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Hébergement

Hébergement – L’évolution par la créativité et la technologie (récapitulatif 2000-2010)

La dernière décennie n’a pas été de tout repos dans le secteur de l’hébergement où les transformations ont été nombreuses. On est passé, entre autres, de la standardisation à la personnalisation, de la banalisation à la diversification, du luxe chargé au chic épuré, de la réservation par téléphone à celle en ligne sur le cellulaire, de la carte de commentaires aux médias sociaux, d’un accès Internet limité à celui WiFi haute vitesse gratuit, de la piscine au spa, de la réutilisation des serviettes au virage vert. Bref, les dix dernières années ont été riches en bouleversements. Voici un tour d’horizon.

Les grands groupes demeurent

En 2000, un vent de fusions et d’acquisitions vient de balayer l’industrie hôtelière: des grands groupes comme Cendant Corporation, Marriott International, Accor et Choice se partagent les bannières. Le rythme des acquisitions connaît ensuite un ralentissement, mais les groupes hôteliers se relèvent plutôt bien des crises qui ont frappé au fil des années. Du moins, ce sont sensiblement les mêmes groupes qui occupent les premiers rangs, malgré quelques transactions. Les trois acteurs majeurs sont aujourd’hui InterContinental Hotel Groups PLC, Wyndham Hotel Group et Marriott International.

L’éclatement

Les années 2000 ont donné lieu à une forte segmentation de l’offre hôtelière, l’hôtel boutique en tête. Popularisé par Ian Schrager à New York au milieu des années 1980, l’hôtel boutique connaît un réel boum à la fin des années 1990. Ces petits hôtels de luxe se caractérisent alors par leur localisation urbaine, leur architecture unique, leur design recherché et leur service personnalisé.

L’intérêt pour le design, l’approche par «expérience», les technologies, l’influence des générations X et Y, de même qu’une nouvelle conception du luxe, entre autres, engendrent une grande diversification du produit d’hébergement par des idées très créatives tout au long des années 2000. En voici des exemples:

  • une nouvelle mouture d’auberges de jeunesse, axée sur le confort, la sécurité, le design et les technologies;

Les formules de gestion, les formes de location et les modes d’hébergement se multiplient aussi. Pensons aux condotels, à l’hôtellerie de long séjour, à la location de résidences de tourisme, au camping en VR ou encore au couchsurfing. Et on segmente pour les femmes, les familles, les animaux de compagnies, etc.!

Des stratégies pour traverser les crises

Les crises de 2001 (11 septembre), 2003 (SRAS) et 2008 (économique) ont marqué l’industrie. Des stratégies de toutes sortes pour stimuler la demande ont alors vu le jour. Au lendemain des attentats du 11 septembre, les hôtels des grandes chaînes acceptent que des agences en ligne comme Expedia et Travelocity écoulent pour eux d’importants lots de chambres. Cependant, les marges bénéficiaires des hôteliers se mettent à fondre, ainsi que leur contrôle sur les tarifs. Au fil du temps, les hôteliers réussissent à négocier de meilleures ententes avec les intermédiaires et reprennent en partie le contrôle en incitant les internautes à réserver directement sur leur site, où ils leur garantissent le meilleur prix.

La stratégie consistant à baisser les tarifs s’avère aussi un échec. Malgré l’inefficacité d’une telle manœuvre et les difficultés des hôteliers à retrouver les tarifs d’avant la crise, la pression est parfois trop forte et l’effet domino entraîne les établissements à baisser leurs prix à nouveau, comme ce fut le cas en 2008. Mais cette dernière crise a aussi donné lieu à des stratégies créatives plus efficaces, dont le but était de faire parler de l’établissement, en mettant par exemple des chambres aux enchères ou encore en s’adressant à la clientèle locale. Rappelons qu’au cours des dix dernières années, les hôtels de classes intermédiaire et économique se sont mieux tirés d’affaire que les établissements de luxe.

Les hôtels prennent le virage vert

Avec la signature du protocole de Kyoto en 1997 et son entrée en vigueur en 2005, la prise de conscience du réchauffement climatique et de la lourde empreinte écologique laissée par le voyageur semble inévitable. L’industrie touristique entreprend alors des actions pour améliorer sa performance environnementale. Certains établissements d’hébergement, comme la chaîne Fairmont, s’inscrivent en précurseurs et affichent une politique de développement durable dès le début des années 1990. Puis, de nouveaux labels et certifications permettent à des établissements de mieux se positionner à cet égard. Au Canada, le Programme de cotation écologique Clé verte est inauguré en 1997, alors que son pendant québécois, RéserVert, voit le jour dix ans plus tard, en 2007.

Le spa prend sa place

Déjà, en 2000, l’industrie des spas et des centres de santé est en pleine effervescence en Amérique du Nord. Bien que la population québécoise soit encore peu accoutumée au produit, on dénombre, en 2003, une centaine d’établissements, dont plus d’une soixantaine sont rattachés à des hôtels ou à des centres de villégiature. Trois ans plus tard, le Québec compte 390 spas, une croissance de 280%! Dans la dernière décennie, le spa est ainsi passé d’un produit marginal à une composante courante de l’offre d’hébergement.

Une industrie en ligne, transparente et techno

En 2001, les réservations en ligne (hébergement et autres) comptaient pour 5,4% de l’ensemble des transactions touristiques aux États-Unis selon eMarketer. Au cours des années suivantes, elles augmentent de façon marquée; en 2009, plus de 55% de toutes les réservations aux États-Unis s’effectuent par l’entremise d’Internet dont 45% de toutes les réservations d’hôtel.

Cette même période traduit l’entrée dans l’ère de la transparence, par les prix, les commentaires et l’excellence. Depuis 2000, le site de commentaires TripAdvisor permet à chacun d’émettre son avis sur un hôtel, un restaurant ou tout autre service touristique. Le consommateur se fait sa propre idée, au-delà des étoiles. Dix ans plus tard, de nombreux autres sites de commentaires occupent une place importante dans le processus de décision du voyageur pour le choix d’un établissement d’hébergement.

Enfin, il y a dix ans, bien des technologies étaient pour ainsi dire absentes du paysage hôtelier. Pensons aux télévisions à écran plat, à Internet sans fil ou encore aux plateformes de jeux dans les chambres. Les dernières années ont aussi donné naissance à une panoplie d’outils, dont ceux associés à la technologie mobile.

Dans la mesure où l’hébergement continue sur sa lancée vers de nouveaux concepts créatifs, où les voyageurs exigent de plus en plus des expériences originales et de qualité, où la technologie nous amène toujours plus loin, imaginons un peu où nous en serons en 2020!

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing

La semaine du troc dans les gîtes italiens

Payer une chambre avec autre chose que de l’argent n’est pas monnaie courante. Pour une deuxième année, l’Association des gîtes touristiques d’Italie organise la Settimana del baratto (la Semaine du troc), durant laquelle les voyageurs peuvent échanger un bien ou un service contre un séjour.

Sur le site de l’événement, les gîtes communiquent leur liste de souhaits, c’est-à-dire des suggestions pour lesquelles ils offriraient l’hébergement. Le client peut donc effectuer une recherche, soit par produit ou service ou encore par lieu. L’an passé, les échanges les plus courants étaient des produits maison, des performances musicales ou des traductions de sites Internet.

Source: www.settimanadelbaratto.it

L’édition 2009 a attiré plus de 12 000 fans sur la page Facebook de l’événement (18 000 aujourd’hui). Cette semaine originale remporte un succès immense, à tel point que certains gîtes offrent désormais cette option de paiement tout au long de l’année!

La Settinama del baratto est un bon exemple de concertation sectorielle qui offre le «wow» tant recherché!

Sources:
Springwise. «During “Barter Week” Italian B&Bs accept swaps as payments», Springwise.com, 10 novembre 2010
www.settimanadelbaratto.it
Italian Bed and Breakfast Association

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Enjeux Produits et activités

Environnement artificiel

Le marché mondial du tourisme est extrêmement compétitif. Pour attirer des visiteurs ou bonifier leur offre touristique, certaines destinations sont prêtes à reproduire des attraits naturels ou à créer de toutes pièces des lieux qui transformeront à jamais leurs paysages. La chirurgie plastique n’est pas exclusive au corps humain, regardez autour de vous, savez-vous distinguer le vrai du faux?

Paysages géologiquement modifiés

Nombreux sont les territoires qui voient leurs paysages naturels se modifier au fil du temps. Bien que ce ne soit pas toutes les destinations qui regorgent de sites artificiels tels qu’à Dubaï (lire aussi : Dubaï, région de la démesure), depuis toujours, l’occupation humaine laisse des traces. Pensons par exemple aux Cascata delle Marmore, chutes créées par les Romains en 290 avant Jésus-Christ, ou aux Islas de los Uros, îles flottantes construites par les Uros sur le lac Titicaca au Pérou. Et plus près de chez nous, dans l’archipel d’Hochelaga, juste à côté de l’île Sainte-Hélène, n’avons-nous pas créé l’île Notre-Dame pour la tenue de l’Exposition universelle de 1967?

Véritable levier de développement touristique, le paysage contribue à l’attractivité des territoires. C’est pourquoi certaines destinations, parfois moins avantagées par la nature ou voulant devenir encore plus attrayantes pour les touristes, se tournent vers des options « artificielles », afin d’améliorer leur physionomie ou leurs attributs. Ainsi, on crée des chutes, des îles, des plages, des montagnes et des lacs; on simule le vent, la neige et même les vagues.

Prenons l’exemple de Boscombe en Angleterre, une station balnéaire située à proximité de Bournemouth. Celle-ci connaît un essor remarquable grâce, entre autres, au premier récif artificiel en Europe, le Boscombe SurfReef, qu’on a créé afin d’attirer les surfeurs en quête de la vague parfaite. Cette contribution artificielle a joué un rôle important dans la revitalisation de ce site qui, après avoir été délaissé durant plusieurs années, attire à nouveau les touristes en grand nombre. La vidéo suivante fait état du développement touristique qui a suivi la création du récif.


Source: bournemouth.co.uk

Des idées qui déjouent la nature

La nature est souvent comparée à un terrain de jeux. Il n’est donc pas surprenant de s’en inspirer pour créer des centres récréatifs ou des parcs thématiques. Les stations de ski, les parcs aquatiques et les centres de golf intérieurs en sont des exemples (lire aussi: Des équipements sportifs nouveau genre). Après les îles tropicales de Berlin (lire aussi: Prendre des vacances à Berlin ou sur une île tropicale? Et pourquoi pas les deux!), voici que les Émirats arabes unis créent le Ice Land Water Park, ayant pour thème le réchauffement climatique. Dans ce parc, on a intégré des pingouins et des glaciers à de nombreuses activités aquatiques.

Source: Icelandwaterpark.com

Le cabinet d’architecture américain Studio Shift a également conceptualisé un projet de parc aquatique, écologique cette fois, dans le comté de Miyi, en Chine. En plus de créer une série de bassins, d’infrastructures de service et d’espaces verts, il envisage de construire un lagon. Afin de respecter au maximum l’environnement, il prévoit faire usage de panneaux solaires, instaurer des toits végétalisés, traiter les sols par bioremédiation, utiliser l’eau provenant de la rivière Anning comme source primaire et faire appel à un système de récupération des eaux de pluie. On effectuera le traitement des eaux à l’aide d’une technologie avancée qui permettra de filtrer et de purifier cette ressource essentielle au site. Voici le lien pour en apprendre davantage sur le projet.

Source: inhabitat.com

Le milieu événementiel suit cette tendance en créant des attraits temporaires aux accents naturels, comme des jardins ou des plages en zone urbaine (lire aussi: Si le touriste ne va pas à la plage, faites venir la plage en ville!). Par exemple, en mai 2010, durant deux jours, les Champs-Élysées étaient recouverts de verdure pour célébrer la Journée mondiale de la biodiversité. Souligner le rapport entre l’homme et son environnement était au cœur de cette démarche. Baptisée Nature Capitale, cette œuvre de trois hectares, comprenant 150 espèces végétales, se «déplacera» vers d’autres métropoles au cours des prochaines années.

Source: naturecapitale.com

Des idées de toutes sortes émergent partout sur la planète, y compris au Québec. Par exemple, on trouve depuis 2009, au Centropolis de Laval, SkyVenture Montréal, un centre qui permet aux amateurs de sensations fortes de vivre l’expérience d’une chute libre, grâce à un simulateur qui propulse l’air à 175 km à l’heure. Cette fois, c’est le vent qu’on reproduit.


Source: skyventuremontreal.com

Le Centropolis de Laval est également le lieu choisi par Maeva Surf pour créer une nouvelle attraction qui permettra aux amateurs de surf de s’initier au flowboard, un sport de planche qui se pratique sur une vague artificielle de type FlowRider®. L’établissement est présentement en construction, mais permettra bientôt à ses adeptes de s’adonner à cette activité à l’intérieur et de profiter de la vague, même en hiver.

Grâce aux technologies, on arrive aujourd’hui à contrôler une multitude d’éléments naturels. Peu importe la situation géographique ou la saison, on se donne maintenant accès à tout. Mais jusqu’où ira-t-on? Est-ce que certaines régions tireraient avantage à créer des produits d’appel artificiels? Est-ce la voie à emprunter pour renouveler ou bonifier son offre? Bien que cette tendance défie certainement un autre courant, celui de l’authenticité, elle constitue néanmoins pour certaines destinations une avenue qui mérite d’être considérée.

Sources:
Bournemouth.co.uk
Icelandwaterpark.com
Skyventuremontreal.com
Naturecapitale.com
Inhabitat.com
Maevasurf.com

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Hébergement

Nouveau service en hôtellerie: le marché alimentaire en libre-service

Parce qu’un restaurant offrant le service complet ne convient pas à tout moment ou à tous les goûts, et que le service aux chambres peut être coûteux et peu flexible, la boutique alimentaire du Grand Hyatt de New York réinvente la façon de se sustenter lors d’un séjour à l’hôtel.

Le «Market», boutique également populaire auprès de la clientèle locale, offre un design soigné et propose les meilleures gâteries new-yorkaises ainsi que des plats simples, des salades, des fruits frais ou des boissons.

Authenticité, personnalisation, mobilité et innovation: quelques tendances fortes qui trouvent écho dans ce nouveau service.

Sources:
– Berthier, Florence. «Un concept de restauration à composer soi-même et à emporter», Influencia.net , 21 juillet 2010.
– Hyatt. Communiqué de presse, www.hyatt.com, 5 avril 2010.

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Marketing

Clin d’œil – Non, le magazine n’a pas dit son dernier mot!

Qui a dit que l’imprimé était dépassé? Le magazine Sports Illustrated renouvelle le genre en misant sur les outils technologiques.

Ce type de magazine électronique ouvre de belles perspectives à l’industrie touristique!

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Marketing Technologies

Les «mutations génétiques» du code-barres traditionnel ouvrent des horizons au tourisme

Un livre, une affiche, un abribus, une poubelle ou une vitrine… Le code-barres 2D s’immisce dans des endroits inattendus et aime bien révéler au touriste de l’information pertinente et invitante. En France, le Pays Bourg-en-Bresse innove en intégrant du contenu multimédia, par l’intermédiaire de flashcodes, dans une bande dessinée (BD) de fiction pour nous faire découvrir sa région. Oui, le support papier peut devenir interactif et les codes-barres 2D nous amener à des lieues du dépliant touristique traditionnel.

Code-barres 2D, code QR, flashcode, de quoi parle-t-on au juste?

Le code-barres formé de lignes verticales numérotées qui est apposé sur les produits de consommation et saisi par un lecteur optique est l’ancêtre du code-barres 2D (code matriciel à deux dimensions).
Ce dernier est un code graphique formé d’un petit carré de points noirs et blancs. Il crypte beaucoup plus d’informations que son prédécesseur: adresse URL, coordonnées géolocalisées, informations écrites ou sonores et vidéos. Il permet ainsi de donner les détails d’un événement ou d’un forfait, de fournir les coordonnées d’une entreprise, d’envoyer un bon de réduction, de présenter une bande-annonce, d’afficher le lien d’un site Internet, de générer un appel téléphonique, d’enregistrer une carte de visite dans le carnet de contacts, d’envoyer un courrier électronique ou un SMS, etc.

Ce code ajoute donc un élément d’interactivité et un volume supplémentaire d’informations virtuelles, en particulier si l’espace d’affichage est restreint (p. ex., on peut utiliser un code-barres 2D pour afficher l’information nutritionnelle des plats apparaissant sur un menu pour ne pas le surcharger avec ce complément d’information et nuire à sa présentation visuelle). Il bonifie l’expérience client en plus de piquer la curiosité du technophile, qui s’interroge sur ce que lui révélera ce code-barres.

Un téléphone intelligent et une petite application à télécharger selon le type de codes-barres à lire et le modèle de téléphone utilisé suffisent pour décoder les données cryptées. À titre d’exemple, le code QR (code Quick Response) est un code-barres 2D standard gratuit et très répandu, développé par les Japonais, tandis que le flashcode a été créé par l’Association française du multimédia mobile (AFMM). Par la suite, on clique sur l’application qui apparaît dans le menu de son téléphone, on photographie le code-barres à l’aide de la caméra et aussitôt, l’information s’affiche.

Pour en savoir plus:

BD, tourisme et flashcodes, un mélange des genres!

La BD touristique fait partie du paysage québécois depuis quelques années avec la collection Le Tour du Québec en BD. Le Lonely Planet, en association avec les éditions belges Casterman, s’y lance à son tour avec Bruxelles, New York, Rome et Venise dans la série Itinéraires.

De son côté, Cap3B, organisme responsable du développement du Bassin Bourg-en-Bresse, l’une des portes d’entrée du nord de la région Rhône-Alpes, a opté pour un mélange inattendu et résolument novateur! Il a misé sur une BD de fiction pour faire la promotion de sa région et sur les flashcodes pour rendre l’information touristique interactive. Ce projet, orchestré par l’un des auteurs de la BD, Bruno Tamaillon, directeur de l’agence Tams.fr, a pour objectifs d’amener l’information touristique hors des canaux traditionnels et de valoriser l’image du territoire auprès des jeunes adultes et des familles, clientèles ciblées par la région.

Dans La cavalière au manteau rouge, empruntée à l’univers du manga, on suit l’équipée de trois étudiants dans le Pays de Bourg-en-Bresse. On passe du monde réel au virtuel en quelques secondes grâce aux flashcodes apparaissant au bas des pages, qui permettent de télécharger sur son téléphone une vidéo illustrant le site touristique ou le paysage parcouru (Monastère royal de Brou, fromagerie de Drom, étangs de la Dombes, etc.).

À la toute fin, on y présente une section contenant huit pages d’informations sur la région: la carte géographique qui localise l’itinéraire des trois héros, la présentation des Pays de Bourg-en-Bresse, ainsi que le détail des références touristiques de la BD. En complément, les lecteurs peuvent trouver sur le site Internet dédié à la BD la bande-annonce, les vidéos générées par les flashcodes, de même que les coulisses de la conception de la BD.

Dans une vitrine, un abribus ou un livre, sur une affiche, une poubelle ou un lampadaire…

… l’imagination a libre cours lorsqu’il s’agit d’insérer ces petits codes-barres 2D, comme en font foi les exemples suivants.

En 2009, pour faire découvrir une partie moins fréquentée de la ville, Venise a instauré le projet pilote TagMyLagoon. À l’aide de son téléphone intelligent, le touriste pouvait télécharger des informations en italien ou en anglais à partir d’une série de plaques apposées sur les réverbères, les enseignes touristiques ou les poubelles de rue et sur le lieu. Il était même possible pour le visiteur de transmettre un commentaire.

Source: http://www.tagmylagoon.com/lang/fr/

En France, plusieurs villes comme Bordeaux et Biarritz multiplient les projets pour enrichir l’information offerte aux habitants et aux touristes en plaçant des codes-barres 2D sur le mobilier urbain et les affiches, dans les vitrines, les magazines et les dépliants. La ville de Sarlat les utilise pour mettre de l’avant son patrimoine historique, le comité départemental du tourisme de l’Isère, comme complément à sa documentation portant sur la route Napoléon et l’événement Jazz in Marciac, pour que les amateurs aient plus facilement accès à l’information (programmation, plans d’accès, biographie des artistes, etc.).


Source: Bordeaux.fr – campagne d’affichage sur les quais et dans le centre-ville montant des codes 2D géants

Le prochain bus passe à quelle heure? La Régie autonome des transports parisiens (RATP) a installé, dans ses milliers de points d’arrêt, un flashcode permettant de connaître l’horaire des autobus qui desservent la station et le temps d’attente avant l’arrivée du prochain bus.

Enrichis de code-barres 2D, divers types d’imprimés (livres, magazines, journaux) entrent de plain-pied dans l’interactivité en permettant au lecteur de poursuivre sa lecture sur Internet, de visualiser un reportage vidéo, une bande-annonce ou une publicité plus élaborée, d’accéder à un comparateur de prix ou de télécharger un balado.

Tourisme Québec n’est pas en reste. Il intègre lui aussi un code-barres 2D à ses campagnes promotionnelles imprimées (affiches et journaux) destinées aux marchés américain et français pour permettre le visionnement de capsules vidéo.

La promotion ajoute donc une corde de plus à son arc avec ces codes-barres «intrigants»!

Sources:
– Bonnefon, Olivier. «Un Flashcode pour rester branché en permanence», Sudouest.fr, 22 juin 2010.
– Boulin, Jean-Luc. «Le tag 2D est-il mort ou bien vivant?» etourisme.info, 13 juin 2010.
– Carrel, F. «La route napoléon passe au «flashcode» et à l’internet pour la téléphonie mobile», 20minutes.fr, 30 juin 2010.
– Clifford, Stephanie. «From Print to Phone to Web. And a Sale?», New York Times, 10 janvier 2010.
– Croizet, Pierre. «Sarlat se fait flasher!», etourisme.info, 30 septembre 2009.
– Dublanchet, Ludovic. «Retour sur les codes 2D», etourisme.info, 29 janvier 2010.
– Dublanchet, Ludovic. «C’est le printemps, les flashcodes fleurissent», etourisme.info, 7 avril 2009.
La Cavalière au manteau rouge
Les éditions Le Vent qui vente
– Lyne, Marc. «What Is A QR Code And Why Do You Need One?», SearchEngineLand.com, 15 octobre 2009.
– Martineau, André. «Des villes revisitées par la BD», La Presse, 31 mai 2010.
– Ministère du Tourisme. «De grandes campagnes pour faire connaître le Québec sur le plan international», Totalement tourisme!, vol. 4, no 1, printemps-été 2010.
– Orange. «Une BD multimédia interactive, pour montrer la voie d’un tourisme retrouvé, entre culture et innovation», communiqué de presse, 4 juin 2010.
– Parole d’élus. «Les TIC au service des territoires – Tags: flashcode», textes multiples, Parolesdélus.com.
– Sviokla, John. «How Barcodes and Smartphones Will Rearchitect Information», blogue Harvard Business Review, 28 juin 2010.
– Ville de Bordeaux. «Cité digitale: des codes 2D dans la ville», bordeaux.fr.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Tourisme durable

Pédaler pour de l’électricité: une idée lumineuse qui fait du chemin!

Les habitants de Copenhague ont de la suite dans les idées! Après l’illumination du sapin de Noël (lire aussi: Mon beau sapin, roi des vélos), voilà que la chaîne hôtelière Crowne Plaza emboîte le pas et encourage ses clients à enfourcher une de ses bicyclettes d’exercice afin de produire de l’électricité pour l’hôtel. Seulement 15 minutes suffisent pour générer les 10 wattheures permettant de réclamer un coupon-repas d’une valeur de 36 USD échangeable dans l’un des restaurants de l’établissement. Si l’expérience s’avère concluante après une année, la chaîne prévoit instaurer cette promotion dans tous ses établissements du Royaume-Uni. Un bon coup de pédale pour l’économie!

Source:
– Ferri, Jim. «Save the Mermaids», Ferri & Partners, Ferriandpartners.com, 14 juin 2010.

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Technologies

Comment participer à un salon qui se tient à Shanghai sans vous ruiner

Rien de plus facile à réaliser si ce salon est… virtuel! Obtenir une vitrine donnant accès à un plus grand public sur une plus longue période, simplifier la logistique et réduire les coûts, voilà ce que les salons virtuels proposent aux exposants et aux visiteurs du monde entier. Et le monde touristique entre de plain-pied dans cette réalité virtuelle. Les perspectives de développement dans ce domaine sont prometteuses. Bienvenue à ces rencontres du troisième type, une nouvelle manière de faire des affaires assis confortablement à son bureau!

Tôt ou tard, il fallait s’y attendre

Avec Internet et les avancées technologiques repoussant les limites de ce qui est réalisable, terminés la recherche d’un lieu et d’équipements adéquats, les conflits d’horaires et d’utilisation, l’espace physique restreint, le montage d’un kiosque, le matériel publicitaire à imprimer, l’accès à un nombre limité de visiteurs, les coûts et le temps de déplacement, le nombre de participants contingenté, le temps d’exposition condensé, les problèmes de logistique, les horaires rigides, les conséquences sur l’environnement… et l’achat d’une nouvelle tenue. Le salon virtuel ouvre ses halls d’exposition et fait fi de tous ces obstacles!

Évidemment, ce type de salon ne reproduit pas l’ambiance d’un centre d’expositions, ne suscite pas la dynamique des rencontres impromptues, ne remplace pas les échanges en face à face et ne stimule pas l’économie et le secteur touristique d’une région.

Un aperçu de la réalité de cette virtualité

Comme les centres d’expositions réels, le salon virtuel offre des espaces, des fonctionnalités et des services qui varient d’un site à l’autre. Le visuel s’apparente assez fidèlement à la réalité et la durée de l’exposition peut même aller jusqu’à la permanence.

L’exposant doit s’enregistrer sur le site Web du salon. Il choisit un kiosque parmi les modèles proposés et le personnalise par la suite. Il télécharge le matériel publicitaire de son choix: bannières, prospectus et vidéos en ligne, contenu audio, gamme de produits, etc. De l’aide technique est à sa disposition pour faciliter sa démarche. On a même prévu un avatar, qui invite les participants à consulter la documentation et à laisser leurs coordonnées. La technologie numérique sophistiquée permet une réelle interactivité en ligne entre exposants et visiteurs par le biais du clavardage, de la webcam, du courriel, du téléphone, ou même par audioconférence. Des outils permettent d’effectuer le suivi des activités de marketing.

Le visiteur, de son côté, s’inscrit en remplissant tout simplement un formulaire en ligne sur le site de l’exposition. Il reçoit par la suite un numéro d’utilisateur et un mot de passe, de même qu’un badge l’identifiant auprès des exposants. Il peut ainsi accéder, bien souvent sans frais, à l’exposition en ligne. Un grand hall lui donne accès aux différentes composantes du salon et à toutes ses fonctionnalités interactives: plan 3D du salon, programme des conférences, moteur de recherche, etc.

Source: http://www.on24.com

Jetez un coup d’œil à ces vidéos pour mieux visualiser le concept:  http://www.youtube.com/watch?v=xDKjSMFqlwQ (durée: 1 min. 53 sec.) et http://www.youtube.com/watch?v=fCNb0-pusN0 (durée: 1 min. 9 sec.).

Le tout est accompagné d’un plan de communication très étendu offert par le promoteur du centre virtuel. Certains salons offrent même des espaces de recrutement où l’on peut consulter des offres d’emploi et entrer directement en lien avec les départements de ressources humaines des différentes entreprises sur place.

Les foires touristiques virtuelles

Le palais des congrès virtuel Dynacoce (Dynamic Congress Center) a accueilli en janvier dernier le premier Salon virtuel du tourisme d’affaires et de l’événementiel  – SATAÉ. Résultat? Plus de 400 exposants de divers horizons et de 13 nationalités différentes (agences événementielles, parcs d’exposition, offices du tourisme, agences de presse, associations, etc.) se sont inscrits, 23 000 visiteurs uniques ont été recensés, 16 animations et spectacles ont eu lieu sur scène, neuf conférences portant sur des thèmes majeurs ont été prononcées. Le SATAÉ s’est installé de façon permanente au DYNACOCE en juin dernier, et le prochain rendez-vous est planifié pour octobre 2010.


Palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.satae.fr/illustrations.html


Hall d’exposition du palais des congrès virtuel Dynacoce – source: http://www.dynacoce.com

Même thématique au premier Salon 3D interactif du tourisme d’affaires et de l’événementiel qui s’est tenu à la même période, soit du 11 au 19 janvier 2010.

L’entreprise BusinessGlobal.com – The International Virtual Exhibition Centre – offre une plateforme pour la tenue d’expositions, de foires et de salons commerciaux en ligne, en plus d’en faire la promotion à l’échelle mondiale. Son exposition virtuelle Best of China, tenue en septembre 2009, a rassemblé 3 700 exposants et plus de 600 000 visiteurs uniques, provenant de plus de 180 pays.


Source: http://www.businessglobal.com/flash/exhibition.php?Eid=29

BusinessGlobal.com présente du 1er au 30 juin 2010 le GTTHE – 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition: exposants regroupés en deux sections, voyages et tourisme et hôtellerie, orateurs réputés, séminaires en ligne, forums interactifs. À la clôture de la version interactive du salon, l’exposition demeurera en ligne durant une période de six mois, ce qui permettra l’accès détaillé aux entreprises, à leurs brochures et à leurs produits, aux vidéos promotionnelles et à leur site Web. Les forums resteront aussi ouverts. Un autre salon touristique, l’International Wellness & Health Tourism, se déroulera sur le Web du 1er novembre 2010 au 31 janvier 2011.

Dans un autre registre, Eprofeel est un salon virtuel permanent plutôt statique. Il présente en fait un catalogue de plusieurs entreprises regroupées dans différents «halls» selon leur type d’activités. En cliquant sur un kiosque (stand), une page Web apparaît et les informations sont réparties sous divers onglets.

L’Association des hôteliers du Québec (AHQ) invitait récemment ses membres à visiter le salon virtuel www.afhrgolive.com, initié par l’Association des fournisseurs d’hôtels et restaurants (AFHR) et à surveiller son évolution.

Plusieurs entreprises se livrent une bataille sur le marché des salons virtuels (p. ex.: ON24, Xpofairs.com, Cybermax et Clever Zebra).

Rendez-vous dans un monde virtuel

Qu’on se le dise, les échanges se feront de plus en plus dans un monde virtuel (lire aussi: Les conférences virtuelles changeront-elles le visage du voyage d’affaires?) et d’autres grandes innovations technologiques bouleverseront le monde des affaires.

Peut-être que dans quelques années, on se demandera comment on pouvait subir autant de contraintes physiques et financières pour la tenue d’une exposition, tout comme on se demande aujourd’hui ce que l’on ferait sans Internet…

Sources:
– Association des hôteliers du Québec, «Salon virtuel des fournisseurs des hôtels, restaurants et institutions»,  Hoteliers-quebec.org, consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com, «The 2010 Global Travel, Tourism & Hospitality Exhibition», consulté le 3 juin 2010.
– BusinessGlobal.com. «Explore the Entire Health & Wellness Tourism Industry Online. International Wellness & Health Tourism 2010», consulté le 3 juin 2010.
– Croizet, Pierre. «Les salons sont morts, vive les salons virtuels?», Etourisme.info, 26 novembre 2009.
– Génération nouvelles technologies. «3D Live Meeting, premier salon 3D interactif dédié au tourisme d’affaires et à l’événementiel, ouvrira ses portes du 11 au 19 janvier 2010», Generation-nt.com, 16 décembre 2009.
– Karr, Douglas. «Social CRM Virtual Conference: No Travel, No Lines, Free Entry!», MarketingTechBlog.com, 28 octobre 2009.
– Poulin, Ginette. «Le 1er Salon virtuel du tourisme d’affaires vous attend», Hôtels Restaurants & Institutions, Hrimag.com, 8 décembre 2009.
– SATAÉ. «Le SATAÉ 1er SALON virtuel du Tourisme d’Affaires et de l’Événementiel», Satae.fr, numéro spécial décembre 2009.
– SATAÉ. «Édition permanente 2010 du Dynacoce», Satae.fr, consulté le 3 juin 2010.

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GPS et tourisme : Suivez la direction!

La technologie du GPS (global positioning system) a grandement évolué. Le nombre d’applications a explosé et les fonctions sont dorénavant beaucoup plus complètes. Facile à manipuler et peu coûteux, il est devenu très apprécié au voyageur. Pour les destinations touristiques, c’est l’occasion de mettre en valeur l’offre touristique. Comptez sur Google pour accélérer l’étendue de son utilisation.

La bataille du marché du GPS

Une importante proportion des voyageurs ont dorénavant l’occasion d’utiliser la technologie des GPS, que ce soit à partir d’un appareil de navigation de type Garmin, d’une radio satellite ou encore d’un téléphone intelligent. Pour les appareils GPS, ce sont généralement des éditeurs spécialisés qui sélectionnent et diffusent l’information. Mais peu importe le type d’application GPS dont on parle, il devient important pour les entreprises de systématiquement géoréférencer l’information en ligne. Ultimement, elle pourra être intégrée sous forme de points d’intérêt par le voyageur qui la rapatrie sur son GPS ou sur son téléphone intelligent muni d’une application GPS.

Jusqu’à tout récemment, c’étaient les appareils de navigation, destinés principalement à la conduite automobile, qui avaient le vent dans les voiles. Toutefois, l’arrivée des applications GPS pour les téléphones intelligents tel le iPhone a radicalement changé le portrait de ce marché. Les perspectives de développement liées à cette nouvelle avenue sont tellement positives que les actions de Garmin ont chuté de 75%.

La navigation grâce aux téléphones intelligents

De plus en plus de téléphones intelligents, dont le iPhone, intègrent des fonctionnalités GPS. Le voyageur obtient plus de souplesse comparativement à la première génération de GPS et a désormais accès à de nombreux guides touristiques géolocalisés. En plus d’y repérer les différents points d’intérêt et commerces, il accède aussi à des photos et à des commentaires écrits et audio. Selon PhoCusWright, plus de 56% des e-touristes américains se disent intéressés par des fonctionnalités mobiles de cartes et d’indications routières.

La téléphonie mobile comporte toutefois d’importantes barrières quant à son utilisation à l’étranger. Les coûts d’échange de données en itinérance (roaming) demeurent encore trop élevés pour plusieurs utilisateurs qui souhaiteraient y avoir accès sur une base régulière lors d’un voyage international. Mais cette situation changera progressivement. En avril 2009, le Parlement européen a imposé un plafonnement de la facturation des services d’itinérance. Le plafond tarifaire permis dans la zone Europe diminuera chaque année. Inévitablement, une libéralisation générale du marché mondial suivra.

Google s’impose

Google a récemment lancé Google Maps Navigation, un logiciel gratuit de navigation. Disponible aux États-Unis seulement, il n’est compatible qu’avec les téléphones supportant la plateforme Android. Il est beaucoup plus souple que les GPS traditionnels puisqu’il fonctionne sur le principe d’un moteur de recherche en proposant plusieurs résultats pertinents selon la requête effectuée. Une fois l’endroit choisi, le système de navigation se met en marche pour guider l’utilisateur. La navigation s’effectue sur des cartes routières standard ou sur des cartes en vue satellite ou Street View.

D’autres variantes pertinentes s’ajoutent, notamment les rapports de circulation, les routes alternatives et l’interrogation du GPS par la voix. La vidéo suivante illustre bien l’étendue des possibilités de cette technologie pour le tourisme.

http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY
Source : http://www.youtube.com/watch?v=tGXK4jKN_jY

Le GPS pour découvrir des circuits thématiques

Certaines destinations ont réussi à mettre en valeur leurs circuits thématiques grâce à la technologie GPS. La région française de Bordeaux, en Graves et Sauternes, propose un guide GPS multimédia pour accompagner le visiteur dans cette région des vins. Le voyageur intéressé par cette route vinicole n’a qu’à louer un GPS pour la journée dans un office de tourisme pour avoir l’occasion de suivre l’un des trois itinéraires thématiques comprenant les indications pour visiter certains vignobles et autres endroits à découvrir. Les passionnés peuvent également assouvir leur curiosité en sélectionnant des catégories particulières de points d’intérêt à découvrir (p. ex. un type d’architecture) pour obtenir des informations additionnelles sous forme de fiches descriptives détaillées.

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Plusieurs autres destinations jouent maintenant cette carte, notamment GPS Tourisme, une initiative des cinq provinces wallonnes qui met en valeur l’offre touristique à l’aide d’une centaine de circuits touristiques répertoriés par critères (pédestre, vélo, vélo de montagne, auto et moto).

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Les applications GPS servent également à transmettre des informations audio géoréférencées. On les retrouve sous forme d’audioguides GPS qui s’avèrent très pertinents pour guider et informer les touristes en fonction de leur position géographique. (Lire aussi : «La démocratisation des audioguides : l’ère du numérique».)

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Les GPS traditionnels ont aussi innové en matière d’audioguides. Garmin a lancé ZeVisit, une solution permettant de découvrir la région française de Saint-Émilion en voiture. L’itinéraire proposé est associé à un guide audio qui se déclenche automatiquement aux huit étapes du parcours. Les touristes ont le choix d’emprunter un appareil GPS préchargé à l’office de tourisme ou de télécharger gratuitement le guide sur le site de Garmin.

GPS pour bonifier l’expérience d’un séjour

Le camping français Le Talouch loue à sa clientèle des GPS pour les randonnées dans la région. L’entreprise a intégré dans ses GPS quelque 230 km de sentiers tracés de randonnées pédestres ou de vélo de montagne qu’elle propose pour des excursions de découverte. L’utilisateur sélectionne un des circuits et se laisse ensuite guider par le GPS de randonnée.

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Les sentiers mettent en valeur les points d’observation et autres lieux d’intérêt pour le visiteur. Les parcours peuvent être visualisés sur Internet, téléchargés sur un GPS ou consultés avec Google Earth.

D’autres régions offrent des expériences basées sur le geocaching ou chasse au trésor par GPS. Par exemple, le Comité départemental du tourisme du Doubs, en France, a lancé le concept GPS Safari en offrant notamment des séjours GPS pour découvrir la région.

Les occasions d’affaires permettant aux entreprises d’offrir plus dynamiquement leurs services en fonction de l’emplacement géographique des visiteurs se multiplient. Déjà, Garmin offre à sa clientèle de télécharger des options comme le POI Loader afin de personnaliser son GPS. On sélectionne des points d’intérêt qui servent alors d’audioguides au moment opportun. Un service d’alerte de proximité peut être activé pour informer l’automobiliste lorsqu’il approche d’un point d’intérêt qu’il a préalablement ciblé.

On le voit, les perspectives touristiques liées au GPS sont très prometteuses. On verra même en 2011 les premières autos (Audi A8) munies d’un équipement Google Earth! Bientôt, la technologie GPS deviendra omniprésente. Pour les destinations et les entreprises, il s’agit d’occasions fort intéressantes de mise en valeur de l’offre.

Sources :

– Belga. «Ardenne Tourisme GPS : des itinéraires touristiques via GPS sur TourismeGPS.be», buzz24.be, 14 décembre 2009.
– Boulin, Jean-Luc. «Deux bonnes raisons de plus pour investir Google Maps», etourisme.info, 5 novembre 2009.
– Lavrinc, Damon. “2011 Audi A8: The First Production Vehicule Equipped With Google Earth”, Autoblog, 16 décembre 2009.
– RNCOS Industry Research Solutions. “World GPS Market Forecast To 2013”, février 2010.
– Schetzina, Cathy. “The PhoCusWright Consumer Technology Survey Third Edition, Part Five of Five”, PhoCusWright, décembre 2009.
– Wery, Etienne. «Le 1er juillet, utiliser son téléphone mobile à l’étranger sera moins cher», Droit et technologies, 27 avril 2009.

Sur le Web :

www.camping-talouch.com
www.bordeaux-graves-sauternes.com
www.gpsaudioguides.com
www.zevisit.com
www.tourismeGPS.be
www.gps-safari-doubs.com

Lire aussi : «Quand les touristes jouent à la chasse au trésor»

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La technologie interactive en pleine mer!

Disney a trouvé la solution pour offrir une vue sur la mer à ses passagers logeant dans les cabines intérieures. Le nouveau Disney Dream, qui entrera en service en janvier 2011, sera équipé d’un hublot virtuel dans chacune de ses cabines intérieures. Ce hublot, ou plutôt cet écran LCD, reflétera en temps réel, grâce à des caméras extérieures, la vue sur la mer en fonction de la localisation de la cabine dans le navire. À quelques reprises, des personnages de Disney y feront également des apparitions-surprises.

Mentionnons aussi la présence d’œuvres d’art particulières à bord du navire. Au premier coup d’œil, elles ressemblent à de véritables toiles ou photographies. En réalité, il s’agit plutôt d’écrans LCD. Lorsqu’un passager s’arrêtera pour admirer une œuvre, un personnage de Disney apparaîtra à l’écran pour interagir avec lui.

Solution transposable à nos complexes hôteliers? À vous d’en juger!

 

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Source: Disney Enterprises, Inc.

Sources :

Disney Cruise Line, [En ligne], 2010, http://disneycruise.disney.go.com/ships-activities/ships/staterooms/dream-fantasy/deluxe-inside-stateroom

« Innovation + Imagination = New Magical Experiences For Guests Aboard the Disney Dream », Disney Cruise Line, [En ligne], 2010, http://www.disneycruisenews.com/ContentDrillDown.aspx?DisplayItem=986d40a7-ce72-456e-b435-6e5e02d07f7a