentes. Est-ce vraiment la bonne solution? Et si une crise à votre sujet s’y déroulait et qu’en plus, vous n’étiez pas là? Assurer une présence sur les réseaux sociaux comporte certes des risques, mais paradoxalement, ne pas y être ne signifie pas que l’on n’en prend pas!

 

Sources:

– Baer, Jay. «Don’t Be Scared Be Prepared – How to Manage a Social Media Crisis», convinceandconvert.com, 2012.

– Blancot, Carole et autres. «Communication de crise à l’heure des médias sociaux», Atramenta, septembre 2012, 100 p.

– Fryatt, Jenise. «Social Strategies: Creating Your Social Media Crisis Management Plan», blog.cvent.com, 16 janvier 2013.

– Seraiocco, Nadia. «Gestion de crise sur les réseaux: pensez-vous à votre CM?», cheznadia.com, 27 février 2013.

– Organisation mondiale du tourisme. «Toolbox for Crisis Communications in Tourism», 2011.

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Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle