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Enjeux

Comment les entreprises abordent-elles l’été 2020 ?

Deuxième coup de sonde

À la suite d’une première enquête menée en avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a procédé à une seconde vague de collecte de données afin de mesurer l’évolution des impacts de la COVID-19 sur le tourisme québécois. En tout, 921 organisations ayant participé à la première vague de l’étude ont complété le sondage qui s’est déroulé du 28 mai au 8 juin 2020. D’un point de vue régional et sectoriel, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise.

Les résultats présentés ci-après dressent le portrait de la situation à cette période, soit juste avant l’annonce du gouvernement du Québec (11 juin) concernant l’aide financière de 753 millions de dollars pour l’industrie.

Ampleur des dégâts

Déjà, en avril dernier, les organisations touristiques émettaient plusieurs signaux de détresse. Le récent sondage indique que la majorité des entreprises sont toujours préoccupées par leurs finances. Près d’un répondant sur deux (48 %) souligne que la situation générale s’est détériorée.

Environ huit répondants sur dix s’inquiètent des pertes financières dues à la crise et 63 % craignent pour leurs liquidités (voir le graphique 1). Près du tiers appréhende même de faire faillite ou de devoir fermer. Grosso modo, la moitié des sondés estime que la situation s’avère tout aussi préoccupante qu’en avril. Mais des parts importantes d’organisations (de 28 % à 51 %, selon les sujets) sont davantage préoccupées qu’elles ne l’étaient lors de la première vague de l’enquête.

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Par ailleurs, la majorité des entreprises sondées (61 %) envisagent d’exploiter leur entreprise à perte cet été. Seulement 4 % prévoient de générer des profits alors que 35 % des répondants espèrent couvrir leurs frais.

Optimisme?

La possible réouverture de la frontière avec les États-Unis au 1er juillet ne semble pas réaliste aux yeux de plus de la moitié des organisations; quelque 12 % d’entre elles se montrent optimistes à cet égard. Par ailleurs, les répondants sont plus confiants en l’avenir que lors du sondage précédent quant à une augmentation de l’achalandage de visiteurs québécois (47 %) cet été; cette proportion s’élevait à 34 % au moment de la 1re enquête (voir le graphique 2).

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Une lente reprise

Depuis la première vague du sondage, le tiers des organisations sondées a reçu de nouvelles réservations pour l’été. D’après la majorité des répondants, la quantité totale de réservations réalisées correspond à moins de 25 % du volume enregistré à la même période l’année dernière. La reprise des activités normales prendra plus de six mois selon la majorité des entreprises interrogées, voire un an (37 %).

Prêt, pas prêt?

Les deux tiers des organisations touristiques participant à l’enquête se sentent prêtes à accueillir des visiteurs cet été. La plupart (81 %) estime pouvoir demeurer en affaires malgré les restrictions de deux mètres de distance ou encore le port du masque (83 %). Elles se disent confiantes de respecter les mesures sanitaires obligatoires (76 %). Mais la mise en place de celles-ci nécessite des efforts financiers considérables. La moitié des entreprises (49 %) débourseront plus de 5 000 $ pour ces ajustements.

L’infographie qui suit illustre les faits saillants de cette enquête.

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Consultez ici les faits saillants de la 2e vague de l’enquête portant sur l’impact de la COVID-19 sur les organisations touristiques québécoises.

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

 

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Segments de clientèles

TOURISME D’AFFAIRES : REGAGNER LA CONFIANCE DU VOYAGEUR

L’organisme international Global Business Travel Association (GBTA), qui compte des membres dans plusieurs régions du monde, révèle que 80 % de ceux-ci considèrent mettre les voyages d’affaires intérieurs à l’agenda prochainement. Près des deux tiers envisagent les déplacements au Canada dans un avenir rapproché.

Facteurs nécessaires à la reprise

Bien que les entreprises soient prêtes à faire voyager leurs travailleurs, elles le feront sous certaines conditions. Selon le sondage de la GBTA réalisé du 13 au 16 mai 2020 auprès de 1705 compagnies membres, les six facteurs nécessaires pour que les gestionnaires se sentent à l’aise à l’idée de séjours d’affaires pour leurs employés sont les suivants (énoncés considérés comme étant importants/très importants par au moins 85 % des répondants) :

  • Déclin du nombre de nouveaux cas ;
  • Levée des restrictions gouvernementales ;
  • Accessibilité d’un traitement antiviral réduisant les risques de mortalité ;
  • Mesures favorables de la part des institutions de la santé publique ;
  • Disponibilité d’un vaccin contre la COVID-19 ;
  • Levée des consignes de confinement.

Rebâtir la confiance

Mais les employés, eux, seront-ils prêts ? Une enquête effectuée le 8 mai dernier par MMGY révèle que 22 % des touristes américains ont hâte de voyager à nouveau pour le travail, lorsque la crise sera passée. Cette proportion est en baisse par rapport aux deux vagues précédentes de sondage. Cette même enquête dévoile que 19 % d’entre eux envisagent la possibilité de réaliser un déplacement d’affaires dans leur pays au cours des six prochains mois, un pourcentage également en chute par rapport aux données recueillies durant mars et avril. La confiance à l’idée de voyager pour le travail est-elle en train de s’effriter ?

Mesures attendues

Selon plusieurs experts du milieu du tourisme d’affaires, la reprise sera conditionnelle à cette confiance. L’agence de voyages d’affaires BCD Travel a interrogé les principaux intéressés. Les résultats démontrent la nécessité d’assurer un environnement sécuritaire pour gagner la confiance des voyageurs d’affaires. Le tableau ci-dessous illustre les mesures auxquelles ils s’attendent pour la reprise de leurs déplacements.

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La sécurité a pris le dessus sur le service.

Pour rassurer les voyageurs, les organisations devront ainsi communiquer efficacement les mesures mises en place, quitte à créer une page Web dédiée sur leur site. La sécurité a pris le dessus sur le service.

Reprise des événements d’affaires et des réunions

En toute logique, ce sont les réunions d’entreprises rassemblant un petit nombre de personnes qui recommenceront en premier, bien avant les congrès réunissant de grands groupes. Le retour de ces événements d’envergure nécessitera probablement l’arrivée d’un vaccin, tel que le rapporte Destination Canada à la suite de l’analyse de plusieurs sondages dans le milieu.

Les technologies numériques joueront un rôle de premier plan dans cette relance. Le volet virtuel occupera une place considérable dans ces événements en face-à-face, entre autres pour intégrer davantage de participants et y inclure d’autres options permettant de rehausser l’expérience.

Néanmoins, les réunions en personne renforcent les liens et favorisent les relations de confiance. Cela pourrait s’accentuer après la pandémie, alors que les gens ressentiront d’autant plus le besoin de rencontrer à nouveau leurs pairs, le tout dans des conditions sécuritaires.

À l’heure actuelle, les planificateurs d’événements préfèrent des communications avec les fournisseurs visant à maintenir les relations plutôt que dans une optique de vente, toujours selon l’analyse de Destination Canada. Le partage de l’information entre ces partenaires concernant les mesures pour favoriser la sécurité est de mise, qu’il s’agisse des hôtels, des moyens de transport, des centres de congrès, des services de traiteurs, des restaurants, etc.

Des rencontres de courte durée, locales et avec peu de participants

Les préparatifs pour les premiers événements d’affaires comprennent de nombreux enjeux. Pour une reprise sécuritaire et graduelle, voici des astuces partagées par un épidémiologiste impliqué dans l’élaboration de mesures sanitaires à Las Vegas :

  • Favoriser les petits événements (maximum 50 participants), ils sont plus faciles à contrôler ;
  • Prioriser les événements composés de participants locaux seulement ;
  • Organiser des réunions/séances de 30 minutes maximum ;
  • Limiter à une journée (préférablement une demie) la durée totale de l’événement ;
  • Exiger le port de masques ;
  • Éviter de tester les participants à l’entrée. Une telle opération demande du temps d’attente qui peut provoquer la transmission du virus le cas échéant.

Des rassemblements possibles ailleurs dans le monde

La levée des restrictions de confinement se déploie dans plusieurs pays européens et asiatiques. En matière d’assouplissements pour les rassemblements, voici quelques exemples :

  • L’Italie bannit tout événement intérieur pour le reste de l’année, mais les permet à l’extérieur jusqu’à 1000 participants.
  • En Allemagne, les foires commerciales figurent sur la liste des activités (peut-être) envisageables sous peu, contrairement aux rassemblements de masse qui demeurent interdits au moins jusqu’à la fin août.
  • L’Autriche comptent autoriser les événements qui regroupent jusqu’à 1000 participants à compter du 1er août.
  • Dans l’État américain de l’Indiana, il sera possible d’organiser des événements rassemblant jusqu’à 250 participants à partir du 14 juin.
  • La Chine permet à nouveau les foires commerciales et les conférences.

Il règne beaucoup de confusion sur la reprise des voyages d’affaires. La confiance demeure la clé. Cela passe par le respect des restrictions gouvernementales, par la mise en place de mesures claires et comprises de tous dans les organisations et la réassurance auprès des clients et des employés.

 

Image à la une : Unsplash

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Produits et activités

VASTE ENQUÊTE AUPRÈS DE L’INDUSTRIE TOURISTIQUE : PORTRAIT DE L’AGROTOURISME ET DE LA RESTAURATION

Du 9 au 27 avril, la Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, a mené une enquête en ligne afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme dans la province. L’échantillon se compose de 2977 organisations touristiques québécoises, dont 250 appartiennent au secteur agrotouristique ou agroalimentaire et 238 à celui des restaurants, bars et cafés. Les données présentées révèlent la situation des entreprises au cours de cette période.

Profil des entreprises

infographie

Les impacts de la crise

Bien que tous les secteurs ressentent les impacts catastrophiques et très négatifs de la crise sur leurs affaires, notamment les congrès (100 %), la restauration (85 %), les festivals et événements (83 %) et l’hôtellerie (83 %), l’industrie agrotouristique est également touchée, mais dans une moindre proportion (53 %, voir le graphique 1).

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Cela peut s’expliquer par le fait que les trois quarts des entreprises agrotouristiques et agroalimentaires sondées sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement comparativement à 43 % des restaurants, des cafés et des bars. Dès lors, les deux tiers des entreprises agrotouristiques ont maintenu leurs activités dans une proportion d’au moins 50 %, alors que 72 % des restaurateurs et des propriétaires de bars ou de cafés sont demeurés ouverts à moins de 25 % de leur capacité.

Ces fermetures totales ou partielles ont engendré des pertes financières allant jusqu’à 40 % par rapport au 1er trimestre de 2019 pour la moitié des exploitants agrotouristiques ou agroalimentaires de l’échantillon (voir le graphique 2). Celles subies par les restaurateurs s’échelonnent plutôt jusqu’à 50 % pour la même proportion d’entreprises et 16 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 à 100 % de leur chiffre d’affaires. Cette situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt, surtout pour les restaurateurs puisque 78 % d’entre eux ont suspendu leurs activités pour le printemps. Toutefois, les deux tiers (65 %) d’entre eux comptent reprendre leurs opérations pour la saison estivale.

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Mesures mises de l’avant

Plus des trois quarts des restaurants, des bars et des cafés ont déjà mis à pied du personnel permanent ou contractuel, soit beaucoup plus que l’ensemble de tous les secteurs confondus. D’ailleurs, ils ont amorcé un éventail de mesures pour atténuer les impacts financiers de la crise dans de plus fortes proportions que toutes les autres catégories d’entreprises (voir le tableau 1). Malgré cela, près de trois restaurateurs sur quatre (74 %) soulignent avoir besoin de liquidités dans le prochain mois comparativement à 56 % des exploitants agrotouristiques (voir le tableau 2).

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Des organisations inquiètes et un optimisme mitigé pour la reprise

Les restaurateurs et les exploitants de bars et de cafés se sentent moins outillés que les entreprises agrotouristiques pour faire face à la crise, la moitié des répondants mentionnant même être perdus devant la situation (voir le graphique 3). Ils prévoient un retour à la normale plus tard que les entreprises agrotouristiques et même que celles des autres secteurs touristiques.

Bien que plus de la moitié des sondés de l’industrie agrotouristique et de la restauration croient qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude, tout de même trois personnes sur dix estiment qu’ils seront plus nombreux.

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Que réserve l’avenir

Les restaurateurs sont prêts. Selon un récent sondage réalisé du 6 au 11 mai par l’Association Restauration Québec (ARQ) auprès de 1 217 gestionnaires, près des trois quarts des répondants (72 %) soulignent qu’ils souhaitent rouvrir, même avec une capacité réduite à 50 %. Jusqu’à maintenant, ils ont été proactifs afin de faire face à la situation actuelle et ils comptent, à court ou moyen terme, apporter des changements à leur modèle d’affaires, principalement en développant ou en augmentant l’offre de mets à emporter (56 %), les commandes en ligne (34 %) ou un service de livraison (31 %). Par ailleurs, une rencontre s’est tenue avec la CNESST et la Santé publique pour discuter d’un projet de guide des normes sanitaires entre autres pour le secteur de la restauration et des bars. Un plan de sécurité sanitaire pour le secteur de l’agrotourisme et du tourisme gourmand est en cours de validation auprès d’organismes responsables et il sera déposé auprès de l’Institut national de la santé publique pour approbation finale. Pour reprendre leurs activités, toutes les entreprises devront faire la preuve qu’elles sont en mesure de protéger leurs clients, leurs travailleurs et leurs fournisseurs.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Produits et activités

Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

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Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : faits saillants

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. La consigne de fermeture des entreprises non essentielles était alors en vigueur. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait de la situation à une période donnée.

L’ensemble des secteurs d’activité et des régions touristiques sont représentés par l’enquête. Les établissements hôteliers et autres hébergements comme les résidences de tourisme, les campings et les pourvoiries comptent pour 42 % des répondants, suivis des activités en nature et en plein air (10 %) et des organisations culturelles et patrimoniales (9 %). D’un point de vue régional, la répartition des répondants reflète bien le profil de l’industrie touristique québécoise à l’exception des régions de Montréal et de la Montérégie qui sont légèrement sous-représentées.

Note : la représentativité géographique a été évaluée à partir des données du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et du Répertoire des établissements d’Emploi-Québec (2018).

Impacts des mesures de confinement

La réaction de la clientèle aux directives gouvernementales a eu des conséquences immédiates sur l’industrie touristique. En avril, presque la totalité (89 %) des répondants avait déjà reçu des reports ou des annulations de la part de leurs clients. Parmi ces derniers, les reports comptaient pour 25 % et les annulations pour 75 % en moyenne.

En conséquence, 80 % des répondants ont fermé ou suspendu leurs activités pour le printemps et plus du tiers (36 %) planifiait déjà garder leurs portes fermées pour la saison estivale.

Au moment de l’enquête, près de la moitié des répondants (45 %) jugeaient catastrophique l’impact de la crise sur leurs affaires. Les deux tiers de l’échantillon estimaient avoir perdu jusqu’à 40 % de leur chiffre d’affaires au cours des trois premiers mois de 2020, tandis que 12 % déclaraient avoir déjà perdu de 91 % à 100 %. Les plus grandes entreprises (plus d’un million $ de chiffre d’affaires) ont été plus touchées que les autres.

Source : Chaire de tourisme Transat. Enquête sur les impacts de la COVID-19 sur l’industrie touristique au Québec, menée du 9 au 27 avril 2020.

Mesures exceptionnelles en temps de pandémie

En moyenne, pour chacune des entreprises, ce sont 10 emplois permanents et 18 emplois saisonniers qui ont été suspendus en lien avec la crise. Les mises à pied et l’annulation ou le report d’un investissement constituent les deux principales mesures financières d’urgence des entreprises.

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Craintes pour l’avenir

En avril, les gestionnaires montraient déjà plusieurs signes de détresse financière. Plusieurs anticipaient les difficultés suivantes au cours des trois prochains mois :

  • Trois répondants sur dix déclaraient avoir peur de faire faillite ou de devoir fermer de façon permanente;
  • La moitié (49 %) des répondants jugent qu’ils auront de la difficulté à payer leurs fournisseurs, et 24 %, leurs employés;
  • Quelque 18 % estimaient devoir renvoyer définitivement du personnel au cours des prochains mois.

Près de 6 répondants sur 10 jugeaient ne pas avoir suffisamment de liquidités pour tenir un mois tandis que 41 % mentionnaient pouvoir tenir encore quelques mois. Une organisation ouverte à l’année sur cinq et plus du quart (27 %) des restaurants, bars et cafés avaient besoin de liquidités immédiatement.

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Confiance à gagner pour la relance

Une grande majorité de répondants se dit inquiète quant à la perte durable de clientèle touristique (72 %). Un peu plus d’un répondant sur deux croit que la province accueillera moins de touristes québécois qu’à l’habitude cet été. Le tiers (34 %) pense le contraire, soit qu’ils seront plus nombreux.

Même scénario pour la reprise normale des activités : la moitié des organisations (49 %) estime pouvoir reprendre son rythme habituel d’ici les 6 prochains mois. L’autre moitié juge plutôt avoir besoin de plus de 6 mois, voire plus d’un an (30 % des organisations sondées). Les lieux de congrès et de réunion, les festivals et évènements et les réceptifs ou voyagistes sont plus nombreux à envisager une plus longue période avant un retour à la « normale » de leurs activités.

Les prochains 12 à 18 mois s’annoncent remplis de défis pour l’industrie touristique. Le secteur a besoin plus que jamais de montrer sa solidarité et de rassurer la clientèle. Les plans sanitaires en cours de validation et une campagne de promotion intra-Québec constitue un pas dans la bonne direction pour la réouverture graduelle des activités.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

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Enjeux liés à la relance des restaurants

L’Association Restauration Québec (ARQ), le plus important regroupement de restaurateurs de la province définit quatre enjeux majeurs pour assurer la relance de cette industrie tout en respectant les mesures sanitaires et d’éloignement physique imposée par l’Institut national de santé publique du Québec. 

1-Besoin de liquidités

2-Redémarrage planifié en phase avec la réalité du secteur

3-Assouplissement de la réglementation pour permettre l’émergence de nouveaux modèles d’affaires

4-Relance de la consommation chez les Québécois

Pour faire face à ces enjeux, l’ARQ a soumis plusieurs recommandations au gouvernement. Sans ces mesures, l’association craint que la majeure partie des établissements ferment définitivement leurs portes. D’ailleurs, selon un sondage réalisé par Restaurants Canada et rendu public le 23 avril, il semble que 50 % des propriétaires de restaurant indépendant croient ne pas pouvoir survivre à la crise si les conditions ne s’améliorent pas d’ici trois mois.

Enjeux liés à la distanciation physique

La consommation sur place constituera un énorme défi avec des restaurants ouverts avec la moitié de leur superficie pour accueillir des clients. Les restaurateurs envisagent de graves problèmes de rentabilité. Avec des marges bénéficiaires qui avoisinent les 4,4 % pour l’industrie en 2018, les propriétaires n’ont pas beaucoup de latitude. La fermeture de la majorité des établissements depuis plusieurs semaines en a obligé plus d’un à gruger dans ses économies pour couvrir ses coûts fixes en l’absence de revenus. On peut donc s’attendre à ce que les restaurants rencontrent de sérieux problèmes lors de la reprise.

Enjeux sanitaires

Les impératifs d’hygiène risquent de dicter la cadence pendant plusieurs mois au sein de l’industrie de la restauration.

De nouvelles règles à suivre

L’adoption de mesures sanitaires strictes s’avère une condition sine qua non pour assurer la relance de tous les secteurs d’activité y compris celui de la restauration.

Au Québec

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) propose aux employeurs et aux travailleurs une trousse d’outils pour les aider dans leur prise en charge de la santé et de la sécurité, dont un Guide de normes sanitaires en milieu de travail. Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité du travail publie une fiche pour les restaurants et les services alimentaires.

Au Canada

Restaurant Canada publie un document qui fournit des pratiques à mettre en œuvre pour se conformer aux directives gouvernementales dans les domaines de la distanciation physique, du nettoyage et de l’assainissement ainsi que de la santé et l’hygiène personnelle. Ce guide s’appuie sur des leçons tirées de ceux qui ont continué d’exploiter leur restaurant pendant la pandémie.

Aux États-Unis

La National Restaurant Association s’est associée entre autres avec des représentants de la Food and Drug Administration, de la Conference for Food Protection, du milieu universitaire et des responsables de la santé publique pour élaborer un ensemble de directives pour aider les restaurants à retourner à leur plein fonctionnement en toute sécurité le moment venu. Les recommandations concernent :

  • La sécurité alimentaire ;
  • Le nettoyage et la désinfection ;
  • La surveillance de la santé des employés et l’hygiène personnelle ;
  • La distanciation sociale.

Cliquez ici pour consulter la Soyez santé

Source : National Restaurant Association

Enjeux de formation des travailleurs

Si le respect de normes sanitaires sévères s’impose, la formation du personnel s’avère primordiale pour assurer la sécurité de tous. À cet effet, le gouvernement de l’Australie-Occidentale a annoncé que tout individu employée dans un café, un bar ou un restaurant devra suivre une formation obligatoire gratuite concernant les mesures d’hygiène avant la réouverture des établissements. Le cours comprend deux niveaux ; le premier volet doit être réussi par tous les employés, le second, par les gestionnaires et les superviseurs. Un membre du personnel avec l’accréditation la plus avancée doit être sur les lieux de chaque restaurant en tout temps en tant que responsable de l’hygiène. La formation inclut les éléments suivants :

  • Comprendre la COVID-19 et les restrictions ;
  • Signaler les problèmes de santé personnels ;
  • Maintenir des pratiques d’hygiène personnelle et de l’environnement de travail ;
  • Réduire la contamination croisée grâce à des procédures spécifiques à la COVID-19 ;
  • Connaître les pratiques efficaces de nettoyage et d’assainissement spécifiques à la COVID-19.

Des réouvertures au compte-gouttes

Aux États-Unis, la Géorgie est devenue le premier État à rouvrir les salles à manger le 27 avril, mais les établissements doivent respecter un ensemble de 39 directives (pages 6 à 9) définies par le gouvernement, entre autres :

  • Obliger le port du masque à tout le personnel ;
  • S’assurer que les travailleurs ne sont pas malades ;
  • Réduire le nombre de clients à 10 par 500 pieds carrés ;
  • Installer des séparateurs physiques pour éviter les interactions entre les clients de tables différentes ;
  • Utiliser des menus jetables ;
  • Etc.

Les autorités recommandent aussi fortement d’employer des solutions technologiques lorsque cela est possible pour diminuer les interactions entre les personnes : commandes mobiles, accès mobile aux menus pour planifier sa commande, messages texte à l’arrivée pour faciliter l’attribution des sièges et options de paiement sans contact.

Depuis, l’Alaska, le Tennessee, l’Oklahoma et le Texas ont accepté la reprise des services de restauration en salle, mais de manière très restreinte. Par exemple, au Texas où les salles à manger des restaurants sont ouvertes depuis le vendredi 1er mai, la capacité d’accueil est limitée à 25 % et les aires de restauration rapide (food courts) restent fermées. Bien que le Département de la santé recommande d’avoir recours à des ustensiles, des tasses et des assiettes jetables lorsque cela est possible, la vaisselle peut toujours être utilisée tant qu’elle est désinfectée avant d’être réutilisée. Les tables et les chaises doivent être nettoyées et désinfectées entre les repas. Les convives ne peuvent être plus que cinq personnes à la fois et doivent réserver pour éviter de se retrouver dans une file d’attente. 

Des exemples de restaurants post-pandémie

Nous l’avons vu précédemment, les établissements devront respecter des normes sanitaires très strictes lors de la réouverture. Dans cette optique, certains se sont amusés à imaginer le restaurant post-COVID-19.

Mediamatic, un centre culturel d’Amsterdam offrira aux futurs clients de son restaurant un coin-repas privé dans de petites serres espacées les unes des autres et installées le long d’un canal. Chacune d’entre elles pourra accueillir deux à trois convives. Les serveurs, qui porteront visières de protection en plexiglas et gants, apporteront la nourriture sur des planches qu’ils glisseront jusqu’aux clients.

À Vilnius, en Lituanie, les autorités permettent aux restaurateurs et aux exploitants de cafés d’installer des tables sur les espaces publics à proximité de leur commerce et même dans certaines rues.

Source : Go Vilnius

L’entreprise Seasonly a déniché des idées inspirantes, quoiqu’éphémères, pour retrouver le plaisir de partager des repas en toute sécurité ; les voici, en photos.

Source : Seasonly

Pour survivre, il faudra faire preuve de créativité et repenser la façon d’aménager son établissement, d’accueillir et de servir ses clients. 

 

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Gestion

La restauration et l’agrotourisme durant la crise

Des plateformes pour acheter et manger local

Depuis le début du confinement, de multiples plateformes en ligne ont vu le jour pour favoriser la nourriture et l’achat locaux. lepanierbleu.ca, peut-être la plus connue puisqu’elle fut annoncée par le premier ministre François Legault, encourage les consommateurs québécois à acheter local par l’entremise du site Web. Il en existe plusieurs autres, en voici quelques exemples :

  • Créée par Tourisme Toronto, To go Toronto présente l’offre de prêt-à-emporter et de livraisons. Plutôt que de chercher dans plusieurs applications, le site Web propose aux habitants une ressource actualisée d’options culinaires et fournit aux entreprises de Toronto un outil pour les aider à gérer la crise. Les restaurants peuvent y participer gratuitement.
  • Sauve ton resto vise à soutenir les restaurateurs français pendant la pandémie. Le principe est simple : les appuyer maintenant, se régaler demain. Le consommateur choisit un établissement sur la plateforme, parmi la centaine actuellement référencée, sélectionne une offre (menu, bon cadeau), la paye… et en profitera à la levée du confinement. Le restaurateur reçoit l’argent immédiatement.
  • La région de l’Occitanie, en France, a créé une plateforme gratuite qui recense plus de 800 producteurs et commerçants qui effectuent la livraison à domicile. Face au succès rencontré, Solidarité Alimentation Occitanie devrait continuer à fonctionner au-delà de la crise sanitaire.
  • Le site Web du Tourisme en Tarn-et-Garonne propose l’espace « Se régaler pendant le confinement » qui met de l’avant ceux qui livrent leurs produits, incluant produits locaux, fermiers et artisanaux, chez les particuliers.

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Source : Tourisme Tarn-et-Garonne

  • Tout dernièrement, le MAPAQ a annoncé une aide de 50 000 $ à l’Association des marchés publics du Québec pour la création d’une plateforme numérique transactionnelle afin de faciliter l’achat de produits locaux.

L’aide aux producteurs agricoles s’organise

Le monde agricole est durement touché par la pandémie qui sévit sans répit en ce moment. Partout, gouvernements et organisations se mobilisent pour appuyer cette industrie qui risque fort de manquer d’une main-d’œuvre indispensable puisque les travailleurs étrangers tardent à arriver. Pour pallier cette difficulté :

  • Le gouvernement du Québec offrira 100 $ de plus par semaine à tous ceux qui iront travailler dans les champs cet été afin d’inciter les employés actuels à y rester et ceux qui sont en chômage à occuper ces emplois.
  • La Financière agricole du Québec (FADQ) adapte ses programmes aux conditions particulières dues à la COVID-19. Elle procure également un délai supplémentaire aux producteurs pour réaliser leurs semis sans être pénalisés. Financement agricole Canada a elle aussi instauré des mesures pour s’assurer que les producteurs, les agroentrepreneurs et les transformateurs de produits alimentaires aient accès aux fonds nécessaires pour poursuivre leurs activités durant ces moments difficiles.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada fournira une aide de 50 millions de dollars aux producteurs agricoles et aux entreprises agroalimentaires tenus de faire respecter une période d’isolement obligatoire de 14 jours aux travailleurs étrangers temporaires (TET) avant de commencer à travailler. Cette aide correspond à 1500 dollars par employé. Ce programme est disponible tant que la Loi sur la quarantaine est en vigueur.
  • En France, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles a mis en ligne une plateforme de recrutement de travailleurs saisonniers. « Des bras pour ton assiette » a reçu plus de 200 000 candidatures pour les 5 000 agriculteurs inscrits. Cette main-d’œuvre sera répartie entre l’industrie agroalimentaire, la distribution et la logistique. Au Royaume-Uni, c’est plus de 30 000 personnes qui ont répondu à l’appel des agriculteurs.

Des campagnes marketing pour soutenir l’industrie

  • L’industrie de la bière s’est lancée dans la mêlée. D’abord, l’Association des microbrasseries du Québec a publié une vidéo qui encourage les consommateurs à faire une différence pour les travailleurs et l’économie en favorisant l’achat local, en buvant local. Et la brasserie Molson a créé la campagne « Virtual Happy Hour » où elle demande à des amis de se réunir virtuellement, de lever leur verre de bière (de n’importe quelle marque) puis d’effectuer une capture d’écran de leur apéro virtuel en utilisant le mot-clé #VirtualHappyHour tout en indiquant @MolsonCanadian et leur restaurant ou bar préféré. Pour le mois d’avril, les Canadiens qui réussiront ce défi recevront une carte-cadeau de 25 $ à échanger dans leur endroit de prédilection après le déconfinement.

Source : Youtube

  • Dans un mouvement historique pour sauver l’industrie de la restauration, plusieurs centaines de restaurateurs, chefs et célébrités à travers le Canada ont uni leurs forces pour soutenir CanadaTakeout et faire de chaque mercredi #TakeoutDay. Cette initiative encourage les Canadiens à commander des repas à leur établissement local préféré offrant une livraison. 
  • L’Union des producteurs agricoles (UPA) lance le mouvement Mangeons local plus que jamais ! pour favoriser l’achat de produits frais et locaux. Chaque semaine, les Québécois sont invités à visionner et à partager des témoignages de producteurs d’ici accompagnés du mot clé #LocalPlusQueJamais. Cette action est soutenue par une publicité, diffusée à la télévision et sur le Web.

Relance

À quoi ressemblera le secteur de la restauration au Québec après la crise ? Selon certains restaurateurs, la reprise sera probablement graduelle et comportera de la distanciation dans les cuisines et en salle à manger. Compte tenu des difficultés financières des restaurateurs, les équipes seront réduites. Il faudra repenser la réalité du travail et de l’expérience client, ce qui amènera peut-être de nouveaux modèles de restauration. Mais il faut s’y préparer dès maintenant. Pour relancer l’industrie, l’Association Restauration Québec a dévoilé ses recommandations. Ces propositions se répartissent en quatre thèmes:

  • Apport en liquidités (14 recommandations) ;
  • Redémarrage planifié des salles à manger et des terrasses (4 recommandations) ;
  • Assouplissements réglementaires pour permettre l’émergence d’innovations (9 recommandations) ;
  • Faire revenir les consommateurs dans les établissements (5 recommandations).

 

  • La Californie impose des mesures sanitaires aux restaurants en vue de leur réouverture, soit :
    • La prise de température des clients à la porte d’entrée ;
    • Le port du masque et de gants pour les serveurs ;
    • Une réduction de 50 % du nombre de tables pour augmenter la distance physique ;
    • Des cartes et des menus jetables.
  • La National Restaurant Association, aux États-Unis, publie un guide de réouverture des établissements. Les recommandations comprennent la désinfection des dessus de table entre chaque tablée, la mise au rebut des articles à usage unique comme les menus en papier et l’installation de pare-éternuements le long des buffets. Consultez-le ici.

 

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Les organismes à suivre en tout temps  

  • L’Association Restauration Québec offre des renseignements ainsi qu’une liste de diverses sources à consulter en lien avec les ressources humaines, la prévention et les précautions, de même que les mesures restrictives en vigueur.   
  • Restaurants Canada surveille de près les développements liés à la COVID-19 pour s’assurer que l’industrie dispose de tous les renseignements nécessaires associés à cette situation de santé publique.   
  • HRImag diffuse toutes les informations concernant la maladie à coronavirus et son impact sur les hôtels, les restaurants et les institutions.
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires.   
  • Le gouvernement du Québec diffuse des consignes et des directives concernant les restaurants, les commerces et les endroits publics ainsi que de nombreuses informations sur la maladie à coronavirus.   
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.  

Source de l’image à la une : Unsplash

 

Catégories
Produits et activités

La culture et les musées en temps de crise

Depuis l’apparition de la COVID-19, il existe un consensus : la culture demeure importante en temps de crise. L’UNESCO réitère sa nécessité et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société.

Grandement touchée par la pandémie qui sévit, l’industrie culturelle continue d’être résiliente et très créative. Voici un tour d’horizon de la situation.

 

Garder la culture vivante… numériquement !

La crise de la COVID-19 force le milieu culturel à mettre l’accent sur le numérique. L’auditoire en ligne, qui était parfois marginal avant le confinement, devient une force et même une nécessité. Beaucoup d’organisations déploient des efforts pour occuper le public et conserver son intérêt envers la culture. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

Maintenir la communication

L’utilisation des différents médias (réseaux sociaux, infolettres, etc.) constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plus de 60 % des musées européens ont accru leur présence en ligne depuis leur fermeture d’après un sondage de la Network of European Museum Organisations.

  • Les défis se multiplient. Certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmuseum) demandent au public de récréer des œuvres d’art à la maison. Ce mouvement gagne en popularité. Jusqu’au 25 mai, Clic France, en collaboration avec des partenaires médias et plus d’une trentaine d’institutions muséales, a créé un concours de réinterprétation des chefs-d’œuvre des collections françaises. Les meilleures créations seront récompensées en juin.

Source : Facebook — Musée Fabre

 

Développer l’offre numérique 

De nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture. L’offre prend différentes formes.

  • Quelques établissements, comme le Getty Museum, le Musée d’Angers et le Musée de la vie rurale anglaise profitent de la popularité du jeu vidéo Animal Crossing sur la console Nintendo Switch pour promouvoir leur collection de manière originale. Les joueurs peuvent acheter « virtuellement » des œuvres d’art et des objets de valeur issus de ses musées ou participer à une visite guidée avec un médiateur scientifique.
  • Culture Trois-Rivières a lancé, en mars dernier, le mouvement #enmodevirtuel. Du contenu varié et de nombreuses activités à faire à la maison sont suggérés sur leur site Web, un blogue, l’infolettre et leur page Facebook. Selon l’organisme, la démarche permet de renforcer leurs liens avec les partenaires financiers, d’alimenter les diverses plateformes numériques, de développer une stratégie différente pour maintenir les investissements dans les médias en plus de créer du contenu unique avec différents collaborateurs et artistes du milieu culturel.
  • Plusieurs musées québécois (Musée de la civilisation, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée POP, Musée d’art de Joliette et le Pôle culturel du monastère des Ursulines) proposent du contenu en ligne destiné à toute la famille sur la nouvelle plateforme Une heure au musée. On y trouve des activités, des jeux, des applications, des expositions et bien plus encore.

Source : Une heure au musée

 

Les musées deviennent des porteurs de mémoire 

De nombreuses institutions muséales collectent les expériences de vie des citoyens pendant la crise sanitaire. Par exemple, le Musée de la civilisation, à Québec, pose une question chaque semaine au public pour documenter leur quotidien en période de confinement. L’Historic New Orleans Collection, et la New York Historical Society, aux États-Unis, participent également au mouvement.

Les impacts

 Plus les semaines avancent, plus il s’avère possible de quantifier les impacts économiques et sociaux de la COVID-19 sur la culture grâce aux nombreux sondages réalisés dans l’industrie. Par exemple, l’organisme Americans for the Arts partage les résultats de son enquête par l’entremise d’un tableau de bord.

Au Québec, quelques Conseils régionaux de la culture publient les résultats de leurs sondages pour connaître les effets de la crise de la COVID-19 sur leur milieu.

L’union fait la force

Le milieu culturel fait preuve de solidarité dans ces temps de crise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent et l’entraide prend différentes formes; en voici quelques exemples.

  • Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) consacre la totalité de son budget d’acquisition annuel pour acheter des œuvres d’artistes établis et actifs dans la province. La Fondation du MAC désire doubler ce budget (300 000 $) en lançant une campagne de financement.
  • Sur Facebook, le groupe « Soutien à/de la communauté culturelle québécoise — COVID-19 » informe les travailleurs culturels, les travailleurs autonomes et les artistes sur les mesures et les programmes financiers gouvernementaux.

Penser à la relance

En Europe, comme en Allemagne et en Autriche, certains musées pourront ouvrir à nouveau leurs portes en mai. L’un des défis est l’augmentation des coûts de la sécurité et de l’hygiène face à une baisse prévisible des revenus à la billetterie. De plus, les visiteurs seront-ils au rendez-vous ?

Au Canada, le milieu s’active avec les autorités publiques pour élaborer des mesures sanitaires et des scénarios de déconfinement. Les prochaines semaines permettront d’en apprendre davantage sur celles-ci et l’impact qu’elles auront sur le milieu culturel. Il reste tout de même plusieurs interrogations face à l’avenir. Dans le monde muséal par exemple, à quoi ressemblera l’expérience ? Quelle sera la relation avec le visiteur ? Le numérique sera-t-il la nouvelle norme ? Une analyse du Réseau de veille sera bientôt consacrée à la relance.

Annonces

  • La SODEC met en place un programme d’aide aux projets innovants qui permettront de faire face aux défis des nouvelles habitudes de consommation et de développer de nouveaux outils de création et de diffusion (SODEC, 22/04/2020).
  • Radio-Canada et le Conseil des arts du Canada annoncent le lancement de « Connexion création » pour aider les artistes, les groupes et les organismes artistiques à présenter leurs œuvres en ligne (Conseil des arts du Canada, 21/04/2020).

 

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Les organismes à suivre en tout temps

Catégories
Gestion

L’hébergement touristique durant la crise

Ces deux dernières semaines, les instances gouvernementales ont diffusé plusieurs mesures de soutien. Tourisme Québec a annoncé le report du versement de la taxe sur l’hébergement initialement prévu le 30 avril 2020, au 31 juillet 2020. Le gouvernement fédéral a annoncé une plus grande admissibilité au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) ainsi que la création de l’Aide d’urgence au Canada pour le loyer commercial. Pour de plus amples renseignements, cliquez ici.

Initiatives solidaires

Les actes d’entraide sont nombreux dans le secteur de l’hébergement, ce dernier se montrant altruiste. La mobilisation vise à la fois l’accueil du personnel médical, des malades atteints de la COVID-19 et des sans-abris. D’un autre côté, plusieurs chaînes d’hôtels ont créé des partenariats et levé des fonds afin de venir en aide aux employés mis à pied.

Accueil

Financement

  • Quatre hôteliers italiens lèvent des fonds pour la recherche médicale en vendant des coupons de vacances, qui permettront le financement de la campagne « Together for a Covid-19 Vaccine ».
  • Airbnb rassemble un milliard de dollars pour résister à la crise. Sur ce montant, cinq millions serviront à soutenir ses « super hôtes » en les aidant à payer leur loyer et à rembourser leurs emprunts.

Main-d’œuvre

  • Hilton aide les travailleurs ayant temporairement perdu leur emploi en les mettant en contact avec d’autres compagnies qui ont besoin de main-d’œuvre, en attendant que ces personnes puissent retrouver leur poste. 
  • Des groupes hôteliers créent des fonds pour soutenir les employés mis à pied de manière temporaire. Notons le Hyatt Care Fund, le Emergency Relief Fund de MGM et l’initiative de sociofinancement de SBE.

Du contenu en ligne

Tout comme le secteur des festivals et événements, les hébergements touristiques commencent à se tourner vers le contenu numérique.

  • Airbnb propose maintenant des expériences à vivre en ligne. L’initiative permet de participer à des activités à plusieurs, rassemblant des hôtes basés partout dans le monde et permettant l’acquisition de nouvelles connaissances.

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Source : Airbnb

  • Le groupe français Accor lance les expériences de divertissement numérique #ALLatHome.

Des stratégies de marketing numérique

Que ce soit pendant ou lors de la sortie de crise, des conseils aux hôteliers voient le jour.

Une volonté de maintenir ses activités, quitte à les adapter

Les hébergements touristiques sont très nombreux à avoir fermé leurs portes ces dernières semaines. Pourtant, certains ont fait le choix de rester ouverts ou de miser sur les réservations post-crise.

  • Le Bijou, luxueux hôtel suisse, propose un forfait quarantaine à sa clientèle fortunée.
  • Une auberge de jeunesse de Tokyo offre d’acheter des coupons à date ouverte afin d’inciter les gens à réserver après la pandémie.
  • Du côté des startups, il convient également d’adapter ses activités. C’est le cas de Stay22 qui, à l’origine, identifiait les hébergements disponibles à proximité des lieux de congrès et de spectacles, et qui à présent sélectionne les chambres situées près des hôpitaux et des centres de soins.

Mesures d’hygiène

Afin de répondre à des enjeux sanitaires nouveaux et dans une volonté de rassurer les consommateurs, les établissements sont nombreux à avoir ajusté leurs protocoles de nettoyage. Plusieurs certifications ont déjà vu le jour.

  • Accor et le Bureau Veritas travaillent conjointement sur le développement d’un label destiné en premier lieu au marché français et par la suite à l’ensemble des pays européens. Cette certification permettra d’identifier les établissements d’hébergement et de restauration qui répondent aux critères de sécurité et d’hygiène convenus et qui sont aptes à rouvrir leurs portes.
  • À Singapour, le système d’audit SG Clean permet de certifier les hébergements qui auront respecté sept critères d’hygiène, afin de tempérer les peurs des futurs voyageurs.

Chine : vers un retour progressif des activités

En dépit des craintes toujours présentes de faire face à une nouvelle pandémie, le tourisme local reprend graduellement son cours en Chine. Le confinement obligatoire ayant été levé, attractions touristiques et hébergements rouvrent prudemment. À Bali, les hôtels se préparent à accueillir des touristes chinois dès le mois de juin.

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur l’hébergement touristique.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activités ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Organismes à suivre en tout temps 

  • L’Association Hôtellerie Québec publie les informations relatives aux mesures sanitaires dans les hébergements touristiques ainsi que les dernières informations communiquées par le gouvernement et l’Association des hôtels du Canada. 
  • Camping Québec diffuse la liste des campings pouvant accueillir des snowbirds sur des emplacements 3 services. Le site propose également une foire aux questions afin de répondre aux interrogations des campeurs et des snowbirds.
  • L’Association des hôtels du Canada propose une page ressource avec toutes les informations relatives à la COVID-19 ainsi qu’une FAQ à destination des employés. 
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. 
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.  
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.

Autres ressources

 

 

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Produits et activités

Les festivals et les événements durant la crise

La semaine dernière, plusieurs annonces gouvernementales ont été diffusées au Québec : aide fédérale aux arts et à la culture, assouplissement du prêt d’urgence pour les entreprises et de la prestation canadienne d’urgence. Pour une mise à jour détaillée de tous les programmes d’aide, consultez le dernier bulletin spécial d’Événements Attractions Québec ici.

 

 

La tendance est à l’annulation des événements tout au long de l’été

Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. En France, il est actuellement question d’annulations d’événements jusqu’à la mi-juillet, sous toute réserve. Au Danemark, tout comme au Québec, la saison estivale au complet est compromise. Si plusieurs événements et festivals ont annoncé leur report à l’automne, cela pose parfois des enjeux logistiques. À titre d’exemple, les Mondiaux d’athlétisme de 2021 seront déplacés en 2022 en vue des Jeux olympiques de 2020 remis à l’été 2021.

Le contenu en ligne se multiplie

Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Certains grands événements font le choix de devenir virtuels. C’est par exemple le cas de l’édition 2020 de Burning Man. Du côté du sport, les regards se tournent vers le eSport.

D’autres se dirigent vers une offre de contenu en ligne. C’est par exemple le cas de Coachella qui lance l’initiative #Couchella, tandis que le Edinburg Jazz and Blues Festival propose des classes de maîtres. Le site EventMB propose une série de conseils sur l’utilisation des commandites lors de la tenue d’un événement virtuel. EventMB offre également un webinaire le 30 avril prochain sur la gestion d’événements virtuels.

  • Au Québec, plusieurs initiatives locales sont à souligner. Le balado Signal nocturne donne une vitrine aux spectacles annulés. L’initiative #musiquebleue vise à promouvoir la musique québécoise. En mai, Juste pour rire lancera le Festival HAHAHA, événement numérique d’humour francophone.

 

Source : Coachella: 20 Years In The Desert

Solidarité

Le secteur culturel s’organise dans la gestion de crise et des initiatives solidaires permettent à la fois de soutenir les travailleurs de la santé et d’aider les salles et les artistes à surmonter la crise.

  • Billetteries. Incitation au don envers les salles de spectacles et les hôpitaux ; dons de billets pour le personnel soignant ; plateformes de revente de billets pour les événements reportés ; les billetteries s’activent à la fois à appuyer le personnel médical au front et à sécuriser la trésorerie des producteurs et diffuseurs culturels.
  • Initiative gouvernementale. Afin de protéger les salles de spectacles de la faillite, le gouvernement allemand a mis en place un système de bons d’échange permettant aux spectateurs d’obtenir une forme de remboursement pour les événements annulés, tout en permettant aux salles de garder leurs liquidités.
  • Organisations événementielles et salles de spectacles. Centre de formation médicale, espaces de tests de la COVID-19 et matériel, ainsi que banques alimentaires; le secteur événementiel, tout comme les hébergements touristiques, a ouvert ses portes en soutien à la crise.  
  • Rémunération des artistes. Afin d’assurer un revenu aux artistes et aux lieux de diffusion alternatifs, lepointdevente.com relayera prochainement des spectacles payants sur une plateforme Web.

Quelques ressources

  • Différents secteurs culturels s’organisent. C’est le cas du secteur musical qui met en place Impala Covid-19 Mapping en Europe. Le site propose un plan de gestion de crise, et regroupe les ressources au niveau européen et par pays.
  • En France, le ministre de la Culture crée une cellule d’accompagnement des festivals 2020.
  • Dans un article, EventMB propose une ligne du temps, mise à jour régulièrement, destinée aux organisateurs de festivals sur le retour à la normale de leurs activités. On y met l’emphase sur le caractère unique des festivals dans cette crise et sur l’incertitude concernant leur avenir.

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Source : Event MB

  • Au Québec, la plateforme de veille collaborative Veille111120 se concentre sur les innovations et les expérimentations du domaine de la culture dans le contexte de la pandémie.

 

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur les festivals et événements.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps