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COVID-19 : les organisations de gestion de la destination

Les actions des organisations de gestion de la destination (OGD) en matière de mesures de soutien aux entreprises, de préparation de la relance et de campagnes marketing et de solidarité sont présentées ci-dessous.

 

 

 

Soutien aux entreprises

Au Québec

  • Le 6 avril, la Ville de Québec a dévoilé son plan économique destiné aux petites et moyennes entreprises (PME) affectées par la COVID-19. L’Office du tourisme de Québec a aussi fait le point sur la situation.
  • La Ville de Montréal offre un accompagnement gratuit pour entreprendre un virage numérique accéléré. Le 8 avril, les perspectives de Tourisme Montréal seront présentées en Facebook Live. La mairesse, le PDG de Tourisme Montréal et la communauté d’affaires ont fait paraître Montréal se tient debout dans la Presse+.
  • La compagnie Monsieur Cocktail et l’Office du tourisme de Québec (OTQ) collaborent pour créer le cocktail Québec cité afin d’encourager l’économie locale. L’OTQ fait appel à ses talents locaux pour soutenir les entreprises de la région (#Quebeclocal).
  • Tourisme Mauricie offre une boîte à outils humaine pour les volets financier, juridique, psychologique et en matière de ressources humaines.
  • Tourisme Côte-Nord travaille à l’actualisation de son plan d’action et de marketing en regard de la crise qui sévit.
  • Une section du site Web du gouvernement du Québec est consacrée aux mesures de soutien pour l’industrie touristique.

Au Canada

  • Destination BC tient un webinaire hebdomadaire pour informer l’industrie des mises à jour. Voici les faits saillants de la vidéo du 2 avril :
    • La campagne « Explore BC… Later » a atteint plus de 965 000 personnes sur Facebook, Instagram et Twitter. Un guide d’accompagnement personnalisé pour chaque acteur de l’industrie (OGD municipales, régionales, associations sectorielles, entreprises) a permis de centraliser le message et de définir le rôle de chaque entité. Plus de 60 OGD de la province ont joint le mouvement et partagé le contenu dans leurs réseaux.
    • Un projet de surveillance et d’écoute des perceptions sur les médias sociaux a été mis en place pour comprendre ce que les gens ressentent et pour suivre les conversations.
    • Les premiers scénarios d’impact économique de la COVID-19 révèlent que sur un total de 166 000 emplois et des revenus de 21,5 milliards de dollars (2019), l’industrie touristique de la Colombie-Britannique pourrait perdre de 75 000 à 147 000 emplois et de 9,8 à 19 milliards de dollars (2020).
  • Le gouvernement du Yukon injecte un million de dollars supplémentaires dans son Fonds coopératif de marketing en tourisme pour contrer les effets de la pandémie. Il offre aussi une aide financière aux organisations pour compenser l’annulation d’évènements de plus de 50 personnes.
  • Le 1er avril, Destination Canada a tenu un webinaire avec Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles, sur les mesures financières au niveau fédéral. Celui du 20 mars mentionnait l’interruption des actions marketing payantes et l’élaboration d’un plan de reprise des activités.
  • Destination Canada fait appel à l’ensemble de l’industrie touristique pour les aider à sauver l’été. Elle favorise plus que jamais l’harmonisation des efforts en matière de communication pour inciter les Canadiens à rester à la maison. Elle encourage aussi à partager des histoires d’unité. Son nouveau slogan « le cœur grand ouvert », lancé en 2019, est d’autant plus opportun dans les circonstances actuelles.

À l’international

  • L’organisme Brand USA présente l’état des actions marketing par marché et les grandes lignes de communication. La US. Travel Association suggère des messages clés pour les médias. Les OGD des États-Unis sont admissibles au CARES Act, un programme de 2000 milliards de dollars US annoncé par l’Administration Trump pour relancer l’économie.
  • Les offices de tourisme du Seignanx et du Pays basque (France) ont créé ou repositionné leur carte touristique vers une carte interactive spéciale COVID-19 pour répondre aux besoins des locaux.
  • Visit California diffuse un mode d’emploi et des exemples pour créer du contenu sur les médias sociaux. L’Oregon a aussi préparé du matériel de communication pour la période de pandémie.
  • Le gouvernement écossais a annoncé des mesures de soutien particulières pour l’industrie touristique, dont l’exonération de la taxe professionnelle pour un an.
  • Les offices de tourisme de la Nouvelle-Aquitaine en France (MONA) lancent le programme de professionnalisation spécial confinement adapté 100 % à distance.

Relance de l’industrie

  • Au Québec et au Canada, les efforts marketing seront déployés dans les marchés de proximité. La transformation numérique sera aussi au cœur de cette relance.
  • La Colombie-Britannique prépare une campagne de relance qui, une fois les restrictions soulevées et la destination sécuritaire, s’effectuera en trois étapes : réponse, reprise, résilience.
  • Au Colorado, la stratégie de contenu a été redirigée vers les Road Trips (site Web, infolettre) pour préparer le lancement d’une campagne axée sur les voyages régionaux (Colo-Road Trips).
  • La Pacific Asia Travel Association crée une plateforme regroupant un observatoire sur la reprise du tourisme et un centre de ressources de crise. Son développement s’insère dans une vision à long terme pour être prêt à affronter à d’autres crises.
  • Tourisme Australie prévoit un plan en plusieurs phases. Concernant la relance, le marché intérieur sera la priorité, mais l’organisation travaille déjà en concertation avec les aéroports et les États pour faire revenir les voyageurs en temps opportun. Ils investiront aussi dans la recherche par marché pour connaître les nouveaux besoins afin d’adapter le message pour les touristes d’agrément et d’affaires.
  • À Singapour, plus de 37 000 entreprises touristiques seront encouragées à souscrire au programme de certification SG Clean lancé le 16 février 2020. Le ministre de l’Environnement de Singapour voulait mobiliser les entreprises et le public à adopter de saines habitudes et des standards en matière d’hygiène. Le 12 mars, la certification a été déployée à l’industrie touristique en collaboration avec l’OGD de Singapour. Chaque secteur d’activité doit se conformer à une liste d’indicateurs ainsi qu’à une évaluation indépendante pour obtenir le sceau de qualité.

Inspiration marketing

Au Québec

De la production de nouveau contenu sur les blogues de destination à la création de campagnes, les OGD redoublent de créativité pour rester à l’esprit des voyageurs le temps du confinement.

À l’international

  • Plusieurs destinations se tournent vers la vidéo pour inciter les visiteurs à prendre un moment d’arrêt et admirer les paysages de la destination. Visionnez les campagnes Travel Manitoba, Explore BC… Later, Your Daily Dose of Colorado Calm, With Love from Aus, South African Tourism, Visit Portugal, Visit Scotland. La Norvège rend plutôt honneur aux travailleurs du milieu de la santé et à ceux qui assurent les services essentiels.
  • Travel Alberta lance une campagne multicanaux intitulée Stay Home. Stay Healthy.
  • Les OGD de New York, Bordeaux, Lyon, Amsterdam, Asheville, de l’Autriche, du Danemark, de la Norvège et la Californie suggèrent une liste d’activités pour découvrir la destination du confort de la maison, incluant des visites virtuelles.
  • L’île de Sainte-Lucie dans les Caraïbes expose sa culture, sa nourriture et ses paysages avec sa campagne #7minutesinsaintlucia. L’initiative a débuté le 26 mars avec une diffusion en direct d’une pratique de yoga en plein air de 7 minutes.
  • La Grande-Bretagne a adapté son infolettre en suggérant de visiter les lieux de tournage d’Harry Potter et The Crown.
  • L’Office de tourisme de Montpellier a débuté le mouvement #FenetreSurMontpellier pour découvrir la ville autrement, de l’intimité des balcons ou des fenêtres des résidents. Saint-Malo et Paris (#ParisFromMyWindow) ont emboîté le pas.
  • Sur les médias sociaux, les OGD de la Norvège et de la Suisse font la promotion des mots-clics #Dreamnowvisitlater et #dreamnowtravellater.
  • Visit Argentina met de l’avant les animaux du pays pour faire passer des messages de bienveillance et d’hygiène sur Instagram.
  • Visit Portugal a converti #CantskipPortugal vers #Cantskiphope.
  • L’OGD de la ville de New York liste les restaurants qui offrent des plats à emporter et suggère d’acheter des cartes-cadeaux à utiliser dans le futur afin d’assurer des liquidités à court terme aux entreprises. Travel Oregon a développé une initiative semblable.

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre.

Organismes à suivre en tout temps

  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. Elle assure une action coordonnée avec les associations touristiques et a récemment créé une cellule de crise Entreprises.
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations. Le ministère du Tourisme relaie les directives gouvernementales sur Facebook, Twitter et Linkedin.
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises.
  • Destination Canada partage les informations sur les efforts marketing à l’échelle nationale et les mesures de soutien aux entreprises.

Image à la une : Pexels

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Gestion

COVID-19 : Festivals et événements

Mises à jour 

Québec

-Le gouvernement du Québec a annoncé le 21 mars dernier l’interdiction de tenir tout rassemblement intérieur ou extérieur, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

-La Ville de Montréal a annoncé le 7 avril l’annulation de tous les festivals et événements sportifs jusqu’au 2 juillet.

-À Montréal, les Francos, le Festival International de Jazz et le festival Montréal Complètement Cirque sont annulés alors que le Festival Juste pour Rire et le Grand Prix sont reportés. En ce qui concerne le remboursement d’un billet de spectacle, l’Office de la protection du Consommateur rappelle les directives aux personnes détentrices d’un billet pour un événement ayant été annulé ou déplacé.

Vélo Québec annule le Festival Go vélo Montréal et le Défi Vélo Mag, tous deux ayant lieu au printemps. Pour le moment, les autres événements de l’organisme sont maintenus.

Canada

International

  • Au cours des dernières semaines, les annulations et reports d’événements se déroulant habituellement au printemps, voire au début de l’été, ont envahi les médias. À présent, les annonces touchent des événements planifiés pour l’été et même pour l’automne. C’est le cas des Jeux Olympiques de Tokyo et de l’exposition universelle de Dubai (Expo 2020), tous deux remis à 2021. Le tournoi de Wimbledon ainsi que cinq grands festivals d’Édimbourg sont annulés.
  • Le site SportsTravel fournit une liste de tous les événements sportifs annulés ou reportés.
  • En Chine, la situation s’améliore et certaines boîtes de nuit ont rouvert leurs portes la fin de semaine passée, bien qu’il ne soit pas encore question de spectacles en À cause des mesures de quarantaines dans de nombreux pays, il est difficile d’envisager des tournées. 

Bonnes pratiques

Au Québec

  • Les initiatives en ligne fleurissent : concerts virtuels de l’OSM, diffusion de contenu musical québécois #Ensemblecheznouspar l’ADISQ sur les plateformes Spotify, Apple Music et PalmarèsADISQ, ainsi que #CULTUREALAMAISON proposée par La Vitrine. Celles-ci posent maintenant la question de la rémunération des artistes.
  • Le fonds d’aide #CanadaEnPrestation du Centre National des Arts (CNA) a déjà permis à une quarantaine d’artistes d’offrir des performances en direct en ligne en échange d’un cachet de 1000 $ par prestation. Le CNA a obtenu 400 000 $ de financement additionnel, ce qui permettra de subventionner d’autres réalisations jusqu’au mois de mai.
  • Douze petites salles de spectacles montréalaises ont organisé une collecte de fonds afin de soutenir leur personnel mis à pied. En attendant le traitement des demandes d’assurance-emploi, cet appel aux dons permettrait de leur venir en aide à court terme. La campagne a déjà récolté plus de 23 000 $ sur un objectif de 130 000 $.

À l’international 

Mesures de soutien aux entreprises 

Au Québec

  • Le Conseil des Arts du Canada annonce le versement anticipé de 60 millions de dollars aux organismes qu’il subventionne. Ceci vise à stabiliser le secteur des arts et de la culture suite aux mesures nécessaires prises afin de freiner la propagation du virus.
  • Le programme d’aide fédéral a notamment pour but de soutenir les entreprises culturelles. Cependant, pour ce faire, elles doivent prouver une perte de revenus pour un mois précis. Or, celles-ci n’ont généralement pas de revenu régulier. Le secteur attend ainsi des ajustements de la part du gouvernement.
  • Le Partenariat du Quartier des spectacles a conçu un outil de collecte d’information afin de mieux connaître les impacts économiques directs et indirects de la COVID-19 sur les salles du quartier. Le but sera de formuler des recommandations communes en matière de mesures compensatoires adaptées pour les diffuseurs en arts de la scène. (Partenariat du Quartier des Spectacles, 18 mars)
  • La SODEC a conçu une plateforme automatisée afin de documenter en temps réel les impacts de la crise de la COVID-19 sur l’industrie culturelle québécoise. Elle met également en place des mesures concrètes de soutien à ses clientèles. Pour plus de détails, consulter cette page.

À l’international 

  • Si de nombreux pays européens ont rendu disponibles des aides financières pour le secteur des événements, 36 associations européennes appellent à une aide d’urgence afin de sauver l’industrie des festivals. En attendant, des organismes comme Live Nation ou Grass Roots Music organisent des collectes de fonds.
  • En Europe, de nombreux festivals s’associent pour faire face à la crise.  
  • Meetingplay ainsi qu’Eventbrite publient des guides sur le bon déroulement d’événements virtuels. 
  • Le 14 avril, ON24 propose un webinaire intitulé « How to Bring Physical Events into the Digital World ».
  • Les 15 et 16 avril, la Sustainable Event Alliance organise deux séances de Hackaton pour tous les professionnels qui souhaitent s’unir afin d’imaginer et de redéfinir les événements de demain.

 

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Organismes à suivre en tout temps 

 

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Gestion Produits et activités

COVID-19 : Tourisme d’affaires et de congrès

Mesures de soutien 

Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (COVID-19)

Mesures d’assouplissement pour les citoyens et les entreprises

-Soutien aux entreprises — Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19

-Gouvernement du Québec — Soutien à l’industrie touristique (COVID-19)

Restrictions gouvernementales et impacts 

  • L’état d’urgence sanitaire décrété par le gouvernement du Québec comprend l’interdiction de tous les rassemblements intérieurs et extérieurs. Les points de presse quotidiens le rappellent. 
  • La Ville de Toronto annule toutes les conférences et les événements qui devaient se dérouler d’ici le 30 juin.
  • La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui devait se tenir en novembre prochain est reportée. La date n’a pas encore été fixée.
  • L’application de visioconférence Zoom atteint un sommet de popularité chez les Américains avec 3,2 millions de téléchargements dans la seule semaine du 26 mars au 1er
  • Un sondage hebdomadaire de Luth Research sur le comportement des Américains en période de coronavirus révèle que lors de la semaine du 30 mars, 29 % des répondants ont affirmé avoir reporté leur voyage d’affaires alors que 2 % les réalisent quand même. Ces proportions étaient respectivement de 26 % et de 3 % la semaine précédente.
  • Les différentes mesures restrictives envers les voyageurs ainsi que les pays qui présentent des risques de propagation sont listés dans ce bulletin hebdomadaire de l’entreprise d’intelligence d’affaires Riskline.

Bonnes pratiques et solidarité 

  • Un nombre grandissant d’organisateurs professionnels d’événements ainsi que des fournisseurs de services offrent leur expertise et partagent leurs ressources pour aménager des sites qui accueillent des patients et du personnel soignant liés à la COVID-19. Ces entreprises sont agiles à convertir rapidement des lieux selon les besoins.
  • Des centres de congrès se transforment en hôpitaux temporaires grâce à leurs équipements versatiles et performants (systèmes de ventilation, toilettes accessibles aux fauteuils roulants, etc.). Ceux de Manhattan, de Chicago, de Détroit ou encore de Los Angeles sont entre autres dotés de cette nouvelle vocation.
  • La plus grande réunion virtuelle au monde pourrait avoir lieu le 14 avril prochain. Des planificateurs d’événements canadiens espèrent rassembler plus de 12 000 participants pour au moins 30 minutes et ainsi se soutenir durant cette période difficile. Ils utilisent le nom de domaine qui avait été réservé pour le Global Meeting IndustryDay (GMID), un événement festif pour l’industrie des réunions qui a été annulé : #GMIDGoesVirtual
  • Un expert en matière d’organisation de réunions professionnelles propose un mode d’emploi pour le déroulement d’une séance de remue-méninges virtuelle.
  • Le 14 avril prochain se tiendra un webinaire sur l’organisation d’événements virtuels, qu’il s’agisse de formations, de conférences, ou encore de foires commerciales.
  • Un hackathon en ligne a eu lieu du 3 au 5 avril dans le but de développer des applications utiles en ces temps de confinement. Quelque 263 équipes y ont participé et le jury a retenu 42 projets variés.

Relance 

  • Les restrictions imposées par la pandémie ont eu un effet direct sur le marché des congrès et des réunions au Québec. Des changements accompagneront certainement la reprise des activités. Les liens contractuels quant aux risques financiers, la mise en place de mesures sanitaires et la progression des événements hybrides (face à face et virtuellement) feront partie des enjeux lors de la relance. Visionnez l’entrevue réalisée par Frédéric Gonzalo auprès de Caroline Lepage, présidente de la firme Agora Opus 3, spécialisée en organisation de congrès et d’événements.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni sonde les acteurs de l’industrie des événements et des congrès pour obtenir le pouls du secteur et pour préparer la relance.
  • La Chine lève les restrictions de voyages. À compter du 8 avril, les résidents de Wuhan, l’épicentre de la COVID-19 au pays, seront autorisés à voyager à nouveau.
  • L’Organisation mondiale du tourisme publie un document rassemblant 23 recommandations pour gérer la crise et préparer la relance. Il s’agit d’un ensemble de mesures pouvant être prises par les pouvoirs publics, mais aussi par les entreprises privées.
  • PhocusWireorganise un webinaire le 16 avril prochain sur la nature changeante du comportement du voyageur d’affaires. Voilà un bon moment pour mieux comprendre la clientèle et l’aborder efficacement au moment de la relance. 

Boîte à outils 

  • Les organisations AIPC et UFI ont développé un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de congrès et d’exposition pour gérer la crise de la COVID-19. 
  • La Meetings Industry Association (MIA) et l’association CONGREX ont chacune produit une publication qui rassemble des outils et des renseignements utiles pour les professionnels de l’industrie des réunions. 
  • Douze conseils pratiques pour effectuer une réunion virtuelle efficace. 
  • Onze idées pour dynamiser les événements virtuels. 
  • MPI tiendra une conférence virtuelle gratuite le 14 avril afin d’accompagner les personnes qui travaillent dans l’industrie des événements et des congrès. 

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activité ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Les organismes et les sites Web d’intérêt à suivre en tout temps 

Autres sites à suivre 

  • Le blogue Business Travel News diffuse des nouvelles en continu à propos de l’impact de la COVID-19 sur l’industrie. 
  • La Global Business Travel Association(GBTA) effectue des sondages éclair auprès de ses membres pour mesurer l’impact de la maladie à coronavirus 2019 sur les déplacements d’affaires. 
  • Northstar Meetings Group recense les événements reportés, annulés ou virtuels, partout dans le monde.  

 

 

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COVID-19 : l’hébergement touristique

Au Québec, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a annoncé la fermeture de tous les hébergements touristiques à compter du 28 mars, et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ainsi, les chalets, les résidences secondaires en location, les gîtes et les auberges doivent être fermés. Les portails Web d’hébergement collaboratif sont mis à contribution pour appliquer ces directives. Seuls les hôtels, considérés comme services essentiels, et les terrains de camping qui répondent aux critères pour accueillir les Québécois rentrant de plusieurs mois aux États-Unis, les snowbirds, sont autorisés à demeurer ouverts. 

Restrictions et impacts 

  • À travers le monde, très nombreux sont les hébergements touristiques ayant dû fermer leurs portes temporairement. Au Royaume-Uni par exemple, le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les lieux d’hébergement (hôtels, auberges de jeunesse, bed and breakfast, camping). Seuls les établissements qui proposent leur aide afin d’héberger les personnes vulnérables peuvent rester ouverts.
  • Les politiques d’annulation et de remboursement des chaînes d’hôtels s’ajustent à la situation qui évolue constamment. De son côté, Airbnb propose aux voyageurs le remboursement complet des réservations effectuées au plus tard le 24 mars et l’annulation sans frais pour une date d’arrivée au plus tard le 31 mai 2020. En dehors de ces dates, les réservations ne sont pas remboursables, sauf si le client a contracté la COVID-19.
  • Les groupes hôteliers comme ITC Hotels ont créé des protocoles sanitaires et des mesures d’hygiène resserrées pour les employés qui sont fortement exposés aux risques.
  • Les programmes de fidélité sont mis en pause dans plusieurs groupes hôteliers, dont ITC Hotels et Marriott International (Business Traveller, 18 mars).
  • Certains hôtels de Hong Kong profitent des quarantaines obligatoires de 14 jours des personnes ayant séjourné à l’extérieur du pays et des isolements volontaires pour remplir leurs chambres. 

Mesures de soutien à l’industrie 

  • Le gouvernement du Québec procure un soutien aux entreprises de l’industrie touristique.
  • Plusieurs organismes mettent à la disposition des hôteliers des formations gratuites sur la prévention, le contrôle, la communication et la gestion en lien avec la COVID-19. C’est notamment le cas de l’AHLA et de eHotelier.
  • Cendyn publie un guide sur la gestion de crise. Celui-ci donne des conseils sur la gestion des opérations, les stratégies marketing et de communication à adopter, la gestion des revenus et la formation d’une équipe de gestion de crise.
  • De nombreux outils sont rendus disponibles aux hôteliers. Fuel Travel et Revinate partagent des ressources dans différents domaines d’activité. Le site HSMAI tient à jour plusieurs ressources de gestion de crise en ce qui a trait aux ventes, au marketing et à l’optimisation des revenu Hospitalitynet, de son côté, donne des conseils aux hôteliers sur les stratégies à adopter en période de fermeture. Skift publie une étude à propos des impacts de la COVID-19 sur l’industrie hôtelière.
  • L’AHQ diffuse un guide d’information sur la mise à pied et la cessation d’emploi liées à la COVID-19 pour les hôteliers.

Bonnes pratiques 

Québec

  • Le Fairmont Le Reine Élizabeth offre à ses employés mis à pied des paniers de provisions.
  • Une trentaine d’hébergements montréalais louent leurs chambres au personnel soignant à des prix raisonnables. Cette opération solidarité permet à ces derniers de se reposer en limitant tout déplacement superflu.
  • L’Estérel Resort appelle tous les hôteliers à participer au #Défimonsirop afin d’encourager l’économie locale pendant le temps des sucres.

International

Relance 

  • Plusieurs organismes spécialisés fournissent des conseils aux hôteliers en ce qui concerne leur réouverture. Par exemple, HospitalityNet aborde la question du prix des chambres, pendant que Hotel Management se penche sur les stratégies marketing.
  • Rentals United révèle 7 tendances post-COVID en matière d’hébergement touristique.
  • En Chine, 87 % des hôtels ont rouvert et affichent un taux d’occupation de 31,8 % au 28 mars. Les Chinois démontrent un intérêt grandissant pour le tourisme intérieur et témoignent d’une envie de voyager à nouveau. D’ailleurs, le premier Club Med devrait rouvrir ses portes dans les prochains jours en Chine. Cependant, il convient de rester prudent, car la reprise annoncée pourrait être compromise par la menace d’une deuxième vague de contagion.

 

Le Réseau de veille en tourisme partage les informations et les ressources à jour selon les secteurs d’activités ainsi que des pratiques exemplaires tirées de son exercice de veille quotidien afin d’outiller l’industrie québécoise. Abonnez-vous à l’infolettre. 

Organismes à suivre en tout temps 

  • L’Association Hôtellerie Québec publie les informations relatives aux mesures sanitaires dans les hébergements touristiques ainsi que les dernières informations communiquées par le gouvernement et l’Association des hôtels du Canada. 
  • Camping Québec diffuse la liste des campings pouvant accueillir des snowbirds sur des emplacements 3 services. Le site propose également une foire aux questions afin de répondre aux interrogations des campeurs et des snowbirds.
  • L’Association des hôtels du Canada propose une page ressource avec toutes les informations relatives à la COVID-19 ainsi qu’une FAQ à destination des employés. 
  • L’Alliance de l’industrie touristique du Québec publie les informations à jour à l’intention des travailleurs, des entrepreneurs et des gestionnaires de l’industrie touristique québécoise. 
  • Le gouvernement du Québec indique l’avancement de la situation québécoise quant à la crise de la COVID-19. On y trouve aussi les programmes publics d’aide aux organisations.  
  • Le gouvernement du Canada met à jour la réponse du Canada ainsi que les mesures et les programmes de soutien financier aux entreprises. 

 

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Tous solidaires pour faire face à la crise de la COVID-19, par Martin Soucy, PDG de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Nous comprenons avec empathie l’inquiétude qu’elle suscite et nous sommes tout à fait conscients de l’impact important que cette situation a sur les entreprises et les travailleurs de notre secteur économique.

Dans la situation actuelle, trois axes orientent nos actions :

  • Être en appui au gouvernement dans la gestion de cette crise.
  • Accompagner et appuyer les entreprises.
  • Préparer la relance.

La santé de la population avant tout : le gouvernement aux commandes

La santé de la population est définitivement la priorité numéro 1 et nous souhaitons tous que le Québec demeure une destination sécuritaire.

L’approche mise en place démontre la très grande vigilance du gouvernement du Québec. Nous saluons haut et fort les mesures courageuses et préventives que le premier ministre a mises en place dans ce contexte pour endiguer la propagation du virus. Nous apprécions le leadership rassurant de François Legault et le travail colossal de son équipe dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Nous sommes heureux de constater qu’il y a un pilote dans l’avion et tel qu’il nous l’indique : « Ensemble, nous allons passer au travers. »

La ministre du Tourisme est très active avec son équipe, au cabinet et au ministère, pour le bien de l’industrie touristique. Elle s’affaire à tous nous représenter au sein de l’équipe de vigilance économique mise en place par le premier ministre, afin que notre secteur économique soit pris en considération dans les mesures et les actions qui seront mises en œuvre.

Si ce n’est déjà fait, nous vous invitons d’ailleurs à lire la note de la ministre. 

Des partenaires touristiques en appui au gouvernement et aux entreprises

Au cours de l’été dernier, une approche de gestion de crise d’industrie avait été mise en place et tous les partenaires ont été formés à cet effet. Ce plan a été mis en œuvre face à l’enjeu actuel et nous pouvons par conséquent être rapides, unis et disciplinés.

Depuis le début de la crise, en étroite collaboration avec le gouvernement du Québec, tous les partenaires que nous unissons au sein de l’Alliance[1] travaillent en équipe afin d’être en appui au gouvernement et entretenir une communication fluide et efficace. La coordination entre le ministère et les partenaires touristiques démontre également une grande capacité d’action concertée, car notre cohésion est essentielle en temps de crise.

L’Alliance est également en communication avec les organisations touristiques canadiennes, qui font de même avec le gouvernement du Canada.

Sachez que chacun d’entre nous saisit pleinement le rôle qu’il aura à jouer dans les prochaines semaines pour vous supporter. Je tiens déjà à remercier les partenaires de l’industrie qui démontrent une incroyable solidarité et qui travaillent d’arrache-pied de manière collaborative avec le gouvernement du Québec dans ces circonstances exceptionnelles.

Nous souhaitons tous que l’ensemble des décisions permettent un retour le plus rapide possible à la normale.

Faisons preuve de solidarité touristique et sociale

Je nous appelle personnellement à faire preuve de solidarité dans le contexte en incitant nos proches, nos parents et nos amis à demeurer patients et à résister à la tentation d’annuler leurs réservations faites au Québec pour l’été, ne pas chercher à se faire rembourser leurs billets pour assister à un festival ou encore à une pièce de théâtre.

J’appelle aussi les entreprises touristiques à faire preuve de flexibilité avec la clientèle dans un contexte de grande incertitude.Faire preuve de compréhension sera bénéfique lorsque le Québec parviendra à se sortir de cette situation.

Chacun peut participer pour protéger le tissu économique, touristique et social du Québec.

Concrètement : ce que nous faisons

En collaboration étroite avec le ministère du Tourisme, nous sommes à pied d’œuvre pour :

  • Coordonner nos actions au sein de 3 groupes :
    • (A) Coordination gouvernement/industrie;
    • (B) Accompagnement pour les entreprises et la main-d’œuvre;
    • (C) Gestion du plan de contingence et de relance marketing.
  • Assurer une veille des impacts et également de l’action de relance des autres destinations à travers le monde.
  • Assurer une communication fluide et constante entre chacune des organisations.
  • Coordonner les relations médias afin de réagir de façon mesurée et rassurante: une seule organisation agit comme porte-parole hors du gouvernement pour s’exprimer globalement au nom de l’industrie.
  • Identifier et diffuser, auprès des entreprises, les coffres à outils et guides pratiques pour appuyer la gestion de crise actuelle.
  • Identifier et recommander au gouvernement des mesures financières pour venir en support aux entreprises et aux travailleurs de notre secteur. Pour nous, il sera fondamental que ces mesures soient très bien coordonnées par les deux paliers de gouvernement, simples et accessibles facilement.
  • Ajuster en temps réel les actions marketing sur les marchés hors et intra-Québec.
  • Préparer les plans d’action marketing de relance et les campagnes requises pour être prêts au moment opportun.

Nous serons prêts à redécoller

Nous ne décrirons pas ce matin les actions que nous sommes à planifier et à préparer concrètement pour réaliser une relance énergique. Toutefois, sachez que les équipes chez tous les partenaires sont actives afin que tout soit prêt le moment venu.

Nos actions seront alignées plus que jamais auparavant pour stimuler la croissance du marché intérieur tout en ciblant les marchés hors Québec, où des voyageurs seront en recherche d’une destination pour des vacances. Il est loisible de penser qu’il y en aura et nous demeurons tous confiants à cet égard.

En conclusion

Il faudrait être devin pour pouvoir évaluer l’ampleur chiffrée de la crise pour notre industrie et il ne faut pas tenter de spéculer sur une situation qui évolue de jour en jour. Nous savons que les entreprises touristiques de tous les secteurs seront affectées par la situation.

Nous sommes persuadés que les gouvernements proposeront des mesures économiques exceptionnelles qui auront pour effet de soutenir les entreprises et les travailleurs qui forment le tissu socio-économique de notre industrie. Nous vous invitons d’ailleurs à faire preuve de patience dans les circonstances, alors que le gouvernement gère en priorité absolue la crise de santé publique.

Rappelons que le tourisme est un secteur résilient qui dispose d’une grande force pour rebondir. En travaillant ensemble, nous réussirons à traverser cette épreuve.

Soyons solidaires, et de tout cœur, faites attention à vous et à vos proches en suivant les recommandations de la santé publique.

Martin Soucy
Président directeur général
Alliance de l’industrie touristique du Québec

[1] Associations touristiques régionales et sectorielles qui elles-mêmes se coordonnent avec leurs membres associatifs locaux.

L’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS) ont créé une page à l’intention des entreprises et des organisations de l’industrie touristique du Québec:

Réalisée conjointement par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le réseau des Associations touristiques régionales (ATR) et sectorielles (ATS), une page a été créée qui vise à présenter des informations les plus pertinentes pour les entrepreneurs et les gestionnaires de l’industrie touristique. Le contenu de cette page évolue chaque jour.

Cet article a été fourni par TourismExpress.

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Suivi COVID-19 – Message de la ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx

L’intégralité de ce contenu provient de TourismExpress.

Chers partenaires de l’industrie,

Lors de son point de presse le 15 mars, le premier ministre François Legault a annoncé des mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le gouvernement du Québec ordonne :

  • la fermeture des cabanes à sucre et des buffets;
  • la fermeture des bars et discothèques;
  • la fermeture des lieux culturels et des entreprises de loisirs incluant les musées, les bibliothèques, les salles de spectacles, les théâtres, les piscines, les saunas, les spas, les aquaparcs, les lieux récréatifs (centres de ski, mégaparcs, centres de trampoline) les arcades, les cinémas, les arénas et les centres d’entraînement tels que les gymnases, les salles de danse, etc.  La liste officielle des établissements visés sera affichée sous peu sur le Web au  Quebec.ca/coronavirus;
  • et de limiter l’accueil dans les établissements de restauration à 50 % de leurs capacités habituelles.

Ces décisions ne sont pas prises à la légère et sont le fruit d’une analyse méticuleuse de la situation par nos instances responsables de la santé et de la sécurité publiques. Le gouvernement est très conscient que de telles directives ont, et auront, des impacts directs et indirects pour vos membres et pour l’écosystème dans lequel ils opèrent. C’est pourquoi je tiens aujourd’hui à vous exprimer toute la fierté et la reconnaissance que j’éprouve envers l’ensemble des acteurs de l’industrie, qui respectent à la lettre les directives émises par le gouvernement et qui prennent parfois même les devants afin de protéger au mieux la population. Je salue votre proactivité et votre solidarité de tous les instants.

Si nous appliquons toutes les mesures imposées avec rigueur individuellement, nous pourrons espérer, collectivement, limiter au maximum la propagation de la COVID-19 au Québec. Ainsi, les activités touristiques reprendront leur cours normal plus rapidement.

Comme je l’ai mentionné dans un message adressé à l’industrie plus tôt cette semaine, l’équipe de vigilance économique, mise en place par le premier ministre et dont je fais partie, travaille activement à déterminer les meilleures actions à poser pour soutenir l’économie du Québec dans cette situation de santé publique exceptionnelle. Nous avons l’intention d’aider les organismes et les entreprises à surmonter des enjeux auxquels ils pourraient faire face ces prochaines semaines et à plus long terme. L’annonce de premières mesures ne saurait tarder. Toutefois, nous devons pour l’instant nous concentrer sur les messages portant sur la santé publique, la situation étant en constante évolution.

Je veux que vous sachiez que le ministère du Tourisme consacre toute son énergie à mettre en place des mesures exceptionnelles afin de vous soutenir. Une équipe Relance sera incessamment mise sur pied et sera composée de représentants du Ministère, de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, de la Chaire de tourisme Transat, de Tourisme Montréal, de l’Office du tourisme de Québec, d’Agences réceptives et forfaitistes du Québec et de l’Association des croisières du Saint-Laurent.

Notre industrie est solide et résiliente. Je suis convaincue qu’en travaillant tous ensemble nous réussirons à traverser cette épreuve.

La ministre du Tourisme,

Caroline Proulx

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Produits et activités

Vigilance lors des sorties de plaisance

Depuis 2017, la Chaire de tourisme Transat et Nautisme Québec, soutenus par Transports Canada, collaborent à une étude sur les pratiques des plaisanciers au Québec, dont un volet est consacré à la sécurité nautique. Selon le dernier sondage en ligne réalisé à l’automne 2018 auprès de 629 plaisanciers membres de Nautisme Québec, les deux tiers des répondants jugent avoir une très bonne ou même une excellente connaissance des lois et des règlements entourant le vêtement de flottaison individuel (VFI). La quasi-totalité des répondants (97 %) indiquent également vérifier si leurs gilets de sauvetage sont de la bonne taille et en bon état pour tous les passagers avant de partir sur l’eau.

Pourtant, dans la pratique, une proportion élevée de plaisanciers adultes mentionne adopter des comportements plutôt laxistes à cet égard : seuls 41 % mentionnent porter toujours ou souvent leur VFI à bord de leur embarcation principale. Plus alarmant encore, 40 % déclarent le porter rarement ou jamais. Les utilisateurs d’embarcations sans moteur tels que voiliers, chaloupes, canots, kayaks et planches à pagaie semblent plus assidus dans le port du VFI que leurs pairs privilégiant les embarcations à moteur. En effet, plus de la moitié d’entre eux (61 %) indiquent porter fréquemment leur VFI, contre seulement 30 % des utilisateurs d’embarcations à moteur.comportements_vfi_nautisme

Source de l’image : Chaire de tourisme Transat

Augmentation du nombre de noyades

Alors que l’été 2019 bat son plein, le nombre de noyades au Québec ne cesse d’augmenter. Au 31 juillet, on recensait déjà 42 noyades au Québec, contre 37 à ce même moment en 2018. Selon le Centre canadien de recherche sur la prévention de la noyade, les activités les plus à risque sont les activités aquatiques (27 % des noyades), suivies de la navigation de plaisance (24 %), où plus de la moitié (52 %) des noyades sont occasionnées lors de sorties en bateau à moteur. Toujours selon ce rapport, l’absence du port du VFI et la consommation d’alcool sont les facteurs de risque de noyade les plus fréquents. Lors de sorties de plaisance, l’absence du port du VFI représente un facteur de risque à 75 %, et l’alcool, à 31 %.

Dans le cadre de la Semaine nationale de prévention de la noyade, qui se déroule chaque année la dernière semaine de juillet, la Société de sauvetage a multiplié ses actions de prévention afin de sensibiliser toujours plus les vacanciers. Le port du VFI se situe au cœur de la campagne.

Source : chaîne YouTube, Société de sauvetage

Ces actions sont des plus pertinentes et trouvent même leur légitimité dans la voix des plaisanciers. En effet, toujours selon l’étude de la Chaire, sept répondants sur dix estiment que les exigences imposées aux plaisanciers en matière de compétences et de formation sont insuffisantes.

Afin de vivre une bonne saison touristique, il est important de poursuivre les efforts de formation à la sécurité nautique et d’effectuer un entretien régulier et rigoureux des vestes de flottaison. Parce que passer un bel été, c’est avant tout passer un été en sécurité!

 

Source de l’image à la une : photo par Oleksandr Pidvalnyi, sur Pexels

 

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Technologies

L’enjeu de la cybersécurité pour les PME

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. Au Québec, plus du tiers d’entre elles affirment avoir été touchées par une cyberattaque, d’après une nouvelle étude du groupe spécialisé en solutions informatiques Novipro, réalisée en collaboration avec la firme Léger. 

 

Aucune entreprise n’est à l’abri 

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les petites et moyennes entreprises (PME) ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Beaucoup d’entre elles n’investissent pas dans la surveillance et la sécurité pour certaines raisons telles que la méconnaissance du sujet ou le manque de moyens financiers. De plus, plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques. Elles se sentent à l’abri et négligent alors leur cybersécurité. Pourquoi viserait-on une PME ?

Plusieurs PME sous-estiment leur attractivité pour les pirates informatiques.

Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les PME constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à atteindre les plus grands joueurs. Les grosses compagnies donnent accès à leurs données aux petites entreprises qu’elles utilisent en tant que vendeurs ou fournisseurs. Par exemple, en 2019, des agences de voyages ont été les cibles d’attaques et ont servi de passerelles à des malfaiteurs pour acheter des billets d’avion par l’entremise de la plateforme Amadeus.

Les PME disposent d’une moins bonne protection informatique et seraient également plus enclines que les grandes entreprises à payer des rançons. À long terme, il devient donc plus avantageux pour les cyberpirates de s’en prendre aux petites compagnies. Or, en plus de faire perdre temps et argent, être victime d’une attaque affecte la réputation et la relation avec les clients.

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Source : Pexels

Selon le gouvernement du Canada, les cyberpirates recherchent particulièrement les informations suivantes :

  • Numéros de carte de crédit ;
  • Listes de contacts ;
  • Dossiers de clients (ce qui inclut les mots de passe, l’historique des ventes et les coordonnées) ;
  • Renseignements sur les employés ;
  • Informations bancaires de l’entreprise.

Le saviez-vous ?

Les entreprises canadiennes sont désormais obligées d’aviser leurs clients en cas de brèche informatique depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques, en novembre 2018.

Les employés : acteurs de la cybersécurité

Éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques.

Malgré tous les investissements technologiques en cybersécurité, éduquer le personnel et créer une culture de la sécurité en entreprise s’avèrent très important pour prévenir les cyberattaques. Comme le souligne la Banque de développement du Canada, bien que leurs actes ne soient pas délibérés, les membres du personnel constituent souvent le maillon faible de la sécurité des compagnies. Pourtant, selon l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, en 2018 : « Seules 54 % des petites entreprises offraient une formation sur la cybersécurité à leurs employés, même si la forme la plus courante de logiciels malveillants constatée par les répondants, l’attaque par hameçonnage (42 %), exploite directement les employés comme point de faiblesse. » Le spécialiste en TI ne doit pas être la seule personne formée.

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Source : Pexels 

Comment faire ?

Une meilleure compréhension des menaces prévient beaucoup de problèmes. N’hésitez pas à mettre sur pied un programme de sensibilisation pour former et garder informés vos employés sur les risques et les bonnes pratiques. D’après le Centre canadien pour la cybersécurité, les entreprises doivent effectuer des activités sur une base régulière. Il est également recommandé de souvent mettre à jour les documents, tout en les laissant à la disposition des travailleurs.

Conjointement à la mise sur pied d’un programme de sensibilisation, élaborer une politique et des normes encadre et oriente la conduite des employés. Selon le site du gouvernement canadien Pensez cybersécurité, de tels documents s’avèrent indispensables pour aider les travailleurs à connaître leurs rôles et responsabilités en matière de sécurité informatique en entreprise. Il est possible d’y intégrer des lignes directrices sur l’utilisation d’Internet, des courriels, des médias sociaux, etc.

Les technologies transforment le quotidien et le visage du tourisme. Elles apportent de nombreux avantages tant aux entreprises qu’aux clients. Cela amène également les dirigeants à être proactifs en matière de cybersécurité. S’informer et se référer à des professionnels peut s’avérer une bonne solution. Plusieurs outils et documents sont disponibles pour les PME, tels que le Carrefour de l’apprentissage et de l’innovation et le guide de la Chambre de commerce internationale.

De nouvelles occasions de croissance et d’innovation se présentent désormais à l’industrie. D’ailleurs, l’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur milieu dans le virage numérique. L’adoption des technologies va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité des données, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

Quelles sont vos bonnes pratiques pour la cybersécurité de votre entreprise ?

 

Source de l’image à la une : Unsplash

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Technologies

L’industrie 4.0 : les enjeux du monde numérique

Les solutions numériques sont très employées dans l’industrie touristique, tant par les clients que par les entreprises. Les assistants vocaux, les chatbots, les modes de paiement électronique, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et le big data sont des sujets abordés de plus en plus fréquemment dans les médias. Ils transforment le quotidien et le visage du tourisme.

Ils s’inscrivent dans un contexte plus global : la 4e révolution industrielle. Bien que certains secteurs aient déjà entamé une profonde réflexion à ce sujet et s’adaptent en conséquence, l’industrie touristique commence tout juste à l’effleurer. Le Réseau de veille en tourisme propose un survol de certains concepts et enjeux de cette révolution.

Une nouvelle révolution ?

Selon la Banque du développement du Canada, le concept de la 4e révolution industrielle ou de l’industrie 4.0 se définit comme étant « le recours aux technologies numériques qui permettra à l’entreprise de réagir plus rapidement aux changements du marché, d’offrir des produits plus personnalisés et d’accroître son efficacité opérationnelle ». Cette révolution suit les précédents bouleversements industriels qui ont marqué l’histoire (voir l’image suivante).

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D’après la firme Deloitte, l’industrie 4.0 va bien au-delà de la simple production et de l’utilisation des technologies de pointe. Il s’agit de la manière dont les entreprises les combineront et les exploiteront pour optimiser leurs activités et leur croissance. Pour le secteur touristique, cette révolution offre de nouvelles occasions de développement et d’innovation à toutes les étapes du parcours du voyageur.

Quels sont les enjeux ?

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société. Dans ce contexte, plusieurs enjeux et défis touchent les entreprises.

L’offre et la demande

L’industrie 4.0 devient une nouvelle réalité numérique qui amène des modifications en ce qui a trait à l’exploitation, à la main-d’œuvre et à la société.

Selon Klaus Schwab, président exécutif du Forum économique mondial (FEM), la 4e révolution a un impact majeur sur l’offre et la demande. Du côté de l’offre, les nouvelles technologies répondent à des besoins en bouleversant l’industrie. Certaines entreprises misant sur le numérique, comme de nombreuses start-ups, créent des ruptures avec les façons de faire conventionnelles et bousculent plusieurs domaines, y compris ceux de la vente et de la distribution.

Concernant la demande, les entreprises doivent adapter leur façon de concevoir, de commercialiser et d’offrir leurs services en fonction des nouvelles attentes des consommateurs. Ces derniers demandent une plus grande transparence et une plus forte personnalisation. Leurs modes de consommation et leur engagement changent également.

Les ressources humaines

L’industrie 4.0 impose plusieurs défis de gestion des ressources humaines. Selon l’organisme de recherche et d’innovation CEFRIO, la maîtrise des technologies demande une expertise qui se trouve rarement au sein même d’une entreprise. L’embauche d’employés ou la formation des ressources déjà sur place « sera un enjeu incontournable de cette nouvelle ère », affirme l’organisme. De cet enjeu découle un constat important. Comme le rappelle M. Schwab, du FEM, même si la technologie permet de créer de nouveaux postes d’employés qualifiés, elle peut aussi remplacer d’autres catégories de travailleurs. Cela peut engendrer un sentiment de mécontentement et des préoccupations quant aux inégalités du marché du travail.

Cette révolution fait aussi apparaître une nouvelle génération de travailleurs, très à l’aise avec la culture numérique. La plupart d’entre eux s’avèrent déjà habitués aux technologies et désirent les utiliser dans leur milieu de travail. D’ailleurs, ces nouveaux outils peuvent s’avérer une bonne occasion d’améliorer et de faciliter les tâches des employés, notamment lors de la gestion d’un projet ou pour le télétravail.

La cybersécurité

À la fin du mois de novembre 2018, la chaîne hôtelière Marriott International dévoilait être victime de piratage. Pas moins de 500 millions de comptes clients ont été affectés. Cet exemple rappelle qu’aucune entreprise n’est à l’abri de ce genre de problème. L’importance de protéger les données de l’entreprise et des consommateurs est au cœur de l’industrie 4.0. L’adoption des technologies numériques va de pair avec une réflexion et une stratégie en matière de cybersécurité, de même qu’avec une saine gestion de son réseau informatique.

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Source : Pixabay

Bien que plusieurs attaques touchent les grandes compagnies, les PME ne sont pas nécessairement à l’abri des risques de piratage. Selon le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, les petites et moyennes entreprises constituent des passerelles de choix pour les cyberpirates qui cherchent à accéder aux plus grands joueurs. Plusieurs outils permettent de se renseigner à ce sujet. Le gouvernement du Canada offre un guide à l’intention des PME.

Au Québec

L’Entente de développement numérique des entreprises touristiques (EDNET) du ministère du Tourisme permet aux associations touristiques régionales d’accompagner les entreprises de leur région dans le virage numérique. Les associations proposent de nombreux outils, notamment un guide du promoteur, pour préparer une demande. D’autres documents pour bien évaluer ses besoins numériques et établir un plan d’action en fonction de son modèle d’affaires sont également disponibles. Il s’agit des premières étapes vers la réussite.

La vitesse de l’innovation et les bouleversements sont parfois difficiles à comprendre et à anticiper pour les entreprises. Pourtant, le monde de la technologie et du numérique transforme notre quotidien. La révolution est en marche, le voyez-vous ?

 

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Connaissez-vous les Hirondelles ?

Lors du Congrès excellence tourisme — attractions et événements, qui s’est tenu à Québec les 5 et 6 novembre dernier, Alain Simoneau, directeur adjoint à la sécurité et à la protection des actifs au Groupe CH, a présenté le projet des Hirondelles.

En juin 2017, le Conseil des Montréalaises a déposé un rapport contenant une liste de dix recommandations sur la sécurité des femmes et des jeunes femmes cisgenres et transgenres lors des événements extérieurs, à Montréal.

Avec la collaboration de l’Équipe Spectra, une nouvelle initiative baptisée Hirondelles fut créée. Sa mission : « Sensibiliser, prévenir et agir face aux diverses formes d’agressions et de harcèlement qui peuvent survenir auprès des femmes et des personnes qui auraient besoin d’aide lors de festivals et événements publics. »

Pendant les festivals, des intervenantes spécialisées, notamment en sexologie, accueillent les personnes en situation de vulnérabilité dans un espace non mixte et parcourent le site. Elles reçoivent également une formation du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l’Ouest-de-l’Île.

Le premier événement où les intervenantes furent présentes est le Festival international de Jazz. Plusieurs autres ont suivi, notamment les FrancoFolies, Heavy Montréal, Osheaga et ÎleSoniq. La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal s’est également jointe au projet.

Il s’agit d’une belle initiative pour rendre les villes et les événements publics plus sécuritaires pour les femmes. Qu’en pensez-vous ?