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Paiement mobile : tendance éphémère ou nouvelle pratique?

Le paiement mobile se définit comme une méthode de paiement différente des cartes de crédit, des espèces et des chèques. Il regroupe une large variété de types de transactions tels que le portefeuille numérique (e-wallet ou paiement mobile – Paypal, Alipay, WeChat Pay, Google Pay, Apple Pay), les transferts bancaires (Trustly, Sofort, iDEAL), la cryptomonnaie (Bitcoin, Litecoin, Dash) ou encore les cartes locales (Girocard, RuPay).

Selon Worldpay, le paiement mobile représentera 47 % des transactions mondiales de commerce électronique d’ici 2022, en raison d’une utilisation massive par les consommateurs chinois et d’une course à l’adoption de cette technologie pour le marché nord-américain.

La Chaire de tourisme Transat a réalisé un sondage en ligne, en avril 2019, auprès de 1 609 voyageurs en provenance de la France et du Nord-Est des États-Unis (États de la Nouvelle-Angleterre et de l’Atlantique-Centre) afin de les sonder sur leurs pratiques de voyage. On y apprend que le tiers d’entre eux (33 %) considèrent comme importante la possibilité de payer avec leur téléphone cellulaire pendant leur voyage.

Parmi ces derniers, 40 % des voyageurs qui ont visité le Québec au cours des deux dernières années et 71 % de ceux ayant l’intention de visiter le Québec d’ici les deux prochaines années jugent le paiement mobile important.

L’infographie ci-dessous en révèle davantage sur le profil de ces voyageurs.

paiement mobile tourisme

Les visiteurs étrangers semblent très enclins à utiliser le paiement alternatif au Québec. Il est donc de mise de se questionner sur ses avantages pour le voyageur et sur ce qu’il implique pour les entreprises touristiques.

Le paiement mobile, une solution de remplacement simplifiée aux transactions monétaires 

Selon le Travel Payments Guide d’Amadeus et PPRO, le paiement mobile a surpassé en 2017 les cartes bancaires et l’argent comptant parmi les préférences de paiement des voyageurs européens et asiatiques. Les portefeuilles numériques sont effectivement en pleine expansion grâce à la sécurité, à la praticité et à la rapidité de paiement qu’ils offrent aux utilisateurs. Ces avantages, d’autant plus appréciés en voyage, expliquent en partie l’importance accordée au paiement mobile et son utilisation grandissante.

Si ces solutions de paiement trouvent leurs plus gros utilisateurs chez les consommateurs des marchés asiatiques, avec notamment WeChat Pay et Alipay, leur expansion s’étend aussi à l’Europe et à l’Amérique du Nord. Aux États-Unis, 104 milliards de dollars ont été dépensés de manière électronique pour l’achat de voyages. Les cartes bancaires dominent toujours, mais on prévoit une croissance rapide des portefeuilles numériques. Dans le Travel Payments Guide, on estime même que d’ici 2025, les modes de paiement alternatifs seront préférés aux cartes bancaires pour l’achat en ligne aux États-Unis.

L’adaptation des points de vente

Actuellement, il existe plus de 300 méthodes de paiement dans le monde. Le plus gros défi est donc de s’adapter aux nouvelles pratiques et aux attentes changeantes des visiteurs. Le travail technique requis en amont afin de proposer ces différentes formes de paiement représente un enjeu majeur pour les PME de l’industrie touristique.

Selon le sondage conduit par la Chaire, les répondants ayant effectué au cours des deux dernières années un roadtrip (27 %), un voyage d’affaires (18 %) ou un séjour en plein air (16 %) jugent le paiement mobile important durant leur périple. Parmi les 15 types de voyages effectués par les personnes sondées, ces trois types de voyages sont ceux qui comportent le plus d’adeptes du paiement mobile. Les entreprises liées à ces types d’expériences ont donc intérêt à s’équiper, compte tenu des opportunités que ce mode de paiement offre.

Afin d’accompagner les PME dans cette transition numérique, des organisations comme Universal Air Travel Plan (UATP) offrent des solutions permettant de recevoir des paiements de toutes marques et de toutes formes. Les compagnies en bénéficiant sont ainsi plus flexibles et sont davantage en mesure de répondre aux besoins très diversifiés des voyageurs.

Attention, il n’est toutefois pas encore temps d’abandonner les différentes cartes de paiement! Celles-ci sont même souvent présentes en arrière-plan de la solution de paiement mobile. Par exemple, Center Parcs, en France, a récemment élargi les fonctionnalités de ses bracelets numériques en y intégrant la possibilité de payer dans tous les points de vente, les restaurants et les activités du parc. Relié à la carte de crédit du vacancier, le paiement est totalement dématérialisé et simplifié. Cette innovation permet notamment de répondre aux attentes des voyageurs français.

paiement mobile

© Groupe Pierre & Vacances – Center Parcs – Milan VERMEULEN

En somme, la complexité consiste à trouver le bon équilibre entre les moyens de paiement traditionnels et alternatifs. Si les méthodes dématérialisées se démocratisent, une majorité de voyageurs restent toujours adeptes des modes de paiement actuels.

Et vous, êtes-vous rendu à cette transition numérique? Avez-vous remarqué auprès de votre clientèle la popularité grandissante de ce type de paiement?

 

Image à la une : Chaire de tourisme Transat

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L’influence des jeunes de la génération alpha sur les voyages de leurs familles

Une étude réalisée au printemps 2019 par Northstar Research Partners auprès de 9 357 voyageurs — Allemands, Américains, Australiens, Brésiliens, Britanniques, Canadiens, Chinois, Japonais et Mexicains — pour Expedia Group™ Media Solutions, s’est penchée sur l’impact et le rôle de la génération alpha dans les décisions de voyages de la famille.

Qui sont ces « alphas »?

La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération.

Les enfants alpha ont vu le jour la même année que l’iPad, soit au début de la présente décennie. Ils baignent dans le numérique depuis leur naissance. « Dès leur plus jeune âge, on a placé devant leurs yeux des écrans qui jouent un rôle apaisant, ludique et d’aide pédagogique », souligne Mark McCrindle, chercheur australien en sciences sociales et inventeur de l’appellation alpha. La technologie, le contenu numérique et la gratification instantanée constituent la norme pour cette génération.

La planification, l’affaire de tous

Ces enfants-rois entretiennent des relations parents-enfants fondées sur la négociation plutôt que sur l’autorité. Ils ont des idées et des opinions bien à eux qui influencent déjà les décisions familiales, notamment les voyages de leurs parents ou de leurs grands-parents. Quelque 80 % des personnes interrogées ont déclaré parler de vacances avec leurs enfants ou leurs petits-enfants de la génération alpha et 43 % ont mentionné que ceux-ci exercent une influence sur les décisions de voyage de la famille. Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination (64 %) et des activités (57 %), bien que les adultes aient le dernier mot.

Les jeunes alpha sont les plus susceptibles d’influencer le choix de la destination et des activités.

Prendre en considération les idées et les opinions de plusieurs membres de la famille peut contribuer à élargir le champ des possibilités en ce qui a trait au choix des destinations de voyage, puisque 71 % des personnes interrogées sélectionnent deux endroits ou plus, ou n’ont pas de destination en tête lorsqu’elles décident d’effectuer un voyage en famille.

Principales sources d’information

Une variété de ressources en ligne et hors ligne jouent un rôle déterminant dans la planification et la réservation des vacances en famille des parents et des grands-parents :

  • les sites de commentaires ou les agences de voyages en ligne (63 %);
  • les moteurs de recherche (46 %);
  • les collègues, les amis ou les membres de la famille (46 %).

Les médias sociaux, les vidéos et la publicité en ligne jouissent également d’une influence certaine sur les voyageurs, en particulier les annonces comportant des images attrayantes ainsi que des offres et des contenus informatifs. Selon leurs parents et leurs grands-parents, ce sont les images ou les informations qui montrent des activités et des attractions pour les enfants (33 %) ainsi que celles vues à la télévision (30 %) qui ont le plus de poids sur les jeunes.

L’inspiration et l’information provenant d’une variété de sources, il importe de créer une stratégie multiplateforme et d’utiliser une combinaison de contenus diversifiés pour influencer les voyageurs en famille tout au long du parcours d’achat, avec des images, des offres et des renseignements attrayants et centrés sur la famille.

La commodité et la sécurité ont préséance sur le prix

Bien que le budget constitue un aspect majeur pour la plupart des gens, la commodité est plus importante que le prix le plus bas lors de la sélection du transport et de l’hébergement. Plus de la moitié (52 %) des voyageurs en famille ont choisi leur moyen de transport parce que c’était l’option la plus rapide et environ 40 % ont sélectionné un hébergement en fonction de son emplacement, des besoins de la famille (39 %) et du prix (36 %). L’environnement sûr et convivial prime également sur le prix le plus bas. Mettre de l’avant la praticité, tout en garantissant une offre intéressante, est essentiel pour attirer ces voyageurs.

L’infographie ci-dessous présente des renseignements complémentaires sur les voyages en famille avec la génération alpha.

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Ne pas oublier les multiples visages de la famille moderne

Alors que les familles traditionnelles (couples avec ou sans enfants) dominent toujours, des changements importants ont eu lieu au cours des quinze dernières années, d’après le recensement de la population canadienne réalisé par Statistique Canada en 2016. Le nombre d’enfants canadiens âgés de 0 à 14 ans grandissant dans une famille monoparentale a augmenté légèrement, passant de 17,8 % à 19,2 %. Plus les enfants canadiens grandissent, plus ils sont susceptibles d’être élevés par une mère ou par un père célibataire. D’ailleurs, le nombre de jeunes vivant uniquement avec leur père a augmenté beaucoup plus rapidement (34,5 % depuis 2001) que celui des enfants habitant seulement avec leur mère (4,8 %). Aussi, en 2016, 12 % des 72 880 couples de même sexe du pays avaient des enfants, soit 10 020 enfants au total. Ce portrait de la famille moderne modifie la façon de voyager; le temps des offres exclusivement destinées à deux parents et deux enfants est révolu. Les entreprises touristiques doivent s’adapter à ces nouvelles réalités.

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Portrait des touristes allemands

Contexte socioéconomique

L’Allemagne constitue l’une des principales économies européennes et la quatrième puissance économique mondiale. Cela se répercute sur le consommateur allemand qui anticipe des revenus records ; revenus qui sont d’ailleurs considérablement plus élevés dans l’ouest du pays que dans sa partie orientale. De plus, la population allemande vieillit. La proportion des Allemands âgés de plus de 65 ans est estimée à 22 % en 2018 par Destatis, l’office allemand de statistiques. À moins de facteurs imprévus majeurs ou d’une immigration extrêmement forte, cette tendance se poursuivra. Ces consommateurs plus âgés connaissent également une croissance rapide de leur richesse qui, combinée à plus de temps libre, sera favorable aux voyages.

Les touristes allemands dans le monde

L’Allemagne est le deuxième plus grand pays émetteur de touristes au monde derrière les États-Unis, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année ; la durée moyenne de leur dernier séjour était de 9,8 jours. Selon les données partagées par le voyagiste TUI, les voyageurs âgés sont les plus susceptibles de réaliser des séjours de deux semaines ou plus.

Les Allemands effectuent trois voyages d’agrément par année

En 2017, 70,9 millions d’entre eux ont réalisé 88 millions de voyages à l’étranger, soit une augmentation de 15,5 % du nombre de séjours hors Allemagne par rapport à 2012, selon Euromonitor International (voir le tableau 1). Un peu plus d’un voyage sur quatre s’effectue en couple.

En 2016, les dépenses directes des voyageurs allemands, toutes destinations confondues, se sont élevées à 130 milliards d’euros, dont 80 milliards à l’international au cours de leurs 771 millions de nuitées.

Les destinations court-courriers représentent plus de 90 % des séjours à l’étranger. L’Espagne et l’Italie constituent les destinations préférées des Allemands qui voyagent surtout pour le soleil et la détente. En ce qui a trait aux voyages long-courriers, les États-Unis arrivent en tête des pays visités, suivis de loin par la Thaïlande, la Chine, les Émirats arabes unis et le Canada (voir le graphique 1). Bien que leur part soit relativement faible dans le volume total des départs, au cours des dix dernières années, les voyages long-courriers, plus particulièrement ceux vers l’Asie, ont crû à un rythme plus rapide que ceux de courte distance. À long terme, l’intérêt de cette population pour les séjours internationaux devrait continuer d’augmenter.

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Parmi les principaux facteurs qui incitent les Allemands à choisir une destination de voyage, mentionnons, entre autres, l’accueil de la population, la beauté des paysages, la possibilité de se détendre, d’explorer et de se plonger dans l’atmosphère des lieux, l’observation de la faune dans son habitat naturel.

Les touristes allemands au Canada

Destination Canada (DC) évalue la taille du marché potentiel pour le pays à 12 millions, et à 5,1 millions le nombre de touristes allemands qui visiteront certainement le Canada au cours des deux prochaines années ou qui sont susceptibles de le faire. Le Québec occupe le troisième rang de ce marché potentiel immédiatement derrière l’Ontario et la Colombie-Britannique avec une proportion de 49 % (44 % en 2016), soit 2,5 millions de visiteurs potentiels.

Toutefois, nous sommes encore bien loin du compte malgré l’appréciation de l’euro par rapport au dollar canadien qui a contribué à une augmentation du nombre d’arrivées au Canada depuis 2014. En 2017, le Canada a accueilli 388 000 visiteurs allemands et le Québec un peu moins de 132 000, soit 34 % des arrivées canadiennes comparativement à 28 % en 2015. En 2018, DC prévoit une croissance de 2,8 %.

Les touristes allemands qui ont visité le Canada sont âgés de 18 à 54 ans (72 %) et voyagent surtout avec leur conjoint (60 %). En 2017, ils ont dépensé plus de 1 700 $ en moyenne par séjour d’une durée d’environ 15 jours et ils débourseront 734 millions de dollars au total en 2018, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2017. L’hôtel ou le motel à prix moyen représente leur principal mode d’hébergement (voir le graphique 2).

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Les guides de voyage (36 %), les brochures d’une agence de voyages ou d’un voyagiste (26 %), les articles de magazines ou de journaux (23 %), les moteurs de recherche généraux (22 %) et les amis et membres de la famille (21 %) constituent leurs principales sources d’information à l’étape de la planification d’un itinéraire détaillé au Canada. En ce qui a trait aux préparatifs relatifs au transport et à l’hébergement, ce sont plutôt les moteurs de recherche et les parents ou les amis qui sont les plus populaires.

Recours au réseau de distribution

Plus de la moitié des voyageurs allemands (55 %) ont consulté un agent de voyages ou un voyagiste pour la planification ou la réservation de leur plus récent voyage long-courrier ; 60 % dans le cas d’un séjour au Canada. En ce qui a trait à leurs habitudes en matière de réservation des vols et d’hébergement, on constate (voir le graphique 3) :

  • le recours à un agent de voyages ou à un voyagiste en personne ou en ligne ;
  • l’utilisation de services de réservation en ligne (24 %) ;
  • la réservation directe auprès des compagnies aériennes (21 %).

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Comportement numérique

Les Allemands ne sont pas aussi connectés à l’économie numérique que dans les autres pays hautement développés, entre autres, à cause de leur population vieillissante qui favorise les technologies traditionnelles et d’un sous-investissement dans l’infrastructure technologique. Environ trois personnes sur cinq utilisent principalement des ordinateurs portables et de bureau pour effectuer des recherches sur leur voyage. Ceux-ci représentent d’ailleurs les moyens les plus populaires pour réserver un hébergement et des vols, suivis des réservations en face à face, des tablettes et des téléphones intelligents, selon un sondage d’EyeForTravel. Par ailleurs, ils accèdent moins souvent aux sites de médias sociaux que les pays comparables et quand ils le font, ils préfèrent les applications de messagerie privées.

Le Québec fait bonne figure parmi les destinations canadiennes préférées des touristes allemands et sa part de marché continue de croître. Le contexte socioéconomique de l’Allemagne demeurera favorable aux départs en voyage. Espérons que le Québec continue de tirer parti de la situation.

 

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Perspectives optimistes pour le tourisme au Canada et au Québec

Les perspectives pour le Canada

Timide croissance du tourisme intérieur 

L’économie canadienne se portait bien en 2017, une croissance se traduisant notamment par la création de 330 000 nouveaux emplois. Ainsi, on observe une hausse de 2,9 % du tourisme intérieur, renforcée par des événements tels que le 150e anniversaire du Canada et le 375e de Montréal. Cet élan s’atténue en 2018. La situation financière des ménages est précaire et ne s’améliorera pas avec la hausse des taux d’intérêt. D’un autre côté, l’augmentation de la capacité aérienne au sein du Canada pourrait stimuler les déplacements, tant pour agrément que pour affaires. La croissance s’annonce donc modeste pour 2018, soit 2,2 %. Les voyages des Canadiens dans le pays représentent près de 84 % de l’ensemble des visites touristiques.

En provenance des États-Unis

Après une hausse de 9,8 % en 2016, les visites touristiques ont crû d’un 3,2 % additionnel en 2017, et 2018 s’annonce dans la même lancée (3,4 %). La valeur du dollar canadien n’est pas étrangère à cette hausse, tout comme les efforts marketing des organisations nationales, provinciales et privées. Les conditions économiques américaines devraient continuer à s’améliorer cette année grâce à des baisses de taxes et des dépenses gouvernementales élevées. Avec le presque plein emploi, on observe des hausses salariales. Cet environnement économique positif devrait se traduire par une croissance de la demande touristique, d’autant plus que le Canada est reconnu comme une destination sécuritaire. Cette hausse se reflétera davantage sur les arrivées par transport aérien, stimulées par une augmentation de la capacité, alors que les voyages en automobile demeurent freinés par le prix de l’essence. Au-delà de 2018, les visites devraient continuer à croître légèrement, malgré le coût élevé du carburant et une lente appréciation du dollar canadien.

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Les visiteurs d’outre-mer encore au rendez-vous

Dans la foulée d’une hausse spectaculaire de 13,9 % en 2016, on note un nouveau bond de 7,2 % des arrivées touristiques d’outre-mer en 2017 qui devrait être renouvelé en 2018 (6,7 %). Des conditions économiques et un indice de confiance favorables, ainsi que des gains en capacité aérienne soutiennent cette hypothèse. La croissance la plus marquée proviendrait du Mexique. La levée de l’exigence de visa a incité les compagnies aériennes à augmenter leurs capacités générant environ 46 % plus de visites que l’an dernier, et possiblement 19,5 % de plus en 2018. L’année du tourisme Canada-Chine, qui implique des activités promotionnelles, des délégations commerciales et de nouveaux centres d’obtention de visas, aura certainement un impact sur les arrivées en provenance de ce pays en 2018. Les taux de croissance prévus varient entre 11 % et 17 % d’ici 2021. Le Conference Board envisage des hausses marquées pour l’Inde (entre 10 % et 12 % annuellement), l’Australie (5 % à 6 %) et le Brésil (12 % en 2018 et autour de 6 % par la suite). Le marché de l’Europe ayant atteint la maturité, la croissance envisagée est plus modeste, soit près de 3 % en moyenne annuellement.

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De nombreux risques existent et pourraient avoir un effet négatif important sur ces prévisions. Mentionnons les discussions concernant l’ALENA, l’évolution du Brexit ou les relations internationales volatiles des États-Unis.

Les perspectives pour le Québec

Globalement, la croissance prévue en 2018 pour le Québec est légèrement en deçà de celle de l’ensemble du Canada (respectivement 2,3 % et 2,6 %, tableau). Le tourisme intérieur représente 89 % des visites au Québec, dont 86 % sont intraprovinciales. La saisonnalité se révèle moins marquée que pour la plupart des autres provinces canadiennes. 2018 s’annonce comme une bonne année pour les croisières, avec notamment les nouvelles installations du port de Montréal.

La proximité de plusieurs États américains fait du Québec une destination populaire, où 60 % des arrivées s’effectuent en voiture. Le prix de l’essence freine les déplacements. Les Américains séjournent 3,5 nuits en moyenne dans la province. Le Conference Board prévoit une augmentation de 3,2 % en 2018 qui se modère ensuite entre 2,8 % et 2 %.

Les liens culturels et linguistiques entre la France et le Québec en font le premier marché outre-mer avec 23 % des arrivées. Au total, les Européens représentent 57 % des visiteurs outre-mer. Après une hausse de 9,4 % en 2017, on prévoit encore des augmentations autour de 6 % par année d’ici 2021 alimentées par les marchés français, mexicains et par certains pays asiatiques.

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Un coup d’œil sur Montréal et Québec

Avec de nouveaux attraits, par exemple la Grande Roue, et des campagnes marketing s’adressant aux résidents de Québec, sans oublier les événements majeurs récurrents, Montréal devrait voir sa croissance se poursuivre en 2018. Celle-ci sera cependant beaucoup plus modeste qu’en 2017, année qui a bénéficié des commémorations du 375e. L’aéroport international est une porte d’entrée majeure au Canada. Les gains importants sur le marché outre-mer sont dus notamment aux Mexicains et aux Chinois. La métropole envisage d’ailleurs de consolider cette situation avec une augmentation de la capacité aérienne sur ces marchés, mais aussi vers l’Europe et le Japon. Les prochaines années se reflètent donc par des hausses entre 2,3 % et 2,8 %. 

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La ville de Québec est sur une lancée semblable ; une économie en croissance, un fort taux d’emploi et des mesures pour améliorer et développer les infrastructures touristiques se traduisent par une hausse prévue de 2,8 % en 2018 et de 2 % à 2,4 % par la suite. La saisonnalité y est plus marquée qu’à Montréal.

Le nouveau parc aquatique intérieur Bora Parc au Village Vacances Valcartier stimulera les visites des Québécois dans la capitale. La croissance des arrivées en provenance des États-Unis en 2017 devrait se répéter en 2018, principalement les voyages en automobile. Bien que la majorité des touristes outre-mer entrent dans la province par Montréal, les visites devraient croître de 8 % cette année et se poursuivre avec des hausses annuelles au-delà de 6 %. Le Conference Board estime que la tenue du G7 dans la région de Charlevoix y contribue, notamment grâce aux 2000 journalistes présents au Centre des congrès de Québec.

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Voilà de quoi alimenter des démarches de planification stratégique !

 

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Les voyageurs chinois : un marché en évolution

L’importance du marché chinois est considérable pour la province. Selon Destination Canada, le Québec arrive en troisième position, après la Colombie-Britannique et l’Ontario, parmi les provinces canadiennes visitées par les touristes chinois. Les nouvelles liaisons aériennes favorisent l’accessibilité et le taux de change est très avantageux. D’après les données du ministère du Tourisme du Québec, le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a augmenté de 111 % dans la province depuis 2014. Qui plus est, les dépenses de ce marché au Québec en 2018 devraient enregistrer une hausse de 164 % par rapport à 2016 pour atteindre un total de 223 millions de dollars.

Le nombre de voyageurs en provenance de la Chine a augmenté de 111 % dans la province depuis 2014

Le 8 mai dernier se tenait la conférence « Bonjour Chine » organisée par Tourisme Montréal. L’objectif de cette journée de formation était de préparer et d’outiller l’industrie touristique de la métropole à bien accueillir la clientèle chinoise.

Ce compte rendu expose les principales tendances de ce marché en pleine croissance.

Les tendances 

Les tendances en Chine évoluent plus vite qu’ailleurs, car l’environnement et les mentalités changent rapidement. Les voyages organisés ont encore la cote, mais les comportements et les goûts des touristes chinois se modifient dans cette ère de nouvelle société de consommation chinoise. 

L’émergence des milléniaux 

Les milléniaux deviennent une part importante des voyageurs chinois : 87 % d’entre eux ont moins de 40 ans. Issus d’un contexte sociopolitique différent, ils dépensent en moyenne 40 % de plus que leurs parents et leurs grands-parents. La croissance de la clientèle chinoise reposera sur les milléniaux d’ici les cinq prochaines années.

Cette génération est caractérisée par son niveau de stress élevé et son souci pour l’environnement. Elle est plus hédoniste, plus urbaine et plus occidentalisée. Les milléniaux chinois cherchent d’ailleurs à se démarquer de leurs aïeuls et de leurs traditions.

La croissance de la clientèle chinoise reposera sur les milléniaux d’ici les cinq prochaines années.

Les individus de 25 à 38 ans voyagent plusieurs fois par an. Certains aspects de leur séjour sont organisés à l’avance, mais ils sont globalement indépendants. Quant aux 20 à 25 ans, ils voyagent seuls et sont plus ouverts à de nouvelles expériences.

Les expériences extrêmes 

Les Chinois sont de plus en plus avides d’expériences hors du commun. Cela s’explique par une grande recherche de liberté et d’individualité. Cet aspect est davantage présent chez les milléniaux. En ce sens, les destinations plus « extrêmes » deviennent populaires auprès de la clientèle chinoise. Par exemple, un voyageur sur huit en Antarctique est Chinois. Néanmoins, le confort et des horaires flexibles constituent des critères de satisfaction très importants.

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Source : Unsplash

L’écotourisme 

Le stress et la pollution des grands centres urbains poussent les voyageurs chinois à choisir des destinations proches de la nature qui favorisent la détente physique et mentale. Le retour à la nature permet de trouver un équilibre. Les activités conjuguant le plein air et l’exercice ainsi que les aliments bio sont recherchés.

L’authenticité 

Le désir de s’éloigner des clichés touristiques, que ce soit pour les attraits visités ou les souvenirs achetés est de plus en plus fréquent. Ils ne sont pas friands des produits « Made in China » ! L’immersion dans la vie locale est un gage d’authenticité et un aspect de plus en plus recherché par ces voyageurs.

La découverte du monde et de soi 

Les Chinois estiment que le voyage est un moyen efficace pour se découvrir et s’ouvrir au monde. Cette tendance est davantage observée chez les plus jeunes. D’ailleurs, 27 % des 15 à 25 ans considèrent sérieusement le fait de prendre une année sabbatique afin d’explorer d’autres régions du globe et d’apprendre de nouvelles langues. La découverte du monde est perçue comme une voie de croissance personnelle.

Le tourisme gourmand 

Un nombre croissant de voyageurs chinois considèrent la nourriture comme un moyen pour découvrir une destination. Ils sont ouverts à expérimenter de nouveaux produits et la cuisine locale. Pendant un séjour à l’étranger, 74 % d’entre eux ont tendance à déguster une ou des spécialités régionales.

La montée du tourisme gourmand est appuyée par le phénomène des « gourmands numériques ». Ces foodies chinois qui partagent des photos de leurs plats ou de leurs recettes sur les réseaux sociaux sont de plus en présents. Ils cherchent constamment à prendre et à partager de nouveaux clichés uniques.

Le nouveau nightlife 

Les milléniaux chinois cherchent des activités nocturnes surprenantes. Ils privilégient des soirées privées et exclusives. Ils n’hésitent pas à se promener au hasard le soir en quête de surprises et d’évènements inattendus. Amateurs d’authenticité, ils cherchent les bars et les clubs locaux.

Les groupes émergents 

Deux groupes prennent de l’ampleur au sein du marché des voyageurs chinois.

  • Les femmes

Désormais, elles se marient beaucoup plus tard ou pas du tout. Conséquemment, les femmes chinoises ont plus de temps pour voyager et de l’argent à dépenser. Elles voyagent fréquemment avec des amies.  

  • La communauté LGBTQ

Regroupant environ 5 % de la population chinoise, il s’agit d’un segment de clientèle ayant un fort potentiel. Ils voyagent beaucoup plus que l’ensemble de leurs compatriotes. Plus du tiers (34 %) des hommes gais ont séjourné à l’étranger dans les 12 derniers mois comparativement à 8 ou 9 % pour la population en général. Les touristes LGBTQ se déplacent en grand nombre pour assister à des évènements festifs et pour se marier.

Devenir China Friendly : les outils disponibles

La croissance du marché chinois est une occasion à saisir pour l’industrie touristique. En cette année du tourisme Canada-Chine, Destination Canada fournit plusieurs informations et des fiches pour les entreprises désirant mieux recevoir ces voyageurs. Le ministère du Tourisme du Québec a également conçu un guide pour les intervenants du milieu. Tourisme Montréal lançait récemment le programme « Bonjour Chine » afin d’outiller ses membres pour améliorer le séjour des visiteurs chinois.

Êtes-vous prêt ?

 

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Les Québécois sont-ils de grands voyageurs ?

Toutes destinations confondues, c’est près de la moitié des Canadiens (47 %) qui ont réalisé un voyage de vacances (incluant au moins une nuitée) au cours des 12 derniers mois. Quelles activités pratiquent-ils lors de ces séjours ? Et lorsque ceux-ci se déroulent au pays, dorment-ils à l’hôtel, au chalet ?

Voici un bref portrait comparant les voyages des Québécois avec ceux des Canadiens des autres provinces, tiré des données de l’étude Vividata du printemps 2018. Ce sondage annuel administré mensuellement entre janvier et décembre 2017 récolte les informations de plus de 42 600 Canadiens et quelque 9 000 Québécois âgés de 12 ans et plus.

Les Québécois voyagent moins que les autres Canadiens

Les Canadiens provenant de l’ouest du pays sont les plus grands voyageurs. Plus de la moitié d’entre eux ont fait au moins un voyage de vacances au cours des 12 derniers mois. Parmi les régions d’origine comparées, le Québec arrive au bas de la liste, avec 40 % de ses résidents qui affirment avoir voyagé pour leurs vacances durant la dernière année (voir le graphique 1). 

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Les Québécois sont donc les moins enclins à faire des voyages domestiques

Cette propension des Québécois à voyager moins que les autres Canadiens se reflète aussi dans leurs séjours au pays. En effet, seulement 27 % d’entre eux ont fait un voyage de vacances au Canada au cours des 12 derniers mois ; ils sont donc les moins enclins à faire des voyages domestiques. En nombre absolu, le Québec demeure toutefois la deuxième région émettrice de touristes, après l’Ontario. Les provinces des Prairies engendrent les plus fortes proportions de voyageurs internes (voir le graphique 2).

graphique 2-quebecois Les voyageurs québécois ont réalisé moins de séjours au pays que les touristes des autres provinces (voir le graphique 3). Alors que plus de la moitié des résidents des provinces de l’Ouest ont fait au moins 3 voyages au pays, cette situation concerne seulement 32 % des habitants du Québec. 

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À l’hôtel et en camping

À l’occasion du plus récent séjour de vacances au Canada, l’hôtel arrive au premier rang des modes d’hébergement choisis par les Québécois ainsi que pour l’ensemble des autres Canadiens. Près d’un Québécois sur cinq (19 %) a fait du camping, soit plus que la moyenne des autres Canadiens (14 %). La résidence secondaire arrive au troisième rang, devant le motel. Quelque 8 % des Québécois ont loué un appartement ou une maison lors de leur plus récent voyage au pays, comparativement à 4 % pour les Canadiens des autres provinces. Seulement 6 % des voyageurs québécois ont choisi de dormir dans un gîte, ce qui est supérieur à leurs compatriotes du reste du Canada (4 %). 

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Visiter des parents et des amis et aller à la plage

Les Canadiens des autres provinces que le Québec ont une très forte propension à visiter des parents et des amis lorsqu’ils sont en voyage. Plus de 8 sur 10 d’entre eux le font (voir graphique 5). Ils sont aussi plus de la moitié à visiter les principaux sites touristiques. Fréquenter la plage puis faire du magasinage sont les activités qui suivent. Les Québécois se distinguent du reste des Canadiens en adoptant des comportements de voyage différents. Bien que ces mêmes activités figurent parmi les plus pratiquées, elles rejoignent des parts moins élevées de voyageurs québécois, sauf la plage qui fait partie des séjours de vacances de 51 % d’entre eux, soit davantage que les autres Canadiens.

Les Québécois se distinguent du reste des Canadiens en adoptant des comportements de voyage différents. 

À la lecture du graphique ci-dessous, on constate également que les Québécois sont plus enclins à faire de la randonnée et des activités d’aventure, et à fréquenter des événements culturels que les autres voyageurs canadiens. En revanche, ces derniers visitent les parcs nationaux et provinciaux, profitent de la vie nocturne (nightlife) et assistent à des événements sportifs en plus forte proportion que les voyageurs québécois. 

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Inciter les Québécois à voyager au Québec

Les Québécois voyagent de plus en plus, chez eux comme ailleurs. Néanmoins, ils voyagent moins que leurs compatriotes des autres provinces. Il faut les convaincre de partir à la découverte de leur territoire, de voir ce qui se déroule dans les régions du Québec et d’y vivre des expériences enrichissantes. Il s’agit du premier marché touristique de la province, n’hésitons pas à passer en mode séduction.

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6 marchés touristiques internationaux comparés

Expedia Media Solutions a réalisé une enquête en mars et avril 2017 auprès de touristes de quelques pays. Pour se qualifier, les répondants devaient avoir réservé un voyage en ligne au cours de la dernière année. Les six marchés qui ont été retenus pour les fins de cette analyse comptent tous un échantillon de 1000 répondants.

Avant d’aborder quelques faits marquants de cette enquête, rappelons le volume de visites-personne en provenance de ces marchés au Canada et au Québec (voir le tableau 1). Tous ont connu une hausse considérable en 2016 par rapport à 2015, la Chine en tête. La France et l’Allemagne visitent le Québec dans une plus importante proportion.

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Tous les voyages ne sont pas créés égaux

Selon Expedia, ce sont les Chinois qui ont effectué le plus grand nombre de voyages, mais les séjours des Allemands et des Français sont de plus longue durée (voir le tableau 2). Les Japonais ont tendance à effectuer de plus courts déplacements. La prochaine liaison aérienne directe d’Air Canada entre Montréal et Tokyo favorisera certainement la venue de ces voyageurs. Les Européens voyagent hors de leurs frontières dans des proportions beaucoup plus grandes que les autres marchés comparés. La proximité et l’accessibilité des États voisins y sont bien sûr pour beaucoup.

Le budget alloué au voyage est un élément important pour tous, particulièrement pour les Chinois et les Français.

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D’un marché à l’autre, les types de voyages effectués varient considérablement (voir le graphique 1). Les Chinois s’intéressent fortement à la détente et aux visites touristiques. Dans plus de la moitié des cas, le dernier voyage des Américains consistait à visiter de la famille ou des amis ainsi qu’à se détendre. L’ensemble de ces clientèles ont effectué des séjours romantiques dans des proportions similaires, à l’exception des Japonais.

graphique1_type_voyageLe dernier voyage a été réservé majoritairement dans les trois mois précédant le départ. Le comportement des Chinois détonne par rapport aux autres marchés (voir le graphique 2) ; ils réservent moins longtemps à l’avance. Les Français et les Allemands se sont organisés légèrement plus tôt que les voyageurs provenant des autres pays comparés.

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Encore ouverts à l’inspiration

Pour les organisations de promotion de destination ou les agences de voyages en ligne comme Expedia, il importe de savoir dans quelle mesure il est possible d’influencer le choix d’un lieu de vacances ou s’il est déjà déterminé dans l’esprit du voyageur avant de réserver. De 43 % à 60 %, des répondants hésitaient entre quelques destinations au moment de décider d’entreprendre un voyage (voir le graphique 3). La moitié des Chinois et 43 % des Américains avaient déjà choisi leur lieu de séjour. Les campagnes inspirationnelles ont ainsi moins d’impact auprès d’eux. Les Japonais semblent avoir une opinion légèrement moins arrêtée sur la destination lorsqu’ils prévoient un voyage. 

3-inspiration_voyage Voyager pour explorer ou selon ses valeurs

Tous ces voyageurs accordent une grande importance au rapport qualité-prix dans le choix d’un lieu de vacances, les Allemands y sont toutefois un peu moins sensibles. La possibilité de pratiquer des activités sportives et de plein air motive fortement ces voyageurs, bien que dans une moindre proportion pour les Japonais. Motivés par tous ces éléments, les Chinois se démarquent particulièrement pour la gastronomie, les vacances familiales et les attraits culturels et historiques d’une destination. L’envie de sortir des sentiers battus ou de vivre une expérience unique et peut-être risquée (You only live once — YOLO) représente aussi un critère de choix d’un voyage, particulièrement pour les Américains, les Chinois et les Français.

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Joindre ces voyageurs n’est pas chose simple pour un gestionnaire touristique. Cependant, mieux connaître leurs habitudes de voyage et leur comportement de planification permet de bien choisir les contributions à des campagnes nationales, régionales ou sectorielles. Pour aller plus loin dans la connaissance des marchés touristiques internationaux, les profils de marché de Destination Canada et de Tourisme Québec constituent de précieuses sources.

 

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Comment les principales clientèles du Québec préparent-elles leur voyage

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principaux marchés. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016 auprès de Canadiens, d’Américains et de Français.

Les marchés sélectionnés pour cette analyse sont les Québécois (n=1204), les Ontariens (n=1003), les Américains de la Nouvelle-Angleterre (n=1610) et de l’Atlantique-Centre (n=1216). Pour se qualifier, ils devaient avoir effectué au moins un voyage d’agrément en dehors de leur province (pour les Canadiens), de leur État (dans le cas des voyageurs de la Nouvelle-Angleterre à l’exception de Boston) ou de leur aire urbaine de résidence (pour les autres marchés) au cours des trois dernières années.

Inspiration : l’élément déclencheur

Les Québécois ont choisi leur destination principalement en raison de sa notoriété

Lors de leur dernier voyage d’agrément en dehors de la province, les Québécois ont choisi leur destination principalement en raison de sa notoriété (22 %). Les expériences thématiques et les forfaits tout inclus ont aussi été déterminants pour leur choix. D’ailleurs, ce dernier élément (19 %) représente la proportion la plus élevée parmi l’ensemble des marchés sondés (voir le graphique 1). 

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Le dernier voyage d’agrément des Ontariens a été essentiellement motivé par la visite de parents et d’amis (27 %). C’est aussi le principal marché qui justifie son déplacement par ce motif. Le type d’expériences telles que les voyages romantiques, d’apprentissage ou encore culinaires influencent particulièrement les Américains dans le choix de la destination. Fait à noter, le type d’expériences a plus de poids que les activités pour tous les marchés cibles (mis à part les Français qui leur accordent la même importance).

Le type d’expériences a plus de poids que les activités pour tous les marchés cibles

Le tiers des voyageurs français a principalement été motivé par la notoriété, la réputation et l’image de la destination elle-même, soit la plus forte proportion parmi tous les marchés géographiques.

Critères de sélection d’une destination

Environ six voyageurs québécois et ontariens sur dix choisissent une destination selon le prix de l’hébergement et la température (voir le graphique 2). Ces deux critères de sélection sont aussi les plus influents pour les répondants américains. De manière générale, les voyageurs nord-américains partagent davantage de similarités qu’avec ceux de la France. Cependant, nos voisins du Sud accordent une moins grande importance à certains aspects tels que la sécurité de la destination (39 % comparativement à 49 % des Québécois) et la qualité et la variété de l’offre (Atlantique-Centre : 33 % ; Québécois : 42 %).

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Parmi les marchés nord-américains, le besoin de dépaysement se fait davantage ressentir pour les voyageurs québécois (51 %). Cette proportion est pratiquement la même que celle des Français (54 %), qui accordent d’ailleurs moins d’importance au facteur prix que les autres marchés en ce qui concerne leurs déplacements. Ces derniers accordent aussi plus d’importance que les autres marchés à la qualité et à la variété de l’offre (3e critère de sélection versus 6e ou 7e critère pour les autres voyageurs).

La durée des déplacements n’a d’influence que pour 24 % des Français et 32 % des Québécois, alors qu’elle motive le choix de 41 % des Ontariens et de 47 % des Américains de l’Atlantique-Centre.

L’aspect sécuritaire de la destination exerce moins d’influence sur les Français que sur les Canadiens

Malgré les récents événements tragiques en Europe qui auraient pu occasionner une vigilance accrue de la part de ses voyageurs, l’aspect sécuritaire de la destination exerce moins d’influence sur les Français que sur les Canadiens.

Planification : sources d’informations consultées

Plus de neuf voyageurs sur dix ont consulté des sources d’information pour planifier leurs séjours d’agrément des trois dernières années. Alors que l’entourage est la principale source pour les répondants canadiens et américains, les sites Web ou les applications mobiles des transporteurs (compagnie aérienne, de croisières, de train, d’autocar, etc.) sont les plus plébiscités par les Français (voir le graphique 3).

Sources-information-planification

Les sites Web ou les applications mobiles de réservation de voyages ou d’agences de voyages en ligne sont la seconde source d’information des Québécois et des Ontariens (48 %) alors qu’elles figurent en 5e position pour les Américains et sont consultées par seulement 29 % des Français. Les Nord-Américains utilisent davantage les sites Web et les médias sociaux que les médias imprimés. Le comportement de planification des Français est quelque peu différent puisque la documentation papier est l’une de leurs principales sources d’information, juste après les parents et les amis.

Durée de la planification

Les Québécois et les Français sont les voyageurs qui choisissent le plus tardivement la destination de leurs séjours de courte durée

Les Québécois et les Français sont les voyageurs qui choisissent le plus tardivement la destination de leurs séjours de courte durée (52 % et 51 % respectivement se décident moins d’un mois avant le départ ; voir le graphique 4). Les Ontariens et les Américains choisissent leur destination plus tôt puisque 46 % d’entre eux l’ont fait de 1 à 3 mois à l’avance, comparativement à 37 % des Québécois et 39 % des Français.

bon-choix-destination-courts-sejoursQuant aux voyages de longue durée, environ la moitié des Nord-Américains optent pour une destination quatre mois ou plus avant le départ, avec une proportion plus forte parmi ceux de la Nouvelle-Angleterre (voir le graphique 5). À l’inverse, six voyageurs français sur dix se décident moins de 4 mois à l’avance.

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Mieux connaître le comportement d’inspiration et de planification des marchés cibles du Québec permet aux acteurs touristiques de personnaliser leurs stratégies marketing : caractéristiques à mettre de l’avant, canaux de communication appropriés, périodes de l’année où lancer une campagne de publicité, etc.

Avez-vous remarqué que votre clientèle s’inspire et planifie ses voyages différemment selon sa provenance ?

Pour connaître les comportements de voyages de ces marchés géographiques, tirés de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez les analyses suivantes :

– Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Démystifier le marché de l’Atlantique Centre

– Les Français en voyage d’agrément

 

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Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Américains de l’Atlantique-Centre qui englobe les régions métropolitaines de New York, Philadelphie et Washington. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1 216 répondants qui avaient effectué au moins un voyage d’agrément incluant minimalement une nuitée en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années.

Profiter de l’été

Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages

En moyenne, les voyageurs de l’Atlantique-Centre ont réalisé 5,2 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années. Le nombre de déplacements est légèrement inférieur à ce qui a pu être observé dans les autres marchés américains, tel que celui de la Nouvelle-Angleterre (moyenne de 5,7 voyages). Les touristes de la région de Washington se démarquent avec une moyenne de 5,9 voyages. De mai à octobre, les touristes de l’Atlantique-Centre ont effectué en moyenne 3 voyages d’agrément comparativement à 2,2 voyages de novembre à avril. Ils ont réalisé majoritairement 1 ou 2 déplacements (39 %) au cours des trois dernières années.

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Le Québec en été, l’Ontario en hiver

Les principales destinations de ces voyageurs sont les États-Unis (88 %), suivis des Caraïbes (34 %), du Canada (26 %) et de l’Europe (26 %). Au Canada, le Québec arrive à égalité avec l’Ontario (14 %). En période estivale, le Québec est la première province visitée par cette clientèle (12 %). Cependant, elle se glisse légèrement derrière sa voisine ontarienne en hiver. Les touristes de New York sont les plus nombreux à choisir le Québec comme destination (voir le graphique 2).

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Les musées fréquentés par tous

La majorité des voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre (87 %) ont pratiqué des activités culturelles et évènementielles au cours des trois dernières années. Parmi les plus populaires se trouvent les musées (48 %) et les festivals et évènements d’été (42 % ; voir le graphique 3).
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Les musées sont les activités culturelles les plus populaires pour l’ensemble des régions de l’Atlantique-Centre. Néanmoins, ils sont davantage fréquentés par les touristes venant de Washington (51 %). De ce fait, ceux-ci dépassent la moyenne des autres marchés américains étudiés (50 % pour la Nouvelle-Angleterre et 45 % pour l’Ouest). Les voyageurs de la région de Philadelphie ont une légère préférence pour les festivals et les évènements d’été (44 %) comparativement à ceux de New York (42 %) et de Washington (41 %).

Pour 76 % des répondants, au moins une de ces activités culturelles et évènementielles représente la raison principale du voyage d’agrément.

Les plages et les parcs nationaux ont la cote          

Plus de huit touristes d’agrément sur dix (85 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives lors de leurs voyages d’agrément réalisés au cours des trois dernières années. Ils se sont principalement rendus à la plage ou se sont baignés (56 %), ont visité des parcs nationaux (41 %), ont pratiqué la course à pied ou la marche (39 %), ainsi que la randonnée pédestre en milieu naturel (35 % ; voir le graphique 4).

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Pour 84 % des répondants, au moins une de ces activités de plein air et sportives constitue la raison principale du voyage d’agrément réalisé au cours des trois dernières années.

Les voyageurs de la région de Washington se démarquent des autres marchés; leur taux de pratique est supérieur pour les activités de plage et de baignade et pour les parcs nationaux. La course à pied et la marche sont toutefois plus populaires auprès des répondants de la région de New York.

Être en ville et magasiner

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement.

Neuf voyageurs d’agrément de l’Atlantique-Centre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement. Les principales étant le magasinage (58 %), la visite de parcs zoologiques et d’aquariums (37 %), de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques (37 %) et le tourisme urbain (36 % ; voir le graphique 5).

atlantique-centre-activites-recreativesLes voyageurs de la région de New York participent moins à des activités récréatives et de divertissement. Cependant, ils se démarquent des autres marchés de l’Atlantique-Centre et américains par leur fréquentation supérieure des casinos et des boîtes de nuit (38 %). Les voyageurs de la région de Philadelphie préfèrent davantage les parcs zoologiques et les aquariums (47 %). Le tourisme urbain est plus populaire auprès des voyageurs de la région de New York (40 %).

Pour 79 % des répondants, au moins une de ces activités récréatives et de divertissement constitue la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

L’attractivité des activités de plein air et sportives

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante. Dans l’ensemble, les touristes de l’Atlantique-Centre semblent posséder un intérêt modéré à l’égard des activités qu’il est possible de pratiquer lors d’un voyage d’agrément. En effet, seules les catégories festivals et évènements d’été, plages et baignades ainsi que les parcs nationaux franchissent le cap des 7 points (voir le tableau 1).

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Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément : plages et baignades (50 % des répondants), les parcs nationaux (47 %) et les festivals et événements d’été (46 %). De manière générale, les activités de plein air et sportives sont les plus attractives et les plus à même d’inciter à voyager.

les activités de plein air et sportives sont les plus attractives

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle de l’Atlantique-Centre en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, mais aussi les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

– Les Français en voyage d’agrément

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

 

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Améliorer l’expérience client en ligne

Des voyageurs frustrés

Les trois quarts environ des voyageurs d’agrément provenant d’Europe et des États-Unis ont réservé leur dernier séjour en ligne. Jusqu’à 23 % d’entre eux estiment que cette façon de procéder peut comporter des éléments frustrants. C’est ce que révèlent les plus récents sondages de la firme Phocuswright à propos du comportement en ligne des voyageurs. En prenant de l’expérience dans la planification de voyage en ligne, le client sait qu’un processus fluide et agréable de réservation est possible, et ce, peu importe le type de produit ou service. Il n’hésitera pas à abandonner le processus d’achat pour se tourner vers un fournisseur mieux organisé si les obstacles persistent.

Voici quelques-uns des commentaires récoltés auprès de voyageurs américains et britanniques et présentés à l’occasion du Webinaire « The Perfect Path : What Travelers Want – and Don’t Want – in Their Digital Journey » :

« Ce n’est pas possible d’utiliser mon critère de recherche précis dès le début; le site exige que je commence ma recherche avec une destination et des dates de séjour. Si je pouvais indiquer mon critère afin qu’on me suggère des lieux, je serais ravi. »

« On doit passer par trop de pages Web avant de faire le paiement. »

« C’est difficile de comparer les prix sur une multitude de sites Web pour les vols et les hôtels. C’est aussi difficile de s’imaginer à quoi ressemblera l’hôtel en se fiant uniquement à quelques photos. »

« Il manque des photos des environs, du quartier. »

Quatre irritants

Grâce à des sondages réalisés auprès de 1000 voyageurs américains et britanniques, Phocuswright identifie les quatre principales sources de frustration durant le processus de planification en ligne :

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  1. Trop d’information 

L’abondance de contenu sur le Web en général et sur les sites des prestataires touristiques en particulier est telle qu’il est parfois difficile pour l’internaute de dénicher ce qu’il cherche ou de tomber sur de l’information pertinente, en lien avec ses besoins.

 

  1. Exige du temps 

La recherche de renseignements pertinents est souvent longue parce que trop abondante et non personnalisée. Certains sites réfèrent à d’autres et il est facile de s’y perdre.

 

  1. Tarifs changeants 

Les prix affichés d’un site Web à l’autre, et même d’un jour à l’autre, changent ce qui crée de l’insécurité chez le voyageur. Obtient-il le meilleur tarif ? Aussi, il est frustrant de constater que le prix offert en début de processus d’achat n’est plus le même lorsque vient le moment de la transaction.

 

  1. Manque d’images pertinentes 

Le visuel présenté sur les sites Web est souvent considéré comme désuet, insuffisant en quantité et en variété et peu révélateur des lieux. Les voyageurs veulent être inspirés, souhaitent se représenter mentalement les lieux, s’y projeter.

 

Réservations hors ligne

D’autres sondages de Phocuswright auprès de quatre marchés géographiques (États-Unis, France, Allemagne et Royaume-Uni) révèlent que la majorité des voyageurs réservent aussi hors-ligne certains de leurs voyages. Pourquoi ?

La première raison évoquée est la personnalisation du service. Il est plus facile, selon les personnes sondées, d’obtenir une offre conforme à leurs besoins en s’adressant à un individu, par téléphone auprès d’un prestataire touristique ou sur place dans une agence de voyages.

La seconde raison expliquant le recours aux services disponibles hors ligne est le besoin de poser des questions demeurées sans réponses en fouillant sur le Web. Ainsi, ces deux explications concordent avec les deux principales frustrations que génère parfois la planification en ligne : trop d’informations non personnalisées et le temps qu’exige une recherche en ligne pour répondre à des besoins spécifiques.

Pour des informations personnalisées

Selon ces derniers sondages, des proportions élevées de voyageurs sont ouverts à l’idée de transmettre leurs données aux entreprises pour obtenir des services personnalisés. Les adultes de 18 à 34 ans, qui représentent un marché grandissant, sont particulièrement enclins à ce genre de dialogue avec les marques (34 % à 56 % selon les marchés – voir le graphique 1). Ces informations peuvent être tirées des échanges de courriels, des médias sociaux et des transactions en ligne.

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Par ailleurs, ces jeunes souhaitent également (36 % à 67 % selon les marchés) recevoir des offres personnalisées via messagerie texte, courriel ou par les publicités sur les médias sociaux. Néanmoins, l’intérêt pour ce type de promotion diminue avec l’âge des voyageurs (voir le graphique 2).

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Du visuel et des avis en ligne

Ensemble, les photos et les vidéos constituent l’un des éléments exerçant le plus d’influence sur les décisions des voyageurs lors de la planification en ligne, et ce, chez les Américains comme chez les Européens. Les jeunes de 18 à 34 ans s’en inspirent particulièrement. Les avis en ligne influencent aussi beaucoup : entre 28 % et 40 % des voyageurs selon les marchés (voir le graphique 3).

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Planifier et réserver sur appareil mobile

Plus de la moitié des voyageurs sondés par Phocuswright, Américains comme Européens, planifient ou réservent leurs voyages sur un appareil mobile. Ils le font parce que c’est plus pratique, c’est du moins ce qu’ils déclarent en plus grand nombre. L’information disponible sur le site mobile doit être rapidement et facilement disponible ; l’outil de réservation doit être convivial. Par ailleurs, les clients se souviennent d’une fois à l’autre des sites Web qu’ils ont fréquentés pour la planification et l’achat de voyages et sont davantage susceptibles d’y retourner si l’expérience s’est avérée positive.

À retenir

Ainsi, pour favoriser une expérience en ligne agréable, il faut notamment :

  • créer des offres personnalisées, par segment de clientèle ou en s’adressant aux clients existants ;
  • faire usage de transparence en matière de tarification et éviter d’afficher des frais supplémentaires à la toute fin du processus ;
  • intégrer des photos et des vidéos à jour qui permettent au visiteur de se projeter dans son séjour ;
  • ajouter un lien vers les avis en ligne à propos du produit (TripAdvisor, par exemple) afin d’aider le client à arrêter son choix ;
  • déployer un site Web mobile simple et efficace.

 

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