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Tourisme durable Transport

Capsule – Amateurs de culture, covoiturez!

Le projet Covoiturage Pour Sortir, mis sur pied en partenariat avec l’Opéra de Lyon, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et la Région Rhône-Alpes, est une plateforme de covoiturage événementiel qui gagne en popularité. Après avoir introduit le concept des trajets domicile-travail avec le site covoiturage-grandlyon.com, le Grand Lyon encourage ses résidents et les gens des environs à opter pour le covoiturage lorsqu’ils assistent à un spectacle.

Les amateurs de culture qui se rendent à une représentation et ont des places libres dans leur véhicule peuvent les offrir à d’autres. Depuis 2012, grâce à un partenariat avec Sitra et l’Office du Tourisme et des Congrès du Grand Lyon, le site répertorie au-delà de 500 événements, et plus de 1200 personnes sont inscrites à ce jour.

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Source: Covoiturage pour sortir

Un mode d’emploi simple

Les usagers n’ont qu’à consulter le site Web ou encore l’application mobile pour chercher le spectacle auquel ils prévoient assister. Ils ont alors accès aux différentes offres et demandes de covoiturage déposées par les autres participants, et sont ensuite avisés gratuitement par messagerie texte lorsqu’une nouvelle possibilité correspondant à leurs critères s’offre à eux!

 

Source : Le covoiturage pour sortir

Les organisateurs d’événements peuvent quant à eux y annoncer leurs manifestations, si elles se déroulent sur le territoire du Grand Lyon, à condition de promouvoir ce service de covoiturage. Un mode d’emploi à leur intention est d’ailleurs disponible en ligne.

Dans le même ordre d’idées, l’Automobile Club d’Aix-en-Provence et du Pays d’Aix, qui est partenaire de Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, propose un service de covoiturage pour se rendre aux différentes manifestations culturelles. Des espaces de stationnement situés à proximité du lieu où elles se déroulent sont également prévus pour inciter les participants à se prévaloir de ce service. En avril 2013, plus de 17 000 personnes étaient inscrites.

Au Québec, des initiatives en matière d’écomobilité ont déjà vu le jour, notamment pour favoriser l’accès aux espaces naturels et aux régions rurales (lire aussi: (Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales). De nombreux sites de covoiturage existent, et certains d’entre eux, dont covoiturage.ca, offrent également un volet pour les organisateurs d’événements: congrès, réunions de grande envergure, salons, galas, etc. Les festivals montréalais Pouzza Fest et MUTEK ont recours aux services d’AmigoExpress. Selon le Baromètre 2012 de la consommation responsable au Québec, près d’un Québécois sur trois (31,2%) a partagé sa voiture avec d’autres personnes au cours de la dernière année. Une ouverture d’esprit qui donne lieu à de belles initiatives liées au développement durable!

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Tourisme durable

Une machine à sous pour choisir son prochain voyage!

Dans le cadre de ses actions de promotion du tourisme en Suisse et de «l’expérience du bonheur», l’organisation helvétique propose aux internautes de jouer à la machine à sous pour définir leur prochain séjour en Suisse. De nombreuses possibilités de voyages durables sont suggérées, grâce à des modes de transport et à des activités ayant de faibles répercussions sur l’environnement.

La machine virtuelle propose des manières originales de découvrir des lieux en lançant des défis tels que «photographiez un endroit à différents moments de la journée et à partir de points de vue différents», «orientez-vous à l’aide d’un vieux guide déniché dans une brocante» ou «hurlez à la lune». Le voyage expérimental peut ensuite être partagé sur Facebook. À la différence du jeu de hasard, il est possible de faire sa propre combinaison en choisissant chacun des trois rouleaux. Mais cela n’enlève rien au plaisir du jeu!

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Source: assets.wwf.ch

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Tendances Transport

Les offres de vélopartage courtisent les touristes urbains

De Montréal à Hangzhou, en Chine, les utilisateurs se multiplient et les touristes urbains se joignent au mouvement. Populaire, pratique et écologique, leur usage fait parfois même la fierté de certaines villes. L’implantation d’un système de vélopartage semble être une tendance qui ne s’essouffle pas.

Aperçu de l’offre autour du monde

L’engouement que suscite l’offre de vélopartage se constate partout à travers le monde. Ces systèmes permettant une mobilité douce sont présents dans plus de 25 pays européens, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Au Canada, nous les retrouvons à Montréal, à Ottawa, à Toronto et à Golden (voir la figure 1). Il serait également question que Vancouver s’ajoute bientôt à la liste.

Figure 1

Les systèmes de vélopartage en Amérique du Nord (mai 2012)

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Source: Mineta Transportation Institute

En France, une vingtaine de villes se partagent le marché du vélopartage (voir la figure 2), aussi appelé vélo en libre-service, dont les trois plus importantes sont Paris (Vélib’), Lyon (Vélo’v) et Toulouse (VélÔToulouse).

Figure 2

Les systèmes de vélopartage en France

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Les principaux opérateurs qui se partagent le marché international (voir le tableau 1) comprennent notamment Bixi, qui assure une présence à Montréal (5 120 vélos), à Toronto (1 000), à Ottawa/Gatineau (250), à Londres (9 200), à Melbourne (600), à Washington/Arlington (1 395), à Minneapolis (1 200), à la Washington State University (84), à Boston (610) et à Chattanooga (300).

 

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 Source: Oracle

Hangzhou Public Bicycle représente néanmoins le plus important opérateur. En janvier 2013, il a été évalué que le système de vélopartage de la ville de Hangzhou comprenait 69 750 vélos et 2 965 stations, et que près de 94 000 000 de personnes l’employaient annuellement. Mentionnons enfin que la Chine, la Corée du Sud, Taiwan et le Japon constituent les marchés où la croissance de ce phénomène semble la plus importante au monde.

Une offre touristique appliquée au vélopartage

Pour cibler une clientèle touristique internationale, les organismes responsables du vélopartage ont tout avantage à adapter leurs services. Par exemple, voici trois suggestions émises par Atout France dans son étude intitulée «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique»:

  1. Inclure des abonnements de courte durée à des prix concurrentiels: abonnement à la journée, pour trois jours ou à la semaine.
  2. Faire traduire les informations relatives au service en plusieurs langues et sur divers supports: sur les bornes et les stations, en ligne, sur les applications mobiles ainsi que tout autre média pertinent.
  3. Faciliter les opérations bancaires menant à la location du vélo: s’assurer que les bornes acceptent les cartes étrangères ou proposer une solution de remplacement.

En plus de ces trois éléments de base, plusieurs villes à travers le monde alignent leur service avec d’autres besoins des touristes urbains. Voici deux exemples:

Lyon, France

Lyon propose une solution «tout-en-un» facilitant le séjour de ses touristes. En se procurant le laissez-passer touristique Lyon City Card, les visiteurs peuvent à la fois utiliser le système de vélopartage Vélo’v et entrer dans 22 musées, participer à plusieurs activités et profiter d’un accès illimité au réseau de transport en commun. Grâce à la technologie RFID, les visiteurs de la ville jouissent d’une multitude de services par l’intermédiaire d’une seule carte passe-partout.

 

Melbourne, Australie

L’organisme Melbourne Bike Share, qui exploite les vélos bleus australiens, propose une série de cartes thématiques aux touristes désirant visiter la ville sur deux roues. Celles-ci couvrent onze types d’intérêts, allant de la culture aux visites de marchés publics. 

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Source: Melbourne Bike Share

En plus des informations sur la thématique choisie, les cyclotouristes obtiennent des renseignements sur les emplacements des stations de vélopartage, les voies cyclables, les endroits où se procurer un casque et les gares.

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Source: Melbourne Bike Share

La mobilité sous toutes ses formes

L’usage d’appareils mobiles semble se marier naturellement avec l’expérience de vélopartage. C’est pourquoi plusieurs applications bonifiant le service en place voient régulièrement le jour. Par exemple, l’application Spotcycle permet notamment aux utilisateurs de connaître la disponibilité des vélos et la proximité des stations, ou encore de se créer un circuit ou un itinéraire à Montréal, à Ottawa, à Toronto, à Barcelone, à Londres et dans près d’une vingtaine de villes américaines.

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Source: Spotcycle

Une mobilité verte qui rayonne et triomphe

En plus d’être pratique et apprécié de ses utilisateurs, le vélopartage cadre avec des objectifs de mobilité durable en ville. Le Vélib’ de Paris a d’ailleurs été primé aux Trophées du Tourisme responsable en 2012, pour ses efforts en matière d’écomobilité.

Le caractère écoresponsable de ce mode de transport transparaît sur les outils de communication des principaux programmes de vélopartage. Ainsi, il est commun de diffuser de l’information à propos du nombre de tonnes de CO2 économisées grâce à de tels déplacements de même que des collaborations effectuées avec des partenaires impliqués dans le développement durable.

Est-ce que d’autres villes québécoises suivront bientôt cette tendance, qui semble s’intensifier à l’échelle mondiale?

 

Sources:

– Atout France. «Faciliter les mobilités pour enrichir l’expérience touristique», collection Ingénierie et développement touristique, 168 pages, décembre 2012.

– Jaillard, Laurence. «Lyon teste avec JCDecaux les vélos en libre-service pour les touristes», La Tribune, 30 novembre 2012.

– Mineta Transportation Institute. «Public Bikesharing in North America: Early Operator and User Understanding», MTI Report 11-26, 156 pages, juin 2012

– OBIS. «Optimising Bike Sharing in European Cities – A Handbook», juin 2011.

– Press, Elizabeth. «The Biggest, Baddest Bike-Share in the World: Hangzhou China», 1er juin 2011.

– Shaheen, Susan A., Hua Zhang, Elliot Martin et Stacey Guzman. «China’s Hangzhou Public Bicycle», consulté en ligne le 15 mars 2013.

– The Bike-sharing Blog. «The bike-sharing world», 26 janvier 2013.

– Tse, Katherine. «A look at Taipei: bike-sharing programs and sustainable tourism», 9 janvier 2013.

Sites Web:

– Melbourne Bike Share

– Site officiel de Lyon

– Spotcycle

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Transport

La pause sur autoroute revisitée

Symboliquement baptisée Eden, la nouvelle aire d’autoroute de la Chaponne, située entre Paris et Lyon, rompt avec les codes habituels des aménagements routiers. Imaginée par le célèbre designer et architecte Ora-ïto, elle offre des espaces conçus pour orienter le visiteur intuitivement et l’inviter à flâner plus longtemps sur le site. Cette aire d’autoroute en forme de dôme au toit végétalisé est le premier bâtiment de ce genre certifié haute qualité environnementale (HQE). La zone principale offre aux clients: espace moderne et coloré, jeux pour enfants et garderie, restaurants, toilettes high-tech, zone Wi-Fi, épicerie et écrans d’informations routières, météorologiques et touristiques.

Les voyageurs peuvent visionner, grâce à un totem d’écrans géants, un diaporama des différents sites touristiques de la région (département de l’Yonne, en Bourgogne) avec photos à l’appui et indications géographiques.

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© Réseau de veille en tourisme

À l’extérieur, les concepteurs ont voulu en finir avec les formes et panoramas hostiles; le site tourne le dos au flux de voitures et offre plutôt une vue dégagée sur les prairies, des courbes et des arrondis dessinent les édifices, la végétation cache les stationnements des promeneurs et la signalétique est limitée.

L’aménagement paysager est zen, propice à l’activité physique et il invite à la contemplation: aires de pique-nique fleuries, parcours tonique, marché couvert où les exploitants des environs présentent leurs produits locaux, zone canine, etc.

Également dotée de la première borne de charge rapide universelle, qui permet de recharger 80% des batteries des véhicules électriques en moins de 20 minutes, Eden marque l’émergence d’une nouvelle ère d’arrêts et d’infrastructures (lire aussi: Un vent d’air frais sur notre réseau de haltes routières!). Cette borne est entièrement automatisée; l’utilisateur n’a donc qu’à entrer un code pour lancer la charge et peut par ailleurs profiter pleinement de sa pause sur le site.

 

Sources:

– Groupe Elior. «Changer la vision de la mobilité et de la pause sur autoroutes», consulté le 23 janvier 2013.

– Morales, Franck. «Le groupe Elior a investi près de 10 millions d’euros pour moderniser l’aire d’autoroute sur l’A6», Lyonne.fr, 29 mai 2012.

– Ora-ïto. Dossier de presse «L’aire du futur Eden», juillet 2012.

– Torregrossa, Michaël. «DBT installe la première borne de charge rapide universelle à la station BP de Chaponne», Avem.fr, 20 juillet 2012.

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Transport

La situation du transport aérien au Canada préoccupe

Le ministre d’État (Petite entreprise et Tourisme), l’honorable Maxime Bernier, a assuré les Québécois, et plus particulièrement la communauté montréalaise, qu’il les appuierait dans leurs efforts pour développer des liaisons aériennes vers des destinations asiatiques, compte tenu du fort potentiel de croissance de ce marché. M. Bernier a fait cette déclaration lors de l’ouverture de la saison des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG UQAM, le 5 novembre dernier.

Les dessertes aériennes: le nerf de la guerre!

Les aéroports canadiens desservent de multiples destinations sur plusieurs continents, mais il semble que certains aéroports et certaines clientèles soient favorisés. Par exemple, le Québec fait piètre figure en ce qui concerne les liaisons directes avec l’Asie de l’Est (Chine, Japon et Inde, entre autres) qui pourtant, selon l’OMT, constitue le marché qui enregistrera le plus haut taux de croissance en termes de voyages internationaux au cours des prochaines années. Alors que, pour la semaine du 7 au 13 novembre 2012 le site Internet de l’aéroport international de Vancouver annonçait 125 vols directs vers 10 destinations asiatiques, celui de l’aéroport international Pearson de Toronto proposait 78 vols hebdomadaires vers 9 destinations de l’Asie et 37 vers 6 destinations d’Amérique du Sud au cours de l’été 2012 (25 mars au 27 octobre); et celui de Montréal n’en n’offrait aucun!

Devant ce constat, M. Bernier, comme député de Beauce, a accueilli favorablement l’idée d’une augmentation de vols à destination de l’aéroport international Montréal-Trudeau et s’est dit enclin à soutenir Montréal si une compagnie aérienne asiatique ou sud-américaine voulait accroître sa fréquence de vols à destination du territoire canadien.

M. Bernier a quand même tenu à souligner que, selon le forum économique mondial, le Canada se situe au 10e rang sur 139 par rapport à son ouverture aux marchés dans le transport aérien. Il reconnaît que les aéroports canadiens vivent une problématique structurelle qui les rend moins concurrentiels que les aéroports américains. En effet, ces derniers étant subventionnés par l’État et le gouvernement fédéral, ils sont en mesure d’offrir des tarifs très compétitifs, et ce, même à la clientèle québécoise, qui ne se gêne d’ailleurs pas pour traverser la frontière pour prendre un vol à destination des États-Unis. Le Canada a entrepris une certaine privatisation des aéroports sous l’ancien gouvernement, mais comme celle-ci n’est pas entièrement complétée, les aéroports canadiens doivent vivre avec les revenus qu’ils perçoivent des transactions. L’idée d’une capitalisation boursière, qui permettrait aux aéroports de diminuer les taxes aux voyageurs, est présentement à l’étude au ministère des Transports. Comment tout cela se terminera? À l’avantage, cette fois, du Québec… Espérons-le!

 

Lire aussi l’article de Nathaëlle Morissette dans La Presse du 14 novembre : Chine et Amérique du Sud: des vols directs de Montréal?

 

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Transport

Les tarifs aériens sont-ils trop coûteux?

Les tarifs aériens au Canada sont élevés. Les Canadiens traversent de plus en plus la frontière pour aller prendre l’avion à meilleur prix. Au Canada, un pays vaste aux attraits dispersés, la compétitivité de l’industrie touristique souffre; le Canada a glissé du 5e au 11e rang mondial de 2009 à 2011, selon l’index de compétitivité du tourisme et des voyages du Forum économique mondial. La plupart des intervenants du monde aérien présents au Comité sénatorial permanent des transports et des communications imputent essentiellement l’écart de prix entre les tarifs au départ du Canada contre ceux à partir des Etats-Unis aux droits et aux taxes imposés aux transporteurs au Canada, selon un rapport publié en juin 2012.

Le Conseil des Aéroports du Canada (CAC) estime à 4,8 millions les Canadiens qui sont partis d’un aéroport américain en 2011, soit 15% de plus qu’en 2010. Cela équivaut au nombre de passagers qui transitent annuellement dans un aéroport de taille moyenne. Selon le CAC, la différence moyenne entre des départs du Canada et des États-Unis pour des vols aller-retour vers des destinations américaines populaires est d’environ 428$. Cet écart peut valoir le détour. Pour illustrer l’ampleur du problème, l’organisme a tenu en mars 2012 une conférence dont le thème était «L’un de nos aéroports a disparu».

En comparant des aéroports canadiens avec quatre aéroports frontaliers américains, Air Canada a calculé que les frais de «structure» (redevances de navigation et d’atterrissage, frais d’améliorations aéroportuaires, droits de sûreté) sont de 229% inférieurs aux États-Unis. Voilà une bonne façon d’inciter les transporteurs à rabais à desservir le marché canadien par ces aéroports.

Les loyers

Les aéroports du Réseau national des aéroports (RNA) paient au gouvernement fédéral un loyer en fonction de leurs recettes brutes. En 2009, les huit plus importants aéroports ont payé 268 millions de dollars en loyer, soit 11% de leurs recettes totales. En 2011, Aéroports de Montréal a déboursé en loyer plus de 43 millions de dollars (3,15$/passager).

Les taxes et les redevances

Plusieurs autres taxes et redevances font monter le coût des déplacements:

  • Les droits pour la sécurité des passagers avant l’embarquement et pour les bagages. Ils seraient les plus élevés au monde, selon le président de l’Association du transport aérien du Canada;
  • Les redevances de contrôle aérien de NAV Canada qui doivent couvrir les coûts occasionnés par ce service.
  • Les frais d’améliorations aéroportuaires. Les infrastructures aéroportuaires du Canada sont les meilleures au monde, selon le Forum économique mondial. Cela se répercute sur le prix des billets.
  • La taxe d’accise perçue sur le carburant. Elle coûterait 100 millions de dollars par an à l’industrie de l’aviation.
  • Les taxes municipales ou les paiements versés en remplacement d’impôts. À Aéroports de Montréal, ce sont des frais de plus de 40 millions de dollars en 2011.
  • La taxe sur les produits et services et la taxe harmonisée qui s’appliquent au coût total des billets d’avion.

Ampleur des frais ajoutés sur les tarifs aériens canadiens

L’exemple 1 (voir image ci-après) nous apprend que le tarif de base d’un vol Toronto- Orlando passe de 118$ à 208$ après l’application des droits et des taxes, qui représentent 43% du prix total. De Buffalo, le prix de base d’un vol vers Orlando grimpe de 124$ à 145$ après les taxes, qui ne représentent que 14,4% du prix total.

Le tableau 2 démontre l’importance des frais ajoutés au tarif de base du transporteur WestJet ainsi que l’écart de ces mêmes frais entre le Canada et les États-Unis et les différences entre les provinces. Le désavantage pour les passagers canadiens est un peu moindre que dans l’exemple 1.

Le départ de Chicago, moins coûteux pour le tarif de base, ne comporte que 12% de frais ajoutés. Les départs du Canada pour des vols intérieurs ou transfrontaliers incluent des frais supplémentaires variant de 24% à 33% du prix total du vol. On note aussi que le vol en partance de Montréal affiche les frais ajoutés les plus élevés (33%) et ceux en partance de Calgary ont les plus bas (entre 24% et 29%).

La philosophie canadienne de l’utilisateur-payeur a un impact majeur sur le prix des vols aériens et nuit à la compétitivité de l’industrie touristique. Elle explique que le Forum économique mondial classe le Canada au 125e rang sur 133 pays pour le critère «taxes et frais d’aéroport». Le rapport du comité sénatorial oublie toutefois de mentionner que les États-Unis et l’Australie surprennent par un classement pire, en occupant respectivement les 129e et 127e rangs. Toutefois, la situation varie beaucoup d’un aéroport américain à l’autre. Les aéroports frontaliers qui visent le marché canadien échappent généralement aux frais significatifs ajoutés au prix de base. De plus l’offre de « voyages à rabais » occupe une place importante aux États-Unis, mais ne parvient pas à s’imposer au Canada.

 Exemple 1

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Source: Rapport du comité sénatorial sur les transports. «L’avenir des déplacements aériens au Canada: poste de péage ou bougie d’allumage»

Composantes du prix de vols de Westjet annoncés pour le 15 août 2012 en dollars canadiens ou américains

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Pour les vols transfrontaliers de ou vers Chicago, les tarifs et les frais sont en dollars américains. Pour les vols à l’intérieur du Canada, les tarifs et les frais sont en dollars canadiens.

Le manque de concurrence

L’abolition ou la réduction des loyers, des redevances et des taxes améliorerait la compétitivité des aéroports canadiens par rapport à leurs concurrents frontaliers, mais ne règlerait pas l’ensemble du problème. Selon le Dr Ambarish Chandra du Rotman School of Management de l’Université de Toronto, les tarifs de base sont sensiblement plus élevés au Canada.

Au Canada, le manque de concurrence est bien réel, tant pour les vols intérieurs qu’internationaux. Air Canada et WestJet occupent 90% du marché. Le transport terrestre n’est pas en mesure de concurrencer l’avion comparativement à l’Europe. Le Dr Chandra critique une politique générale qui protège les intérêts des transporteurs au détriment de ceux des passagers.

Si les frais ajoutés peuvent décourager les transporteurs à rabais d’offrir leurs services au Canada, la règlementation protectionniste qui favorise les transporteurs canadiens, notamment en matière de cabotage, nuit aussi à la concurrence et par ricochet, à une baisse des prix.

Un frein réel à l’industrie touristique canadienne

Par exemple, un voyageur étranger qui souhaiterait visiter la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec dans un même voyage sera refroidi par le coût du transport aérien. Pourtant, les déplacements intérieurs sont bien souvent accessibles dans d’autres destinations grâce aux entreprises low cost (par exemple en Chine ou au Royaume-Uni). Ce frein important nuit à l’attractivité de la destination. D’autre part, selon le Dr Chandra, le nombre de passagers par mille habitants canadiens sur des vols intérieurs au Canada est plus de deux fois moindre qu’aux États-Unis. Le coût élevé des voyages aériens explique probablement en partie cet écart et décourage les Canadiens de voyager davantage chez eux.

Dans un pays aussi vaste où les attraits sont étalés sur de grandes distances, l’impact des tarifs aériens devient déterminant dans la mise en valeur de l’offre touristique. Il devient plus difficile d’attirer des touristes étrangers et de stimuler le tourisme domestique interprovincial. Du coup, le Canada se retrouve privé d’une partie des recettes touristiques provenant des voyages à l’étranger de ses ressortissants qui prennent leur vol aux États-Unis. La problématique des tarifs aériens au Canada devrait occuper davantage d’importance dans les politiques touristiques futures au Canada.

 

Le comité sénatorial innove en recommandant que le Canada se dote d’une stratégie nationale où le transport aérien serait vu comme un moteur économique et touristique et où les déplacements en avion seraient plus concurrentiels.

 

Sources :

 – Rapport du comité sénatorial permanent des transports et des communications

– «L’avenir des déplacements aériens au Canada : Poste de péage ou Bougie d’allumage»

Témoignages entendus au comité sénatorial 

Témoignage du Dr Ambarish Chandra, Rotman School of Management, Université de Toronto

États financiers vérifiés 2011 et 2010, Aéroports de Montréal

Statistiques passagers, Aéroports de Montréal

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Marchés géographiques Transport

L’internationalisation des aéroports régionaux au Québec

Le monopole de l’aéroport de Montréal sur les voyages internationaux et transfrontaliers du Québec s’amenuise petit à petit. En plus de l’aéroport Jean-Lesage à Québec, cinq autres sont actifs dans le domaine des liaisons internationales en 2011. Ce phénomène d’internationalisation favorise surtout les voyages des Québécois vers l’étranger. Le vrai défi consiste à offrir des vols internationaux qui amènent des touristes dans les régions, comme le fait l’aéroport La Macaza–Mont-Tremblant.

Le dynamisme de l’aéroport de Québec

En 2010, l’aéroport de Montréal sert 93% des voyageurs transfrontaliers et internationaux des aéroports du Québec, ce qui représente 2,5% de moins que la part de marché qu’il détenait en 2005. L’aéroport de Québec est le principal responsable de cette perte relative(voir le tableau 1).

Quelque 548 000 passagers transfrontaliers et internationaux ont embarqué et débarqué en 2010 à l’aéroport Jean-Lesage, soit 6% de tous les passagers québécois. Il s’agit d’une croissance de 145% par rapport à 2005 (217% pour les seuls voyages internationaux). Dans les onze premiers mois de 2011, les voyageurs transfrontaliers y ont crû de 9%, et les voyageurs internationaux, de 23%.

Quatre transporteurs américains (United, Delta, Continental et US Airways) et quatre transporteurs canadiens (Transat, Sunwing, Canjet et Westjet) offrent des liaisons directes hors du Canada. Six villes des États-Unis, dix destinations soleil et deux villes de France (Transat) sont desservies par l’aéroport Jean-Lesage. Air Canada n’y a pas de liaisons directes vers l’étranger. Elles se font par des correspondances à Montréal ou à Toronto, ce qui est comptabilisé comme des vols domestiques pour Québec.

Les transporteurs canadiens actifs à l’international développent essentiellement le tourisme expéditif vers les destinations soleil.

Les liaisons directes pour les États-Unis et la France favorisent aussi le tourisme réceptif pour la région et le Québec. En 2010, le poste de douane de l’aéroport a contrôlé 290 490 passagers entrant au Canada, dont 23% (65 528) sont des non-résidents canadiens. Ce pourcentage est un indice de l’apport des vols transfrontaliers et internationaux au tourisme réceptif. L’amélioration des liaisons vers les États-Unis crée également des conditions plus favorables pour attirer des croisières dont le port d’embarquement et de débarquement est à Québec.

Cinq aéroports régionaux engagés dans des liaisons internationales

Les transporteurs canadiens se livrent une concurrence vigoureuse sur les destinations soleil. Pour se rapprocher de ses clients, Sunwing offre des départs dans quelques régions du Québec en 2006. Transat, en partenariat avec Canjet, a emboîté le pas.

Sunwing réserve un certain nombre de places pour la clientèle des aéroports régionaux, et le reste est attribué à des passagers transitant par un aéroport majeur comme celui de Québec ou de Montréal. Transat–Canjet propose plutôt un vol direct au départ, mais au retour, le vol comprend une escale pour le passage aux douanes.

Cinq aéroports régionaux offrent des liaisons internationales en 2011 (voir le tableau 2). L’aéroport de Bromont a annoncé son intention de le faire, mais le projet est encore à l’étude.

À l’exception de La Macaza–Mont-Tremblant, les quatre autres aéroports favorisent le tourisme expéditif et doivent composer avec l’absence sur place d’un service des douanes. Les services internationaux sont saisonniers.

Situé au Saguenay, l’aéroport de Bagotville est l’aéroport régional le plus actif à l’international; 7 795 passagers sont partis durant la saison d’hiver 2010-2011 pour une destination soleil. C’est 15% de plus que la saison précédente, ce qui laisse croire que le plateau de développement n’est pas encore atteint.

À Sept-Îles, Sunwing offre en hiver un vol par semaine vers Varadero avec escale à Montréal à l’aller et au retour.

À Val-d’Or, Sunwing propose un vol par semaine en hiver vers la République dominicaine avec escale à Québec à l’aller et au retour.

À Rouyn-Noranda, Transat, en collaboration avec Canjet, offre un vol direct par semaine à Cancùn depuis le 21 décembre 2011 avec un appareil de 189 passagers. Au retour, le vol fait escale à Ottawa pour les formalités douanières.

La Macaza–Mont-Tremblant est une exception. L’aéroport met l’accent sur le tourisme réceptif pour soutenir l’achalandage de la Station Tremblant. Porter Airlines y confirme pour l’hiver 2011-2012 un lien direct par semaine vers Newark avec un appareil de 70 sièges. Il propose aussi 16 vols vers Toronto avec des correspondances vers plusieurs villes américaines.

En 2010, 902 passagers de vols commerciaux sont passés à son contrôle douanier. Ce chiffre n’inclut pas les entrées sur les vols de Toronto qui ne passent pas à la douane, et les vols effectués par des avions privés.

 

Aéroport La Macaza–Mont-Tremblant

À Bromont, l’aéroport compte déjà sur un service de douane assuré au besoin par le poste frontalier de Stanstead. Le projet d’internationalisation, toujours à l’étude, s’inspire de l’aéroport international d’Abbotsford situé à proximité de l’aéroport de Vancouver.

Il serait question d’offrir des liaisons régulières d’affaires ainsi qu’une ou des destinations soleil actuellement desservies avec Sunwing ou Transat. La proximité et la concurrence de Montréal, de Plattsburgh et de Burlington constituent le défi. On mise donc sur le marché régional, les problèmes de congestion à Montréal et des délais d’attente plus courts pour rivaliser avec l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau.

Le vrai défi reste à relever

Les liaisons internationales favorisent donc essentiellement le tourisme expéditif, c’est-à-dire le tourisme du Québec vers l’étranger. L’aéroport La Macaza-Mont-Tremblant est la seule véritable exception.

L’offre de départs vers le Sud améliore les services offerts à la population des régions. Ces départs évitent aux voyageurs des frais de déplacement et de séjour pour se rendre aux aéroports majeurs québécois. C’est une façon d’encourager les vacances à l’étranger et de réduire les dépenses faites au Québec liées à ces voyages.

Les transporteurs jugent plus rentable d’offrir les destinations soleil aux Québécois que d’attirer les touristes étrangers dans les régions du Québec. Tout de même, en rivalisant les unes contre les autres sur les marchés de petite taille, les transporteurs tentent «un pari risqué» selon Jacques Roy, spécialiste en transports à HEC Montréal. Le potentiel d’expansion restera limité, sauf à Québec.

Est-il possible de développer des services aériens qui soutiendront la venue de touristes en région? L’exemple de La Macaza est inspirant; les efforts de Québec sont encourageants. Bromont peut-il jouer le rôle de La Macaza pour les Cantons-de-l’Est? Peut-on mettre en place d’autres liaisons saisonnières pour les touristes d’agrément ailleurs au Québec ? Voilà le vrai défi.

Sources:

– Site Web des aéroports concernés et validation téléphonique auprès de ces aéroports.

– Statistique Canada, catalogues 51-203-XIF pour 2005 et 51-203-X pour 2010.

– Les affaires.com. «L’offre des vols internationaux s’intensifie en région», 7 mai 2011.

– Mont-Tremblant, «Porter transportera des New-Yorkais vers Tremblant cet hiver», communiqué de presse, 2 octobre 2011.

– Agence des Services frontaliers du Canada, compilation spéciale.

 Sites Web:

Aéroport de Bagotville

Aéroport de Bromont

Aéroport La Macaza-Mont Tremblant

Aéroport de Rouyn-Noranda

Aéroport de Sept-Îles

Aéroport de Val d’Or

 

Henri Chapdelaine – Consultant senior Union V
Détenteur d’une maîtrise en aménagement du territoire de l’Université d’Ottawa et d’une licence en géographie de l’Université Laval, Henri Chapdelaine a mené une carrière de 36 ans dans les domaines du développement économique et touristique au gouvernement du Québec.S’étant joint au ministère du Tourisme en 1985, il a occupé divers postes d’encadrement, notamment comme directeur général du développement, directeur général de la recherche et de la planification et directeur général des services aux clientèles touristiques. Il a été responsable du développement du système de gestion de la destination BonjourQuébec.com.Depuis sa retraite en 2007, il agit comme consultant senior. En 2011, il fait partie de l’équipe de l’entreprise Vecteur 5 et il a fondé sa propre entreprise de communications, Union V.
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Produits et activités

Les traversiers: plus qu’un simple moyen de transport!

Partout à travers le monde, de nombreux traversiers assurent le transport quotidien de passagers et de marchandises entre deux rives. Puisqu’ils sont devenus, au fil du temps, un moyen de transport utilisé par les touristes, les compagnies ont développé leurs produits en conséquence. L’offre prend plusieurs formes: mise sur pied de forfaits, création d’itinéraires sur la terre ferme, droits de passage adaptés, participation à des événements locaux… Jetons un coup d’œil sur quelques exemples innovants d’ici et d’ailleurs.

Cape May – Lewes aux États-Unis

Administrée entièrement par la Delaware River & Bay Authority, cette liaison relie sur une base annuelle Cape May, au New Jersey, et Lewes, au Delaware. Un élément intéressant de ce traversier réside dans la présence d’un programme varié d’événements ponctuels ou récurrents, qui divertissent les passagers à terre ou en mer. Parmi ces activités, on compte de l’animation par des guides naturalistes en collaboration avec le Wetlands Institute, un organisme de protection des milieux humides et riverains situé au New Jersey. Ils offrent aux passagers la possibilité d’entrer en contact avec des espèces animales de la région et de connaître leurs spécificités.

 

Source : Cape May-Lewes Ferry

Soulignons également le partenariat établi avec la Garden State Wine Growers Association, qui permet la tenue d’un festival annuel des vins sur le site même de la gare maritime du traversier. De plus, un marché public met en valeur les produits des artisans et des maraîchers de la région chaque samedi de l’été. Une attention spéciale a aussi été portée aux familles: sur certains trajets prédéterminés, une mascotte, des magiciens et des musiciens divertissent les enfants à bord. Suivant encore cette approche touristique, la Delaware River & Bay Authority a prévu des navettes qui relient directement les gares maritimes de chacune des deux rives et leur centre-ville respectif. Finalement, afin de bénéficier de l’affluence générée par les casinos d’Atlantic City, l’entreprise offre un rabais à ses clients qui désirent séjourner au Tropicana Casino Resort.

Caledonian MacBrayne en Écosse

Cette compagnie écossaise, propriété gouvernementale, dessert 24 destinations sur la côte ouest de l’Écosse entre les îles d’Aran et l’île Lewis. Elle gère 29 traversiers parcourant 25 routes différentes. Pour l’année financière 2009-2010, elle a transporté quelque 4,8 millions de passagers.

Source: Caledonian MacBrayne

D’un point de vue touristique, la compagnie propose différents itinéraires combinant des excursions à terre. Elle a produit des brochures, accessibles en ligne, pour chacune des principales régions desservies. Afin de satisfaire les touristes qui souhaitent découvrir l’Écosse par ce moyen de transport, la société a mis sur pied un droit de passage mensuel nommé Island Hopping, qui permet au détenteur d’embarquer à bord du traversier et d’en débarquer à sa guise le long des différents trajets. Autre innovation, elle a aussi choisi de miser sur l’attractivité du fameux whisky écossais pour attirer la clientèle. Elle propose sur son site Internet plusieurs trajets intitulés Whisky Hopscotch, conçus de concert avec les distilleries de la région.

Source: Caledonian MacBrayne

Northumberland Ferries Limited (NFL) dans les provinces maritimes

La compagnie canadienne Northumberland Ferries Limited (NFL) relie les villes de Caribou, en Nouvelle-Écosse, et de Woods Islands, à l’Île-du-Prince-Édouard, de mai à décembre. Environ 475 000 personnes utilisent annuellement cette liaison. En haute saison, on dénombre jusqu’à neuf traversées par jour.

NFL s’implique dans le développement touristique de sa région de façon innovante. À l’occasion de la programmation de 2011 du Fall Flavours, le festival culinaire annuel de l’Île-du-Prince-Édouard, la compagnie a organisé un repas croisière mettant à l’honneur la célèbre chef Lyne Crawford de Food Network et d’autres chefs de la région. Ceux-ci avaient pour mission de concocter un festin en valorisant les produits du terroir. Les convives pouvaient aussi compter sur la présence d’un groupe de musiciens locaux pour créer l’ambiance.

 

Source: Northumberland Ferries Limited

BC Ferries en Colombie-Britannique

Cette compagnie privée britanno-colombienne offre des liaisons hebdomadaires dans cinq régions différentes, divisées en une vingtaine de trajets et reliant le continent et les îles de Vancouver et d’Haida Gwaii.

Son service de voyages, BC ferries Vacations, offre différents choix de forfaits vacances sur son site Internet. Les internautes ont accès à une carte qui utilise l’application de Google Maps, à des informations, à des photographies et à des options d’hébergement pour chacune des destinations desservies par les traversiers. De plus, la compagnie a récemment inauguré un centre de réservation au centre-ville de Vancouver. Sur place, on fournit aux visiteurs des outils interactifs, dont un écran géant (voir l’image ci-dessous), afin de leur faciliter la tâche dans la planification de leurs vacances.

 

Source: BC Ferries

Ces exemples variés et innovants démontrent à quel point les sociétés ou compagnies de traversiers peuvent contribuer à développer l’offre touristique d’une région. Un véritable vent de fraîcheur pour un secteur qui n’a traditionnellement pas l’habitude de jouer ce rôle. Au Québec, les 13 traversiers qui desservent des régions à fort potentiel regorgent d’une multitude d’attraits en tout genre!

 

Sources:

BC Ferries

–  Caledonian MacBrayne

–  Cape May – Lewes

–  Northumberland Ferries Limited

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Enjeux Transport

(Éco)Mobilité vers les espaces naturels et les régions rurales

De nombreux Québécois et touristes sont restreints lorsqu’ils visitent la province sans voiture. Se rendre dans des parcs et des campagnes semble parfois même impossible pour ce type de visiteur. Des navettes ou des projets de partenariat avec les compagnies de transport collectif pourraient contribuer à résoudre cette problématique. Nous avons sélectionné trois exemples de bonnes pratiques qui illustrent des solutions d’écomobilité vers des espaces naturels.

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Produits et activités Transport

Les taxis touristiques

Les chauffeurs de taxi interagissent avec de nombreux touristes et constituent même parfois le premier contact qu’a un visiteur à destination. L’importance de leur rôle a insufflé à l’industrie du tourisme un vent de changement aux quatre coins de la planète. Orientée vers l’expérience des visiteurs, sur l’eau comme sur la terre, la mission des taxis touristiques va parfois au-delà du déplacement des clients entre un point A et un point B!