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Marchés géographiques

Mieux connaître les voyageurs de la Nouvelle-Angleterre

La firme Léger a effectué une enquête pour le compte du ministère du Tourisme du Québec afin de connaître le comportement de voyage de ses principales clientèles, dont les Américains de la Nouvelle-Angleterre. Le sondage a été mené en ligne en octobre 2016, auprès de 1610 répondants provenant du Boston Census Metropolitan Area (CMA; région urbaine), du Maine, du New Hampshire et du Vermont. Pour se qualifier, ils devaient avoir effectué au moins un voyage d’agrément en dehors de leur État ou région urbaine de résidence au cours des trois dernières années.

Des voyages en période estivale

Les touristes de la Nouvelle-Angleterre ont réalisé en moyenne 5,7 voyages d’agrément en dehors de leur région de résidence au cours des trois dernières années, soit plus que les touristes de tous les autres marchés des États-Unis (entre 5,0 et 5,6).

Les résidents du Vermont sont ceux qui voyagent le plus fréquemment

Les résidents du Vermont sont ceux qui voyagent le plus fréquemment (6,0 voyages en moyenne).

L’ensemble des répondants se déplace davantage durant la période estivale, soit de mai à octobre, que pendant les autres mois. Ils ont effectué majoritairement 5 voyages estivaux ou plus (35 %) au cours des trois dernières années alors qu’en hiver, ils se sont limités à 1 ou 2 déplacements (40 % ; voir le graphique 1).

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Le Québec parmi les principales destinations

Les principales destinations des voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sont les États-Unis (93 %), le Canada (32 %), les Caraïbes (27 %) et l’Europe (25 %). Ils sont plus nombreux à visiter notre pays en période estivale (29 %) qu’en hiver (14 %).

Le Québec est la première province visitée par cette clientèle

Le Québec est la première province visitée par cette clientèle (voir le graphique 2), qui provient essentiellement du Vermont, que ce soit l’été ou l’hiver. Selon le ministère du Tourisme, cet État étant limitrophe à la province, cette popularité s’explique, entre autres, par le phénomène de « gravité », c’est-à-dire que plus le marché est proche de la destination visitée, plus les flux touristiques sont importants. Autre fait à noter, les habitants du Maine voyagent autant au Québec que dans les Provinces de l’Atlantique en été.

Provinces-canadiennes-visitees-voyageurs-Nouvelle-Angleterre

Les musées et les festivals et événements estivaux sont populaires

La plupart (87 %) des touristes de la Nouvelle-Angleterre ont pratiqué des activités culturelles et événementielles au cours de leurs voyages d’agrément.

(87 %) des touristes de la Nouvelle-Angleterre ont pratiqué des activités culturelles et événementielles

Ils ont visité principalement les musées et les économusées, assisté à des festivals et des événements estivaux et effectué des routes et des circuits touristiques (voir le graphique 3). 

Activites-culturelles-divertissement

Les touristes du Vermont sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des répondants à se rendre aux musées et aux économusées (53 %), ceux du New Hampshire ont une préférence plus marquée pour les festivals et les événements (47 %) et les répondants de Boston fréquentent davantage les routes et les circuits touristiques (44 %).

Pour 71 % des répondants, au moins une de ces activités culturelles et événementielles représente la raison principale du voyage d’agrément.

La plage et les parcs nationaux séduisent

Près de 9 touristes d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix (89 %) ont pratiqué des activités de plein air et sportives.

89% des touristes d’agrément de la Nouvelle-Angleterre  ont pratiqué des activités de plein air et sportives

Ils se sont principalement rendus à la plage ou se sont baignés, ont visité des parcs nationaux, ont pratiqué la course à pied ou la marche, ainsi que la randonnée pédestre en milieu naturel (voir le graphique 4).

Principales-activites-plein-air-sportives

Les touristes de Boston se démarquent des touristes des autres marchés par un taux de pratique supérieur des quatre principales activités. À l’inverse, les résidents du Maine s’intéressent moins à la pratique sportive que l’ensemble des répondants, mais démontrent un intérêt plus élevé pour l’observation de la faune et de la flore (38 %) et les séjours en villégiature (32 %).

Pour 78 % des répondants, au moins une de ces activités de plein air et sportives constitue la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

Le magasinage en tête

Neuf voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement.

Neuf voyageurs d’agrément de la Nouvelle-Angleterre sur dix ont pratiqué des activités récréatives et de divertissement

Les principales étant le magasinage, la visite de parcs zoologiques, d’aquariums, de parcs d’attractions, aquatiques ou thématiques et le tourisme urbain (voir le graphique 5).

Principales-activites-recreatives-divertissement

Les voyageurs du Vermont pratiquent moins ce type d’activités que leurs voisins. Alors que les répondants du Maine et du Vermont sont attirés davantage par les parcs à thème, ceux de la région de Boston ont un taux de pratique supérieur pour les activités suivantes : tourisme urbain (38 %), jardins botaniques (34 %), croisières (29 %), parcs urbains (28 %) et spas et soins de bien-être (26 %).

Pour 69 % des répondants, au moins une de ces activités récréatives et de divertissement représente la raison principale de leur voyage d’agrément au cours des trois dernières années.

Le plein air : un produit phare

les activités de plein air et sportives sont les plus attractives

Les répondants ont évalué le degré d’attractivité des activités réalisées en voyage en leur donnant une note de 1 à 10 ; 10 signifiant qu’il s’agit d’une activité très attrayante (voir le tableau 1). On remarque que celles récoltant les meilleures notes figurent parmi les principales activités pratiquées en voyage (voir les graphiques plus haut). Il est aussi intéressant de constater que seules les activités récréatives et de divertissement ne franchissent pas le cap de 7,0.

activites-attrayantes

Les activités les plus attrayantes sont aussi celles qui seraient une motivation suffisante pour justifier un voyage d’agrément : festivals et événements d’été (pour 51 % des répondants), plage et baignade (52 %) et zoos et aquariums (36 %). De manière générale, les activités de plein air et sportives sont les plus attractives et les plus susceptibles d’inciter à voyager.

Cette étude permet de mieux cibler la clientèle de la Nouvelle-Angleterre en déterminant à la fois les moments et les lieux où ils voyagent, et les activités touristiques les plus pratiquées et les plus attractives. Pour connaître les comportements des autres marchés géographiques de l’enquête du ministère du Tourisme, consultez nos analyses suivantes :

– Les Français en voyage d’agrément

– Inspiration et planification de voyages des principales clientèles du Québec

– Démystifier le marché de l’Atlantique-Centre

 

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Marketing

Exemples de personas en tourisme

À l’échelle d’une destination

Aux Assises du tourisme 2017 en avril dernier, le ministère du Tourisme a présenté de manière ludique, sous forme de cartes de hockey à collectionner, les cinq personas qui définissent quelques clientèles touristiques du Québec. L’endos de chaque carte expose le profil détaillé du client (voir l’image ci-après). Ce profilage spécifique, défini grâce à des études de marché, permettra ultimement d’offrir le bon produit (expérience), au bon client dans le bon marché et au bon moment.
Source : Réseau de veille en tourisme

 Fãilte Ireland, l’organisme de gestion de la destination de l’Irlande (OGD), a développé trois segments de clientèles types : le Great Escaper, le Social Energiser et le Culturally Curious. Pour chaque type de visiteur, ils ont ensuite créé quatre personas, soit un par marché prioritaire (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne et France). Au total, l’OGD a donc conçu 12 personas bien spécifiques. Pour aider ses partenaires de l’industrie à développer des produits et des services qui correspondent à leurs attentes, à leurs besoins et à leurs aspirations, ils ont également créé une boîte à outils dans laquelle sont présentés les segments de clientèle, les personas et les expériences touristiques mémorables qui répondent le mieux à leurs attentes.

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Source : Fãilte Ireland

À l’échelle d’une entreprise

Appuyé par une firme de design de services, Walt Disney Resort (WDR) a élaboré 6 personas à partir de recherches et de sondages auprès de sa clientèle ; deux de ces personas représentent des employés. En effet, en interrogeant les clients, WDR a constaté combien les membres du personnel ont un impact sur leur séjour. Puisqu’ils font partie intégrante de l’expérience Disney, il s’avérait important de les garder à l’esprit en créant ces deux profils-types. À travers les yeux des personas, WDR a pu mieux comprendre l’expérience Resort et les motivations des clients pour ensuite adapter le produit et les concepts aux besoins spécifiques et aux aspirations de chacun.

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Source : Ana Soto Design

Dans une étape subséquente, WDR a développé l’archétype du visiteur, le client idéal !

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Source : Ana Soto Design

Les personas jouent un rôle important dans toute stratégie de marketing puisqu’ils permettent de ne pas perdre de vue le client idéal, celui sur lequel on devrait mettre le plus d’efforts !

Créez vos personas en 4 étapes faciles. 

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Segments de clientèles

13 types de touristes culinaires

L’enquête de World Food Travel Association auprès de 2527 voyageurs d’agrément de dix pays (voir la note méthodologique au bas de cette analyse) a permis de distinguer certaines particularités propres aux touristes culinaires et de les classer selon 13 profils différents. Les répondants devaient choisir les trois comportements qui leur correspondent le mieux. Cette catégorisation implique que les individus pouvaient s’identifier à plus d’un profil, le contexte et le type de voyage se prêtant à différents comportements.

13 profils, 13 comportements

Le tableau suivant présente chacun des profils, le pourcentage des répondants qui s’y identifie ainsi que les pays où la proportion est plus marquée.

Profils_touristes_culinaires_definitions

L’enquête permet notamment d’observer que les voyageurs fréquents (plus de cinq voyages au cours de la dernière année) sont légèrement surreprésentés dans les catégories de touristes authentique, éclectique, local, social, innovant et aventurier.

Qui dépense le plus ?

L’analyse des dépenses selon les types de voyageurs concerne les répondants américains seulement, pour lesquels l’échantillon était suffisant et représentatif. Les voyageurs ayant les profils innovant, gourmet et branché dépensent davantage (graphique 1). Pour tous les profils, les dépenses moyennes sont plus élevées chez les touristes culinaires que la moyenne des touristes d’agrément (pour comprendre la distinction, voir cette analyse). Les écarts sont particulièrement marqués pour les profils novice, local, éclectique, gourmet et social.

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Il est également intéressant d’observer le portrait global des dépenses de voyage journalières de certains types de touristes culinaires, en comparaison avec les dépenses de la moyenne des touristes d’agrément. En plus de la nourriture et des boissons, les innovants, les gourmets et les branchés déboursent généralement des sommes plus importantes pour l’hébergement, le divertissement et le magasinage.

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S’adresser aux touristes culinaires est une chose. Comprendre les différents types de voyageurs et communiquer adéquatement avec eux en est une autre. Si vous gravitez dans cet univers, inspirez-vous de ces profils pour mieux décoder et segmenter votre clientèle.

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Marchés géographiques Segments de clientèles

Voyages en famille des Américains

La firme d’intelligence d’affaires Skift a réalisé en 2016 une étude portant sur les voyages en famille des Américains. Cette analyse présente quelques caractéristiques et préférences de ce segment de clientèle.

D’après la définition du Bureau du recensement des États-Unis, la famille est composée de deux ou plusieurs personnes reliées par les liens du mariage, de la naissance ou de l’adoption. Or, il se trouve que pratiquement 60 % des familles américaines sans enfant à la maison correspondent à cette définition. Compte tenu de cette proportion importante, Skift a comparé certaines préférences de voyage de ce groupe avec celles des familles dont les enfants vivent encore à la maison.

Portrait de la famille américaine

Selon les données de 2015 du Bureau du recensement des États-Unis, nos voisins du Sud comptent sur leur territoire 77,2 millions de familles, dont 33 millions avec des enfants de moins de 18 ans à la maison. Ces familles se composent en moyenne de 3,26 personnes.

Bien que chaque cellule familiale soit unique, certaines caractéristiques générales définissent la famille américaine d’aujourd’hui :

  • Les hommes et les femmes se marient et ont des enfants plus tard qu’auparavant;
  • Dans une majorité de foyers (63 %), les deux parents sont sur le marché du travail et participent à la vie économique de la famille;
  • Plus du tiers des enfants (35 %) vit avec un seul de ses parents;
  • Les milléniaux commencent à fonder leur famille;
  • Augmentation de la diversité ethnique, particulièrement latino et hispanique.

Disposant d’un revenu annuel médian se situant à 66 000 dollars américains, les familles dépensent en moyenne un peu plus de 3 000 dollars annuellement pour leurs vacances en famille. Skift évalue la valeur totale de ce marché à 112 milliards de dollars américains.

Préférences des familles avec ou sans enfant à la maison

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid.

Les familles américaines ayant des enfants à la maison ont des préférences différentes de celles dont les enfants ont quitté le nid

Lorsqu’ils planifient leur périple, une majorité (66 %) opte pour des forfaits incluant le vol, l’hôtel et certaines activités comparativement à 33 % pour le second groupe de familles, qui est plus enclin à réserver chaque option séparément. graphique_1_preferance_de_reservation

De nombreuses familles sans enfant à la maison (75 %) ponctuent leur année de courts séjours à l’extérieur. Bien que cette préférence soit partagée avec celles dont les enfants sont encore à la maison, la proportion est moindre (59 %). Organiser un seul grand voyage ravit 41 % de ces dernières familles pour qui le temps représente l’un des plus importants obstacles à la concrétisation du voyage.

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Source : Skift, 2016

Lorsque vient le temps de choisir un hôtel, les familles ayant des enfants à la maison ont des standards plus élevés en ce qui a trait au nombre d’étoiles (81 % préfèrent les 4 ou 5 étoiles) que le second groupe de familles (82 % optent pour les 3 ou 4 étoiles) qui accorde davantage d’importance à l’expérience globale une fois à destination (restauration, activités, événements). Une attention particulière est accordée à l’offre de restauration, surtout chez les familles ayant de jeunes enfants. Avoir accès à une alimentation saine qui tient compte des goûts des enfants s’inscrit parmi leurs priorités.

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Source: Skift, 2016

La location de maison, d’appartement ou de chalet séduit une grande part des familles avec enfants à la maison. Une majorité l’a expérimentée dans le passé (68 %) et, de ceux-ci, 71 % la préfère à l’offre hôtelière traditionnelle. Quant aux familles sans enfant à la maison, 81 % ne l’ont jamais essayée et une majorité d’entre eux se disent peu enthousiastes à l’idée de le faire un jour.

Ce que représente le voyage pour les familles

Les familles américaines sont relativement stressées par leur rythme de vie effrénée. Le voyage représente donc une forme d’échappatoire à leur quotidien, mais également une occasion de se rapprocher des membres de leur famille. Lorsque vient le temps de préparer les vacances, de nombreux parents américains cherchent à faire vivre à leurs enfants des expériences qu’ils ont eux-mêmes vécues durant leur enfance. La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage.

La nostalgie joue un rôle de motivation à la réalisation de leur voyage

Contrairement à la culture européenne où le voyage est davantage perçu comme un droit de base, les Américains le considèrent plutôt comme un investissement en temps et en argent. D’ailleurs, dans son étude, Skift souligne que de nombreux voyageurs d’affaires profitent de leur déplacement professionnel pour prendre de courtes vacances en famille; une formule idéale considérant les frais déjà payés, l’usage de points de fidélité ainsi qu’une utilisation modeste de jours de congé.

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Source : Pexels.com

Le voyage continue de se démocratiser, ce qui permet à de nombreux segments de clientèles, dont les familles, d’y avoir de plus en plus accès. Ces dernières années, le nombre de ressources s’adressant à ce segment s’est multiplié, accompagnant les familles à chaque étape du cycle du voyageur. La mise en marché de nouveaux produits et services (accessoires de voyage pour nourrissons, service de location d’équipement pour jeunes enfants, etc.), la croissance de l’offre d’hébergement adapté (chambres d’hôtel familiales équipées, location de maison telle que Kid & Co, etc.) et le développement d’outils technologiques permettant aux familles de mieux organiser leur séjour contribuent à l’essor des voyages en famille.

Considérant la valeur lucrative associée au marché familial américain, il est plus que jamais pertinent de développer des stratégies pour les convaincre de vous visiter!

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Tendances

Enjeux touristiques au World Travel Market 2016

Parmi les 50 000 acteurs de l’industrie touristique participant au World Travel Market 2016 à Londres, plus de 2000 se sont prononcés sur leur vision des tendances affectant le tourisme d’aujourd’hui et de demain. Cette enquête inclut également un sondage auprès de 1145 touristes d’agrément du Royaume-Uni. Voici quelques éléments clés.

Nous sommes à Londres : un mot sur le Brexit

Près de la moitié (47 %) des professionnels touristiques sondés estiment que le Brexit aura un impact négatif sur l’industrie touristique. Quelque 42 % d’entre eux évoquent des difficultés de recrutement. Bien que la dépréciation attendue de la livre sterling incite les voyageurs internationaux à visiter le Royaume-Uni, la desserte aérienne pourrait diminuer, quelques compagnies ayant déjà réduit leur présence en territoire britannique. Le tourisme intérieur sera favorisé.

ChIIC : 4 destinations émergentes

Tant les professionnels de l’industrie que les touristes anglais ont souligné la popularité croissante de la Chine, de l’Islande, de l’Inde et de Cuba. L’Inde a notamment investi plus de 300 millions de dollars américains pour développer ses infrastructures afin d’attirer 13 millions de visiteurs d’ici 2020.

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Limiter le tourisme

Parmi les répondants, 75 % affirment « qu’imposer des limites au tourisme est une solution pratique pour les problèmes de surfréquentation » (graphique 1). L’an passé, ce taux était de 65 %. Cette hausse reflète un enjeu grandissant auquel font face des territoires ou des attraits victimes de leur succès. Voici quelques exemples de destinations ayant limité le tourisme :      

  • La Thaïlande a interdit l’accès aux visiteurs sur quatre îles afin de préserver les récifs coralliens de dommages permanents ;
  • La région des Cinq Terres, en Italie, diminuera l’accès sur son territoire en limitant le nombre de visiteurs à 1,5 million plutôt que 2,5 millions annuellement ;
  • L’Islande vit une augmentation fulgurante du nombre de visiteurs. Le pays, dont la population est de 335 000 habitants, s’attend à recevoir 1,6 million de visiteurs en 2016, une hausse de 29 % par rapport à 2015. Deux millions de touristes sont estimés pour 2017. Un trop grand volume de visiteurs compromet la promesse de livrer une expérience agréable et authentique. Les gestionnaires de la destination tentent de favoriser les voyageurs davantage soucieux du respect de l’environnement et de la société, allant jusqu’à lancer un guide de l’étiquette.

Avec l’augmentation constante du nombre de voyages, la surfréquentation est certainement un enjeu pour certaines destinations ou certains attraits. Outre les cas où elle peut affecter l’environnement ou la population locale, le simple fait de faire la queue trop longtemps pour visiter un lieu peut nuire grandement à la satisfaction du visiteur.

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À qui revient la responsabilité d’un tourisme durable ?

Près de 6 vacanciers anglais sur 10 estiment qu’il est du devoir de l’industrie touristique de rendre le tourisme plus responsable. Quelque 25 % pensent que c’est plutôt le gouvernement qui devrait être dans le siège du conducteur. Plus spécifiquement, 55 % des répondants croient que l’industrie touristique a la plus grande responsabilité d’agir pour faire face aux changements climatiques*. Ils reconnaissent cependant (70 %) que celle-ci est plus engagée dans cette voie qu’il y a 10 ans.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

Quant à leur propre comportement, 75 % des répondants affirment que l’environnement et le tourisme durable sont d’importantes considérations dans leur choix de destination (61 % en 2015). Cependant, seuls 4 % compensent systématiquement les émissions de leurs vols. Il s’agit de proportions semblables aux années passées.

Les professionnels interrogés affirment que le tourisme durable est important pour leur organisation (90 % versus 80 % en 2015) et 28 % ont une politique de réduction des émissions de carbone.

Le WTM à la veille des élections américaines

Le candidat élu donnera-t-il raison au pressentiment des participants au WTM? Interrogés à savoir lequel des deux candidats aurait un meilleur effet sur l’industrie touristique, 60 % préféraient Hilary Clinton contre 7 % pour Donald Trump, malgré sa forte implication dans l’industrie hôtelière et du divertissement.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report 

L’économie collaborative

L’industrie touristique est divisée quant à l’impact de l’économie collaborative sur leur organisation; 47 % des professionnels affirment ne pas être affectés (58 % en 2015). Parmi les répondants notant un impact, 32 % le qualifient de négatif et 21 %, de positif. En comparant avec les résultats de l’an passé, on constate que l’économie collaborative gagne en influence. 

Des ombres au tableau

Le terrorisme est la première préoccupation des voyageurs d’agrément anglais sondés. Du côté des professionnels du tourisme, 76 % d’entre eux affirment que le terrorisme a eu un impact sur leurs affaires au cours de la dernière année (impact significatif, 33 % et impact modéré, 43 %). La crise des réfugiés ainsi que le virus Zika sont également des préoccupations.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

L’optimisme était présent lors de cette grande rencontre, 68 % estiment que le tourisme connaîtra une croissance en 2017. Visionnez cette vidéo pour un aperçu de l’ampleur de l’événement.

Source de l’image à la une : World Travel Market 2016

 

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Profil des voyages internationaux des Canadiens

Ils sont de grands voyageurs, ils dépensent beaucoup, s’ouvrent aux destinations émergentes, mais aiment bien leurs classiques. Les États-Unis comptent près des trois quarts de leurs voyages internationaux. Mais l’appel de la chaleur et de la plage est fort puisque les Caraïbes, notamment Cuba et la République dominicaine, ainsi que le Mexique accueillent un nombre croissant de Canadiens depuis déjà plusieurs années. Les pays européens, dominés par la France et le Royaume-Uni, demeurent des incontournables. L’infographie ci-dessous présente quelques données clés.

Voyages Internationaux Canadiens

Des dépenses importantes

Selon une étude publiée par la European Travel Commission, les voyages des Canadiens à l’étranger ont enregistré une croissance annuelle de près de 6 % entre 2004 et 2013. Les Canadiens se classent au 7e rang du palmarès de l’Organisation mondiale du tourisme en termes de dépenses lors de voyages internationaux : ils ont déboursé 37 milliards de dollars canadiens en 2013(excluant le coût du transport international); soit plus du double qu’il y a 10 ans. 

En 2015, ce sont les Canadiens de l’Ontario qui ont enregistré le plus grand nombre de voyages à l’étranger, et de loin, avec 15 millions de visites, suivi par ceux de la Colombie-Britannique et du Québec. Par rapport à 2014, le nombre de voyages vers d’autres pays que les États-Unis a connu une hausse de plus de 10 % pour chacun de ces trois marchés.

 

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Première destination : les États-Unis

Les voyages des Canadiens aux États-Unis ont connu une croissance annuelle moyenne de 7 % durant au moins une décennie, jusqu’en 2013.

Depuis les 15 dernières années, le nombre de voyages d’agrément des Canadiens à l’étranger a crû de 92 %

En déclin depuis, le nombre de voyages vers les États-Unis est en partie tributaire des fluctuations du taux de change. Comme l’indique le graphique suivant, les séjours vers les autres destinations enregistrent une croissance quasi annuelle. Depuis les 15 dernières années, le nombre de voyages d’agrément des Canadiens à l’étranger a crû de 92 %.

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Les destinations soleil et l’Asie en hausse

Les Caraïbes et le Mexique exercent un fort pouvoir d’attraction auprès des Canadiens. Pour l’année 2015, on y dénombre près de 5 millions d’arrivées canadiennes. La hausse de 4,7 % des voyages entre 2014 et 2015 est presque entièrement attribuable à la croissance des arrivées à Cuba, au Mexique et en République dominicaine. Ces trois destinations représentent à elles seules plus des trois quarts des séjours des Canadiens dans cette région. Le graphique 3 illustre cette progression depuis 2012.

profil_des_voyages_internationaux_des_canadiens_graphique_3

Les pays de la région Asie/Pacifique connaissent aussi de belles croissances auprès de la clientèle canadienne qui y a réalisé 2,4 millions de visites en 2015. Comme l’indique le graphique 4, la Chine et Hong Kong, le Japon et la Thaïlande sont les destinations les plus populaires.

La multiplication des destinations européennes

Comme publié par le Conference Board du Canada, l’Europe enregistrait en 2015 (basé sur une estimation provenant de 24 pays) plus de 4,7 millions d’arrivées par des Canadiens. La France, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne accueillent les deux tiers de ces voyages depuis déjà plusieurs années. Néanmoins, d’autres destinations européennes moins traditionnelles comme la Grèce, la Finlande et la Croatie connaissent de belles croissances auprès du marché canadien. Surtout choisie comme destination durant les vacances estivales, l’Europe a observé une hausse de 6,2 % à l’hiver 2015-2016 de visiteurs canadiens par rapport à l’hiver précédent.

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Des voyageurs indépendants

Les Canadiens voyagent principalement de façon indépendante (FIT) et choisissent surtout des itinéraires personnalisés plutôt que des programmes organisés. Les motivations de voyage en Europe diffèrent de celles des autres destinations. Alors que 14 % des séjours aux États-Unis sont réalisés pour la visite de parents et d’amis, cette proportion s’élève à 38 % dans le cas des voyages en Europe. La part des voyages d’affaires est aussi plus élevée en Europe qu’ailleurs.

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Facteurs de croissance

Plusieurs éléments favoriseront la croissance des voyages des Canadiens à l’international au cours des prochaines années :

  • Bien qu’elle soit modeste, le Canada connaît une croissance économique.
  • Un important segment de sa population, les baby-boomers (29 %), entre graduellement à la retraite. Ces derniers détiennent des revenus discrétionnaires élevés et aspirent à voyager.
  • La demande des voyages dont le but est la visite de parents et d’amis est forte auprès des résidents canadiens issus de diverses communautés ethniques qui voyagent vers leur pays d’origine.
  • Les Canadiens sont familiers avec le marketing numérique et ils figurent parmi les populations les plus actives sur les médias sociaux. L’intensification de la promotion des destinations par l’entremise, notamment, d’actions efficaces en technologie numérique devrait stimuler les Canadiens à voyager à l’étranger.

Image à la une : ©StockSnap

 

 

 

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Comportement de réservation des voyageurs américains

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes des voyageurs des principaux marchés du Québec. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit le comportement de réservation de 1 000 voyageurs du nord-est des États-Unis. Des détails additionnels sur cette étude sont présentés à la fin de cette analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage d’agrément en particulier, réalisé au cours des douze derniers mois.

Moyens de prédilection pour réserver

Trois répondants sur quatre résident dans les États de New York (36 %), de Pennsylvanie (26 %) ou du New Jersey (15 %). Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont

Le vol, la location d’auto et l’hébergement sont les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne

les principaux produits que les voyageurs américains du nord-est préfèrent réserver en ligne (voir le graphique 1). À l’inverse, la réservation en ligne pour des places au restaurant suscite peu d’intérêt. Les voyageurs du ord-st des États-Unis aiment surtout utiliser un appareil mobile (téléphone intelligent ou tablette) pour les activités, les spas et soins de bien-être et les festivals.

moyen privilégié pour réserver

Les modes de réservation

Lors de leur dernier séjour d’agrément, les Américains du Nord-Est ont principalement

Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com que sur celui de l’établissement 

réservé leur hébergement auprès du fournisseur, que ce soit sur place ou par téléphone (39 %; voir le graphique 2). Les réservations en ligne ont davantage été effectuées sur le site Web d’un intermédiaire tel que Expedia et Booking.com (27 %) que sur celui de l’établissement (18 %). Seul un voyageur sur dix a réservé son logement avec un agent de voyages.

procédé utilisé pour réserver hébergement

Les voyageurs du nord-est des États-Unis ont utilisé les intermédiaires en ligne dans une plus forte propension que les autres procédés lorsqu’il s’agissait de réserver un vol ou un service aérien (36 %), de louer une voiture (33 %) et de réserver un forfait (30 %; voir le graphique 3). Néanmoins, les Américains du nord-est privilégient principalement le contact direct avec le fournisseur pour la réservation d’activités touristiques.

procédé utilisé pour réserver

Facteurs qui découragent la réservation en ligne

Les principales raisons qui découragent les Américains à réserver en ligne sont l’absence d’aubaines, le manque de soutien à la clientèle et de personnalisation des services ainsi

Les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois

que le fait de ne pas trouver ce qu’ils cherchent (voir le graphique 4). De manière générale, les Américains semblent moins freinés à réserver en ligne que les Québécois.

facteurs qui découragent

Critères de choix pour l’achat de produits touristiques en ligne

Lorsque les touristes américains réservent un produit ou un service touristique en ligne, ils s’attendent à trouver l’information dans leur langue (voir le tableau 1). Les entreprises qui offrent des aubaines ou le meilleur prix ainsi qu’un bon service à la clientèle réussissent à inciter ce segment de voyageurs à acheter. Le fait que le site de la destination réfère à celui de l’entreprise touristique n’est pas un critère prédominant.

Voyageurs américains importance de certains critères

 

L’appareil mobile est utilisé pour réserver des produits touristiques surtout en raison de l’économie de temps (voir le tableau 2) qu’il permet. Les rabais et les offres promotionnelles sont aussi des facteurs de motivation importants. Au contraire, le manque de sécurité des transactions est le premier critère qui décourage les Américains du Nord-Est à réserver sur un appareil mobile.

voyageurs américains importance de certains critères pour mobile

Plus d’un Américain du Nord-Est sur dix (11 %) a utilisé un appareil mobile durant son voyage pour effectuer une réservation de produits ou services touristiques, ce qui est une propension moins élevée que les Québécois (17 %).

Les voyageurs du nord-est des États-Unis sont enclins à réserver les composantes de leur séjour d’agrément en ligne. Les appareils mobiles ne suscitent pas un fort engouement, mais les sites Web mobiles rapides et offrant des privilèges réussiront à les séduire.

Ces résultats correspondent-ils au comportement de réservation de votre clientèle américaine?

 

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des Attractions Touristiques du Québec et Festivals et Événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

 

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Produits et activités

Activités de voyage : qui fait quoi?

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des touristes des principaux marchés du Québec, soit les Ontariens, les Américains, les Français et les Québécois. Voici un aperçu de l’un des volets de cette étude, soit les activités pratiquées en voyage. Des détails supplémentaires de cette étude sont présentés à la fin de l’analyse. Pour certaines questions, les répondants devaient se référer à un voyage en particulier réalisé au cours des 12 derniers mois, vers n’importe quelle destination.

Le magasinage, encore et toujours

Parmi les activités culturelles ou de divertissement, faire les magasins occupe le premier rang auprès des voyageurs québécois, ontariens et américains, et ce, toutes destinations confondues. La découverte urbaine, la dégustation d’un repas gastronomique et la visite de musées et de sites historiques suivent. Le tableau 1 illustre la participation des voyageurs à certaines activités touristiques.

Les voyageurs français dévoilent quant à eux un portrait différent : ils préfèrent explorer la ville. Près des deux tiers d’entre eux s’y adonnent en voyage. Ils sont aussi plus portés que les autres à visiter des musées et des sites historiques. Plus d’un voyageur français sur quatre a visité un parc naturel pendant un de ses voyages au cours des 12 derniers mois, soit beaucoup plus que les touristes des autres marchés. La dégustation d’un repas gastronomique est sensiblement aussi populaire auprès des Français qu’elle l’est auprès des Québécois et des Américains.

Les voyageurs ontariens sont les plus friands de magasinage, de gastronomie et d’activités culturelles. Les Américains sont les plus enclins à se rendre dans un casino. Outre les activités mentionnées dans le tableau 1, les Français visitent les jardins botaniques (16 %) et effectuent des activités en milieu autochtone (13 %) davantage que les touristes des autres marchés à l’étude.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

La randonnée et la baignade

Parmi les principales activités physiques ou de plein air pratiquées en voyage l’été, la randonnée pédestre et la baignade dans un plan d’eau naturel et en piscine sont les grandes favorites, du moins chez les Québécois et les Français. Pour les Américains et les Ontariens, la baignade en piscine arrive au premier rang, suivie de celle en plan d’eau naturel, puis de la randonnée. La pêche est pratiquée par 11 % des voyageurs québécois et quelque 10 % d’entre eux s’adonnent au camping (voir le tableau 2).

Ajoutons que les voyageurs français sont plus enclins à faire du vélo de route (10 % contre 4 % à 6 %) que les autres. Plus ou moins le quart des voyageurs québécois et français ne pratiquent pas d’activités physiques ou de plein air en voyage l’été. Cette proportion s’élève à plus du tiers des voyageurs américains et ontariens.

 Activites_de_voyage_tableau_2

Les données en gris constituent des proportions plus faibles que pour les autres marchés; celles en gras sont plus élevées.

Et les activités hivernales?

Parmi les répondants, 19 % des Québécois et 24 % des Français soutiennent avoir fait de la randonnée pédestre lors d’un séjour hivernal au cours des 12 derniers mois. Les autres activités de plein air, tels le patin, la raquette ou encore le ski alpin, ont été pratiquées par moins de 8 % des voyageurs interrogés. En fait, près des deux tiers des voyageurs québécois affirment n’avoir pratiqué aucune activité de plein air dans le cadre d’un séjour hivernal réalisé au cours des 12 derniers mois. Cette proportion s’élève à un peu plus de 40 % chez les voyageurs ontariens et américains et au tiers pour les Français.

Les Québécois au Québec

En voyage au Québec, les Québécois sont moins enclins à effectuer la plupart des activités qu’ils pratiquent lors de leurs séjours en dehors de la province, sauf dans le cas de la randonnée pédestre (été comme hiver), de la pêche et du camping, qu’ils pratiquent davantage. Néanmoins, la découverte d’une ville et le magasinage récoltent les plus fortes proportions. Le tableau 3 illustre ces activités.

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Les données en gris constituent des proportions plus faibles que la moyenne pour l’ensemble des destinations; celles en gras sont plus élevées.

 

De nombreuses autres activités figurent dans les carnets de voyage des touristes sondés. La visite d’un parc d’attractions, d’un zoo, l’observation d’oiseaux, l’escalade, le tourisme d’apprentissage, la navigation de plaisance, l’agrotourisme ou encore la réalisation d’un circuit thématique en sont quelques exemples. Ces activités ne sont pas illustrées dans les tableaux ci-dessus, parce que nous avons choisi de présenter les plus populaires parmi une soixantaine d’entre elles. Néanmoins, elles ont chacune leur importance et contribuent à la diversité et au dynamisme d’une destination.

À propos de cette étude :

Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Les autres partenaires financiers sont les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Un rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

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Marchés géographiques

Commercialiser son offre auprès des clientèles chinoises

La Chine constitue le premier marché émetteur de tourisme international, tant en nombre de voyages qu’en budget de dépenses par voyageur. De ce fait, les Chinois et leurs professionnels de l’industrie touristique se retrouvent sollicités par de nombreuses destinations en quête de cette lucrative clientèle. Ces dernières années, les pays qui détiennent le statut de destination approuvée (SDA) par la Chine déploient des ressources considérables pour conquérir les voyageurs chinois, créent des stratégies pour mieux se promouvoir auprès de ce marché et développent des produits adaptés à leurs besoins. Dans ce contexte fort concurrentiel, il s’avère essentiel d’unir les efforts des intervenants québécois avec ceux des autres provinces afin de faire briller la destination.

Une industrie encore très réglementée

L’administration nationale du tourisme de Chine (China National Tourism Administration; CNTA) est l’organisme gouvernemental et national responsable de l’industrie du tourisme. La CNTA s’occupe entre autres d’autoriser les agences chinoises à offrir des forfaits de groupe à l’international auprès des voyageurs chinois et à agréer les agences réceptives dans les pays visités.

Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

À l’heure actuelle, des 24 900 agences de voyages présentes en Chine, seules 2151 sont autorisées à offrir des voyages vers l’extérieur du pays. Celles-ci sont principalement situées dans les régions de Beijing et de Shanghai, ainsi que dans les provinces de Guangdong, de Zhejiang et de Jiangsu. Les agences de voyages et les grossistes chinois sont obligés d’utiliser les services des agences réceptives accréditées SDA.

Les agences réceptives spécialisées effectuent une grande proportion des ventes auprès de la clientèle chinoise. Pour être accréditées SDA, elles doivent d’abord avoir adopté des politiques et des méthodes de travail qui assurent d’offrir aux groupes de voyageurs chinois la meilleure expérience touristique possible. À destination, elles ont l’obligation de fournir des guides-accompagnateurs et du matériel d’information touristique en chinois. Au Canada, elles sont au nombre de 68, dont 5 au Québec.

Faire connaître l’offre canadienne et québécoise

Selon le programme annuel de veille touristique mondiale (VTM) sur la Chine de Destination Canada, les Chinois connaissent relativement peu le Canada. Il y a donc avantage à mieux informer ce marché à propos de l’offre touristique canadienne afin d’éveiller l’intérêt des voyageurs chinois et d’augmenter leur considération à venir au pays.

Lors du séminaire « Chine : mode d’emploi » organisé par le ministère du Tourisme du Québec, qui avait lieu à Montréal le 10 juin dernier, on a souligné l’importance de présenter et de proposer des expériences québécoises aux consommateurs et aux professionnels du tourisme chinois. Les principaux salons professionnels, congrès, bourses et événements médiatiques sur le tourisme constituent des rendez-vous incontournables pour commercialiser l’offre du pays. Parmi ces événements, mentionnons Rendez-vous Canada, qui aura lieu à Montréal en 2016, Showcase – Canada Asia, qui se tient à Shenyang, en Chine, cet automne et CITAP, qui se déroulera à Vancouver en décembre prochain.

L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle

Pour faire connaître l’offre touristique de la destination directement auprès des consommateurs chinois, Internet est l’outil par excellence. Les Chinois sont hyperconnectés et consultent régulièrement les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour planifier leurs voyages. L’usage des appareils mobiles est par ailleurs extrêmement répandu chez cette clientèle; la mise en valeur de l’offre doit donc passer aussi par ces canaux. Parmi les médias sociaux les plus utilisés, mentionnons Weibo, QQ, Youku, Douban et WeChat.

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Le marketing « à la chinoise »

Dans son document intitulé « Mode d’emploi Chine », le ministère du Tourisme du Québec présente huit astuces marketing visant à cibler les consommateurs chinois.

  1. Se faire connaître auprès des acteurs clés et établir une relation de confiance à long terme.
  2. Déterminer les tendances du moment en matière de tourisme et surveiller l’évolution de leurs préférences.
  3. Comprendre les consommateurs chinois et être attentif à leurs besoins.
  4. Avoir une présence sur l’Internet chinois et collaborer avec des entreprises qui comprennent la particularité des réseaux de ce marché.
  5. Utiliser un mélange de médias approprié.
  6. Créer un site Web en chinois et éviter de diriger les internautes vers des sites qui leur sont inaccessibles (p. ex. : Facebook, YouTube, Twitter).
  7. Être présent sur les médias sociaux chinois, car certains font davantage confiance à l’information trouvée sur ces plateformes qu’à celle véhiculée sur les sites Web d’entreprises.
  8. Raconter une histoire et miser sur le marketing de contenu.

Dans une analyse précédente, nous vous présentions les différents types de touristes chinois. Il s’avère important de bien comprendre que cette clientèle possède des profils multiples dont les besoins diffèrent et qui ne peuvent être rejoints d’une seule et unique façon. Maintenant que la liaison aérienne directe entre Montréal et Beijing est en exploitation, redoublons d’efforts pour faire rayonner la destination et attirer cette clientèle jusque dans nos sites et nos établissements!

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Marchés géographiques

Les Montréalais en vacances

La Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM a réalisé en décembre 2014 un sondage portant sur les habitudes de voyage des principaux marchés du Québec. Les deux partenaires principaux ayant contribué financièrement au projet sont AIMIA et le ministère du Tourisme du Québec. Quant aux autres partenaires financiers, notons les ATR associées du Québec, l’Office du tourisme de Québec, ainsi que la Société des attractions touristiques du Québec et Festivals et événements Québec. Un panel Web a permis de joindre 5520 répondants du Québec, de l’Ontario, de la France et du nord-est des États-Unis. Le rapport détaillé des résultats de cette enquête a été publié en mars 2015.

Destination

En 2014, 65 % des Montréalais sondés (947 personnes) ont effectué au moins un séjour d’agrément, et près de la moitié d’entre eux l’ont fait plus d’une fois. Au total, ils ont réalisé 2040 périples comprenant au moins une nuitée. Où sont-ils allés? Particulièrement au Québec!

Ceux qui sont sortis de la province sont généralement restés en Amérique du Nord, en visitant soit la Nouvelle-Angleterre, New York, ou encore l’Ontario. La destination la plus populaire pour les amateurs du Sud est Cuba, alors qu’en Europe c’est la France qui remporte la palme.

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Les Montréalais voyagent au Québec principalement pour trois raisons :

  • la visite de parents et d’amis;
  • la proximité de la destination, distance/temps réduit;
  • la beauté des paysages.

Par ailleurs, près d’un Montréalais sondé sur 10 possède un chalet ou une résidence secondaire situé dans la province. En région, on les trouve plus particulièrement dans les Laurentides (29 %), dans les Cantons-de-l’Est (13 %) ou en Montérégie (12 %).

Le dernier séjour décortiqué, toutes destinations confondues

Environ le tiers des Montréalais ont pris l’avion lors de leur dernier séjour, comparativement à 24 % pour l’ensemble des Québécois. L’usage de l’automobile est également différent chez les urbains; 50 % ont utilisé la leur et 8 % en ont loué une, alors que ces proportions sont respectivement de 62 % et 5 % pour l’ensemble des habitants de la province.

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Peu importe où ils se trouvent, les Montréalais privilégient d’abord le séjour chez de la famille ou des amis. Les hôtels, les motels et les auberges trois étoiles et plus figurent ensuite en tête de leurs préférences. Viennent ensuite les logements loués sur des plateformes Web telles qu’Airbnb ou HomeAway et enfin les autres types d’hébergement.

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Quelles activités les Montréalais pratiquent-ils en vacances? 

Ils affectionnent davantage les activités culturelles que l’ensemble des Québécois. Ils aiment marcher pour découvrir une ville, magasiner et prendre le temps de bien manger. Habitués à une offre culturelle dynamique dans leur propre métropole, ils profitent aussi de leurs vacances pour visiter des musées, sortir dans les bars, participer à des activités culturelles et assister à des festivals.

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Leur comportement envers les activités physiques ou de plein air ressemble à celui de l’ensemble des Québécois. La randonnée pédestre est populaire, été comme hiver. La majorité d’entre eux (64 %) ne pratique toutefois aucune activité hivernale.

Achat et réservation, c’est en ligne que ça se passe! 

Pour s’inspirer, un peu plus de la moitié des Montréalais (55 %) font principalement confiance aux recommandations de parents et d’amis. La deuxième source d’information qui les a aidés à choisir leur destination lors de leur dernier voyage est le Web et les médias sociaux (42 %). Viennent ensuite les brochures, les dépliants et les guides touristiques (22 %).

Selon ce qu’ils projettent d’acheter ou de réserver, l’outil qu’ils utilisent varie. De toute évidence, les Montréalais procèdent davantage en ligne que hors ligne tant pour réserver et acheter leurs déplacements, leur hébergement que pour des activités précises ou des attractions au nombre de places limitées. Seule exception : ils utilisent d’autres moyens que le Web pour réserver une place au restaurant.

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Sans oublier ceux qui n’ont pas voyagé au cours de la dernière année

Un peu plus du tiers (35 %) des répondants montréalais n’ont fait aucun séjour d’agrément au cours des douze derniers mois. De ce groupe, 20 % n’ont jamais voyagé au Québec et 39 % l’ont fait il y a plus de cinq ans. Les raisons financières figurent parmi les principaux motifs évoqués (56 %), suivies par l’absence du désir de voyager (17 %) et le manque de temps (15 %).

Si le comportement de voyage d’agrément d’autres marchés vous intéresse, poursuivez votre lecture avec l’analyse portant sur les Québécois et celle sur les Français.

 

– Image à la une: Aspen, © Jeremy Swanson