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Le théâtre au temps de la COVID : allons jouer dehors !

Depuis le 3 août 2020, le gouvernement du Québec permet les rassemblements de 250 personnes dans les lieux publics intérieurs. C’est un soupir de soulagement pour le secteur de la culture et des événements. Le respect de nombreuses règles, dont la distanciation physique, demeure en vigueur et représente parfois un casse-tête pour certaines entreprises.

À Paris, une troupe d’artistes a décidé de se libérer de certaines contraintes sanitaires imposées par les salles de spectacle en temps de pandémie. Le projet C-O-N-T-A-C-T met en scène deux comédiens qui déambulent dans les rues de la ville, lors de la première pièce de théâtre distanciée extérieure.

Le public, d’une dizaine de personnes maximum, réserve sa place en ligne. Il reçoit un lien pour télécharger une application et des informations concernant le lieu de rencontre. Munis d’un casque d’écoute et de leur téléphone intelligent, les participants accèdent à l’audio. Ils se plongent ainsi dans l’intrigue avec les voix des acteurs et la trame sonore. Ils accompagnent pas à pas les comédiens dans les rues. La vidéo suivante présente brièvement le projet.

Source : YouTube

Cette proposition théâtrale permet de respecter les règles de distanciation sociale dans la mesure où les lieux visités offrent assez d’espace entre les comédiens et les participants entre eux. L’application mobile fait en sorte que chaque spectateur utilise son propre matériel audio. De plus, la pièce demeure silencieuse aux oreilles des passants. Ainsi, les risques d’attroupements restent minimes.

C’est une belle initiative qui donne un vent de fraîcheur au théâtre tout en animant les rues d’une ville. D’un point de vue touristique, il serait intéressant de sélectionner les secrets bien gardés d’un quartier de même que leur histoire, de manière à les mettre en valeur. Qu’en pensez-vous ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Le ciné-parc à vélo

De drive-in à bike-in

Les mesures de distanciation physique ont donné un nouvel élan aux ciné-parcs. Inspirées par la recrudescence de ces cinémas de plein air, mais motivées par des valeurs écologiques, trois entreprises italiennes du milieu du divertissement se regroupent et offrent un concept de drive-in revisité. Le Bike-In consiste ainsi à rassembler des gens à vélo afin qu’ils assistent à un événement en plein air. Ce moyen de transport exige de respecter une certaine distance avec les autres usagers (davantage qu’à pied) pour accéder au site et le quitter. Les grands parcs urbains sont ciblés pour ce type de manifestation.

À chacun son site

Les trois partenaires d’affaires proposent ainsi d’aménager l’espace de façon à bien contrôler les accès (entrée et sortie) et surtout, à fournir un site sécurisé pour chaque cycliste ou groupe de cyclistes, selon les besoins. À l’achat de son billet en ligne, le spectateur choisit alors un emplacement pour une personne seule, un couple/famille, ou encore un site « Premium » pour une meilleure vue et des services de nourriture. Chaque place est délimitée par des barrières, équipée de supports à vélo et entourée de corridors de passage pour garantir la sécurité de tous les usagers.

bike-in_tourisme_covid_distanciation_socialeSource : Bike-in.it

Bien que le transport à vélo soit fortement encouragé, le concept du bike-in laisse la possibilité aux visiteurs de laisser leur voiture dans un stationnement à proximité du parc. Par la suite, ces derniers peuvent enfourcher leur propre bicyclette ou en louer une à une borne de vélo-partage afin d’accéder au site. 

Tester des idées

Pour l’instant, le projet Bike-In se concrétise à Mantoue, dans la région italienne de la Lombardie. Depuis le 10 juillet, le Bike-In Arena accueille différents types de prestations en plein air comme des concerts, des projections de films et des pièces de théâtre, et ce, jusqu’à la mi-septembre.

La période actuelle est propice au déploiement de nouveaux concepts et à l’essai d’idées novatrices audacieuses, le but n’étant pas d’attirer les foules, mais plutôt de trouver des moyens de créer des expériences heureuses et sécuritaires.

 

Source de l’image à la une : Bike-In

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La nature, l’attrait préféré des Québécois cet été

Du 6 au 11 mai, Segma Recherche et Événements Attractions Québec ont effectué un sondage auprès de 1 003 Québécois afin de connaître leurs intentions de visiter une attraction touristique du Québec cet été. Les résultats portent sur les Québécois actifs, c’est-à-dire ceux ayant réalisé une activité au cours des deux dernières années.

L’enquête démontre que moins de 20 % des Québécois actifs visiteront probablement des zoos/aquariums, des parcs d’attractions, thématiques ou aquatiques, des sites agrotouristiques et des musées, centres d’interprétation, sites historiques ou patrimoniaux et participeront probablement à des activités culturelles cet été. Seuls deux secteurs s’en sortent un peu mieux, soit les parcs et les sites naturels et les activités récréatives extérieures (voir l’infographie). Évidemment, les proportions s’avèrent plus grandes chez les participants très actifs, c’est-à-dire ceux ayant visité une attraction plus de quatre fois au cours des deux dernières années.

Soulignons que ces intentions reflètent l’état d’esprit des Québécois au début du mois de mai alors que la population était encore entièrement confinée. Ce portrait changera très certainement au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure des phases progressives de déconfinement. Parions que les gens regagneront confiance dans les entreprises et dans leur capacité à assurer leur sécurité.

 

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Les microperformances, vers une expérience intime et ultra-locale

Depuis le début de la pandémie, le public a assisté à la création d’initiatives innovantes en matière d’arts de la scène : concerts en direct à distance, contenu culturel accessible en ligne, tournées des ciné-parcs cet été, etc. Face à l’urgence occasionnée par cette situation inédite, ces nouvelles initiatives ont temporairement permis de combler certains besoins des artistes et du public : casser l’isolement, continuer à créer bénévolement (sur les réseaux sociaux) puis avec rémunération (plateformes de diffusion payantes, concerts dans les ciné-parcs, etc.). Pourtant, cet avènement du virtuel ne satisfait que partiellement les besoins de l’humain qui souhaite se réunir et participer à une expérience unique lorsqu’il prend part à un spectacle. Pour répondre à ces enjeux, trois types de microperformances qui invitent à vivre un rendez-vous intime et ultra-local ressortent depuis quelque temps.

Les événements pop-up

Il y a quelques semaines, le Cirque Alfonse avait déjà retenu l’attention des médias grâce à des performances déambulatoires que les résidents ont pu observer dans des ruelles du quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Récemment, le groupe de rock Barbacoa, basé dans le Vermont, a organisé un concert surprise dans un stationnement, le premier dans l’État depuis le début de la pandémie. Le caractère inattendu et spontané de ces prestations a permis d’éviter le rassemblement d’un trop grand nombre d’habitants dans un même lieu et d’orienter la proposition vers les communautés.

          Si on ne peut pas aller à l’art, l’art viendra à nous ! Voilà qui pourrait résumer ce qui attend les Montréalais cet été en matière de vie culturelle. (Mario Girard, La Presse, 24 mai)

Les Montréalais devront s’attendre à retrouver ce genre d’initiatives estivales. Que ce soit du côté du Partenariat du Quartier des spectacles ou de Montréal complètement cirque, l’été culturel s’organise dans cette direction.

Les tête-à-tête en ligne avec les artistes

Bien que les concerts virtuels donnent la possibilité aux interprètes de rester actifs en temps de pandémie, ils ne permettent pas de reproduire la relation de proximité avec le spectateur qui est au cœur des arts vivants. Des musiciens comme Sara Oswald ou Sérénité Sonore proposent ainsi des événements privés et personnalisés en ligne à la maison. Cette démarche évite tout déplacement du public en salle, mais assure une expérience intime sur mesure, à la différence des concerts diffusés en continu qui s’adressent à une foule.

Les microconcerts personnalisés 

Concerts isolés, tournées de promotion et festivals, les initiatives de microconcerts, souvent livrées à domicile, sont nombreuses. Qu’il s’agisse de Michael Bernard Fitzgerald à Calgary ou de Wildermiss à Denver, les artistes éprouvent le besoin de rétablir le lien avec leur public à l’échelle locale. À Montréal, Dear Criminals a offert 72 microperformances au Lion d’Or du 29 au 31 mai. Le groupe, qui mise sur l’approche intimiste, proposait de jouer une pièce de son choix à une ou deux personnes vivant sous le même toit en échange de 20 $.

Source : Youtube

Fin avril dernier, le Festif ! de Baie-Saint-Paul annonçait sa tournée des portes. À défaut d’un réel déploiement, le festival se lançait dans la livraison de concerts gratuits pour les habitants de la ville. Ainsi, les Baie-Saint-Paulois pouvaient réserver une performance devant leur domicile. Les organisateurs ont également proposé une série de représentations dans les CHSLD et dans les résidences pour aînés de Charlevoix. Ces différentes initiatives permettent à la fois aux artistes d’accéder à une certaine visibilité, de pallier l’annulation des concerts de la saison et de déconfiner les territoires à l’échelle locale. Enfin, si les performances virtuelles apparues au début de la crise s’adressaient plutôt à un grand nombre de spectateurs, les microperformances misent davantage sur le lien étroit qui unit l’artiste et le public, tout en respectant les mesures de distanciation physique en vigueur. Ceci semble s’inscrire dans la mouvance de consommation locale.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

 

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Vaste enquête auprès de l’industrie touristique : Portrait de la culture et des festivals

Une enquête en ligne a été menée par la Chaire de tourisme Transat en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Alliance de l’industrie touristique du Québec afin de mesurer les impacts de la COVID-19 sur le tourisme au Québec. L’échantillon est composé de 2977 organisations touristiques québécoises interrogées entre le 9 et le 27 avril 2020. De ce nombre, 280 sont des gestionnaires d’organismes culturels et patrimoniaux et 165 proviennent du secteur des festivals et événements.

Au moment de la collecte de données, la consigne de fermeture des entreprises non essentielles était en vigueur ainsi que l’annonce de l’annulation des festivals jusqu’au 31 août. La situation évoluant rapidement, les résultats présentés ci-après dressent un portrait à une période précise.

Cette analyse concerne spécifiquement les impacts de la crise sur les organisations culturelles et patrimoniales, les festivals et les événements de même que les mesures adoptées ainsi que les craintes des gestionnaires pour l’avenir.

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Les impacts de la crise

L’UNESCO et le Conseil international des musées estiment que les organisations muséales ont été particulièrement touchées par la pandémie de la COVID-19. Près de 90 % d’entre elles, soit plus de 85 000 institutions, ont fermé leurs portes pendant la crise. Quelque 13 % des musées dans le monde risquent de ne jamais rouvrir. Du côté des festivals et événements, les annulations du Festival International de Jazz de Montréal et des Francos représentent à elles seules des pertes de 58 millions de dollars et des centaines d’emplois impactés.

Au Québec, les trois quarts (74 %) des répondants des milieux culturels et événementiels jugeaient très négatif ou catastrophique l’impact de la pandémie sur leurs affaires au mois d’avril. Toutefois, plus de la moitié des sondés en provenance de la culture et du patrimoine (52 %) ont été épargnés au cours du premier trimestre de 2020. Ceux-ci estiment des baisses de revenus n’excédant pas 20 %. Les deux tiers des festivals et des événements (66 %) enregistraient déjà un écart d’au moins 20 % pour cette même période comparativement à 2019, dont 14 % mentionnant une perte de près de 100 %.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les mesures employées depuis le début de la crise

En avril, près de la moitié des organisations culturelles et des festivals avait déjà mis à pied du personnel ce qui représentait plus de 50 % de la masse salariale pour la moitié d’entre elles.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Toujours en avril, 44 % des gestionnaires des festivals et des événements et 38 % de ceux des organisations culturelles et patrimoniales mentionnaient avoir besoin de liquidités dans le prochain mois. La majorité estimait cependant pouvoir tenir pour quelques mois. Le type de financement ainsi que le calendrier des événements réparti à différentes périodes de l’année influencent probablement ces résultats.liquidite_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Les inquiétudes des organismes

Les organisations culturelles et patrimoniales se sentent moins outillées que les festivals et les événements, le tiers d’entre elles mentionnant même être perdues devant la situation. Entre 31 % et 36 % des organisations culturelles et des festivals soulignaient toutefois détenir un plan pour faire face aux conséquences de la COVID-19. relance_culture

Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020 

Un retour graduel selon les secteurs

Déjà en avril, la majorité des festivals et événements estimaient reprendre leurs activités à partir de l’automne comparativement à la moitié des répondants pour l’ensemble des secteurs. L’annonce gouvernementale stipulant l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août laissait envisager une reprise à partir de septembre ou octobre 2020. Dans ce contexte, un festival sur dix craignait de devoir fermer ses portes définitivement d’ici l’été.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Le milieu culturel était aussi plus pessimiste que la moyenne des secteurs quant à l’achalandage dans les sites touristiques en général cet été. Au mois d’avril, trois répondants sur cinq (62 %) estiment qu’il y aura moins de touristes qu’à l’habitude.

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Source : Enquête en ligne de la Chaire de tourisme Transat, avril 2020

Un sondage mené en avril auprès d’adultes américains et canadiens ayant participé à de grands rassemblements au cours des deux dernières années (festivals, événements, salons, conférences) révèle que les trois quarts d’entre eux retourneront probablement dans de tels événements dès qu’ils le pourront.

Que réserve l’avenir ?

Le 22 mai, le gouvernement du Québec a annoncé la réouverture des musées le 29 mai. L’interdiction de tenir des festivals et des événements est maintenue jusqu’au 31 août. La mise en place de nouvelles règles sanitaires dans les institutions muséales représente de nombreux défis.

Certains festivals prendront une forme virtuelle pour la saison 2020. Au Québec, c’est le cas du OFFTA, de Mutek, de Piknic Electronik et du FSTVL HAHAHA, entre autres. Le secteur redouble d’inventivité et s’adapte à cette saison exceptionnelle : réexploitation des ciné-parcs avec une programmation de concerts, planification d’activités extérieures par la Tohu dans le quartier Saint-Michel et animation du centre-ville en préparation. La culture demeure essentielle en période de crise ; elle est source de bien-être et nous rattache à notre société.

Consulter le sommaire exécutif du Sondage sur l’impact de la COVID-19 sur les entreprises touristiques québécoises.

Source de l’image à la une : Unsplash

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Les festivals et les événements durant la crise

La semaine dernière, plusieurs annonces gouvernementales ont été diffusées au Québec : aide fédérale aux arts et à la culture, assouplissement du prêt d’urgence pour les entreprises et de la prestation canadienne d’urgence. Pour une mise à jour détaillée de tous les programmes d’aide, consultez le dernier bulletin spécial d’Événements Attractions Québec ici.

 

 

La tendance est à l’annulation des événements tout au long de l’été

Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. En France, il est actuellement question d’annulations d’événements jusqu’à la mi-juillet, sous toute réserve. Au Danemark, tout comme au Québec, la saison estivale au complet est compromise. Si plusieurs événements et festivals ont annoncé leur report à l’automne, cela pose parfois des enjeux logistiques. À titre d’exemple, les Mondiaux d’athlétisme de 2021 seront déplacés en 2022 en vue des Jeux olympiques de 2020 remis à l’été 2021.

Le contenu en ligne se multiplie

Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Certains grands événements font le choix de devenir virtuels. C’est par exemple le cas de l’édition 2020 de Burning Man. Du côté du sport, les regards se tournent vers le eSport.

D’autres se dirigent vers une offre de contenu en ligne. C’est par exemple le cas de Coachella qui lance l’initiative #Couchella, tandis que le Edinburg Jazz and Blues Festival propose des classes de maîtres. Le site EventMB propose une série de conseils sur l’utilisation des commandites lors de la tenue d’un événement virtuel. EventMB offre également un webinaire le 30 avril prochain sur la gestion d’événements virtuels.

  • Au Québec, plusieurs initiatives locales sont à souligner. Le balado Signal nocturne donne une vitrine aux spectacles annulés. L’initiative #musiquebleue vise à promouvoir la musique québécoise. En mai, Juste pour rire lancera le Festival HAHAHA, événement numérique d’humour francophone.

 

Source : Coachella: 20 Years In The Desert

Solidarité

Le secteur culturel s’organise dans la gestion de crise et des initiatives solidaires permettent à la fois de soutenir les travailleurs de la santé et d’aider les salles et les artistes à surmonter la crise.

  • Billetteries. Incitation au don envers les salles de spectacles et les hôpitaux ; dons de billets pour le personnel soignant ; plateformes de revente de billets pour les événements reportés ; les billetteries s’activent à la fois à appuyer le personnel médical au front et à sécuriser la trésorerie des producteurs et diffuseurs culturels.
  • Initiative gouvernementale. Afin de protéger les salles de spectacles de la faillite, le gouvernement allemand a mis en place un système de bons d’échange permettant aux spectateurs d’obtenir une forme de remboursement pour les événements annulés, tout en permettant aux salles de garder leurs liquidités.
  • Organisations événementielles et salles de spectacles. Centre de formation médicale, espaces de tests de la COVID-19 et matériel, ainsi que banques alimentaires; le secteur événementiel, tout comme les hébergements touristiques, a ouvert ses portes en soutien à la crise.  
  • Rémunération des artistes. Afin d’assurer un revenu aux artistes et aux lieux de diffusion alternatifs, lepointdevente.com relayera prochainement des spectacles payants sur une plateforme Web.

Quelques ressources

  • Différents secteurs culturels s’organisent. C’est le cas du secteur musical qui met en place Impala Covid-19 Mapping en Europe. Le site propose un plan de gestion de crise, et regroupe les ressources au niveau européen et par pays.
  • En France, le ministre de la Culture crée une cellule d’accompagnement des festivals 2020.
  • Dans un article, EventMB propose une ligne du temps, mise à jour régulièrement, destinée aux organisateurs de festivals sur le retour à la normale de leurs activités. On y met l’emphase sur le caractère unique des festivals dans cette crise et sur l’incertitude concernant leur avenir.

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Source : Event MB

  • Au Québec, la plateforme de veille collaborative Veille111120 se concentre sur les innovations et les expérimentations du domaine de la culture dans le contexte de la pandémie.

 

Pour plus d’exemples, consulter le dernier bulletin sur les festivals et événements.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

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Tendances

L’industrie touristique face à la crise : 2 de 3

Culture et musées

– Consensus autour de l’importance de la culture en temps de crise. L’UNESCO réitère la nécessité de la culture et souhaite le déploiement de ressources pour soutenir le secteur. D’autres organismes rappellent son effet sur le bien-être et la santé mentale en plus de sa capacité à nous rattacher au monde extérieur et à notre société. Elle demeure une source de résilience.

 

-Garder la culture vivante. Occuper le public et conserver son intérêt envers la culture deviennent essentiels. Deux aspects prédominent depuis les dernières semaines.

  • La communication par les réseaux sociaux. L’utilisation des différents médias constitue un incontournable pour partager des initiatives et du contenu, promouvoir la consommation de produits culturels ou favoriser l’engagement des publics. Plusieurs institutions créent des mots-clics (#MuseumsAndChill, #CultureChezNous) ou lancent des défis à la clientèle. Par exemple, certains musées (Getty Museum, MNBAQ, Rijksmeum) demandent au public de récréer des œuvres d’art.

Source: Facebook

  • L’offre numérique se développe. Si ce n’était pas déjà fait, de nombreuses institutions culturelles donnent désormais accès à leurs expositions et à leurs collections en ligne. D’autres ajoutent des visites virtuelles, des reportages, des baladodiffusions, des jeux pour petits et grands. Les plateformes de diffusion et les partenariats se multiplient comme c’est le cas avec Google Arts & Culture.

La solidarité s’organise. Des associations proposent à leurs membres des guides, des ressources et des inventaires de bonnes pratiques. Les partages d’expériences prolifèrent : pages Facebook, sites Web, documents en ligne, conférences ou réunions virtuelles. Plusieurs organismes comme les conseils de la culture tiennent également des sondages pour mieux connaître les impacts de la crise dans leur milieu.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

 Festivals et événements

  • Le contenu en ligne foisonne. Afin de pallier les nombreuses annulations et de garder le contact avec leur public, les artistes et les diffuseurs proposent une offre riche et variée. Concerts gratuits en rediffusion sur Internet, festivals et événements en direct, les idées s’adressent à tous les publics. Comme cette situation exceptionnelle se prolonge, artistes et diffuseurs sont toujours à la recherche de solutions pour s’assurer une certaine rémunération.

Source : Global Citizen

  • Recherche de financement. Si les gouvernements tentent d’adapter les programmes d’aide au secteur culturel et événementiel, tous les cas ne peuvent être couverts, notamment les petites salles de spectacles. Collectes de fonds, plateformes de soutien et appels aux dons de la part de collectifs de salles et d’artistes s’organisent partout dans le monde afin de sauver une des industries les plus touchées par la crise.
  • Les annulations, qui frappaient initialement les événements et les festivals se déroulant à la fin du printemps, ciblent maintenant ceux ayant lieu d’ici la fin de l’été. Les restrictions en matière de rassemblement et de trafic aérien international compromettent le déplacement des artistes et du public international à moyen terme. Au Québec, le gouvernement demande l’annulation des festivals et des événements jusqu’au 31 août.
  • Solidarité. Tout comme les hébergements touristiques, certaines salles de spectacles ont décidé d’ouvrir leurs portes pour permettre l’accueil de patients atteints de la COVID-19. D’autres s’attellent à collecter matériel médical et dons pour la communauté.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

Attraits touristiques

  • Des ouvertures reportées. La plupart des attraits touristiques ont fermé leurs portes. Des parcs thématiques saisonniers du Québec et du reste du Canada décalent leur date d’ouverture. C’est le cas de La Ronde, membre du groupe Six Flags. Le parc d’attractions rassure ses détenteurs de passeport-saison 2020 en prolongeant la période de leur laissez-passer. Des avantages supplémentaires sont également annoncés.
  • La découverte virtuelle des attraits touristiques. Les expériences immersives en ligne, les tours virtuels, l’observation des animaux dans les zoos grâce aux webcams figurent parmi les activités mises de l’avant pour maintenir un contact avec la clientèle. Le parc Universal Studios, à Orlando, propose des tours de manège. Voici celui du Hollywood Rip Ride Rockit.

Source : Facebook

  • Des offres éducatives pour occuper les enfants en confinement. Les attraits touristiques déploient des contenus en ligne afin d’outiller les parents et les enseignants à faire assimiler des notions aux jeunes qui sont privés d’école. L’Association of Zoos and Aquarium a monté un calendrier regroupant les initiatives de ses membres. L’organisme Événements Attractions Québec partageait récemment huit façons de découvrir les attractions du Québec en restant à la maison à travers des activités pédagogiques.

Source : Quebecvacances.com

  • Des élans d’entraide et de solidarité. Des attraits touristiques effectuent des dons de matériel (masques, équipement protecteur) et de nourriture pour aider leur communauté. D’autres offrent leurs installations pour accueillir des services essentiels. La tour de Blackpool, une attraction de la région du Lancashire, en Angleterre, tient ainsi lieu de banque alimentaire et devient le site de distribution pour les plus démunis, dont le nombre augmente en cette période difficile.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin

Tourisme de plein air et nature

  • Des décisions au cas par cas. En ce qui concerne les territoires protégés, deux choix semblent se présenter devant la COVID-19 : la fermeture complète ou l’interruption des services avec ouverture des sentiers. La Finlande, la France et les États-Unis préfèrent renvoyer leurs employés chez eux et donner accès à certains sites. Le Québec et le Canada gèlent quant à eux l’ensemble de leur réseau. Du côté des États-Unis, l’arrêt des services neutralise les tarifs d’entrée dans les parcs et provoque un achalandage effréné. L’association National Parks Conservation invite les gens confinés à la maison à profiter des espaces naturels tout en restant chez soi de huit manières différentes.

Source : Outdoor Vancouver

  • Un relais d’information exemplaire. Les associations sectorielles démontrent leurs leaderships en cette période de crise. En tourisme de nature et d’aventure, Outdoor Industry Association et National Park Conservation se démarquent. Elles fournissent tous les renseignements nécessaires à la compréhension des enjeux liés à la COVID-19. Elles publient également les plus récentes nouvelles officielles qui concernent l’industrie.

Source : Outdoor Industry Association

  • Des données encourageantes pour le plein air. Les études sur les intentions de voyages font couler beaucoup d’encre en 2020. Civic Science relève que 43 % des Américains âgés de 13 ans et plus prévoient faire davantage d’activités de plein air que d’habitude à cause de la COVID-19. Selon Micheal Coyle, gestionnaire de Coquitlam SAR, une équipe canadienne bénévole de sauvetage, la marche en montagne facile à modérée sera une « soupape de sécurité très précieuse » à la fin du confinement.

Pour plus de détails, consultez le dernier bulletin.

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Gestion

COVID-19 : Festivals et événements

Mises à jour 

Québec

-Le gouvernement du Québec a annoncé le 21 mars dernier l’interdiction de tenir tout rassemblement intérieur ou extérieur, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

-La Ville de Montréal a annoncé le 7 avril l’annulation de tous les festivals et événements sportifs jusqu’au 2 juillet.

-À Montréal, les Francos, le Festival International de Jazz et le festival Montréal Complètement Cirque sont annulés alors que le Festival Juste pour Rire et le Grand Prix sont reportés. En ce qui concerne le remboursement d’un billet de spectacle, l’Office de la protection du Consommateur rappelle les directives aux personnes détentrices d’un billet pour un événement ayant été annulé ou déplacé.

Vélo Québec annule le Festival Go vélo Montréal et le Défi Vélo Mag, tous deux ayant lieu au printemps. Pour le moment, les autres événements de l’organisme sont maintenus.

Canada

International

  • Au cours des dernières semaines, les annulations et reports d’événements se déroulant habituellement au printemps, voire au début de l’été, ont envahi les médias. À présent, les annonces touchent des événements planifiés pour l’été et même pour l’automne. C’est le cas des Jeux Olympiques de Tokyo et de l’exposition universelle de Dubai (Expo 2020), tous deux remis à 2021. Le tournoi de Wimbledon ainsi que cinq grands festivals d’Édimbourg sont annulés.
  • Le site SportsTravel fournit une liste de tous les événements sportifs annulés ou reportés.
  • En Chine, la situation s’améliore et certaines boîtes de nuit ont rouvert leurs portes la fin de semaine passée, bien qu’il ne soit pas encore question de spectacles en À cause des mesures de quarantaines dans de nombreux pays, il est difficile d’envisager des tournées. 

Bonnes pratiques

Au Québec

  • Les initiatives en ligne fleurissent : concerts virtuels de l’OSM, diffusion de contenu musical québécois #Ensemblecheznouspar l’ADISQ sur les plateformes Spotify, Apple Music et PalmarèsADISQ, ainsi que #CULTUREALAMAISON proposée par La Vitrine. Celles-ci posent maintenant la question de la rémunération des artistes.
  • Le fonds d’aide #CanadaEnPrestation du Centre National des Arts (CNA) a déjà permis à une quarantaine d’artistes d’offrir des performances en direct en ligne en échange d’un cachet de 1000 $ par prestation. Le CNA a obtenu 400 000 $ de financement additionnel, ce qui permettra de subventionner d’autres réalisations jusqu’au mois de mai.
  • Douze petites salles de spectacles montréalaises ont organisé une collecte de fonds afin de soutenir leur personnel mis à pied. En attendant le traitement des demandes d’assurance-emploi, cet appel aux dons permettrait de leur venir en aide à court terme. La campagne a déjà récolté plus de 23 000 $ sur un objectif de 130 000 $.

À l’international 

Mesures de soutien aux entreprises 

Au Québec

  • Le Conseil des Arts du Canada annonce le versement anticipé de 60 millions de dollars aux organismes qu’il subventionne. Ceci vise à stabiliser le secteur des arts et de la culture suite aux mesures nécessaires prises afin de freiner la propagation du virus.
  • Le programme d’aide fédéral a notamment pour but de soutenir les entreprises culturelles. Cependant, pour ce faire, elles doivent prouver une perte de revenus pour un mois précis. Or, celles-ci n’ont généralement pas de revenu régulier. Le secteur attend ainsi des ajustements de la part du gouvernement.
  • Le Partenariat du Quartier des spectacles a conçu un outil de collecte d’information afin de mieux connaître les impacts économiques directs et indirects de la COVID-19 sur les salles du quartier. Le but sera de formuler des recommandations communes en matière de mesures compensatoires adaptées pour les diffuseurs en arts de la scène. (Partenariat du Quartier des Spectacles, 18 mars)
  • La SODEC a conçu une plateforme automatisée afin de documenter en temps réel les impacts de la crise de la COVID-19 sur l’industrie culturelle québécoise. Elle met également en place des mesures concrètes de soutien à ses clientèles. Pour plus de détails, consulter cette page.

À l’international 

  • Si de nombreux pays européens ont rendu disponibles des aides financières pour le secteur des événements, 36 associations européennes appellent à une aide d’urgence afin de sauver l’industrie des festivals. En attendant, des organismes comme Live Nation ou Grass Roots Music organisent des collectes de fonds.
  • En Europe, de nombreux festivals s’associent pour faire face à la crise.  
  • Meetingplay ainsi qu’Eventbrite publient des guides sur le bon déroulement d’événements virtuels. 
  • Le 14 avril, ON24 propose un webinaire intitulé « How to Bring Physical Events into the Digital World ».
  • Les 15 et 16 avril, la Sustainable Event Alliance organise deux séances de Hackaton pour tous les professionnels qui souhaitent s’unir afin d’imaginer et de redéfinir les événements de demain.

 

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Quand l’art trouve écho dans les territoires des montagnes

Nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais se sont penchés sur la redynamisation des territoires de montagne par l’animation et la création artistique. Voici deux exemples observés près de chez eux.

Faire revire un village qui se meurt

Chaque année, les amateurs de culture investissent de nouveaux lieux à Riom, village de montagne dans le canton des Grisons. Les spectateurs affluent. L’église baroque et la forteresse médiévale connaissent un second souffle. Le village revit pendant le Festival culturel Origen.

Depuis sa création en 2001, Origen a réussi son pari de transformer une région rurale en perte de vitesse en véritable pôle culturel, le tout en privilégiant les arts de la scène : théâtre, opéra, musique. En 2010, son fondateur, Giovanni Netzer, natif du lieu et âme de ce festival hors-norme, a fait installer un théâtre au col du Julier. Cette prouesse architecturale, construite en bois à 2284 mètres d’altitude dans un environnement extrême, celui de la haute montagne alpine, est une tour de Babel de 30 mètres de hauteur!

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Source : Savognin.graubuenden.ch

Avec les années, le développement de la région est devenu le thème central du Festival, car il faut penser à l’accueil du public, à l’hébergement, à la restauration, au transport et à l’implication des habitants. D’ailleurs, en 2019, le village de Riom, centre de ce pôle culturel, s’est porté candidat au concours du plus beau village de Suisse avec comme credo « la lutte contre la désertification rurale ». C’est dire la fierté affichée de ses habitants, qui peuvent également profiter de spectacles joués en romanche, une langue minoritaire en Suisse, mais toujours vivante dans cette région des Alpes grisonnes. 

Un vecteur de communication

Le Vision Art Festival est né en 2015, à l’initiative d’artistes passionnés par l’art urbain. Depuis, les murs de certains hôtels et de logements privés ou encore les surfaces offertes par l’infrastructure en béton des remontées mécaniques se couvrent de graffitis. À ce jour, les graffeurs ont peint 70 œuvres à des altitudes allant de 1500 à 3000 mètres. L’environnement climatique extrême de la haute montagne pose d’ailleurs des défis importants aussi bien lors de la réalisation des fresques que pour leur préservation.

Source vidéo : Youtube, Vision Art Festival

« Susciter l’intérêt et gagner les faveurs des habitants de Crans-Montana a été notre premier défi », indiquent les organisateurs. Au début, des polémiques ont éclaté. Le Festival s’est donc adapté. Aujourd’hui, il est devenu plus facile de trouver du soutien au sein de la population. « Il y a des murs plus “sensibles” que d’autres », explique l’artiste Jam Rezgui. Ainsi, « les murs les plus visibles, c’est-à-dire ceux situés aux entrées et aux sorties de la station, ne sont pas trop colorés ». Les murs avec des graffitis plus colorés occupent des rues latérales, des espaces plus discrets.

Les graffeurs s’adaptent aussi aux couleurs de l’environnement urbain en jouant sur le mimétisme. Certaines thématiques parlent directement au cœur des résidents : le mur d’un bâtiment résidentiel illustre une scène avec des convives dégustant une fondue, tradition bien helvétique. L’œuvre a été réalisée par un artiste marocain. Un autre graffiti représente l’acteur Roger Moore, connu pour avoir incarné James Bond, célèbre résident de Crans-Montana décédé en 2017.

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Source : Jasm.1 2018 Hôtel Le Green

« Ce festival est du pain béni pour la destination! », s’enthousiasme Samuel Bonvin, directeur marketing de la destination. L’image de station huppée et désuète colle toujours à la peau de Crans-Montana, et ce, malgré la démocratisation des sports d’hiver dans les années soixante-dix. Le Festival permet de bousculer ce cliché, tout en respectant l’identité culturelle du lieu. En effet, la marque Crans-Montana cherche à se positionner comme une destination de plaine-montagne, avec ses sommets, son espace urbain et, au pied du coteau, ses vignobles ensoleillés.

Le Vision Art Festival donne une image d’audace et séduit un jeune public; c’est bénéfique pour la destination. En effet, il est difficile de construire une image cohérente sur la base d’une diversité d’offres, c’est-à-dire le ski, le golf, le magasinage, le sport, la randonnée, etc. Avec leurs 11 000 habitants, les communes du Haut-Plateau forment un espace urbain à la montagne. Le boum de la construction de résidences secondaires dans les années soixante-dix a laissé derrière lui son cortège de bâtiments en béton, que l’art urbain exploite aujourd’hui. Et le marketing numérique fonctionne ici à plein régime. Par exemple, l’œuvre de l’artiste espagnol Okuda San Miguel a déjà été visionnée 9 millions de fois et elle continue à générer des vues encore aujourd’hui.

Le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier.

La culture est très présente à Crans-Montana et la destination soutient 91 événements par année. « Nous ne subventionnons pas la culture », précise Samuel Bonvin, même si la destination appuie bon nombre d’événements culturels et en évalue les résultats. « Le Vison Art Festival n’a pas une note élevée en termes d’affluence, mais ce n’est pas son but que d’attirer le maximum de visiteurs. » En revanche, le Festival est un vecteur prodigieux de communication. Sa notoriété est très élevée à l’international et permet de faire rayonner la destination dans le monde entier. De l’avis des organisateurs, l’événement reste cependant méconnu des « locaux », c’est-à-dire des habitants du canton du Valais. Que ce public de proximité s’y intéresse serait une belle récompense pour les porteurs de ce projet culturel et artistique.

 

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Tendances

Voir grand pour le « micro »

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années. Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie.

 

 

Quand les grands commencent à s’essouffler

Ces dernières années ont vu la montée en force d’entreprises gigantesques, nées du développement de l’internet et des communications mobiles. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) de ce monde ne sont pas les seules entreprises à avoir pris de l’ampleur; pensons au nombre incroyable de fusions et d’acquisitions de plusieurs milliards de dollars ayant créé des empires dans pratiquement tous les secteurs de l’économie. Ces géants semblent toutefois de plus en plus contestés, puisqu’ils sont souvent perçus comme de mauvaises entreprises citoyennes.

L’industrie touristique n’est pas épargnée par ce phénomène. Plusieurs grands joueurs sont touchés. Certains mégafestivals connaissent des déboires et sont parfois annulés. Le secteur est aussi touché par la faillite de généralistes d’envergure tels que Thomas Cook. Pourquoi autant de fermetures, alors qu’il n’y a jamais eu autant de touristes?

« Nous avons besoin de beaucoup moins que ce que nous estimons nécessaire. » Maya Angelou, écrivaine, actrice et militante américaine

La recherche de biens et de services toujours plus personnalisés, d’expériences plus individuelles et gratifiantes explique peut-être que l’on soit à l’ère de la méfiance et du désintérêt pour tout ce qui semble trop grand, trop gros, trop connu ou trop ordinaire.

En contrepartie, les microvacances, les minimaisons, les microboutiques, les microévénements et les micromusées — tout ce qui est rare, unique et marginal — semblent avoir le vent dans les voiles, particulièrement auprès des millénariaux.

La tendance au « micro »

Dans cette perspective, il y a un retour aux activités et aux événements plus petits, nichés, courts dans le temps et davantage en phase avec les nouvelles valeurs des voyageurs et les réalités des destinations.

Les microfestivals

Une foule de microfestivals gagnent en popularité et se présentent souvent comme l’antithèse de gros événements coûteux, surpeuplés et aux programmes quasi identiques d’une ville à l’autre. Les microfestivals se démarquent sur plusieurs points. En plus de divertir et d’animer un territoire, ces petits événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Localisés dans de plus petites villes ou dans des quartiers excentrés de plus grosses agglomérations, ils incitent les visiteurs à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par la tenue de grands événements. La Noce à Chicoutimi et le Festival international de Jazz à Verdun en sont quelques exemples.

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Source : Pexels

Les micromusées

Que ce soit pour rapprocher l’art des citoyens, pour démocratiser l’accès aux œuvres de grands musées nationaux par le numérique (les Micro-folies) ou pour inciter la population à exposer et à partager un objet en relation avec un thème choisi, durant quelques heures (pop-up museum), les micromusées ont la particularité d’être modulables, temporaires et ludiques, et de provoquer les rencontres et les échanges.

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Source : Micro-folies Sevran

Les microaventures – microséjours – microvacances

Les microvacances se définissent comme un voyage d’agrément de moins de cinq nuits. Elles se planifient moins de six jours à l’avance (50 % des réservations) et à partir d’un appareil mobile (pour plus de deux personnes sur cinq), selon Expedia.

Les gens, surtout les millénariaux, ont moins de temps libre ou moins de vacances. Toujours d’après Expedia, 54 % des Canadiens se sont privés de congés en 2018.

Pour ceux qui sont dans l’impossibilité de prendre de longues vacances, les microaventures ou les microséjours permettent :

  • D’insérer des temps de loisirs dans l’agenda chargé du travail, lorsque cela est possible;
  • D’optimiser les journées de congé;
  • De rompre plus facilement avec le quotidien;
  • De voyager plus souvent et de visiter plus de destinations.

Ces vacances peuvent aussi bien être un séjour à la plage, une pause bien-être ou une activité de randonnée comme celles proposées par la compagnie Chilowé, qui se spécialise en microaventures, en France.

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Source : Chilowé

Microattention = microciblage = créneau

La tendance micro se heurte aussi à la très petite capacité d’attention des humains, dont la durée moyenne est de 8 secondes. Comment joindre les clientèles dans ces conditions?

  • En révisant nos modèles de segmentation pour passer d’un découpage géographique à une segmentation basée sur les champs d’intérêt et les passions, ce qui risque d’attirer la clientèle cible et de mieux retenir son attention.
  • En utilisant des médias et des micro-influenceurs qui se spécialisent dans une niche précise d’activités et dont l’approche est plus personnalisée, pour toucher une communauté plus engagée.

Vers une démondialisation?

C’est le retour du local et d’une plus grande sensibilité envers ce qui est proche de nous et à notre échelle, malgré les technologies, la rapidité des choses et la facilité de communication. Notre quartier, notre village plutôt que les pays qui autrefois faisaient rêver? À suivre avec attention en 2020!

Pour connaître l’ensemble des tendances et trouver du contenu supplémentaire, nous vous invitons à consulter le livre blanc Tendances touristiques 2020 : paradoxes et transformations en cliquant ici.

 

Source de l’image à la une : Pexels