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Les croisières fluviales en plein essor

L’Europe est la destination la plus courue des croisiéristes. Selon un rapport réalisé par Cruise Holidays International, les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent. Le Rhin, le Danube et la Seine maintiennent leur notoriété, et ceux qui y ont déjà navigué se tournent maintenant vers d’autres cours d’eau. En Asie, les fleuves Irrawaddy au Myanmar, Yang-Tse-Kiang en Chine et Mékong au Vietnam et au Cambodge gagnent en popularité. D’ailleurs, le rapport les classe dans le top 5 des destinations hors Europe.

les dix itinéraires les plus populaires se trouvent sur le Vieux Continent.

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Source : CroisiEurope. Cliquez ici pour agrandir la carte.

Nouveaux itinéraires et bateaux en 2015

Selon Cruise Critic, près de 40 nouveaux bateaux de croisière fluviale verront le jour tout au long de l’année. La compagnie Viking River Cruises, qui en inaugurait 18 en 2014, en mettra à l’eau 12 nouveaux en 2015, ce qui portera sa flotte totale à 64 navires. Uniworld, pour sa part, lancera le S.S. Maria Theresa et ajoutera six itinéraires à son offre européenne. CroisiEurope introduira un bateau à aubes qui naviguera dans la Loire dès le printemps.

Rivages du Monde proposera un nouvel itinéraire canadien sur le Saint-Laurent de mai à octobre. Chez nos voisins du sud, American Cruise Lines (ACL) inaugurera un nouveau navire qui sillonnera la rivière Mississippi et développe une stratégie pour diversifier ses parcours. Selon Charles Robertson, président d’ACL, il y aurait plus de 24 000 km de voies navigables aux États-Unis; la carte ci-dessous illustre celles qu’ACL évalue dans l’optique de développer de nouveaux itinéraires.

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Source : Travel Weekly

Tous ces exemples montrent le dynamisme de l’industrie des croisières fluviales et la présence active de nombreux acteurs. Plusieurs tendances confirment aussi l’évolution et l’adaptation constantes de ce secteur d’activité. En voici quelques-unes.

Diversification de la clientèle

La clientèle traditionnelle se compose principalement de baby-boomers. On remarque ces dernières années que plusieurs compagnies de croisières cherchent à en séduire de nouvelles.

Les jeunes

Pour courtiser les jeunes, elles proposent des itinéraires plus courts, un catalogue d’excursions indépendantes contenant plus d’options et des croisières thématiques qui rejoignent leurs centres d’intérêt. AmaWaterways et American Queen Steamboat Company organisent des excursions plus actives et mettent à la disposition de leurs passagers une flotte de vélos, un réseau Internet sans fil et une salle de conditionnement physique. Pour accommoder les jeunes familles, les deux nouveaux bateaux d’AmaWaterways incluent des cabines communicantes.

Pour se promouvoir auprès des étudiants et des jeunes diplômés, CroisiEurope lance une campagne de marketing annonçant un stage de trois mois qui aura lieu à l’été 2015. Le Canadien ou l’Américain sélectionné aura pour principale tâche de réaliser un photoreportage qui sera diffusé sur un blogue, sur le site Web de CroisiEurope et sur les médias sociaux. Au total, 14 pays seront explorés à bord de 10 bateaux différents.

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Source : CroisiEurope

Les solos

En plus de construire de nouveaux navires comprenant davantage de cabines simples, quelques compagnies proposent une réduction ou carrément l’élimination des coûts supplémentaires relatifs à l’occupation simple. Blount Small Ship Adventures offre le programme « Willing to Share », qui permet aux voyageurs en solo de partager une cabine afin de réduire les coûts. Tauck a ajouté à son site Internet une section « Solo Travel » et un forum de discussion destiné à cette clientèle. AmaWaterways organise des réceptions d’accueil pour ces voyageurs afin qu’ils puissent faire connaissance dès leur arrivée à bord.

Personnalisation

La petite taille des bateaux de croisière fluviale est favorable à la personnalisation de l’offre, mais aussi de l’accueil. Par exemple, Avalon Waterways accueillera une clientèle uniquement québécoise sur sa croisière de huit jours « Le Rhin romantique », en octobre 2015. En plus d’avoir à bord un directeur de croisière et une accompagnatrice francophones, Avalon offrira des visites, des divertissements et des menus en français.

Croisières thématiques

Les voyages à thème gagnent en popularité, réjouissent et rassemblent plusieurs segments de clientèle. Ils se déclinent en une multitude d’activités et de loisirs : culinaire, bien-être, photographie, patrimoine religieux, musique, arts, golf, vélo, etc. Ces croisières, et particulièrement celles dont les thèmes s’associent aux célébrations des fêtes et aux marchés de Noël, contribuent également à prolonger la saison touristique.

Au Québec, Voyages AML offre sur le CTMA Vacancier une croisière gourmande pendant laquelle on peut découvrir les saveurs de la mer et du terroir madelinot. Parmi les activités proposées, mentionnons des ateliers sur la pêche au homard ainsi que des démonstrations et des conseils culinaires. En Europe, Viking River Cruises possède un vaste portfolio de thématiques, dont la croisière « Masterpieces », qui se lance sur la trace des lieux et des paysages qui ont inspiré les grands chefs-d’œuvre de peintres célèbres.

Source: Viking Cruises

Le foisonnement de l’offre, l’intérêt grandissant de nouvelles clientèles et la présence de croisiéristes plus expérimentés désirant naviguer sur de nouveaux cours d’eau sont tous des facteurs qui laissent présager un futur lucratif à l’industrie des croisières fluviales.

 

Crédit photo une : Viking Cruises

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Produits et activités

Les marchés de Noël charment les croisiéristes

Les compagnies de croisières offrent depuis quelques années des excursions dans les marchés de Noël, une thématique qui gagne en popularité et qui prolonge la saison touristique sur l’eau. C’est sur le Danube, le Main et le Rhin que l’on trouve la majorité de l’offre.

L’engouement pour la thématique des marchés de Noël se traduit par une hausse de 37% des départs par rapport à l’an dernier pour CroisiEurope, l’ajout d’un quatrième navire pour Tauck et une augmentation des départs de 10% pour AmaWaterwaya et Viking River Cruises.

Pour les passagers, c’est l’occasion de boire un petit vin chaud, de magasiner les cadeaux des Fêtes, de se fondre parmi les locaux et de vivre une expérience authentique.

Source: Youtube

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Des aéroports aux airs festifs

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Comportement en ligne des voyageurs d’Airbnb

Le marché de la location de résidences privées n’a pas échappé à la vague déferlante du Web, et on y trouve aujourd’hui une offre diversifiée sur des sites spécialisés. Selon PhoCusWright, aux États-Unis, le taux de pénétration de ces réservations en ligne est passé de 12% en 2008 à 24% en 2012. L’arrivée de start-ups issues de l’économie collaborative comme Airbnb et l’amélioration des sites déjà bien installés sur ce marché, à l’instar de HomeAway, ont contribué à l’accélération de cette évolution.

Ainsi, de cette tendance est née une «nouvelle génération de loueurs», dont le comportement de voyage se dissocie de ceux qui utilisent d’autres modes d’hébergement. Cette comparaison a été effectuée dans le cadre d’une première analyse portant sur le profil de ces voyageurs, tirée d’une étude de PhoCusWright. La firme s’est aussi penchée sur leurs habitudes de planification et de réservation en ligne; voici les résultats.

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La «nouvelle génération de loueurs» est très active sur le Web

Lorsqu’il s’agit de planifier ses séjours d’agrément, la «nouvelle génération de loueurs» est plus susceptible de consulter Internet sur un appareil mobile (32%) ou une tablette (29%) que les autres voyageurs (voir le graphique 1). De plus, elle utilise davantage de sources d’information telles que les recommandations de parents ou d’amis, les publicités en ligne et les courriels promotionnels. Les autres loueurs adoptent un comportement qui se rapproche de celui des voyageurs qui ne louent pas de logement privé.

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la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages.

Les trois catégories de voyageurs consultent les mêmes principales sources sur le Web pour la planification en ligne de leurs séjours (voir le graphique 2). Les agences de voyages en ligne telles qu’Expedia ou Priceline arrivent en tête, suivies des moteurs de recherche et des sites de commentaires comme TripAdvisor. Néanmoins, la «nouvelle génération de loueurs» navigue sur  plus de sites pour comparer et choisir les composantes de ses voyages. Près de 40% de ces nouveaux loueurs utilisent les réseaux sociaux, comparativement à 11% des autres loueurs et 12% des non-loueurs. Cet écart se vérifie aussi pour les guides et les magazines de voyages en ligne, les sites d’actualité, ainsi que pour les sites de location de logements privés. Ces derniers sont tout de même consultés par une proportion importante des autres loueurs (20%).

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Quels contenus recherchent-ils en ligne?

La «nouvelle génération de loueurs» a un appétit débordant pour les contenus en ligne liés aux voyages (voir le graphique 3). Ces voyageurs consultent les commentaires et les avis, les photos et les vidéos de professionnels et d’amateurs, ainsi que les publications des prestataires, pour planifier au moins la moitié de leurs séjours. À noter qu’ils sont beaucoup plus nombreux que les autres loueurs et les non-loueurs à visualiser ces informations sur les réseaux sociaux.

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Inspiration et personnalisation

Pour cette nouvelle génération, l’aspect inspirant du site est très important, puisque 41% y recherchent de nouvelles idées de voyages, alors que cet objectif n’est partagé que par 28% des autres loueurs et 29% des non-loueurs. De plus, elle souhaite effectuer une expérience de navigation plus personnalisée que les autres voyageurs. En effet, 27% optent pour un site qui conserve leurs informations personnelles afin de les reconnaître à chaque visite, en comparaison à 12% des autres loueurs et 9% des non-loueurs.

La «nouvelle génération de loueurs» est spontanée

La catégorie des autres loueurs réserve leurs séjours plus en avance que les autres segments; 57% le font au moins un mois avant le départ, alors que c’est le cas pour 41% de la «nouvelle génération de loueurs» et pour la moitié des non-loueurs (voir le graphique 4). Les voyageurs de la nouvelle génération sont proportionnellement plus nombreux à se préparer à la dernière minute. Ils sont 43% à réserver moins de trois semaines avant le début de leur séjour, comparativement à 33% des autres loueurs et à 31% des non-loueurs.

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Adeptes de la consommation collaborative

La «nouvelle génération de loueurs» qui, selon PhoCusWright, a tendance à utiliser des sites collaboratifs comme Airbnb pour réserver leur logement, est aussi attirée par d’autres services similaires pour se déplacer. Ainsi, 21% de ces voyageurs, également des adeptes des nouvelles technologies, ont utilisé une application d’autopartage durant leur séjour, alors que seulement un faible pourcentage des autres loueurs (6%) et des non-loueurs (2%) s’en sont servi. Ils sont aussi plus nombreux (25% en comparaison à respectivement 11% et 6%) à avoir voyagé à bord d’une voiture de tourisme avec chauffeur à l’aide d’applications telles que Uber et Sidecar.

L’hôtellerie traditionnelle doit-elle s’inquiéter?

chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année.

PhoCusWright a effectué des calculs de probabilité basés sur la fréquence des séjours d’agrément des voyageurs. Il en ressort que chaque location de logement privé effectuée par un voyageur diminue de 24% les possibilités qu’il réserve une chambre d’hôtel au cours de la même année. De la même manière, si un voyageur séjourne dans deux locations durant l’année, les chances qu’il loge à l’hôtel chutent de 50%. Ainsi, plus un voyageur réalise de séjours dans des logements privés, moins il aura tendance à réserver une chambre d’hôtel. Malgré ce calcul qui peut sembler alarmant pour les hôteliers, il ne faut pas oublier qu’en 2013, seulement 14% des voyageurs américains ont loué un appartement ou une maison privé, et 3% ont réservé une chambre ou un lit chez un particulier; c’était le mode d’hébergement le moins populaire.

Changement fondamental ou tendance passagère?

Les adeptes de la consommation collaborative, qui sont en grande partie issus de la génération Y, continueront-ils à voyager de la sorte en vieillissant? Difficile de présager l’avenir, mais il est certain que leur utilisation d’Internet et des multiples outils technologiques est ancrée dans leurs comportements de voyage de manière durable. Les prestataires d’hébergement n’ont alors d’autre choix que d’y réagir et de s’adapter!

Première partie de l’analyse : Qui sont ces voyageurs qui réservent sur Airbnb?

 

Image à la une: © istockphoto

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Segments de clientèles

En route vers l’accessibilité pour tous

 

Cet événement international, qui se déroulait du 19 au 22 octobre 2014 à Montréal, a couvert de nombreuses questions liées à l’accès inclusif. La formation, le transport, l’hébergement, les attraits, les activités, la législation, la certification et l’information en sont quelques exemples. Certains constats et enjeux ont été soulignés par plusieurs présentateurs. En voici un aperçu.

 

Un monde de handicaps

Saviez-vous que 70% de tous les handicaps sont invisibles?

On estime à un milliard le nombre de personnes handicapées dans le monde entier, dont 60 millions en Europe et autant en Amérique du Nord. Ce segment constitue 15% de la population — 20% dans le cas des États-Unis. Cette proportion devrait progresser, notamment en raison du vieillissement de la population.

L’European Network for Accessible Tourism estime que le marché potentiel du tourisme accessible s’élève à 130 millions de personnes en Europe et génère des dépenses de 68 milliards d’euros (près de 100 milliards de dollars). En plus des personnes ayant un handicap — moteur, auditif, visuel ou intellectuel —, ce marché se compose de personnes âgées, de femmes enceintes, de familles avec de jeunes enfants et de gens souffrant de maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, allergies, etc.) ou d’incapacités temporaires. Tous ces individus et ceux qui voyagent avec eux ont besoin d’un tourisme accessible.

Informer, informer, informer

Par des anecdotes ou à travers leur présentation, les participants ont témoigné de la méconnaissance des besoins des personnes handicapées. Voici des citations révélatrices de cette réalité parmi les propos rapportés:

  • «L’accessibilité pour tous est une utopie.»
  • «Les gens s’adaptent.»
  • «L’accompagnateur va s’occuper de tout.»
  • «Oui, nous avons une chambre accessible, il n’y a que trois marches à monter pour y accéder.»
  • «La douche est accessible, le rebord ne fait que 8 cm.»

En général, les gens ont une conception floue de l’accessibilité. L’information concernant les besoins réels des personnes handicapées doit circuler. Pour bien cibler leurs besoins et ainsi favoriser leur autonomie, il faut consulter et impliquer les principaux intéressés. En outre, il faut voir à faire respecter les normes. Les nouvelles entreprises, ou celles qui effectuent des rénovations, ont tout intérêt à intégrer les adaptations nécessaires dans leurs travaux, et ce, de manière harmonieuse, plutôt que de vérifier après coup si leurs installations conviennent aux personnes handicapées. De toute manière, toutes les clientèles, qu’elles soient handicapées ou non, bénéficieront de ces améliorations.

La formation, la clé de la réussite

Au cours du Sommet, de nombreux intervenants ont cité l’importance de développer les compétences en matière d’accueil et de service à la clientèle du personnel de l’industrie touristique. Toutefois, comme le mentionnait Scott Rains, consultant américain favorisant les voyages indépendants et l’accessibilité, les programmes de formation ne font pas encore partie de la culture des entreprises.

Toutefois, cet état des choses est appelé à changer grâce à des programmes comme celui de M. Pierre-Margot Cattin, de l’Université des Sciences appliquées de Suisse occidentale, qui offre le cours «Développement du tourisme pour tous» destiné aux étudiants en tourisme. Depuis 2010, il présente entre autres un catalogue des besoins spécifiques des personnes vivant avec un handicap de même que des exemples de bonnes pratiques en matière de tourisme pour tous. Tout comme la Suisse, la France, par l’entremise de l’Association Tourisme et Handicaps, offre un cours de sensibilisation au handicap à 3000 jeunes des programmes de BTS Tourisme par année, de même qu’une formation aux enseignants en tourisme. Inspirée par ces présentations, Mme Martine Lizotte, directrice de l’École internationale d’hôtellerie et du tourisme du Collège LaSalle et animatrice d’un atelier sur la formation à l’occasion du Sommet, a annoncé avec beaucoup d’enthousiasme que dès cette année, tous les étudiants des programmes de DEC de son École recevraient la formation Service Complice offerte par Kéroul.

Vers des villes accessibles

Depuis 2004, toutes les municipalités québécoises de 15 000 habitants et plus sont tenues, selon la loi, de produire annuellement un plan d’action pour éliminer les obstacles à l’intégration des personnes handicapées. Les Villes de Victoriaville et de Gatineau ont initié des rencontres provinciales annuelles sur le sujet. Les travaux de ces entretiens ont permis de produire des documents d’accompagnement tel que le Cahier des bons coups municipaux, qui répertorie des initiatives inspirantes. Patrick Paulin, de la Ville de Victoriaville, est venu présenter le dynamisme de son milieu et estime qu’en regard de ce qui se développe au Québec en ce moment:

  • la bonne volonté existe;
  • les obligations légales sont connues;
  • les coûts sont rarement un obstacle insurmontable;
  • la mise en œuvre partielle des engagements est souvent due à une vision trop étroite de l’accessibilité qui est limitée au cadre bâti.

Le transport local pour les personnes en fauteuil roulant

Une destination accessible pour tous doit offrir des moyens de déplacement appropriés et les promouvoir. Londres fait beaucoup d’efforts pour faciliter la mobilité aux gens en fauteuil roulant et l’organisme Visit London en fait la promotion auprès des visiteurs potentiels. La Société de transport de Montréal a mis en place un plan de développement d’accessibilité universelle et consulte le milieu associatif pour connaître les besoins des personnes en situation de handicap. Des améliorations ont déjà été apportées au réseau du métro.

Des villes comme New York et Toronto ont des objectifs ambitieux en matière de taxis accessibles. La Grosse Pomme vise 50% de sa flotte pour 2020, alors que Toronto ne promet rien de moins qu’une accessibilité totale (100%) de ses taxis pour 2024.

Une déclaration rassembleuse

À la clôture du Sommet, les 300 participants des 30 pays présents ont adopté la déclaration Un monde pour tous. Cette dernière énumère 40 mesures précises qui visent la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en faveur d’un tourisme accessible à tous. Ces recommandations s’adressent aux exploitants et aux intermédiaires du tourisme, du voyage et du transport ainsi qu’aux autorités locales, nationales et internationales.

 

Analyse rédigée en collaboration avec Chantal Neault, analyste au Réseau de veille.

 

Image à la une: Sommet mondial Destinations pour tous 2014

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Transport

Le transport par taxi arrive à une intersection

Comme d’autres jeunes entreprises Internet (start-up), Uber a trouvé l’adéquation entre le Web, la mobilité, les communautés sociales et la géolocalisation pour offrir un nouveau mode de consommation répondant à des besoins exprimés par des individus ou des voyageurs. Airbnb en est l’exemple classique. Ces services se heurtent parfois aux législations, mais leur popularité prend généralement le dessus.

 

 

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La plateforme Uber, fondée à San Francisco et présente dans 150 villes dans le monde dont Montréal, permet de repérer les taxis situés aux alentours et de les héler à l’aide de son téléphone intelligent. Des milliers de chauffeurs se rendent ainsi disponibles, discrètement, sans nécessairement le dévoiler à la société qui les emploie. Uber prélève une commission, mais fournit un iPhone aux chauffeurs. Limousines, voitures de luxe et véhicules utilitaires sport (VUS) font également partie de l’offre répertoriée. Parallèlement, UberX fait appel aux particuliers, qui peuvent offrir du transport à bord de leur propre véhicule, faisant ainsi directement concurrence aux chauffeurs professionnels. Ce service est encore peu développé. Lyft et Sidecar proposent un concept semblable.

Pourquoi ça roule bien?

Le succès de ce concept repose sur la réponse à des besoins émis et à la simplification du processus.

  • ML_Taxi_image_2Trouver un moyen de transport est plus facile que jamais. On peut contacter un taxi ou un particulier qui est tout près de nous et suivre son approche. C’est l’utilisation optimale des téléphones intelligents. L’application est même intégrée à TripAdvisor, et on peut réserver un transport directement sur les pages d’attractions ou de lieux touristiques et dans la version mobile de Google Maps.   
  • Payer est plus facile que jamais. Plus besoin d’avoir d’argent comptant ou de gérer un lecteur de cartes de crédit. Tout se fait par l’application.
  • Éviter les intermédiaires. Uber prélève une commission considérable sur le coût du trajet (variable entre 15 et 25%), mais les conducteurs jouissent de latitude et de contrôle comme ils n’en ont jamais eu.  
  • Réduire les dépenses de transport. Pour les voyageurs d’affaires entre autres, cette plateforme permet de diminuer les coûts relatifs à leurs déplacements, d’autant plus depuis que des partenariats ont été conclus avec des spécialistes du voyage d’affaires tels Concur (une entreprise de gestion des déplacements professionnels, utilisée par plus de 25 millions de personnes), American Express et TripCase de Sabre.
  • Qualifier le service. Le système de commentaires réciproques peut discréditer les mauvais utilisateurs, qu’ils soient conducteurs ou passagers.

Notons qu’en plus de TripAdvisor et Google Maps, Uber permet à plusieurs autres entreprises d’intégrer son API telles que Expensify, Hyatt Hotels & Resorts, OpenTable, Starbucks et United Airlines.

Un parcours accidenté

… Uber ou une autre entreprise se fraiera un chemin si le service offert répond à un besoin exprimé par la population.

Uber fait face à diverses poursuites ou interdictions dans plusieurs pays. L’entreprise fera appel de cette décision. Elle change d’ailleurs d’attitude progressivement pour mieux travailler avec les autorités en place, notamment à New York. Elle se débat toujours avec les réglementations européennes et avec la concurrence en Asie. Des milliers de chauffeurs de taxi ont manifesté le 11 juin dernier dans quelques villes européennes pour dénoncer cette concurrence jugée déloyale. De nombreux soubresauts sont certainement encore à prévoir, mais en fin de compte, Uber ou une autre entreprise se fraiera un chemin si le service offert répond à un besoin exprimé par la population.

De plus, Uber a les reins solides. Ce dernier est soutenu par des investisseurs majeurs tels que Google Ventures, Amazon et Goldman Sachs, portant sa valorisation à plus de 18 milliards de dollars américains, ce qui représente davantage que Hertz et Avis réunis et le place devant Airbnb et Dropbox.

La corde sensible de la sécurité

Taxicab, Limousine & Paratransit Association, qui représente 1100 compagnies de taxis, soulève l’enjeu de la sécurité avec la campagne Who’s Driving You, qui vise la sensibilisation de la population aux dangers de faire confiance aux conducteurs lorsqu’il ne s’agit pas de chauffeurs de taxi. Le site invite les utilisateurs à dénoncer des situations fâcheuses qu’ils ont déjà vécues. Uber tente de rassurer sa clientèle avec un programme d’assurances.

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D’autres voies

La réglementation de Las Vegas ne permet pas encore à Uber d’y être présent. Une nouvelle application approuvée par les autorités, Ride Genie, permet néanmoins de héler virtuellement une limousine, une voiture de luxe et bientôt un taxi.

Hailo, une entreprise anglaise qui offre depuis novembre 2013 une application similaire à Montréal, a collaboré avec les responsables du transport par taxi et a obtenu un permis d’exploitation en bonne et due forme. La rude concurrence sur le marché nord-américain l’a cependant amenée à plier bagage. 

Autre service intéressant, Bandwagon permet de partager des taxis. Cette application lancée en juillet vise à regrouper les passagers se rendant à des destinations similaires ou rapprochées. Le tarif par personne est moins élevé que si le passager avait été seul, mais le revenu total pour le chauffeur de taxi est plus élevé. En plus d’une application, une borne est installée à l’aéroport La Guardia de New York.

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Source: Shareable

Bref, les entreprises mettant en relation chauffeurs de taxi et passagers qui travaillent avec les répartiteurs officiels semblent trouver un terrain d’entente. Les choses se corsent lorsque les centrales sont évitées ou, ce qui est encore plus controversé, lorsque des particuliers sont invités à offrir leurs services. Un petit coup d’œil dans le rétroviseur laisse cependant croire que si d’autres organisations perdurent et chamboulent les modèles établis en hébergement et en restauration, par exemple, pourquoi cela n’arriverait-il pas dans l’univers des transports urbains?

Quand la ville prend les devants

La ville de Montréal lançait en août dernier sa Politique montréalaise sur l’industrie du taxi, qui vise à faciliter son autofinancement et à prendre les virages technologique et écologique. Cette réorganisation est tout à fait louable, mais ces géants de l’économie collaborative s’implantent, qu’on approuve ou non, et bouleversent les structures en place. Saura-t-on trouver un terrain d’entente?

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Gestion Tendances

Le low cost est à la mode!

 

Les services des prestataires touristiques à bas prix sont aujourd’hui plébiscités par des segments de clientèles diversifiés. La raison? Leur modèle d’affaires low cost monte en gamme, l’offre de produits et services est bonifiée et élargie, alors que le prix se maintient au plus bas. Ce succès rend envieuses d’autres compagnies qui tentent alors de faire une percée dans ce créneau…

Le secteur aérien

Il y a une quinzaine d’années, la naissance des transporteurs à bas coûts a chamboulé tout le secteur aérien, et leur succès continue de grandir. Selon Euromonitor, ces compagnies voient leur part de marché et leur popularité s’accroître chaque année, exacerbant la rivalité avec les transporteurs réguliers. En novembre 2013, elles proposaient 20% de l’ensemble des vols et 25% des sièges hebdomadaires à l’échelle mondiale.

Elles opèrent de nombreux changements dans leurs stratégies de développement et de prix. Tandis que le modèle ultra low cost, popularisé par Spirit Airlines et Allegiant Air, continue son avancée aux États-Unis, les transporteurs européens à bas coûts se rapprochent davantage de celui du middle cost à l’instar de easyJet.

Le premier modèle d’affaires consiste à vendre des billets à très bas prix et à ajouter de nombreux services payants (bagages, nourriture, impression des billets). Ces suppléments représentent en moyenne 40% du prix total d’un voyage avec Spirit Airlines. Or le prix moyen d’un vol est passé de 94 à 75$ US depuis l’adoption de cette stratégie en 2007. Le second modèle, lancé par easyJet, est à présent adopté par Air Berlin, Vueling et plus récemment Ryanair. Ces compagnies aériennes baissent les coûts de certains services (frais de bagages, réimpression de carte d’embarquement) et bonifient leur offre en ajoutant des services payants, comme la réservation de siège et le passage rapide à l’aéroport. Ce modèle d’affaires est aussi un moyen de concurrencer davantage les transporteurs réguliers, en:

  • se déployant sur les aéroports principaux;
  • multipliant les dessertes;
  • se positionnant sur des lignes stratégiques;
  • ajoutant des vols long-courrier. Norwegian Air Shuttle (voir l’image ci-dessous) et XL Airways offrent des vols entre l’Europe et les États-Unis. Air Asia X, la plus grande compagnie low cost d’Asie, proposera des liaisons vers l’Europe d’ici 2016.

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Source: businessinsider.com

Ce modèle vise aussi la clientèle d’affaires. Des sections comportant des sièges plus larges et confortables lui sont maintenant réservées. Par exemple, JetBlue le fera dès juin (voir l’image ci-dessous). Cette compagnie proposera des tarifs comprenant des cocktails, un repas amélioré et un accès Wi-Fi. Vueling lançait en 2012 la classe «Excellence» avec pour objectif de compter 50% de voyageurs d’affaires dans sa clientèle avant la fin de 2013. En France, une nouvelle compagnie low-cost vient de voir le jour, La Compagnie, et se positionne entièrement sur le segment affaires pour des vols entre Paris et New-York.

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Source: investor.jetblue.com

Par ces transformations, le modèle d’affaires des compagnies aériennes middle cost se rapproche de celui des transporteurs réguliers, alors que ces derniers, face à cette rude concurrence, tentent de se faire une place dans le créneau low cost. Air Canada rouge, Air France avec ses filiales Transavia et Hop! ainsi que Lufthansa et sa nouvelle marque WINGS en sont des exemples.

Qu’en est-il de l’hôtellerie?

On observe deux évolutions similaires à celles du secteur aérien: la montée en gamme de ces hébergements et la création de chaînes modernisées.

Sur le marché hôtelier, le segment économique bouscule son modèle d’affaires. On observe deux évolutions similaires à celles du secteur aérien: la montée en gamme de ces hébergements et la création de chaînes modernisées. Ces changements répondent aux nouvelles attentes des voyageurs, qui recherchent des offres alléchantes sans lésiner sur la qualité des installations, du confort et du design.

Le groupe hôtelier Accor rénove les décors et installations de ses raisons sociales économiques depuis quelques années. Ses hôtels formule 1 et Etap Hotel (voir l’image ci-dessous) ont changé de nom (respectivement hotelF1 et ibis budget), leurs espaces publics et leurs chambres sont désormais plus fonctionnels et conviviaux grâce au soin apporté au design.

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Source: ibisbudgethotel.ibis.com

Les nouvelles chaînes low cost easyHotel et Motel One connaissent un succès en Europe qui ne démord pas. La plus récente, Eklo Hotels, a réussi à adopter une démarche environnementale en utilisant des matériaux de construction plus innovants et écologiques, en favorisant la polyvalence des employés et en faisant payer tous les suppléments aux clients.

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Source: eklohotels.com

Certaines auberges de jeunesse surfent sur cette montée en gamme et attirent des clientèles variées

Certaines auberges de jeunesse surfent sur cette montée en gamme et attirent des clientèles variées: des adultes de tous âges aux familles, en passant par les voyageurs d’affaires, tous à la recherche d’une expérience sociale dans un lieu au design contemporain et équipé des technologies dernier cri. Ces établissements sont dotés d’installations similaires à celles des hôtels traditionnels: salles de bains privées, piscine, salles de conférence et salles d’entraînement. De plus, certains équipements et certaines offres ont un caractère plus exclusif: salle de cinéma, salle de jeux, organisation d’activités sociales, tours de ville, etc. La chaîne d’auberges européennes Generator (voir l’image ci-contre) fait partie de ces établissements «nouvelle génération» qui s’inspirent des hôtels lifestyle tout en offrant des prix concurrentiels (à partir de 10€).

AL_Modele_low_cost_image5Source: Generator

De nouveaux concepts d’hôtels hybrides fleurissent dans les grandes villes. Par exemple, l’hôtel Fusion à Prague est à la fois un établissement trois étoiles et une auberge de jeunesse. Il propose des espaces de réunion informels, des jeux vidéo interactifs, un bar-lounge pouvant accueillir des événements, etc. Il est possible de réserver différentes catégories de chambres dont le coût varie de 60 à 130€ la nuit ou un lit à partir de 14€. Il s’agit d’une solution alternative pour les voyageurs d’affaires, comme l’explique son directeur général.

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Source: fusionhotels.com

Une stratégie qui séduit toute l’industrie

D’autres secteurs touristiques sont séduits par ce créneau. En voici quelques exemples.

  • Train: le groupe SNCF, en France, a lancé en avril 2013 son nouveau train à grande vitesse économique, le Ouigo, dans le but d’attirer de nouveaux clients. Les billets sont en vente à partir de 10€.
  • Autocar: présente au Canada (notamment à Montréal) depuis 2009, la compagnie à bas prix megabus.com utilise des véhicules haut de gamme équipés d’un accès Internet. Elle lance fréquemment des offres alléchantes à partir de 1$.
  • Location de voiture: les principales compagnies proposent des services moins chers à leur clientèle grâce à des filiales d’autopartage telles que Hertz 24/7.

Le low cost revampé, avec une touche d’originalité, séduit l’industrie et semble être le créneau qui rallie une variété de segments de voyageurs. Le défi pour une entreprise reste à maintenir une gestion rentable autour de ce modèle d’affaires, quitte à intégrer seulement quelques-uns de ses principes.

 

Image à la une © megabus.com

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Marketing

Ces campagnes marketing qui osent en rire!

Le nouveau microsite promotionnel de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), 28max.com, paraît très suspect au premier abord, puisqu’il se présente comme un site pornographique! En effet, comme on y propose des offres pour les détenteurs de la carte 12-28 ans, l’accès au site est interdit aux personnes de plus de 28 ans. Mais l’imitation va plus loin: mêmes codes graphiques, aperçus vidéo flous et slogans sujets à mauvaise interprétation, du style: «Elles expérimentent ensemble de nouvelles sensations» ou «Jusqu’où ira-t-elle pour 10 euros?».

 

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Source: 28max.com

 

Depuis novembre dernier, le groupe hôtelier Hilton use de ce même humour «décalé» pour inciter les jeunes professionnels à prendre plus de vacances. Il a inventé une maladie, la «vacationitist», et il propose un test pour la diagnostiquer sur le site Urgent Vacation Care Center. Ce manque de vacances, qui s’apparente à du surmenage, est présenté de manière humoristique par la description et l’illustration de 14 symptômes, dont la «Cubiclophobia » (phobie des cubicules), le «Acute Alkaline Complex» (besoin de recharger ses batteries) ou encore la «Yellow Post-It Fever» (fièvre des post-it jaunes). De plus, plusieurs coups médiatiques ont été réalisés dans les rues aux États-Unis et au Royaume-Uni avec la complicité de faux médecins se déplaçant en ambulance. Bien entendu, un séjour dans un hôtel de la chaîne est le seul antidote!

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Source: vacationcarecenter.hilton.com

En quatre mois, plus de 50 000 visites ont été effectuées sur le microsite. Le succès de la campagne s’est répercuté sur les médias sociaux, puisque le nombre de «j’aime» sur leur page Facebook a doublé de janvier à avril.

 

Il est possible de rajeunir l’image d’une marque, de la rendre un peu plus frivole ou de lui apporter une touche de «légèreté», mais le résultat escompté sera toutefois difficile à mesurer du point de vue de son branding. En outre, cette tactique est à utiliser avec parcimonie; dans l’univers de l’humour, la ligne est mince entre la réception du bon message et sa mauvaise interprétation.

 

Image à la une: © max28.com

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Transport

Repoussons les limites du transport

 

Au Québec, les grandes distances, le coût élevé du transport aérien et l’absence d’un réseau ferroviaire couvrant l’ensemble du territoire impliquent que les déplacements se font principalement en voiture. On a envisagé le TGV pour des liens plus rapides entre les villes, le tramway et même les télécabines pour améliorer les déplacements urbains. Les idées évoluent, des concepts voient le jour, dont certains sont audacieux et font rêver…

Le transport individuel en mode collaboratif

Ça bouge dans le milieu du transport. On partage les vélos, les voitures; même en déplacement individuel, on pense «collectif». Dans la mouvance de l’économie du partage, le concept de prêt et de location de voitures entre particuliers se multiplie. FlightCar offre à celui qui part en voyage de laisser sa voiture en location pendant son absence. Ainsi, le voyageur qui arrive à l’aéroport peut la récupérer directement dans le stationnement, puis la rendre au même endroit à la fin de son séjour.

La voiture électrique de moins en moins marginale

En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec.

Les voitures hybrides et électriques connaissent un succès grandissant. En septembre 2013, 2 173 automobiles électriques ou hybrides branchables étaient immatriculées au Québec. Il s’agit là d’une hausse de 80% par rapport à décembre 2012. Certains modèles entièrement électriques sont suffisamment performants et ont désormais assez d’autonomie pour effectuer de longs trajets. Des programmes d’installation de bornes de recharge sont en déploiement.

En plus des 250 bornes publiques du Circuit électrique d’Hydro-Québec, l’organisation Éco Route Québec participe à la stratégie d’électrification des transports du gouvernement du Québec. À titre d’exemple, elle ajoutait l’été dernier cinq bornes en Gaspésie, toutes dans des hôtels de la péninsule. Éco Route Québec compte créer un réseau d’une vingtaine de stations de recharge dans la région, réduisant la distance entre chacune d’elles à 60 km.

Illustration 1: Carte du réseau québécois des bornes de recharge électrique en fonction

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 Source: Éco Route Québec

Des voitures sans chauffeur

Le géant du Web Google ainsi que plusieurs grands constructeurs automobiles planchent sur la mise au point de voitures autonomes, sans chauffeur. On estime que ce genre de technologie réduirait les accidents de la route et permettrait aux passagers de vaquer à leurs occupations pendant le trajet. À Heathrow, l’aéroport de Londres, le voyageur peut déjà emprunter ce type de véhicule électrique – sous forme de pod –, qui fait le lien entre le stationnement et le terminal (voir la vidéo ci-dessous). 

Aussi rapide qu’un TGV: un projet entièrement québécois

Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h.

Le concept du monorail Trens Québec est pour le moins audacieux. Il s’agit d’un système de transport en commun rapide, fonctionnant entièrement à l’électricité, pensé pour les villes et les régions ainsi qu’en fonction du climat québécois. Le monorail suspendu s’installe notamment sur le terre-plein d’une autoroute et peut franchir des pentes sans problème. Chaque unité de 60 passagers est autonome et peut atteindre 250 km/h. Le projet est plutôt séduisant. Pierre Couture, le concepteur du moteur-roue et du monorail à grande vitesse, croit même que ce moyen de transport pourrait s’étendre à la grandeur du Québec. Voici un reportage diffusé dans l’émission Découverte (Radio-Canada) au sujet du monorail Trens Québec.

Les partisans de ce concept plaident pour en faire un projet de société, puisqu’il mettrait à profit les ressources d’ici comme l’hydroélectricité, l’acier et le savoir-faire québécois. Moins cher et moins contraignant qu’un TGV, il constitue aussi une solution écologique et économique aux enjeux que pose l’industrie pétrolière, et permettrait la structuration du transport dans la province. Pierre Couture et ses collègues de Trens Québec tentent d’amasser 200 millions de dollars afin de concevoir un banc d’essai de 5 km.

Voyager à très grande vitesse avec l’Hyperloop

Elon Musk, homme d’affaires et fondateur de Tesla Motors, un fabricant de voitures électriques performantes, et de SpaceX, une entreprise d’exploration spatiale, partageait à l’été 2013 ses plans de l’Hyperloop. Ce moyen de transport révolutionnaire, digne d’un film de science-fiction, consiste en un tube à basse pression dans lequel des capsules circulent à faible et grande vitesse. Selon lui, ce moyen de transport pourrait atteindre 1 220 km/h. Il ajoute que la sensation serait proche de celle d’un avion, mais encore plus douce, grâce aux coussins d’air pressurisés. De plus, le coût prévisionnel pour l’accès à ce moyen de transport est étonnamment bas. Pour rejoindre Los Angeles à partir de San Francisco (une distance d’environ 615 km), soit un trajet de 35 min en Hyperloop, Elon Musk estime le tarif du billet à 20 dollars américains.

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Source: Tesla Motors

Le visionnaire estime même qu’éventuellement, l’Hyperloop relierait New York à Los Angeles en 45 min sans quitter le sol, ou encore New York à Pékin en 2 h! La faisabilité de ce projet reste toutefois à démontrer. L’entreprise Hyperloop Transportation Technologies travaille actuellement sur un prototype, pour une première démonstration au début de l’année 2015.

Et les autos volantes?

L’avenir tel qu’on le prédisait il y a 50 ans ne s’est pas tout à fait réalisé, du moins la téléportation n’est toujours pas possible et les voitures ne volent pas. Mais des concepts novateurs, pourtant simples, ont vu le jour au cours de la dernière décennie. D’autres, plus révolutionnaires, pourraient se concrétiser dans les prochaines années. La congestion routière, le coût de l’essence et le réchauffement climatique imposent une certaine urgence d’agir et la nécessité de faire preuve de vision.

 

Image à la une © Heathrow Airports Limited

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Transport

Ligne ferroviaire directe entre l’aéroport et l’hôtel

L’American Public Transportation Association (APTA) et l’U.S. Travel Association ont voulu savoir s’il existait une corrélation entre la proximité d’un hôtel par rapport à une ligne de train reliée à l’aéroport et ses revenus par chambre ainsi que sa compétitivité sur le marché des réunions et des congrès.

Méthodologie de l’étude

Ces associations ont évalué la performance des hôtels situés dans deux groupes de grandes villes:

  • celles qui offrent un accès direct à l’aéroport par le train: Atlanta, Chicago, Washington, Minneapolis, Portland et San Francisco;
  • celles qui n’en ont pas: Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, Orlando, Sacramento et Tampa.

Dans le premier groupe, les établissements ont été séparés de la manière suivante: d’un côté, ceux qui étaient situés dans un rayon de 400 m de la gare; de l’autre, ceux qui se trouvaient plus loin. Parmi tous les établissements des deux groupes de villes, l’APTA et l’U.S. Travel Association ont aussi comparé la performance des hôtels très présents sur le marché des réunions et congrès, soit les établissements haut de gamme et de luxe.

Les données analysées s’étendent de 2006 à 2013, mais deux périodes ont été isolées: l’une pendant la crise économique (du quatrième trimestre 2008 au premier trimestre 2010) et l’autre après (du deuxième trimestre 2010 au deuxième trimestre 2013).

Résultats

L’étude révèle que les hôtels situés dans une ville offrant un accès ferroviaire direct vers l’aéroport affichent un tarif de chambre journalier moyen et un revenu par chambre disponible supérieurs de 11% en moyenne à ceux des hôtels situés dans des villes sans liaison directe (voir le graphique 1). Les écarts de performance sont encore plus visibles durant les périodes de crise et d’après-crise.

Image à la une: ©stock.xchng

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dans les villes possédant une liaison directe, les hôtels situés à moins de 400 m d’une gare affichent une meilleure performance que ceux qui en sont plus éloignés.

De plus, dans les villes possédant une liaison directe, les hôtels situés à moins de 400 m d’une gare affichent une meilleure performance que ceux qui en sont plus éloignés.

Enfin, les hôtels haut de gamme et de luxe, qui accaparent la plus grande part de marché des réunions et congrès, ont un meilleur avantage compétitif s’ils sont situés dans une ville qui est connectée à l’aéroport par le train. Cette constatation est aussi valide lorsque les villes «non reliées» avec l’aéroport possèdent une capacité hôtelière et un volume de passagers aux aéroports comparables ou supérieurs aux villes «reliées».

Cette étude confirme l’importance des transports en commun pour l’industrie touristique. À Montréal, l’accessibilité de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau est l’une des priorités de la Ville, et cette étude vient appuyer la nécessité de se doter d’une liaison ferroviaire directe.

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Marketing Tendances

#JeudiTourisme 2013: Local, collaboratif, responsable

Les voyageurs veulent vivre des expériences authentiques, des rapprochements avec la communauté locale ainsi qu’avec leurs pairs, tout en minimisant leur empreinte écologique. Aidé par les médias sociaux et la technologie mobile, ce phénomène donne lieu à une multiplication des plateformes collaboratives et à des initiatives visant une consommation plus responsable.

Les secrets bien gardés de l’Islande

L’Islande invite les visiteurs et résidents à partager leurs coups de cœur sur les médias sociaux en utilisant le mot-clic #icelandsecret. On peut prendre connaissance de ces secrets partagés sur le site de l’organisme de promotion de la destination Inspiredbyiceland (voir la vidéo ci-dessous).

WestJet sur Songza

Le transporteur aérien WestJet rend disponibles des sélections musicales sur la plateforme Web de partage de musique Songza. Des collaborateurs mais aussi les clients peuvent alimenter la banque et proposer des listes de lecture.

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Source: http://songza.com

L’échange de nuitées entre particuliers

Accueillir des visiteurs, cumuler des nuitées, puis les échanger contre des séjours chez d’autres membres de la communauté, voilà ce que propose le réseau Cosmopolit Home. Les membres peuvent voyager à travers le monde et être hébergés gratuitement, selon le nombre de visiteurs qu’ils ont d’abord accueillis chez eux. La vidéo ci-dessous explique clairement le concept.

Crowdsourcing au Chicago History Museum

En octobre dernier, le Chicago History Museum lançait un appel à tous afin d’obtenir des suggestions pour de futures expositions. Les gens étaient ensuite invités à voter sur Facebook pour le sujet de leur choix.

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Source: facebook.com/chicagohistory 

Partir en voyage et louer sa voiture

Laisser sa voiture en location plutôt que payer un stationnement à l’aéroport, voilà ce que propose Carnomise, une plateforme de location de véhicules entre particuliers. Carnomise met en relation d’un côté le voyageur qui arrive à l’aéroport et, de l’autre, celui qui part en voyage et y laisse son véhicule.

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Source: http://www.carnomise.com/

Des chalets écologiques

Isolés avec de la paille, alimentés en électricité par des panneaux solaires, les chalets Solisterra, situés en Outaouais, offrent un milieu de vie sain, dépourvu de peinture et de matières plastiques.

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Source: www.solisterra.ca

Un concert alimenté par des vélos

Pour souligner les deux ans du V’Lille, le vélo en libre-service de la ville de Lille, en France, un concert «vélo-électrifié» a été mis sur pied. Quelque 200 cyclistes ont pédalé énergiquement afin de fournir en électricité le groupe pop-rock Velocity Bird.

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Source: www.lavoixdunord.fr 

 Merci @Chantalneault, @ClaudineBarry, @JDosReisPedro, @maylisavezina, @PierreCoronas, @TourOutaouais, @vincentleclerc7!

En savoir plus sur l’initiative #JeudiTourisme