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Produits et activités

Innovation et différenciation dans les spas

Une innovation réussie résulte de la rencontre de la différenciation et des besoins des consommateurs. Chacun tente d’offrir une expérience mémorable et, plus important encore, des résultats concrets sur la santé et le bien-être des clients. Se distinguer par un design raffiné, une architecture originale ou pro-environnementale, offrir des traitements exclusifs ou optimiser l’utilisation des ressources naturelles locales, rien n’arrête l’industrie des spas dans la course à l’innovation.

Design audacieux et ancré dans le milieu

Construit sur un ancien traversier, le spa Bota Bota est amarré aux Quais du Vieux-Port de Montréal; on peut y vivre une expérience particulière de bien-être en milieu à la fois urbain et maritime. La firme Sid Lee Architecture a d’ailleurs reçu un Lion d’or à Cannes lors du Festival international de la créativité, dans la catégorie «Design», pour ce nouvel attrait du Vieux-Montréal.

 

Source: Bota Bota

Le centre de villégiature et spa Stonewaer Cove reçoit ses clients dans des cabanes sur pilotis au cœur de la Mark Twain National Forest. Ainsi juchées et largement vitrées, les salles de détente et de massage offrent un lieu en symbiose avec la nature.

Source: Discover Spas

Vers des soins santé plus poussés

De nombreux spas ont pris le virage vers la santé et le bien-être, et cette tendance semble perdurer. Selon Amy MacDonald, consultante dans le développement de spas, le segment de clientèle qui recherche un style de vie santé est en hausse. De plus en plus d’individus sont en quête d’une certaine spiritualité.

Parmi les établissements donnant des soins de santé plus avancés, mentionnons le Sanctuary Spa, en Arizona, qui a récemment fait suivre une formation spécialisée à tous ses thérapeutes, désormais qualifiés pour effectuer des massages thérapeutiques aux personnes atteintes d’un cancer. Le Spa Eastman a également formé ses thérapeutes pour mieux répondre aux besoins de cette clientèle. De plus, le spa London Syon Park du Waldorf Astoria s’est affilié à un chirurgien plastique afin de développer des soins avancés de rajeunissement non chirurgicaux.

De telles offres ne rejoignent habituellement pas la majorité de la clientèle, mais permettent à l’établissement de se différencier des autres, ce qui peut néanmoins être rentable.

Pionniers dans les pratiques environnementales

Dans la perspective d’inscrire l’ensemble de l’établissement dans un véritable esprit de bien-être, des pratiques respectueuses de l’environnement sont de mise afin d’assurer une certaine crédibilité. De nombreux spas suivent cette ligne directrice et certains se démarquent par leurs innovations. Situé dans une réserve de l’UNESCO en Malaisie, le spa Andaman n’utilise que des produits et traitements 100% certifiés biologiques. Le principal défi quant aux traitements verts est leur efficacité; il importe donc de prendre le temps de bien les tester.

L’architecture peut également être une façon de faire figure de précurseur en matière d’environnement. Par exemple, le Spa Mont Saint-Hilaire en Montérégie utilise un système géothermique. Les bassins extérieurs chauffés d’un spa sont très énergivores, particulièrement pendant la saison hivernale. Verte et renouvelable, la géothermie permet su Spa Mont Saint-Hilaire de combler presque tous ses besoins énergétiques: chauffer et climatiser un bâtiment de 7 500 pi2, faire fondre la neige sur les sentiers et maintenir la température des bassins. Cette technologie est coûteuse au départ, mais elle permet à l’établissement d’économiser substantiellement par la suite sur les frais d’énergie.

À l’échelle d’une destination touristique

Désigné comme une réserve de biosphère par l’Unesco, le Spreewald Therme en Allemagne est une station thermale qui utilise de l’eau minérale située à plus de 1 300 mètres sous la terre et composée de minéraux et de sels semblables à ceux de la mer Morte. À la découverte de cette source d’eau, la destination a rapidement gagné en popularité grâce à la fondation de plusieurs spas, hôtels et resorts offrant des soins corporels. Une route thématique, kurortroute (routes des spas, en français) ainsi qu’un sentier cyclable sillonnent la communauté. Attrait central de la région en tant que spa de destination, le Spreewald Therme est un complexe moderne de neuf piscines alimentées par l’eau de la source. À des degrés différents (variant entre 18 °C et 38 °C), ces piscines couvrent 772 m2.

 

Source: The New York Times

La Chine, en pleine expansion touristique, accueillera prochainement un resort basé sur des sources d’eau chaude, le Liaoning Wulong International Hot Spring Town. Le coût global du projet s’élèvera à plus de dix milliards de dollars américains. Les créateurs souhaitent rivaliser avec des lieux réputés mondialement tels qu’Evian en France.

Charme historique et traditions ancestrales

La ville de Bath, au Royaume-Uni, est associée à l’hydrothérapie depuis l’Empire romain et a été également très populaire à l’époque georgienne. L’organisme English Heritage a récemment confirmé la création du premier hôtel spa depuis plus de 100 ans. La ville se réapproprie donc ce patrimoine architectural et culturel. Toujours au Royaume-Uni, un luxueux spa, Ellenborough Park, a été construit sur une propriété du 16e siècle dans la région de Cotswolds.

Les spas inspirés par les cultures ancestrales ont vraiment la cote. La dernière décennie a vu la prolifération des établissements «zen» d’influence asiatique. Aujourd’hui apparaissent des spas s’inspirant des traditions amérindiennes. On y offre des rituels basés sur des remèdes anciens et des traitements liés à la terre. Dans les hôtels Marriott de Dubaï du Qatar, les spas Saray offrent un voyage à travers l’histoire et la culture du Moyen-Orient. Au Québec, l’Auberge du Lac-Taureau offre un forfait amérindien.

Vers des soins nouveaux ou un raffinement extrême

Ayant développé un véritable «art de chatouiller», un spa de Madrid, le CosquilleArte, ne titille pas et ne déclenche pas le fou rire. Il s’agit plutôt d’un traitement en douceur visant le corps et l’esprit.

L’aromathérapie est également une avenue innovante. Au NoMi Spa du Park Hyatt de Chicago, on propose une expérience sensorielle complète, où des spécialistes personnalisent un mélange d’huiles essentielles intégré à toutes les étapes du traitement.

En matière de raffinement, mentionnons le nouveau Spa Six Senses de l’Hotel Missoni au Koweït qui offre une variété de traitements dans un décor haut de gamme.

Source: Luxe Magazine

L’industrie des spas s’est depuis longtemps définie comme une composante d’un mode de vie sain plutôt que comme un luxe frivole. L’esprit du moment: authenticité, prévention et design.

 

Sources :

– Bagel Storck, Ann. «Next-Generation Spas», Hotels, juin 2011.

– Bradley, Kimberly. «Hot Water Below Brings Pleasures Above in Germany», The New York Times, 26 août 2010.

– Discover Spas. «New Spa Treehouses to Premier at Stonewater Cove Resort on the Shores of Beautiful Table Rock Lake Memorial Day Weekend», Discoverspas.com, 3 février 2011.

– Gayot.com. «The Current Spa & Salon – Native American Rituals in Washington State», Gayot.com, juin 2010.

– Gayot.com. «CosquilleArte, the World’s First Tickle Spa, Debuts in Madrid», Gayot.com, juillet 2011.

– HMM Editorial Staff. «Top Ten luxury spa openings in 2011», Hospitality World Network, 10 août 2011.

– Lafrance, Annie. «Des spas urbains dépaysants à Montréal», Le Soleil, 28 juillet 2011.

– Luxe Magazine. «Six Senses Spa opens at Hotel Missoni Kuwait», luxemagazine.com, mai 2011.

– Perreault-Labelle, Anick. «La géothermie est aussi rentable pour les petits projets», Les Affaires, 23 avril 2011.

– Spa Eastman. «Le Spa Eastman réalise enfin son rêve d’offrir des services de massothérapie et soins corporels adaptés aux clients atteints de cancer», communiqué de presse, 12 mai 2009.

– Spa Opportunities. «English Heritage grant for Buxton spa hotel», Spaopportunities.com, 8 juillet 2011.

– Spa Opportunities. «Spa opens at historic estate», Spaopportunities.com, 15 juin 2011.

– Turenne, Martine. «Sid Lee: La créativité absolue fait recette», Les Affaires, 9 juillet 2011.

– Tourisme Hôtellerie (Vanessa), «Projet de plus d’un milliard d’euros en Chine pour concurrencer les plus grandes références du thermalisme», Tourismehotellerie.fr, 17 août 2011.

 

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Ressources humaines

Un jeu sur Facebook pour attirer de nouveaux employés

Gérer un restaurant virtuel, engager du personnel, attitrer les employés aux bons postes d’emploi, faire les achats pour la cuisine, acheminer les commandes aux chefs, voilà ce que permet de faire, entre autres, le jeu My Marriott Hotel. Guidé par un directeur qu’il choisit lui-même, le joueur reçoit des points pour les clients satisfaits et en perd lorsque le service est mauvais.

Par ce jeu, disponible sur sa page Facebook Jobs & Careers, le groupe Marriott International a trouvé une façon originale et actuelle de faire parler de lui et de susciter de l’intérêt pour les possibilités de carrière dans son organisation. Cette initiative a pour but d’inciter des gens à postuler un emploi pour le groupe hôtelier, qui cherche à pourvoir 50 000 postes d’ici la fin de l’année 2011.

Les jeux en ligne sont devenus extrêmement populaires. Conçu selon le même principe que Farmville et Cityville, qui attirent ensemble chaque mois quelque 135 millions d’utilisateurs, My Marriott Hotel devrait rejoindre le marché des internautes âgés de 18 à 27 ans, friands de ce type de divertissement.

Limité pour l’instant à la cuisine, le jeu proposera prochainement de coordonner d’autres services de l’hôtel.

Démonstration du jeu:

 My Marriott Hotel Opens its Doors on Facebook

 

Source:

– Marriott. «My Marriott Hotel Opens its Doors on Facebook», www.news.marriott.com, 7 juin 2011.

 

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Capsule – La diversité de l’offre l’hôtelière

Bien que l’offre hôtelière standard occupe toujours une place importante dans l’industrie, elle ne répond plus aussi efficacement aux besoins de la clientèle. Les établissements traditionnels doivent rivaliser contre d’autres établissements qui proposent une infinité de nouvelles propositions: luxe, design, lifestyle, boutique, no-frills chic, budget, copropriété hôtelière, appartement, chalet, maison, «alternatif» et écolo.

Luxe – Il se décline de multiples façons: démesure, palace, sept étoiles, hors normes, architecture audacieuse, bâtiment historique, mais aussi unicité, exclusivité, originalité, espace, isolement, environnement d’exception… Dans ce milieu, aucun faux pas n’est permis.

Design, lifestyle, boutique – Ces établissements se veulent un antidote à la standardisation des chaînes hôtelières. Ils souhaitent s’intégrer au style de vie du client. Des milieux vivants qui évoluent au gré des modes et des tendances (béton, décor minimaliste, etc.). Artistes, couturiers, designers, architectes de renom sautent dans l’arène hôtelière: chambres au décor unique, thématique, excentricité, design recherché. En plus d’un service personnalisé et convivial, l’établissement séduit par son caractère et son atmosphère (éclairage, décoration, musique d’ambiance, matériaux, etc.) particuliers.

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Source : Hôtel-Musée Premières Nations

Source: Propeller Island City Lodge, Berlin

No-frills chic, budget – Le concept de no-frills chic instaure de nouveaux standards en hôtellerie à un prix abordable: expérience unique, design attrayant et certains services (p. ex. connexion Internet sans fil, douche à jet de pluie, téléviseur à écran plat) sans coûts supplémentaires. Dans la foulée, une nouvelle génération compose un créneau de l’hôtellerie économique: confort, design, urbanité, services à la carte et petits prix procurent aux visiteurs des expériences agréables et esthétiques. S’y ajoutent les microhôtels (hôtels capsule) en milieu urbain et dans les aéroports, les auberges de jeunesse qui jouissent d’une nouvelle mouture axée sur le confort, l’intimité, la sécurité, le design et les technologies. La diversification se manifeste aussi par le couchsurfing, un réseau d’échanges où la cybercommunauté offre son canapé à ses membres.

Source: Motel-One

Source : Citizen M

Copropriété hôtelière, appartement, chalet, maison – Les appartements-résidences côtoient les chambres d’hôtel dans le même établissement; les condos d’un édifice deviennent des chambres d’hôtel gérées par une société; la clientèle d’affaires recherche des appartements lorsque le travail l’oblige à prolonger son séjour; les propriétaires se font gestionnaires hôteliers lorsqu’ils louent leur chalet, leur maison ou leur appartement; les échanges de propriétés se multiplient sur Internet.

«Alternatif» et écolo – On assiste à une prolifération de ce type de modes d’hébergement: écolodge, yourte, phare, igloo, treegloo, tipi, hôtel de glace, cabane dans les arbres, gîte en bois rond, auberge de luxe, refuge rustique, lieu de culte. Souvent perdus au milieu de nulle part, parfois sans eau courante, ni électricité, ces lieux d’hébergement séduisent les touristes par leur unicité et la qualité de l’environnement naturel. Il faut parfois se déplacer à pied, en raquettes ou parcourir des kilomètres en motoneige, en véhicule tout-terrain ou en hydravion pour y accéder. Le service de coiffeur ou la boutique haut de gamme sont remplacés par l’atelier de mycologie ou la pêche en rivière. C’est sans compter les hébergements plutôt insolites comme une chambre dans une grue, dans un tonneau, dans une prison ou encore le camping de luxe (grand lit, parquet de teck, immense baignoire en cuivre, douche en plein air, Internet haute vitesse, etc.) et le concept prêt-à-camper (tentes prospecteur de la Sépaq Huttopia et Hékipia).

Source : Huttopia – Sépaq

Lire aussi : Comparer l’incomparable, classer l’inclassable

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Produits et activités Tendances

Les Cafés de village

Uniques, indépendants, conviviaux, simples et accueillants, voici la façon de décrire les établissements faisant partie du concept Café de village. Ce tout nouveau réseau lancé par Tourisme Cantons-de-l’Est s’inspire de l’initiative française Café de pays, qui consiste à mettre en valeur certains lieux fréquentés principalement par des résidents, des lieux où le touriste a la possibilité de s’immerger plus naturellement dans la culture locale.

En plus de créer un contexte qui facilite la rencontre entre les résidents et les visiteurs, ces établissements peuvent servir de carrefour pour des attraits et des infrastructures touristiques de la région. On trouve présentement ces cafés à Granby, à Danville, à Windsor, à Sherbrooke, à Eastman, à Cowansville, à Frelighsburg, à Bedford et à Sutton.

Au menu: des activités culturelles et gourmandes ainsi que la vente de produits du terroir et de saveurs locales. On distingue les Cafés de village par leur fanion blanc qu’arbore le porche des cafés. Est-ce là un concept qui se multipliera dans d’autres régions du Québec? À suivre…

Sources :

Communiqué de Presse. «Lancement de la saison touristique», CLD Brome-Missisquoi, 9 mai 2011

Fisette, Gilles. «Un réseau “Café du village” voit le jour», La tribune, 14 avril 2011.

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Tendances

Des structures flottantes, volantes, autosuffisantes, non permanentes

Penser autrement le 21e siècle… Aujourd’hui, la clé d’une chambre d’hôtel n’a plus l’apparence d’une clé et les hôtels sous l’eau existent déjà. Alors, pourquoi ne pas croire que les villes flottantes, les hôtels volants et l’agrotourisme urbain puissent exister un jour, pas si lointain? Attachez votre tuque avec de la broche, car le cosmos, les nuages et les océans servent de toile de fond. Mais inutile de vous bousculer pour réserver vos places immédiatement.

Parfois farfelus à l’origine, des projets sont sur les tables à dessin d’architectes et d’ingénieurs qui s’amusent à inventer le futur, à déconstruire les idées reçues.

Des projets qui risquent de faire des vagues

Plusieurs concepteurs rêvent d’utiliser l’eau comme un moyen de voyager autrement, de façon écologique.

Une firme russe a conçu le projet Aerotel comme solution de rechange aux îles artificielles bâties de main d’homme.

Source : Alexander Asadov Architecture

Le Blue Crystal serait un hôtel iceberg flottant au large de Dubaï dans le golfe Persique.

Source: Sven et Frank Sauer – Allemagne

La firme Morris Architects a de grandes ambitions pour les milliers de plateformes de forage qui seront désaffectées au cours des prochaines décennies dans le golfe du Mexique. Oil Rig Platform Resort and Spa serait un écosystème d’îles autosuffisantes avec sable blanc sur le toit, regroupant hôtels, casinos, boîtes de nuit et restaurants. Au large de Bornéo, dans la mer de Célèbes, le Seaventures Dive Resort héberge déjà sur une plateforme désaffectée des plongeurs qui jouissent du riche milieu aquatique.

Source: Morris Architects – États-Unis

Avec les paquebots aux proportions gigantesques, l’idée d’un terminal flottant ne semble pas farfelue.

Source: Waterstudio.nl – Pays-Bas

Dubaï peut se targuer d’avoir réalisé les îles artificielles Palm Island et The World. Mais ce sont les îles artificielles flottantes, sorte de villes amphibies, qui en font rêver plus d’un.

Ville flottante et milieu de vie, le Freedom Ship, doté de son propre aéroport sur le pont supérieur, serait en déplacement autour du monde.

Source: Freedom Ship International – États-Unis.

L’île d’AZ, dont le concepteur est décédé en 2010, aurait couvert une surface équivalant à quatre terrains de football: structure haute de 29 étages pouvant accueillir 10 000 passagers, dotée d’un pont promenade paysagé d’un kilomètre, d’un héliport et d’un miniport, où les yachts seraient amarrés.

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Source: Alstom Marine et Jean-Philippe Zoppini (architecte) – France

Des «aquavillages» exploiteraient des énergies renouvelables et pourraient se déplacer d’une région à l’autre.

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Source: Lilypad, Vincent Callebaut Architecture – Belgique

Source: Star-Shaped Mini-Cities, Maldives Floating Islands Concept, Koen Olthuis, Waterstudio.nl – Pays-Bas

Source: Floating Garden Spa, Studio Noach – Pays-Bas

Le projet de la Recycled Island vise à nettoyer les océans des déchets de plastique et à utiliser ce matériau pour en faire une île flottante écologique.

Source: WHIM architecture – Pays-Bas.

Des bateaux luxueux se transformeront en îles flottantes.

Source: Wally Island, Wally – Monaco.

Source: Streets of Monaco, Yacht Island Design – Royaume-Uni.

Des yachts prendront des airs de maison.

Source: Wally and Hermes Yacht (WHY), Wally – Monaco.

S’ajoutent des projets flottants de toutes sortes – maisons, appartements, bureaux – et même des tentes.

Source: Plastic Dining Room à Vancouver – Canada.

Dans ses projets de régénération des rives, la Ville de Paris envisage d’installer un écran de cinéma géant flottant sur la Seine.

On s’envoie en l’air

À la conquête de l’espace… Une fois sa base de lancement, Spaceport America, terminée au Nouveau-Mexique, l’entreprise Virgin Galactic, du milliardaire britannique Richard Branson, entreprendra sa série de vols suborbitaux.

Des hôtels en orbite autour de la terre… Pouvant accueillir deux couples et deux membres d’équipage pour un séjour de trois nuits «terrestres», la station spatiale Galactic Suite Space Resort se déplacera en orbite autour de la terre à une vitesse moyenne de 30 000 km/h, effectuant ainsi le tour du monde en 90 minutes.

Source: galacticsuite.com.

Les voyageurs de l’espace n’auront plus à partager la Station spatiale internationale avec les cosmonautes en mission. Les Russes comptent mettre en orbite un hôtel confortable vers 2016. Cette station spatiale commerciale sera dotée d’un module, d’un volume de 20 m³, comptant quatre cabines et pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

Des hôtels qui volent un peu moins haut, mais qui sont tous aussi flyés… Le Manned Cloud de Jean-Marie Massaud ressemble à un zeppelin. Se déplaçant à 130 km/h, cet hôtel volant écolo comptera une vingtaine de cabines et offrira de multiples services (restaurant, spa, bar, etc.).

Source: Studio Massaud en partenariat avec ONERA (Office national d’études et recherches aérospatiales) – France.

D’une hauteur de 265 mètres, le Aircruise pourra transporter une centaine de personnes à son bord à une vitesse moyenne de 130 km/h. Dans le confort de son appartement de luxe ou des espaces communs, le voyageur pourra contempler les plaines du Serengeti ou les gratte-ciel d’une métropole. Ce projet a attiré l’attention de la compagnie Samsung Construction & Trading, principal entrepreneur du Burj Khalifa à Dubaï.

Source: Seymourpowell – Royaume-Uni.

Avec l’urbanité grandissante, on pense verticalité

Selon la United Nations Population Division, la population mondiale dépassera les 9 milliards en 2050 et environ 70% de celle-ci vivra en milieu urbain. La densité de population et les espaces restreints nous obligent à repenser l’organisation urbaine.

Voici la vision du parc d’attractions de l’architecte Ju-Hyun Kim à l’aube du 21e siècle.

Source : Ju-Hyun Kim.

Une structure verticale avec un nuage digital à son sommet regroupe des bulles interconnectées qui permettent de projeter des images, de servir de point d’observation et même de parc d’attractions. Même si le projet The Cloud n’a pas gagné la compétition lancée pour les Olympiques de 2012 à Londres, les concepteurs sont déterminés à le réaliser à l’aide de milliers de petits dons du public.

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Source: Équipe internationale – Angleterre.

On verdit actuellement les toits et les murs des édifices, mais l’agrotourisme pourrait se pratiquer en milieu urbain.

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Source: Mur végétal, Musée du quai Branly à Paris, Patrick Blanc – France.

Plusieurs concepteurs envisagent de développer l’agriculture urbaine à la verticale pour profiter de la proximité du bassin de population, pour réduire les temps de transport et, du même coup, le gaspillage, les coûts et la pollution, pour maximiser l’espace requis pour la culture et pour s’affranchir de Dame Nature.

Source: Vertical Farming, Blake Kurasek – États-Unis.

Source: Seawater Vertical Farm à Dubaï (immenses serres suspendues à une structure qui s’apparente à un arbre géant), Studiomobile – Italie.

Voici une structure verticale qui promet de révolutionner l’architecture urbaine, la Dynamic Tower. Les étages, indépendants les uns des autres, tournent autour d’un axe central et la tour produit sa propre énergie. Quelle grande métropole construira cet édifice la première?

Source: David Fisher – Italie.

D’ailleurs, où sont les automobiles volantes des années 2000 dont on parlait dans les années 1960?

 

Sources:

 

– Cilento , Karen . «Floating Gardens / Studio Noach + Holtrop», 18 février 2010. ArchDaily.

– L’Internaute Science, «Une île flottante», linternaute.com, septembre 2006.

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Produits et activités

La table champêtre réinventée

Repas gastronomiques servis à la campagne, dans des champs aux panoramas grandioses; voilà ce que propose une entreprise néerlandaise à une centaine de convives installés au grand air! Cette nouvelle tablée s’inscrit dans la mouvance des espaces pop-up, ces lieux éphémères mobiles qui s’établissent là où le vent les porte; dans ce cas-ci… aux grands vents.

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Source: Buitengewoon in het land

Le choix du site et les menus cinq services sont planifiés en collaboration avec les producteurs régionaux, les propriétaires fonciers et les restaurateurs. Les abonnés du site Internet reçoivent un courriel leur annonçant la date et l’emplacement de la prochaine «table champêtre» ainsi que le nom du chef invité pour l’occasion. La saison débute en juin et prend fin en septembre, beau temps, mauvais temps; en cas de pluie, le repas sera servi à l’abri dans une serre ou dans tout autre espace pop-up à proximité.

Le Québec regorge d’espaces verts, de producteurs agricoles et de grands chefs. La table est mise pour la création d’un nouveau produit touristique!

Source:

– Verbrugghe Bjorn. «Dutch company takes pop-up dining to the great outdoors», 8 mars 2011.

Site Internet:

Buitengewoon in het land

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Transport

La location de voiture: l’éclatement du modèle d’affaires

L’adoption de comportements plus écologiques nous amène à repenser notre rapport à l’automobile. Des initiatives sont nées de cette remise en question et transforment aujourd’hui le paysage de l’industrie automobile ainsi que celui de la location de voiture. Le covoiturage, les services d’autopartage, l’échange d’automobiles, la location de voitures hybrides ou encore entièrement électriques occupent de plus en plus de place dans ce marché. Les manières de louer une voiture pour une courte durée sont désormais nombreuses et diversifiées. Les possibilités touristiques aussi.

Concentration chez les grands joueurs

En 1999, on dénombrait neuf grandes entreprises de location de voiture en Amérique. Au cours des dix années qui ont suivi, une vague de concentration a réduit le nombre de joueurs. En 2009, ils étaient quatre: Avis-Budget, Hertz, Dollar-Thrifty et Enterprise Rent-A-Car. En janvier dernier, Avis-Budget négociait une entente visant à acquérir Dollar-Thrifty. Beaucoup d’entreprises indépendantes tirent aussi leur épingle du jeu par le phénomène de la longue traîne (long tail) (Lire aussi: Le voyage déploie sa long tail (compte rendu de conférence)). À titre d’exemple, le portail Web carrentalexpress.com propose quelque 300 agences de location indépendantes dans de nombreuses villes du monde.

Les Québécois et la location de voiture

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) 2010, 433 000 Québécois ont loué une voiture pour un usage personnel et 155 000 pour affaires. Dans le premier cas, on observe une hausse de 44% par rapport aux données de 2005 (PMB 2005), alors qu’en ce qui concerne les locations pour affaires, on constate plutôt une baisse de 20%.

Comme l’indique le tableau suivant, les Québécois qui louent une voiture dans un but personnel le font pour la plupart (72%) une ou deux fois par année. La fréquence de location pour affaires est beaucoup plus élevée: 45% le font au moins trois fois par année.

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Mais ces données concernent la location de voiture dans son sens traditionnel alors que ce n’est plus le seul modèle offert. On assiste, depuis environ une dizaine d’années, à une diversification des possibilités, l’autopartage en tête. Même les grandes entreprises de location s’ajustent, puisque la tendance à l’éclatement n’est pas appelée à s’atténuer.

L’autopartage: une formule qui fait des petits

Né de la volonté de réduire la circulation automobile et les émissions de gaz à effet de serre ainsi que de la volonté d’utiliser les ressources de façon plus efficace, l’autopartage remporte beaucoup de succès. La firme d’étude de marché Frost & Sullivan estime que, d’ici 2016, ce marché s’élèvera à six milliards USD par année, dont la moitié aux États-Unis, et qu’il comptera dix millions d’usagers.

Ce service met à la disposition de ses membres un parc d’automobiles réparti à travers la ville, moyennant un coût annuel d’abonnement. L’abonné réserve une voiture en ligne ou par téléphone, pour une demi-heure, une heure ou plus, souvent à faible coût et en prend possession à la station de son choix, en libre-service, c’est-à-dire sans la présence d’un préposé. Les usagers de voitures libre-service bénéficient parfois de certains avantages, comme des espaces de stationnement avantageux exclusifs.

Communauto a été la première entreprise d’autopartage à voir le jour en Amérique du Nord. Elle regroupe aujourd’hui plus de 20 000 membres qui peuvent louer des véhicules à Québec, à Montréal (incluant Laval et la Rive-sud), à Gatineau, à Trois-Rivières et même à Ottawa grâce à une entente avec Virtucar, le service d’autopartage de la capitale. Comme de nombreuses autres entreprises d’autopartage, Communauto fait partie de la CarSharing Association, dont l’un de ses objectifs consiste à développer des formules d’abonnements conjoints entre les entreprises membres. Voilà un aspect fort intéressant d’un point de vue touristique.

Aux États-Unis, c’est l’entreprise Zipcar qui détient la plus grande part de marché. Elle regroupe 500 000 usagers, près de 9 000 voitures réparties dans 14 grandes villes, dont Vancouver et Toronto, les seules au Canada. Là aussi, un membre peut louer une voiture Zipcar dans n’importe quelle ville.

Le phénomène prend tellement d’expansion que des locateurs traditionnels adoptent la formule et créent leur propre filiale d’autopartage. Hertz met sur pied le programme Connect by Hertz, Avis-Budget développe la filiale Okigo, Enterprise Rent-A-Car lance WeCar; bref, les services d’autopartage se multiplient.

Des voitures «branchées»

La demande pour les voitures hybrides et électriques incite les entreprises de location de voitures à ajuster leur offre. Par son service d’autopartage Connect by Hertz, l’entreprise Hertz déploie depuis décembre 2010 une flotte de voitures électriques – SmartFortwo Electric Drive – à New York qui dispose de plus d’une centaine de prises électriques spécialement dédiées à la recharge de batteries d’automobile. D’autres villes seront desservies en 2011. Après le Vélib’, Paris propose son service Autolib’, qui, dès septembre 2011, mettra à la disposition des abonnés une flotte de voitures électriques, disponibles sans réservation, en libre-service.

Source: Sympatico.ca Autos

Et les hôtels s’apprêtent à accueillir ces nouveaux «visiteurs branchés». Hertz a récemment développé un partenariat avec Starwood Hotels & Resorts pour rendre disponibles ses véhicules électriques dans les établissements haut de gamme du groupe hôtelier. Par ailleurs, les centres Sheraton de Montréal et de Toronto sont les premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques. Tous pourront en profiter.

De nouvelles voies

Outre le modèle de location traditionnel, on observe ainsi une multiplication des possibilités pour le consommateur. Voici quelques initiatives originales.

  • Le combo train-auto, un forfait proposé par Communauto et VIA Rail Canada, permet au voyageur de se rendre à destination (Montréal-Québec ou Montréal-Ottawa, aller-retour) par train et de se déplacer en voiture une fois sur place.
    • En France, Ucar – une entreprise de location de voiture – et Comuto – éditeur de covoiturage.fr – lançaient récemment une offre intégrant location et covoiturage. Le principe consiste à louer une voiture et à vendre les places libres à des covoitureurs. On donne l’exemple de Paris-Reims à 75 euros en location classique, qui revient à trois euros seulement pour le conducteur lorsque les trois autres passagers contribuent aux frais de location à raison de 24 euros chacun.

Source: Ucar

  • En novembre 2010, des voitures Mini Cooper S Clubman incluant les services d’un chauffeur pour trois heures ont été mises à la disposition des clients qui séjournaient en suite dans les hôtels Peninsula à New York et à Chicago.
  • La location entre particuliers est maintenant grandement facilitée grâce aux sites Web comme Voiturelib’ ou Drivemycar qui créent le lien entre les propriétaires de voitures et ceux qui souhaitent en louer.

Source: Voiturelib’

Enfin, les considérations environnementales, économiques et pratiques devraient favoriser la location de voiture à l’avenir. C’est probablement la multiplication des formules en fonction des besoins qui rythmera l’industrie au fil des prochaines années.

Sources:

– Glusac, Elaine. «The Peninsula’s New Fleet: the Mini Cooper», The New York Times, 6 décembre 2010.

– Martinez, Nate. «Hertz to rent Smart Fortwo Electric Drive in Sf, NYC and DC», Motor Trend, 6 décembre 2010.

– Marzloff, Léa. «Ucar-Comuto, le covoiturage en réseau», Groupe Chronos, 14 novembre 2010.

– Mc Kenna, Alain. «L’autopartage: l’avenir de l’industrie automobile?», Sympatico.ca Autos, 19 janvier 2010.

– «NOUS OUVRONS LA VOIE – Le Centre Sheraton Montréal et le Sheraton Centre Toronto Premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques», CNW, 7 décembre 2010.

– Print Measurement Bureau (PMB), 2005 et 2010.

– The Economist. «Drive my car», 9 octobre 2010.

– The Economist. «Un volant quand vous en avez besoin», Les Affaires, 30 octobre 2010.

Sites Internet :

Carrentalexpress.com

CarSharing Association

Communauto

Connect by Hertz

Ucar

Voiturlib’

ZipCar

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Hébergement Technologies

Technologies en hôtellerie: le mouvement s’accélère

De la biométrie à la télé 3D en passant par les codes QR, nombreuses sont les nouvelles technologies qui permettent à la clientèle de profiter d’un meilleur divertissement dans une chambre d’hôtel ou d’améliorer son confort. Les attentes du visiteur étant particulièrement élevées, les gestionnaires du secteur de l’hôtellerie doivent continuellement se questionner quant aux possibilités d’investissement afin de renouveler les équipements technologiques. Voici un survol des dernières avancées en la matière.

Nous avons divisé les technologies en deux grandes sphères. Cette analyse présente les tendances et les nouveautés observées sur le plan du service à la clientèle dans le secteur de l’hôtellerie. L’analyse «Technologies en hôtellerie: regard sur les systèmes de gestion» aborde les technologies associées à la gestion des activités et aux systèmes de distribution.

Écrans performants

Selon le magazine Hotelier, déjà 40% de la population américaine possède la télévision haute définition. Comme on s’attend souvent à ce que les hôtels offrent un peu plus que le standard résidentiel, les hôteliers font face à une forte pression pour faire installer ces appareils dans les chambres. Selon le sondage annuel mené auprès des membres de l’American Hotel & Lodging Association (AHLA), la moitié des établissements disposaient de tels équipements en 2010, comparativement à 36% deux ans auparavant.

Source: Microsoft

Les télévisions tactiles et interactives ont aussi fait leur apparition dans les lobbys d’hôtels, notamment à l’intérieur des Courtyard de Marriott. D’ici la fin de l’année, plus de 300 établissements de la chaîne au Canada et aux États-Unis seront équipés de ces écrans de 57 po utilisés par la clientèle pour visionner et imprimer de l’information sur les attraits locaux, les cartes, la météo, les restaurants des environs, etc. Le groupe Intercontinental a également commencé à se procurer ces écrans; les concierges s’en servent comme outils de support.

Récemment, les télévisions 3D ont pénétré le marché et l’industrie hôtelière évalue ses options à propos de ce nouveau produit. Même si certains établissements, comme le Tropical Villa Vacations à Hawaï, ont déjà choisi de faire le saut dans la technologie 3D, les chaînes sont encore hésitantes à effectuer un tel investissement.

Et que dire des télévisions intégrées dans un miroir de la salle de bain, nouveau concept offert au Trump International Hotel.

Source:  Blogue Abetholiphint

Avantages de la mobilité

Offrir Internet sans-fil haute vitesse n’est plus suffisant pour impressionner le visiteur, c’est devenu un service de base. De plus, l’utilisation massive des téléphones intelligents et des tablettes Internet entraînera un changement important en matière de besoin de la clientèle. Celle-ci deviendra plus autonome grâce à la technologie mobile, mais exigera une connexion Internet et un signal cellulaire de première qualité.

Plusieurs chaînes hôtelières ont déjà lancé des versions mobiles de leur site Web, alors que certains établissements ont plutôt choisi de développer des applications particulières. C’est le cas par exemple de Holiday Inn qui a innové grâce à la technologie NFC (near-field communication), qui permet d’acheminer un message chiffré au client par le biais de son téléphone intelligent. Lorsque ce dernier reçoit un message l’avisant que sa chambre est prête, il obtient également le signal qui lui servira ensuite à déverrouiller la porte sans être obligé de passer par la réception.

L’arrivée des tablettes Internet et plus particulièrement de l’iPad a suscité un véritable engouement de la part des consommateurs et certains hôteliers ont tenté d’exploiter ce filon. Par exemple, le St. Regis à Vancouver offre ces appareils en location à sa clientèle au coût de 25$ par jour.

Source : Blogue Thehscg

Fluidité et agrément

Tout comme dans les aéroports, les terminaux pour l’enregistrement libre-service commencent à apparaître dans les lobbys d’hôtels. Ces bornes munies d’un écran tactile permettent à la clientèle de s’identifier avec un numéro de réservation ou une carte de crédit et d’obtenir directement la clé de la chambre. Le même processus mènera à la transaction finale à la sortie. Selon l’enquête de l’AHLA, 10% des établissements offrent actuellement ce service.

Dans la même veine, on prévoit que les codes QR, déjà homologués par la Transport Security Administration (TSA) à titre de cartes d’embarquement électroniques, joueront un rôle grandissant en hôtellerie, tant pour l’enregistrement de la clientèle que pour des fins de marketing et de sécurité.

Grâce à la technologie de pointe offerte par l’entreprise Control4, la clientèle est en mesure de prendre le contrôle complet de sa chambre. Une télécommande multifonction actionne la télévision, les lumières, la chaîne stéréo, les thermostats ou le climatiseur, les rideaux et même la mention de «ne pas déranger». C’est ce qu’offrent par exemple trois hôtels de Las Vegas (Aria, Vdara et Mandarin Oriental) afin de rehausser la qualité de l’expérience du visiteur.

Source: ITWeb

Un nouveau besoin s’est aussi créé par la récente «Apple mania», soit l’utilisation des stations permettant d’accueillir le iPhone et le iPod. Environ le tiers des hôtels aux États-Unis propose ce service.

Source: OLX

Quant aux téléphones dans les chambres, ils sont progressivement remplacés par les téléphones IP qui offrent beaucoup plus que leur fonction première. Certains modèles permettent de lire les courriels, de consulter l’actualité et la météo ou de sélectionner une option du service aux chambres. Selon le sondage de l’AHLA, 45% des établissements sont désormais munis d’un tel système.

Les technologies liées à la biométrie semblent aussi très prometteuses. Elles jouent un rôle d’identification de la personne, grâce notamment à la reconnaissance de l’empreinte digitale ou à la lecture de l’iris. La biométrie offre la possibilité d’accélérer le processus d’enregistrement de la clientèle, évite l’utilisation des clés de chambre et procure un cadre parfaitement sécuritaire. On estime que les revenus liés à la biométrie croîtront à un rythme annuel de 20% pour atteindre les 11 milliards USD en 2017.

Sur le plan de la sécurité, certains hôteliers ont mis en place des systèmes afin de répondre à certains besoins de la clientèle. C’est le cas par exemple du Eden Resort au Portugal qui offre un outil de surveillance des enfants. Lorsque ceux-ci s’approchent d’une zone à risque comme la piscine, les parents sont immédiatement avertis.

Source: This Next

On le constate, les nouvelles options technologiques apparaissent tellement rapidement qu’elles deviennent souvent obsolètes avant même d’être entièrement implantées dans l’industrie. Par crainte de choisir la mauvaise technologie, les gestionnaires se contentent la plupart du temps d’une option minimaliste. Pour eux, le statu quo, moins risqué, semble une solution acceptable. Or, prendre le temps d’évaluer les nouvelles avenues vaut la peine, même lorsqu’elles sont coûteuses, car elles pourraient plus tard s’avérer un choix rentable.

Sources:

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Hébergement Tourisme durable

Des hôtels qui ont pris le virage durable

La responsabilité environnementale et sociale d’une entreprise n’est pas une mode; malgré les fluctuations économiques, les clients sont sensibilisés au développement local et durable des organisations. Des hôtels l’ont compris et redoublent d’astuces pour verdir leurs services et soutenir la communauté. Voici quelques exemples de bonnes pratiques observées dans le secteur de l’hôtellerie.

L’offre verte s’organise

La U.S. General Services Administration (GSA) a annoncé en septembre 2010 un plan pour réduire de 25% les émissions de gaz à effet de serre provenant de la permutation de ses employés et des voyages d’affaires. Les agences fédérales planifient également faire séjourner leurs employés uniquement dans les établissements certifiés LEED.

Des agences de voyages en ligne commercialisent les hôtels engagés dans une démarche environnementale. Par exemple, Orbitz met de l’avant les hôtels adhérents à Energy Star aux États-Unis en plus de critères ecofriendly, tels que l’utilisation d’énergie renouvelable, de produits non toxiques, et l’appui à des organisations environnementales. En outre, elle indique sur son site Eco les hôtels certifiés LEED. Travelocity affiche plus de 1900 hôtels sous sa bannière écoresponsable et travaille conjointement avec plusieurs programmes de certification.

De petites et grandes actions en hôtellerie

Les initiatives ponctuelles se multiplient et les programmes plus englobants aussi. Le projet pilote «Hotel Energy Solutions», soutenu entre autres par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Association internationale des hôtels et restaurants (IH&RA) en est un exemple. Il a comme objectif d’accroître la compétitivité du secteur de l’hébergement en Europe en misant sur l’efficacité énergétique. Quatre destinations figurent dans ce projet: Palma de Mallorca (Espagne), Bonn (Allemagne), Strandja (Bulgarie) et la « destination montagne » de Haute-Savoie. Un service-conseil, du soutien technique et des outils sont proposés aux participants.

Plusieurs établissements d’hébergement montrent la voie au secteur en instaurant un programme environnemental complet tandis que d’autres cumulent les initiatives pour s’engager dans une démarche responsable. Voici des exemples de bonnes pratiques d’ici et d’ailleurs.

  • La Tablée des Chefs mobilise des chefs, cuisiniers et traiteurs du Québec dans des causes sociales et environnementales. L’organisme offre un service de courtage en alimentation durable pour les organismes communautaires locaux accrédités par les Banques alimentaires Québec. Concrètement, il récolte les surplus alimentaires dans les hôtels et les restaurants ou lors d’événements. Il les redistribue ensuite, de façon ponctuelle ou sur une base régulière, aux personnes dans le besoin.
  • Le Bristol, à Paris, traite les déchets des cuisines à l’aide d’un déshydrateur thermique afin d’obtenir de l’eau (lavage des planchers) et de la matière sèche (engrais).
  • Le site Internet Echo de Vail Resort, au Colorado, présente les efforts environnementaux de l’entreprise, ses actions de charité et le bénévolat des employés sur le centre de villégiature et dans la communauté. Une section dédiée aux employés les informe des possibilités de bénévolat et sert de plate-forme collaborative sur le sujet.

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Source: Vailresortsecho.com

  • Grâce à l’instauration d’un programme de gestion de l’eau, chaque chambre de l’hôtel Andaluzau Nouveau-Mexique consomme seulement 93 gallons d’eau par jour comparativement à 200 gallons, soit la moyenne par chambre selon la Florida Department of Environmental Protection.
  • Le centre de villégiature Equinoxe au Vermont s’est engagé dans une voie marginale d’énergie de remplacement en s’associant avec le programme « Cow Power », un regroupement de six fermes à travers le Vermont qui produit du biogaz à partir de fumier. Le centre de villégiature subvient ainsi partiellement à ses besoins énergétiques en alimentant deux de ses établissements.
  • Le Meurice, un hôtel de luxe parisien, a découvert grâce à son premier bilan carbone (outil pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre) que 40% de sa consommation énergétique était liée à ses achats de produits rares et importés en cuisine. Ainsi, les propriétaires devront réfléchir à une façon de garder les mêmes standards en réduisant leur impact environnemental.
  • Au Solar Hôtel à Paris, le bilan carbone est effectué annuellement en même temps que le bilan financier. Parmi les actions entreprises, on compte l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur la façade, de trois récupérateurs d’eau de pluie pour arroser les jardins et le trottoir ainsi que pour alimenter quelques toilettes, le prêt de vélos, l’offre de déjeuners 100% biologiques, l’affichage de cartes explicatives dans les chambres des clients, l’utilisation de réducteurs de débit d’eau, la collecte sélective des déchets dans les corridors et la mise sur pied d’un programme de soutien aux jeunes et aux artistes.

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Source: Solarhotel.fr

  • Le Comfort Inn and Suites à Boston a entamé un processus écologique qui consiste à recycler des débris de construction, à remplacer des bouteilles en distributeurs de savon, à sensibiliser la clientèle au compostage en les incitant à trier eux-mêmes leurs déchets, à installer un système de nettoyage ionisé dans la piscine, à choisir des plantes indigènes pour réduire l’apport d’eau et à fournir une navette fonctionnant au gaz naturel pour transporter les clients de l’aéroport à l’hôtel.
  • L’hôtel boutique Stadthalle à Vienne s’alimente exclusivement en énergies renouvelables et offre un rabais vert de 10% aux clients arrivant en vélo ou en train ainsi qu’aux clients fidèles.

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Source : Hotelstadthalle.at

Un changement opérationnel se produit grâce à un changement comportemental. Les dirigeants qui croient aux innovations durables apporteront des modifications opérationnelles structurantes, transmettront leur vision aux employés qui les transmettront à leur tour aux clients. Plusieurs hôteliers québécois affichent une longueur d’avance dans ce domaine, mais on constate que les actions liées à la responsabilité environnementale ne sont pas systématiquement mises en œuvre dans l’ensemble du secteur.

Sources:

A. Mc Neill, Laura. «A Green Transformation», Lodging Magazine, juillet 2010.

Hôtel boutique Stadthalle. «Le premier hôtel urbain au monde avec une consommation énergétique nulle» Hotelstadthalle, 2010.

Chevalley, Sarah. «Labels et certifications vertes, le nouvel engagement», L’Écho touristique Hors-série, juin 2010, p.18.

Good Planet, «Du Palace au gîte, l’hôtellerie se met au vert», GoodPlanet.info, 3 juillet 2010.

Eco Green Hotel «Hotel Cuts Water Use Nearly 80%», EcoGreenHotel.com, 2010.

Echo Vail Resorts

Environmental Leader. «Vermont Resort Cuts Carbon Footprint with “Cow Power”», Environmentalleader.com, 28 juillet 2010.

Hotel Energy Solutions

La Tablée des Chefs

Rufus, Anneli, «Cash-Crunched Resorts and Hotels Find That Going Green is a Good Way to Scrimp on Money», AlterNet, 12 août 2010.

Solar Hotel

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Technologies

e-tourisme et technologie – Innovation, collaboration et interaction (récapitulatif 2000-2010)

L’expression e-tourisme a grandement fait parler d’elle au cours de la décennie. Une véritable pluie d’innovations technologiques a bouleversé l’industrie et seuls les plus avant-gardistes ont pu suivre la cadence. On remarque au Québec de grands écarts entre les différentes entreprises; alors que certaines n’ont pas encore d’adresse électronique, de grands hôtels rendent accessibles leurs chambres à partir d’outils mobiles. Le sujet est au cœur de plusieurs préoccupations au sein de l’industrie; l’analyse qui suit vise à récapituler les avancées de la dernière décennie.

Croissance du nombre d’internautes

Le nombre d’internautes a crû significativement depuis 2000 (graphique 1). Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), on estime aujourd’hui à deux milliards le nombre de personnes en ligne, soit deux fois plus d’internautes qu’en 2005. Alors que 65% des habitants des pays développés accèdent à Internet de la maison, cette proportion chute à seulement 13,5% dans les pays en développement.

Selon une enquête menée par le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), en collaboration avec Léger Marketing, on compte au Québec 4,5 millions d’internautes réguliers en 2010, soit 73% de la population.

Arrivée du Web 2.0

L’internaute s’est rapidement lassé de parcourir la Toile à titre d’observateur. Avec le développement des wikis dans les années 1990, il est désormais possible d’écrire collectivement des documents numériques. Ainsi apparaît l’encyclopédie Wikipédia, en 2001. Au même moment, les forums foisonnent et constituent des lieux d’échanges où questions, réponses et conseils se mêlent aux discussions.

Le début du millénaire est aussi le moment où la musique, les photos et les vidéos ont commencé à être transférés et partagés sur MySpace (lancé en 2003), Flickr (lancé en 2004) et YouTube (lancé en 2005). Durant cette même période, on accueille, bien ou mal, selon le commentaire, le fameux site TripAdvisor. Et comme si le monde réel n’était plus suffisant, l’internaute s’est mis à flirter avec l’univers virtuel avec Second Life.

En 2006, lorsque le magazine Time a choisi «You» comme personnalité de l’année, on a souligné l’importance de la collaboration et des interactions qui avaient lieu en ligne. L’Internet social, communément appelé Web 2.0, transforme la Toile en donnant plus que jamais la parole à ses utilisateurs. Les réseaux sociaux en ligne gagnent en popularité et malgré quelques controverses, Facebook compte plus d’amis et de fans que toute autre communauté virtuelle.

Prolifération lexicale

Bloguer, clavarder, texter, microbloguer (ou twitter); connaissez-vous ces façons de communiquer? On organise le contenu par catégories et mots-clés sur les blogues, on microblogue (ou twitte) en 140 caractères et on abrège les discours dans les clavardages ou lors d’envoi de messages textes. Il est avantageux de maîtriser l’art d’être concis pour transmettre efficacement de l’information dans les années 2000!

Voici une liste de termes, de concepts et d’expressions liés aux technologies qui ont pris d’assaut la Toile et qui ont fait l’objet d’analyses depuis la création du Réseau de veille en tourisme en 2004. Certains concepts vous ont échappé? Cliquez sur les liens ci-dessous pour vous rafraîchir la mémoire.

· INTERNET HAUTE VITESSE · WIFI ·«.TRAVEL» · MARKETING VIRAL · TÉLÉPHONIE IP · LOGICIEL DE GESTION HÔTELIÈRE ET DE RESTAURATION · MÉTAMOTEUR DE RECHERCHE · RFID · VIDÉOCONFÉRENCE · BORNE LIBRE-SERVICE · GDS · CYBERCOUPONS · CONCIERGE VIRTUEL · BALADODIFFUSION · FILS RSS · CRM · TRANSPARENCE · LONG TAIL · MÉDIA SOCIAUX · PAGE FANS FACEBOOK · AUDIOGUIDES · CROWDSOURCING · LOGICIELS LIBRES · FLASHPACKER · RÉALITÉ AUGMENTÉE · INSTANTANÉITÉ · PUBLICATIONS EN LIGNE · ROI DES MÉDIAS SOCIAUX · SMO · CONFÉRENCE VIRTUELLE · GWIKIS · CODE-BARRES · WEB MOBILE

Où suis-je? Où vais-je?

La carte géographique, outil incontournable pour planifier un voyage et pour s’orienter une fois à destination, continue de se raffiner dans les années 2000. Grâce au Web, les systèmes d’information géographique (SIG) métamorphosent la façon dont on organise, présente et référence les données spatiales.

Au début de la décennie, on était enthousiaste de pouvoir se positionner, de concevoir des itinéraires et de s’inspirer d’informations utiles provenant d’interfaces toujours plus conviviales et agrémentées de contenu multimédia. Basé sur la technologie des SIG, le GPS s’est rapidement élevé au rang des accessoires indispensables du touriste moderne.

Les outils créés par le géant Google sont rapidement devenus incontournables; ainsi défilent Google Maps, Google Earth, Google Street View, Google Mobile, etc. En cette fin de décennie, la géolocalisation connaît un essor sans précédent, en raison de l’utilisation exponentielle des supports mobiles tels que les téléphones intelligents.

Mobilité ubiquitaire

Selon l’UIT, plus de 90% de la population mondiale a accès à un réseau mobile. Avec un taux de pénétration de 68%, un taux jamais égalé par aucune autre technologie, on estime à 3,8 milliards le nombre d’abonnements mobiles dans les pays en développement. Dans les pays développés, le marché arrive à saturation, puisqu’il y a en moyenne 116 abonnements pour 100 habitants.

On constate en cette fin de décennie une tendance pour les applications de données. Le nombre de messages textes (SMS) a triplé au cours des trois dernières années et l’on compte en 2010 l’envoi de 6,1 mille milliards de messages textes, soit 200 000 par seconde à travers le monde.

Selon le Print Measurement Bureau, en 2005, 38% des Québécois possédaient un téléphone cellulaire, un assistant numérique personnel ou un téléphone intelligent, comparativement à 47% dans le reste du Canada. En 2010, la popularité de la mobilité a fait grimper ces taux à 55% et à 69% respectivement.

Marketing 2.0

Au début des années 2000, on urgeait les entreprises à se doter d’une adresse électronique et d’un site Internet. Le courriel est rapidement devenu un outil marketing précieux qu’on allie de plus en plus à des campagnes ciblées. Graduellement, on réalise qu’un site Web doit être bien référencé dans les moteurs de recherche pour être trouvé. L’achat de mots-clés et l’utilisation de liens commandités font leurs preuves, même en temps de récession.

Les possibilités infinies qu’offrent la Toile et les réseaux sociaux permettent aux plus rusés d’user de stratégies fort créatives pour communiquer leurs messages. Ainsi, on réinvente les concours, on crée des emplois 2.0, on fait parler les clients, on suscite les conversations, on implique les consommateurs par le crowdsourcing et on lui fait vivre toutes sortes d’expériences. Il faut désormais maîtriser Internet pour maximiser les campagnes de marketing.

Impossibilité de conclure

Résumer les principales innovations des dix dernières années en matière de technologies et de e-tourisme en mille mots est une tâche ardue. Comme le sujet touche aussi d’autres grands dossiers récapitulatifs de cette fin de décennie, nous vous invitons à poursuivre votre lecture en cliquant sur les thèmes suivants: distribution, ressources humaines, comportement du consommateur, croisières et hébergement.

Sources:

Fillion, Gérald. «Le web en 2010», Radio-Canada, 9 avril 2010.

Print Measurement Bureau. Le pouls du Québec, novembre 2010.

Union internationale des télécommunications. «Selon les estimations de l’UIT, deux milliards de personnes seront en ligne fin 2010», 19 octobre 2010.