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L’évolution du slow travel

À l’ère de la rapidité et de l’instantanéité, le slow travel s’impose comme un contre-balancier salutaire. Souvent caractérisé par des voyages de proximité, une faible empreinte écologique et une mise en valeur de l’expérience touristique comme telle, le slow travel suscite encore des débats quant à ses éléments de définition. Difficiles à cerner et à mesurer, les tendances sociétales actuelles consolident néanmoins sa raison d’être et sa croissance.

Le slow travel a vu le jour en 1999 et découle du mouvement slow, originaire d’Italie en 1986. Ce dernier est né en réaction au rythme de vie et de travail très rapides, à l’augmentation du niveau de stress et à la perception de devoir être en mode multitâche constamment.

En ce qui concerne le slow travel, il suppose de ralentir le rythme pour mieux apprécier toute l’expérience touristique, de prendre le temps de découvrir une destination plus en profondeur, de s’ouvrir à l’environnement local et de s’insérer dans une vie sociale. L’idée est aussi de réduire le nombre d’expériences pendant les vacances et de se concentrer sur la qualité de celles-ci. Diverses définitions prennent souvent en compte le mode de transport, mais excluent habituellement l’avion. Dans cette analyse, nous retiendrons un concept qui n’est pas défini par un mode de transport particulier ou encore par certaines destinations, mais plutôt par l’approche du touriste par rapport au voyage. (Lire aussi: La tendance «Slow» se propage!)

C’est en comparant le slow travel au tourisme traditionnel qu’on le définit le mieux.

Les principales motivations

Le choix de certains modes de transport

Que ce soit pour se rendre à une destination ou pour se déplacer dans les alentours, certains modes de transport témoignent de la volonté des voyageurs de prendre leur temps et leur permettent de découvrir davantage le territoire qu’ils traversent.

  • Le train est fortement associé au slow travel, principalement en raison de sa faible incidence écologique, du fait que c’est une façon généralement relaxante de voyager et il s’agit d’un moyen de transport plus lent que l’avion.
  • La navigation à voile ou à rame (les grandes croisières ne satisfont habituellement pas les critères du slow travel).
  • Le vélo, qu’il soit utilisé pour rayonner autour d’une destination ou encore pour parcourir une région en passant des nuitées à différents endroits.
  • La randonnée pédestre, dans le même esprit que celui du vélo.
  • L’autobus public est un mode de transport qui permet de relaxer, de rejoindre de petites municipalités et de côtoyer la population locale.

Expérimenter une destination dans son ensemble

Les activités auxquelles on se réfère souvent lorsque l’on pense au slow travel sont davantage de l’ordre de «faire» et de «vivre» que de «voir»:

  • résider dans un lieu d’hébergement disposant d’une cuisine et préparer des repas avec des aliments locaux;
  • visiter les marchés et les boutiques;
  • relaxer dans les cafés et les établissements servant des produits régionaux;
  • interagir avec la population;
  • se familiariser avec la langue, puis l’apprendre;
  • s’intégrer à la communauté en se restaurant aux endroits fréquentés par les résidents;
  • suivre le rythme de la vie locale, ne pas se fier seulement aux guides touristiques.

Le souci de l’environnement

Le slow travel est attirant pour ceux qui se préoccupent de leur empreinte écologique. Il ne s’agit cependant pas d’une motivation pour tous les touristes slow.

Des raisons budgétaires

Alors que la plupart des adeptes le font volontairement, certains y participent en raison de contraintes budgétaires. Quoiqu’il s’agisse d’un sujet peu documenté,on peut supposer que le slow travel est susceptible de coûter moins cher, ne serait-ce qu’en transport.

Les destinations à découvrir lentement

Plusieurs destinations orientent leur offre vers des expériences inspirées du slow travel.

Les Perles des Alpes (Alpine Pearls) consistent en un réseau de 24 destinations des Alpes européennes à travers l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche, la Suisse et la Slovénie. Ces communautés proposent des façons simples de passer un séjour de tourisme durable. Les déplacements se font sans voiture – on s’y rend généralement en train et ensuite on se déplace en vélo, en randonnée, à cheval, en autocar ou par d’autres modes en hiver. Les lieux participants s’engagent à respecter dix «promesses» comme la promotion de la culture alpine, ses traditions et sa cuisine.

Source: Alpine Pearls

Traversant Springer Mountain dans l’État de Georgie jusqu’au mont Katahdin dans le Maine, le Sentier des Appalaches (3500 kilomètres) se poursuit ensuite au Québec et au Nouveau-Brunswick pour rejoindre le cap Gaspé (1034 kilomètres). Paradis des randonneurs, le sentier promeut une expérience de slow travel et est associé à la campagne Leave no Trace, qui favorise de bonnes pratiques environnementales.

L’île Stradbroke dans le Queensland en Australie est devenue en 2006 la première slow island. Cette appellation lui permet de rejoindre les clientèles intéressées par la préservation de la nature et la rencontre des résidents.

Outre les destinations, mentionnons qu’il existe de nombreuses entreprises offrant des voyages sur un rythme lent, que ce soit des producteurs de services ou des grossistes. Soulignons également la prolifération et la popularité des guides de voyages qui suivent ce mouvement.

Les tendances sous-jacentes

Certaines tendances récentes favorisent le développement de produits répondant au slow travel.

  • Le vieillissement de la population. Les baby-boomers et les seniors voyageront pendant encore de nombreuses années. Expérimentés, ils rechercheront de nouvelles formules, plus personnalisées et riches sur le plan culturel. De plus, étant souvent à la retraite ou à la semi-retraite, ils disposent de plus de temps qu’auparavant et que les générations plus jeunes.
  • Le besoin de décrocher de la technologie.
  • La recherche d’expériences plus authentiques et du bien-être.
  • Le regain de popularité du tourisme domestique depuis la récession encourage les déplacements courts et les modes d’hébergement plus accessibles comme le camping.
  • Enfin, la croissance soutenue du slow travel depuis une plus longue période est principalement due à l’engouement pour le tourisme responsable auquel il est intimement lié.

Adopter la devise: lentement mais sûrement!

 

Sources:

– Mintel. «The Evolution of Slow Travel», Travel and Tourism Analyst, no 4, mars 2011.

– Heitmann, Sine, Peter Robertson et GhislainePovey. «Slow Food, slow Cities and Slow Tourism», tire du collectif. «Research Themes for Tourism», sous la direction de P. Robinson, S. Heitmann, P.U.C. Dieke, 2011, p. 114 à 127

 

Site Web:

Alpine Pearls

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Tendances

Des structures flottantes, volantes, autosuffisantes, non permanentes

Penser autrement le 21e siècle… Aujourd’hui, la clé d’une chambre d’hôtel n’a plus l’apparence d’une clé et les hôtels sous l’eau existent déjà. Alors, pourquoi ne pas croire que les villes flottantes, les hôtels volants et l’agrotourisme urbain puissent exister un jour, pas si lointain? Attachez votre tuque avec de la broche, car le cosmos, les nuages et les océans servent de toile de fond. Mais inutile de vous bousculer pour réserver vos places immédiatement.

Parfois farfelus à l’origine, des projets sont sur les tables à dessin d’architectes et d’ingénieurs qui s’amusent à inventer le futur, à déconstruire les idées reçues.

Des projets qui risquent de faire des vagues

Plusieurs concepteurs rêvent d’utiliser l’eau comme un moyen de voyager autrement, de façon écologique.

Une firme russe a conçu le projet Aerotel comme solution de rechange aux îles artificielles bâties de main d’homme.

Source : Alexander Asadov Architecture

Le Blue Crystal serait un hôtel iceberg flottant au large de Dubaï dans le golfe Persique.

Source: Sven et Frank Sauer – Allemagne

La firme Morris Architects a de grandes ambitions pour les milliers de plateformes de forage qui seront désaffectées au cours des prochaines décennies dans le golfe du Mexique. Oil Rig Platform Resort and Spa serait un écosystème d’îles autosuffisantes avec sable blanc sur le toit, regroupant hôtels, casinos, boîtes de nuit et restaurants. Au large de Bornéo, dans la mer de Célèbes, le Seaventures Dive Resort héberge déjà sur une plateforme désaffectée des plongeurs qui jouissent du riche milieu aquatique.

Source: Morris Architects – États-Unis

Avec les paquebots aux proportions gigantesques, l’idée d’un terminal flottant ne semble pas farfelue.

Source: Waterstudio.nl – Pays-Bas

Dubaï peut se targuer d’avoir réalisé les îles artificielles Palm Island et The World. Mais ce sont les îles artificielles flottantes, sorte de villes amphibies, qui en font rêver plus d’un.

Ville flottante et milieu de vie, le Freedom Ship, doté de son propre aéroport sur le pont supérieur, serait en déplacement autour du monde.

Source: Freedom Ship International – États-Unis.

L’île d’AZ, dont le concepteur est décédé en 2010, aurait couvert une surface équivalant à quatre terrains de football: structure haute de 29 étages pouvant accueillir 10 000 passagers, dotée d’un pont promenade paysagé d’un kilomètre, d’un héliport et d’un miniport, où les yachts seraient amarrés.

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Source: Alstom Marine et Jean-Philippe Zoppini (architecte) – France

Des «aquavillages» exploiteraient des énergies renouvelables et pourraient se déplacer d’une région à l’autre.

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Source: Lilypad, Vincent Callebaut Architecture – Belgique

Source: Star-Shaped Mini-Cities, Maldives Floating Islands Concept, Koen Olthuis, Waterstudio.nl – Pays-Bas

Source: Floating Garden Spa, Studio Noach – Pays-Bas

Le projet de la Recycled Island vise à nettoyer les océans des déchets de plastique et à utiliser ce matériau pour en faire une île flottante écologique.

Source: WHIM architecture – Pays-Bas.

Des bateaux luxueux se transformeront en îles flottantes.

Source: Wally Island, Wally – Monaco.

Source: Streets of Monaco, Yacht Island Design – Royaume-Uni.

Des yachts prendront des airs de maison.

Source: Wally and Hermes Yacht (WHY), Wally – Monaco.

S’ajoutent des projets flottants de toutes sortes – maisons, appartements, bureaux – et même des tentes.

Source: Plastic Dining Room à Vancouver – Canada.

Dans ses projets de régénération des rives, la Ville de Paris envisage d’installer un écran de cinéma géant flottant sur la Seine.

On s’envoie en l’air

À la conquête de l’espace… Une fois sa base de lancement, Spaceport America, terminée au Nouveau-Mexique, l’entreprise Virgin Galactic, du milliardaire britannique Richard Branson, entreprendra sa série de vols suborbitaux.

Des hôtels en orbite autour de la terre… Pouvant accueillir deux couples et deux membres d’équipage pour un séjour de trois nuits «terrestres», la station spatiale Galactic Suite Space Resort se déplacera en orbite autour de la terre à une vitesse moyenne de 30 000 km/h, effectuant ainsi le tour du monde en 90 minutes.

Source: galacticsuite.com.

Les voyageurs de l’espace n’auront plus à partager la Station spatiale internationale avec les cosmonautes en mission. Les Russes comptent mettre en orbite un hôtel confortable vers 2016. Cette station spatiale commerciale sera dotée d’un module, d’un volume de 20 m³, comptant quatre cabines et pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes.

Des hôtels qui volent un peu moins haut, mais qui sont tous aussi flyés… Le Manned Cloud de Jean-Marie Massaud ressemble à un zeppelin. Se déplaçant à 130 km/h, cet hôtel volant écolo comptera une vingtaine de cabines et offrira de multiples services (restaurant, spa, bar, etc.).

Source: Studio Massaud en partenariat avec ONERA (Office national d’études et recherches aérospatiales) – France.

D’une hauteur de 265 mètres, le Aircruise pourra transporter une centaine de personnes à son bord à une vitesse moyenne de 130 km/h. Dans le confort de son appartement de luxe ou des espaces communs, le voyageur pourra contempler les plaines du Serengeti ou les gratte-ciel d’une métropole. Ce projet a attiré l’attention de la compagnie Samsung Construction & Trading, principal entrepreneur du Burj Khalifa à Dubaï.

Source: Seymourpowell – Royaume-Uni.

Avec l’urbanité grandissante, on pense verticalité

Selon la United Nations Population Division, la population mondiale dépassera les 9 milliards en 2050 et environ 70% de celle-ci vivra en milieu urbain. La densité de population et les espaces restreints nous obligent à repenser l’organisation urbaine.

Voici la vision du parc d’attractions de l’architecte Ju-Hyun Kim à l’aube du 21e siècle.

Source : Ju-Hyun Kim.

Une structure verticale avec un nuage digital à son sommet regroupe des bulles interconnectées qui permettent de projeter des images, de servir de point d’observation et même de parc d’attractions. Même si le projet The Cloud n’a pas gagné la compétition lancée pour les Olympiques de 2012 à Londres, les concepteurs sont déterminés à le réaliser à l’aide de milliers de petits dons du public.

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Source: Équipe internationale – Angleterre.

On verdit actuellement les toits et les murs des édifices, mais l’agrotourisme pourrait se pratiquer en milieu urbain.

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Source: Mur végétal, Musée du quai Branly à Paris, Patrick Blanc – France.

Plusieurs concepteurs envisagent de développer l’agriculture urbaine à la verticale pour profiter de la proximité du bassin de population, pour réduire les temps de transport et, du même coup, le gaspillage, les coûts et la pollution, pour maximiser l’espace requis pour la culture et pour s’affranchir de Dame Nature.

Source: Vertical Farming, Blake Kurasek – États-Unis.

Source: Seawater Vertical Farm à Dubaï (immenses serres suspendues à une structure qui s’apparente à un arbre géant), Studiomobile – Italie.

Voici une structure verticale qui promet de révolutionner l’architecture urbaine, la Dynamic Tower. Les étages, indépendants les uns des autres, tournent autour d’un axe central et la tour produit sa propre énergie. Quelle grande métropole construira cet édifice la première?

Source: David Fisher – Italie.

D’ailleurs, où sont les automobiles volantes des années 2000 dont on parlait dans les années 1960?

 

Sources:

 

– Cilento , Karen . «Floating Gardens / Studio Noach + Holtrop», 18 février 2010. ArchDaily.

– L’Internaute Science, «Une île flottante», linternaute.com, septembre 2006.

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Transport

La location de voiture: l’éclatement du modèle d’affaires

L’adoption de comportements plus écologiques nous amène à repenser notre rapport à l’automobile. Des initiatives sont nées de cette remise en question et transforment aujourd’hui le paysage de l’industrie automobile ainsi que celui de la location de voiture. Le covoiturage, les services d’autopartage, l’échange d’automobiles, la location de voitures hybrides ou encore entièrement électriques occupent de plus en plus de place dans ce marché. Les manières de louer une voiture pour une courte durée sont désormais nombreuses et diversifiées. Les possibilités touristiques aussi.

Concentration chez les grands joueurs

En 1999, on dénombrait neuf grandes entreprises de location de voiture en Amérique. Au cours des dix années qui ont suivi, une vague de concentration a réduit le nombre de joueurs. En 2009, ils étaient quatre: Avis-Budget, Hertz, Dollar-Thrifty et Enterprise Rent-A-Car. En janvier dernier, Avis-Budget négociait une entente visant à acquérir Dollar-Thrifty. Beaucoup d’entreprises indépendantes tirent aussi leur épingle du jeu par le phénomène de la longue traîne (long tail) (Lire aussi: Le voyage déploie sa long tail (compte rendu de conférence)). À titre d’exemple, le portail Web carrentalexpress.com propose quelque 300 agences de location indépendantes dans de nombreuses villes du monde.

Les Québécois et la location de voiture

Selon les données du Print Measurement Bureau (PMB) 2010, 433 000 Québécois ont loué une voiture pour un usage personnel et 155 000 pour affaires. Dans le premier cas, on observe une hausse de 44% par rapport aux données de 2005 (PMB 2005), alors qu’en ce qui concerne les locations pour affaires, on constate plutôt une baisse de 20%.

Comme l’indique le tableau suivant, les Québécois qui louent une voiture dans un but personnel le font pour la plupart (72%) une ou deux fois par année. La fréquence de location pour affaires est beaucoup plus élevée: 45% le font au moins trois fois par année.

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Mais ces données concernent la location de voiture dans son sens traditionnel alors que ce n’est plus le seul modèle offert. On assiste, depuis environ une dizaine d’années, à une diversification des possibilités, l’autopartage en tête. Même les grandes entreprises de location s’ajustent, puisque la tendance à l’éclatement n’est pas appelée à s’atténuer.

L’autopartage: une formule qui fait des petits

Né de la volonté de réduire la circulation automobile et les émissions de gaz à effet de serre ainsi que de la volonté d’utiliser les ressources de façon plus efficace, l’autopartage remporte beaucoup de succès. La firme d’étude de marché Frost & Sullivan estime que, d’ici 2016, ce marché s’élèvera à six milliards USD par année, dont la moitié aux États-Unis, et qu’il comptera dix millions d’usagers.

Ce service met à la disposition de ses membres un parc d’automobiles réparti à travers la ville, moyennant un coût annuel d’abonnement. L’abonné réserve une voiture en ligne ou par téléphone, pour une demi-heure, une heure ou plus, souvent à faible coût et en prend possession à la station de son choix, en libre-service, c’est-à-dire sans la présence d’un préposé. Les usagers de voitures libre-service bénéficient parfois de certains avantages, comme des espaces de stationnement avantageux exclusifs.

Communauto a été la première entreprise d’autopartage à voir le jour en Amérique du Nord. Elle regroupe aujourd’hui plus de 20 000 membres qui peuvent louer des véhicules à Québec, à Montréal (incluant Laval et la Rive-sud), à Gatineau, à Trois-Rivières et même à Ottawa grâce à une entente avec Virtucar, le service d’autopartage de la capitale. Comme de nombreuses autres entreprises d’autopartage, Communauto fait partie de la CarSharing Association, dont l’un de ses objectifs consiste à développer des formules d’abonnements conjoints entre les entreprises membres. Voilà un aspect fort intéressant d’un point de vue touristique.

Aux États-Unis, c’est l’entreprise Zipcar qui détient la plus grande part de marché. Elle regroupe 500 000 usagers, près de 9 000 voitures réparties dans 14 grandes villes, dont Vancouver et Toronto, les seules au Canada. Là aussi, un membre peut louer une voiture Zipcar dans n’importe quelle ville.

Le phénomène prend tellement d’expansion que des locateurs traditionnels adoptent la formule et créent leur propre filiale d’autopartage. Hertz met sur pied le programme Connect by Hertz, Avis-Budget développe la filiale Okigo, Enterprise Rent-A-Car lance WeCar; bref, les services d’autopartage se multiplient.

Des voitures «branchées»

La demande pour les voitures hybrides et électriques incite les entreprises de location de voitures à ajuster leur offre. Par son service d’autopartage Connect by Hertz, l’entreprise Hertz déploie depuis décembre 2010 une flotte de voitures électriques – SmartFortwo Electric Drive – à New York qui dispose de plus d’une centaine de prises électriques spécialement dédiées à la recharge de batteries d’automobile. D’autres villes seront desservies en 2011. Après le Vélib’, Paris propose son service Autolib’, qui, dès septembre 2011, mettra à la disposition des abonnés une flotte de voitures électriques, disponibles sans réservation, en libre-service.

Source: Sympatico.ca Autos

Et les hôtels s’apprêtent à accueillir ces nouveaux «visiteurs branchés». Hertz a récemment développé un partenariat avec Starwood Hotels & Resorts pour rendre disponibles ses véhicules électriques dans les établissements haut de gamme du groupe hôtelier. Par ailleurs, les centres Sheraton de Montréal et de Toronto sont les premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques. Tous pourront en profiter.

De nouvelles voies

Outre le modèle de location traditionnel, on observe ainsi une multiplication des possibilités pour le consommateur. Voici quelques initiatives originales.

  • Le combo train-auto, un forfait proposé par Communauto et VIA Rail Canada, permet au voyageur de se rendre à destination (Montréal-Québec ou Montréal-Ottawa, aller-retour) par train et de se déplacer en voiture une fois sur place.
    • En France, Ucar – une entreprise de location de voiture – et Comuto – éditeur de covoiturage.fr – lançaient récemment une offre intégrant location et covoiturage. Le principe consiste à louer une voiture et à vendre les places libres à des covoitureurs. On donne l’exemple de Paris-Reims à 75 euros en location classique, qui revient à trois euros seulement pour le conducteur lorsque les trois autres passagers contribuent aux frais de location à raison de 24 euros chacun.

Source: Ucar

  • En novembre 2010, des voitures Mini Cooper S Clubman incluant les services d’un chauffeur pour trois heures ont été mises à la disposition des clients qui séjournaient en suite dans les hôtels Peninsula à New York et à Chicago.
  • La location entre particuliers est maintenant grandement facilitée grâce aux sites Web comme Voiturelib’ ou Drivemycar qui créent le lien entre les propriétaires de voitures et ceux qui souhaitent en louer.

Source: Voiturelib’

Enfin, les considérations environnementales, économiques et pratiques devraient favoriser la location de voiture à l’avenir. C’est probablement la multiplication des formules en fonction des besoins qui rythmera l’industrie au fil des prochaines années.

Sources:

– Glusac, Elaine. «The Peninsula’s New Fleet: the Mini Cooper», The New York Times, 6 décembre 2010.

– Martinez, Nate. «Hertz to rent Smart Fortwo Electric Drive in Sf, NYC and DC», Motor Trend, 6 décembre 2010.

– Marzloff, Léa. «Ucar-Comuto, le covoiturage en réseau», Groupe Chronos, 14 novembre 2010.

– Mc Kenna, Alain. «L’autopartage: l’avenir de l’industrie automobile?», Sympatico.ca Autos, 19 janvier 2010.

– «NOUS OUVRONS LA VOIE – Le Centre Sheraton Montréal et le Sheraton Centre Toronto Premiers hôtels au Canada à offrir des bornes de recharge pour véhicules électriques», CNW, 7 décembre 2010.

– Print Measurement Bureau (PMB), 2005 et 2010.

– The Economist. «Drive my car», 9 octobre 2010.

– The Economist. «Un volant quand vous en avez besoin», Les Affaires, 30 octobre 2010.

Sites Internet :

Carrentalexpress.com

CarSharing Association

Communauto

Connect by Hertz

Ucar

Voiturlib’

ZipCar

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Faits et chiffres Hébergement Perspectives Transport

Le tourisme canadien affecté par la lenteur de la reprise économique

La croissance de l’industrie touristique canadienne est retardée en raison de la lente reprise du tourisme international dans sa globalité. D’ici 2014, Euromonitor International prévoit une augmentation des revenus des secteurs de l’hébergement, du transport et des attractions touristiques dans des proportions respectives de 18%, 21% et 20%. Comment ces hausses surviendront-elles au fil des ans et à quoi devons-nous nous attendre?

Le secteur de l’hébergement

L’année 2009 a été très difficile pour l’hôtellerie canadienne, et les projections d’Euromonitor International n’envisagent l’amorce d’une saine croissance qu’en 2011.

Dans l’ensemble, le niveau de performance de 2008 sera atteint au début de 2014 pour en arriver à des recettes de 14,8 milliards de dollars (tableau 1). Les ventes des hôtels indépendants et des hôtels sous bannière connaîtront respectivement 20% et 17% d’augmentation de recettes entre 2009 et 2014.

Bien qu’on s’attende à ce que les Américains voyagent plus au Canada durant les prochaines années, ce seront les arrivées internationales hors États-Unis qui offriront de meilleures possibilités de croissance à l’industrie. En effet, les recettes de ce segment dépassent celles des voyageurs domestiques qui dépensent, en général, moins que les touristes étrangers. De ce fait, la relance des voyages internationaux s’avère déterminante pour la reprise du secteur de l’hébergement, et plus particulièrement pour les hôtels haut de gamme des grandes métropoles.

Internet demeurera en constante évolution comme plateforme transactionnelle pour l’hébergement. Il représentera 29% de la valeur totale des transactions en 2014 contre 25% en 2009. Environ 56% des transactions s’effectueront sur le site des fournisseurs, tandis que 44% s’exécuteront par le biais d’intermédiaires.

Le secteur des transports

Selon les prévisions actuelles d’Euromonitor International, le secteur du transport atteindra les résultats enregistrés en 2008 uniquement vers la fin de l’année 2011, voire au début de 2012, pour ensuite s’établir à 19 milliards de dollars de recettes en 2014 (tableau 2).

Le segment du transport aérien, qui représente une grande partie du secteur du transport, a connu une baisse de 12% de ses revenus et de 10% de son volume en 2009. Malgré ce marasme, les vols nolisés ont enregistré une croissance de 5% des recettes et du volume.

La valeur du transport aérien devrait croître à un taux de 20% pour atteindre 60 millions de passagers en 2014. En outre, les compagnies à bas coûts devraient connaître un taux de croissance annuel d’environ 11% d’ici 2014, et atteindre près de 4 milliards de dollars de recettes (tableau 2).

Après les compagnies à bas coûts et les vols nolisés, ce sont les croisières qui connaîtront la plus grande augmentation de leurs recettes, soit 30% d’ici 2014.

Bien entendu, la fluctuation des prix du pétrole ainsi que d’autres facteurs pourraient influencer les prévisions.

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Les plateformes transactionnelles pour le secteur du transport garderont à peu près les mêmes proportions de transactions de 2009 à 2014 (graphique 1). Cela veut dire que 13% des transactions passeront par les sites Web des fournisseurs, 8% par des intermédiaires Web et 79% hors ligne.

De plus, le gouvernement canadien est sollicité par les entrepreneurs touristiques pour investir en matière de transport afin de rendre l’expérience des voyageurs plus facile, moins coûteuse et plus écologique. En conséquence, le gouvernement fédéral a annoncé en 2009 le financement d’un certain nombre d’initiatives clés du tourisme, incluant l’investissement dans l’amélioration du transport ferroviaire entre Toronto et Montréal, une facture de plus de 300 millions de dollars. Dans la même lancée, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée, durant l’été 2009, entre l’aéroport de Vancouver et son centre-ville pour mieux accommoder les voyageurs par avion.

Les attractions touristiques

Euromonitor International prévoit que les principales attractions touristiques connaîtront un taux de croissance annuel de leur achalandage de l’ordre de 2%, ainsi qu’une hausse constante annuelle des recettes de 4%, pour atteindre 205 millions de visiteurs et 7,3 milliards de dollars de recettes d’ici 2014 (tableau 3).

La raison pour laquelle la croissance projetée n’est pas si importante est que le tourisme domestique et les arrivées en provenance des pays outre-mer ne seront pas en mesure de compenser entièrement la baisse du nombre de visiteurs américains durant la période étalée entre 2009 et 2014.

D’ici 2014, les casinos demeureront l’attraction la plus importante générant le plus de revenus et recevant le plus de visiteurs (graphique 2). Pour profiter de ce créneau, la région de Vancouver essaie d’attirer des joueurs à «hautes mises» par l’ouverture de nouveaux établissements plus grands, comme le Grand Casino Villa à Burnaby.

Selon les projections d’Euromonitor International, les parcs nationaux, de même que les galeries d’art, devraient afficher la plus forte croissance, de 2009 à 2014, en nombre de visiteurs et en recettes. L’initiative de Parcs Canada d’investir pour sensibiliser les gens aux parcs nationaux du pays y joue un rôle.

Globalement, on s’attend à ce que le flux des voyageurs et des recettes touristiques augmente à la suite de la reprise économique mondiale, ce qui amènera les autres attractions touristiques à sortir du ralentissement économique de 2009.

Source:

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Tourisme durable

Qui est carbone neutre dans le secteur touristique québécois?

Durant leur séjour au Québec, les touristes locaux et étrangers émettent des gaz à effet de serre (GES), peu importe le moyen de transport qu’ils utilisent, la distance qu’ils parcourent ou l’activité qu’ils choisissent. Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer les contributions de ces voyageurs ou du secteur touristique aux émissions de GES, ni les mesures d’atténuation prises au Québec, ni les comportements s’y rattachant. Les connaissances sont donc insuffisantes en matière de réductions nettes et de compensation des émissions de GES. Le but de cet article est de donner un bref aperçu de la carboneutralité dans le secteur touristique québécois.

Fournisseurs de crédits compensatoires

Sur le plan international, le nombre de fournisseurs continue d’augmenter, tandis que Carbon Catalog répertorie présentement 12 fournisseurs au Canada, dont les prix des crédits varient entre 12,50$ et 39,90$ par tonne de CO2e (1). Au Québec, les quatre principaux fournisseurs de crédits compensatoires sont: Planetair (2), Carbone boréal (3), ZéroGES (4) et ZÉRØCO2 (5).

(1) Planetair est un organisme à but non lucratif, toute comme le Centre international Unisféra qui le dirige(2). Planetair est le distributeur exclusif de Myclimate, qui est l’un des fournisseurs de crédits compensatoires les plus respectés au monde parce que ses projets se conforment au Mécanisme de développement propre (MDP*) du protocole de Kyoto et au «Gold Standard**». Il n’appuie que les projets portant sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique dans différents pays en voie de développement. Planetair prévoit offrir des projets canadiens selon les volumes de ventes.

(2) Carbone boréal (CB) est à la fois un programme et un projet de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi. Les crédits de CB servent à financer la plantation d’arbres sur des terrains déboisés du Québec et à soutenir la recherche. Les plantations sont vérifiées et dirigées selon la norme ISO 14064-3, et tout projet sera enregistré dans le Registre GES des ÉcoProjetsMD canadien (3).

(3) ZéroGES (ZeroGHG Inc.) est une société de conseil privée qui fournit des crédits dans le cadre de divers projets sur l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique. Ses services portent sur l’élaboration de stratégies de réduction des GES, la quantification des émissions et la vérification du rendement. Les projets ZéroGES se déroulent dans différents pays, et au moins 80 % d’entre eux doivent se conformer au MDP* et au «Gold Standard**» (4).

(4) ZÉRØCO2 est une entreprise privée qui vend des crédits compensatoires pour financer des projets de reboisement dans différentes communautés. Depuis 2006, ZÉRØCO2 a permis de reboiser plus de 20 hectares de terrains, créant ainsi des espaces verts équivalant en superficie à un peu plus de 40 terrains de football en plein cœur des collectivités (5).

Fournisseurs indirects de crédits compensatoires

Certaines entreprises touristiques se sont associées avec différents fournisseurs de compensations. Par exemple, depuis 2007, Air Canada (AC) incite ses clients à acheter des crédits de carbone par le biais de l’organisme à but non lucratif ZeroFootprint, qui investit dans un projet de reboisement en Colombie-Britannique. Jusqu’à maintenant, les clients d’AC ont acheté pour 187 612$ de crédits, ce qui correspond à 11 725 tonnes de CO2 (6). Pour sa part, Air Transat ne vend pas de crédits; elle invoque différentes raisons, dont le fait que ces projets ne permettent pas de résoudre les problèmes se rattachant aux changements climatiques (7).

En ce qui concerne le transport ferroviaire, VIA Rail n’offre pas non plus de crédits à ses clients; elle les encourage plutôt à calculer la quantité de GES émis durant leur voyage sur le site d’Arbres Canada, un fournisseur de compensations d’Ottawa, en vue de les neutraliser. Depuis 1990, VIA Rail a réduit ses émissions de GES d’environ 15%, bien qu’elle ne soit responsable que de 0,03% des émissions totales. Par comparaison, 13% des GES émis au Canada proviennent des automobilistes (8). Pour les voyageurs qui louent des véhicules, de nombreuses entreprises de location, dont Alamo, Enterprise et National, offrent des crédits intégrés à leur formulaire de réservation en ligne (9).

Les entreprises touristiques qui achètent des crédits compensatoires

Au Québec, les touristes locaux et d’ailleurs achètent probablement des crédits de carbone. Cependant, au moment où cet article a été écrit, aucune des organisations nommées ci-dessus ne possédait de données sur le sujet. Il y a des entreprises touristiques qui achètent des crédits au Québec mais, jusqu’à maintenant, aucune étude n’a permis d’évaluer leur valeur transactionnelle.

Certains établissements hôteliers ont des politiques de carboneutralité. Par exemple, l’Hôtel Chicoutimi atténue sa consommation d’énergie de chauffage et d’électricité et incite sa clientèle à compenser les GES émis pendant son séjour par le biais de Carbone boréal (3). Depuis 2006, l’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe offre des forfaits «écolos» à ses clients et, en 2008, il s’est engagé à calculer la quantité de GES que ceux-ci émettent durant leurs déplacements, entre autres services écoresponsables (10). De plus, les émissions de GES des réunions et des événements ayant lieu dans cet établissement sont compensées par la plantation d’arbres. Parallèlement, dans un effort de carboneutralité, le Novotel Montréal plante des arbres pour chacune des réservations effectuées en ligne par ses clients (11).

Le voyagiste montréalais, Karavaniers du monde, prend l’atténuation des changements climatiques au sérieux; depuis janvier 2009, ses prix incluent le coût des crédits de carbone achetés auprès de Planetair (2, 12). Environ 97% des clients de cette entreprise sont québécois et, selon son propriétaire, ils ne se plaignent pas de l’augmentation des prix attribuable à l’achat de crédits compensatoires. Au contraire, les clients sont satisfaits des efforts déployés par l’entreprise en ce sens. Omnitour et Voyages Tour Étudiant offrent également des crédits compensatoires à leur clientèle(2). Au Saguenay, WeLa Aventure organise depuis 2006 des randonnées écoresponsables à pied ou à vélo (13). Elle a compensé les émissions de CO2 des déplacements de ses clients en soutenant la plantation d’arbres par ZIP Saguenay (14) et la Coop Quatre Temps (15).

De plus en plus, les festivals et les événements du Québec sont écoresponsables, et certains ont compensé leurs émissions de GES (16). Par exemple, depuis 2008, le Festival International de Jazz de Montréal est carboneutre (17). Les centres des congrès de Québec et de Montréal offrent à leurs clients des événements écoresponsables avec leurs partenaires (18, 19), ainsi que l’option d’acheter des crédits de carbone pour ces événements. Par exemple, en 2004, le Centre des congrès de Québec s’est engagé à réduire sa consommation d’énergie de 33% par m2 et ses émissions de GES totales de 50% (20). Depuis 2007, il a accueilli 32 événements écoresponsables dont 7 comprenaient des crédits compensatoires.

La politique de développement durable du Parc Jean-Drapeau (PJD) de Montréal intègre la réduction de GES et une stratégie de compensation pour les opérations et autres activités (environ 100 événements par an) organisées sur le territoire du parc (21). Le PJD a créé un Fonds Oxygène pour mettre en application cette politique. Les partenaires et fournisseurs seront invités à contribuer à ce fonds, qui financera les projets spécifiques d’amélioration environnementale (22). En plus, les automobilistes devront payer des frais supplémentaire de 1$ pour garer leur véhicule dans les stationnements du parc afin de compenser leurs émissions de GES avec CB.

Conclusion

Il ne fait aucun doute que les projets de compensation ne sont pas une solution définitive au problème des émissions de GES. Toutefois, l’achat de crédits pour des projets fiables permet de sensibiliser les citoyens et de fournir des fonds à des initiatives louables (23). Bien que l’achat de crédits pour la plantation d’arbres soit sujet à controverse dans certains cas, il peut se traduire par des améliorations écologiques nettes, tandis que l’achat de crédits pour des projets portant sur l’énergie renouvelable et le développement technologique permet de réduire la consommation de combustible fossile.

Ce résumé de la situation au Québec montre que la carboneutralité au sein du secteur touristique se compose d’efforts disparates. Cette analyse souligne également le besoin de mesurer les contributions nettes aux GES du secteur touristique afin de coordonner le processus permettant de se doter d’une méthode efficace d’atténuation de ces contributions.

* MDP certifie les réductions des émissions qui sont vendues sur le marché volontaire et il s’assure que les crédits de carbone de pays développés sont conformes aux règlements du protocole de Kyoto.
** Le «Gold Standard» est une organisation indépendante qui certifie des crédits de carbone vendus sur le marché volontaire. De tels crédits de carbone doivent répondre à des objectifs de développement durable. Cela signifie qu’un projet de carbone doit mener directement à une réduction des émissions du filet GES. Gold Standard ne certifie pas des projets de sylviculture.

Sources
(1) Carbon Catalog. Find a Carbon Offset Project: Canada. [http://www.carboncatalog.org/projects/canada/] (page consultée le 25 avril 2009).
(2) Planetair. Projets de compensation. [http://planetair.ca/] (page consultée le 2 avril 2009).
(3) Éco-Conseil. Plantations compensatoires de GES. [http://dsf.uqac.ca/eco-conseil/ges/frame_ges.html] (page consultée le 15 avril 2009).
(4) ZéroGES. [http://www.zeroghg.com/fr/index.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(5) ZÉRØCO2. [http://zeroco2.com/welcome.php] (page consultée le 15 avril 2009).
(6) Air Canada. Programme de compensation des émissions de dioxyde de carbone. [http://www.aircanada.com/fr/travelinfo/traveller/zfp.html] (page consultée le 25 avril 2009).
(7) Transat A.T. (2009). Réduction des gaz à effet de serre et gestion du carburant. [http://www.transat.com/fr/responsabilite.sociale/reduction.gaz.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(8) Via Rail Canada. Environment: Helping To Reduce Greenhouse Gas Emissions. [http://www.viarail.ca/corporate/en_environment/reducing_greenhouse_gas.html] (page consultée le 17 avril 2009).
(9) TerraPass Inc. (2009). «Rental Car Carbon Offset Program Proves Most Popular With Consumers». EarthTimes,  6 avril 2009. [http://www.earthtimes.org/articles/show/rental-car-carbon-offset-program-proves-most-popular-with-consumers,775734.shtm] (page consultée le 25 avril 2009).
(10) L’Hôtel des Seigneurs à Saint-Hyacinthe. [http://www.hoteldesseigneurs.com/decouvrez_environment.asp] (page consultée le 24 avril 2009).
(11) Novotel Montréal Centre. [http://www.novotelmontreal.com/home/novotel_news.shtm] (page consultée le 2 juin 2009).
(12) Karavaniers du monde. Destinations: Informations techniques. [http://www.karavaniers.com/voyages/calendrier/?voyage_depart=134] (page consultée le 3 avril 2009).
(13) WeLa Aventure. Horaire et parcours. Randonnées des cols du Fjord 2009. [http://www.welaaventure.com/] (page consultée le 25 avril 2009).
(14) ZIP Saguenay. Réalisations. [http://www.zipsaguenay.ca/zipsaguenay/index.php?option=com_content&task=category&sectionid=1&id=5&Itemid=12] (page consultée le 27 avril 2009).
(15) Coop Quatre Temps. Mission. [http://www.coop4temps.com/] (page consultée le 27 avril 2009).
(16) Réseau québécois des femmes en environnement. Événement écoresponsable. [http://www.evenementecoresponsable.com/] (page consultée le 2 avril 2009).
(17) Festival International de Jazz de Montréal. Une édition 2008 carboneutre. [http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/planetAir_fr.aspx] (page consultée le 27 avril 2009).
(18) Centre des congrès de Québec. Développement durable. Événement écoresponsable.  [http://www.convention.qc.ca/tiki-index.php?page=devdurable_eve_resp] (page consultée le 27 avril 2009).
(19) Palais des congrès de Montréal. Environnement. [http://www.congresmtl.com/fr/visiteurs/environnement.aspx] (page consultée le 2 avril 2009).
(20) Centre des congrès de Québec. Lauréate du prix Stellaris: Efficacité énergétique. Communiqué de presse du 2 avril 2004. [http://www.convention.qc.ca/tiki-read_article.php?articleId=41] (page consultée le 2 avril 2009).
(21) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Politique de développement durable, Montréal, 8 p.
(22) Société du Parc Jean-Drapeau (2009). Fonds Oxygène.Le fonds de compensation de gaz à effet de serre, Montréal, 4 p.
(23) Broderick, J. (2008). Voluntary Carbon Offsets. A Contribution to Sustainable Tourism?, dans S. Gössling, C.M. Hall, et D.B. Weaver (dir.). Sustainable Tourism Futures. Perspectives on Systems, Restructuring and Innovations, Routledge, New York, p.169-197.

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Ailleurs dans le monde Transport

Des télécabines en ville!

La télécabine n’est plus à l’usage exclusif des stations de ski. De plus en plus de villes l’adoptent. Elle offre aux citoyens un moyen de se déplacer au quotidien de façon plutôt distrayante. Sur le plan touristique, la télécabine est attrayante. Elle permet de voir la ville sous un autre angle et sous-entend un brin d’aventure, du moins pour ceux qui ont le vertige! Ces nombreuses qualités ne font toutefois pas toujours le poids devant ses opposants qui estiment, souvent, que les installations nécessaires à la télécabine constituent une pollution visuelle. Alors pourquoi tant de villes l’adoptent-elles? Voici quelques explications et exemples illustrant cet engouement récent pour un moyen de transport… pas si nouveau.

Le transport par câble fait un retour!

Implanté à Grenoble, en France, depuis 1934, à Caracas, au Venezuela, en 1952, ou encore à New York en 1976 telecabines1(actuellement en rénovation) pour relier Roosevelt Island à Manhattan, le transport urbain par câble ne date pas d’hier. Mais les villes s’y intéressent à nouveau depuis quelques années. Alors que certains élus le considèrent comme un gadget ou une attraction plutôt futile, d’autres l’envisagent comme un réel moyen de transport en commun, dont le principal avantage consiste en sa flexibilité pour franchir des obstacles naturels (forte pente, fleuve, etc.) plus facilement que d’autres. Un peu comme le tramway, le transport par câble effectue un retour dans les projets de réaménagement urbain.

Comme complément au transport urbain

La Ville de Portland a choisi d’implanter un «tramway aérien» afin de relier un secteur telecabines2de la ville à l’Oregon Health and Science University. Des années de discussions et d’études ont révélé qu’il s’agissait là de l’option optimale. Inauguré en janvier 2007, ce téléphérique parcourt une distance d’un kilomètre sur un dénivelé de 152 mètres. Le trajet dure trois minutes. Une cabine peut accueillir jusqu’à 78 passagers. La fréquentation pour la première année avait été estimée à 864 000 personnes. Ce sont plutôt 1 398 287 passagers, soit 62% de plus que prévu, qui ont été enregistrés.

Le Portland Aerial Tram est rapidement devenu une véritable vedette! Star des médias lors de sa première année d’exploitation, il a fait l’objet de nombreux reportages dans plusieurs journaux et magazines à grand lectorat. Toile de fond de séances de photos de mode, de téléséries japonaises populaires ou encore d’émissions de Disney, le transport par câble de Portland a offert toute une visibilité à la ville. Certains parlent même de la création d’une icône.

Le Medellin Metrocable, en Colombie, remporte aussi beaucoup de succès. telecabines3Depuis 2004, cette télécabine dessert certains quartiers et bidonvilles situés dans les pentes et secteurs enclavés de la ville. La télécabine est ouverte 20 heures par jour, 355 jours par année. Les résultats sont exceptionnels depuis son ouverture. En 2005, elle a transporté 15 millions de passagers. Bien que le Metrocable alourdisse le paysage par sa structure imposante, sa forte fréquentation ne fait aucun doute. Rapidement, la construction d’une seconde liaison s’est imposée, puis une troisième est prévue pour 2009. D’autres villes d’Amérique du Sud envisagent un tel moyen de déplacement, dont Rio de Janeiro.

Et les touristes en raffolent!

La télécabine fait partie du paysage de plus en plus de villes. Pensons à Barcelone, Lisbonne, Taipei, Singapour ou encore Cologne, pour ne nommer que celles-là. Activité touristique originale, le tour en télécabine est souvent très couru par les visiteurs, car il est peu contraignant physiquement et offre généralement un panorama surprenant de la ville. Activité ou mode de déplacement… Le transport en télécabine permet au touriste de joindre l’utile à l’agréable.

On aime…

Ses atouts sont plutôt nombreux et séduisants. Selon ses promoteurs, le transport par câble est:

  • très efficace dans les pentes;
  • peu énergivore comparativement aux autres moyens de transport motorisés, dont le tramway;
  • peu coûteux par rapport au tramway ou encore à la construction d’un pont;
  • non nuisible à la circulation automobile;
  • rapide et simple à construire;
  • performant (les équipements conçus actuellement peuvent transporter de 3000 à 5000 passagers à l’heure);
  • attirant (les gens aiment prendre la télécabine);
  • divertissant (un tour en cabine de téléphérique est souvent inclus dans les forfaits offerts aux touristes).

On n’aime pas… Projets abandonnés

Mais le transport par câble ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs le condamnent souvent parce qu’il encombre le paysage par ses cabines, ses câbles et ses pylônes. D’autres estiment que la mise en place d’un tramway est plus efficace parce que plus rapide. Ainsi, bien des villes l’ont envisagé pour ensuite rejeter cette option en raison d’une trop forte opposition. En France, notamment, on évoque souvent le fait qu’il s’agit d’équipements trop chers, inadéquats par rapport aux besoins et, surtout, qu’ils risquent de défigurer la ville. À Issy-les-Moulineaux, en périphérie de Paris, on a fini par abandonner le projet sous la pression des riverains. À Nantes aussi, l’option d’un lien par câble entre la butte Ste-Anne et l’île de Nantes n’a pas été retenue. On y préfère un pont. Enfin, ce mode de transport ne semble pas toujours pris au sérieux par les élus qui le considèrent la plupart du temps comme une option farfelue. Pourtant, selon un expert et adepte du transport par câble, Pierre Jaussaud, le coût de construction au kilomètre d’un tramway coûte cinq millions d’euros de plus qu’un véhicule sur câble. Sur le plan visuel, il faut bien sûr choisir un emplacement judicieux et un modèle qui s’intègre au paysage urbain.

Et Montréal?

Le projet de télécabine de Montréal proposé par le groupe Skylink en 2008, telecabines4mais rejeté par la Société du Vieux-Port de Montréal, revient à la surface avec plusieurs modifications. Il s’agit en fait d’un projet de 100 millions de dollars, entièrement financé par l’entreprise privée et qui consiste à relier, par un système de télécabines, le Vieux-Port de Montréal, le Parc Jean-Drapeau et la ville de Saint-Lambert. De nombreux organismes et regroupements d’affaires ont manifesté leur appui au projet. Ce serait une belle occasion de stimuler l’offre touristique et la visibilité montréalaise, en plus, bien sûr, de constituer un moyen de transport tout à fait original et attirant pour les locaux. Comme c’est le cas dans la plupart des villes, c’est la crainte de voir le paysage transformé qui anime les opposants. Il s’agit néanmoins d’un dossier à suivre!

Sources:
–    Castonguay, Alec. «Une entreprise veut relier le Vieux-Montréal et Saint-Lambert par télécabines», Le Devoir, 25 mai 2009.
–    Heuillard, Yves. «Le téléphérique et la ville, une nouvelle histoire d’amour», [www.ddmagazine.com/831-Le-Le-telepherique-et-la-ville-une-nouvelle-histoire-damour.html], 1er décembre 2008.
–    Mirguet, Olivier. «Tourisme au bout du fil», L’Écho touristique, 10 avril 2009.
–    Neiman, Ophélie. «Demain, je vais travailler en téléphérique»,  [www.rue89.com], 2 mai 2008.
–    Plotard, Christophe. «Des téléphériques en ville?», [www.valeursactuelles.com], 28 mars 2008.
–    Portland Aerial Tram. «2007 Annual Report», 2007.

Site Internet:
–    Skylink, la télécabine de Montréal

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances Transport

Le vélo pour promouvoir une destination: le cas de Portland

Le vélo peut transformer une ville et sauver la planète! Rex Burkholder, conseiller élu au Conseil métropolitain de la ville de Portland en Oregon, en est convaincu. C’était d’ailleurs le titre de sa conférence présentée par l’organisme Vivre en Ville à l’occasion du Jour de la Terre au cours de laquelle M. Burkholder a exposé le cas de Portland et de sa culture cycliste, devenue la véritable identité de la métropole.

Le chemin parcouru

Dans les années 1980, M. Burkholder faisait partie d’un groupe de défenseurs des droits des cyclistes urbains qui exerçait un lobbying auprès de la municipalité en vue de développer l’infrastructure nécessaire pour les déplacements à bicyclette. S’inspirant d’autres villes cyclables du monde comme Copenhague et Amsterdam, Portland s’est mise à l’aménagement de son réseau de voies cyclables. Un effort particulier a été déployé pour trouver des solutions aux conflits d’usage entre cyclistes, piétons et automobilistes. La ville compte maintenant plus de 400 km de voies accessibles aux vélos.

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Comme on l’avait espéré, la population locale a littéralement épousé la cause, et les déplacements en ville se font de plus en plus sur deux roues. «Il y a eu une augmentation linéaire de l’utilisation du vélo, mais depuis les quatre dernières années, la croissance est exponentielle», observe M. Roger Geller, coordonnateur du cyclisme de la ville de Portland dans le New York Times.

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Une culture se met en selle

Depuis, la culture du cyclisme a explosé. Elle fait partie de l’identité de Portland et est même utilisée pour promouvoir la destination auprès des clientèles touristiques que l’on invite à venir pédaler avec les résidants.

Le vélo est accepté et respecté par les automobilistes partout en ville. Il est intégré au réseau des transports en commun, est admis en tout temps dans les autobus munis de supports à cet effet, dans les tramways et dans les trains (incluant le train de l’aéroport qui amène les voyageurs au centre-ville). La ville est d’autant plus «navigable» sur deux roues que les voies cyclables sont pourvues de panneaux de signalisation indiquant la distance et la durée des voyages (à vélo) entre les différents points de repère.

Le long des pistes cyclables, on découvre espaces verts, bistros, cafés, microbrasseries et petits commerces qui font le charme de la ville. Plusieurs hôtels offrent un service gratuit de prêt de vélo et toutes les grandes attractions sont accessibles par bicyclette. Les stationnements à vélo sécuritaires abondent, ayant remplacé certaines places de stationnement pour voiture, et les «Benson Bubblers», fontaines emblématiques de Portland, désaltèrent les cyclistes.

Au cours de l’année, résidants et touristes sont invités à se joindre à la multitude d’activités organisées sous la thématique du vélo. Il y en a vraiment pour tous les goûts:
–    parades et festivals tels que Pedalpalooza;
–    randonnées sociales, familiales, architecturales, artistiques, touristiques, etc.;
–    petits déjeuners pour cyclistes servis sur les ponts;
–    matchs de polo à vélo;
–    courses de vélos d’enfant (conduits par des adultes);
–    balades de nuit;
–    etc.

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Pour savoir ce qui se passe sur la scène cycliste en ville, on peut consulter le quotidien électronique www.Bikeportland.org qui couvre toutes les manchettes touchant au vélo, du calendrier des événements à la politique. Un représentant du conseiller municipal Sam Adams avoue d’ailleurs qu’il est inconcevable de se faire élire à Portland sans le soutien de la communauté cycliste.

Avec une telle dévotion à la culture du vélo, ce n’est pas étonnant que Portland ait reçu l’an dernier la plus haute distinction décernée par la Ligue des cyclistes américains (League of American Bicyclists) et qu’elle soit régulièrement nommée au classement des villes à voir en pédalant.

Droit devant, les deux mains sur le guidon

Selon la revue Forbes, la visite d’une ville à vélo est une activité de plus en plus appréciée des touristes. Il n’est donc pas surprenant que Portland veuille profiter de sa lancée en vue de devenir une métropole cyclable de première classe. Ainsi, M. Burkholder a confirmé qu’une proposition d’une valeur de plusieurs milliards de dollars avait été faite au gouvernement fédéral américain afin de poursuivre le développement de l’infrastructure et de la culture cycliste pour les vingt prochaines années.

Montréal dans le peloton

Depuis que la revue Bicycling a nommé Montréal comme «meilleure ville cyclable en Amérique du Nord» en 1999, les conditions pour les adeptes du vélo urbain ne cessent de s’améliorer. En effet, lors du dépôt de son plan de transport en 2007, la Ville s’est fixé comme objectif d’obtenir de nouveau cette désignation fort attrayante.

Ainsi, grâce à un partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec, le réseau cyclable de la ville passera de 400 km à 800 km d’ici 2013. On prévoit aussi équiper les autobus et les taxis de porte-vélos et ajouter des aires de stationnement dans la métropole. Dès cet été, une première carte du réseau cyclable de l’île comprenant les stations de vélo en libre-service, BIXI, est mise à la disposition des résidants et des touristes. La nomination de Michel Labrecque, fondateur de Vélo-Québec, à la tête de la Société des transports de Montréal et l’enthousiasme entourant le 25e anniversaire du Tour de l’Île illustrent bien que la culture du vélo est solidement établie dans la ville.

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Les touristes viendront-ils pédaler à nos côtés en plus grand nombre? Avec l’un des plus importants réseaux urbains de pistes cyclables en Amérique, le soutien croissant des gouvernements et une culture cycliste grandissante, Montréal semble engagée dans la bonne voie.

À lire aussi: En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Sources:

– Bower, Crai S. « North America’s Most Bike-Friendly Cities »,, Forbes Traveler, 17 juin 2008. [http://www.forbestraveler.com/adventure/north-americas-bike-friendly-cities-story.html] .
– Burkholder, Rex, Conseiller au Metro Regional Portland. Conférence «How Bicycles Can Transform Cities and Save the World», Colloque «Vers des communautés actives», organisé par Vivre en Ville et Jour de la Terre Québec, 21 avril 2009. [http://www.vivreenville.org/Colloque_VCA.htm].
– Furber, Matt. «Portland, Portland Style: Touring by Bicycle», New York Times, 3 avril 2009. [http://travel.nytimes.com/2009/04/03/travel/escapes/03Portland.html].
– Gouvernement du Québec. Communiqué «Partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec – Des investissements de plus de 10,4 M$ pour la réalisation de projets de pistes cyclables à Montréal», 22 septembre 2007. [http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2008/22/c7012.html].
– Kostala, Anne. «Get the Fast Track on Montreal». The Guardian, 3 mai 2009. [http://www.guardian.co.uk/travel/2009/may/03/montreal-public-bike-scheme-cycling-canada?page=all].
– Ville de Montréal. Communiqué «Montréal dévoile sa programmation pour 2009: 60 kilomètres de nouvelles voies cyclables!», 15 avril 2009. [http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=65,106529&_dad=portal&_schema=PORTAL&_piref65_263689_65_106529_106529.next_page=htdocs/portlet/communiques/fr/detail.jsp&_piref65_263689_65_106529_106529.id=12087&annee=2009&mois=4].

Sites:
www.bicycling.com
www.Bikeportland.org
www.veloquebec.info
www.streetfilms.org

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Enjeux Faits et chiffres Gestion Tendances

Rien ne va plus… tour d’horizon de la situation

Les temps sont durs, particulièrement pour nos voisins du Sud. On le sait, on l’entend tous les jours… Dans l’industrie touristique, comment se traduit ce marasme? Plusieurs experts se sont penchés sur la question et y vont de leurs prévisions. Bien qu’elles puissent changer rapidement, au gré des aléas de l’économie, nous vous en présentons quelques-unes.

La dégringolade malgré des hausses

L’année 2008 a pourtant bien débuté. Les indicateurs étaient pratiquement tous à la hausse, puis la demande a commencé à s’effriter, surtout à cause de l’augmentation fulgurante du prix du pétrole, jusqu’à ce qu’éclate la fameuse crise, à l’automne, soit l’effondrement des marchés financiers.

Le nombre de touristes internationaux en 2008 s’élève à 925 millions selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). C’est 2% de plus qu’en 2007. On a d’abord assisté à une hausse de la demande, puis à une stagnation et, enfin, à un recul. Ce ralentissement suit une série de quatre années de croissance historique: 7% par an de  2004 à 2007.

Le transport aérien a connu une augmentation de 1,6% du trafic de passagers en 2008, selon l’International Air Transport Association (IATA). Mais pour le seul mois de décembre, l’IATA enregistre une chute de 4,6%. Le nombre de voyageurs en première classe sur les vols internationaux – en grande partie une clientèle d’affaires – a baissé de 8% en 2008. Aux États-Unis, le secteur de l’hébergement ressent également les contrecoups de cette crise dès 2008. C’est ce que soutient la firme PricewaterhouseCoopers avec ses données (Tableau 1).

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L’année 2009: tous les marchés sont en baisse

L’OMT, qui demeure très prudente dans ses prévisions, estime que le tourisme international devrait stagner ou même décliner (0 à 2%) durant l’année 2009. Mais si l’économie démontre des signes hâtifs de rétablissement – dans les 6 premiers mois de 2009 -, le tourisme international pourrait croître légèrement en 2009. Inversement, si l’économie se détériore, les données prévisionnelles seront revues à la baisse. Les Amériques et l’Europe constitueront les deux régions du monde les plus touchées par cette crise. Selon la US Travel Association, les voyages domestiques aux États-Unis subiront une baisse de 1,9%.

Le marché corporatif sera plus touché que celui de l’agrément, car de nombreuses entreprises ont diminué le budget qu’elles allouent aux voyages d’affaires (Lire aussi: Le tourisme d’affaires en temps de crise). Dès lors, ces voyageurs se déplaceront plus en classe économique et se logeront plutôt dans des hôtels moins coûteux. Selon un sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), 71% des gestionnaires américains couperont dans les dépenses en 2009. Déjà, avec les pertes d’emplois massives aux États-Unis, des milliers de voyageurs d’affaires cesseront leurs déplacements habituels. Les autres favoriseront, autant que possible, la vidéoconférence, surtout dans le cas des réunions internes.

Les voyageurs d’agrément chercheront eux aussi les bas prix en choisissant, entre autres, d’acheter leur billet d’avion à la dernière minute au cas où les prix chuteraient. Ils étudieront également les aubaines avant de sélectionner leur lieu d’hébergement. Le marché sera au voyageur! Par ailleurs, la croissance de l’offre diminuera, en raison de l’accès et du coût du financement ainsi que de la baisse de la demande.

Une dure année en vue pour le transport aérien

L’année 2009 risque d’être l’une des années les plus difficiles que l’aviation internationale ait jamais connue. Les compagnies aériennes luttent pour tenter d’ajuster la capacité à la demande qui chute. L’IATA prévoit une baisse des revenus de l’industrie (passagers et cargo) de 35 milliards USD en 2009. À cet égard, l’Association estime que l’industrie subira des changements structurels importants.

L’hébergement essuiera des pertes

Les firmes de consultation PKF Hospitality Research et PricewaterhouseCoopers présentent quelques prévisions sur la performance hôtelière en 2009. Comme elles concernent les États-Unis, observons-les avec une certaine réserve puisque la situation y est beaucoup plus dramatique qu’au Québec, jusqu’à présent du moins.

Selon leurs calculs, le RevPAR chutera de 7,8 à 11,2% en 2009. Il n’augmentera pas avant le deuxième trimestre de 2010. Le taux d’occupation sera d’autant plus touché étant donné l’augmentation de l’offre prévue de 2,9% par rapport à 2008. Le prix quotidien moyen sera maintenu par certains hôteliers en raison des ratés de la stratégie des baisses de prix au lendemain du 11 septembre 2001. Mais globalement, il baissera tout de même de 2,7 à 5,2%.

Au Québec, qu’est-ce qui nous attend?

Jusqu’à maintenant, le Québec ne semble pas trop touché par cette turbulence. La crise est-elle simplement retardée? Les répercussions seront-elles aussi fortes que celles prévues aux États-Unis? Difficile à dire. Mais des signes traduisent une crainte quant à l’avenir. Pensons notamment à Montréal et aux projets hôteliers reportés, voire annulés; à Mont-Tremblant, sur le Versant Soleil où un casino ouvrira ses portes cet été, mais sans hôtel ni centre de congrès.

La suroffre en matière d’hébergement en milieu urbain, la baisse du tourisme d’affaires et de la demande internationale, dont celle en provenance des États-Unis, entraîneront certainement un ralentissement du tourisme. Mais les voyages de proximité seront sûrement favorisés.

Profitons-en!

Un ralentissement des activités est parfois nécessaire pour qu’une entreprise prenne le temps de revoir ses façons de faire et innover. N’attendons pas d’être en pleine crise pour devenir plus performant, il sera peut-être trop tard! Pensons notamment à:

  • prendre le virage vert et ainsi réaliser des économies;
  • valoriser les employés par des formations, des ateliers de consolidation d’équipe (team building);
  • améliorer la performance de l’entreprise en réévaluant les processus;
  • remettre en question l’image de l’entreprise en nous demandant ce que nous faisons de mieux et pourquoi;
  • s’assurer que nos finances sont en ordre et à protéger nos liquidités;
  • être proactif, les gagnants seront ceux qui sauront se positionner avantageusement au moment de la reprise.

À quand la reprise…

Des analystes prévoient une reprise lente à partir de la fin de 2009 alors que d’autres tablent sur une reprise en 2010 qui pourrait se révéler étonnamment robuste. Cette forte reprise serait poussée par une recrudescence de la demande et l’injection sans précédent de stimuli gouvernementaux dans l’économie. Les fournisseurs de services devraient ainsi se préparer à ce rebond en saisissant les occasions qui se présentent dès maintenant.

Sources:
–    Business Travel News. «PKF Predicts Depth Of Hotel Revenue Drop», 10 décembre 2008.
–    Craft, Lester. «Preview 2009: It’s not too early to prepare for the 2010 rebound», Northstar Travel Media LLC., 2008.
–    Euromonitor International. «Trend Watch: Travel Predictions for 2009», 30 janvier 2009.
–    Evans, Robert. «Airlines face worst crisis in 50 years», Reuters, décembre 2008.
–    International Air Transport Association. «Le fret plonge de 22,6% en décembre», communiqué de presse, 29 janvier 2009.
–    Organisation mondiale du tourisme. «Baromètre OMT du tourisme mondial: le tourisme international malmené par la détérioration de l’économie mondiale», communiqué de presse, 27 janvier 2009.
–    «Pisa Forum confirms that recovery could start within 12 months», [http://www.hotelexecutive.com/newswire/pub/_32733.asp], 17 novembre 2008.
–    Grossman, David. «Business travelers may catch a price break in 2009», Usa today, 2 janvier 2009.
–    «PKF Predicts Depth Of Hotel Revenue Drop», [http://www.allbusiness.com/travel-hospitality-tourism/lodging-lodging-industry/11728725-1.html], 10 décembre 2008.
–    «PricewaterhouseCoopers Forecast a Significant Reduction in Hotel RevPAR in 2009», [http://www.hotelnewsresource.com/article36856.html], 2 février 2009.
–    PricewaterhouseCoopers, «Hotels: managing in a downturn», novembre 2008.
–    «PwC Forecasts 11% Drop In U.S. RevPAR», [http://www.hotelsmag.com/article/CA6632412.html], 27 janvier 2009.
–    The Associated Press. «World’s airlines lost $5 billion in 2008, group says», Usa today, 29 janvier 2009.

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Et si on prenait le train?

Comment voyager en évitant les mauvaises surprises causées par les hausses du prix de l’essence, les multiples contrôles de sécurité aux aéroports, les longues files d’attente, la multiplication des frais supplémentaires sur les voyages en avion, les congestions routières, le stress des longs trajets en voiture? En prenant le train! Moyen de transport de l’avenir, comme le clament certains pour sa bonne performance environnementale et pour sa rapidité lorsqu’il s’agit du t.g.v., le train gagne du terrain. Voyager en train est monnaie courante pour la plupart des Européens et semble de plus en plus populaire auprès des Américains. Dans le cas de Via Rail, on enregistre des hausses d’achalandage depuis le début de 2008. L’univers du transport ferroviaire serait-il en ébullition?

Rêvons un peu…

Imaginez si le Québec était pourvu d’un réseau de trains – encore mieux de t.g.v. – à la française! La nouvelle donne environnementale, dont le contexte plutôt alarmant des changements climatiques et la nécessité de trouver des solutions durables de transport, devrait nous pousser à envisager sérieusement un virage vers le transport par train.

Via Rail: investir pour rajeunir

Le nombre de passagers sur le réseau de Via Rail a augmenté de près de 10% pour les six premiers mois de 2008 par rapport au premier semestre de 2007 pour atteindre 2,2 millions de passagers. Le tronçon Montréal-Gaspé aurait connu une hausse de 25%. Mais comme le constate la société d’État elle-même, pour une croissance durable de l’achalandage, tout le réseau nécessite une cure de rajeunissement. Heureusement, le gouvernement fédéral annonçait à la fin de l’année 2007 un investissement de 692 millions de dollars pour l’amélioration des infrastructures ferroviaires, soit le plus gros investissement en immobilisations de l’histoire de Via Rail.

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Ces derniers arrivent à point compte tenu des défis de taille auxquels doit faire face Via Rail. Outre la vétusté du réseau, des voitures de passagers et des locomotives, mentionnons:

  • la concurrence féroce des transporteurs aériens offrant des billets à bas prix;
  • les retards des trains de passagers occasionnés par l’augmentation du trafic de trains de marchandises et par la réduction de vitesse de ces derniers.

Ajoutons aussi que le nombre de départs et l’horaire des trains de voyageurs sont parfois restrictifs. Par ailleurs, les déplacements par train au Québec ne permettent pas de voyager plus rapidement qu’en voiture ou en autobus.

Un projet de train rapide refait surface

Au fil des ans, plusieurs projets de t.g.v. ou de train rapide ont fait l’objet d’études de faisabilité ou de discussions entre les provinces et les États concernés. Pensons au lien Montréal–Boston ou encore à celui de Montréal–New York. Mais c’est le projet du train rapide dans le corridor Québec–Windsor qui soulève le plus grand intérêt chez nos gouvernements. Du moins, il a refait surface en 2008. Les premiers ministres du Québec et de l’Ontario estiment que dans le contexte actuel, soit les nouvelles préoccupations en regard de la réduction des gaz à effet de serre ainsi que la congestion routière, une réévaluation du projet est nécessaire. Même si celui-ci a fait l’objet d’études il y a plus d’une dizaine d’années, les nouvelles technologies ainsi que les impératifs environnementaux teinteront sûrement les résultats des évaluations à venir.

Aux États-Unis: une demande en forte croissance

La popularité du train bat des records aux États-Unis. Le transporteur national, Amtrak, a connu en juillet 2008 le meilleur mois de ses 37 ans d’histoire. Quelque 28 millions de passagers ont voyagé sur le réseau d’Amtrak entre septembre 2007 et 2008, une augmentation d’au moins 10%. L’essence à plus de 4 USD le gallon, les aéroports bondés, les mesures de sécurité contraignantes et le coût élevé des billets d’avion ne sont pas étrangers à ce phénomène. Et certains hôtels saisissent l’occasion en offrant des promotions aux voyageurs qui se sont déplacés par train. C’est le cas de la chaîne Kimpton Hotels – pour ses établissements de New York, Boston et Washington D.C. – avec sa promotion «Ride the Rails», qui consiste à donner 20% de rabais sur le meilleur prix en vigueur à ceux qui se procurent un billet Amtrak.CB_2008-10_prendre_train_img2

Et pourtant, le réseau américain souffre à peu près des mêmes maux que ceux du Canada, soit des équipements vieillissants et des retards importants. À cet égard, le Congrès des États-Unis vient d’accepter de doubler l’enveloppe budgétaire d’Amtrak à 13 milliards de dollars sur cinq ans. Dans le passé, les subventions versées au transporteur national étaient très critiquées. Aujourd’hui, on les voit d’un autre œil étant donné le contexte économique défavorable qui règne depuis quelques années. On étudie aussi la possibilité de nouvelles lignes dont celle d’un lien rapide entre Washington et New York. Si les Américains se mettent à voyager en train, nous devrions peut-être y voir une opportunité!

Le réseau européen prend de la vitesse et s’organise

Le transport des voyageurs par train en Europe est très bien implanté, non seulement dans le quotidien des résidants, mais aussi dans la culture touristique, et ce, depuis un bon moment. Ce qui domine ce secteur à l’heure actuelle, c’est le développement et le déploiement extrêmement rapide des lignes à grande vitesse. On parle même d’une révolution du train rapide. Avec les projets en cours, ce réseau à grande vitesse devrait tripler d’ici 2020 pour atteindre plus de 15 000 kilomètres (pour les projets, consultez http://www.railteam.fr/A-propos-de-Railteam/Futur-de-la-Grande-Vitesse).

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À l’été 2007, sept opérateurs européens de train à grande vitesse ont signé un contrat de coopération, Railteam, dont le but est de faciliter les voyages internationaux, directs ou par correspondance. L’objectif consiste à faire du transport ferroviaire à grande vitesse une véritable solution de remplacement à l’avion et à la voiture. Le partenariat Railteam devrait permettre une amélioration des correspondances, la diffusion d’une information complète et multilingue, à bord et en gare, et un accompagnement continu, notamment en cas de retard et de complications pour les correspondances. Autre aspect d’importance, Railteam investit dans une plateforme de distribution commune aux sept opérateurs. Au cours de l’année 2009, les clients pourront acheter leurs billets de t.g.v. en une seule transaction, même s’ils combinent plus d’une compagnie ferroviaire. Ce système devrait constituer une plus-value notable et, du même coup, un enjeu pour le transport aérien qui était le seul jusqu’à maintenant à offrir ce type de distribution.

If you can’t beat them, join them

La libéralisation du transport ferroviaire en Europe, prévue pour 2009, entraînera sûrement la participation de nouveaux joueurs. Plusieurs transporteurs aériens pourraient bien faire leur entrée. Déjà, certains ont conclu des ententes, et d’autres partenariats sont pressentis. À titre d’exemple, Lufthansa et Deutsche Bahn (DB) ont élaboré le concept AIRail qui permet aux voyageurs de transférer de l’avion au train avec un seul billet. Air France et son partenaire Veolia ont l’intention de lancer leur propre train à grande vitesse afin de fournir un service sur certaines lignes devenues moins rentables pour le transporteur aérien et de s’assurer une part de ce marché qui prend de l’ampleur. KLM a conclu une entente avec la Dutch railway company pour prendre une part de 10% dans la nouvelle ligne de train rapide.

Le succès européen devrait nous inspirer dans notre recherche de modes de transport de longues distances durables, surtout en raison de la vastitude de notre territoire et des possibilités de développement que peut représenter le déploiement d’un réseau ferroviaire efficace.

Sources:
– Balland, Karine. «Air France avance son projet ferroviaire», L’Écho touristique, 12 septembre 2008.
– Beauchamp, Alexis. «Les nouvelles “technologies écoactives” de Bombardier Transport», [http://www.visiondurable.com], page consultée le 15 octobre 2008.
– Beauchamp, Alexis. «Washington double le financement du transport ferroviaire», [http://www.visiondurable.com], page consultée le 14 octobre 2008.
– Dubuc, André. «Le train de nouveau sur les rails», Les Affaires, 20 septembre 2008.
– Fortin, Karine. «Le projet de train rapide Québec-Windsor relancé», 10 janvier 2008.
– McCommons, James. «A New Era for Train Travel?», [americancity.org], page consultée le 17 octobre 2008.
– Stone, Danie. «All Eyes on Amtrak», Newsweek, 12 juillet 2008.
– The Associated Press. «Amtrak reports record annual ridership», USA TODAY, 10 octobre 2008.
– Therrien, Yves. «Un TGV Québec-Windsor, toujours une priorité», 2 septembre 2008.
– Travel & Tourism Analyst. «Rail Travel – Europe», Mintel, no 3, mars 2008.
– Vézina, René. «Il est temps de remettre le projet de TGV sur les rails», Les Affaires, 26 avril 2008.
– Via Rail Canada. «Rapport annuel 2007: La revue de l’année».

Sites Internet:

Amtrak
Railteam
SNCF
VIA Rail

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En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Elle a envahi les villes européennes et vient de traverser l’Atlantique pour conquérir les milieux urbains d’ici. La bicyclette en libre-service connaît un grand succès dans la plupart des endroits où elle s’installe. Au printemps 2009, Montréal aura sa propre flotte de 2400 vélos dispersés à travers quelque 300 stations dans les quartiers centraux de la ville. Voici un tour d’horizon de quelques expériences étrangères du vélo en libre-service.

Bien qu’à la base le concept de vélo en libre-service s’adresse au citoyen, les possibilités touristiques sont nombreuses et devraient intéresser une clientèle grandissante. La découverte des villes à vélo ou le simple fait de pouvoir se déplacer facilement d’un point à un autre à vélo gagnent en popularité auprès des visiteurs à la recherche d’expériences authentiques, hors du commun.

Rouler à vélo gratuitement

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Copenhague est l’une des villes pionnières dans ce domaine avec le déploiement, en 1995, de son réseau city bike. Sa formule novatrice permet l’accès gratuit aux vélos. En effet, il suffit d’insérer une pièce de 20 couronnes (environ 4 dollars) pour libérer une bicyclette de son support, pour ensuite pédaler dans la ville tout en demeurant à l’intérieur du périmètre d’utilisation et récupérer sa pièce de 20 couronnes en ramenant et en verrouillant le vélo sur un support disponible. Le city bike de Copenhague est devenu une véritable attraction, un symbole de la destination reconnu à travers le monde. On a tenté d’implanter le modèle d’accès gratuit de Copenhague dans d’autres villes comme Vienne, mais les nombreux vols ont incité les responsables à revoir la formule.

Le modèle le plus courant: la location de vélo en libre-service

Le concept le plus courant est celui de la location du vélo en libre-service. Lancé en 2005, le Vélo’v de Lyon est reconnu comme étant l’un des premiers du genre. Du moins, son succès en a fait un modèle pour l’Europe. Et cette formule se déploie à la vitesse grand V dans de nombreuses villes européennes depuis quelques années. Mentionnons Vienne, Bruxelles, Aix-en-Provence, Paris, Marseille, Barcelone, Toulouse et bientôt Dijon. Le nombre d’adeptes est en croissance, et le concept ne cesse d’être amélioré.

Comment ça marche

Le principe de base de la location est simple et similaire d’une ville à l’autre. Dans le cas du Vélo’v, il faut d’abord se procurer une carte d’accès – courte durée, longue durée… Plusieurs formules sont proposées; elles sont accessibles aux bornes Vélo’v (aux stations). La carte de courte durée, valide sept jours, coûte un euro et permet de s’inscrire ensuite à la même borne pour obtenir un numéro qui permet de déverrouiller l’un des vélos de la station. Les trente premières minutes d’utilisation sont gratuites; l’idée étant de favoriser les courts déplacements. L’heure suivante coûte un euro, et chaque heure supplémentaire deux euros. L’usager peut rapporter son Vélo’v à n’importe quelle autre station. C’est d’ailleurs sous cette forme – à des tarifs différents – que Bixi, le vélo en libre-service de Montréal, sera offert.

Succès

Étant donné son succès, Vélo’v a fait des petits. Vélib’, implanté à Paris à l’été 2007, fait beaucoup parler de lui. Qui aurait cru qu’il pouvait être agréable, voire possible, de pédaler à même le flux automobile souvent chaotique des rues de Paris? Et apparemment, ça se passe plutôt bien, la cohabitation s’avère relativement harmonieuse. Les chiffres sont pour le moins impressionnants. En septembre 2008, soit un peu plus d’un an après son lancement, on enregistre:

  • une moyenne de 91 500 locations par jour (parfois jusqu’à 100 000);
  • 215 000 abonnés annuels et 50 859 réabonnés;
  • près de 33 millions de locations depuis la mise en place de Vélib’.

Outre les bandes et les pistes cyclables, les cyclistes parisiens bénéficient également de nombreuses voies réservées aux autobus, soit celles marquées par le logo «vélos». Ces couloirs ont été élargis à 4,5 m pour permettre aux autobus et aux taxis de dépasser les cyclistes. On invite aussi ces derniers à rouler en sens inverse sur certaines rues (identifiées à cet effet) peu achalandées.

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À parfaire

En dépit de leur succès, les systèmes de vélo en libre-service sont en rodage et demandent une amélioration d’année en année. D’abord, malgré les précautions contre le vol – vélo indémontable, facilement identifiable, système de serrure antivol, etc. –, un grand nombre de vélos ont disparu, surtout à Paris où quelque 3000 Vélib’ ont été lourdement endommagés ou volés depuis les débuts. À Lyon, une campagne de sensibilisation incite les utilisateurs à prendre soin de leur monture et à signaler tout mauvais usage ou encore tout vélo brisé. Enfin, pour résoudre en partie le problème des stations toujours vides versus celles toujours pleines, Paris vient de désigner une soixantaine de stations «Bonus». Il s’agit en fait de regarnir les haltes situées dans les hauteurs de la ville. Pour ce faire, on accorde aux «grimpeurs» 15 minutes supplémentaires gratuites.

En Amérique du Nord

Des initiatives se créent lentement de ce côté-ci de l’Atlantique. Au printemps 2008, le programme SmartBike DC voyait le jour à Washington DC. Mais la tarification implique un abonnement annuel, limitant ainsi les possibilités sur le plan touristique. Bixi, le modèle qui sera implanté à Montréal, offrira l’option de recourir à un abonnement quotidien. Ce mode de transport qui, espérons-le, remportera beaucoup de succès auprès des citoyens devrait constituer un atout à l’offre touristique. Pour maximiser ses chances de popularité, quelques éléments sont à envisager:

  • trouver la (ou les) station Bixi la plus proche de votre entreprise pour en informer la clientèle (sur votre site Internet entre autres);
  • créer des itinéraires de découvertes de quartier et de visites d’attraits en tenant compte des stations Bixi;
  • déterminer les artères les plus sécuritaires et les mieux adaptées pour les déplacements à vélo, puis informer votre clientèle de leur existence;
  • élaborer des forfaits intégrant un abonnement quotidien à Bixi.

Favoriser les déplacements actifs et créer de l’animation urbaine

Dans ces villes où la population a rapidement adopté le vélo en libre-service, on remarque une progression de l’animation urbaine et de l’activité commerciale. Les déplacements à vélo, comme à pied, redonnent à la ville un visage plus humain, favorisent les contacts, les arrêts spontanés, et dynamisent la rue. Par ailleurs, une récente étude de l’Université de New South Wales révélait que malgré une augmentation des cyclistes dans les rues, le nombre d’accidents impliquant cyclistes et automobilistes était en baisse. Les vélos sur les routes entraîneraient un changement de comportement des automobilistes: ceux-ci adopteraient une conduite plus sécuritaire. Or, il faut sensibiliser tous les usagers à cette cohabitation qui est encore parfois très périlleuse dans les villes nord-américaines. Sans compter que les aménagements permettant des déplacements sécuritaires sont souvent manquants. Il serait souhaitable que la mise en place du vélo en libre-service suscite des initiatives en ce sens!

Sources:

–  Gaffney, Dan. «A virtuous cycle: safety in numbers for riders says research», University of New South Wales, [http://www.science.unsw.edu.au/news/a-virtuous-cycle-safety-in-numbers-for-riders-says-research/], page consultée le 1er octobre 2008.
–  Persiaux, Renaud. «Vélib’, Vélo’v, V’hello… Une vélorution», [scienceshumaines.com], page consultée le 2 octobre 2008.
–  The Associated Press. «Vélib’, un an et beaucoup de succès pour le vélo à Paris», [www.cyberpresse.ca], page consultée le 2 octobre 2008.

Sites Internet :
–    Bixi
–    City bike
–    SmartBikeDC
–    Vélib’
–    Vélo’v