Catégories
Marchés géographiques

Québécois de la métropole, des centres urbains de taille moyenne et des petites localités

Le marché des Québécois représentait 79% des touristes au Québec en 2008. D’où l’intérêt d’en connaître toutes les facettes, notamment le profil segmenté selon le lieu de résidence. Quelles sont les différences et les similitudes entre un Québécois de la région métropolitaine de Montréal, celui d’une municipalité de moindre ampleur et celui d’une petite localité? On apprend entre autres que les Québécois des petites ou moyennes municipalités voyagent davantage au Québec alors que les Montréalais sont plus enclins à partir à l’étranger.

La présente analyse explore les données de Print Measurement Bureau (PMB) sur le comportement de voyage des Québécois en fonction de la taille de leur agglomération de résidence. Les trois segments correspondent aux trois tailles d’agglomérations suivantes : plus d’un million d’habitants, de 100 000 à un million, et moins de 100 000. Il s’agit des données 2011 d’une enquête réalisée mensuellement auprès des Canadiens de 12 ans et plus.

Avant d’entreprendre la lecture des graphiques suivants, il importe de noter les écarts entre les populations totales de ces segments:

  • plus de 3,6 millions de Québécois résident dans une agglomération de plus d’un million d’habitants (53%), c’est-à-dire la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal;
  • environ 1,1 million habitent dans une agglomération de 100 000 à un million, ce qui inclut des villes comme Québec, Trois-Rivières, ou Saguenay (16%);
  • près de 2,2 millions de Québécois vivent dans de plus petites localités de moins de 100 000 habitants (31%).

Cette répartition influe sur la lecture de la présente analyse: même si un taux de pratique est plus important pour le deuxième ou le troisième segment, cela ne signifie pas pour autant une supériorité en nombre absolu. Tout pourcentage et taux de pratique réfère soit au total de la population dudit segment, soit au nombre d’individus ayant effectué un voyage dans ce même groupe.

Taux de départ

Quoique les périodes de référence soient différentes (12 mois et 3 ans), on observe que les résidents des localités de 100 000 à un million d’habitants voyagent davantage au Canada que ceux des autres segments (voir graphique 1). Cependant, ces taux varient pour les voyages internationaux: les habitants de la métropole se déplacent dans une plus forte proportion et les résidents des plus petites municipalités se révèlent moins enclins à voyager. L’accès plus facile à des vols internationaux expliquerait en partie cet écart.

Profil_Quebecois_selon_ville_residence_graph1

La durée de séjour des voyages au Canada ne varie pas beaucoup d’un groupe à l’autre. Aucun écart marqué non plus quant à la propension à voyager avec des enfants (près du tiers).

Principales destinations

Sans surprise, le Québec est la province la plus visitée parmi les répondants ayant voyagé au Canada au cours des 12 derniers mois, et ce, particulièrement par les individus résidant dans les villes de taille intermédiaire (voir graphique 2). En outre, l’Ontario et les autres provinces sont plus susceptibles d’attirer les habitants de la métropole. Rappelons ici qu’il s’agit de proportions pour chacun des segments; dans le graphique 2, le taux de 87% correspond à environ 497 000 individus, 70% à 1,2 million, et 78%, à 655 000.

Profil_Quebecois_selon_ville_residence_graph2

Les destinations américaines sont visitées par une proportion plus importante de Québécois résidant dans une grande agglomération (voir graphique 3). En effet, parmi ces Québécois ayant fait un voyage hors du Canada, 33% sont allés dans le nord-est des États-Unis (28% pour les localités de 100 000 à un million et 18% pour celles de moins de 100 000 habitants). Cette différence s’observe également pour la Floride, la Californie, le Nevada et les États du sud-ouest. On constate aussi une forte propension des individus des petites localités à visiter les destinations soleil (par exemple Cuba, Mexique et République dominicaine). Ces résidents de municipalités de moins de 100 000 habitants se révèlent cependant moins enclins à visiter l’Europe, contrairement à ceux vivant dans des agglomérations de 100 000 à un million d’habitants. Spécifions que la France et l’Italie sont davantage visitées par des Québécois demeurant dans une localité de 100 000 à un million de résidents.

Profil_Quebecois_selon_ville_residence_graph3

Modes d’hébergement

L’hôtel est le mode d’hébergement le plus fréquent, quelque soit le segment de population ou la destination (au Canada versus à l’international) (voir graphique 4). Les gîtes touristiques plaisent aux habitants de la métropole de Montréal et aux résidents de localités d’entre 100 000 et un million d’habitants qui voyagent au Canada. Pour les deux autres segments, la propension à utiliser ce type d’hébergement est faible. Par ailleurs, il est intéressant de remarquer la popularité des centres de villégiature auprès du segment des agglomérations de moins de 100 000 personnes pour les voyages internationaux. Ceci peut être mis en lien avec leur intérêt pour les destinations soleil. Le camping et les roulottes rejoignent entre 13% et 19% des répondants ayant réalisé un voyage au Canada, alors que résider chez des parents ou des amis est une option populaire pour tous.

Profil_Quebecois_selon_ville_residence_graph4

Activités pratiquées lors d’un voyage au Canada

Pour ce qui est de certaines activités effectuées lors de voyages au Canada, le magasinage est plus recherché par les individus habitant hors de la RMR de Montréal, tout comme la visite d’un parc thématique ou d’un zoo ou encore la chasse et la pêche (voir graphique 5). La situation inverse s’observe pour la plage ou la visite de parcs nationaux. La randonnée pédestre, les musées ou les galeries d’art, les activités sportives, les événements sportifs et le nightlife intéressent les Québécois des localités d’entre 100 000 et un million dans une plus forte proportion que les autres segments.

Profil_Quebecois_selon_ville_residence_graph5

Cette division de la clientèle québécoise, quoiqu’approximative, apporte un éclairage nouveau sur ses comportements de voyage. Et vous, orientez-vous vos actions marketing sur le marché québécois en fonction de l’origine de votre clientèle? Est-ce que votre offre répond aux spécificités du ou des segments que vous visez?

 

Source:

–  Print Measurement Bureau, traitement spécial de l’enquête 2011.

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

Sondage auprès des Québécois: comportements de vacances au Québec

Dans le cadre d’un partenariat avec Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons (région des Laurentides), le Réseau de veille en tourisme a mené une enquête auprès de la population québécoise afin de connaître ses plus récentes habitudes en matière de voyages au Québec. On y apprend notamment que les Québécois considèrent comme extrêmement important de trouver des produits locaux dans les restaurants visités. On constate aussi que le taux d’utilisation d’Internet pour les voyageurs ayant opté pour un gîte atteint 83%, alors qu’il n’est que de 36% pour ceux ayant choisi le camping.

Méthodologie du sondage

Le sondage téléphonique a été réalisé par la firme Écho Sondage auprès de 600 Québécois du 4 novembre au 5 décembre 2010. Pour se qualifier, le répondant devait répondre positivement à la question suivante: «Au cours des douze derniers mois, avez-vous effectué un séjour d’au moins une nuit à l’extérieur de votre domicile au Québec? Les séjours ou fins de semaine au chalet sont inclus, les voyages d’affaires exclus.»

Compte tenu de l’objectif du sondage, la proportion des gens dont le dernier voyage a été effectué dans les Laurentides est légèrement surreprésentée. Ce constat s’applique pour l’ensemble des statistiques traitées dans cette analyse. Par ailleurs, en raison de leur marge d’erreur élevée, certains croisements statistiques ne doivent être considérés qu’à titre indicatif.

Caractéristiques du dernier voyage

Environ 38% des séjours d’agrément d’une nuit et plus au Québec sont effectués par des Québécois voyageant en couple (graphique 1). Les voyages en famille représentent le deuxième segment en importance, avec 31%.

Comportement_vacances_Quebecois_graph1

Parmi les Québécois qui voyagent en famille:

  • 33% ont des enfants de moins de 6 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 6 à 9 ans;
  • 31% ont des enfants âgés de 10 à 13 ans;
  • 23% ont des enfants âgés de 14 à 17 ans;
  • 18% ont des enfants de 18 ans et plus.

Même si les séjours à l’hôtel, au motel ou à l’auberge demeurent les plus populaires, ils ne sont plus les choix majoritaires (45%) pour l’ensemble des Québécois (graphique 2). Le phénomène des résidences secondaires joue un rôle important, particulièrement auprès des ménages disposant d’un revenu annuel inférieur à 40 000$. Qu’ils soient propriétaires ou non, 45% d’entre eux ont opté pour ce type d’hébergement lors de leur dernier séjour touristique au Québec. Les chalets ou les condos loués génèrent aussi une activité non négligeable (15%). Quant au camping, c’est aux ménages ayant un revenu situé entre 40 000$ et 59 999$ qu’il plaît le plus (10%).

Comportement_vacances_Quebecois_graph2

Près du tiers (34%) des voyages des Québécois sont d’une durée de deux nuitées (graphique 3). C’est en camping que le séjour moyen est le plus long: cinq nuits et plus en moyenne dans 46% des cas. À l’opposé, 62% des périples incluant un gîte ou un bed and breakfast ne comprenaient qu’une ou deux nuitées.

Comportement_vacances_Quebecois_graph3

En moyenne, les Québécois ont alloué 468$ pour leur dernier voyage au Québec (graphique 4). Ces dépenses comprennent le transport, l’hébergement, la nourriture, les restaurants, les activités et autres achats divers. Évidemment, les personnes dont le revenu annuel du ménage est de 100 000$ et plus ont dépensé davantage (619$). On remarque aussi une grande différence entre la clientèle qui loue un chalet ou un condo (566$) et celle qui opte pour une résidence secondaire (184$).

Comportement_vacances_Quebecois_graph4

Comportements de planification et de réservation

Lorsqu’on a interrogé les répondants du sondage à propos des sources d’information qu’ils ont consultées pour s’inspirer et planifier leur dernier séjour, c’est Internet qui s’est imposé comme la référence pour la majorité (56%). Toutefois, le taux d’utilisation diffère beaucoup selon le mode d’hébergement choisi par les voyageurs:

  • 60% pour l’hôtel, le motel ou l’auberge;
  • 83% pour le gîte et le bed and breakfast;
  • 60% pour le chalet ou le condo loué;
  • 10,5% pour la résidence secondaire;
  • 36% pour le camping.

Les moteurs de recherche tels que Google sont les types de sites Web les plus consultés (33%) par les Québécois lorsqu’ils préparent leur voyage (graphique 5). On remarque que le groupe des 35-44 ans est plus porté que les autres à se fier au site BonjourQuebec.com (26%). Quant aux plus jeunes (18-34 ans), ils semblent moins structurés, plus spontanés dans leur planification; ils préfèrent les moteurs de recherche généraux dans une proportion de 44% (seulement 20% pour le groupe des 55 ans et plus).

Comportement_vacances_Quebecois_graph5

Globalement, 32% des Québécois ont effectué une réservation en ligne pour leur dernier séjour. Parmi eux, 97% l’ont fait auprès d’un établissement d’hébergement et 13% auprès d’un restaurant. Les femmes sont plus portées à acheter en ligne (36,5%) que les hommes (26,8%). Le taux de réservation est également supérieur (40%) du côté des voyageurs plus aisés (graphique 6).

Comportement_vacances_Quebecois_graph6

Voici quelques autres constats à propos des choix liés à la réservation du séjour.

  • Moins d’un séjour sur cinq fait partie d’un forfait (18,7%). Cette proportion grimpe toutefois à 25% lorsque le séjour comprend un hôtel, un motel, une auberge, un gîte ou un bed and breakfast.
  • Environ 10% des gens ont choisi leur région de destination en raison d’une promotion ou de tarifs spéciaux (12,5% pour les visiteurs en provenance de la grande région de Montréal, et 6,7% pour les autres).
  • Le segment des 35-44 ans (13,1%) de même que les personnes voyageant en groupe ou avec des amis (19,3%) sont les voyageurs qui sont les plus influencés par les promotions, alors que les ménages plus aisés le sont moins (6,3%).

Expériences recherchées et utilisation de la technologie

Environ 9% des voyageurs ont emprunté un circuit touristique ou une route thématique. La majorité d’entre eux (72%) ont affirmé que ce circuit leur a permis de découvrir de nouveaux endroits dans la région visitée. Les voyageurs ont signifié leur niveau d’intérêt, sur une échelle de 1 à 10, pour diverses expériences touristiques (graphique 7). Les thèmes de la découverte de la nature (8,2), de l’expérience gourmande (7,5) et de la culture et du patrimoine (7,4) ont globalement reçu les meilleures appréciations. Les sports et les activités de plein air de même que la santé et le mieux-être se démarquent auprès des jeunes.

Comportement_vacances_Quebecois_graph7

On constate également que le désir de trouver des produits locaux et régionaux dans les restaurants à destination est très fort. Les deux tiers des voyageurs jugent cet aspect très important alors que seulement 8% y accordent peu ou pas du tout d’importance (graphique 8).

Comportement_vacances_Quebecois_graph8

Finalement, voici quelques habitudes liées à l’utilisation de la technologie par les Québécois pendant leur dernier séjour au Québec:

  • 19% ont utilisé un GPS pour trouver une entreprise touristique, 32% parmi les campeurs;
  • 4% ont utilisé un téléphone intelligent à des fins touristiques; 9% des ménages ayant des revenus de 100 000 $ et plus;
  • 17% ont demandé de l’information dans un bureau d’information touristique.

Source:

– Sondage téléphonique effectué pour Créneau d’excellence, Tourisme de villégiature quatre saisons et le Réseau de veille en tourisme durant la période comprise entre le 4 novembre et le 5 décembre 2010 par la firme Écho Sondage.

Catégories
Faits et chiffres Produits et activités

Portrait du tourisme hivernal au Québec

Le Québec et l’hiver, voilà deux termes indissociables. Environ 20% des visites touristiques se déroulent pendant le 1er trimestre de l’année, soit de janvier à mars, comparativement à 36% pour le trimestre d’été, soit de juillet à septembre. Pendant la saison froide, près de 4 voyageurs sur 10 en provenance d’outre-mer sont français. Que font les touristes au Québec en hiver? Où vont-ils? Sont-ils plus ou moins nombreux qu’avant? Voici un tour d’horizon de la fréquentation touristique au Québec en hiver.

Une performance en dents de scie

D’abord, précisons que toutes les données présentées dans cette analyse incluent l’ensemble des touristes – donc tous ceux qui séjournent au moins une nuitée – en voyage d’agrément, qui visitent des parents ou des amis, qui se déplacent pour affaires ou pour tout autre motif.

Lors du premier trimestre de 2009, le Québec a accueilli 5,3 millions de touristes, une hausse de 13% par rapport au premier trimestre de 2008, alors qu’il a enregistré une baisse de 8% pour l’année dans son ensemble. Globalement, depuis 2006, le 1er trimestre affiche une meilleure performance (+10%) que l’année complète (-2,8%) (graphiques 1 et 2). La crise économique a battu son plein durant l’année 2009 et a probablement touché davantage les vacances estivales, le reste de l’année ainsi que le début de 2010. Les résultats du 1er trimestre de 2010 indiquent d’ailleurs une mauvaise performance avec un retour aux résultats de 2008 (baisse de 13%).

Tourisme_hivernal_Qc_graph1

Tourisme_hivernal_Qc_graph2

D’où viennent les touristes en hiver?

Une très grande part des touristes en hiver proviennent du Québec (graphique 3), encore plus que sur l’ensemble de l’année (79%). Bien que les touristes américains ne représentent que 5% et ceux d’outre-mer seulement 2% du volume de visiteurs au 1er trimestre, leurs dépenses totalisent 26% des revenus touristiques (graphique 4).

Tourisme_hivernal_Qc_graph3

Tourisme_hivernal_Qc_graph4

Les touristes américains qui visitent le Québec de janvier à mars viennent principalement des États de New York (21%), du Massachusetts (12%) et, à raison de 7% chacun, du Maine, du Vermont et du New Jersey (graphique 5). La répartition annuelle s’avère relativement similaire, sauf peut-être pour le Maine qui ne compte que pour 4% des touristes américains au Québec en 2009. Lorsqu’on isole le marché d’agrément au 1er trimestre, on observe une plus grande part encore qui vient des États de New York (28%), du Maine (12%) et du New Jersey (10%).

Tourisme_hivernal_Qc_graph5

Comme on peut l’observer dans le graphique 6, parmi les touristes d’outre-mer, ce sont les Français qui constituent la plus grande part (38%) des voyageurs d’hiver au Québec. Sur une base annuelle, cette proportion est de 30%. En hiver, les touristes du Royaume-Uni (9%) puis ceux de l’Allemagne (5%) suivent les Français de loin.

Tourisme_hivernal_Qc_graph6

Pour des raisons méthodologiques et afin de mieux connaître les touristes québécois et canadiens, nous étudierons leur profil dans une autre analyse. Pour l’instant, concentrons-nous sur le comportement des touristes d’hiver internationaux, soit les voyageurs américains et ceux provenant d’outre-mer. Étant donné qu’il s’agit d’un petit échantillon, ces données sont présentées à titre indicatif et doivent être considérées avec la plus grande réserve.

Pour le plaisir et la visite de parents et d’amis

Les voyageurs américains en hiver viennent d’abord au Québec pour le plaisir (56%) ou pour affaires (21%). Les touristes d’outre-mer se déplacent aussi en grande partie pour faire un voyage d’agrément (36%), mais également pour visiter des parents ou des amis (35%) (graphique 7).

Tourisme_hivernal_Qc_graph7

En ville et dans les Laurentides

Trois régions sont manifestement plus fréquentées au premier trimestre, les mêmes que pendant toute l’année, soit Montréal, Québec et les Laurentides (graphique 8). Bien qu’il s’agisse souvent de la porte d’entrée, Montréal est toutefois moins visitée en hiver (50%) que sur l’ensemble de l’année (61%). Le même constat s’applique pour la région de Québec avec 26% des visites touristiques internationales au 1er trimestre contre 37% pour toute l’année 2009. Or, les Laurentides accueillent une proportion beaucoup plus élevée de touristes internationaux en hiver (14%) que durant l’année entière (7%).

Tourisme_hivernal_Qc_graph8

Des séjours urbains et du plein air

Les principales activités pratiquées (graphique 9) par les touristes américains au premier trimestre reflètent bien les trois régions de prédilection. En effet, les activités urbaines telles que le magasinage (Fait des achats: 54%), les visites touristiques (42%) et les sorties dans les bars (31%) figurent en tête de liste. La participation à des activités sportives ou de plein air, la visite de parents ou d’amis, de sites historiques et le ski ou la planche à neige font aussi partie des activités les plus couramment citées.

Tourisme_hivernal_Qc_graph9

Les touristes d’outre-mer sont encore plus friands de magasinage (86%) que les touristes américains lors de leur séjour en hiver (graphique 9). En matière de popularité suivent la visite de parents ou d’amis (67%), les visites touristiques (57%), la participation à des activités sportives ou de plein air (41%) et la visite d’un site historique (39%). Par ailleurs, 33% des visiteurs d’outre-mer ont mentionné avoir visité un parc naturel, national ou provincial.

À l’hôtel et chez des amis

Alors que les touristes en provenance des États-Unis démontrent une nette préférence pour l’hôtellerie (graphique 10), ceux d’outre-mer adoptent aussi bien l’hôtel (34%) que la résidence de parents ou d’amis (36%). Sur une base annuelle, cette dernière proportion est plutôt de 26%. Outre les liens d’amitié et de parenté qu’ont les touristes d’outre-mer avec des Québécois, la durée de séjour pourrait également expliquer leur intérêt pour de l’hébergement chez des connaissances. En effet, alors qu’une majorité d’Américains (59%) séjournent moins de 4 nuitées, plus de la moitié (58%) des autres voyageurs internationaux restent au Québec pour au moins 7 nuitées lors d’un voyage en hiver (graphique 11).

Tourisme_hivernal_Qc_graph10

Tourisme_hivernal_Qc_graph11

Quelle image le Québec hivernal reflète-t-il? L’offre touristique proposée est-elle suffisamment attrayante et livre-t-elle la marchandise? Peut-on faire mieux? Quel positionnement adopter? Les défis sont nombreux.

Dans une prochaine analyse, ce sont les touristes québécois au Québec en hiver qui seront scrutés à la loupe.

Source:

– Renaud, Carl. «Le tourisme peut sauver les stations de ski», Argent, 21 janvier 2011.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages des résidents du Canada», 2006 à 2010.

– Statistique Canada. «Enquête sur les voyageurs internationaux», 2006 à 2010.

– Tourisme Québec. «Le tourisme au Québec en bref », 2006 à 2009.

Catégories
Faits et chiffres Marchés géographiques

Le Brésil, un marché à prendre au sérieux

Environ 20 millions de Brésiliens appartiennent à la classe moyenne aisée ou à celle des riches. Le Canada figure au quatrième rang des destinations de rêve sur ce marché. Même s’il n’offre aucun vol direct en provenance du Brésil, le Québec présente tout de même des résultats encourageants. À l’occasion de la conférence TTRA-Canada 2010, Donna Green, TNS Canadian Facts, a exposé les principaux résultats de l’enquête sur le marché brésilien.

L’enquête de TNS inclut des groupes de discussion et un sondage, réalisé à l’automne 2009 auprès de 2466 Brésiliens ayant déjà effectué un voyage d’outre-mer ou ayant l’intention d’en faire un prochainement.

Pourquoi s’intéresser à ce marché?

L’économie du Brésil a assez bien résisté à la crise économique et croît à un rythme de plus de 5% annuellement. D’ici 2025, on s’attend à ce que le PIB du pays se classe cinquième au monde et surpasse même ceux de la France et du Royaume-Uni. La ville de São Paulo deviendrait alors la cinquième ville mondiale en ce qui a trait à la richesse. Il y a trois ans, nous avions dressé un premier portrait de ce marché en émergence (lire aussi: Le marché brésilien: une puissance montante).

La taille actuelle du marché des voyageurs internationaux est de 2,8 millions de voyages avec vols long-courriers, dont environ 30% vers les États-Unis. On note une augmentation de 14% du volume de voyages avec vols long-courriers hors Amérique du Sud de 2007 à 2009. Depuis 2001, le nombre de visiteurs brésiliens au Canada augmente annuellement de 9%, sauf pour l’année 2009 qui affiche une baisse de 14%, pour un total de 62 000 visiteurs. Plus de 74% d’entre eux entrent au pays par l’Ontario. Toronto étant la seule ville à bénéficier d’un vol direct.

Le Québec montre quant à lui des signes prometteurs, alors que sa part de marché au Canada est passée de 7% à 11% d’entrées directes, de 2006 à 2010 (huit premiers mois). Contrairement au Canada, le Québec n’a subi aucune baisse sur ce marché en 2009. Si l’on tient compte des entrées effectuées par d’autres provinces canadiennes, on évalue à 10 000 le nombre de Brésiliens ayant visité le Québec en 2009.

Incidence à voyager

Un sondage réalisé auprès de la population brésilienne a permis d’estimer l’incidence à effectuer un voyage de quatre nuits ou plus comprenant de l’hébergement commercial, à l’extérieur du continent dans un avenir rapproché (2 ans). On constate qu’il y a un écart majeur entre la proportion de gens ayant effectué un voyage avec un vol long-courrier dans le passé (5%) et ceux qui disent avoir fermement l’intention d’en entreprendre un (15%), en dépit d’une estimation conservatrice. On évalue ce marché potentiel à 8,6 millions de personnes.

Ces intéressantes perspectives s’expliquent en partie par une amélioration marquée du niveau de vie et une ferme volonté de découvrir la planète. Le Canada s’avère toutefois difficile à vendre aux Brésiliens qui connaissent peu cette destination et ses produits touristiques. Le nombre de vols est encore limité et ils sont dispendieux. De plus, le processus d’obtention d’un visa demeure complexe.

Comportements de voyage

Pour la majorité (55%) des Brésiliens, un voyage d’agrément avec vol long-courrier se planifie au moins six mois à l’avance (graphique 1). La réservation s’effectue toutefois beaucoup plus près de la date de départ. Environ 46% des voyageurs confirment le paiement de leur périple moins d’un mois d’avance. Seulement 17% des gens réservent six mois avant la date de départ.

Cette même enquête révèle que les sources d’inspiration menant au choix d’une destination d’outre-mer sont très différentes de celles liées à la clientèle nord-américaine ou européenne. Pour ces dernières, c’est le Web qui s’avère, et de loin, la principale source d’influence au début du processus de planification. Pour les Brésiliens, les conseils de parents ou d’amis surpassent largement (59%) toutes les autres sources, particulièrement Internet qui ne compte que pour 6% (graphique 2). Ce sont les reportages ou des articles de journaux ou de magazines qui arrivent en deuxième position (12%).

Les habitudes de réservation d’un voyage avec vol long-courrier sont tout aussi différentes de celles de nos marchés traditionnels, alors que la majorité (54%) des consommateurs brésiliens se fie d’abord aux agents de voyages (graphique 3). Même ceux qui choisissent de réserver en ligne se tournent plutôt vers le site Web d’agences de voyages traditionnelles (20%) et une très faible proportion de gens (5%) a adopté les agences de voyages en ligne telles qu’Expedia.

L’intérêt et les perceptions envers le Canada

Le Canada figure dans le peloton de tête des destinations de rêve des Brésiliens. Plus de 42% des personnes ayant déjà réalisé un voyage d’outre-mer ou ayant l’intention d’en faire un aimeraient visiter le Canada au cours des deux prochaines années (graphique 4). Parmi ces visiteurs potentiels, les deux tiers n’en sont qu’à une étape purement hypothétique, mais 12% affirment s’affairer activement à planifier un voyage au Canada. Un autre 22% des répondants mentionnent être sérieusement intéressés à effectuer un tel voyage.

Le défi d’augmenter significativement le nombre de visiteurs brésiliens demeure néanmoins important, notamment en raison d’une faible connaissance des produits que nous avons à leur offrir. Les Brésiliens perçoivent le Canada comme une destination nordique, proposant principalement des activités hivernales et possédant de beaux paysages.

Quant à ceux qui sont déjà venus au pays, les activités les plus populaires incluent entre autres:

  • les excursions en montagne (33%);
  • la découverte de petits villages (30%);
  • la visite de parents ou d’amis (29%);
  • les musées ou les galeries d’art (29%);
  • l’observation de cours d’eau ou de chutes (28%);
  • la participation à des festivals (27%).

Parmi les freins les plus souvent évoqués à entreprendre un voyage au Canada, on compte:

  • le coût trop élevé (36%);
  • le désir de voir d’autres destinations en priorité (16%);
  • la trop longue distance à parcourir pour s’y rendre (10%)
  • les exigences liées au visa ou au passeport (9%);
  • la langue (8%);
  • le climat (8%);
  • des inquiétudes liées à la sécurité (7%);
  • un manque de connaissances du pays (6%).

Capitaliser sur ce potentiel

L’intérêt potentiel des Brésiliens à venir visiter le Québec est certes présent. Pour mieux performer auprès de cette clientèle, nous devons relever plusieurs défis, notamment améliorer le niveau de connaissance des Brésiliens de nos produits touristiques. Nous devons par exemple promouvoir nos expériences estivales, plus susceptibles de les intéresser que notre offre hivernale pour laquelle le Canada est généralement associé à leurs yeux.

Grâce à l’ajout d’un vol direct sur Montréal, le Québec serait mieux positionné auprès de cette clientèle qui montre un intérêt particulier pour les destinations d’outre-mer aux origines latines. Actuellement, l’Italie, le Portugal et l’Espagne sont les pays les plus visités après les États-Unis.

Bien que le Brésil demeure encore un marché émergent, les perspectives de croissance pour le Québec s’avèrent fort prometteuses. Le ministère du Tourisme du Québec a d’ailleurs entrepris des actions marketing à l’endroit du Brésil, en plus d’avoir traduit en 2010 une section du site de BonjourQuébec.com en Portugais. À moyen terme, les investissements réalisés pourraient générer d’intéressants dividendes.

Sources:
– Commission canadienne du tourisme. «Consumer and Trade Research in Brazil», avril 2010.
– Green, Donna. «The Emerging Market of Brazil», TNS Canadian Facts, présentation à l’occasion de TTRA-Canada qui s’est déroulé à Québec du 13 au 15 octobre 2010.
– Statistique Canada. «Enquête sur les voyages internationaux», traitement spécial, 2005.

Catégories
Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2011

La Commission canadienne du tourisme (CCT) a publié son rapport trimestriel qui mesure la compétitivité du Canada et des provinces par rapport aux destinations concurrentes pour le premier trimestre 2011. On prévoit une explosion (+81%) du nombre de sièges disponibles sur les vols directs de l’Allemagne vers le Québec, ce qui permettra à ce marché de surpasser le Royaume-Uni en matière de capacité aérienne. Des gains appréciables pour le Québec sont également attendus du côté des États-Unis. Voici les principales conclusions de ce rapport.

Les indicateurs du rapport de la CCT tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne pour les vols directs. À titre de référence historique à court terme, il est possible de consulter les analyses de perspectives précédentes (lire aussi: Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010).

Une fulgurante augmentation de la capacité aérienne en provenance de l’Allemagne

Au premier trimestre 2011, on prévoit une augmentation de 61 857 sièges pour les cinq marchés ci-dessous, par rapport au premier trimestre 2010 (tableau 1). C’est l’Allemagne qui enregistrera la plus forte hausse en raison d’un accroissement de 80,7%. L’ajout à l’hiver 2011 de cinq nouveaux vols directs hebdomadaires par Lufthansa entre Montréal et Munich explique en partie cette croissance. Les États-Unis et la France resteront tout de même les principaux marchés pour le Québec et profiteront d’une capacité aérienne majorée de 6,1% et 3,5% respectivement. Pour le Mexique, le premier trimestre 2011 marquera la fin (ou la pause) de la croissance, car on s’attend à une stabilisation (+1,7%) du nombre de sièges disponibles. Aux premier et troisième trimestres 2010, les variations pour ce marché atteignent respectivement +30% et +51%. L’arrêt des activités en août dernier du transporteur Mexicana Airlines a entraîné une importante coupure de services dans plusieurs marchés géographiques.

Par ailleurs, on prévoit que les vols entre la Chine continentale et le Canada croîtront de 40,2% au premier trimestre 2011, dont 55% des vols en direction de la Colombie-Britannique et 45% vers l’Ontario. Cette augmentation se justifie par le fait que les principales communautés chinoises au Canada sont concentrées dans ces deux provinces. De plus, la Chine a accordé au Canada le statut de destination approuvée en juin dernier, favorisant les flux touristiques.

Des prévisions différentes entre les provinces

Le Québec est la seule province qui profitera d’une stabilité du nombre de sièges en provenance du marché britannique, alors que les autres provinces afficheront des baisses importantes (graphique 1). Tout comme le Québec, l’Ontario bénéficiera d’une augmentation intéressante (8,4%) de sa capacité aérienne en provenance de l’Allemagne.

La déroute du marché mexicain se fera particulièrement sentir en Ontario alors qu’on anticipe au premier trimestre 2011 une diminution du nombre de sièges de 40%. Pour le marché américain, les prévisions sont positives pour le Québec et l’Ontario, car on s’attend à des croissances respectives de 6,1% et 10,8%. Mentionnons qu’en 2010, pour le même trimestre, on avait prévu une augmentation de 2,2% de la capacité aérienne vers le Québec.

Le Canada moins compétitif sur l’indice du prix

L’indice de compétitivité des prix est calculé sur la base des dépenses du voyageur pour les billets d’avion, l’hébergement, les repas et les autres frais de séjour. On constate que seuls les Américains et les Australiens seront plus avantagés à voyager au Canada; les autres marchés subiront tous une baisse de leur pouvoir d’achat durant le premier trimestre 2011 par rapport à la même période l’an dernier (graphique 2).

On prévoit une forte augmentation (19,9%) du coût des voyages pour les Allemands, notamment parce que la nouvelle taxe aérienne de 45 euros sur les vols long-courriers leur sera imposée à partir du 1er janvier 2011. C’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels au Canada.

Ce n’est que par rapport aux marchés de la France et de l’Australie que le Canada améliorera sa compétitivité sur le prix des voyages. Pour les autres clientèles, il en coûtera plus cher de voyager au Canada qu’ailleurs dans le monde. Cette détérioration de la compétitivité est en partie attribuable à la baisse sur 12 mois des prix des voyages dans de nombreuses destinations qui font concurrence au Canada. De plus, la forte devise canadienne a pour effet de gonfler le coût moyen d’un voyage, particulièrement pour les marchés européens.

En collaboration avec Aude Lenoir.

Source:
– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives à court terme sur la concurrence, premier trimestre 2011», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, novembre 2010.

Catégories
Gestion Marketing

Facteurs de succès d’un DMO et d’une destination

Est-ce qu’un DMO – Destination management organisation – qui réussit bien détermine assurément le succès de la destination? Et est-ce qu’une destination qui a du succès implique nécessairement un DMO performant? Des chercheurs se sont penchés sur les facteurs de succès – communs et divergents – de ces deux concepts. Il ressort de cela que certains atouts, comme les capacités relationnelles des dirigeants et la force des actions marketing, s’avèrent particulièrement importants.

Méthodologie de recherche

L’étude réalisée par les chercheurs Bornhorst, Ritchie et Sheeman, publiée dans la revue Tourism Management, examine les facteurs de succès d’une destination et d’un DMO selon le point de vue de ses principaux intervenants. La revue de littérature rappelle qu’un DMO est l’organisation qui assure le leadership et la coordination auprès des intervenants d’une destination. Le DMO gère aussi la complexité du système touristique.

Des entrevues ouvertes ont été réalisées auprès de 84 répondants provenant de 25 destinations canadiennes. Pour se qualifier, un intervenant devait avoir une bonne connaissance du rôle du DMO dans sa destination.
Les intervenants interrogés peuvent être regroupés en quatre catégories:

  • gestionnaires d’attraits touristiques ou d’événements accueillant des touristes;
  • intervenants politiques, principalement au niveau municipal, participant à l’élaboration de stratégies touristiques;
  • gestionnaires hôteliers membres du DMO;
  • administrateurs liés au DMO (directeur de centre de congrès, président de chambre de commerce, directeur opérationnel ou président d’un DMO).

Plus de la moitié des répondants provenaient des provinces de l’Ouest, 30% du Québec et de l’Ontario et 19% des provinces maritimes.

Les déterminants du succès d’une destination

Les entrevues effectuées auprès des gestionnaires canadiens ont permis de dégager cinq principaux facteurs du succès d’une destination.

  • Les variables qui témoignent du succès économique (le nombre et la croissance des visiteurs, ainsi que les principaux ratios hôteliers).
  • L’efficacité du marketing (la force de l’image, le niveau de notoriété) mesurée par divers facteurs comme les sondages de notoriété, la couverture média, etc.
  • L’offre de produits et de services est considérée comme un critère d’importance pouvant attirer des visiteurs. Plusieurs répondants croient qu’une destination doit offrir un large éventail d’activités orientées vers les préférences de ses marchés cibles.
  • La qualité de l’expérience, se mesurant entre autres par les visites répétitives, le bouche à oreille et le rapport qualité/prix.
  • Le soutien et l’accueil par la communauté, ainsi que les interactions entre les visiteurs et la population locale.

Les graphiques 1 et 2 doivent être analysés avec prudence, puisqu’il s’agit d’informations qualitatives; non seulement l’échantillon n’est pas suffisamment important pour assurer une validité statistique, mais aussi les réponses proviennent d’entretiens ouverts, où les éléments de la discussion ont été classés sous quelques thématiques.

Malgré tout, on remarque que les trois premiers facteurs revêtent une importance plutôt semblable, si l’on ne considère que la moyenne des intervenants. Des particularités ressortent lorsqu’on observe les réponses en fonction des différents rôles. Par exemple, les gestionnaires d’attraits touristiques accordent plus d’importance aux activités marketing que les autres répondants. De leur côté, les présidents de DMO sont les plus sensibles à l’offre de produits et services ainsi qu’à l’expérience du visiteur.

Les déterminants du succès d’un DMO

Les intervenants devaient également exprimer ce qui caractérise un DMO performant.

  • Les habiletés relationnelles: interagir efficacement avec les parties prenantes est un élément considéré comme important pour son succès. Plus un DMO réussit à rassembler ses membres autour d’une vision et d’objectifs communs, plus ses stratégies marketing seront fortes et génératrices de revenus. À cet effet, les gestionnaires d’attraits et d’événements ont manifesté leur frustration et se sentent souvent sous-représentés.
  • Les activités opérationnelles: principalement le marketing (73%), la gestion et, dans une moindre mesure, le développement de l’offre.
  • Le financement et le leadership du DMO: habileté politique, aptitude visionnaire et dynamisme.
  • Une mesure de la performance efficace: tant en termes de visiteurs que de retour sur investissement des actions entreprises.

Les mêmes considérations méthodologiques s’appliquent au graphique 2. Dans le cas du succès d’un DMO, tous les types de répondants s’entendent sur l’importance des activités opérationnelles. Pour les autres facteurs, les opinions sont davantage partagées.

Les observations des chercheurs

Ces facteurs de réussite sont parfois des atouts de la destination, alors que d’autres concernent les processus. Certains sont propres à la destination comme l’offre de produits et de services, la localisation et l’accessibilité, la qualité de l’expérience client et l’accueil de la communauté. En fait, il s’agit d’attributs tangibles ou intangibles. Uniques au succès d’un DMO, notons les relations avec les membres, une gestion efficace, le financement et les qualités des dirigeants. En d’autres termes, l’efficience organisationnelle. Quant aux relations avec la communauté, le marketing et les indicateurs de performance, ils déterminent autant le succès de la destination que celui du DMO.

Parmi les principales constatations de cette recherche, mentionnons l’importance accordée à la gestion des relations au sein d’une destination par le DMO, tant auprès des fournisseurs de services que des résidents et des acteurs politiques. Les capacités relationnelles des dirigeants et les apports qu’ils peuvent générer (le financement, par exemple) sont vitaux à l’organisation. Sans l’assentiment des intervenants concernés, des fonctions comme le marketing ne connaîtront pas le succès. Les répondants s’accordent pour reconnaître la nature dynamique et complexe du système touristique.

Cette étude permet l’identification des facteurs de succès et de leur importance auprès des intervenants de l’industrie touristique. Chaque organisation de gestion de la destination peut ainsi accomplir un exercice comparable et déterminer des outils de mesure pour chacun de ces aspects.

Source:
– Bornhorst, Tom, J.R. Brent Ritchie etLorn Sheeman. «Determinants of tourism success for DMOs & destinations: An empirical examination of stakeholders’ perspectives», Tourism Management 31, 2010.

Catégories
Perspectives

La reprise de la demande touristique canadienne s’intensifie

Le marché canadien du tourisme d’agrément récupère de la crise et présente un potentiel de croissance pour les prochains mois. En effet, la bonne performance économique du premier semestre de 2010 incite les Canadiens à considérer de nouveau les voyages dans leurs plans, rompant ainsi avec la tendance des vacances à la maison (staycation). Dans sa publication Travel Exclusive de juillet-août 2010, le Conference Board of Canada présente quelques indicateurs, ainsi qu’un aperçu des résultats d’un sondage en ligne réalisé en juin 2010, et portant sur les intentions de voyage des Canadiens pour la saison hivernale 2010-2011. En voici les grandes lignes.

Un contexte favorable

À la suite des bonnes performances économiques du premier trimestre 2010, les prévisions du Conference Board sont revues à la hausse. L’économie canadienne devrait croître de 3,6% en 2010, 0,4% de plus que ce qu’annonçaient les prévisions du printemps 2010. L’amélioration du marché de l’emploi et les bas taux d’intérêt entraînent des dépenses par ménage plus importantes que prévu. Et les voyages ne sont pas exclus de cette tendance.

Intentions de voyages à la hausse

Le dernier sondage du Conference Board sur les intentions de voyages des Canadiens révèle une augmentation des plans de voyage pour l’hiver, comparativement à l’année dernière. Le sondage, réalisé en ligne en juin 2010, dévoile que 67% des répondants ont l’intention d’effectuer un voyage d’agrément d’une semaine ou plus cet hiver. Comme le démontre le tableau 1, ce chiffre était de 61% selon le sondage de juin 2009. Le nombre de Canadiens souhaitant demeurer au Canada pour leurs plus longues vacances hivernales est de 18%, par rapport à 16% en juin 2009.

Les intentions de voyage à l’international (autre pays que les États-Unis) sont aussi en augmentation. Le dollar qui demeure élevé et la reprise de la demande touristique en général ne sont pas étrangers à ces résultats.

Les projets de voyage aux États-Unis sont, quant à eux, légèrement à la baisse. La fuite de pétrole dans le golfe, qui faisait les manchettes au moment du sondage, est l’une des causes possibles de ce désintéressement pour la Floride, une destination très populaire auprès des Canadiens dans le cadre de leurs vacances hivernales.

Reprise_touristique_canadienne_tabl1

Croissance du marché en ligne pour les voyageurs canadiens

Quelque 82% des Canadiens qui planifient un voyage au Canada cet hiver affirment qu’ils auront recours à Internet pour obtenir de l’information sur leur destination. De plus, 63% des voyageurs nationaux indiquent qu’ils souhaitent réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage. Il s’agit là d’une augmentation importante par rapport à l’année dernière (57%).

Ces voyageurs nationaux qui ont l’intention de réserver en ligne une partie ou la totalité de leurs prestations de voyage ont aussi été questionnés à propos des sites Web qu’ils comptent utiliser. Plus de la moitié (58%) prévoit réserver leur hébergement directement sur le site Internet de l’établissement, alors que 47% affirment qu’ils réserveront au moins une partie de leur voyage à l’aide du site Internet de leur destination de voyage hivernal (voir graphique 1).

Reprise_touristique_canadienne_graph1

Les Canadiens plus sensibles aux options vertes

Ce même sondage réalisé en juin 2010 auprès des Canadiens démontre qu’environ 17% de ces derniers sont «fortement consentants» ou «consentants» à débourser un supplément raisonnable pour accéder à des options de voyage plus vertes. Cette proportion était de 15% en juin 2009. Le tiers (33%) des répondants sont «plutôt consentants» à payer un surplus pour des options plus écologiques. À l’opposé, 45% des Canadiens n’accepteraient pas de payer davantage pour ce type d’options, en légère baisse par rapport à 2009 (47%).

Une économie qui prend du mieux, une plus grande confiance des consommateurs, un marché de l’emploi qui se renforce, des taux d’intérêt plutôt bas, des intentions de voyages à la hausse, etc. Tous ces indicateurs sont plutôt favorables à une croissance du marché touristique canadien intérieur à court terme.

Source:

– The Conference Board of Canada. «Recovery in Canadian Travel Demand Gaining Traction», Travel Exclusive – Key Trends for the Canadian Travel Industry, juillet-août 2010.

Catégories
Perspectives

Perspectives touristiques de 2010 à 2014 dans certaines villes canadiennes

Grâce à la croissance du tourisme intérieur, on prévoit qu’au Canada, les voyages durant une nuit et plus augmenteront de 1,4% en 2010. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à la diminution de 3,1% enregistrée au cours de l’année 2009. Les perspectives semblent encore meilleures à partir de 2011 pour les grandes villes canadiennes, notamment grâce à une importante reprise des marchés d’outre-mer. Voici quelques prévisions touristiques tirées d’un rapport du Conference Board du Canada concernant des métropoles canadiennes.

Signes encourageants du marché intérieur

Propulsée par l’effervescence des Jeux olympiques, la ville de Vancouver devrait enregistrer d’excellents résultats en 2010 avec une croissance de 6,9% du nombre de voyages d’agrément durant une nuit et plus en provenance du Canada (graphique 1). Seules les villes de Calgary et de Québec présentent un taux de croissance annuel supérieur à 3% pour les années 2011 à 2014. Les préoccupations des Canadiens envers l’état de leurs finances personnelles expliquent cette faible croissance à court terme du marché touristique intérieur.

Graphique 1
Croissance prévue du nombre de visites d’une nuit et plus pour des voyages d’agrément des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

Perspectives_touristiques_graph1

Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Quant au marché intérieur du tourisme d’affaires, il se relève d’une année difficile, alors que le pays avait enregistré une baisse moyenne de 6,6% en 2009 pour ce segment. Comme pour l’agrément, Vancouver connaîtra une performance nettement supérieure à la moyenne canadienne en 2010 (graphique 2). Selon les estimations du Conference Board, la ville de Québec bénéficiera d’une reprise fort encourageante pour le tourisme d’affaires en 2010, après avoir affiché une baisse importante de 12,7% en 2009, et on anticipe une croissance intéressante de 4,1% en 2011. Pour la période comprise entre 2011 et 2014, c’est la ville de Calgary qui bénéficiera des plus fortes augmentations.

Graphique 2
Croissance prévue du nombre de voyages touristiques d’affaires des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

Perspectives_touristiques_graph2
Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Une timide reprise du marché américain

Après une succession d’années désastreuses sur le marché américain, le Conference Board prévoit enfin une petite embellie à l’horizon à partir de 2011 pour l’ensemble du pays, mais dès 2010 dans le cas de Vancouver (graphique 3). Les taux de croissance du nombre de voyages des Américains sont toutefois très modestes, variant de 1,1 à 2,6%. Pour les villes de Montréal et de Québec, les hausses anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 1,4%.

Graphique 3
Croissance prévue du nombre de voyages d’Américains, selon la ville de destination (2010-2014)

Perspectives_touristiques_graph3


Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

L’ensemble des destinations canadiennes a connu une année 2009 très difficile sur les marchés touristiques d’outre-mer, enregistrant une baisse globale du nombre de voyages de 12%. Le vent a commencé à tourner en 2010, comme en témoignent les prévisions tablant sur une baisse de 2,9% pour l’ensemble du pays. C’est en 2011 que de véritables signes positifs se pointent à l’horizon (graphique 4). Selon les estimations, toutes les métropoles canadiennes peuvent s’attendre à des hausses variant de 4,6 à 5,2% sur ce marché. On prévoit que le cycle de croissance se poursuivra au moins jusqu’en 2014.

Graphique 4
Croissance prévue du nombre de voyages d’outre-mer, selon la ville de destination (2010-2014)

Perspectives_touristiques_graph4


Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Source:

– The Conference Board of Canada. «Metropolitan Focus Tourism Insights for Select Metropolitan Areas – Travel Markets Outlook», printemps 2010.

Catégories
Perspectives

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2010

Capacité aérienne accrue à partir des États-Unis, baisse de l’accès au Québec par voie aérienne en partance des principaux marchés européens et baisse de la compétitivité des prix des produits offerts par les voyagistes canadiens. Voilà les principales conclusions des données compilées par le Conference Board du Canada, et publiées trimestriellement par la Commission canadienne du tourisme (CCT).

Voici quelques extraits de ce rapport, qui met en lumière les perspectives touristiques pour le Québec par rapport à ses marchés internationaux prioritaires, et ce, pour le troisième trimestre 2010. Ces indicateurs tiennent compte des principaux indices prévisibles, soit le prix des prestations touristiques, le taux de change et la capacité aérienne des vols directs. Le Réseau de veille a commencé à effectuer ce type d’analyse à la parution des chiffres du troisième trimestre 2009.

Une capacité aérienne accrue en partance des États-Unis

L’année 2010 se poursuit sur une lancée positive, avec une capacité de sièges accrue de plus de 73 000 places au sein des principaux marchés internationaux, pour les vols à destination du Québec. Il s’agit d’une augmentation estimée de 8,6% au troisième trimestre 2010, par rapport au même trimestre de 2009 (tableau 1). Les marchés américain et mexicain seront les principaux responsables de cette croissance. Toutefois, il ne faudrait pas se réjouir trop rapidement de la croissance anticipée du nombre de sièges disponibles en provenance du Mexique, car rappelons-nous que les vols entre le Canada et le Mexique sont majoritairement composés de voyageurs canadiens à destination du Mexique. La hausse prévue de la capacité aérienne est probablement attribuable aux voyages des Québécois vers le Mexique plutôt que l’inverse. D’ailleurs, les données des entrées aux frontières confirment que la reprise des voyages des Mexicains au Québec n’est pas encore amorcée. En effet, on enregistre des baisses substantielles de 52% du nombre d’entrées directes des Mexicains au Québec de janvier à mars 2010, par rapport à la même période l’an dernier, et une diminution de près de 39% pour toute l’année 2009.

Tableau 1
Différentiel des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec pour les principaux marchés touristiques (3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_tabl1

Source: Commission canadienne du tourisme

Baisse de l’accès au Québec par voie aérienne pour les principaux marchés européens

Pour les vols en provenance du Royaume-Uni, on remarque que la situation tend à s’améliorer, la baisse de la capacité aérienne passant de -16% au 3e trimestre 2009 à -0,9% au 3e trimestre 2010.

Quant à l’offre de sièges sur le marché français, l’un des principaux marchés outre-mer du Québec, elle devrait rester sensiblement stable (-0,2%), mais augmenter pour des destinations concurrentes telles que les États-Unis (3,7%) et l’Ontario. Idem pour l’Allemagne, qui verra sa quantité de sièges disponibles à destination des États-Unis augmenter plus vite (4,3%) que celle à destination du Québec (0,7%) (graphique 1).

En ce qui concerne les vols en provenance du Royaume-Uni, le Québec est la seule province (à l’exception de l’Alberta, -0,1%) à ne pas bénéficier d’une croissance de l’offre de sièges. Dans le cas de l’Allemagne, l’Alberta continue d’enregistrer les plus forts taux de croissance de sa capacité aérienne.

Graphique 1
Variation des sièges disponibles sur les vols directs vers le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta
(3e trim. 2010 vs 3e trim. 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph1

 

Du côté des États-Unis, on observe encore une fois une meilleure capacité aérienne directe à destination de l’Ontario (+14%) plutôt que du Québec (+11,6%), mais la reprise semble toutefois bien amorcée pour le Québec.

Baisse de la compétitivité des prix

Selon les données compilées par le Conference Board (graphique 2), il en coûtera plus cher de voyager au Canada (en bleu dans le graphique) durant le 3e trimestre 2010 qu’à la même période en 2009 pour presque tous les touristes, compte tenu surtout de la forte appréciation du dollar canadien: Japon (+25,8%), France (+18,6%), États-Unis (+17,6%), Royaume-Uni (+17,4%), Mexique (+16,9%), Allemagne (+16,9%) et Chine (+7,6%). Seules l’Australie (0,2%) et la Corée du Sud (0,0%) garderont un même pouvoir d’achat au Canada.

Graphique 2
Variation du coût des voyages au Canada
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph2

 

On constate également une baisse de la compétitivité du Canada par rapport aux coûts des voyages vers toutes les destinations comparées par le Conference Board. Mais c’est au Québec et en Ontario que les voyageurs américains et mexicains profiteront des prix les plus concurrentiels.

Rappelons que la variation de l’indice du prix pour la destination canadienne est aussi attribuable aux fluctuations du tarif aérien moyen pour des vols en provenance des marchés touristiques étudiés. Comme le démontre le graphique 3, plusieurs marchés, dont le Japon et le Mexique, subiront de fortes hausses de leurs tarifs aériens moyens vers le Canada par rapport à 2009.

Graphique 3
Variation des tarifs aériens moyens
par rapport aux marchés concurrentiels
(3e trimestre 2010 par rapport au 3e trimestre 2009)

Indice_competitivite_Quebec_graph3

Lire aussi:

Indices de compétitivité du Québec pour le troisième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le quatrième trimestre 2009
Indices de compétitivité du Québec pour le premier trimestre 2010

Source:

– Conference Board du Canada. «Voyages en provenance des États-Unis et d’outre-mer à destination du Canada – Perspectives sur la concurrence à court terme, troisième trimestre 2010», préparé pour la Commission canadienne du tourisme, avril 2010.

Catégories
Perspectives

Perspectives: reprise des ventes en restauration en 2010

Le pronostic 2009 s’avérait pessimiste pour l’industrie de la restauration, mais celui de 2010 s’annonce plus encourageant. Les ventes globales des services alimentaires canadiens devraient dépasser les 60 milliards CAD, une hausse de 2,9% par rapport à 2009. Cette croissance sera soutenue par la reprise économique annoncée, les investissements gouvernementaux pour soutenir la reprise économique et les faibles taux d’intérêt qui avantagent le consommateur.

Le graphique 1 illustre la répartition des ventes prévues en 2010. Les services alimentaires en milieu touristique et les restaurants à service complet totalisent 44% des ventes, selon la Canadian Restaurant and Foodservices Association (CRFA).

Par services alimentaires, on entend tous les restaurants, les traiteurs, les débits de boisson, les cafétérias ainsi que les services alimentaires en établissement. Ceux relevant du milieu touristique englobent les services dans les hôtels, motels et centres de villégiature.

Même si les ventes des services alimentaires doivent augmenter en 2010, leur part du total des dépenses en alimentation sera de 36,7% en 2010, une baisse de 9% depuis 2000.

Le graphique 2 compare l’évolution réelle des ventes des services alimentaires entre 2008 et 2009, ainsi que celle prévue pour 2010. Alors que le secteur des services alimentaires en milieu touristique connaissait la plus importante variation à la baisse en 2009 (-6,4%), il semble que 2010 rétablira en partie la situation (+3,7%). Les services de traiteurs, les restaurants à service complet et les débits de boisson (bars, brasseries, pubs, lounge, boîtes de nuit) connaîtront également une croissance de leurs ventes.

Voici, plus en détail, les prévisions des ventes pour les services alimentaires en milieu touristique, ainsi que pour les restaurants à service complet (sans tenir compte de l’inflation des menus).

Tableau 1
Prévision des ventes pour les services alimentaires canadiens en 2010

Perspectives_restauration_tabl1

Source: CRFA

Puisque c’est la province de Québec qui compte la plus forte concentration de petits restaurants indépendants, c’est ici qu’on retrouve le plus bas volume moyen de ventes par établissement, ainsi que le plus haut taux de faillites au pays. La situation est inversée dans les provinces comptant une proportion élevée de chaînes, comme au Nouveau-Brunswick. Les ventes totales des services alimentaires commerciaux au Québec devraient croître en moyenne de 3,5% par an au cours des cinq prochaines années, taux comparable à la moyenne canadienne.

Source:

–    Canadian Restaurant and Foodservices Association. «Statistiques et prévisions concernant les services alimentaires canadiens pour 2010», Hôtels, Restaurants & Institutions, volume 14, numéro 2, été 2010.