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Ailleurs dans le monde

Une malle pour la découverte des paysages

L’Association Citémômes et le Réseau des Grands sites de France ont créé un outil pédagogique pour mettre en valeur les paysages dans une perspective de développement durable : la Malle vagabonde.

 

 

 

 

 

 

 

Celle-ci respecte valeurs des Grands Sites de France :

  • respect de l’esprit du lieu ;
  • analyse sensible du paysage en vue de construire un projet de territoire ;
  • participation des acteurs locaux.

Ce coffret regroupe des activités interactives et sensorielles permettant aux participants de tout âge de découvrir et de comprendre la beauté du paysage, ce qui le constitue et le rend unique. Il suffit d’ouvrir la malle pour y trouver, par exemple, une activité stimulant les cinq sens, un jeu de cartes pour aider à la lecture du paysage et un autre qui présente les divers acteurs habitant et travaillant sur le territoire.

En plus d’être simple, peu coûteuse et faite de matériaux écoresponsables, la malle a été conçue par une équipe multidisciplinaire regroupant des gestionnaires de sites, des illustrateurs, des paysagistes, des médiateurs, etc. Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Loisir » en 2018 pour son caractère innovant et unique.

La Malle vagabonde constitue un projet original et créatif. Dans le contexte où les visiteurs recherchent de plus en plus des expériences stimulant les sens, l’interprétation de paysages de manière dynamique et immersive permet de leur faire vivre de véritables émotions et de développer un attachement à la destination.

 

Source de l’image à la une : Pixabay

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Destinations

Capitales européennes du tourisme intelligent

Selon la Commission européenne, une destination touristique intelligente « facilite l’accès à des produits, services, espaces et expériences touristiques et d’accueil grâce à des pratiques respectueuses de l’environnement, des outils innovants et mettant en valeur le capital social et humain de la ville ». Les métropoles gagnantes reçoivent un encadrement par un groupe d’experts pendant un an. Ce soutien se concentre sur l’image de marque et la communication; des activités sont prévues pour faire rayonner les deux capitales au sein de l’Union européenne au moyen de diverses actions promotionnelles.

Bonnes pratiques des deux finalistes

Chaque ville a été évaluée selon quatre catégories. Voici quelques exemples de bonnes pratiques en lien avec l’accessibilité et le développement durable. Pour voir celles concernant les deux autres catégories, vous pouvez visionner les vidéos ci-dessous :

Accessibilité 

  • La carte Lyon City Card fait office de laissez-passer dans les principaux attraits de la métropole, mais également dans des institutions situées un peu plus à l’écart. Elle est aussi utilisée à titre de billet d’accès dans les transports publics, incluant la navette aéroportuaire.
  • En rendant Helsinki attrayante d’abord pour ses résidents, la Ville croit qu’elle suscitera ensuite l’intérêt des voyageurs. Pour soutenir cette idée, le projet Smart Tourism Roadmap implique les communautés locales pour mieux répondre aux besoins en matière de ville intelligente.

Développement durable 

  • Le Festival des lumières de Lyon se distingue par tous les efforts effectués afin de réduire son empreinte écologique, notamment grâce à l’utilisation de la technologie DEL.
  • Le label « Lyon, Ville Équitable et Durable» aide les consommateurs à mieux repérer les entreprises, commerces, artisans, lieux et événements qui offrent des produits ou services locaux, durables et responsables.
  • Helsinki vise à neutraliser ses émissions de carbone d’ici 2035. Avec sa Smart Tourism Roadmap, la Ville souhaite encourager les visiteurs à sortir des zones plus achalandées et à encourager les entreprises locales. Cette stratégie vise entre autres à harmoniser la relation entre les touristes et les habitants.

Vidéo : Youtube

Vidéo : Youtube

En plus de ces deux « capitales », quatre autres villes ont reçu des honneurs en se démarquant dans l’un des domaines priorisés par l’initiative :

  1. Accessibilité : Málaga (Espagne);
  2. Développement durable : Ljubljana (Slovénie);
  3. Numérisation : Copenhague (Danemark);
  4. Patrimoine culturel et créativité : Linz (Autriche).

Encourager le développement de solutions innovantes et partager de bonnes pratiques contribuent à améliorer la compétitivité des destinations.

 

Source image à la une : Youtube, Lyon Tourisme et Helsingin Kaupunki

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Produits et activités

L’immersion en culture

L’offre culturelle évolue et l’usage de la technologie y est pour quelque chose. Depuis quelques années, la dimension immersive gagne en popularité ; les propositions se multiplient et le public est au rendez-vous. D’après Valérie St-Jean, présidente de la jeune entreprise 4elements*, l’immersion sollicite les sens du visiteur. Elle lui permet de ressentir l’émotion qui lui est présentée et de faire partie de l’expérience. Il passe ainsi d’un mode passif à un état actif. 

Madame St-Jean souligne également que les technologies, lorsqu’utilisées à bon escient, favorisent la mise en valeur de certains aspects d’une exposition, d’un spectacle ou d’un lieu, qui autrement ne serait pas évoqué. En étant immergé, le visiteur accueille l’information différemment et se laisse imprégner d’une animation axée sur l’expérience.

La diversité de l’offre attire des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture.

Mais l’immersion ne dépend pas de la technologie. Elle peut se vivre sans support ou appareil, qui pour certains constituent une véritable distraction. La diversité de l’offre attire donc des publics variés et facilite l’initiation de néophytes à la culture. Voici quelques exemples de cette offre hétéroclite. 

Expositions d’arts numériques immersifs

Le collectif japonais TeamLab crée des expositions immersives qui intègrent les visiteurs à l’œuvre d’art. Constituée d’images projetées à 360 o, l’animation évolue au fil des mouvements du public. Ainsi, un pas, un geste, un déplacement modifient les tableaux, l’éclairage et les effets visuels en temps réel. Les représentations de TeamLab ont été diffusées dans plusieurs grandes villes du monde, notamment Tokyo, Milan, Paris, Londres et Melbourne.

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Source : TeamLab

Parcours d’art immersif urbain

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, un parcours d’art public participatif (KM3) a permis aux citoyens et aux touristes de contempler ou d’interagir avec 22 œuvres immersives disposées dans le Quartier des spectacles. Sous le thème du voisinage, les artistes ont imaginé de nouvelles façons de vivre ensemble en ville. Ainsi, l’art est utilisé pour partager des réflexions et engager des conversations.

 

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Source : KM3

Parcours de projections architecturales immersives

On l’appelle aussi projection mapping ou mapping vidéo. Depuis plusieurs années, cette méthode de projection est utilisée pour illuminer des lieux ou n’importe quelle surface : bâtiment, mur intérieur, eau, etc. Afin d’immerger le public, les réalisateurs ne se limitent pas à des effets visuels. Un scénario, incluant une trame narrative, des créations sonores et une mise en lumière, façonne le cadre dans lequel un individu vivra son expérience.

Certaines projections requièrent l’utilisation d’appareils technologiques afin d’intégrer d’autres dimensions à celle-ci. Par exemple, les visiteurs de Cité Mémoire peuvent faire l’usage d’une application mobile pour accéder à la réalité augmentée et ainsi vivre pleinement certains tableaux. De plus, des bornes de réalité virtuelle sont disposées sur le parcours pour plonger davantage le public dans l’histoire de Montréal.

Source : Cité Mémoire

Théâtre immersif

Le concept de théâtre immersif gagne aujourd’hui en notoriété. Ce type de spectacle autorise le public à partager la scène avec des comédiens et à se trouver ainsi au cœur de l’action. Le spectateur ne fait pas que voir une production artistique, mais il la vivra sur le plateau. Sa présence n’implique pas nécessairement une interactivité avec les acteurs, mais lui permet de mieux ressentir l’univers qui lui est présenté. La compagnie britannique Punchdrunk a contribué à démocratiser ce type de théâtre avec sa pièce à succès « Sleep no More », dans laquelle le théâtre et la danse se conjuguent pour immerger le public dans le drame de Macbeth de Shakespeare.  

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Source : Punchdrunk, Sleep no more

Visite immersive

La ludification de certains lieux peut aussi mener vers l’immersion du public. Par exemple, le Musée de l’Armée de Paris propose cet automne l’expérience « Assassin’s Creed aux Invalides ». À l’aide d’une carte de l’Hôtel national des Invalides, d’un téléphone intelligent permettant l’accès à la réalité augmentée, et d’indices, les visiteurs du musée cherchent à percer le secret de Napoléon 1er en joignant les rangs Assassin ou Templier. Cette quête ludique transporte les participants dans des espaces emblématiques du musée ainsi que dans des lieux normalement inaccessibles.

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Source : Musée de l’Armée Invalides

 La visite immersive peut aussi prendre d’autres tangentes. Par exemple, le projet ABSTRAK, réalisé en octobre dernier par 4elements au Musée de la Civilisation de Québec, proposait au public de se familiariser avec l’art contemporain en interagissant avec l’œuvre intitulée Univers Chiffonnés de l’artiste André Boucher. Par le jeu de ses mains, le visiteur modifiait le relief, la couleur et la composition du tableau, grâce à une technologie employant la reconnaissance de mouvements. Une fois l’exercice terminé, le participant pouvait immortaliser sa création en la diffusant sur les médias sociaux.

Source : 4elements

Immersion symphonique

En musique, plusieurs productions font l’usage de la projection architecturale afin de créer des effets visuels rythmés au son de la mélodie. C’est le cas de la L.A. Philharmonic qui, pour son 100e anniversaire en septembre 2018, a présenté une performance immersive au Hollywood Bowl.

musique immersive

Source : Xitelabs.com

Pour sa part, la New World Symphony (NWS) de Miami présente des concerts dans une salle de spectacle (New World Center) complètement aménageable afin de concevoir des univers multisensoriels qui favorisent l’immersion du public. Véritable laboratoire de musique, l’académie du NWS imagine, crée et expérimente entre autres de nouvelles façons de partager la musique et de toucher le spectateur.

Virage immersif

Le concept de l’immersion n’est pas nouveau, mais son usage s’est de toute évidence renouvelé. Bien que la technologie y soit pour quelque chose, Madame St-Jean rappelle toutefois l’importance de ne pas l’utiliser au détriment de l’expérience.

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*4elements est l’une des startups de la cohorte 2018-2019 incubée au MTLab, l’incubateur d’innovation en tourisme, culture et divertissement de Montréal.

 

Source image à la une : 4elements

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Produits et activités

Quand le tourisme permet de retrouver ses racines

Le touriste amateur de généalogie représente un apport intéressant pour l’économie. Son séjour tend à être plus long que celui de la moyenne des visiteurs et il favorise le tourisme régional. Dans certains cas, il devient plus susceptible de revenir à cause des liens affectifs et émotionnels créés.

Le tourisme généalogique au Québec détient un potentiel intéressant et l’industrie touristique aurait avantage à considérer cette activité. Certaines régions sont le lieu de naissance de plusieurs familles de la province. De plus, en raison de l’exode des Canadiens-français au tournant du 20e siècle, beaucoup d’Américains possèdent des origines de ce côté-ci de la frontière. Le Québec peut développer sa notoriété comme lieu d’accueil ou point de départ des touristes en quête de leurs origines. Qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Une destination ancestrale

Le tourisme de généalogie représente un marché important pour l’Écosse. D’après les résultats d’un sondage publié en 2017 par Visit Scotland, avoir un ou des ancêtres écossais constitue l’une des principales motivations pour visiter ce pays pour plus du quart des répondants.

Pour les visiteurs, Visit Scotland développe plusieurs outils liés au tourisme généalogique, dont une section entière de son site Web et un guide expliquant les différentes étapes liées à la recherche d’ancêtres écossais, que ce soit en ligne ou sur place. Plusieurs suggestions d’itinéraires et activités s’y trouvent également.

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Source : Visit Scotland

Pour les entreprises, l’OGD propose une trousse contenant des conseils pour les aider à développer ce type de tourisme. Elle présente un programme spécifique d’accueil, une liste de ressources disponibles et quelques astuces pour exploiter ce sujet.

À pied, en bus ou en bateau !

Ancestry.com, l’une des sociétés privées de généalogie ayant le plus grand nombre d’abonnés au monde, développe plusieurs projets touristiques pour répondre à la demande de plus en plus croissante de gens en quête de leurs origines.

Ancestry.com s’associe avec EF Go Ahead Tours pour offrir des circuits touristiques d’une dizaine de jours en Irlande, en Italie ou en Allemagne. Chaque séjour inclut un test d’ADN et de la documentation. Un chercheur se joint au groupe pendant le voyage pour encadrer et conseiller les participants. Quant aux voyageurs plus indépendants, la compagnie leur propose un service d’accompagnement pour la création de parcours personnalisés, afin qu’ils puissent découvrir le pays de leurs ancêtres en toute autonomie.

Avec leur partenaire Cunard, Ancestry.com organise également des croisières thématiques. Les voyageurs assistent à des visites et à des ateliers animés par des généalogistes professionnels pendant leur séjour à bord du navire Queen Mary 2.

Lorsque la recherche d’ancêtres devient une attraction

Créé en 2016, le musée de l’immigration à Dublin accueille le Centre d’histoire des familles irlandaises. Ensemble, ils présentent aux visiteurs des moyens de recherche en généalogie et la découverte de leur propre histoire familiale tout en explorant le patrimoine irlandais.

 

Source : YouTube

Visit Salt Lake City promeut le tourisme généalogique grâce à la Family History Library. Plusieurs espaces de découverte proposent des activités ludiques et interactives pour l’ensemble des visiteurs.

visite_saltlakecity Source : Visit Salt Lake City

La redécouverte de la généalogie

Certains facteurs sociaux et technologiques expliquent l’engouement pour la généalogie. D’abord, le vieillissement de la population et la diversité des modèles familiaux jouent un rôle important. Comme l’affirme Pascale Marcotte, professeure à l’Université Laval, l’apparition de nouvelles structures familiales et l’éclatement des familles amènent le besoin de reconstituer le fil de sa propre histoire et de mieux comprendre ses origines.

Le développement de nombreux outils technologiques et de bases de données permet aussi une plus grande accessibilité aux informations archivées. De plus, des compagnies telles que 23andMe offrent désormais des tests d’ADN au grand public. L’une des entreprises, AncestryDNA, a vendu plus de 10 millions d’exemplaires depuis son lancement en 2012. National Geographic propose également des tests d’ADN, mais en ayant comme objectif supplémentaire de mieux comprendre les racines génétiques communes de l’humanité. 

Quelques astuces 

Plusieurs stratégies existent pour favoriser le développement du tourisme généalogique et améliorer l’accueil de cette clientèle. Voici quelques conseils proposés par Visit Scotland :

  • Posséder des bases sur l’histoire régionale ;
  • Recueillir de l’information sur les noms de famille populaires ou marquants de la région et les mettre de l’avant sur le site Web et les infolettres ;
  • S’informer sur les émissions de la région ou sur la généalogie ;
  • Connaître les évènements ou les lieux où les touristes peuvent rencontrer les habitants du secteur ;
  • Mettre en valeur l’histoire d’un lieu par une approche interactive pour impliquer davantage les touristes à la recherche de leurs racines ;
  • Posséder les informations pour la recherche généalogique : adresse des centres d’archives, des bibliothèques, des sociétés d’histoires, etc.

Êtes-vous prêt ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Produits et activités

Un guide pour le patrimoine immatériel

Le Conseil québécois du patrimoine vivant, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, a réalisé un nouveau guide à l’intention des municipalités pour la mise en valeur du patrimoine immatériel*.

Le document définit le patrimoine immatériel et ses composantes. Les propos sont illustrés par des cas concrets dans les arts de tradition orale, l’artisanat, les savoir-faire, les coutumes et modes de vie. Que ce soit la tonnellerie artisanale, les contes ou les chants de gorge, il est possible de constater que le Québec possède un patrimoine immatériel très diversifié.

Le guide donne un aperçu des outils et des ressources associatives et gouvernementales disponibles. Il propose également des suggestions pour soutenir les porteurs de mémoire et leurs projets.

guide_ptr Source : Conseil québécois du patrimoine vivant

Pour offrir une expérience authentique, la culture locale et les résidents doivent être mis de l’avant. En ce sens, développer les produits ou les activités liés au patrimoine immatériel constitue une avenue intéressante pour bonifier son offre touristique et répondre aux besoins des voyageurs.

Qu’en pensez-vous ?

 

*Selon la Loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel se définit ainsi : « les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération et recréés en permanence, en conjonction, le cas échéant, avec les objets et les espaces culturels qui leur sont associés, qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public ».

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Marketing Produits et activités

Des empreintes de la destination en souvenir

Inspirée par le caractère graphique et patrimonial des plaques d’égouts et autres éléments urbains, l’entreprise allemande raubdruckerin transforme ces éléments urbains en empreintes dont les imprimés se retrouvent sur des sacs ou encore des chandails. Chaque pièce est unique et révèle les caractéristiques propres à la ville ou au quartier dans lequel elle est créée.

Ces œuvres d’art mobiles deviennent ainsi des ambassadrices de la destination et renforcent son image de marque. Basée à Berlin et se déplaçant dans d’autres métropoles telles qu’Amsterdam, Lisbonne, Paris, Barcelone et Rome, cette entreprise crée ces objets directement sur les lieux publics et invite les gens à assister à la confection de leur souvenir.

Source : Youtube, raubdruckerin Berlin

Dans la ville de Québec, l’Îlot des palais organise des événements durant lesquels il est possible de réaliser soi-même l’impression en sérigraphie directement dans les rues de la capitale. Une activité à faire, comme touriste ou comme résident, qui permet de redécouvrir la ville sous un nouvel angle. Serait-ce une idée à adopter pour promouvoir votre ville ?

 

Source image à la une : raubdruckerin

 

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Gestion

Créer une politique touristique culturelle efficace

Début 2018, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié un rapport sur les synergies nouvelles entre le tourisme et la culture. Après avoir sondé ses États membres, ainsi que des experts internationaux, l’OMT a pu formuler des recommandations pour appuyer l’élaboration de politiques futures.

Définir et mesurer le tourisme culturel

En 2017, l’OMT a adopté la définition suivante du tourisme culturel :

 « Le tourisme culturel est un type d’activité touristique pour lequel la motivation essentielle du visiteur est d’apprendre, de découvrir, d’expérimenter et de consommer les attractions et produits culturels tangibles et intangibles d’une destination touristique. 

Ces attractions et produits sont liés à un ensemble de caractéristiques matérielles, intellectuelles, spirituelles et émotionnelles d’une société qui englobent les arts et l’architecture, le patrimoine historique et culturel, le patrimoine culinaire, la littérature, la musique, les industries créatives et les cultures vivantes avec leurs styles de vie, leurs croyances et leurs traditions. »

L’évaluation de données de qualité est nécessaire pour cartographier correctement les synergies du tourisme et de la culture et pour guider les politiques et les opérations. La première étape est de clarifier ce qui doit être intégré à la mesure : le nombre de voyageurs uniquement motivés par la culture (calcul basé sur la motivation) ou plus largement, tous les visiteurs qui entreront en contact avec la culture dans le cadre d’une expérience touristique globale (calcul basé sur l’activité). Idéalement, ces deux indices devraient être considérés, car ils évaluent des dimensions différentes, mais complémentaires. D’autres indicateurs sont aussi à considérer, comme les dépenses touristiques, le niveau de diversité du marché, ainsi que le poids du tourisme culturel intérieur. L’OMT encourage le développement de destinations intelligentes comme solution pour mesurer le tourisme culturel et améliorer l’expérience globale de tous les acteurs, visiteurs compris.

Mettre en place une politique spécifique

La mise en place d’une politique de tourisme culturel favorise l’augmentation des flux touristiques et assure une meilleure répartition des bénéfices entre les différents acteurs, sur l’ensemble du territoire. Toute politique culturelle efficace repose sur une vision dont l’élaboration est précédée de l’identification de la culture de la destination, du sens qu’elle revêt pour les locaux et de la façon dont ses atouts devraient être partagés avec les touristes. Le développement d’une telle vision doit tenir compte de la diversité culturelle des groupes visités et des visiteurs afin d’inspirer le respect et de stimuler la communication interculturelle.

Un des volets de la politique touristique de la Malaisie vise à positionner le pays comme une destination culturelle privilégiée, mais aussi à renforcer l’unité nationale. La campagne issue de cette vision, Malaysia : Truly Asia, affirme qu’avec la plus grande diversité ethnique du continent, le pays concentre toutes les spécificités culturelles de l’Asie pour qui voudrait découvrir ce patrimoine.

tourisme_malaisieSource : Tourism Malysia 

Favoriser la communication entre les secteurs

L’échange de points de vue et d’informations entre les parties prenantes est essentiel pour maximiser les synergies. Les destinations devraient donc envisager d’établir des forums et des réseaux pour identifier les enjeux, proposer des solutions et influencer l’élaboration des politiques. Tous les ans, l’événement Cultural Tourism Fair Mexico présente aux professionnels les produits culturels locaux les plus innovants. C’est l’occasion pour le gouvernement de clarifier le rôle de chacun des deux secteurs, basé sur leurs compétences respectives : alors que le tourisme assure la promotion et le marketing ; la culture se dévoue à la conservation et à la protection du patrimoine.

Cibler la bonne clientèle

Loin d’être un marché homogène, le tourisme culturel comprend de nombreux segments, niches et groupes d’intérêts spéciaux qu’il est important de bien identifier pour plus d’efficacité. De plus, au sein d’un même segment de marché, on constate des variations considérables dans les attentes des voyageurs et de nombreux consommateurs combinent désormais différentes formes de culture (culture classique, populaire, de tous les jours) en un seul voyage, voire en un seul jour.

Le tourisme culturel représente un aspect clé de la stratégie marketing de la République tchèque. La politique actuelle, dont l’objectif est de mieux positionner le pays comme une destination culturelle et d’accroître la diffusion régionale du tourisme, cible différents segments (familles, couples ou célibataires sans enfants, voyageurs éduqués, etc.) et promeut diverses thématiques pour les rejoindre (villes chargées d’histoire, paysages culturels, routes culturelles, tourisme culinaire, etc.), toutes regroupées sous la notion de traditions.

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Source : Czech Tourism

Assurer la protection de la culture

La protection des biens culturels représente un défi particulier pour certaines destinations émergentes, où une croissance rapide du tourisme ne s’accompagne pas toujours d’une réglementation définie. L’OMT souligne l’importance de la participation de la communauté en tant que moyen de sensibilisation, à la fois parmi les résidents et les touristes. Les communautés locales engagées dans la valorisation de leur propre culture sont plus susceptibles de la respecter et de la protéger. De même, les destinations devraient envisager des moyens d’impliquer plus directement les touristes, en tant que cocréateurs de l’expérience ou de citoyens temporaires dans la localité.

En Tanzanie, le tourisme culturel adopte une approche communautaire à travers le programme Cultural Tourism Entreprise (CTE). Le ministère du Tourisme a participé à la création d’une quarantaine d’entreprises où les résidents participent directement à la conception, à l’organisation de visites et à la présentation aux touristes de leur mode de vie à travers une gamme complète d’expériences distinctives. Depuis la mise en place du CTE, la Tanzanie a accueilli 20 % de touristes en plus annuellement. Autre avantage, le programme assure une meilleure répartition des bénéfices entre les secteurs du tourisme et de la culture, le premier étant souvent mieux nanti que le second dans les assiettes budgétaires gouvernementales.

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Source : Tanzania Cultural Tourism Programme

Ces recommandations, formulées à un niveau gouvernemental, peuvent être appliquées plus localement, voir même à l’échelle des exploitants afin de renforcer les synergies entre le tourisme et la culture.

 

Image à la Une : Pexels

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Segments de clientèles

Lorsque les visites urbaines deviennent un jeu d’enfant

 

Ludiques et créatifs, ces guides touristiques permettent de mobiliser l’attention de l’enfant de 5 à 12 ans, d’éveiller sa curiosité et de créer un moment de plaisir en famille.

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit livret illustré inclut des autocollants, des listes à cocher de suggestions d’activités, des anecdotes et des images à colorier. Il propose aussi des espaces de personnalisation où l’on insère des photos, des billets d’entrées ou de transport permettant de créer son propre carnet de voyage. Ils sont actuellement disponibles pour les villes de Nantes, Paris et Barcelone, mais d’autres destinations s’ajouteront à cette liste.

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Source des images : Banque d’image de WanderWorld

 

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Produits et activités

Centre Au Clocher : un projet au cœur d’une communauté

Parmi les finalistes du concours de la 2000e analyse du Réseau de veille figure le centre multifonctionnel Au Clocher, dans la région du Lac-Saint-Jean. Située dans la municipalité de Saint-Stanislas, cette ancienne église regroupe plusieurs services : un restaurant, un comptoir alimentaire, une bibliothèque, une salle d’entraînement, une salle de location et un mur d’escalade.

Historique du projet

Le projet s’est développé à la suite d’un constat important : le manque flagrant de services dans le village. Il n’y avait plus de lieu de rassemblement, l’école ainsi que le bureau de poste et la caisse populaire ayant fermé. La municipalité s’est donc interrogée sur la manière de répondre aux besoins des citoyens et de trouver un lieu qui pourrait à nouveau les réunir. Son choix s’est arrêté sur l’église.

Une fois conclue la vente de l’église à la municipalité, les responsables du projet ont reçu le mandat de concevoir un lieu multifonctionnel afin de s’assurer de sa viabilité à long terme. Pour ce faire, l’administration municipale a fédéré les citoyens autour de ce projet en tenant trois consultations publiques. Grâce à des subventions et de nombreuses heures de bénévolat, le centre a ouvert ses portes en décembre 2016.

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Source : Municipalité de Saint-Stanislas

Retombées

Le maire Mario Biron affirme que le projet a redynamisé le village, en plus de raviver l’esprit de communauté des citoyens. Puisqu’il s’agit de la seule municipalité à posséder ce type d’installations dans la région, le centre est devenu un lieu attractif pour la population et les visiteurs de la région. L’achalandage au village a augmenté et le mur d’escalade a attiré, à lui seul, près de 3000 personnes au cours de sa première année.

Inspirée par les retombées favorables du centre, la municipalité a de nouvelles idées pour son village. Un projet de sentiers pédestres devrait notamment voir le jour et son point de départ serait situé à proximité de l’ancienne église.

Par ailleurs, la transformation de l’église a reçu la mention spéciale du jury lors de la cérémonie des prix d’excellence du Conseil du patrimoine religieux du Québec en 2017.

Source de l’image à la une : Escalade Haut Clocher

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Produits et activités

Tourisme industriel : à la jonction du passé et du présent

Le congrès annuel de l’Association québécoise du patrimoine industriel s’est déroulé les 22 et 23 septembre à Montréal sous le thème « Tourisme industriel : un réseau à découvrir ». Lors d’une table ronde, des experts ont discuté des défis et des projets portant sur le tourisme industriel au Québec.

Le guide-animateur : un élément clé !

Hydro-Québec offre des visites guidées depuis plus de 50 ans. En 2016, les 14 installations ouvertes au public ont reçu 135 000 visiteurs. La société d’État a comme objectifs de démontrer les avantages de l’hydroélectricité, de souligner la performance environnementale de l’entreprise, de mettre en valeur les expertises et les savoir–faire et de contribuer au développement touristique régional. L’organisation sait qu’elle bénéficie d’un contact privilégié avec le grand public et elle mise d’ailleurs beaucoup sur ses guides-animateurs. Ils sont les premiers représentants de l’entreprise sur le terrain. Leur passion est essentielle ; elle constitue un vecteur important de communication.

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Source : photo Hydro-Québec

Amener ses détracteurs à devenir des ambassadeurs

Le centre d’interprétation de la mine King est ouvert depuis août 2016. Le site met en valeur des bâtiments miniers et le travail des générations qui ont bâti la région en plus d’offrir un parc urbain aux résidents. Il est possible de visiter la forge, le bâtiment des treuils ainsi que celui du chevalement, d’où s’élève un observatoire.

L’un des facteurs ayant déterminé le choix de l’ancienne mine King (fermée en 1986) fut sa proximité du centre-ville de Thetford Mines. Sous la supervision du musée minéralogique et minier, le projet a connu plusieurs embuches financières, légales et techniques. Il est devenu un enjeu de la dernière campagne électorale municipale.

Au début, la population et plusieurs anciens travailleurs étaient contre le projet. Pourtant, ils ont finalement changé d’opinion. En effet, les diverses activités et la mise en valeur du centre d’interprétation ont permis aux résidents de s’approprier le site et d’en devenir les ambassadeurs. Ils peuvent d’ailleurs acquérir une plaque honorifique pour souligner leur travail, ou celui d’un ou de plusieurs membres de leur famille, dans cette industrie qui a tant marqué cette région.

Le projet a reçu le prix reconnaissance d’architecture « Jean-Berchmans-Gagnon » de la Ville de Thetford Mines et est finaliste pour les prix d’excellence de l’administration publique du Québec 2017.

Quand une ATR et une usine font la paire !

Depuis 2003, la compagnie Rio Tinto Alcan offre des visites gratuites de son usine d’Alma en partenariat avec Tourisme Alma Lac-Saint-Jean. C’est le seul lieu de la compagnie ouvert au public.

L’entente se renouvelle chaque année. La visite doit être sécuritaire et ne pas déranger les travailleurs. La compagnie s’occupe du financement de l’activité et de la formation des guides. Pour sa part, l’ATR prend en charge les volets promotionnel et administratif.

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Source : Tourisme Alma Lac-Saint-Jean

La visite de l’usine d’aluminium procure de nombreux avantages pour l’ATR et pour l’aluminerie. Pour la première, l’activité permet de retenir plus longtemps les visiteurs dans la région, et de générer davantage de revenus. Selon une étude d’achalandage réalisée par l’ATR, les retombées économiques sont évaluées à 270 000 $. Chaque dollar investi représente un rendement de 29 $.

Les visites ont eu un impact sur la perception des participants envers Rio Tinto Alcan. Selon un sondage mené auprès des visiteurs, son image « très bonne » et « excellente » est passée de 42 % au début de la visite à 82 % à la fin de celle-ci. De plus, elle permet à la compagnie d’augmenter sa visibilité ainsi que celle de son produit, de valoriser les professions et de soutenir la région dans sa diversification économique en favorisant l’essor de l’industrie touristique.

Briser les préjugés et redonner fierté à une région

Ouvert en 2010, le musée Boréalis est situé dans les anciens locaux de la Canadian Internationale Paper à Trois-Rivières. Il s’agit d’un des plus grands projets de mise en valeur du patrimoine industriel du Québec des dernières années.

L’équipe en place désire que le musée soit un générateur ; elle souhaite notamment tisser des liens entre les générations et redonner un sentiment de fierté aux travailleurs et à leur famille.

Pour leurs nombreux projets, Boréalis a collecté plus de 200 témoignages à travers la province, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Afin de valoriser les anciens travailleurs, le musée leur accorde des privilèges et met sur pied plusieurs évènements. Les anciens employés retrouvent ce sentiment de fierté d’avoir participé au développement de la région, et dans certains cas, sur plusieurs générations.

Premier Shift 

Parmi leurs divers projets porteurs de mémoire, le musée offre l’activité de découverte « Premier Shift ». Elle propose aux visiteurs d’incarner un nouvel employé à l’usine. À l’aide d’un casque d’écoute, les participants sont immergés dans le quotidien du lieu à travers un trajet sonore de 2 km incluant des témoignages de plusieurs travailleurs. L’objectif vise, entre autres, à briser les préjugés envers un quartier qui s’est appauvri à la suite de la fermeture de l’usine.

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Source : Musée Boréalis. Crédit : © Olivier Croteau

Le musée désire aussi s’ancrer dans la population trifluvienne par sa programmation diversifiée. Il présente des soirées pour les milléniaux et édite plusieurs publications. Un espace extérieur a aussi été créé afin d’ouvrir les possibilités d’activités de commémoration et d’atteindre une clientèle qui ne vient pas au musée.

D’après vous, comment le tourisme industriel pourrait-il se démarquer au Québec ?

Source de l’image à la une : © Réseau de veille en tourisme