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Produits et activités

Canots à glace : un circuit pas ordinaire

Le Carnaval de Québec popularise la course en canot à glace depuis plus d’un siècle, la première ayant eu lieu entre Québec et Lévis en 1894. Aujourd’hui, le Circuit Québécois de Canot à Glace organise sept courses comptant des équipes de classes sportive, compétitive et élite.

Certains lieux d’accueil ont profité de l’occasion pour organiser des festivités autour de l’événement. Le Festival de la banquise de Portneuf propose une programmation incluant construction de forts, sculpture sur glace et graffiti sur neige. À Rimouski, le défi des glaces RikiFest offre une expérience de camping d’hiver au centre-ville.

Le coup d’envoi du circuit a été donné le 18 janvier, à Portneuf, et se terminera le 7 mars, à Québec. Pendant cette période, la chaîne Historia présentera huit épisodes de sa nouvelle production, Conquérants des glaces. La série fait vivre l’excitation, la préparation, le danger et le dépassement de soi que vivent trois équipes de canotiers.

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Source : Jacques Proulx Photographe, Fotorebel.ca

Pour les curieux, la vidéo ci-dessous présente le témoignage d’une passionnée, qui raconte l’histoire de ce sport et l’adrénaline qui y est associée. 


Source : Youtube 

Initier les débutants

Le canot à glace n’est plus seulement réservé aux athlètes. Canot à glace expérience veut démocratiser le sport auprès des débutants en proposant un baptême des glaces sur le fleuve. Un forfait est aussi offert, en partenariat avec le Strom spa nordique Vieux-Québec, pour permettre à la clientèle de relaxer après l’effort.

La structuration de l’offre d’un sport de performance unique au Québec contribue à la mise en valeur hivernale du fleuve Saint-Laurent et au positionnement du Québec comme destination nordique.

 

Image à la une : Jacques Proulx Photographe, Fotorebel.ca

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Tendances

Gueuleton touristique, tendances 2020 : lancement du cahier tendances !

La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a débuté la nouvelle année avec le gueuleton touristique annuel sur les tendances. Au seuil d’une nouvelle décennie, la société, la technologie, l’environnement et même l’ordre mondial tels que nous les connaissons sont en transformation. Quels en seront les impacts sur nos clientèles, les touristes? Forts du succès des six dernières éditions, les conférenciers Paul Arseneault de la Chaire en tourisme de l’ESG UQAM et Pierre Bellerose de Tourisme Montréal, l’initiateur de ces réflexions annuelles sur les tendances touristiques, ont partagé le fruit de leur recherche et de leurs réflexions lors du 7e Gueuleton touristique, le 21 janvier dernier .

Cahier tendances touristique 2020 

Pour la toute première édition, un cahier tendances a été créé.  L’équipe de la Chaire et ses collaborateurs ont ratifié l’actualité afin d’y repérer sept thèmes que voici : 

  • Surtourisme : amplification médiatique, enjeux réels
  • Tourisme durable…enfin?
  • Du selfie à la bienveillance
  • Vers la quête de sens
  • Le paradoxe du marketing territorial
  • Small is beautiful version 2020
  • Le temps d’innover…autrement!

Une mise en bouche expliquant l’avènement de ces nouvelles tendances est aussi offerte et fait la corrélation entre celles-ci et les phénomènes sociaux. Les changements climatiques, les révolutions technologiques, la cybersécurité et l’anxiété sont quelques-uns des sujets abordés. 

Pour consulter le cahier tendances touristiques 2020, cliquez ici 

Vidéo intégrale de la conférence 

Si vous désirez visionner la 7e édition du Gueuleton touristique, cliquez sur la vidéo ci-bas. 

Source : Youtube – Réseau de veille en tourisme

Présentation complète du Gueuleton touristique

Afin de consulter la présentation complète, vous n’avez qu’à cliquer ici  

 

Crédit photo à la une : mariejodesign – Designer graphique et web

Conférenciers :

Pierre Bellerose, Conseiller stratégique sénior à Tourisme Montréal et Président du Conseil d’administration de l’incubateur MT Lab
et Paul Arseneault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, Directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur à l’ESG UQAM.

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Tourisme durable

Le tourisme durable s’impose!

« Le tourisme durable n’est pas une destination, c’est un voyage. » Cette phrase a été répétée à maintes reprises lors du dernier colloque du Global Sustainable Tourism Council (GSTC), qui s’est tenu aux Açores du 4 au 7 décembre. L’industrie s’implique de plus en plus afin d’assurer la pérennité du milieu dans lequel elle évolue et collabore afin d’optimiser ses pratiques durables.

Ce texte présente une synthèse d’analyses du Réseau de veille en tourisme portant sur le tourisme durable, rédigées au cours des deux dernières années.

Réduire son empreinte environnementale

L’un des défis en tourisme est de réduire son empreinte environnementale, et ce, autant pour l’industrie que pour les touristes. Pour ce faire, diverses organisations ont mis sur pied des idées innovantes.

Transport et durabilité

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Source : Roam Public Transit

Karavaniers a été la première agence de voyages au Canada à inclure systématiquement dans le prix de ses forfaits un montant compensatoire pour les émissions de carbone. Elle donne également 1 % de ses profits à des associations œuvrant pour la protection et la préservation de l’environnement.

Détour Nature est une entreprise québécoise qui organise des excursions guidées d’une journée ainsi que de courts voyages au Québec, au Canada et dans quelques États américains. Cette entreprise collabore avec Planetair depuis 2008 afin de compenser les gaz à effet de serre qu’elle produit.

En janvier 2019, la station suisse SkiArena Andermatt-Sedrun, en partenariat avec Protect Our Winters, a organisé une fin de semaine sans auto dans le but de sensibiliser sa clientèle à son empreinte écologique. Un service de transport en commun était offert.

Hébergement et établissements

Nearly Zero Energy Hotels était un consortium européen créé dans le but d’aider les établissements hôteliers à réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone. Le projet consistait, entre autres, à fournir des conseils personnalisés et des exemples de bonnes pratiques, notamment en matière de rénovation énergétique. Financée par la Commission européenne et l’Intelligent Energy Europe Programme pour une durée de trois ans (de 2013 à 2016), l’approche a permis des réductions de consommation énergétique allant jusqu’à 70 %.

Responsabilité sociale des entreprises

Il est impossible d’aborder le tourisme durable sans en considérer la contribution sociale, car lorsque celui-ci est bien géré, il engendre divers bénéfices pour les communautés locales.

En réponse aux diverses critiques qu’Airbnb a pu susciter, une nouvelle plateforme coopérative du nom de Fairbnb a été mise en place afin de travailler conjointement avec les acteurs locaux et de redistribuer une part des profits au sein de projets sociaux votés par les résidents. Une version test a été lancée au printemps 2019 dans cinq villes européennes, soit Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, en France, il existe un réseau d’entreprises dites positives, c’est-à-dire que leur économie est basée sur l’altruisme. Joël Gayet, fondateur de la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial, à l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale (Université d’Aix-Marseille), explique bien ce nouveau concept. L’idée est simple. Un montant minime, tel que 3 euros sur un total de 540 euros, est prélevé sur la facture des clients afin de financer des initiatives locales.

Dans le but de mesurer ses pratiques sociales, la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec SATQ-FEQ a annoncé l’actualisation et la bonification du Modèle d’évaluation des pratiques sociales des festivals et événements (MEPS). Cet outil standardisé de valorisation et d’amélioration des pratiques sociales se base sur des indices de performance comme la gestion responsable, la participation sociale et la reconnaissance du milieu. Il permet l’amélioration continue des entreprises afin de valoriser et de créer des retombées positives dans leur milieu. 

Collaborer pour mieux performer

Nous sommes dans une ère de collaboration, on parle même de coopétition. Travailler ensemble au sein d’une stratégie commune permet aux actions d’avoir un plus grand impact sur un plus grand territoire.

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Source : Jarina, EIP-AGRI Workshop

Dans cet esprit, l’Office de tourisme de Ljubljana, en Slovénie, a mis sur pied une chaîne d’approvisionnement verte sous la forme d’une plateforme Web. Par ce guichet unique, les hôteliers et les restaurateurs se sont vu offrir un accès simple et direct aux fermiers locaux et vice versa. L’initiative a connu un vif succès, s’étendant en 2017 à toute la région de la Slovénie du Centre et reliant la capitale à 25 municipalités.

Le Festibière de Gatineau est reconnu dans sa communauté pour faire preuve de leadership en matière de pratiques écoresponsables. Grâce à leur collaboration avec leurs nombreux partenaires, notamment la Ville de Gatineau et l’organisme Enviro Éduc-Action, les gestionnaires du festival ont développé une stratégie pour réduire la quantité de déchets produits et le gaspillage alimentaire.

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Source : Festibière de Gatineau

Communication et éducation pour favoriser l’adoption de pratiques durables

La communication est la clé pour faire adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, selon les conférenciers du dernier colloque annuel sur le tourisme durable du GSTC. Cela permet d’inciter les touristes à être plus respectueux des milieux culturels et naturels dans lesquels ils s’immergent, et d’inspirer l’industrie à faire de même.  

Pour les touristes…

L’éducation par le transfert de connaissances est au cœur de la stratégie adoptée par l’Islande, avec The Icelandic Pledge. Il s’agit d’un serment au ton humoristique qui se décline en huit principes essentiels. En 2016, l’Islande a aussi lancé une vidéo en ligne intitulée Iceland Academy, dans laquelle elle fait des recommandations sous forme de cours afin de mieux sensibiliser les vacanciers.

Source : Youtube, Iceland Academy

Le nudge vert consiste à jouer sur le regard des autres à l’aide de leviers décisionnels psychosociologiques, tels que les normes sociales, en utilisant la communication comme outil de transmission. Par exemple, dans un hôtel, un message stipulant que 75 % des clients de la chambre avaient réutilisé leur serviette a eu pour effet de diminuer l’utilisation de serviettes de près de 40 %.

Pour l’industrie…

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. C’est aussi le cas du Centre des congrès de Québec, qui aide les organisateurs répondant aux critères du niveau 1 de la norme 9700-253 – Gestion responsable d’événements, du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), à réaliser des événements écoresponsables.

… et pour éviter l’écoblanchiment

 Mettre en place des pratiques durables au sein de son entreprise, c’est bien, mais communiquer son offre, c’est encore mieux. Comment faire connaître ses actions sans tomber dans l’écoblanchiment (greenwashing)?

Nicolas Cournoyer, l’un des quatre fondateurs de Piknic Électronik et d’Igloofest, mentionne qu’il est important de faire connaître ses actions écoresponsables en choisissant celles que l’on désire mettre de l’avant. Il ajoute qu’il faut adopter un discours authentique en assumant que l’organisation n’est pas parfaite, mais qu’elle prend les mesures nécessaires pour adopter des pratiques durables. Afin d’éviter de donner une fausse impression d’écoblanchiment, la transparence et la modestie sont donc les valeurs à retenir dans ses communications avec les clients.

Source : Youtube, Piknic Electronik

Le tourisme durable est en pleine croissance et son application se fait ressentir dans tous les secteurs. Dans le but de le faire rayonner à l’échelle mondiale et pour qu’il ne s’agisse plus uniquement d’une niche, mais bien d’une norme de l’industrie, les entreprises et les organisations ont tout intérêt à collaborer et à faire connaître leurs actions.

Source de l’image à la une : Roam Transit, Pexels et Pixabay

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Produits et activités

Les eSports : le tourisme est-il de la partie?

League of Legends, Fortnite, Overwatch ou Counter-Strike vous sont-ils des termes familiers? Il s’agit de jeux vidéo très populaires et de nombreux tournois à travers le monde y sont consacrés. D’ailleurs, l’équipe ayant remporté la finale de Dota 2, en août 2019 à Shanghai, a gagné plus de 15 millions de dollars devant des milliers de partisans.

L’univers des sports électroniques (eSports) est un secteur en pleine effervescence. Selon PwC, il s’agit des sports ayant le plus grand potentiel de croissance dans les prochaines années, devançant le soccer et le basketball. D’ici 2022, les revenus devraient dépasser le cap du milliard de dollars, d’après la firme spécialisée Newzoo. Est-ce que l’industrie touristique saura profiter de cet engouement?

Les eSports, plus complexes qu’il n’y paraît

Les sports électroniques sont des compétitions de jeux vidéo. Les joueurs affrontent seuls ou en équipe d’autres personnes sur une console ou un ordinateur. Ils se déclinent en plusieurs catégories : arènes de combat (League of Legends), stratégie en temps réel (Starcraft), etc. Si plusieurs individus participent à un niveau amateur, certains sont considérés comme des joueurs professionnels. Ceux-ci signent des contrats et s’entraînent de nombreuses heures par semaine. Des entraîneurs et des médecins veillent à leur performance. Les grandes compétitions se déroulent en public et des millions de partisans les suivent en ligne. L’audience est telle que les tournois se multiplient ainsi que la valeur des prix pour les gagnants.

Pour comprendre le phénomène des eSports, il existe plusieurs éléments à considérer, notamment :

Les partisans : majoritairement des millénariaux d’après la firme Deloitte, ils s’avèrent très actifs et réactifs sur les réseaux sociaux. Beaucoup de spectateurs des tournois ou des vidéos en direct sont également des joueurs. Selon une étude Vivintel, 4,4 millions de Canadiens ont suivi ce type de sport au moins une fois au cours de l’année 2018.

La diffusion : la retransmission en direct en ligne sur des plateformes telles que Twitch et YouTube fait partie du quotidien des eSports. Que ce soit pour regarder une seule partie ou un tournoi, cela touche une large audience à travers le monde. Voyant l’engouement pour les sports électroniques, de grandes chaînes comme ESPN et RDS y consacrent désormais une section de leur contenu.

Les compétitions : les développeurs de jeux lancent constamment des ligues et des tournois. Parfois, certains s’arrêtent et d’autres fusionnent pour créer de nouvelles compétitions. Plus de 737 événements majeurs ont été organisés en 2018, générant plus de 54 millions de dollars américains selon la firme Newzoo. De grands arénas tels que Staples Center, à Los Angeles, ou le Madison Square Garden, à New York, accueillent des événements. L’un des plus populaires est celui de League of Legends. Voici la vidéo de la cérémonie d’ouverture du championnat de 2019, à Paris.

Source : YouTube

Une occasion à saisir

Pour une marque ou une destination, il s’agit d’une nouvelle voie de distribution permettant de joindre les gens de la génération du millénaire, qui boudent de plus en plus les médias traditionnels. Les équipes et les ligues sportives l’ont bien compris. La NBA 2K League, au basketball, la FIFA eWorld Cup et la eMLS, au soccer, et le Canadien de Montréal, avec le jeu NHL, organisent des tournois. En plus, c’est une occasion de développer un nouveau type de spectacle de compétition.

Les eSports deviennent également une occasion d’affaires pour le secteur de l’événementiel. Le nombre de tournois augmente et les promoteurs recherchent des lieux pour les accueillir. Certains tournois se déroulent parfois sur quelques jours et même dans plusieurs villes. D’autres y jumellent des festivals, des foires, des ateliers, etc. Toutefois, ce secteur doit s’adapter à la manière dont les participants engagent les discussions en ligne. L’utilisation de différents canaux de communication et une interaction efficace seront les clés du succès pour maintenir de leur part un engagement solide envers un événement.

Rob Brown, vice-président mondial et directeur général d’Online Business Group, chez Travelport, estime qu’il est nécessaire pour l’industrie touristique de s’intéresser davantage aux partisans et de mieux connaître les eSports afin de développer une offre personnalisée et de profiter de l’engouement pour ce phénomène.

Entrez dans la compétition

Que ce soit des villes, des entreprises ou même des pays, plusieurs tentent de percer dans l’univers des eSports. Voici quelques exemples.

Le développement d’infrastructures

De nombreuses villes consacrent désormais des espaces aux jeux électroniques. L’hôtel Luxor, à Las Vegas, propose une arène de plus 2700 m2, avec une centaine de stations de jeux et des aires pour les tournois (voir la vidéo). Montréal n’est pas en reste avec le plus grand centre au Canada, le Esports Central, qui a ouvert ses portes en juin 2019.

Source : YouTube

Les équipes commanditées

L’organisation responsable des congrès et événements à Washington, Events DC, a décidé de cibler de nouveaux segments de marché, tels que les partisans des eSports, et de faire de la région une destination de choix pour les joueurs. Parmi ses initiatives, l’organisation commanditera la nouvelle équipe professionnelle de jeux électroniques de la ville.

La compagnie ferroviaire française OUI.sncf a créé Team Loco, en 2017. Les responsables expliquent qu’il était naturel de développer des liens avec le monde des eSports, puisque l’entreprise est très impliquée sur le plan des technologies et de l’innovation. Avec une équipe se composant uniquement de travailleurs de l’entreprise, OUI.sncf en profite pour prolonger ses efforts dans le développement du personnel.

Développer une stratégie nationale

Certains pays commencent à se positionner comme une destination pour les jeux électroniques. En France, le ministère du Sport et le secrétariat d’État chargé du numérique ont dévoilé la nouvelle stratégie nationale eSports 2020-2025, qui vise à faire du pays le leader européen de ce secteur d’ici 2025. L’un des objectifs est de mettre en valeur les attraits de la France, de ses territoires et de son écosystème eSports.

 

Bien que plusieurs remettent en question le côté sportif des eSports, personne ne peut nier le potentiel touristique de ce type d’activité.

 

Êtes-vous prêt à vous lancer dans l’arène?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Tourisme durable

Transition durable dans le secteur des réunions et des congrès

Au cours des dernières années, beaucoup d’efforts ont été effectués afin de réduire l’impact des réunions et des congrès sur l’environnement et sur les communautés qui les accueillent. Les intervenants de l’industrie conviennent de la nécessité d’intégrer des pratiques durables, se mobilisent autour d’objectifs précis et créent des outils pour les atteindre. L’idée que ce secteur d’activité devienne carboneutre d’ici 2050 a d’ailleurs été lancée lors du salon IMEX America, qui se tenait en septembre dernier.

Des conseils, des outils, des bonnes pratiques

Les préoccupations climatiques et l’urgence de poser des gestes concrets ont amené de nombreuses organisations à développer des outils pour accompagner l’industrie.

La société britannique BCD Meetings & Events a publié un livre blanc dans lequel se trouvent les étapes essentielles au lancement d’une démarche durable. Le document présente aussi des bonnes pratiques ainsi qu’une liste de questions clés à se poser dès le début du processus de planification. Par exemple, quels sont les problèmes les plus importants à aborder? Que pouvons-nous contrôler? Quelles sont les ressources existantes?

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Source : Centre de congrès de Göteborg

Le Centre de congrès de Göteborg, en Suède, prend aussi l’avenue éducative en accompagnant les organisateurs qui désirent réaliser un événement durable chez eux. Le site Web indique les éléments à considérer pour une telle démarche. En voici une liste partielle :

  1. Transport
    • Calculer et compenser les émissions de gaz à effet de serre
    • Utiliser les transports publics pour se rendre et se déplacer une fois sur place, et encourager les participants à faire de même
  2. Site de congrès et hébergement
    • Choisir un lieu qui détient une certification environnementale
    • Demander de l’aide auprès des fournisseurs pour l’atteinte des objectifs
  3. Nourriture et boisson
    • Servir plusieurs options végétariennes
    • Opter pour des produits locaux et de saison
  4. Accessibilité et ouverture à tous
    • Planifier l’événement en tenant compte de l’accessibilité universelle afin d’inclure les personnes en situation de handicap
    • S’assurer d’un maximum de parité des genres chez les personnes inscrites au programme
  5. Contribution à la communauté locale
    • Encourager les participants à s’impliquer auprès de la communauté locale
    • Demander aux responsables du lieu de l’événement de donner les surplus (matériels et alimentaires) à des organisations communautaires

Viser l’atteinte d’objectifs

La responsabilité de procéder à un virage durable repose sur l’ensemble des parties concernées. Pour mobiliser les troupes, il faut d’abord établir des objectifs clairs, puis développer des tactiques efficaces. Dans le cadre du salon IMEX de Francfort, qui s’est déroulé en mai 2019, les organisateurs ont invité les exposants à signer un pacte les engageant à effectuer au moins trois actions visant la réduction de leur empreinte environnementale. Pour inspirer et guider les exposants, ils ont créé un document qui présente des bonnes pratiques avant et pendant l’événement.

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Source : Imex-frankfurt.com

Pour sa part, The Global Association of the Exhibition Industry encourage les professionnels de l’industrie à répondre aux 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Pour les motiver et les accompagner, l’association a diffusé un répertoire en ligne qui rassemble des initiatives et des projets réalisés par des membres de l’industrie. Elle a également publié un rapport qui présente 20 cas exemplaires.

Depuis le printemps 2019, le Palais des congrès de Montréal a adopté ces mêmes objectifs, qui forment un cadre de référence international, en adhérant au Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Sur son site Web, il est possible de prendre connaissance de toutes les actions effectuées par le Palais pour répondre aux objectifs du programme. En voici quelques-unes :

Objectif 2 – Faim « zéro »

  • Don du surplus de nourriture des événements à la Maison du Père par l’entremise du Groupe Capital
  • Participation au développement des technologies d’agriculture urbaine par l’entremise d’AU/LAB

Objectif 10 – Inégalités réduites

  • Installations accessibles aux personnes à mobilité réduite et possédant la cote d’accessibilité «Accès total » de Kéroul
  • Journée Coup de pouce pour la sensibilisation des employés à l’engagement communautaire par des activités de bénévolat auprès d’organismes venant en aide aux personnes vulnérables

Objectif 12 – Consommation et production responsables

  • Certification APEX/ASTM reconnaissant le Palais des congrès et Montréal comme destinations de congrès écoresponsables
  • Mise en place de projets visant la réduction des dépenses énergétiques (certification Energy Star, remplacement d’équipement de refroidissement, etc.)

Objectif 17 – Partenariat pour la réalisation des objectifs

  • Participation au comité environnemental de Tourisme Montréal
  • Soutien au plan de développement durable de la Ville de Montréal
  • Création du comité Innovation en développement durable, qui réunit les experts de dix établissements universitaires québécois

Source : Global Compact Network France

S’inspirer d’ailleurs sans oublier de regarder ici

Le secteur des réunions et des congrès se mobilise à l’échelle mondiale, mais aussi au Québec. Le Palais des congrès de Montréal en est un bon exemple, mais il n’est pas le seul. Le Centre des congrès de Québec respecte lui aussi de hauts standards en gestion environnementale. Tous les événements qui s’y déroulent sont écoresponsables et répondent aux critères du niveau 1 de la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) 9700-253 – Gestion responsable d’événements. La vidéo suivante explique la démarche qu’il a suivie.

Source de la vidéo : Youtube

S’outiller et s’inspirer n’a jamais été aussi aisé. Bien que changer des habitudes de gestion et adopter de nouvelles pratiques donnent parfois le tournis, il demeure qu’il est impératif de prendre part à cette transition durable.

 

Source de l’image à la une : abdul7amid alfadhly de Pexels

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Produits et activités Tendances

Microfestivals : quand moins devient mieux

L’industrie des festivals se transforme. Alors que certains gros événements créent des extensions plus intimes, de nouveaux festivals, plus petits et plus agiles, occupent une part grandissante de la scène.

Les microfestivals (festival boutique ou de niche) gagnent en popularité. En Grande-Bretagne, par exemple, leur nombre a augmenté de près de 400 % entre 2014 et 2018, selon la plateforme Eventbrite. Le Québec n’échappe pas à cette tendance. Plusieurs événements ont vu le jour au cours des dernières années tels que le Mile Ex End, Santa Teresa, SOIR ou le LVL UP. Mais comment expliquer cet engouement? 

Des festivals avec des spécificités « spécifiques »! 

Les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine.

Le terme microfestival désigne généralement de petits et moyens événements organisés selon un champ d’intérêt spécifique, avec une programmation très ciblée. Les chiffres varient quant au nombre de personnes qui s’y rassemblent. Si plusieurs définitions s’en tiennent à moins de 3 000 participants, d’autres fixent le plafond à 20 000 festivaliers.  

Que le thème soit la musique jazz, le fromage, le tricot ou le chat, les microfestivals offrent une expérience plus complète, plus agréable et à l’échelle humaine. L’énergie est davantage mise sur la qualité que sur la quantité.  

Les participants en quête d’expériences 

Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements.

L’expérience est au cœur du tourisme d’aujourd’hui. Le visiteur ne consomme plus pour « avoir », mais pour « être ». Il s’attend à encore plus d’émotions. L’industrie des festivals s’adapte. Les microfestivals gagnent en popularité, car les participants y vivent des expériences qu’il serait désormais difficile d’avoir dans les gros événements. Ils se démarquent sur plusieurs points : 

  • La découverte: les microfestivals proposent souvent une programmation loin des grandes têtes d’affiche habituelles ou possèdent la latitude d’explorer un thème en profondeur; 
  • L’exclusivité: parfois, l’organisation restreint le nombre de personnes à quelques milliers, voire à seulement une centaine;  
  • Leur caractère unique: ils n’essaient pas de plaire à tous et visent une clientèle précise; il en résulte des expériences répondant davantage aux attentes et aux champs d’intérêt des participants; 
  • L’ambiance intime: loin des grandes foules et des gens entassés, il est plus facile d’aller à la rencontre des artistes et de vivre une expérience plus personnalisée; 
  • Un plus grand sentiment d’appartenance : les microfestivals réunissent davantage les personnes partageant les mêmes idées, rendant plus facile de s’identifier à la foule. 

Les avantages pour les destinations 

En plus de divertir et d’animer un territoire, les événements créent des liens sociaux et mettent en valeur l’essence même d’une communauté. Ce type de festival est reconnu pour mieux représenter le milieu et les gens qui l’habitent. En créant des microfestivals dans les quartiers excentrés, par exemple, les visiteurs sont encouragés à sortir des centres-villes et à désengorger les places habituellement surchargées par les gros événements. 

Quand Verdun devient jazz

Du 27 juin au 6 juillet 2019, le Festival international de Jazz de Montréal a tenu pour la toute première fois une série de spectacles à Verdun. L’objectif était d’offrir une expérience proposant à la fois des découvertes musicales et des échanges entre les habitants du secteur. Ce quartier représente la première étape d’un plan d’expansion du festival à travers les arrondissements de la ville. Il s’agit d’une bonne occasion d’inviter la population et les touristes à visiter d’autres secteurs de la métropole.

Une communauté tricotée serrée

La municipalité de Saint-André-Avellin, en Outaouais, accueille depuis huit ans le plus grand festival de la fibre textile au Canada. Pendant quelques jours, Twist propose une programmation très variée et originale (voir la vidéo plus bas) pour joindre les milliers de fervents de tricot, de crochet, de broderie, de tissage et bien plus encore. Certains passionnés proviennent de l’Ouest canadien, des États-Unis, de France et de Suisse. Cet événement de niche offre des ateliers, des conférences, des démonstrations et plus d’une centaine d’exposants s’y retrouvent chaque année.

Source : YouTube

S’amuser sans s’éloigner de la maison 

Le festival de musique La Noce a tenu sa troisième édition en juillet dernier, à Chicoutimi. Les organisateurs estiment répondre à un besoin de la population qui recherchait un événement unique et festif, hors des grands centres urbains. Le festival est situé dans la zone portuaire de Saguenay, ayant une capacité maximale de 10 000 personnes. Ses responsables ne souhaitent pas qu’il devienne un grand événement afin de préserver son atmosphère et son ambiance unique. La vidéo suivante montre un résumé de l’édition de 2018.

Source : YouTube

Le bouche-à-oreille, version 2.0

Dans leur montée, les réseaux sociaux ont contribué à la popularité des microfestivals. Pour joindre les communautés de passionnés, ils deviennent des outils de diffusion et de communication efficaces pour des événements qui ne possèdent pas nécessairement un énorme budget de promotion. La compagnie Eventbrite propose d’ailleurs quelques conseils de marketing pour les gestionnaires utilisant les réseaux sociaux :

  • Connaître sa clientèle pour cibler la bonne plateforme et y concentrer ses efforts;
  • Intégrer un lien cliquable pour l’achat de billets;
  • Partager du contenu avant et après l’événement;
  • Collaborer avec des influenceurs qui sont reliés à sa thématique;
  • Faire des vidéos en direct;
  • Encourager les discussions entre les participants sur ses plateformes.

Avez-vous remarqué l’effervescence autour des microfestivals?

 

Source de l’image à la une : Unsplash 

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Ressources humaines

Briser les mythes du bénévolat

Le bénévolat représente une ressource inestimable en tourisme. Le bon fonctionnement de nombreux organismes culturels et de loisirs en dépend. C’est également le cas d’un grand nombre d’organisations dans d’autres secteurs d’activité. Selon les données de Statistique Canada (2015), 32 % des Québécois font du bénévolat au sein d’organismes; la moyenne canadienne s’élève à 44 %.

À cet égard, le Réseau de l’action bénévole du Québec (RABQ) cherche des moyens de promouvoir le bénévolat afin d’inciter plus de Québécois à s’y adonner. Pour ce faire, le RABQ a commandé deux sondages. Le premier, réalisé en janvier 2018 auprès de 1 000 Québécois, avait pour but de connaître les perceptions de la population face au bénévolat. Afin d’obtenir un portrait de la réalité, un autre sondage a été mené auprès de 2 000 bénévoles en février 2018. Ces travaux ont contribué à la réalisation d’une étude, Le bénévolat selon les Québécois, publiée par le RABQ. En voici un aperçu auquel sont intégrés quelques exemples liés à l’industrie touristique.

La culture et les loisirs : le secteur privilégié des bénévoles

Plus de la moitié des Québécois sondés sur leur perception du bénévolat pensent que le secteur d’activité où se trouvent le plus de bénévoles est celui des services sociaux. Près du quart estiment que c’est le milieu de la santé qui en compte le plus et 11 %, celui de la culture et des loisirs. La réalité est tout autre. Comme le démontre le graphique suivant, c’est plutôt le secteur de la culture et des loisirs qui rassemble la plus forte proportion de bénévoles au Québec (37 %), suivi de loin par ceux des services sociaux et de la santé.

La plupart des festivals et des événements, y compris le Festival d’été de Québec, recrutent des bénévoles pour informer les visiteurs sur leur programmation et les attraits de la région. Des musées, des parcs animaliers, des centres de plein air ou encore des stations de ski ont aussi recours à des bénévoles pour différents types d’activités. Le Musée national des beaux-arts du Québec en rassemble un très grand nombre effectuant différentes tâches, notamment l’interaction avec les visiteurs ou des corvées administratives. Au Mont Sutton et à Ski Saint-Bruno, on fait appel à des patrouilleurs bénévoles.

Faire du bénévolat par plaisir

Les participants au sondage supposent que la principale raison qui pousse les gens à faire du bénévolat est l’idée de rendre service (42 %) ou encore le désir de réaliser un projet social ou de participer à une cause citoyenne (33 %). Dans les faits, les bénévoles s’impliquent principalement par plaisir ou par intérêt (voir le graphique 2). Le fait de socialiser et d’échanger (19 %) ou celui de réaliser un projet social (19 %) font aussi partie des motivations.

L’Association des guides bénévoles du Musée des beaux-arts de Montréal illustre bien ces motivations. Elle regroupe quelque 210 membres qui enrichissent l’expérience des visiteurs. Il s’agit d’hommes et de femmes passionnés qui viennent partager leurs connaissances et encourager les échanges d’idées et de savoirs.

Des organisations de petite taille font également appel aux services de leurs adeptes pour assurer leur bon fonctionnement. C’est le cas de Plein-Air Sainte-Adèle (PASA), un OBNL des Laurentides qui fait notamment la promotion et le développement des activités de plein air non motorisés sur le territoire de Sainte-Adèle. L’organisme est formé de bénévoles qui voient, entre autres, à l’entretien des sentiers.

Un engagement récurrent

Les incitatifs qui poussent les bénévoles à poursuivre leur engagement diffèrent aussi de ceux perçus par la population sondée. Cette dernière donne l’idée de contribuer à la communauté (42 %) ou celle d’appuyer une cause (33 %) comme les deux grandes raisons poussant les bénévoles à poursuivre leur implication. Bien que la contribution à la communauté arrive aussi au 1er rang dans la réalité, elle ne concerne qu’un bénévole sur quatre (voir le graphique 3). L’idée d’appuyer une cause ne concerne que 6 % des bénévoles sondés. Mais partager son expérience motive 18 % d’entre eux, tout comme le fait d’être touché par la cause.

Le manque de temps…

Selon les répondants ne faisant pas de bénévolat, le manque de temps constitue le premier obstacle à l’engagement (51 %). Le fait de ne pouvoir s’engager à long terme (17 %), le manque d’occasions (15 %), le fait de ne pas avoir été invité à en faire (14 %) ou la préférence pour les dons d’argent (13 %) suivent loin derrière.

Le bénévolat, c’est pour les retraités?

Plus de la moitié des Québécois sondés pensent que le bénévolat est surtout pratiqué par des retraités et des personnes âgées. Cette affirmation est vraie en partie, mais elle véhicule faussement l’idée que les jeunes ne s’adonnent pas au bénévolat. Le graphique suivant illustre la répartition des bénévoles du Québec selon l’âge. Plus du quart ont 65 ans et plus, mais les 18 à 34 ans représentent sensiblement la même proportion.

Les occasions de bénévolat sollicitent différents profils pour tous les âges. Vélo Québec a recours à des bénévoles pour ses grands événements cyclistes. Les photos publiées sur son compte Facebook témoignent d’une belle variété d’individus en termes d’âge.

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Source : Vélo Québec

Enfin, l’étude démontre qu’il y a un important décalage entre l’image perçue du bénévolat et ce que celui-ci représente en réalité. À cet égard, l’organisme RABQ travaille à briser les mythes et à promouvoir l’aide bénévole à travers différents programmes afin de susciter une plus grande adhésion des Québécois à cette forme de contribution.

Promouvoir le bénévolat en tourisme

Les organisations touristiques, lorsqu’elles s’y prêtent, ont tout à gagner à promouvoir davantage les possibilités du bénévolat. Elles sont bien équipées pour offrir des avantages très attrayants (réduction de tarifs pour certaines activités, accès gratuit à des spectacles, etc.). De plus, le bénévolat peut devenir une porte d’entrée du secteur. Des bénévoles pourraient ainsi être tentés de poursuivre une carrière dans l’industrie s’ils sont bien traités et encadrés. Les jeunes adultes (et les moins jeunes aussi) sont à la recherche d’expériences significatives, offrons-leur des occasions d’en vivre!

 

Image à la une : © Festival d’été de Québec/Jean-Philippe Labrie

 

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Marketing Réseaux de distribution

Les agences de voyages continuent à se redéfinir

Depuis son avènement, Internet a bouleversé le rôle des agents de voyages. De plus en plus formés, ceux-ci sont devenus des conseillers experts plutôt que des vendeurs de forfaits préalablement conçus. Plusieurs agences se spécialisent dans un produit de niche et proposent des offres personnalisées.

Communiquer leur valeur ajoutée demeure cependant un réel défi. Certaines fausses perceptions peuvent amener des voyageurs à ne pas utiliser leurs services. Afin de remédier à la situation, l’agence 58 Stars, à Seattle, a créé une page sur laquelle elle dément chacun des mythes sur les agences de voyages, notamment celui prétendant qu’en passant par une agence, c’est forcément plus cher. 

Les agences de voyages traditionnelles sont là pour de bon

Malgré les bouleversements vécus dans les dernières décennies, les agences de voyages dites traditionnelles ont su garder le cap. Voici quelques faits démontrant leur pertinence.

  • Quand l’organisation d’un voyage devient un irritant

Alors que pour certains voyageurs, la planification de vacances est stimulante, pour d’autres, cette étape peut être épuisante. Ces derniers préféreront plutôt recourir aux services des agents de voyages. Selon Leah Smith, présidente de Tafari Travel, à Brooklyn, ce désintérêt pourrait provenir de la prolifération des offres et des ressources disponibles en ligne. Le terme Net Lag a même été utilisé par Hotels.com pour définir cette nausée du numérique.

  • Cultiver les relations en face à face qui se raréfient

Donnant suite au constat de cette forte présence du numérique dans le quotidien, Capriello et Riboldazzi, deux chercheurs scientifiques, soulignent qu’il est d’autant plus important pour une agence d’avoir un bureau où il est possible de développer une relation directe avec ses clients.

  • Les agences de voyages demeurent une ressource fiable

Certains voyageurs préfèrent réserver auprès d’une agence pour des raisons de sécurité. Que ce soit pour effectuer des transactions en ligne ou encore pour obtenir un suivi en cas d’annulation de vols, l’expertise de ces entreprises et la confiance qu’elles affichent répondent à ce besoin de sûreté. Il suffit de penser à Wow Air, qui a fait faillite cet hiver. Des milliers de passagers ont dû débourser des frais supplémentaires pour changer leurs billets d’avion, alors que ceux qui avaient acheté auprès d’un agent détenant un permis étaient protégés par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.

Quelques stratégies innovantes pour assurer le rayonnement d’une agence

Les agences dites traditionnelles se redéfinissent afin de mieux connecter leurs clients et d’en acquérir de nouveaux. C’est le cas du restaurant The Globe, de l’agence de voyages Lorraine Travel, en Floride. Il a permis à l’agence de diversifier ses services et, ainsi, de joindre une nouvelle clientèle. Voici trois autres stratégies innovantes et inspirantes.

  • Les agences pop-up

Une agence pop-up est temporaire, demeurant au même endroit durant quelques jours ou quelques mois. C’est dans le but d’engager des clients potentiels et d’apprendre à mieux les connaître que Mike Salvadore, copropriétaire de 58 Stars, à Seattle, a décidé de créer ce type d’installation. Vidéo, musique et dégustation autour d’un thème rendent l’expérience multisensorielle. Scents of the city, un autre projet éphémère qui s’est tenu durant trois jours à Bruxelles, misait quant à lui sur l’odorat afin d’inciter les passants à visiter les destinations représentées. Chaque lieu iconique possédait son parfum. 

L’emplacement constitue un élément déterminant de cette opération. Les agences de voyages ont tout intérêt à analyser où se trouve leur public cible et à définir quels sont ses besoins, afin de s’installer dans un endroit stratégique où ils joindront des voyageurs potentiels. Il est aussi recommandé d’utiliser les médias sociaux avant l’événement pour inciter les gens à s’y présenter. Proposer le partage de photos à l’aide de mots-clics sur Instagram ou Twitter peut contribuer au rayonnement de l’entreprise. Une fois l’événement terminé, il est important de mesurer son succès. Qu’est-ce qui a bien fonctionné? Quels seraient les changements à apporter? Pour ce faire, il est possible de s’adresser directement aux participants via un sondage.

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Source : Les deux portes intérieures qui ont fait connaître l’agence Travel Associates

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Source : Travel Associates

  • Le design d’intérieur, une stratégie d’attraction efficace

Au même titre que les agences pop-up doivent attirer l’attention, les agences de voyages ayant pignon sur rue doivent attirer le regard. L’image de marque est le reflet de l’identité de l’entreprise et le design d’intérieur permet de communiquer ce qui rend celle-ci unique. Travel Associates, située dans un endroit de Los Angeles où il y a beaucoup de piétons, a su miser sur son design pour susciter l’intérêt des passants. Ses deux portes principales, d’une hauteur de douze pieds, lui ont permis de devenir célèbre sur Instagram, mais c’est son ambiance accueillante qui a charmé les Angelins. Ces derniers y restent pour déguster des cafés et des viennoiseries tout en discutant avec les agents, à leur plus grand bonheur.

  • L’organisation d’événements

C’est également le design d’intérieur qui a conféré à Pique Travel Design, au Minnesota, une belle vitrine pour se faire connaître. Situé dans un ancien entrepôt de bois reconverti en agence, leur espace de travail atypique a séduit des clients qui ont demandé aux propriétaires de louer l’endroit. Depuis, plusieurs événements s’y sont déroulés. Il est possible d’y célébrer un mariage et d’acheter le voyage de noces au même endroit. Des partenaires y organisent des événements de collecte de fonds procurant à l’agence une autre belle vitrine.

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design

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Source : Les bureaux de Pique Travel Design transformés en salle de réception pour un mariage

Ce service complémentaire de location de salles permet d’assurer des revenus supplémentaires et de solidifier ses relations avec ses clients grâce à des soirées régulières. C’est aussi le cas de Departure Lounge, située au Texas, qui organise des soirées mettant en vedette une nouvelle destination, deux ou trois fois par mois. Spécialisée en tourisme d’affaires, l’agence House of Travel, en Floride, mise quant à elle sur le côté divertissement du bleisure afin d’attirer des clients potentiels. Ses bureaux étant localisés dans un ancien bar, il est possible d’y jouer une partie de billard avec son agent avant de réserver son voyage.

À retenir 

Dans ce monde où la compétition est accrue, la clé pour la réussite de son entreprise est sa capacité d’adaptation aux changements, ainsi que ses aptitudes à entretenir de bonnes relations avec ses clients. Il est important de se distinguer en présentant ses services de façon innovante.

 

Quelle stratégie avez-vous mise en place afin d’attirer et de fidéliser vos clients ?

Comment votre entreprise pourrait-elle sortir des sentiers battus ?

 

Source image à la Une : Pexels

 

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Segments de clientèles

Connaissez-vous les Hirondelles ?

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, Alain Simoneau, directeur adjoint à la sécurité et à la protection des actifs au Groupe CH, a présenté le projet des Hirondelles.

En juin 2017, le Conseil des Montréalaises a déposé un rapport contenant une liste de dix recommandations sur la sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et transgenres lors des événements extérieurs, à Montréal.

Avec la collaboration de l’Équipe Spectra, une nouvelle initiative baptisée Hirondelles fut créée. Sa mission : « Sensibiliser, prévenir et agir face aux diverses formes d’agressions et de harcèlement qui peuvent survenir auprès des femmes et des personnes qui auraient besoin d’aide lors de festivals et événements publics. »

Pendant les festivals, des intervenantes spécialisées, notamment en sexologie, accueillent les personnes en situation de vulnérabilité dans un espace non mixte et parcourent le site. Elles reçoivent également une formation du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l’Ouest-de-l’Île.

Le premier événement où les intervenantes furent présentes est le Festival international de Jazz. Plusieurs autres ont suivi, notamment les FrancoFolies, Heavy Montréal, Osheaga et ÎleSoniq. La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal s’est également jointe au projet.

Il s’agit d’une belle initiative pour rendre les villes et les événements publics plus sécuritaires pour les femmes. Qu’en pensez-vous ?

 

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Produits et activités

Quelques grandes tendances en tourisme d’affaires

Le Réseau de veille en tourisme (RVT) collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille sur le tourisme d’affaires et de congrès. Cet exercice permet d’informer les intervenants de l’industrie touristique sur l’évolution de ce secteur d’activité. Le RVT a passé en revue les bulletins des deux dernières années pour en faire ressortir trois tendances observées au Canada et dans ses marchés concurrents.

 

La « festivalisation » des réunions et des événements

Dans son magazine portant sur les tendances de 2017, la firme d’intelligence d’affaires Skift identifie la « festivalisation » des événements comme une grande tendance de l’année. De plus en plus, les organisateurs de réunions développent une programmation multidisciplinaire qui s’inspire à la fois du monde des affaires et de celui des industries plus créatives, concevant une nouvelle convergence d’expériences.

Il s’agit tout simplement de réunir dans des lieux inspirants et dans des espaces de collaboration les esprits les plus créatifs du milieu des affaires, de la technologie, des médias, de la science, de l’éducation, de l’art et de la culture. D’y ajouter ensuite quelques éléments catalyseurs comme des expériences de réalité virtuelle et augmentée, des compétitions d’entreprises en démarrage, des spectacles de musique en direct, des expositions et des expériences authentiques et locales à l’extérieur du site, pour créer des réunions ou des conférences mémorables. Cette tendance a pris racine dans des événements comme SXSW et C2 Montréal, où des leaders de divers secteurs d’activité communiquent leurs visions du changement.

Les villes de taille moyenne ont la cote pour les voyages d’affaires

De plus en plus de planificateurs de réunions nord-américains et européens se tournent vers les villes de taille moyenne pour la tenue de leur événement, selon un autre rapport de Skift. Deux facteurs principaux expliquent cette situation. Premièrement, les coûts augmentent sans cesse dans les métropoles, les rendant alors trop chères pour un nombre croissant de décideurs. Deuxièmement, de plus en plus de villes de taille moyenne ont investi massivement dans la revitalisation urbaine, dans leurs infrastructures événementielles et dans leurs réseaux de transport, bonifiant ainsi de façon exponentielle l’expérience des visiteurs. Elles collaborent avec des ambassadeurs pour attirer de nouveaux événements et soutenir les planificateurs dans l’élaboration de leurs programmes de conférences. Le Québec compte plusieurs de ces villes de taille moyenne dans diverses régions touristiques qui pourront profiter de cette tendance.

L’économie collaborative élargit son offre

Depuis quelques années déjà, des joueurs de l’économie collaborative comme Airbnb, Uber, Lyft, Flightcar ou LiquidSpace se sont ajoutés à l’offre traditionnelle destinée aux voyageurs d’affaires. Au début de l’année, celle-ci s’est diversifiée avec deux nouvelles options d’Airbnb, soit « Airbnb Plus » et « Beyond by Airbnb ». La première propose une sélection de logements haut de gamme regroupant les offres des propriétaires qui ont préalablement satisfait aux centaines de critères inclus dans un cahier des charges et qui ont subi une inspection favorable. La seconde comprend un choix de propriétés de luxe disposant d’un service de conciergerie pour l’organisation du séjour (voir la vidéo ci-dessous).

Beyond by Airbnb, Source : Vimeo

Uber s’intéresse aussi aux voyageurs d’affaires, pour qui il a mis sur pied Uber for Business. La plateforme permet de simplifier leurs notes de frais en leur offrant la possibilité de facturer directement à leur entreprise leurs déplacements professionnels effectués avec Uber. L’aspect culinaire n’est pas laissé pour compte, puisque Uber Eats débarque dans les chambres d’hôtel pour répondre à la demande des voyageurs d’affaires, qui peuvent dorénavant commander leur repas par l’entremise de l’application. L’employeur reçoit ensuite une facture qu’il peut payer selon ses propres barèmes, laissant l’employé débourser le montant excédentaire, s’il y a lieu.

Ces outils collaboratifs peuvent contribuer à une réduction des coûts liés aux déplacements d’affaires allant de 30 à 50 %, selon les experts.  

Le potentiel des nouvelles technologies

Un large éventail de nouvelles technologies afflue dans le secteur des réunions et des événements. Cela incite les hôteliers à repenser la façon dont ils vendent leurs propriétés. En utilisant des outils numériques et des solutions de marketing en ligne de manière stratégique, ils peuvent établir des relations plus directes avec les planificateurs de groupe et leur fournir un service personnalisé, plus flexible et plus transparent, pour gérer les réunions.

L’intelligence artificielle, par exemple, possède le potentiel de vraiment adapter les événements en remplaçant ou en facilitant les pratiques comme le jumelage ou les recommandations. Elle permet aussi une inscription plus fluide, un service de conciergerie à la demande et la capture en direct de données sur les invités. Les chatbots et les assistants numériques aident également les planificateurs à personnaliser l’information pour répondre aisément aux besoins de leurs participants. Et les technologies vocales comme Pixel Buds, de Google, ou BabbleOn, d’une entreprise émergente de San Francisco, peuvent s’avérer très utiles lors de congrès ou d’événements internationaux, puisqu’elles permettent de traduire plusieurs langues.

Quelques exemples de leur utilisation

Le Palais des Festivals et des Congrès de Cannes propose un nouvel outil numérique pour séduire les organisateurs de congrès et d’événements, le Cannes 360. Cette application mobile offre une visite immersive de ses espaces et des principaux sites emblématiques de la ville au moyen de vidéos en 360°. Des informations techniques rassemblant toutes les caractéristiques des surfaces et des salles sont aussi disponibles. Enfin, Cannes 360° fédère différents acteurs du tourisme d’affaires cannois tels que les lieux de réception et les hôtels.

Tourisme Quebec Mathieu Dupuis

Source : © Québec Original/Mathieu Dupuis

En 2016, l’hôtel InterContinental Montréal a fait appel à la réalité virtuelle pour effectuer la promotion de sa nouvelle salle de réception avant même que son aménagement soit terminé. Cela a permis à l’établissement de montrer à ses clients exactement à quoi ressembleraient ce lieu inédit, les divers arrangements possibles, les ambiances, etc.

Les organisateurs de l’International Corporate Events ont proposé aux participants de s’inscrire sur la plateforme Ya-Ya Regie, laquelle utilise le logiciel de reconnaissance faciale Zenus. Près de la moitié des congressistes a opté pour ce mode, ce qui a permis d’inscrire les participants cinq fois plus rapidement qu’avec le code à barres ou le système QR utilisé lors des événements de l’année précédente. De plus, la reconnaissance faciale améliore la sécurité, prévient les fraudes et permet de mesurer le degré de satisfaction des participants.

Ces tendances mondiales démontrent l’évolution récente du tourisme d’affaires et de congrès. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Image à la une : Joakim Honkosalo – Unsplash