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Grandes tendances du secteur événementiel

Le Réseau de veille en tourisme collabore depuis plusieurs années avec le ministère du Tourisme du Québec afin de produire le bulletin de veille touristique sur les festivals et événements. Son objectif consiste à informer les intervenants de l’industrie au sujet d’un des produits prioritaires de la Stratégie de mise en valeur du tourisme événementiel au Québec et sur les marchés concurrents. Voici deux grands courants observés dans ce secteur d’activité.

 

L’omniprésence technologique

L’apport des technologies à l’industrie événementielle ne cesse de s’amplifier. Des outils existent pour simplifier des processus de gestion et de communication, mais aussi pour améliorer l’expérience globale du public, avant, pendant et après le festival. Quelles sont les grandes tendances qui ont été observées ces dernières années et qui devraient continuer à évoluer ?

Une plus grande utilisation de l’intelligence artificielle 

Le déploiement de solutions faisant l’usage de l’intelligence artificielle poursuit sa lancée. Les données colligées par divers supports numériques sont désormais sciemment mises à profit.

La connaissance accrue des visiteurs contribue à proposer des offres toujours plus personnalisées. Dans le secteur du divertissement, Netflix et Amazon sont reconnus pour leurs recommandations individualisées de produits. Cette pratique se voit également dans l’événementiel. Par exemple, en considérant ce que les amateurs de musique écoutent, il est possible de leur suggérer des spectacles et des festivals susceptibles de les intéresser. Plusieurs applications basent leur fonctionnement sur des algorithmes qui établissent des ponts avec des bibliothèques musicales numériques, telles que Spotify, et qui ensuite effectuent des recommandations en tenant compte des préférences et de la géolocalisation des utilisateurs, telles que Wyker (lire aussi : Coup d’œil sur la personnalisation). En plus de faciliter la personnalisation, cette modélisation des données permet de mieux connaître les tendances du marché.

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Source : Wyker

L’usage de l’intelligence artificielle contribue également à augmenter l’efficacité de certaines tâches ou fonctions. Par exemple, les agents conversationnels (chatbots) améliorent le service à la clientèle en fournissant une assistance en tout temps et en offrant une expérience fluide aux utilisateurs. En plus de répondre à des demandes simples et courantes, ils sont utiles pour automatiser la gestion des inscriptions et des réservations, guider les participants avant, pendant et après les activités, ainsi que questionner et interagir avec les festivaliers. Bien qu’il leur soit impossible de résoudre des problèmes complexes, les agents conversationnels libèrent les employés des tâches répétitives, ce qui leur donne plus de temps pour en effectuer d’autres qui nécessitent une interaction humaine (lire aussi : Créer un chatbot en 5 étapes).

Une expérience d’achat et de paiement toujours plus fluide

La dématérialisation des devises (cashless payment) gagne aussi du terrain. Certains festivals, tels que Lollapalooza, Coachella Valley Music and Arts Festival et Firefly music festival, l’ont même entièrement adoptée ces dernières années. Les bracelets RFID et le paiement mobile réduisent les sources de stress liées à la perte ou au vol d’argent comptant. Ils permettent aussi aux festivaliers d’attendre moins longtemps en file (lire aussi :
L’avenir du paiement électronique ecashless_festival_rfidn tourisme). Cette méthode de paiement s’avère également avantageuse pour les organisateurs, qui obtiennent des données précieuses sur les achats effectués (combien, quoi, quand, où) et peuvent ainsi améliorer l’expérience commerciale globale. Au Royaume-Uni, les promoteurs du festival Cocoon in the park ont affirmé voir leurs revenus croître de 39 % sur une période de deux ans, entre autres grâce à cette technologie et aux données acquises qui leur ont permis de mieux élaborer leur stratégie de vente.    

 

Source : Festival Insights

L’innovation pour séduire les clientèles et répondre à leurs besoins

Créer des « effets wow », rendre l’ordinaire extraordinaire et se distinguer de la concurrence constituent des objectifs pour de nombreux organisateurs. Les festivaliers sont expérimentés. Ils s’informent et trouvent des idées sur le Web, particulièrement sur les médias sociaux. Ils voyagent sur leurs écrans, mais aussi physiquement, car ils sont bien conscients qu’une expérience ne se télécharge pas (lire aussi : Comment créer une expérience).

Le visiteur au centre de l’expérience

Connaître et bien comprendre les préférences de son public, ses besoins et ses motivations sont essentiels à l’innovation (lire aussi : Innover ou disparaître). Selon le type d’événement et sa situation géographique, la clientèle variera. Voici donc une série d’analyses (veuillez cliquer sur le thème pour lire le contenu) qui présentent : des tendances chez les consommateurs, les voyageurs culturels du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques, les familles québécoises, les voyageurs LGBTQ, les spécificités des générations Y et Z, les habitudes de voyage des milléniaux, de la génération X et des baby-boomers. Une veille sur ses clientèles est donc essentielle afin de créer une expérience globale qui répondra aux attentes ou les surpassera.

Des festivaliers gourmets et sensibles à l’environnement

Ces deux tendances ne peuvent plus être prises à la légère. L’intégration d’une offre culinaire diversifiée, saine, locale, fraîche et comprenant des solutions de rechange pour les personnes exprimant des besoins spécifiques n’est plus une option. Bien manger s’inscrit parmi les attentes des visiteurs. On assiste aujourd’hui à un éclatement de propositions qui mettent en valeur la gastronomie sous toutes ses formes, au grand plaisir des consommateurs (lire aussi : L’expérience gastronomique dans les festivals).

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Source : We are Waterloo

La conscientisation du public face aux enjeux environnementaux s’intensifie. Sensibilisé depuis plusieurs années, il souhaite aujourd’hui être informé des actions concrètement effectuées par les organisations et savoir de quelle manière il peut, lui aussi, collaborer à la réduction de son empreinte écologique. Bien des festivals répondent à l’appel. C’est le cas du festival les Eurockéennes de Belfort qui, en plus d’être certifié ISO 20121 depuis juillet 2017, a créé son propre label, « Eurocks Solidaires ». Ce dernier constitue un gage de mobilisation sur quatre enjeux sociétaux : la citoyenneté, la culture pour tous, l’environnement et la prévention. Un site Web lui est spécialement consacré afin de promouvoir les initiatives réalisées, d’offrir de l’information pertinente sur les enjeux et de présenter des campagnes de sensibilisation.

Vidéo : Youtube

Une présence accrue de startups dans le paysage événementiel

Des laboratoires d’innovation ainsi que des accélérateurs et incubateurs d’entreprises continuent de voir le jour. Leur présence facilite l’essor et le rayonnement de nombreuses startups qui se spécialisent notamment dans le tourisme et l’événementiel. L’agilité des jeunes pousses est favorable à l’innovation et permet de concevoir des solutions pratiques qui répondent aux besoins des organisations et des consommateurs. Par exemple, dans la cohorte 2018-2019 du MT Lab, Payzpot a développé un système intégré de gestion de files d’attente et de service client. Travailler de pair avec des startups ou même mettre sur pied un programme interne stimulant l’innovation est une avenue de plus en plus convoitée.

Ces tendances témoignent du dynamisme de l’industrie des festivals et des grands événements. Pour demeurer à l’affût de la veille effectuée sur ce thème, le RVT vous encourage à vous abonner aux bulletins du ministère du Tourisme.

 

Source image à la une : Pexels.com

 

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Marketing

Les événements sportifs, un atout pour la destination

André Richelieu, chercheur et professeur au département de marketing de l’ESG UQAM, a démontré, dans son article A sport-oriented place branding strategy for cities, regions and countries, l’importance d’intégrer les événements sportifs dans la stratégie d’image de marque d’une destination (place branding). Grâce à une vaste revue de la littérature et une collecte de données secondaires, le chercheur a identifié les priorités des gestionnaires de territoires (organismes publics, organismes de gestion de la destination, etc.) pour mener à bien une telle démarche.

Définir l’image de marque d’une destination à travers le sport

Il s’agit de développer une marque pour un territoire en utilisant des techniques marketing, dans le but de transformer positivement son image. Différents vecteurs peuvent être utilisés, comme l’histoire, l’architecture, la gastronomie, la géographie ou encore le sport. Ce dernier représente un effet de levier important pour les gestionnaires de territoires en raison de son aspect émotionnel, de sa capacité à engager un large public et à créer un lien de confiance entre le lieu et ses clientèles cibles (touristes, entrepreneurs, investisseurs et résidents).

Selon monsieur Richelieu, il existe quatre façons d’utiliser le sport dans l’image de marque de la destination :

  1. Les événements sportifs majeurs (ex. : les Jeux olympiques) ou secondaires (ex. : course cycliste dans le périmètre d’une ville) ;
  2. Les équipes sportives privées (ex. : équipe de soccer de Manchester United) ou nationales (ex. : équipe de rugby les All Blacks de la Nouvelle-Zélande) ;
  3. Les participations sportives (ex. : courir un marathon) ;
  4. Les lieux sportifs (ex. : stades sportifs d’équipes populaires, anciens sites des Jeux olympiques).

Le chercheur s’intéresse plus particulièrement aux événements sportifs et à leurs impacts potentiels sur un territoire.

Un rayonnement fort pour une destination

Les événements sportifs peuvent offrir un rayonnement qui dépasse les limites du territoire et s’étend à l’international dans le cas de ceux de grande envergure. Ils sont d’autant plus attractifs et efficaces qu’ils évoquent des symboles forts et déclenchent de vives réactions émotionnelles de la part des spectateurs. Le sport peut être un grand catalyseur de l’image de marque d’une destination.

Retombées sociales des événements sportifs

Monsieur Richelieu relate cinq impacts sociaux potentiels de la mise en place d’une stratégie de marque d’un territoire misant sur les événements sportifs. Ces impacts ont également été identifiés par d’autres chercheurs :

Capital social : Les petits événements ont une moins grande portée que les manifestations majeures, mais peuvent produire davantage d’impacts intangibles. Ils bénéficient à une large part de la population locale en renforçant le sentiment d’appartenance à la communauté  suscité par son implication dans l’organisation. Leurs effets sont plus durables et il y a de grandes chances que ces événements laissent un legs socioéconomique pour le territoire.

Bien-être et identité collective : Le sport procure un effet de bien-être pour ceux qui le pratiquent. Ce bienfait se manifeste aussi chez les personnes assistant aux événements et celles qui s’y sont impliquées en tant que bénévoles. Les prouesses sportives des athlètes, qu’ils évoluent à l’échelle locale, nationale ou internationale, suscitent un sentiment de fierté pour la population et permettent de forger une identité collective autour du sport.

Participation sportive : La tenue d’un événement stimule la participation sportive de la population. Celle-ci, inspirée par la performance des athlètes, décide de pratiquer un nouveau sport ou d’accroître ses activités physiques. Néanmoins, il s’avère que cet effet est surtout visible à court terme et plusieurs études ne revèlent aucun changement significatif parmi les populations observées.

Capital humain : Les événements sportifs, grâce aux possibilités de bénévolat qu’elles offrent, encouragent les interactions sociales, le partage de connaissances, l’entraide et le développement des compétences de leadership. Ces effets touchent plus la population locale dans le cas des petits événements, où elle est davantage mise à contribution. Dans le cas de manifestations majeures, une grande part des bénévoles proviennent de l’extérieur du territoire.

Régénération urbaine : D’ambitieux plans de développement d’infrastructures sont mis en place pour accueillir des événements internationaux. Bien souvent, ces installations ne répondent qu’à un besoin ponctuel et n’ont plus d’utilité une fois la manifestation achevée. Mais certains exemples prouvent qu’il est possible, avec une bonne planification, de régénérer une zone urbaine durablement. C’est le cas de la Pologne, lors du Championnat d’Europe de football en 2012. Le pays a choisi d’investir davantage dans le transport local et national que dans la construction ou la rénovation de stades, ce qui aurait stimulé l’économie du pays, tout en améliorant son attractivité touristique.

Approche holistique de l’image de marque d’une destination à travers le sport

Afin de définir une image de marque liée aux événements sportifs qui se distingue de celles des destinations concurrentes, les gestionnaires du territoire doivent adopter une approche holistique articulée autour de quatre dimensions :

  • Sportive : L’objectif des gestionnaires est d’organiser un événement mémorable unissant sport et divertissement (« sportainment »). Cela peut générer une image positive et des partenariats avec des marques.
  • Économique : Les gestionnaires s’assurent que l’événement soit financièrement viable, doté d’infrastructures durables qui seront réutilisées par la communauté.
  • Commerciale : Les revenus provenant des commanditaires et des produits dérivés sont maximisés.
  • Sociale : Les gestionnaires, mais aussi les politiciens, sont transparents afin d’obtenir le support de la communauté locale. La communication, la collaboration et le consensus sont les clés du succès. Cette dimension implique également de porter une attention au legs de l’événement. Pour cela, une méthode de calcul fiable est utilisée pour mesurer les impacts économiques et sociaux.

Cette approche holistique présente le potentiel de laisser un legs et de créer de la valeur pour le territoire et sa population. Pour résumer, voici les trois priorités des organismes publics et de gestion de la destination lors de l’organisation d’un événement sportif.

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Source : André Richelieu

Le tourisme sportif, un marché de grande importance

Au sein de l’industrie du sport, le tourisme sportif est le segment qui croît le plus rapidement. Selon l’Alliance canadienne du tourisme sportif et Statistique Canada, le pays a enregistré 19,8 millions de touristes sportifs en 2017, dont une grande majorité de Canadiens (90 %). Le Québec est la deuxième province d’importance après l’Ontario, en termes de volume. En 2017, 4,89 millions de visiteurs s’y sont déplacés et ont dépensé 1,27 milliard de dollars canadiens.

Montréal a accueilli 55 événements sportifs en 2017, comparativement à 35 en 2012, l’année où la Ville a instauré un programme pour encourager la tenue de ce type de manifestation. L’administration finance les événements de petite et moyenne envergure à hauteur de 500 000 $ par année et souhaite qu’ils génèrent non seulement des retombées économiques, mais aussi sociales.

C’est donc un marché d’importance pour Montréal, mais aussi pour l’ensemble du Québec. Afin de s’assurer que les événements accueillis sur leur territoire génèrent des impacts sociaux, les gestionnaires québécois peuvent s’appuyer sur l’approche holistique de monsieur Richelieu.

 

Source de l’image à la une : © pexels.com

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Produits et activités

Le b.a.-ba d’une expérience réussie

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, plusieurs intervenants ont partagé leur vision sur les facteurs de réussite d’une expérience mémorable.

Créer des souvenirs

Dans un monde où la technologie et le numérique prennent davantage de place, les consommateurs, toutes générations confondues, recherchent des expériences qui les engagent physiquement et émotionnellement. À ce sujet, Florent Bayle-Labouré, cofondateur du studio stratégique Kabana, propose cinq piliers sur lesquels s’appuyer, afin qu’une expérience devienne un souvenir inoubliable.

  1. L’émerveillement

Il s’agit de l’effet WOW. L’une des méthodes consiste à créer quelque chose de spectaculaire. Pour un événement, il doit :

  • S’ancrer dans un contexte, dans le temps et dans un lieu ;
  • Être gigantesque ;
  • Surprendre ;
  • Avoir un rapport d’échelle : faire en sorte que le spectateur devienne petit face à l’immensité de ce qu’il regarde.

Pour susciter l’émerveillement, l’événement doit être audacieux par son côté dérangeant, exotique et démesuré. Finalement, il faut qu’il soit éphémère et rare.

  1. Les émotions

Les émotions se génèrent de différentes manières. D’abord, en connectant les gens, un processus d’échange et de partage se crée entre eux. Ensuite, il faut les scénariser en les calculant et en les prévoyant. Les émotions sont davantage stimulées lorsque l’événement possède un volet transformatif, permettant d’être quelqu’un autre pendant un instant.

  1. La participation

Il est possible d’engager la participation des visiteurs en intégrant un volet immersif à leur expérience. L’immersion permet :

  • d’augmenter le niveau de connexion entre les participants (tel qu’expliqué plus haut) ;
  • de favoriser l’attractivité : il ne faut pas hésiter à en faire la promotion ;
  • d’offrir une évasion aux clients.

L’une des manières d’y parvenir consiste à exploiter la notion de « spect-acteur ». Les visiteurs deviennent alors acteurs de leur propre expérience. Une autre méthode pour susciter la participation est la stimulation des cinq sens pendant un évènement.

  1. La tangibilité

Comment rendre une expérience tangible ? La production de souvenirs permet d’y arriver. Que ce soit avec des peluches, des bibelots ou livres, elle se transfère dans un objet et offre un rappel physique et temporel. Grâce aux objets, la notion de collection et le culte se développent. Les consommateurs ressentent également le besoin de matérialiser leur expérience en produisant du contenu, tel que des photographies.

  1. Les moments 

La création de moments uniques, courts et simples, constitue une notion importante. Des petites attentions, comme des cadeaux de bienvenue, peuvent devenir des éléments de succès.

Bref, créer une expérience mémorable, c’est savoir parler à la tête des consommateurs, à leur cœur, à leurs tripes, à leur corps et à leur âme.

Repensez les espaces

Les expériences se vivent à travers un lieu. Selon Marie-Pier Tessier et Émilie Wake, les cofondatrices de l’agence événementielle (en)effet et responsables de l’espace de coworking extérieur Aire commune, il est possible de créer une expérience humaine forte en repensant adéquatement un lieu. Voici quelques conseils pour y parvenir.

Concevoir selon les besoins

Penser aux usages du lieu est essentiel. Il faut analyser le quartier et la population qui le compose sans oublier la clientèle qui se déplacera uniquement pour le visiter. Ont-ils besoin de zones d’ombres ? D’espaces de travail ? De coins repas ou de détente ? Bien qu’interroger vos visiteurs potentiels avant la création du site s’avère incontournable, les interpeler pendant qu’ils le fréquentent l’est tout autant. Cela permet de faire évoluer l’espace selon son utilisation et de s’adapter rapidement. Quelques exemples illustrent ces propos, notamment le Village C2 Montréal, le Village au pied du courant et les placottoirs.

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Source : Unsplash

Inventer la bonne ambiance 

Il s’agit de créer la bonne atmosphère (Look & Feel). Grâce à une ambiance adéquate, les visiteurs demeurent plus longtemps sur place, partagent leur expérience sur les réseaux sociaux et sont plus susceptibles de revenir. Pour y parvenir, il faut :

  • créer des zones ;
  • utiliser du mobilier polyvalent ;
  • varier et ajuster le son, la lumière et la température ;
  • planifier le parcours du participant ;
  • observer les réflexes naturels des gens ;
  • créer une identité visuelle.

Igloofest, les Jardins Gamelin et Le Spot s’avèrent de bons exemples.

Ne pas négliger l’accessibilité

Afin que toutes les clientèles profitent au maximum du lieu et vivent une belle expérience, la notion d’accessibilité doit être prise en considération. Comme le rapporte Isabelle Ducharme, de Kéroul, cela ne concerne pas seulement les visiteurs handicapés, cela touche aussi les individus à mobilité réduite, ceux ayant des troubles de santé mentale, les personnes âgées, les enfants, les familles ou la population avec des besoins particuliers, mais temporaires (blessé, convalescent, etc.). Divers éléments doivent être analysés lors de l’aménagement d’un lieu comme le stationnement, l’accueil, la circulation, la signalisation, les toilettes, etc. Kéroul offre plusieurs ressources écrites, des formations et des subventions afin d’améliorer l’accessibilité des sites et des évènements.

Mesurer l’expérience

Avez-vous déjà pensé à mesurer l’expérience de vos clients ? D’après Vincent Leclerc, analyste principal chez Lanla Recherche Marketing, cela constitue un net avantage pour une entreprise dans un contexte où les consommateurs ont davantage de choix, sont moins fidèles envers une marque et sont prêts à essayer différentes choses pour obtenir l’expérience qui va combler leurs attentes.

Procéder à la mesure de l’expérience client permet de mieux cerner les attentes et connaître ses détracteurs (les insatisfaits). Il ne faut pas s’en méfier et les percevoir comme des ennemis. Au contraire ! Ils s’avèrent une mine d’information pour améliorer l’expérience.

Elle se mesure avec cinq indicateurs :

  • indice de performance client ;
  • indice d’uniformité ;
  • attentes des clients ;
  • moments de vérité ;
  • L’indicateur de fidélité (Net Promoter Score, NPS).

Si l’expérience client se mesure, il ne faut pas oublier celle des employés. Leur expérience et leur mobilisation sont intimement liées à leur performance et conséquemment, à celle du visiteur. Du personnel détracteur s’avère aussi nuisible (et même plus) pour une marque qu’un client insatisfait. Pensez-y !

 

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Marketing

L’odorat, créateur d’émotions

Le voyageur s’attend désormais à vivre des émotions qui stimuleront tous ses sens. Les entreprises et organismes œuvrant dans l’industrie touristique ont avantage à offrir des expériences significatives et créatrices d’émotions, car celles-ci favoriseront le développement d’une relation durable avec leur clientèle.

L’utilisation des sens est un moyen efficace pour susciter des émotions chez les voyageurs, mais ceux-ci sont-ils exploités à leur juste valeur ? Encore sous-estimée, la stimulation de l’odorat fait tranquillement sa place dans le milieu touristique. Les odeurs s’avèrent un levier de distinction pour une entreprise, car elles lui permettent de se différencier et de s’ancrer dans l’esprit des clients en amenant un engagement plus interactif et émotif. Elles ont un impact sur l’expérience vécue.

Pourquoi ? Parce que l’odorat est l’un des sens les plus puissants. D’après madame Audrey Bernard, fondatrice de l’entreprise Stimulation Déjà-Vu*, il traite l’information d’une manière émotionnelle, contrairement à la vue qui est plus cognitive. Donc, grâce au sens olfactif, il est possible de communiquer directement avec le centre émotionnel d’une personne et de marquer davantage sa mémoire.

Voici comment il est possible pour les destinations et l’industrie de l’événementiel de l’exploiter.

Raconter les destinations

Comme le souligne madame  Bernard, l’odorat constitue une valeur ajoutée lorsque la destination doit être racontée à des visiteurs potentiels. Puisque la mémoire olfactive possède une très grande capacité de rétention, une personne ayant senti une odeur a beaucoup plus de chance de garder la destination en tête et d’être influencée dans sa planification de voyage, car des émotions y sont maintenant rattachées.

Mettre des villes dans des tubes

En 2017, la compagnie ferroviaire Thalys et l’agence publicitaire RosaPark ont réalisé le projet artistique et éphémère Scents of the city. Les participants ont pu découvrir Paris, Copenhague, Bruxelles et Amsterdam grâce à 752 tubes contenant les parfums caractéristiques de ces villes desservies par l’entreprise. Parmi celles-ci, mentionnons l’odeur de l’herbe fraîche du parc Royal, des tulipes du Marché aux fleurs ou des tournesols du musée Van Gogh. Un dépliant expliquant les odeurs et une carte les situant dans la ville ont également été produits. La vidéo suivante présente le projet.

Source : YouTube

Un coffret ludique pour raconter Montréal 

En septembre 2018, Tourisme Montréal se trouvait au Lyon Street Food Festival pour présenter la gastronomie montréalaise aux Lyonnais. Plusieurs animations permettaient de découvrir et de promouvoir la métropole québécoise, dont un atelier olfactif. Stimulation Déjà-Vu a élaboré un coffret avec huit thèmes olfactifs représentant la ville à travers ses quartiers, son patrimoine et son quotidien. Après avoir senti les odeurs, les participants devaient les associer à des images.

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Crédit : Audrey Bernard

La création d’une signature olfactive 

Certaines entreprises ou destinations développent leur image de marque grâce à la stimulation de l’odorat. Une signature olfactive ou un logolf (logo olfactif) s’avère un complément idéal pour une marque, car il la renforce en étant un facteur de différenciation et un vecteur de notoriété. Il s’agit à la fois d’un élément de découverte et d’un incitatif à revenir.

Pour le touriste, la signature olfactive crée un attachement affectif, améliore sa perception et laisse une empreinte durable et positive dans sa mémoire.

Pour le touriste, la signature olfactive crée un attachement affectif, améliore sa perception et laisse une empreinte durable et positive dans sa mémoire. Lorsqu’elle est déclinée en produits dérivés, il est possible de garder l’interaction entre la marque et le visiteur.

Impliquer les résidents : le cas de la Haute-Loire

Depuis 2017, ce département français propose une nouvelle signature olfactive : Haute-Loire, le parfum. Désirant créer un produit possédant une identité territoriale forte, les responsables ont impliqué les résidents dans le processus de création. À l’été 2016, les habitants ont répondu à un sondage en ligne pour déterminer les principales caractéristiques olfactives de la région. Par la suite, six compagnies ont soumis une fragrance au vote. Le parfum du laboratoire Cosmetosource a remporté la faveur du public. Il se définit par des notes de verveine, de carotte, de menthe poivrée, de cèdre blanc et de sapin Douglas. En plus des produits conçus par le laboratoire (savon, gel douche, huile ou vaporisateur d’ambiance), les entreprises du département peuvent utiliser la fragrance pour la création de souvenirs uniques.

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Source : Aroma Thermes

Tourisme Shawinigan crée son odeur « naturelle » 

Dès que les visiteurs entrent dans le nouvel office de tourisme de Shawinigan, un léger parfum de sous-bois les accueille. Cette ambiance olfactive se veut une représentation du côté chaleureux de la région. L’objectif consiste à susciter la curiosité chez les visiteurs et à représenter les différentes randonnées et activités de plein air du secteur. Pour revivre leur expérience, les touristes peuvent se procurer la fragrance en vaporisateur de poche et ramener un peu de Shawi à la maison.

L’odorat en évènementiel

La stimulation de l’odorat pendant un évènement constitue une avenue très intéressante pour le rendre mémorable. Pendant une conférence, les participants deviendront plus réactifs et attentifs si leurs sens sont stimulés. Ils prendront davantage conscience de leur environnement. Il est toutefois important de faire un bon calibrage et de bien scénariser les vagues olfactives comme le souligne madame Bernard, de Stimulation Déjà-Vu. Une diffusion en continu ne s’avère pas pertinente, car la fragrance ne se remarque plus après 15 ou 20 minutes.

Pendant une conférence, les participants deviendront plus réactifs et attentifs si leurs sens sont stimulés.

L’utilisation de l’odorat en tourisme constitue une voie intéressante pour raconter une destination et devenir mémorable. Son emploi demande toutefois une expertise puisque plusieurs éléments doivent être maîtrisés pour bien doser et réussir à faire vivre une expérience positive. Par exemple, certaines personnes sont hypersensibles aux odeurs. De plus, les réactions et la stimulation ne seront pas les mêmes selon divers facteurs culturels et générationnels.

Les projets olfactifs se développent et les opportunités sont immenses. C’est inspirant, le sentez-vous ?

 

* Stimulation Déjà-Vu est l’une des startups de la cohorte 2018-2019 du MTLab, l’incubateur en tourisme, culture et divertissement de Montréal.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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3 étapes clés pour créer son programme de commandite

Mais tout d’abord, qu’est-ce que la commandite ? Il s’agit d’une source de financement pour toutes sortes d’événements qui reçoivent une certaine somme d’argent ou d’incitations d’une organisation en échange d’une visibilité. Le mot clé ici est visibilité. Pour le commanditaire, c’est un outil de marketing efficace et puissant pour accroître et renforcer la notoriété de sa marque sur des marchés de niche ciblés. Plus encore, c’est l’occasion de créer des liens profonds et durables avec les participants. Voilà pourquoi de nos jours, on parle plus de partenariat que de commandite. Ce petit guide sans prétention présente les principales étapes pour parvenir à ses fins.

1. Connaître ses participants

La première étape du processus consiste à collecter suffisamment de renseignements sur vos participants.

La première étape du processus de recherche de commanditaires consiste à collecter suffisamment de renseignements sur vos participants : leur nombre, leur titre professionnel, le nom de leur entreprise, leurs profils démographique et même psychographique (loisirs, habitudes d’achat, destinations de voyage, etc.). La liste des délégués constitue souvent la première chose que le commanditaire regarde lors de l’évaluation d’une possibilité de commandite pour un congrès ou une conférence. S’il est convaincu d’être en mesure d’atteindre son public cible, il sera plus enclin à parrainer l’événement.

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Source : Wendy Wei, Pexels 

Plus vous segmentez votre public, mieux vous serez préparé à gagner le cœur des commanditaires.

Google Analytics permet de recueillir facilement des données démographiques de base. Vous pouvez ensuite combiner ces renseignements à ceux de votre système de billetterie et d’enregistrement à l’aide d’une plateforme de gestion de données. Pour raffiner votre connaissance et compléter cette première analyse, la meilleure méthode consiste à réaliser un sondage. Lorsque vous aurez amassé un nombre substantiel de données sur chacun de vos participants, tentez de découvrir des traits communs et des caractéristiques qu’ils partagent (au moins trois ou quatre). Les commanditaires segmentent leur clientèle, ils attendent le même niveau de détail de votre part. 

Plus vous segmentez votre public, mieux vous serez préparé à gagner le cœur des commanditaires.

2. Créer des occasions de commandites

La prochaine étape consiste à déterminer comment les commanditaires interagiront avec vos participants. Quelles actions leur offrent la visibilité souhaitée ? En voici quelques exemples :

  • installer une bannière ou un kiosque lors de l’événement ;
  • offrir de la publicité dans les documents imprimés tels que le programme et sur votre site Web ;
  • proposer une présence sur l’application mobile ;
  • promettre des laissez-passer, un accès prioritaire (VIP) aux réceptions, ou des entrevues exclusives ;
  • offrir la possibilité de prendre la parole lors d’une conférence ;
  • créer des animations ou des activités qui marqueront l’esprit du participant (activation de la marque) ;

Estimer la valeur de ses atouts

Réunissez votre équipe pour une séance de remue-méninges et jetez un coup d’œil sur la concurrence pour trouver des idées auxquelles vous n’aviez pas pensé. Au fur et à mesure que vous avancez dans cette étape, créez un tableau de bord dans lequel vous inscrirez une liste de vos atouts dans une colonne et leur attribuerez une valeur dans l’autre. Que croyez-vous qu’un commanditaire serait prêt à payer pour chacun des éléments de votre grille ? Rappelez-vous que vous êtes en concurrence avec d’autres méthodes publicitaires. Les commanditaires potentiels investissent quotidiennement dans la publicité et le marketing. Ils connaissent exactement la valeur d’un envoi de courriels ou d’un placement de logo. Est-il possible de promettre plus de valeur ? Oui. Par exemple, si vous savez que la majorité de vos participants sont des décideurs, votre proposition pourrait devenir plus attrayante. Ainsi, pour maximiser vos revenus de commandite, vous devez trouver la zone idéale entre le coût réel de chaque atout et sa valeur perçue par le parraineur. Bien sûr, celle-ci peut s’avérer difficile à évaluer, mais en analysant la concurrence, ce qu’elle offre et à quel prix, il est possible d’établir un montant initial.

Opter pour des forfaits personnalisés

La liste des atouts et leur évaluation constituent une base de travail pour rencontrer des commanditaires potentiels. À ce stade-ci, plusieurs entreprises sont tentées de regrouper les divers éléments de la grille en niveaux : or, argent ou platine, par exemple. La plupart des experts croient qu’il s’agit d’un bon point de départ, mais ils sont tous d’accord pour dire que les forfaits personnalisés sont indispensables. Il faut offrir la liberté aux parraineurs de choisir ce qui leur convient le mieux. Énumérez vos options par type — image de marque, visibilité sur les lieux, échantillons, etc. — pour aider les commanditaires à comprendre rapidement la valeur potentielle de chaque proposition.

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Source : Unsplash, Maxime Bhm

3. Sélectionner et contacter des commanditaires potentiels

Trouver les partenaires parfaits constitue une étape cruciale pour assurer une expérience mémorable à ses participants. Un programme de parrainage réussi commence par une liste de prospects bien documentée. Pour l’établir, vous pouvez visiter le site Web d’événements semblables aux vôtres pour y découvrir les entreprises qui les ont parrainés, ou mieux encore, y assister pour y rencontrer les commanditaires présents. C’est une excellente astuce pour dénicher des idées d’éléments à proposer aux commanditaires. Regardez aussi du côté de leurs concurrents. Peut-être souhaiteraient-ils parrainer votre événement ? En tant qu’organisateur, vous devez en apprendre autant que possible sur les organisations auxquelles vous désirez vous associer. Bien connaître leurs publics cibles et leurs valeurs, comprendre leur mission et leurs objectifs sont autant d’actions qui vous placent en bonne position pour leur offrir un partenariat qui corresponde à leurs intérêts. Après avoir identifié les meilleurs prospects, il importe de s’adresser aux décideurs pour leur présenter votre proposition de commandite et il vaut mieux le faire en personne.

À la fin de l’événement, communiquer les gains et les pertes à ses parraineurs constitue une partie essentielle de la relation, affirment les experts : statistiques de fréquentation, photos, mentions sur les médias sociaux, nombre d’impressions et engagement avec leur marque, etc. Si vos commanditaires sont satisfaits de leur partenariat, demandez-leur de renouveler leur participation pour la prochaine année (si votre événement est récurrent).

Vous avez d’autres idées ou façons de faire ? Partagez-les avec vos collègues de l’industrie.

 

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Produits et activités

Les Beaux-Arts culinaires

Pour célébrer la Fête de la Gastronomie — Goût de France, on retrouve l’événement « Les Beaux-Arts Culinaires » pour une quatrième année en Normandie. Le concept : des chefs normands s’inspirent d’une œuvre d’art exposée dans l’un des huit musées participants de la région, afin de créer une recette originale. Ayant préalablement visité le musée, choisi leur tableau et préparé leur création, les 50 chefs invités viennent ensuite cuisiner au pied de la toile sélectionnée pour recréer leur œuvre culinaire devant le public.

Les visiteurs ont la chance de déguster des plats uniques, de discuter avec les chefs à propos du choix de leur tableau et de vivre une expérience culturelle multisensorielle. À leur sortie, ils repartent avec la recette du chef illustrée sur une carte postale. L’expérience se poursuit en ligne, sur la section « Recettes » du site Web où l’on retrouve la recette, mais également un mot du chef qui partage les détails de son inspiration. Cette animation culinaire valorise la région, les produits, la gastronomie et de nombreux acteurs de la Normandie.

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Source : Les Beaux-Arts Culinaires – Recette Coquillages et carottes, velouté safrané

 

Source image à la une : Les Beaux-Arts Culinaires

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Segments de clientèles

Intérêt des voyageurs pour les activités culturelles

Le tourisme culturel regroupe une offre non seulement vaste et riche, mais aussi grandement diversifiée. Il est difficile de dresser un portrait de la clientèle puisque de nombreux secteurs sont impliqués. Le présent exercice expose des données qui dressent un portrait partiel, mais apportant néanmoins quelques lumières. Bonne nouvelle : les activités culturelles intéressent tous les segments d’âge, les hommes autant que les femmes ainsi que les communautés culturelles québécoises.

Les données analysées proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement par Vividata. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 9000 Québécois âgés de 12 ans et plus, 15 700 Ontariens et 3300 répondants des provinces atlantiques. Cette analyse présente les réponses liées à la fréquentation de lieux culturels en tant que loisir et la participation à certaines activités dans le cadre d’un voyage de vacances, toutes destinations confondues.

La culture en tant que loisir

Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux 

Avant d’aborder la pratique d’activités lors de voyage, le graphique suivant illustre la proportion de la population du Québec, de l’Ontario et des provinces atlantiques ayant participé à l’une ou l’autre des activités culturelles suivantes. Théâtre et musée se classent en premier : environ un Québécois sur cinq a fréquenté ces lieux sur une période d’un an. L’opéra, le jazz et le ballet rejoignent des niches plus pointues de la population. Les Ontariens et les résidents des maritimes fréquentent le théâtre, les musées et les galeries d’art dans des proportions supérieures aux Québécois.

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Cette fréquentation varie selon l’âge du répondant. Dans le graphique 2, la répartition de la population québécoise par groupe d’âge pour chacune des activités est comparée à celle de l’ensemble de la population (colonne de gauche). Les principales surreprésentations sont les suivantes :

  • Les 18 à 24 ans pour les concerts de rock
  • Le ballet rejoint une proportion assez importante de jeunes
  • L’opéra et les concerts de musique classique intéressent des clientèles plus âgées
  • Intérêt plus marqué des 50 à 64 ans pour toutes les activités

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Profil des touristes d’agrément ayant pratiqué une activité culturelle

Environ 22 à 23 % des Québécois ont participé à un événement culturel ou visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage effectué dans les 12 mois précédant l’enquête. Il s’agit d’activités populaires, se classant juste après la plage, les visites touristiques et le magasinage. Ces proportions sont semblables pour les résidents des provinces atlantiques, alors que les Ontariens ont participé à des événements culturels dans une moindre mesure (18 %).

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Au Québec, tous les segments d’âge, sans variance importante, pratiquent ces deux activités. Notons néanmoins un intérêt plus marqué chez les voyageurs de 65 ans et plus, contrairement aux jeunes de 12 à 17 ans.

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Comparativement à l’ensemble des voyageurs masculins, une proportion un peu plus importante d’hommes québécois (49 % versus 46 % des répondants) pratique des activités culturelles lors de voyages. Chez les femmes, cet écart est inversé (51 % versus 54 %). L’intérêt pour ces activités ne semble pas influencé par le fait que l’on soit né au Canada ou à l’extérieur du pays.

Les voyageurs en solo présentent un intérêt plus marqué pour les activités culturelles et la visite de musée ou de galerie d’art. À l’inverse les ménages comptant trois personnes ou plus ou encore des enfants sont légèrement sous-représentés par rapport à l’ensemble des voyageurs. 

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Ne plus aborder le tourisme culturel comme un produit de niche est la première étape à franchir. Plusieurs l’ont bien compris. La suite consiste à intégrer efficacement les expériences dans l’offre globale de la destination, peu importe le segment de clientèle à laquelle on s’adresse.

 

Source de l’image à la une : Infographie du Réseau de veille à partir des données de Vividata

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Tendances

Regard sur les tendances du tourisme d’affaires

L’Association des professionnels de congrès du Québec estime que les congrès et les évènements ont rapporté plus de 268 millions de dollars en dépenses en 2016. Considérant leur apport important à l’économie et à la notoriété de la destination québécoise, le ministère du Tourisme s’est engagé à doter ce secteur d’une stratégie d’ensemble de mise en valeur. Selon le plan-cadre 2017-2018, plusieurs études devraient bientôt fournir des données stratégiques dans ce domaine. D’ici là, qu’en est-il des grandes tendances ?

La technologie et le numérique au cœur du tourisme d’affaires

Sabre Corporation s’est associé à The Global Business Travel Association pour mener une nouvelle étude à ce sujet. Les résultats démontrent que la technologie est perçue par les voyageurs d’affaires comme un outil pour simplifier l’ensemble de leur parcours et de leur expérience. Selon l’étude, le voyageur est satisfait s’il peut compter sur un accompagnement permanent.

la technologie est perçue par les voyageurs d’affaires comme un outil pour simplifier l’ensemble de leur parcours et de leur expérience

Si cette tendance est aujourd’hui présente, elle continuera à prédominer dans les prochaines années, d’autant plus que tout est désormais à portée de la main du voyageur, grâce à son appareil mobile.

Selon l’étude, plusieurs éléments technologiques se développeront au grand bénéfice des voyageurs d’affaires.

ordinateur et appareils mobilesSource : Pexels

Par exemple, le paiement virtuel deviendra un élément important pour la réservation. Le voyageur ne devrait bientôt plus avoir besoin de sa carte de crédit. De plus, la réalité virtuelle ainsi que la reconnaissance faciale seront bientôt assez développées pour accélérer l’enregistrement, tant à l’aéroport qu’à l’hôtel. Cette personnalisation sera d’autant plus exploitée par l’utilisation et le stockage de données ; une manière de répondre aux attentes du voyageur qui désire être accompagné durant l’ensemble de son parcours.

La numérisation a aussi un impact sur la mobilité du tourisme d’affaires. Il est maintenant possible d’analyser le coût du déplacement dans sa globalité et de comparer plus facilement les offres qui sont regroupées en un seul et même endroit. Les modèles alternatifs sont beaucoup plus présents via les plateformes de gestion des déplacements, forçant ainsi les compagnies traditionnelles à réagir.

L’enjeu de la sécurité

Les voyageurs d’affaires sont également préoccupés par les risques associés aux déplacements en cette période d’incertitude géopolitique mondiale. En 2016, 45 % des touristes d’affaires considéraient le terrorisme comme leur principale inquiétude pendant leur voyage, selon une étude de la Global Business Travel Association. À cet égard, plusieurs entreprises s’informent de plus en plus des mesures de sécurité mises en place dans les lieux visités. Une précédente analyse a fait l’état de cette situation dans le domaine de l’hôtellerie.

Outils disponibles 

Les entreprises technologiques s’adaptent aux besoins grandissants des voyageurs d’affaires en matière de sécurité. Certaines d’entre elles ont ajouté des options de géolocalisation et d’alertes à leurs applications mobiles. Par exemple, les applications MyTrip et TripSource ont une fonction qui permet aux entreprises touristiques d’envoyer des avis à leur clientèle, en cas d’évènements majeurs liés à la sécurité, aux conditions climatiques ou au transport, qui ont une incidence sur le programme du voyage. D’ici la fin 2017, l’agence de voyages d’affaires BCD Travel prévoit ajouter à son application TripSource un bouton de géolocalisation afin que les voyageurs puissent se signaler en sécurité lors d’évènements menaçants.

Si la sécurité semble devenir une préoccupation de plus en plus importante, le tourisme d’affaires ne ralentit pas pour autant

Si la sécurité semble devenir une préoccupation de plus en plus importante, le tourisme d’affaires ne ralentit pas pour autant. Comme l’explique Guillaume Col, président-directeur général d’American Express Global Business Travel France, BeNelux et Europe Sud, le voyageur d’affaires continuera à se déplacer pour développer son entreprise, malgré l’augmentation des risques et des contraintes.

Joindre l’utile à l’agréable

Le phénomène du bleisure n’est pas nouveau, mais il devient de plus en plus populaire. Selon The Global Business Travel Association, près de 40 % des voyageurs d’affaires nord-américains ont prolongé leur séjour pour des activités d’agrément au cours de l’année 2017. Cette tendance est beaucoup plus présente chez les milléniaux (48 %) que chez les baby-boomers (23 %). Comme le démontre une précédente analyse, il existe une multitude de moyens de s’adresser à ce type de clientèle et de les inciter à prolonger leur séjour.

Le bleisure se décline maintenant en de nouveaux concepts. Tout d’abord, le bleasure correspond à la contraction de business (affaire) et pleasure (plaisir). Il vise les jeunes professionnels. Ceux-ci estiment que les voyages d’affaires constituent une partie agréable de leur travail et y prennent plaisir, d’autant plus qu’il s’agit souvent d’une occasion pour eux de découvrir une nouvelle région ou pays. Une autre déclinaison du bleisure convient à ceux qui prolongent leur séjour d’affaires en cherchant à vivre de nouvelles expériences. On parle alors de workventure.

Plateformes collaboratives pour les lieux de réunion

Plusieurs outils et stratégies sont disponibles pour faciliter et bonifier l’expérience du voyageur d’affaires lors de réunions et de congrès. La diversification des lieux pour tenir des évènements est aussi en pleine expansion afin de répondre à la demande croissante du secteur. Maintes start-ups ont développé des plateformes collaboratives pour faciliter la location de salles, qu’elles soient conventionnelles ou insolites. Par exemple, les entreprises telles que Zipcube, Workspace2go, Bird Office ou Choose and work permettent aux professionnels et aux entreprises de réserver des locaux en ligne.

Le tourisme d’affaires et de congrès est en pleine croissance, tant à l’international qu’au Québec. Avez-vous observé d’autres tendances dans ce secteur ?

Source de l’image à la une : Pexels

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Technologies

Une cure de jeunesse pour les cartes postales

À bord de ses triporteurs, Postmii parcourt les lieux touristiques et les événements en France et au Portugal, pour proposer aux visiteurs d’envoyer une carte postale à leur effigie. Les « postmiibike », qui fonctionnent à l’énergie solaire, sont équipés de tablettes pour prendre des photos et les personnaliser selon la destination ou l’événement, grâce à une sélection de modèles et de filtres. L’utilisateur choisit d’imprimer directement la carte postale et de la glisser dans la boîte aux lettres prévue à cet effet, ou bien de la recevoir par courriel. Lors d’événements, les photos peuvent être partagées sur les pages Facebook et Twitter des participants et des organisateurs. Le tarif en France est de six euros pour la carte, le timbre et l’envoi postal.

Une des plus-values de ce service est la possibilité d’inclure de l’information touristique à l’application, et un système de billetterie pour les activités offertes dans la destination. Voici les autres services inclus :

Postmii-cartes-postales Source : Postmii

Une entreprise similaire, Peeksprint, s’est lancée sur ce marché avec des bornes disposées dans les lieux touristiques. Le visiteur est invité à se connecter au Wi-Fi de la borne à l’aide de son téléphone intelligent. Il peut ensuite y télécharger les photos de son choix, les imprimer au coût de un à deux euros et les poster dans la boîte aux lettres intégrée. La start-up affirme être la seule en Europe à offrir ce service « clé en main ».

Peeksprint-borne Source : Facebook/Peeksprint

Pour la destination ou les organisateurs d’événements, c’est un point de contact supplémentaire avec les visiteurs ; un autre moyen de les rejoindre et une occasion d’obtenir de nouvelles données à leur sujet.

 

Source de l’image à la une : © Peeksprint

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Marketing

5 tactiques efficaces de marketing hors ligne

 

Le marketing en ligne occupe toutes les tribunes. Pourtant, les actions hors ligne s’avèrent tout aussi cruciales pour la plupart des petites et moyennes entreprises. L’Adventure Travel Trade Association (ATTA) collige dans un document des astuces marketing hors ligne peu coûteuses. Voici les grandes lignes de ce rapport.

  1. Faire de la communauté un levier

Dans un premier temps, rappelons l’importance de se joindre et de participer aux activités de l’association touristique régionale, aux chambres de commerce de la région et autres regroupements cohérents. En plus de bénéficier de leurs vitrines, les entreprises membres peuvent profiter de ce réseau pour faire connaître leur offre et développer des partenariats.

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Source : Pexel

Mais la communauté ne se limite pas aux autres entreprises. Participer à la vie sociale de la collectivité crée un sentiment d’appartenance de la population envers l’organisation. L’engagement de la communauté envers l’entreprise peut exercer une forte influence sur le bouche-à-oreille et l’image de marque. Voici deux exemples de gestes porteurs :

  • Donner des prix : les écoles, les groupes communautaires cherchent souvent des prix pour des concours ou pour remercier des bénévoles; profitez-en pour offrir un de vos produits ou une réduction sur vos services.
  • Organiser des événements grand public : choisir une thématique cohérente comme une conférence-atelier sur la cuisine en plein air ou encore sur les voyages en famille. Pour une ambiance agréable, il s’avère judicieux d’offrir quelques bouchées et des boissons.

 

  1. Développer une expertise et la partager

Gérer une entreprise dans un secteur niché, en tourisme d’aventure par exemple, permet de développer un savoir-faire et des connaissances basées sur l’expérience. Cette information intéresse les voyageurs d’aventure ou les autres professionnels du milieu :

  • Devenir conférencier : les organisateurs d’événements cherchent des conférenciers et l’indiquent parfois sur le site Web de l’événement.
  • Intervenir en classe : les professeurs en tourisme, au collégial comme à l’université, souhaitent souvent intégrer une conférence d’un intervenant du milieu afin de compléter la théorie par des expériences pratiques avec des gens de terrain. Voilà une excellente façon de faire connaître l’entreprise à une jeune clientèle ainsi qu’à un bassin de main-d’œuvre potentiel.
  • Effectuer une étude et la partager : il peut s’agir d’une enquête auprès de la clientèle ou d’une recherche sur les bonnes pratiques. Le partage des résultats peut être fait lors d’un congrès annuel, d’une foire ou en ligne sur les médias sociaux.

 

  1. Concevoir du matériel imprimé mémorable

Selon la firme Miles Partnership, plus de la moitié des voyageurs américains ont utilisé des médias imprimés (tous types confondus) comme sources d’information pour un séjour touristique en 2016. Mais ces publications doivent sortir du lot pour marquer les esprits et éviter qu’elles ne tombent trop rapidement dans le bac à recyclage.

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Source : ATTA

Les dépliants, les brochures et les prospectus retiendront l’attention s’ils se déploient dans un format original, un design attrayant et proposent un contenu distinctif. Il faut donner envie aux consommateurs de conserver la publication. Aussi, celles-ci doivent être disposées à des endroits propices à la rencontre du marché cible. Par exemple, une entreprise de pêche récréative de la Norvège a installé ses dépliants à la poissonnerie de certaines épiceries grâce à un partenariat avec l’entreprise en alimentation Whole Foods.

 

  1. Établir les bons partenariats

Le choix des partenaires d’affaires est très important puisque ceux-ci peuvent aider à promouvoir votre organisation auprès de sa clientèle. Il peut s’agir d’organisations complémentaires situées dans la même destination avec lesquelles il est possible de développer des forfaits. Des entreprises offrant le même type de produits, mais œuvrant dans des régions différentes peuvent également s’associer pour créer une offre groupée avec rabais, comme le font plusieurs stations de ski, au Québec et ailleurs.

 

  1. Convertir les anciens clients en ambassadeurs

Les clients satisfaits sont les meilleurs ambassadeurs d’une marque. Des entreprises cultivent cet intérêt par des petites attentions comme l’envoi de courrier personnalisé à Noël et à l’anniversaire du client. Certaines entreprises font parvenir des photos du séjour. Un vignoble envoie une bouteille de vin un an après le séjour aux clients qui ont participé aux vendanges. Ce type d’attention crée une impression très favorable, remémore de bons souvenirs et alimente les conversations.  

 Mettre tout ça en ligne pour faire plus de bruit!

Évidemment, les tactiques hors ligne sont encore plus porteuses lorsqu’elles sont jumelées à des actions en ligne qui offrent une immense visibilité, surtout lorsqu’elles sont partagées sur les médias sociaux. C’est notamment le cas des campagnes guérillas, soit celles qui surprennent le consommateur et créent un buzz marketing.

Dans tous les cas, rappelons au moins deux éléments importants à considérer avant de produire une campagne marketing, qu’elle soit en ligne ou hors-ligne :

  • Identifier clairement le marché cible de cette campagne et ses caractéristiques;
  • Formuler l’action souhaitée chez le consommateur avec cette campagne. S’agit-il de l’inciter à consulter le site Web? À réserver un service? À assister à un événement? L’objectif doit être clair pour en mesurer les résultats.

 

Source de l’image à la une : @Teemu Paananen sur Unsplash