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Gestion Produits et activités

Développer et structurer l’offre : un cas concret !

Développer et structurer une offre de services peut parfois donner bien des maux de tête aux entrepreneurs. Mais de l’aide existe ! Les instances gouvernementales et les différentes associations régionales et sectorielles sont là pour les soutenir. À l’occasion des Assises du tourisme 2021, Carl-Éric Guertin, directeur général de la Société du réseau Économusée (SRÉ) et Dominique Genest, directeur général de la Chocolaterie des Pères Trappistes de Mistassini, ont démontré la force de la collaboration. Ensemble, ils ont discuté du cheminement des dirigeants de la chocolaterie qui ont pu compter sur l’accompagnement de la SRÉ.  

Qu’est-ce que la SRÉ ? 

La Société du réseau Économusée est une organisation à but non lucratif qui existe depuis plus de 25 ans. Sa mission consiste à préserver, perpétuer et promouvoir certains éléments du patrimoine immatériel tels que des connaissances et des savoir-faire transmis de génération en génération dans les secteurs des métiers d’art et du bioalimentaire. Elle vise à sauvegarder et à mettre en valeur une grande diversité de pratiques culturelles qui sont distinctives au Québec.  

La SRÉ concrétise sa mission en accompagnant des artisans-entrepreneurs pour qu’ils se développent en entreprise touristique.

La SRÉ concrétise sa mission en accompagnant des artisans-entrepreneurs pour qu’ils se développent en entreprise touristique. L’organisme bonifie la rencontre avec l’artisan en faisant en sorte que le public comprenne la valeur qui se trouve derrière son travail et son produit final. Ainsi, la SRÉ contribue à occuper les territoires de façon active et à développer les régions de façon durable. 

Comment la SRÉ accompagne-t-elle les entreprises ? 

La SRÉ s’occupe d’entreprises qui possèdent un potentiel touristique. Une fois ce dernier bien identifié, elle implante le concept « économusée en entreprise ». Depuis 2018-2019, la SRÉ pousse son accompagnement encore plus loin en prenant en charge tous les points de contact avec les clients, qu’ils soient physiques ou numériques, et en s’occupant d’un volet stratégique global. 

L’accompagnement de la SRÉ se réalise en quatre phases : 

  1. Admission : il s’agit d’un premier contact avec l’artisan afin d’évaluer le potentiel de son projet à devenir touristique. 
  2. Membre en démarrage : c’est le moment de mettre à l’épreuve la vision de l’entreprise et de revoir ou de développer le plan d’affaires afin de s’assurer qu’il tienne la route économiquement et touristiquement. 
  3. Membre en transition : cette période est utilisée pour effectuer des travaux de rénovation ou d’agrandissement et mettre en place le concept ÉCONOMUSÉE®. 
  4. Membre régulier : l’entreprise est en activité avec son sceau ÉCONOMUSÉE®. 

La SRÉ s’implique également dans le transfert d’entreprise, pour accompagner les artisans dans la transmission de leur savoir-faire une fois prêts pour la retraite. 

En plus de jouir d’un accompagnement individuel, les membres sont intégrés à divers projets collectifs. Par exemple, durant la crise sanitaire, la SRÉ a élaboré une signalisation commune pour l’ensemble des membres et personnalisée pour chaque entreprise. Elle offre également un soutien pour prendre les virages durable et numérique, et organise des activités de promotion et de ventes croisées. Enfin, la SRÉ réalise aussi de nombreuses collaborations avec des Associations touristiques régionales (ATR) et des Associations touristiques sectorielles (ATS).  

Pourquoi la Chocolaterie des Pères Trappistes a-t-elle adhéré à la SRÉ ? 

Les artisans de la Chocolaterie des Pères Trappistes sont des spécialistes en fabrication de chocolat. Ils maîtrisent leur savoir-faire et connaissent leur histoire. Cependant, se structurer pour devenir un attrait touristique nécessitait de l’encadrement externe. Devenir membre de la SRÉ est rapidement devenu la meilleure solution. 

Dès les premières rencontres, monsieur Dominique Genest, de la Chocolaterie des Pères Trappistes, a perçu les forces de l’accompagnement de la SRÉ. Tel un guichet unique, la chocolaterie a reçu de l’aide pour communiquer son histoire, choisir ses fournisseurs, faire des demandes d’aide financière, etc. L’intégration de l’entreprise au réseau de la SRÉ a aussi ouvert une fenêtre sur d’autres partenariats, notamment auprès de membres situés dans la même région, le Saguenay–Lac-Saint-Jean.  

L’offre touristique de la Chocolaterie

Sur le site, les visiteurs peuvent suivre un circuit de BaladoDécouverte qui consiste en des capsules inspirées de deux Pères Trappistes, Père Marcel et Père Augustin. Le domaine propose aussi des circuits thématiques sur l’histoire des Pères et sur la chocolaterie. 

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Source : Chocolaterie des Pères Trappistes 

À l’intérieur se trouve l’économusée incluant une boutique, des écrans tactiles pour visiter virtuellement l’usine de fabrication et des activités d’interprétation. 

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Source : Alliance de l’industrie touristique, Présentation Assises 2021 

Quelle forme prendra la collaboration future entre la SRÉ et la Chocolaterie ? 

Pour la Chocolaterie, mais également pour tous ses membres, la SRÉ poursuivra son accompagnement « réseau » en termes de promotion. Elle s’occupera également du volet numérique afin de rendre possible la réservation en ligne des visites guidées et des dégustations. La collecte de données et la performance des boutiques en ligne s’inscrivent aussi parmi les priorités. 

Pour conclure, monsieur Genest a réitéré l’apport important de la SRÉ dans le développement touristique de la chocolaterie. Il affirme que : « comme entrepreneur on se sent souvent seul. Quand on fait partie d’un groupe comme la SRÉ, on ne se sent plus jamais seul. » 

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Le 27 mai dernier se tenaient les Assises du tourisme, un événement du ministère du Tourisme, organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Pour la première fois depuis 15 ans, ce grand rassemblement se déroulait virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19. L’objectif consistait à actualiser les connaissances des acteurs de l’industrie et d’échanger sur des thèmes communs qui permettront d’orchestrer la relance ensemble.  

Pour accéder aux autres contenus de l’événement, veuillez cliquer sur le titre qui vous intéresse : 

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Marketing

Promouvoir une région par le patrimoine immatériel

Les Stories of Aberdeenshire célèbrent la richesse du patrimoine immatériel de cette région du nord-est de l’Écosse. Financée par North and South Aberdeenshire LEADER et en partenariat avec l’Université d’Aberdeen et VisitScotland, la campagne marketing vise à mettre en évidence la manière dont la langue, l’histoire et la chanson locales ont façonné le secteur. Elle cherche également à démontrer qu’il s’agit d’une destination incontournable.

 

 

Le projet se divise en trois catégories principales:

  • Les chansons ;
  • Les histoires ;
  • Les compétences.

Pour donner vie à l’opération, deux livres électroniques et une carte interactive ont été produits pour expliquer le folklore de la région.

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Source : Université d’Aberdeen

Une série de six courts métrages explorent également différents sujets comme le livre « Dracula » de Bram Stoker, la musique et la fabrication du cuir ou de la courtepointe. La vidéo suivante présente l’histoire de la dentelle traditionnelle.

Source : YouTube

Une campagne sur les médias sociaux ciblant de futurs visiteurs a été lancée sur le compte Instagram et Facebook de l’Elphinstone Institute pour les inciter à planifier un séjour dans l’Aberdeenshire. De son côté, VisitScotland propose un nouveau blogue pour accompagner le projet.

Il s’agit d’une belle collaboration entre divers acteurs afin de promouvoir la richesse des traditions d’une région ainsi qu’un moyen intéressant d’encourager le partage d’expériences. Ce type d’initiatives profite également aux plus petits endroits, à un moment où le tourisme a besoin d’un coup de pouce, et encourage les habitants à en savoir plus sur leur lieu de vie.

D’après vous, quelle région du Québec pourrait mettre en valeur son folklore de cette manière ?

 

Source Image à la une : Pexels

 

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Segments de clientèles

La nature, l’attrait préféré des Québécois cet été

Du 6 au 11 mai, Segma Recherche et Événements Attractions Québec ont effectué un sondage auprès de 1 003 Québécois afin de connaître leurs intentions de visiter une attraction touristique du Québec cet été. Les résultats portent sur les Québécois actifs, c’est-à-dire ceux ayant réalisé une activité au cours des deux dernières années.

L’enquête démontre que moins de 20 % des Québécois actifs visiteront probablement des zoos/aquariums, des parcs d’attractions, thématiques ou aquatiques, des sites agrotouristiques et des musées, centres d’interprétation, sites historiques ou patrimoniaux et participeront probablement à des activités culturelles cet été. Seuls deux secteurs s’en sortent un peu mieux, soit les parcs et les sites naturels et les activités récréatives extérieures (voir l’infographie). Évidemment, les proportions s’avèrent plus grandes chez les participants très actifs, c’est-à-dire ceux ayant visité une attraction plus de quatre fois au cours des deux dernières années.

Soulignons que ces intentions reflètent l’état d’esprit des Québécois au début du mois de mai alors que la population était encore entièrement confinée. Ce portrait changera très certainement au cours des prochaines semaines, au fur et à mesure des phases progressives de déconfinement. Parions que les gens regagneront confiance dans les entreprises et dans leur capacité à assurer leur sécurité.

 

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Hébergement

SWEETS hotel redonne vie au patrimoine industriel

Autrefois utilisées par les personnes responsables de lever des ponts sur les canaux d’Amsterdam, les maisonnettes de pont (bridge house) n’avaient plus leur raison d’être depuis la centralisation des systèmes de contrôle. Ces structures sont aujourd’hui transformées en suites d’hôtel grâce aux travaux initiés par une firme d’architectes et d’un partenaire hôtelier, 

 

Ces petites habitations d’inspiration architecturale diverse ont été construites à différentes époques. La plus ancienne date de 1673 et la dernière, de 2009. Elles sont situées dans différents quartiers de la ville, chaque chambre possède ainsi sa propre histoire.

 

Comme il n’y a pas de réception, les clients réservent leur suite sur le site Web de l’hôtel et se procurent la clé par l’entremise d’une application mobile.

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Source : © SWEETS hotel / Mirjam Bleeker

 

Ce petit établissement de 28 chambres permet de réaffirmer la place prépondérante qu’occupe l’eau et les canaux dans l’histoire d’Amsterdam. Il donne une seconde vie à ce patrimoine et offre une expérience riche et unique aux visiteurs. De plus, le SWEETS hotel contribue à maximiser l’utilisation des espaces urbains de grande valeur.

 

Image à la une :© SWEETS hotel / Mirjam Bleeker

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Destinations

Sauver la rue principale

De nombreuses villes, de toutes les tailles, souffrent d’une dévitalisation de leur centre-ville. La transition vers le commerce en ligne et, en banlieue, vers les magasins à grande surface y contribue certainement. Le dynamisme de ces lieux centraux est pourtant essentiel à la santé des collectivités, à la qualité de vie des résidents et à l’attractivité touristique. Comment faire pour inverser la vapeur?

 

Des centres-villes en péril

Certaines artères commerciales de grandes villes comme Montréal ou même New York et Londres connaissent des taux de vacance alarmants. Le commerce de détail vit une crise, notamment due aux changements de comportement des consommateurs. Le coût des loyers et des taxes pour les locaux centraux contribue aussi à cette désaffection. Ces espaces deviennent inabordables pour les entreprises indépendantes qui donnent du caractère à un lieu, cédant ainsi la place aux grandes chaînes plus en moyens, mais beaucoup moins distinctives de l’endroit. Aussi, ces locaux peuvent demeurer vacants très longtemps avant de trouver preneurs, ce qui dévitalise les lieux et appauvrit leur pouvoir d’attraction. Les édifices patrimoniaux ont aussi la vie dure. Les coûts des travaux nécessaires à leur restauration s’avèrent colossaux et, donc, ces bâtiments sont trop souvent laissés à l’abandon.

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Rue Sainte-Catherine Est, Montréal.

Source : Réseau de veille en tourisme

La multiplication des locaux vacants touche aussi les rues principales de nombreuses petites municipalités du Québec. Celles-ci peinent à retenir leurs commerçants, faute d’achalandage. L’exode des jeunes vers les grands centres et la désaffection du centre-ville par les résidents entraînent une dévitalisation. Pour attirer de nouvelles clientèles (des résidents et des visiteurs), il faut leur offrir un centre attrayant et animé, qui stimule les échanges et favorise l’esprit de communauté.

Densifier et favoriser la mixité

Des experts proposent des pistes de solution pour redynamiser les artères commerciales et créer à nouveau des lieux de rencontre pour renforcer les liens dans la communauté. Au Royaume-Uni, ce phénomène est pris très au sérieux par les autorités. Le ministre britannique du Développement économique se fait même appeler le « ministre des Rues principales ». Des urbanistes lui suggèrent de convertir certains locaux commerciaux laissés vacants en leur donnant d’autres fonctions, résidentielles ou institutionnelles. Ainsi, plutôt que de vouloir réintégrer un commerce dans un local vacant, pourquoi ne pas modifier le zonage et y installer une bibliothèque municipale décentrée ou encore y aménager des logements? Un centre-ville vivant est composé de gens qui y vivent, y travaillent, y mangent et s’y divertissent.

Les centres-villes sont probablement appelés à se resserrer et à se densifier pour un plus grand dynamisme. Les autorités municipales devront faire preuve de flexibilité et revoir leurs systèmes de taxation pour encourager ces transformations. On propose aussi d’imposer une taxe à ceux qui conservent des loyers vacants. Celle-ci pourrait être jumelée à une réglementation obligeant de tels propriétaires à entretenir les locaux et leur devanture, à conserver un éclairage en soirée et à maintenir les espaces propres et prêts à recevoir des occupants rapidement.

Offrir des commerces d’expérience

Des commerces de proximité, des entreprises de service, des restaurants, des bars et cafés et des lieux de divertissement sont habituellement nécessaires pour favoriser la fréquentation à pied d’une artère principale. Mais la transformation des habitudes de consommation impose une remise en question du type d’entreprises à accueillir. Les détaillants en ligne offrent des produits à bon prix. Les boutiques ayant pignon sur rue doivent offrir une expérience. Les modèles d’affaires sont appelés à évoluer. Ainsi, le libraire passionné qui conseille pourra aussi servir du bon café, offrir un espace de cotravail et vendre les croissants de la boulangerie du coin. Les commerces de détail de proximité qui offrent un contact personnalisé et des produits de qualité ont une plus grande chance de se tailler une place favorable et de stimuler l’achalandage de la rue.

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Source : Pexels

Mobiliser pour changer les mentalités

À l’occasion du colloque de l’organisme Rues principales, qui se déroulait à Québec en octobre dernier, de nombreux élus municipaux sont venus exprimer leur inquiétude sur le phénomène de dévitalisation des rues principales. Plusieurs conférenciers ont aussi parlé de la nécessité d’insuffler un changement de comportement dans le rapport de la population à la consommation et à son engagement dans son milieu de vie. Pour illustrer son propos et favoriser le dynamisme du secteur, le président exécutif de l’organisme, M. Christian Savard, a lancé l’idée d’une campagne d’achat de cadeaux de Noël sur la rue principale : « Mes cadeaux sur la rue principale ».

Des conseillers municipaux ont également présenté des projets de réaménagement ayant fait l’objet de consultations publiques. Aujourd’hui, la volonté des résidents concernant les artères commerciales s’articule autour des éléments suivants :

  • Plus de mixité dans les fonctions;
  • Des bâtiments historiques rénovés et mis en valeur;
  • Plus de cafés et de commerces indépendants qui représentent la diversité du milieu;
  • Des aménagements qui favorisent la fréquentation à pied et à vélo, et du mobilier urbain;
  • De la culture (arts de la scène, arts visuels, etc.);
  • Des lieux de rassemblement;
  • Une connectivité avec le milieu : relations entre les commerces, les services et les institutions.

Le changement de culture nécessite une volonté politique et collective.

Selon plusieurs conférenciers du colloque, l’un des plus grands enjeux se situe dans la résistance au changement. Le changement de culture, soit celui de prioriser les développements urbains qui renforcent la rue principale au lieu de l’étioler, de choisir d’encourager les commerçants locaux pour participer au dynamisme de la collectivité, nécessite une volonté politique et collective.

Une prochaine analyse présentera des exemples de petites villes qui se démarquent par leur dynamisme et le caractère attractif de leur centre-ville.

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Destinations Marketing

Mobiliser son territoire autour des arts et de la culture

Lors du 32e colloque du réseau Les Arts et la Ville, Geneviève Aubry et Pascale Charlebois, consultantes pour Tourisme Abitibi-Témiscamingue – Culturat, ont présenté la mise en œuvre et l’évolution de la démarche Culturat, avec ses bons coups, ses erreurs et ses impacts sur son milieu.

Culturat en bref

Portée par l’organisation de gestion de destination, Culturat est, depuis 2012, « une démarche de mobilisation citoyenne qui vise à faire de l’Abitibi-Témiscamingue un territoire créatif et accueillant en misant sur la culture comme source d’action, de fierté et de rapprochement ». Devant l’enthousiasme de tous les milieux, la démarche a dépassé le cadre du tourisme culturel pour devenir un projet de société touchant de nombreux secteurs de la communauté.

La mobilisation de la population s’avère indispensable au succès de Culturat. Un argumentaire développé pour chacun des publics visés a permis de les motiver à se joindre au mouvement. Pour soutenir la démarche, de nombreux outils de communication furent adaptés selon les clientèles ciblées (citoyens, municipalités, écoles, communautés autochtones, artistes, milieu culturel et entreprises).

Plusieurs résultats positifs découlent de la démarche. Par exemple :

  • Les entreprises soutiennent davantage le milieu culturel;
  • On remarque une plus grande ouverture à la nation anicinabek et une meilleure connaissance de celle-ci. D’ailleurs, ses activités gagnent en popularité auprès des non-autochtones;
  • Les écoles ont réalisé plus de 250 projets. La présence des artistes est accrue et les enseignants deviennent des passeurs culturels.

À ce jour, 62 municipalités, 7 conseils de bande et 17 organismes de développement ont signé la charte de participation à Culturat. La vidéo suivante présente le bilan du projet.

Source : YouTube

Les facteurs de succès

Fortes de leur expérience, Mmes Aubry et Charlebois relèvent certains éléments essentiels pour qu’une démarche de mobilisation citoyenne comme Culturat soit un succès.

Des ressources humaines dévouées

Le succès d’un projet d’une telle envergure ne peut se réaliser sans le travail consciencieux d’une équipe passionnée. Celle-ci doit rapidement se trouver sur le terrain afin de prendre contact avec les divers publics et de sillonner le territoire pour diffuser et répéter le message du projet. À cela s’ajoute du personnel pour développer une solide stratégie de communication.

Des partenaires médias

Les médias contribuent à la mobilisation de l’ensemble de la région et à la diffusion du contenu. Dans le cas de Culturat, les partenariats ont permis d’obtenir des ententes de diffusion d’une valeur de 200 000 $ annuellement. Plus d’une centaine de capsules vidéo ont été diffusées, depuis 2014, à la télévision (TVA), à la radio et sur le Web. L’une d’entre elles souligne d’ailleurs l’engagement de partenaires télévisuels. La voici :

Source : YouTube

Des appuis politiques

L’appui des municipalités et des conseils de bande fut important pour la réussite de la démarche. Les villes et les villages de la région ont investi plusieurs centaines de milliers de dollars au cours des années pour des projets issus de Culturat. Une meilleure solidarité entre eux en a découlé.

Du réseautage

L’insertion de Culturat dans divers réseaux nationaux et internationaux s’avère très bénéfique. Le rayonnement et la crédibilité des projets s’en trouvent grandement augmentés. Que ce soit l’UNESCO, Cités et Gouvernements Locaux Unis ou Creative City Network, toutes ces organisations sont des sources d’apprentissages, de rencontres et de partenariats. Elles constituent également des leviers de reconnaissance et de motivation.

Que pouvons-nous tirer de cette expérience?

Les conférencières ont fait plusieurs constats et apprentissages pendant la démarche Culturat. De cette réflexion, elles proposent cinq éléments clés à retenir.

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Source : Réseau de veille en tourisme

  1. Affirmer le droit à l’erreur

Chaque cas est unique. La mobilisation et l’innovation n’ont pas de formule préétablie. Il s’avère essentiel d’expérimenter et, par le fait même, de prendre des risques afin de trouver la meilleure solution. Dans tous les cas, une organisation doit se donner le droit à l’erreur. En retour, il faut qu’elle soit humble et à l’écoute. C’est une excellente occasion d’apprendre et de s’améliorer.

  1. Adapter son discours

Être à l’écoute des personnes que l’on désire mobiliser et utiliser leur vocabulaire augmente les chances de les joindre et de les faire participer. Il faut éviter les discours génériques. Par exemple, le milieu des arts se sent interpellé par la culture si l’on parle d’émotions, alors que les entreprises le sont davantage si l’on aborde l’impact sur les employés.

  1. Valoriser l’action et l’engagement

La mobilisation devient très efficace lorsque l’engagement des personnes ainsi que les actions et les projets sont mis de l’avant. Stimuler la fierté et les bonnes idées en présentant les initiatives. À l’inverse, le manque de valorisation et de reconnaissance s’avère un frein important.

  1. S’inspirer du désir d’action des milieux

Il est primordial de collaborer avec les milieux où se réalisent les projets et de les écouter. En s’associant aux agents de changement ainsi qu’aux leaders, il est plus facile de transmettre le message. Rien ne sert d’imposer des idées. Il faut plutôt apporter le soutien pour les faire émerger et l’aide aux personnes qui ont une réelle volonté de travailler sur le projet.

  1. Adapter les stratégies et les appels à l’action

Pour convaincre vos publics cibles, déterminez — avant de communiquer avec eux — ce qu’ils auraient à gagner en participant au projet. Si certaines stratégies ne fonctionnent pas, il ne faut pas hésiter à les modifier. Une démarche qui perdure fait face à plusieurs changements politiques, culturels ou sociaux. Elle doit évoluer.

L’avenir de Culturat

Cette démarche constitue un bel exemple de mobilisation citoyenne et de promotion d’une région par les arts, la culture et son identité. Le projet recevra une reconnaissance internationale et rayonnera encore davantage, puisqu’il deviendra bientôt le 14e leader à la Commission culture de Cités et Gouvernements Locaux Unis. Il s’agit d’un programme, où des villes ou des territoires tels que Buenos Aires, Rome et Bilbao sont reconnus pour leur expérience dans le développement durable de la culture.

Installé sur des bases solides, Culturat se renouvelle. Dans les prochaines années, les nouveaux chantiers porteront davantage sur l’aménagement culturel du territoire, les démarches participatives, l’inclusion et la diversité, et l’environnement. À suivre!

  

Source de l’image à la une : Pixabay

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Marketing Produits et activités

Les rencontres, au cœur du développement culturel

L’offre culturelle constitue un atout majeur pour les villes. C’est une voie de développement et d’attractivité qui génère un sentiment de fierté dans les communautés et enrichit les milieux de vie.

La vitalité culturelle d’une ville ou d’un territoire découle des rencontres qu’elle provoque. Elle l’est également par des rencontres où émergent très souvent de nouvelles idées. Dans ce contexte, il s’avère intéressant de s’interroger sur les manières de créer et de favoriser les occasions de rencontre.

Lors du 32e colloque du réseau Les Arts et la Ville (5-6-7 juin 2019), plusieurs intervenants ont présenté des initiatives inspirantes ; en voici quelques-unes.

Utiliser la médiation culturelle

Selon l’organisme québécois Culture pour tous, la médiation culturelle : « désigne le processus de mise en relation entre les sphères culturelles et sociales, la construction de nouveaux liens entre politique, culture et espace public. Elle chapeaute un vaste ensemble de pratiques allant des actions de développement des publics à l’art participatif et communautaire. Ultimement, elle vise à faire de chaque personne, visiteur ou spectateur, un véritable acteur culturel ». La médiation crée des lieux de rencontre entre les artistes et les citoyens où l’échange interpersonnel, l’apprentissage et l’engagement sont promus. Elle permet aux citoyens de tisser des liens avec leur environnement, de développer un fort sentiment d’appartenance et de devenir les meilleurs ambassadeurs de leur milieu.

Elle permet aux citoyens de tisser des liens avec leur environnement, de développer un fort sentiment d’appartenance et de devenir les meilleurs ambassadeurs de leur milieu.

La ville de Vaudreuil-Dorion se démarque par son dynamisme et ses projets en médiation culturelle. Il s’agit de la seule municipalité nord-américaine nommée « Ville leader » par le regroupement international Cités et gouvernements locaux unis, organisme qui gère l’Agenda 21. Pour faire face au boom démographique et ethnique, la ville a misé sur la médiation culturelle pour rapprocher les citoyens de toutes les origines avec le projet « Je suis… ». La culture a permis de développer un sentiment d’appartenance et de favoriser les rencontres. Plus de 20 000 résidents participent annuellement aux activités mises en place. La vidéo suivante explique l’ensemble de leur démarche.

Source : YouTube

Forte de son succès et de son expérience du projet « Je suis… », la Ville a publié en juin 2019 le livre Et si on se rencontrait ! La médiation culturelle — le modèle de Vaudreuil-Dorion. Il s’agit d’un guide et d’un portrait de la ville qui a misé sur la culture comme outil de rassemblement. L’ouvrage est disponible en version électronique.

Créer des espaces de rencontres

Qu’ils soient mis sur pied par des municipalités, par des associations ou par des artistes, plusieurs projets d’espace public voient le jour. Leur aménagement permet à des lieux de devenir des cadres significatifs d’échanges et de rencontres.

La Ville de Montréal s’est dotée en 2015, d’un Programme d’implantation de rues piétonnes et partagées, pour venir en aide aux arrondissements dans la mise en œuvre d’initiatives variées de partage de la rue, de réaménagement, d’embellissement, de verdissement et d’animation du domaine public. Plus de 50 rues participent à ce programme. Pour Marie-Hélène Armand, conseillère en aménagement du Service de l’urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal, certaines conditions doivent être respectées pour garantir le succès de ce type de projet, notamment :

  • Développer un design de qualité à la jonction de l’approche éphémère et de la durabilité pour les quatre saisons ;
  • Prendre des risques au profit de l’innovation ;
  • Établir des partenariats avec les acteurs locaux et universitaires ;

De son côté, le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé, estime que les lieux culturels permettent aux différents groupes du village de se rencontrer et de parvenir ainsi à une meilleure compréhension de l’autre et au maintien d’un équilibre social. De ces espaces d’échanges, tels que le centre culturel Le petit bonheur, émergent de nombreuses idées.

Cette municipalité rurale est d’ailleurs particulièrement innovante, entre autres, grâce à son projet Destination Saint-Camille. L’église, reconvertie en salle multifonctionnelle, accueille des évènements de petite et moyenne envergure. La coopérative responsable regroupe plusieurs entreprises de la région et s’occupe de la gestion et de la promotion des congrès, des colloques et des formations. La vidéo suivante explique davantage le concept.

Source : Destination St-Camille

Favoriser la participation citoyenne

Les citoyens ne veulent plus recevoir la culture comme des spectateurs, ils désirent en devenir des acteurs. Selon Antoine Guibert, expert international pour l’implantation de l’Agenda 21 de la culture, les élus doivent en tenir compte dans la conception et l’orientation de leurs projets. Leur durabilité et leur efficacité seront beaucoup plus grandes s’ils correspondent aux besoins de la population. Alors, pourquoi ne pas leur demander leur avis ? Par exemple, les municipalités peuvent mettre en place un budget participatif. Il s’agit d’une démarche qui implique les citoyens dans les décisions budgétaires de leur ville. La population vote pour des projets soumis par leurs concitoyens. Le conseil municipal s’engage à les réaliser durant l’année suivante.

À l’international : le cas de Lyon

La culture a évolué depuis les 20 dernières années sur le territoire de Lyon. Une Charte de coopération culturelle  a été créée. Il s’agit d’un texte rassemblant les engagements d’établissements (opéra, théâtres, musées, etc.) voulant contribuer, de manière durable, à vie culturelle du territoire et de ses habitants.

D’après Marc Villarubias, responsable de la mission coopération culturelle à la Direction des affaires culturelles de la Ville de Lyon, plusieurs éléments s’avèrent essentiels pour favoriser la vitalité culturelle d’un territoire :

  • La coopération entre les divers acteurs de la ville afin de mettre leurs compétences et leurs expertises à profit ;
  • La collecte et le partage des données pour connaître et comprendre les enjeux (culturels, sociaux, architecturaux, etc.) du territoire ;
  • La médiation pour aider à la compréhension des projets ;
  • Les espaces de travail et de collaboration pour favoriser les rencontres et l’émergence des idées.

En plus d’être bénéfique pour les communautés, la culture constitue un élément d’attractivité pour les voyageurs. Un territoire avec une vitalité et un dynamisme culturel forts contribue à rendre l’expérience touristique québécoise unique et authentique.

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Marketing

Raconter son histoire, un paysage à la fois

Avec l’engouement que l’on connaît pour Instagram et les médias sociaux, les paysages n’auront jamais autant suscité l’attention des touristes. Le Réseau muséal des Îles-de-la-Madeleine a créé un parcours regroupant douze paysages emblématiques. Chacun de ceux-ci se différencie par sa beauté et son patrimoine humain. Selon le ministère de la Culture et des Communications du Québec, il s’agit des deux composantes qui définissent un paysage culturel patrimonial.

Chaque emplacement est muni d’un module d’interprétation affichant des photographies et des récits remontant jusqu’à 1811. La carte du parcours est disponible sur le site Web de Tourisme Îles de la Madeleine. Afin de compléter l’expérience, douze contes audio accompagnés d’un lexique sont téléchargeables en ligne. À l’image des habitants des îles, ces capsules se veulent humoristiques et captivantes en recourant à de nombreuses expressions prononcées avec l’accent madelinot. Chaque récit permet d’en connaître davantage sur l’histoire de cet archipel, tout en suivant son rythme. Une belle inscription du patrimoine local dans une stratégie d’attractivité territoriale.

Que faites-vous pour faire parler votre territoire? Quels outils avez-vous mis en place pour le valoriser?

 

Source image à la une : Fanny Beaulieu Cormier

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Produits et activités Tourisme durable

Mettre en valeur la diversité culturelle des quartiers

Touché par le rôle de terre d’accueil de sa région, le Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, au sud de Paris, offre des tours guidés favorisant le partage interculturel et les rencontres entre les citoyens de ses quartiers.

Le projet Passeurs de culture, coordonné par l’organisme Bastina, repose sur des balades urbaines qui abordent le patrimoine et l’histoire d’un quartier caractérisé par une forte diversité culturelle. Ces circuits se distinguent par le fait que les guides sont des citoyens issus de l’immigration. Cela permet d’intégrer leur histoire et leur expérience personnelle dans l’activité. L’Université Paris Descartes et le Musée national de l’histoire de l’immigration sont partenaires des circuits.

Le projet a remporté la Palme du tourisme durable dans la catégorie « Voyage – PME », en 2018, pour son caractère innovant et unique.

Ce type d’initiative constitue un autre bon exemple de la valorisation du territoire s’appuyant sur les habitants. Elle favorise également l’inclusion et les échanges avec les différentes communautés et la pratique d’un tourisme solidaire.

Une idée pour nos quartiers ?

 

Source de l’image à la une : Pexels

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Destinations Marketing

L’histoire en vedette

L’agence Alsace Destination Tourisme présente L’Alsace, quelle histoire !, un site Web qui relate les événements marquants de l’histoire de la région. Le visuel, appuyé par des images d’archives et une narration de qualité, offre à l’internaute du contenu riche sur l’occupation du territoire alsacien à différentes périodes. 

 

 

 

 

 

En plus d’illustrer l’évolution de l’Alsace, de mettre en lien des outils numériques pour approfondir les connaissances et de présenter les lieux de mémoire à visiter, le site suggère des circuits sur mesure en fonction des périodes historiques d’intérêt. Voilà une belle illustration de mise en marché du tourisme de mémoire.

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Source : L’Alsace, quelle histoire ! 

Et l’histoire du Québec ?

La destination québécoise gagnerait certainement à mettre davantage de l’avant son histoire, les événements qui ont marqué son évolution et qui expliquent le Québec d’aujourd’hui. En ayant recours à des images d’archives et en les mettant en scène grâce à un design de présentation actuel, les repères historiques permettent de mieux comprendre la destination, tout en enrichissant l’expérience. Les lieux de mémoire qui y sont associés prennent ainsi un sens pour le visiteur non initié. Le succès de l’attraction Cité Mémoire démontre bien l’intérêt pour les récits historiques lorsque le format est original et que le message est bien rendu.

 

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