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Les intentions de voyage des Ontariens à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 561 voyageurs ontariens afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de soulever plusieurs faits sur ce marché.

Plus du tiers des Ontariens a l’intention de visiter le Québec cet été. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année. Une moyenne de 1,8 voyage aura pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (62 %) et de Québec (46 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Les Ontariens recherchent principalement à entreprendre un roadtrip (49 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (40 %). Cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (36 %) et des séjours axés sur la culture (35 %).

Au cours de leur séjour au Québec, d’une durée moyenne de 5,6 nuitées, la moitié des Ontariens passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif est également dans leur plan (27 %), suivis des hébergements de petite taille (20 %).

La clientèle ontarienne perçoit le Québec comme une destination avec une culture francophone unique en Amérique du Nord (85 %), ce qui les motive à explorer la province. Quelque 27 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. La sécurité de la destination (24 %) et une attraction ou un événement en particulier (20 %) représentent les deux autres motivations les plus évoquées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Ils ont déjà assez visité le Québec (23 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (16 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour une destination américaine (24 %) ou internationale et pour l’Ontario (62 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des résidents des Maritimes à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 543 voyageurs originaires des provinces maritimes afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Quelque 24 % des résidents des Maritimes ont l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année. Ils envisagent en moyenne 3 voyages dans l’année, dont 61 % auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (48 %) et de Québec (31 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Ils cherchent principalement à entreprendre un roadtrip (62 %), vivre une expérience liée à la baignade (47 %) et au plein air contemplatif (45 %). Près de la moitié se rendra au Québec pour visiter des parents et amis. Autrement, cette clientèle planifie principalement des séjours urbains (29 %) et des séjours axés sur la culture (29 %).

Quelque 53 % des répondants viennent y visiter de la famille et des amis. Près du quart sont attirés par une attraction ou un événement particulier (24 %) tandis que d’autres ont naturellement l’habitude de prendre leurs vacances au Québec (23 %). Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année avancent les raisons suivantes :

1.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (24 %) ;

2.Ils ont déjà assez visité le Québec (22 %) ;

3.Ils n’éprouvent aucune attirance pour la destination (20 %).

Ces voyageurs opteront plutôt pour les provinces maritimes (73 %) ou encore l’Ontario (20 %).

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Américains à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du Tourisme auprès de 1 183 voyageurs originaires du Nord-Est des États-Unis afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus du quart (28 %) des Américains interrogés a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils prévoient en moyenne 4 voyages dans l’année, dont 3,1 voyages auront pour destination une région du Québec. Les villes de Montréal (43 %) et de Québec (40 %) figurent parmi les plus envisagées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet cette clientèle planifie principalement des séjours axés sur la culture (41 %) et plus du tiers, des séjours urbains (36 %). Ceux de détente sont également envisagés (30 %). Les Américains du Nord-Est des États-Unis cherchent principalement à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), à entreprendre un roadtrip (47 %) et à profiter de la gastronomie (45 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 5,9 nuitées, plus de la moitié des Américains passera la nuit dans de grands hébergements commerciaux. L’hébergement collaboratif (Airbnb, chalets locatifs) est également dans leurs plans (31 %), de même que les établissements de petite taille (24 %).

Parmi la clientèle en provenance du Nord-Est des États-Unis, quelque 46 % évoquent le désir de visiter une nouvelle destination comme principale motivation. La sécurité de la destination (37 %) et la recommandation de proches (36 %) représentent les deux autres raisons les plus mentionnées.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année mentionnent deux raisons principales :

1.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (25 %) ;

2.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (19 %).

Ces voyageurs visiteront plutôt leur propre pays.

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Les intentions de voyage des Français à l’été 2022

Du 22 au 26 avril 2022, la Chaire de Tourisme Transat a mené un sondage pour le ministère du tourisme auprès de 546 voyageurs français afin de connaître leurs intentions de voyage pour l’été 2022. Les résultats permettent de relever plusieurs caractéristiques de ce marché.

Plus d’un Français sur trois (38 %) a l’intention de visiter le Québec au cours des deux prochaines années. Ils envisagent en moyenne 3,4 voyages dans l’année. Un peu plus du tiers des voyages prévus au cours de l’été auront pour destination le Québec. Les villes de Québec (52 %) et de Montréal (47 %) figurent parmi les plus convoitées par cette clientèle cet été. Voilà un présage à une belle reprise des activités touristiques dans les milieux urbains. En effet, cette clientèle planifie principalement des séjours en nature (47 %) et plus du tiers, des séjours urbains (43 %). Les séjours de nature et d’aventure sont également envisagés (30 %). Plus de la moitié cherchent à vivre une expérience liée à la baignade (57 %), au plein air sportif (51 %) ou à la gastronomie (51 %).

Au cours de leur séjour au Québec d’une durée moyenne de 11 nuitées, 40 % des Français passeront la nuit dans de grands hébergements commerciaux. Les établissements de petite taille (38 %) et l’hébergement collaboratif comme Airbnb (26 %) figurent également dans leurs plans.

La clientèle française perçoit favorablement le Québec. Elle est plus encline que les autres marchés à associer la destination québécoise à une population accueillante, à des paysages variés et des événements culturels intéressants. Quelque 63 % éprouvent le désir de visiter une nouvelle destination. Quelque 40 % des répondants viendront sous recommandation de parents et amis. Finalement, près du tiers mentionne la sécurité de la destination.

Les répondants qui n’ont pas l’intention de visiter le Québec au cours de la prochaine année énoncent les raisons suivantes :

1.Les prix trop élevés (27 %) ;

2.Ils ne connaissent pas suffisamment l’offre de la destination (22 %) ;

3.Ils préfèrent voyager à proximité de leur domicile (20 %).

 

Les résultats détaillés seront publiés prochainement sur le site du ministère du Tourisme.

Note méthodologique : Les intentions de visite obtenues envers le Québec par les visiteurs français sont hautement enthousiastes : au total, 39 % des voyageurs sondés sur ce marché ont indiqué considérer faire un voyage au Québec, entre mai et octobre. Or, une proportion élevée de ces répondants n’avaient entrepris aucune démarche à ce sujet, ou n’avaient pas manifesté d’intérêt élevé face au Québec dans la section du questionnaire portant sur la considération du Québec d’ici les deux prochaines années. Ces données sont à interpréter avec prudence.​

Un filtre restrictif a été appliqué pour le marché français afin de ne considérer que les voyageurs qui semblaient « sérieux » dans leurs démarches, ce qui représente plutôt 17 % de ce marché.

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Clin d’œil rédigé par Natacha Bolduc, agente de support à la recherche pour la Chaire de tourisme Transat. 

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Tourisme durable

Tourisme durable : comportements et attentes des touristes internationaux

Dans le cadre de son rapport sur les enjeux du tourisme durable, l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) a mené une grande enquête sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable.  L’enquête a été administrée en ligne auprès d’un panel de 594 répondants provenant de Suisse, d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Autriche, de Belgique, des Pays-Bas, de Pologne et des États-Unis. Le choix de l’échantillon étudié a en partie été déterminé sur la base des marchés représentatifs des nuitées hôtelières en Suisse sur la période de janvier 2021 à septembre 2021. La période d’administration du questionnaire s’est étalée du 18 octobre 2021 au 1er novembre 2021.  

La durabilité : un critère considéré dans le choix du voyage

Pour près d’un tiers des répondants (37 %), la durabilité est un aspect considéré parmi d’autres lors de la conception du voyage. Pour 23 %, elle est un critère décisif permettant de départager des offres équivalentes. Une personne sondée sur cinq (20 %) estime que la durabilité est un critère central dans leur choix de voyage. La même proportion déclare, à l’inverse, que la durabilité n’a aucune importance dans sa décision de voyage.

Le site Internet des destinations comme référence d’informations

Pour planifier et/ou réserver un séjour de tourisme durable, le site Web officiel de la ou des destinations (48 %) constitue la source d’informations privilégiée, suivie du site Internet de l’hébergeur (38 %). De manière plus relative, le bouche-à-oreille (34 %) et les sites Web d’agences de voyages en ligne (32 %) représentent également des sources d’informations utiles pour les répondants. En revanche, la consultation de sites Internet spécialisés dans le tourisme durable ne relève pas vraiment d’une démarche spontanée. Seuls 17 % des répondants disent utiliser cette source.   

L’engagement des prestataires touristiques est attendu

Les répondants sont presque unanimes (80 %) sur le fait que l’engagement en développement durable du prestataire touristique constitue une vraie valeur. Nombreux (64 %) seraient disposés à payer davantage pour soutenir les prestataires touristiques qui agissent en ce sens.  

Lorsqu’ils recherchent un hébergement qui s’inscrit dans une démarche de durabilité, les répondants s’attendent d’abord à ce que l’hébergeur mette de l’avant les produits locaux (62 %), ou qu’il prenne des engagements en faveur d’une diminution de ses déchets (57 %). La réduction de la consommation énergétique est également un engagement fort pour la moitié des répondants (51 %). Ces derniers sont en revanche moins sensibles à d’éventuelles initiatives de compensations carbones prises par les hébergements (20 %).  

Une conception du tourisme durable associée à la nature, à la communauté d’accueil et aux aspects énergétiques

Ce qu’associent en premier lieu les répondants au tourisme durable, c’est bien ce qui a trait aux aspects de protection de la nature (64 %). Viennent ensuite le soutien apporté à la région de villégiature (43 %) et les aspects énergétiques (39 %).  

Étonnamment, les éléments qui relèvent des transports sont les moins associés au tourisme durable. Ces aspects ne sont cités que par 20 % des répondants.  

La majorité (77 %) souhaite d’abord pouvoir expérimenter les traditions et l’artisanat locaux durant leur voyage. Les répondants accordent également une grande importance au fait de pouvoir acheter des produits locaux directement chez le producteur (74 %). Profiter du cadre naturel du lieu de vacances est aussi essentiel. En effet, deux tiers (66 %) veulent vivre des expériences avec le monde animal et végétal, sans nuire à la nature.  

Impacts négatifs du tourisme : le patrimoine naturel et culturel à préserver

La dégradation des sites naturels ou culturels est l’une des conséquences du tourisme qui préoccupe le plus les répondants (73 %), devant la surfréquentation des attractions touristiques (72 %) et la pollution atmosphérique (63 %). Bien qu’ils soient concernés directement, l’hostilité des résidents envers les visiteurs est l’une des conséquences dont se soucient le moins les répondants (49 %).  

Une forte proportion de répondants pense que les limitations permettent de protéger des éléments naturels menacés (91 %). Ils sont également majoritairement d’accord avec le fait que les limitations renforcent la qualité de la visite touristique elle-même (88%) et préservent la qualité de vie des autochtones (86%).  

Les avis sont plus nuancés quant aux conséquences des limitations sur l’organisation et l’activité économique. Pour 50 % des répondants, les limitations ne complexifient pas pour autant la gestion des flux touristiques. De même, pour 57 %, elles n’engendrent pas non plus un désintérêt pour le site. Enfin, plus de la moitié (53 %) sont d’accord avec le fait qu’elles limitations nuisent au développement de l’économie touristique.  

La voiture, le train et l’avion comme moyens de transport privilégiés

Le véhicule individuel motorisé est le moyen de transport le plus adopté. Lors de leur dernier séjour, deux tiers (66%) des répondants ont rejoint leur destination en voiture. Ceux qui ont utilisé un autre moyen de transport citent le train (52 %) et l’avion (31 %). Enfin, 56 % déclarent avoir utilisé les transports publics sur leur lieu de vacances.   

La dimension financière reste l’élément décisif pour départager plusieurs modes de déplacement. À même la destination, la majorité déclare privilégier d’abord le mode de déplacement le plus économique (63 %), devant celui le plus rapide (59 %) et celui le plus écologique, cité à hauteur de 40 % par les répondants.  

La réservation d’offres durables encore à la peine

Seul un tiers (34%) des répondants déclare avoir déjà réservé une offre durable. De ceux-ci, plus de la moitié (52 %) en ont déjà fait l’expérience en Suisse, s’agissant surtout de Suisses (44 %).    

La plupart des répondants n’ont jamais rencontré d’obstacles majeurs pour réserver une offre durable (43 %). Ce chiffre s’explique surtout parce qu’une majorité n’a jamais réservé une offre durable. Parmi ceux qui ont été confrontés à des difficultés, 21 % stipulent qu’ils auraient aimé pouvoir réserver une offre durable, mais qu’ils n’ont pas pu le faire, car l’investissement nécessaire pour trouver ce qu’ils cherchaient les a découragés. Un répondant sur cinq (20 %) aurait également réservé une offre durable, mais aucune proposition ne correspondait à leurs attentes. Enfin, 16 % ne sont pas allés jusqu’au bout du processus, car il leur manquait des informations pour évaluer la durabilité des offres de voyages.   

Le frein financier reste le plus important pour près de la moitié des répondants. En effet, 47 % souhaiteraient rendre leurs voyages plus durables si aucun coût supplémentaire n’y était associé. L’incompréhension de l’offre est également perçue comme un obstacle. Le fait d’avoir plus d’informations à ce sujet ou un label de qualité clair les aideraient à rendre leurs voyages plus durables, respectivement à hauteur de 37 % et 32 %.   

Pour obtenir plus de détails à propos de l’enquête de l’Observatoire Valaisan du Tourisme (Tourobs) sur les comportements et les attentes des voyageurs en matière de tourisme durable, nous vous invitons à télécharger le rapport.  

Image à la une : Kasuma de Pexels

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme.

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Quel est l’état d’esprit des voyageurs?

L’automne 2021 a laissé croire qu’un semblant de vie normale allait reprendre. Les voyages non essentiels étaient à nouveau envisageables et l’industrie touristique se préparait, optimiste, à de jours meilleurs. Puis le vent a tourné.  

La confiance des consommateurs mise à rude épreuve

Avec la vague Omicron qui déferle sur le pays en ce début d’année 2022, la confiance des consommateurs s’effrite. Le Conference Board du Canada, qui élabore le Consumer Confidence Index des Canadiens depuis 2014, dévoile que cet indice est au plus bas depuis les huit derniers mois. Il a perdu 7 points en décembre puis 0,6 autre point en janvier pour se situer à 100,7 (l’année de référence étant 2014 = 100). Depuis le début de la pandémie, juillet 2021 a enregistré l’indice de confiance le plus élevé avec 121,24.  

Les données du sondage menant à cet indice révèlent que 16,1 % des Canadiens interrogés en janvier estiment qu’il s’agit d’un bon moment pour procéder à des achats importants. À titre de comparaison, cette proportion s’élevait en moyenne à 31 % en 2019. Parmi les répondants québécois, seulement 14,4 % pensent qu’il s’agit d’un bon temps pour faire de telles dépenses.   

Une épargne consistante, des prix à la hausse

Globalement, les finances personnelles des Canadiens semblent plutôt bien se porter. La BDC estimait en décembre 2021 à près de 300 milliards de dollars leur épargne excédentaire accumulée depuis le début de la pandémie. Cela représente plus de 10 % du PIB. Il s’agit d’une somme colossale qui pourrait laisser entrevoir de nombreuses possibilités pour les entreprises d’ici. Les analystes de la BDC craignent toutefois que cette épargne constitue un risque pour l’inflation, puisque la pression est déjà forte sur l’offre qui peine à répondre à la demande. Par ailleurs, la hausse des prix observée ces derniers mois pourrait affecter la confiance des consommateurs dans la première partie de 2022.    

Des Canadiens à l’aise avec les voyages au pays

Malgré les incertitudes, l’idée de voyager ne semble pas être déstabilisante pour une forte proportion de résidents. D’après les résultats du 25 janvier 2022 du sondage hebdomadaire réalisé par Destination Canada visant à connaître l’opinion des Canadiens par rapport aux voyages, la majorité des répondants se sentent à l’aise de voyager au pays, à l’extérieur de leur province/territoire. C’est le cas de 61 % des Québécois et des Ontariens et de 45 % des résidents des provinces de l’Atlantique. Quelque 37 % des Québécois se sentent à l’aise de voyager aux États-Unis et seulement 30 % dans d’autres pays. Rappelons qu’à l’heure actuelle, le gouvernement canadien recommande d’éviter les voyages non essentiels à l’extérieur du pays.    

Aussi, la majorité des Canadiens sondés révèlent être en accord avec l’accueil de visiteurs provenant d’autres provinces/territoires. Quelque 62 % des Québécois sont à l’aise de recevoir des touristes canadiens. Ils se sentent toutefois moins confortables à l’idée d’accueillir des voyageurs provenant de l’extérieur du pays, bien qu’ils s’ouvrent de plus en plus à cette idée. En fait, 38 % des Québécois se disent à l’aise que la province reçoive des visiteurs américains (comparativement à 28 % lors du sondage du 11 janvier dernier). Cette proportion s’élève à 35 % en ce qui concerne l’accueil de voyageurs provenant d’autres pays.      

L’enthousiasme du marché américain

46 % des Américains sondés qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022. 

Le variant Omicron crée un stress supplémentaire chez les voyageurs américains, mais sans pour autant les empêcher de planifier des séjours. Les données recueillies par Destination Analysts du 12 au 14 janvier 2022 indiquent que près de 80 % des voyageurs américains sondés ont programmé des déplacements pour 2022. Dans la seule semaine précédant le sondage, plus de 70 % des répondants affirment avoir pensé à un voyage ou même en avoir organisé un. L’enthousiasme général pour les séjours d’agrément et leur nombre anticipé pour 2022 sont à leur plus haut depuis le début de la vague Omicron. La majorité des Américains sondés mentionnent que les voyages constitueront une dépense prioritaire au cours des 3 prochains mois.  

Les types de séjours qui suscitent le plus d’excitation parmi les répondants sont les voyages en famille et les escapades romantiques. Ils rechercheront principalement de beaux paysages, des activités de plein air dans un climat chaud, des road trips, des repas au restaurant, la visite de sites historiques et la découverte de la cuisine de rue. Le coup de sonde précédent (26 au 28 décembre 2021) de cette même firme indiquait que 46 % des répondants qui sont actifs sur le marché du travail affirment être intéressés par un séjour de workation en 2022.     

Et les voyageurs français?

Une enquête réalisée par le site de voyages en ligne Tourlane auprès de 600 Français donne quelques indications pertinentes quant aux intérêts actuels de ce marché. Ainsi, 3 répondants sur 4 désirent voyager en 2022. Mais la flexibilité quant aux conditions de réservation et d’annulation constitue un critère très important. Pouvoir passer du temps à l’extérieur représente aussi un facteur de décision majeur. Après avoir voyagé localement pendant près de 2 ans, 43 % des répondants veulent sortir de l’Europe. Et qu’est-ce qui apparaît en haut de la liste de souhaits? Le Canada.  

La fatigue pandémique semble provoquer une forte envie de découverte. La vaccination de masse et l’adaptation aux mesures sanitaires devenues usuelles contribuent certainement à l’apprivoisement du virus et à cet appétit pour les voyages.  

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Marketing

Miser sur le tourisme local : oui, mais comment?

Les Québécois au Québec

Plus que jamais auparavant, le tourisme au Québec dépend du marché intérieur. En 2000, les dépenses des Québécois comptaient pour 58 % des recettes touristiques. Cette proportion a grimpé à 63 % en 2017 et on suppose qu’avec la fermeture des frontières, elle représentera presque la totalité des revenus pour l’année 2020.

Mais les Québécois avaient aussi pris l’habitude de voyager à l’étranger. Les données du ministère du Tourisme indiquent qu’en 2017, ils ont dépensé 8,1 milliards de dollars en voyage à l’international alors que les touristes internationaux ont injecté 3,6 milliards de dollars dans l’économie québécoise, soit un déficit touristique de 4,5 milliards de dollars. Les restrictions liées à la pandémie pourraient donner l’occasion aux Québécois de débourser ces dollars-voyages ici même, dans les entreprises de leur province. Les programmes Explore Québec sur la route et le Passeport Attraits y contribueront certainement.

Promouvoir le tourisme local

En cette période de crise qui se prolonge, toutes les destinations jonglent avec cette idée de faire voyager les gens dans leur propre pays. Dans un récent rapport, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) présente de nombreuses initiatives dont l’objectif consiste à développer le marché touristique intérieur. Incitatifs économiques, campagnes marketing, organisation de l’offre, les mesures foisonnent et certaines ont retenu notre attention. En voici quelques-unes partagées dans le rapport de l’OMT ainsi que d’autres, interceptées dans le radar du Réseau de veille.

Slovénie : rassurer puis aider à planifier

L’organisme de gestion de la destination (OGD) de la Slovénie a déployé de nombreux efforts pour stimuler la demande intérieure. Dans un premier temps, il s’est concentré sur la santé et la sécurité dans les organisations. Déjà bien en selle en matière de tourisme durable — l’OGD a remporté plusieurs distinctions au cours des dernières années à cet égard — la destination a renforcé les mesures d’hygiène dans les entreprises qui peuvent ensuite afficher le logo Green & Safe.

Source : Slovenian Tourist Board 

Pour mousser l’offre touristique auprès de la population, le Slovenian Tourist Board (STB) a développé une campagne avec la collaboration des OGD des régions. Chacune a ainsi été invitée à soumettre trois itinéraires à l’intention des voyageurs slovènes. Ils sont présentés dans la langue nationale, sur le portail Web de l’OGD et sur les médias sociaux, propulsés par l’opération The Time is Now. My Slovenia. De courte, moyenne ou longue durée, les parcours sont disponibles sur Trip planner, l’application Web utilisée par le STB pour outiller les voyageurs dans l’organisation de leur séjour. Les responsables des régions et les fournisseurs touristiques ont été formés par webinaire pour gérer eux-mêmes les informations et les mises à jour à apporter concernant leur offre sur le portail.

En plus d’une vidéo promotionnelle illustrant les paysages exceptionnels de la Slovénie, la campagne comprend une série de courts témoignages mettant en vedette des personnalités connues et moins connues de l’industrie touristique. Voilà une très belle façon, en cette période particulièrement difficile pour les entreprises du tourisme, de montrer des visages et d’humaniser ce secteur. Les vidéos sont en slovène puisqu’elles s’adressent au marché intérieur.

Source : YouTube 

Finlande : 100 raisons pour voyager au pays

Le gouvernement de la Finlande a accordé 500 000 euros pour bonifier la campagne 100 Reasons to Travel in Finland élaborée par la Finnish Association of Tourism Organisations (Suoma Ry, en finnois). Elle vise à donner une vitrine aux petites et moyennes entreprises touristiques du pays. Ces dernières sont invitées à se joindre à la campagne moyennant la somme de 300 euros.

Le portail Web, très illustré, permet à l’utilisateur de choisir parmi la centaine d’offres selon les catégories, de les visualiser rapidement sur une carte de la Finlande, d’obtenir l’itinéraire pour s’y rendre ou encore de consulter les propositions de circuits. On encourage ainsi les Finlandais à voyager au pays afin de soutenir les organisations touristiques des régions. Le site Web est en finnois.

Source : 100syyta.fi 

Australie : bien informer les voyageurs

L’organisme Tourism Australia a développé une plateforme en ligne dans le but d’informer les Australiens sur les mesures sanitaires dans chaque région et chaque secteur concerné par le tourisme. La carte interactive permet de prendre facilement connaissance des restrictions de voyage et des mises en garde, avant de connecter l’utilisateur aux services et aux offres touristiques. Le site est agréable à consulter et mis à jour régulièrement.

Source : Australia.com 

Norvège : inciter à skier

Pour inciter la population de la Norvège non initiée au ski à fréquenter les stations cet hiver, Visit Norway a développé une série de vidéos mettant en vedette des skieurs expérimentés… âgés de six ans. Il s’agit ici d’un clin d’œil quant à l’idée que les Norvégiens soient nés avec des skis dans les pieds. Sur le site Web de Visit Norway, on précise que si ce n’est pas le cas, les conseils promulgués par les jeunes experts permettent de se lancer dès cet hiver. Ainsi, les mini classes de maître offrent une série d’astuces pour les débutants. Cette campagne, en anglais, peut aussi bien interpeller les touristes internationaux.

 

Source: Visit Norway

Formons les meilleurs ambassadeurs

La crise a des impacts dévastateurs sur l’industrie touristique. Mais elle crée aussi des opportunités. Voilà une occasion de faire découvrir aux voyageurs québécois les différentes facettes des régions de leur province. Ils sont exigeants, expérimentés. Offrons-leur ce qu’il y a de mieux. Leur fierté n’en sera que rehaussée et ils deviendront les meilleurs ambassadeurs lorsque les frontières seront rouvertes.

 

 

Image à la une : Unsplash 

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Produits et activités

Les habitudes de plein air selon la provenance

En 2019, la Chaire de tourisme Transat a réalisé, en collaboration avec la Sépaq, un sondage Web afin de connaître, entre autres, les comportements de pratique du plein air des Québécois. Au total, 4263 répondants de partout dans la province (3016 clients de la Sépaq et 1202 provenant de la population générale) ont partagé leurs habitudes et leurs préférences en matière d’activités en nature.  

Fait intéressant, les analyses comparatives révèlent des différences significatives entre certaines parties du territoire. Les gens des communautés de Montréal, de Québec et des régions semblent mordre dans les loisirs de plein air de plusieurs manières. Les résultats démontrent que: 

  • En ce qui concerne la fréquence de pratique, les gens de la capitale occupent le haut du podium. Lorsqu’ils fréquentent les territoires de la Sépaq, ils aiment davantage la pêche que les Montréalais; 
  • Les Montréalais s’évadent moins souvent en plein air mais ils le font en plus forte proportion que les gens de Québec; 
  • Les répondants en région explorent la nature à une fréquence similaire à celle des Montréalais, mais ils adoptent davantage la chasse, la pêche et les embarcations non motorisées (kayak, canot, etc.) que ceux des deux communautés métropolitaines;  
  • Les gens des régions fréquentent beaucoup moins les parcs nationaux de la Sépaq que les urbains. 

Voyez les résultats plus détaillés dans l’infographie ci-dessous. 

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Source image à la Une : Unsplash

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Les Québécois en voyage au cours de 12 derniers mois

Voici une infographie offrant un bref portrait des touristes québécois, tiré des données d’une étude Vividata publiée à l’automne 2019. Ce sondage annuel, effectué mensuellement de janvier à décembre, récolte des informations auprès de plus de 42 600 Canadiens dont quelque 9 000 Québécois âgés de 12 ans et plus.

 

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Image à la une : Unsplash

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Marchés géographiques

Cinq marchés étrangers comparés

L’enquête annuelle de la Veille touristique mondiale de Destination Canada permet de suivre l’évolution de onze marchés cibles du pays. Cette analyse présente des renseignements sur les cinq principaux marchés internationaux du Québec en ce qui a trait au volume de touristes, en excluant les États-Unis.

Les voyageurs considèrent-ils spontanément le Canada comme destination? Connaissent-ils les possibilités de voyage au Canada? Quelles sont les destinations concurrentes? Est-ce que cette clientèle pourrait contribuer à atténuer les effets de la saisonnalité?

Les infographies qui suivent présentent des éléments de réponses sur les comportements des voyageurs long-courriers de cinq pays.

 

cinq marchés comparés

Les touristes au rendez-vous

À l’exception du Royaume-Uni, dont la fréquentation est stable depuis les deux dernières années, les arrivées au pays des autres marchés sont en croissance. La popularité du Canada chez nos cousins français ne s’essouffle pas; 2018 a même atteint un record et les prévisions pour 2019 semblent optimistes. Les visites des Mexicains affichent une forte hausse depuis l’abolition du visa en 2016. La Chine se classe au sommet des marchés émetteurs au monde et le Canada en retire sa part de marché.

Un potentiel d’environ 15 millions de personnes en provenance des cinq marchés ayant l’intention de venir au Canada au cours des deux prochaines années souhaitent visiter le Québec. La province comptabilisait 800 000 visites réelles de ce bassin en 2016. Le Canada réussit à rester dans les premières positions dans la considération spontanée pour un voyage long-courrier, mais certains pays, comme le Japon, prennent une place de plus en plus importante dans l’esprit des voyageurs.

Les voyageurs de plus en plus informés

La prise de connaissance des possibilités de voyages pour une destination s’avère l’une des premières étapes menant à l’achat. La position du Canada peut fluctuer grandement d’une année à l’autre par rapport à ses concurrents. Par exemple, 23 % des voyageurs chinois long-courriers ayant l’intention de faire un voyage d’ici 2020 mentionnent avoir une excellente ou une bonne connaissance des possibilités de voyages au Canada, le classant en 13e position en 2018 (7e en 2017). En d’autres mots, 12 destinations ont devancé le Canada en ce qui a trait à l’information sur le produit et l’expérience offerte en 2018. L’effet opposé s’est produit pour les Mexicains : le Canada se classe 2e en 2018 (5e en 2017). Bonne nouvelle, le Canada protège sa première position depuis les deux dernières années auprès des Français.

Destination Canada étudie l’ensemble du cheminement du client potentiel, de la prise de connaissance au rêve, à la création d’un scénario de voyage et à la planification détaillée et, enfin, à l’achat. Par exemple, les Chinois qui planifiaient activement un séjour au Canada en 2018, c’est-à-dire qui ont minimalement collecté de l’information sur le pays en prévision de leurs vacances, considéraient également les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Il devient alors essentiel d’exercer une influence au bon moment.

Un été achalandé, les autres saisons populaires

Les mois de juillet et août attirent le plus grand volume de touristes (de 27 % à 32 %), et ce, pour les cinq marchés. Lors de l’enquête, le printemps et l’automne semblaient attrayants pour certains marchés, mais cet attrait ne s’est pas concrétisé en arrivées réelles. Quelque 20 % des Mexicains envisageaient de visiter le Canada en novembre ou décembre, malgré leur réticence au froid (16 % sont réellement venus à cette période).

 

Marchés saisons

 

cinq marchés québec

Selon le Conference Board du Canada, la clientèle d’outremer devrait augmenter de 4,8 % annuellement, de 2018 à 2022, au Québec. Est-ce que ces touristes profiteront des quatre saisons de la province?

 

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