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Produits et activités

Ces parcs urbains qui deviennent des vedettes!

L’aménagement d’un parc exerce souvent un effet d’entraînement par la tenue d’événements spéciaux, de festivals, de spectacles sur les lieux ou dans le quartier. La valeur des propriétés avoisinantes augmente, les promeneurs et les cyclistes de tous âges contribuent à créer une ambiance de quartier, le paysage s’en trouve amélioré et la qualité de vie rehaussée. En guise d’inspiration, voici quelques exemples de parcs urbains récemment aménagés et déjà devenus des icônes.

Plus de la moitié de la population mondiale habite en milieu urbain. En Amérique du Nord, cette proportion dépasse les 70%! À cet égard, les parcs urbains, souvent qualifiés de poumons de la ville, prennent de plus en plus d’importance. Non seulement ils permettent de filtrer certains polluants et de rafraîchir l’air, mais ils contribuent aussi grandement à la qualité de vie et au sentiment d’appartenance des résidants.

High Line, New York

L’histoire du projet de la High Line de Manhattan est fascinante, à l’image de la cité. En 1999, deux résidants proposent l’idée originale de convertir en parc urbain une voie ferrée surélevée abandonnée qui parcourt 2,3 km dans le sud-ouest de Manhattan, en partant du quartier des boucheries (Meatpacking District). C’est grâce au partenariat entre l’organisme Friends of the High Line et la Ville de New York que le projet s’est concrétisé. L’organisation regroupe un grand nombre de donateurs (1500 en juillet 2008).

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Parce qu’il s’agit d’une initiative provenant de citoyens volontaires, ce projet de transformation jouit rapidement de l’engouement de la population, des médias, des artistes et des gens  branchés new-yorkais. Des célébrités s’y associent dès le début, des designers et des architectes travaillent au concept. Alors que la High Line vient tout juste d’être inaugurée (juin 2009), on assiste depuis quelques années à un boom de la construction immobilière dans les quartiers qu’elle traverse. Déjà, un luxueux hôtel (Standard Hotel) la chevauche, des musées et des galeries d’art voient le jour et des architectes renommés y signent de nouveaux immeubles. Enfin, la High Line génère beaucoup d’activités, et ce premier tronçon (l’aménagement d’une seconde partie est prévu pour 2010) promet d’attirer beaucoup de monde.

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Millenium Park, Chicago

Lparcs_urbains3a récupération de territoires autrefois occupés par les compagnies de chemin de fer est ici aussi à l’origine de la création d’un parc urbain devenu un attrait majeur: le Millenium Park de Chicago. Récipiendaire de plusieurs prix, ce parc a fait l’objet de concours d’architecture du paysage, de design et d’architecture. Situé en plein cœur de la ville, le parc est notamment l’hôte de nombreux événements musicaux, de pièces de théâtre et de spectacles de danse. Parmi ses composantes, mentionnons:
–    l’amphithéâtre extérieur, unique aux États-Unis, dessiné par Franck Gehry;
–    la fontaine interactive, Crown Fountain, de l’artiste Jaume Plensa;
–    le jardin contemporain;
–    le Cloud Gate, sculpture iconique du parc.

Partie intégrante de Grant Park, le grand parc de Chicago qui borde le lac Michigan (1,29 km2), le Millenium Park est l’un des projets les plus audacieux de l’histoire de la ville. Depuis son ouverture en 2004, il est l’une des principales attractions de Chicago.

Promenade Samuel-De Champlain, Québec

À l’occasion du 400e de la ville de Québec et dans le but de «redonner le fleuve aux Québécois», le gouvernement provincial a confié à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) le mandat d’agir à titre de maître d’œuvre dans l’aménagement des berges du Saint-Laurent sur quelque 2,5 km de long. Déjà, en 1997, la CCNQ envisageait de réaménager le boulevard Champlain, qui borde alors les berges du fleuve à cet endroit. L’un des principaux enjeux consistait à réduire l’aspect «autoroutier» du boulevard et à favoriser la fréquentation des lieux pour les loisirs. La conception de la promenade Samuel-De Champlain est l’œuvre d’un consortium formé de firmes d’ingénieurs, d’urbanistes et de plusieurs partenaires professionnels.

Le défi semble avoir été relevé haut la main. Depuis son inauguration en juin 2008, la promenade remporte beaucoup de succès et se distingue en récoltant de nombreux prix, notamment sur les plans de l’architecture, du design et de l’aménagement urbain. D’ailleurs, en juin 2009, on apprenait que le gouvernement du Québec s’engage à prolonger la promenade de 3,1 km.

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Pour les villes de toutes tailles…

Outre les parcs des grandes villes, pensons au potentiel que représentent les berges du Saint-Laurent pour beaucoup de petites municipalités du Québec. La revitalisation de ces lieux par l’aménagement d’un parc, d’un espace public, d’attraits culturels ou de plein air, par du mobilier urbain attrayant et par des services permet aux résidants de se réapproprier les lieux. Le parc peut générer un dynamisme nouveau et exercer un énorme pouvoir d’attraction, quand il est bien conçu et bien entretenu.

Sources:
–    Boivin, Simon. «Promenade Samuel-De Champlain: un prolongement exclusif aux piétons», Le Soleil, 24 juin 2009.
–    Bozikovic, Alex. «Walk the line», The Globe and Mail, 16 juin 2009.
–    Copeland, Larry. «Urban parks come to life», USA TODAY, 8 juin 2004.
–    Finn, Robert. «Two friends, and the Dream of a Lofty Park Realized», The New York Times, 11 juillet 2008.
–    Glusac, Elaine. «Nothing Second About This City», National Geographic Traveler, avril 2009.
–    Jacobs, Karrie. «The High Line», Travel and Leisure, novembre 2008.
–    Smith, Sébastien. «Une nouvelle merveille urbaine à New York», La Presse, 17 juin 2009.

Sites Internet:
–    Millenium Park
–    Project for public Spaces
–    Promenade Samuel-De Champlain
–    The High Line

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Marketing Segments de clientèles

Le désirable marché gai

Il voyage davantage, il dépense plus, il participe aux événements ciblés; tout le monde le veut. On le sait, depuis plusieurs années, le marché gai s’avère grandement rentable pour les destinations qui ont su l’accueillir. En fait, 97% des gais et lesbiennes américains ont pris des vacances l’an dernier, contrairement à 64% pour le reste de la population. Mais Montréal, une des villes pionnières pour la promotion auprès  de ce marché, semble perdre du terrain auprès des Américains par rapport à d’autres villes canadiennes.

Rappelons d’abord que nous utilisons dans cet article le sigle LGBT pour «Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people» ou « lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels », en français. Cette appellation se révèle plus inclusive qu’homosexuel.

Taille et profil du marché au Canada et aux États-Unis

La Chambre de commerce gaie et lesbienne du Canada estime que les voyages LGBT représentent 9,4 milliards CAD annuellement. De ce chiffre, 57% sont des dépenses qui proviennent des voyageurs du Canada, 26% des États-Unis et 18% d’autres pays. Environ 1,8 million de voyageurs dépenseraient en moyenne 1166 CAD par voyage (2006). Cette étude avance que les dépenses moyennes sont deux fois plus élevées que pour le reste de la population et que la propension à voyager est également deux fois plus importante. Puisque la majorité des couples LGBT n’ont pas d’enfants, le revenu discrétionnaire du ménage est plus élevé et les vacances n’ont pas à être prises pendant les congés scolaires.

Aux États-Unis, 6,8% de la population de 18 ans et plus s’identifie comme LGBT, soit environ 16 millions de personnes. L’incidence économique du tourisme LGBT est estimée à 70,3 milliards USD en 2008 selon Community Marketing Inc., une firme de conseil et de recherche sur cette clientèle. Voici quelques renseignements provenant de deux études produites par cette firme.

  • Le revenu médian des ménages atteint 86 400 USD, et 82% des voyageurs LGBT américains détiendraient un diplôme universitaire (la moyenne de l’ensemble des États-Unis étant de 29%).
  • La médiane du nombre de voyages réalisés en 2007 est de quatre.
  • Les répondants ont séjourné 10 nuits à l’hôtel au cours de l’année (médiane).
  • 11% d’entre eux ont opté pour un voyage de groupe, principalement du type LGBT.
  • 23% ont effectué plus de 80 km de route pour assister à une manifestation de fierté gaie, incluant généralement deux nuitées à l’hôtel.
  • Les croisières demeurent populaires: 19% des répondants ont indiqué y avoir pris part au cours de la dernière année.
  • La moitié des voyages d’agrément LGBT sont maintenant réservés directement auprès du fournisseur, 37% sur un site de voyages en ligne comme Travelocity ou Orbitz, 8% par un agent de voyages et 5% par un grossiste.
  • 78% ont indiqué que le bouche à oreille entre amis est un critère très motivant pour choisir une destination, suivi d’un article dans une publication LGBT (46%).
  • Le prix est le premier facteur influençant le choix d’un hôtel (75%), suivi des commentaires en ligne (55%), des attractions à proximité (52%) et de la réputation gay-friendly de l’établissement (50%).
  • Les activités préférées pendant les vacances sont: aller au restaurant (73%), fréquenter un quartier gai (73%), visiter les attractions touristiques populaires (70%), sortir dans les bars gais (69%), visiter des musées (65%) et magasiner (63%).

Toujours concernant la clientèle LGBT américaine, les voyages en avion sont très fréquents: 84% des répondants ont fait au moins un voyage par avion au cours des 12 derniers mois et 70 % ont pris l’avion 4 fois ou plus.

Parmi les répondants à l’enquête de Community Marketing, le profil de ceux qui ont visité le Canada récemment est similaire, mais comporte quelques différences:

  • 86 % des répondants sont des hommes gais et 12 % sont des lesbiennes, alors qu’elles constituent 20% de l’ensemble des répondants. Cette constatation laisse supposer que le Canada réussit mieux à attirer les hommes que les femmes.
  • Le revenu médian des ménages était de 110 000 USD, donc plus élevé que pour l’ensemble des répondants.

Les visiteurs LGBT au Canada proviennent principalement des États de la Californie, de New York, de la Floride, de Washington ou du Texas.  Ceux de l’Illinois, de la Pennsylvanie et du Massachusetts alimentent également le Canada.

Où vont-ils?

Aux États-Unis, les quatre villes les plus populaires conservent leur rang depuis trois ans : New York (24%), Las Vegas (22%), San Francisco (21%) et Los Angeles (18%). Notons que Chicago est passé de la septième à la cinquième position (18%).

Le palmarès des destinations internationales, toujours pour le marché LGBT américain, place le Canada en première position (23%), suivi du Mexique, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de l’Allemagne et des Pays-Bas.

Mais la concurrence s’intensifie au Canada. Alors que Montréal était la destination numéro un en ce qui a trait aux voyages d’agrément en 2005, une augmentation des voyages d’affaires à Toronto a permis à cette dernière de se trouver, globalement, en tête de liste en 2006. En 2008, ces deux villes ont été devancées par Vancouver. En effet,  selon un sondage de Community Marketing Inc. réalisé en 2008 auprès du marché américain, Vancouver était la ville canadienne la plus populaire suivie de Toronto, de Montréal et de Victoria (voir graphique 1).

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Le Canada semble demeurer une destination populaire. L’ouverture d’esprit bien présente à travers le pays facilite les voyages. Mais en considération de la concurrence internationale qui s’intensifie et de la progression de la lutte contre l’homophobie dans plusieurs pays, est-ce que le Québec et le Canada sauront garder leur attractivité?

Sources:
–    Community Marketing, Inc. San Francisco CA. «LGBT Tourism Demographic Profile» et «Gay & Lesbian Consumer Index», [www.communitymarketinginc.com].
–     Chambre de Commerce gaie et lesbienne du Canada. «2007 Domestic LGBT Travel Study “Focus on Canada”», 2007.
–    McNully, Lori. «Les LGBT américains avouent un net penchant pour le Canada», Commission canadienne du tourisme, 25 février 2009.
–    Tourisme Montréal. «Le tourisme gai et lesbien en Amérique du Nord», février 2007.

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L’inébranlable marché gai

Le tourisme gai est non seulement en pleine évolution, mais aussi presque immunisé contre l’actuelle récession. Il  représente toujours un marché de choix pour l’industrie touristique qui rivalise d’ingéniosité pour attirer les altersexuels. Mais les temps changent et il semble que les destinations particulièrement ouvertes socialement gagnent du terrain par rapport à celles historiquement populaires pour leurs quartiers gais.

Nous utiliserons dans cet article le sigle LGBT pour «Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people» ou «lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels», en français. Cette appellation se révèle plus inclusive qu’homosexuel. Cela dit, le marché gai est mieux défini et plus facile à cibler que les autres segments.

Le tourisme LGBT s’est grandement développé au cours des 20 dernières années et plusieurs destinations intègrent désormais cette cible dans leur stratégie de développement touristique. Alors qu’on parlait plus spécifiquement de tourisme balnéaire auparavant, le tourisme LGBT est aujourd’hui davantage axé sur de courts séjours urbains. D’une part, la population LGBT a fait sa place dans de nombreux pays et, d’autre part, les entreprises et les destinations ciblent de plus en plus cette clientèle sans craindre de faire fuir les autres consommateurs. Ce marché est fort attirant parce qu’il dispose d’un revenu généralement supérieur à la moyenne. Aussi, il essaie de nouvelles expériences et détient le pouvoir d’influencer les autres couches de la population dès qu’il qualifie un produit de tendance ou une destination de branchée.

Rappelons toutefois que l’homosexualité est encore taboue dans le monde oriental. Bien plus, dans plusieurs pays comme la Russie, la Chine ou l’Iran, l’homophobie fait régulièrement des victimes.

La récession? Quelle récession?

Voyager fait partie de la culture LGBT, et cette clientèle dépense généralement davantage pour les voyages que les hétérosexuels. Elle se révèle donc moins touchée par la récession actuelle. En fait, selon un récent sondage de Community Marketing Inc., une firme de conseil et de recherche sur cette clientèle, même si 55% des répondants croient qu’ils seront défavorablement touchés par la crise économique, ils modifieront leurs priorités et adapteront leurs habitudes de dépenses au lieu d’annuler ou de reporter leurs projets. Ils réduiront moins leur budget de voyage que les hétérosexuels. Un autre sondage, cette fois de Harris Interactive, indique que malgré les conditions économiques fragiles, 38% des gais et lesbiennes partiront en vacances comme prévu, comparativement à 34% pour le reste de la population.

Une récente édition de Research Alert relatait cette information: les gais et les lesbiennes prévoient dépenser en moyenne 2300 USD pour des voyages d’agrément ou d’affaires entre mai et août 2009, alors que les hétérosexuels prévoient plutôt une somme de 1500 USD.

Un exemple concret? Au début de 2009, une importante entreprise américaine, Atlantis Event, spécialisée dans le marché LGBT, lançait sa première croisière en Australie et en Nouvelle-Zélande pour 2010. Toutes les places – coûtant de 1600 à 10 000 USD – ont été vendues en trois jours.

Cette tendance s’est d’ailleurs observée après les attentats de 2001 et en 2003 lorsque le SRAS faisait des vagues. Selon un des sondages annuels de Community Marketing, seulement 7% des répondants avouent avoir entrepris moins de voyages à la suite des attentats terroristes de 2001 et seulement 3% des répondants disent avoir réduit leurs déplacements en raison des problèmes liés au SRAS.

Réussites et bons coups

En raison de la perte de vitesse en tourisme, attribuable entre autres aux effets de la récession économique, plusieurs villes se livrent une concurrence acharnée pour vanter le caractère gay-friendly de leur destination, mais seulement quelques-unes réussissent. Tout est une question d’amabilité, d’offre diversifiée d’activités et d’acceptabilité de différents modes de vie.

New York est la destination préférée du marché LGBT américain depuis plusieurs années. En fait, les gais et les lesbiennes représentent environ 10% des 47 millions de visiteurs à New York en 2008. Alors que la ville prévoit une baisse de son achalandage touristique cette année, elle mise encore plus sur le marché LGBT. La nouvelle campagne publicitaire présente New York comme un rite de passage et s’appuie également sur le 40e anniversaire du mouvement pour les droits des gais, amorcé lors des émeutes de Stonewall en 1969.

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Mentionnons également la vague qu’a engendrée la publicité de Tourisme Montréal «Dave does Montréal». Entièrement virale, la vidéo sur Youtube a été visionnée près de 24 000 fois.

Toronto a fait un bon coup en accueillant le 26e congrès annuel d’International Gay & Lesbian Travel Association (IGLTA) au début mai.

En 2004, la chaîne hôtelière Kimpton a été la première à obtenir une note de 100% à Human Rights Campain Corporate Equality Index, ce qui a facilité son approche auprès du marché LGBT. Elle a également été la première à rendre tous ses établissements membres d’IGLTA. Cette chaîne est non seulement très populaire, mais compte aussi plus de 13 000 voyageurs LGBT dans son programme de fidélité.

La Ville de Berlin est particulièrement proactive. Le maire a fait le tour du monde pour vanter le caractère gay-friendly de sa ville. On y facilite aussi grandement la venue d’événements destinés au marché LGBT.  Ce dynamisme fait alors prendre un «coup de vieux» à des destinations plus traditionnelles comme San Francisco, Amsterdam ou Londres.

Et les temps changent…

Une analyse de Laurent Queige publiée dans Espaces suscite une réflexion intéressante sur l’évolution de ce marché. Il avance que l’intégration sociale de plus en plus réussie des communautés gaie et lesbienne conduit la nouvelle génération à moins ressentir le besoin de se regrouper à l’occasion d’un séjour touristique. Cette tendance s’observe d’ailleurs dans les destinations historiquement gay-friendly et non dans celles qui permettent depuis peu de plus grandes libertés individuelles. Peut-être en effet que, dans le futur, le tourisme LGBT passera davantage par l’acceptation sociale que par des regroupements ciblés… Qu’en pensez-vous?

Ne manquez pas dans le prochain Globe-Veilleur le profil des voyageurs LGBT et leurs destinations canadiennes préférées.

Sources:
–    Community Marketing, Inc. San Francisco CA. «LGBT Tourism Demographic Profile» et «Gay & Lesbian Consumer Index», [www.communitymarketinginc.com].
–    Drolet, Daniel. «It’s still a gay time to travel», Calgary Herald, 7 mai 2009.
–    Duffy, Andrew A. «Gays, lesbians set tourism pace», Ottawa Citizen, 21 mai 2009.
–    Insider Out Travel. «NYC Launches New Gay Marketing Campaign», 13 avril 2009.
–    Lynch, Kelvin. «What recession? Gay travel thrives in down economy», Examiner, 20 avril 2009.
–    Nibbio, Tom. «IGLTA Announces Partnership with Kimpton Hotels», communiqué de presse, International Gay & Lesbian Travel Association, 11 janvier 2008.
–    Pivin, Jean Loup. «Le libertinage, un concept occidental qui voyage mal», Espaces 267, février 2009.
–    Queige, Laurent. «Tourisme gay: Du tourisme communautaire au tourisme libertin», Espaces 267, février 2009.
–    Tanzella, John. «U.S. Gays and Lesbians Continue to Travel», communiqué de presse, International Gay & Lesbian Travel Association, 3 février 2009.
–    The Gazette. «Gay Montreal tourism ad goes viral», 5 novembre 2008.

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances

Si le touriste ne va pas à la plage, faites venir la plage en ville!

Qui n’aime pas se mettre les pieds dans le sable l’été… mais en ville? Eh oui! Que ce soit dans le but d’offrir des vacances à la population locale ou d’ailleurs, de redynamiser un quartier ou de promouvoir un service, des plages apparaissent en milieu urbain au grand bonheur des résidants et des touristes. De plus, même les municipalités qui n’ont plus accès à l’eau en raison d’un aménagement routier peuvent envisager une telle initiative. Lisez la suite pour savoir comment!

L’idée semble relativement simple: du sable, un peu d’eau, des chaises longues et des activités récréatives de type balnéaire. En fait, le concept de plage urbaine plaît autant aux touristes qu’aux citoyens, car il représente avant tout:

  • un grand lieu de rassemblement facile d’accès;
  • une activité gratuite pour toutes les tranches démographiques;
  • l’accessibilité aux vacances pour tous les paliers sociaux;
  • une distraction aux tracas du quotidien.

Des vacances pour tous: Paris-Plages

Fréquentation: presque 4 millions de visites en 2008
Budget: 2,5 millions d’euros, dont 1 million provenant de commandites privées

Bernard Delanoë, maire de Paris, a peut-être été la cible de moqueries lorsqu’il a présenté le projet pour l’été 2001, mais depuis, le succès de Paris-Plages, devenu événement annuel, ne peut être démenti. Pour sa huitième édition, deux grandes sections de la voie Georges Pompidou sont fermées, couvertes de sable fin et «habillées» de palmiers. Une troisième plage est installée au bassin de La Villette, en plein coeur du centre-ville, où les estivants peuvent s’initier à une variété de sports nautiques.

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Puisque ces plages sont devenues des attraits incontournables pour les touristes, on s’attend à ce que leur fréquentation atteigne un niveau record cette année en raison du nombre de Français ne pouvant pas se payer de vacances à cause de la crise économique. Afin d’offrir «un accès aux loisirs et à la culture pour tous», plusieurs partenaires culturels et touristiques s’associent à l’événement pour la première fois:

  • la Cité des sciences organise une gamme d’activités destinées aux familles sous divers thèmes, tels l’astronomie et le sable;
  • Flammarion propose une bibliothèque éphémère, et Librio, un parcours ludique et culturel autour du jeu «Paris et son histoire»;
  • le réseau de centres de thalassothérapie et de thermalisme Accor Thalassa offre massages, soins de détente et conseils santé;
  • Suitehotel présente le «Suite Jump», un concours de sauts sur lits: deux matelas pneumatiques géants et des photographes pour immortaliser le moment où les participants s’envoient en l’air!

Un concept qui fait des vagues

Les critiques du projet disent que la mairie de Paris aurait pu investir dans des infrastructures durables plutôt que dans des installations temporaires. Néanmoins, l’idée a essaimé un peu partout en France, en Europe et même à Tokyo.

Tandis que la ville britannique de Nottingham investit cet été dans la plus grande grève urbaine du pays pour redonner vie à son Old Market Square, un article de la BBC baptise le concept de plage urbaine de «nouveau rituel de l’été britannique». Selon l’auteur de cet article, de nombreuses villes y voient un attrait marketing efficace permettant d’attirer les touristes, principalement domestiques, dans les commerces du centre-ville.

Une destination créée de toutes pièces: Water Taxi Beach

À New York, la compagnie de navettes maritimes New York Water Taxi a lancé, en 2005, le projet de plage urbaine sur un terrain vague à côté de son quai de Long Island City. Selon son PDG, Tom Fox, le but initial était de rendre économiquement viables les trajets de fin de semaine dans cette direction. En fait, la plage urbaine aura depuis permis à l’entreprise d’accroître la notoriété de sa marque et de positionner le transport fluvial dans la ville comme étant non seulement pratique, mais aussi «branché».

  • L’accès à la plage est gratuit, mais la baignade est interdite.
  • Avec la collaboration de promoteurs musicaux, on y présente de grands concerts (le parcours en traversier est inclus dans le prix du billet).
  • La plage peut aussi être réservée pour des rassemblements privés (ex.: mariages) ou pour des événements corporatifs.
  • L’entreprise récolte tous les profits des kiosques de restauration sur le site (les aliments et les boissons de l’extérieur ne sont pas permis sur le site).

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Monsieur Fox estime la fréquentation de la plage urbaine de Long Island City à 130 000 visites en 2008, dont 30% touristiques. D’ailleurs, New York Water Taxi s’associe maintenant à la DMO (organisme de gestion de la destination), NYC&Co. pour promouvoir la ville de New York comme destination balnéaire. Deux plages supplémentaires ont été construites pour la saison estivale 2009, l’une sur Governor’s Island, petite île au sud de Manhattan, et l’autre au South Street Sea Port, à Manhattan même avec vue sur l’iconique Brooklyn Bridge.

Monsieur Fox affirme que les coûts sont minimes grâce à un partenariat avantageux avec la Ville qui lui loue les terrains en voie de développement sur une base annuelle. Un excellent investissement, selon lui.

Surmonter les obstacles… asphaltés: Barge Beach Budapest

La ville de Budapest souhaitait redonner l’accès au Danube à ses citoyens, mais une autoroute construite sur la rive empêchait l’aménagement d’une plage. Pour l’été 2009, la firme locale Urban Landscape Group a relevé le défi de façon tout à fait singulière en créant une plage flottante sur trois barges recyclées. La plateforme mesure 2100 mètres carrés au total et peut accueillir jusqu’à 3000 personnes. Barge Beach Budapest comprend une piscine de 16 m et une pataugeoire entourées de chaises longues, de douches extérieures et de carrés de sable.

Le projet a coûté environ 1,5 million CAD, financé par la Ville et par des commandites privées (la plage Doré de Montréal avait coûté 8 millions à construire en 1990). La plage sera dorénavant ouverte tous les étés. À long terme, il est prévu que la tradition millénaire hongroise du bien-être soit mise en valeur grâce à la transformation des piscines en bains thermaux pour la saison hivernale.

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Finalement, l’idée de la plage en plein coeur de la ville n’est pas si farfelue! À Montréal, il y a la plage Doré. À Québec, la Société des Gens de Baignade travaille fort pour le réaménagement du bassin Louise. D’autres municipalités québécoises seront-elles tentées par l’attrait du sable chaud?

Sites:
www.paris.fr
www.designeast.eu
www.watertaxibeach.com
www.vtcs.hu

Sources:
Agence France Presse. «Paris se transforme en station balnéaire», La Presse, 18 juillet 2009.
Amselem, Johanna. «Sous les palmiers, Paris Plages», Paris Match, 20 juillet 2009.
«Barge Beach Budapest by Urban Landscape Group», Design in Central and Eastern Europe, 28 juillet 2009.
Boillat, Christophe. «La douceur des plages urbaines gagne enfin la Suisse», 24 heures, 20 juin 2009.
Crumley, Bruce. «Life’s a Beach in the 4th Arrondissement», Time Magazine, 5 août 2008.
Jenkins, Russell. «Nottingham brings the beach to locals with riviera development», Times Online, 17 juillet 2009.
Hammel, Katie. «Paris brings the beach to the people», Gadling, 20 juillet 2009.
Lalonde, Michelle. «A Beach Plan Worth Diving Into», The Gazette, 12 août 2008.
Rago, Danielle. «Urban Floating Beach Barge Set Sail on the Danube River», Inhabitat, 23 juillet 2009.
Schocker, Laura. «New rituals for the British Summer», BBC News Magazine, 22 juillet 2009.
Yancey, Kitty Bean. «NYC shifts sands to build three beaches», USA Today, 23 juillet 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement

Le tout inclus urbain

Ce n’est pas parce l’économie souffre que plus personne ne recherche le confort… Partant de cette prémisse, un nouvel hôtel-boutique, le Quincy Hotel, a récemment ouvert ses portes à Singapour. La singularité de l’établissement, stratégiquement situé au cœur du centre-ville, tient à sa formule tout inclus. Plutôt original pour un établissement urbain visant la clientèle d’affaires!

Le prix de la location d’une chambre inclut pratiquement tout. Une limousine vient chercher le client à son arrivée à l’aéroport et celle-ci est dotée d’une connexion Internet sans fil. Sont également inclus trois repas par jour ainsi que les cocktails entre 18h et 20h. Il n’y a pas à se gêner avec le minibar, qui est réapprovisionné chaque jour. Toutes les chambres comprennent un grand lit de première qualité, un bain à remous, une douche, Internet et un rangement de sécurité. L’hôtel règle même la facture pour le nettoyage de deux vêtements par chambre,  par jour. À 150 USD par nuit, c’est du service !!! Depuis son ouverture en mars dernier, son taux d’occupation est d’environ 76%.

La formule tout inclus en ville, y avons-nous pensé?

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Source:
–    Kollau, Raymond. «All-inclusive boutique biz hotel opens in Singapore», [www.springwise.com], 27 mai 2009.
–    www.quincy.com.sg

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Villes de nuit: quand l’offre s’organise!

Nuit et jour, sans interruption, la ville est en mouvement. Les travailleurs de soir et de nuit occupent une part importante de la population active. De plus en plus, les activités récréatives urbaines nocturnes se multiplient. La nuit n’est plus l’exclusivité des bars et des clubs, du moins pour un nombre grandissant de villes. Des initiatives originales visant à «coloniser la ville pendant la nuit» naissent, puis sont imitées ailleurs. Les frontières de la nuit tombent et proposent une nouvelle dynamique urbaine, plus festive,  plus créative, moins «ordinaire». Voici quelques exemples  de villes déterminées à créer un environnement nocturne qui s’inscrit dans l’identité de la cité.

Nuit blanche, musées, cinéma, arts, poésie, vélo, les activités ponctuelles de nuit connaissent un engouement depuis quelques années. La noirceur a ce «petit quelque chose» de spécial, elle est porteuse de mystère, de possibilités, d’aventure et peut transformer l’ambiance urbaine du quotidien en une atmosphère de fête. Mais pour que ce changement s’opère, il faut du monde! Le sentiment de sécurité, une fois le soleil couché, chute soudainement. Pour cette raison, certaines villes ont créé des politiques et des chartes mettant à contribution de nombreuses composantes du milieu: les transports en commun, les commerçants, le service de police, les résidents, les travailleurs de nuit, etc.

Des villes «Lumière»

Lyon
La Ville de Lyon connaît une effervescence économique et culturelle croissante. Pour créer des conditions propices à une vie nocturne de qualité, la Ville et d’autres acteurs publics et privés ont développé l’offre de nuit et mis en place des balises pour bien encadrer les activités et éviter les débordements. L’enrichissement de l’offre nocturne de Lyon passe notamment par :

  • La bonification du Plan Lumière qui existe déjà depuis 20 ans et qui est devenu un modèle inspirant à travers le monde. Lors de son lancement en 1989, le Plan Lumière consistait en l’éclairage de 250 sites, pour la plupart patrimoniaux, dans le but d’établir un climat de sécurité, mais aussi pour des questions de mise en valeur du patrimoine, d’esthétisme et d’ambiance. Le nouveau Plan Lumière de Lyon vise à mieux saisir la complexité de la ville en favorisant une mise en lumière de la diversité de ses composantes. Ainsi, outre les monuments historiques, on prévoit illuminer les fleuves, les collines, les silhouettes de la ville, les grands axes routiers, le tout de façon créative et esthétique avec des installations économes en énergie.
  • Plusieurs événements nocturnes tout au long de l’année, comme la Nuit des musées, les Nuits sonores ou encore la Fête des Lumières qui met en vitrine l’expertise développée par la Ville en matière d’illumination.

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  • La conception d’une carte, en 2007, identifiant tous les établissements ouverts entre minuit et cinq heures du matin et des suggestions de sorties selon l’heure (quoi faire à Lyon à telle heure de la nuit). La première édition comptait 45 000 exemplaires et s’est écoulée en six mois.
  • L’ajout de services de transports en commun les jeudis, vendredis et samedis par des «navettes pleine lune» entre le centre-ville et la périphérie.
  • Des tarifs réduits de transport en commun : le «ticket soirée», de 19h à minuit et demie.
  • L’adhésion des différents acteurs à la Charte de la qualité de la vie nocturne, dont les objectifs visent, entre autres: le respect des règles de sécurité et la tranquillité des riverains; la participation active à l’amélioration de l’environnement; le développement de l’offre culturelle; une gestion rigoureuse et responsable de tous les établissements; une concertation permanente entre les professionnels, les associations, les élus locaux et les administrations concernées.
  • La mise sur pied d’un comité de pilotage sur la vie nocturne.

Paris

Les nuits de Paris sont aussi bien vivantes! On estime que 15% de la population active parisienne travaillent dans la fourchette «minuit-6h» et  45% travaillent régulièrement au-delà de 20h. On constate aussi une forte tendance à la mobilité active de nuit, puisque la Ville enregistre 45 000 trajets Vélib’ (vélos parisiens en libre-service) par mois entre une heure et deux heures du matin.

La nuit entraîne une autre dimension à la vie urbaine. Elle favorise la sociabilité, les rapprochements, la créativité, et son dynamisme contribue à l’attractivité touristique et au rayonnement international de la destination, comme c’est le cas de Paris. Afin de valoriser la richesse et la diversité de l’offre artistique et festive de la nuit parisienne, la Ville lance, au printemps 2009, le projet «Passe Nuit», un guide de la nuit parisienne. Ce dernier prendra la forme d’un plan-guide et d’un site Internet (www.parisnightlife.fr), où l’on trouvera le plus grand nombre d’établissements nocturnes rassemblés sous un même portail. Le Passe Nuit informera les Parisiens comme les touristes. Une interface de géolocalisation sera développée pour les téléphones cellulaires.

Tour de ville la nuit

Pour épicer les visites autrement plus conventionnelles, il est possible de participer à une visite guidée de certaines villes de la République tchèque de nuit. Dans les quartiers historiques, on  ranime les comptes et légendes qui, la noirceur venue, sont tout à coup plus crédibles qu’en plein jour! La découverte nocturne des châteaux offre aussi une tout autre ambiance à la visite et ajoute au mystère de ces constructions médiévales. La nuit des musées se traduit par l’ouverture de ces institutions toute la nuit dans une cinquantaine de villes à travers la République tchèque.

Potentiel nocturne des milieux urbains québécois

La Ville de Québec s’est doté tout récemment de bornes interactives fonctionnelles 24h sur 24 sur le patrimoine. Elle remet à son calendrier estival pour les cinq prochaines années le désormais célèbre Moulin à images auquel se joindra l’animation du Cirque du Soleil. La capitale développe des produits nocturnes de haut calibre! Étant donné son caractère festif, créatif et la vitalité de son night life, Montréal est une ville tout indiquée pour dynamiser et promouvoir davantage son offre de nuit. De nombreux événements nocturnes s’y déroulent déjà et connaissent beaucoup de succès. Pensons notamment à la Nuit blanche du Festival Montréal en lumière, au Tour de nuit à vélo, à Nuit Blanche sur Tableau Noir de l’avenue du Mont-Royal, aux activités estivales en soirée, au plan lumière du Quartier des spectacles… Bref, favoriser, faciliter, promouvoir et rendre plus agréable la vie nocturne s’inscrit tout à fait dans l’ADN des grandes villes.

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Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
–    La Gazette officielle du Tourisme. «Politiques temporelles nocturnes: des pistes à explorer», no 1992, 4 février 2009.
–    Mairie de Paris. «Paris présente son Passe Nuit», dossier de presse, novembre 2008.
–    Ville de Lyon. «Charte pour la qualité de la vie nocturne», mai 2006.

Sites Internet:
–    Charte pour la qualité de la vie nocturne
–    CzechTourisme.com
–    Fête des Lumières
–    Institut pour la ville en mouvement
–    La Société du patrimoine urbain de Québec
–    Nouveau Plan Lumière de Lyon
–    Nuit Blanche sur Tableau Noir
–    Nuits sonores (Lyon)
–    Plan lumière du Quartier des spectacles
–    Un Tour la Nuit

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Tourisme durable

Quand l’architecture donne une âme à un lieu (Compte rendu de conférence)

Contrer l’effet de mode, s’inspirer d’un lieu, ancrer un bâtiment dans son milieu, donner une âme à un projet constituent l’essentiel d’une architecture «durable». Heinz Julen, artiste et spécialiste de l’architecture alpine, est venu nous faire rêver en exprimant sa vision artistique de l’architecture hôtelière l’espace d’une conférence au Symposium international sur le développement durable du tourisme. De son côté, Renée Daoust, architecte et associée chez Daoust Lestage inc., nous a présenté des exemples probants de vision et de projets porteurs dans un esprit de développement durable.

Imaginez… une montagne, un hôtel et la notion de spiritualité…

Inspirant n’est-ce pas? Ces composantes émanent d’un projet que Heinz Julen a dans ses cartons. Originaire de Zermatt en Suisse, c’est dans son atelier à flanc de montagne qu’il met son génie artistique à l’élaboration de réalisations singulières qui ne laissent personne indifférent. Les lieux peu développés, les grands espaces, les montagnes l’inspirent particulièrement.

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Cet artiste ne voit pas un hôtel comme étant un service complémentaire. Un lieu possède une âme, un milieu naturel, un patrimoine culturel et architectural qu’il importe de respecter. C’est dans cet esprit que ce lieu devient pour lui une source d’inspiration pour développer un projet hôtelier qui s’intègre à l’environnement et contribue à l’héritage patrimonial de la destination.

À travers une réalisation, il faut savoir susciter le rêve.

Les pièges de la mondialisation

Pour Renée Daoust, le développement du milieu bâti sert de levier pour le tourisme. Il existe des bâtiments iconographiques  qui traversent le temps, qui témoignent de la culture de l’époque et de l’innovation technologique. Nous n’avons qu’à penser aux grandes pyramides d’Égypte, plutôt révolutionnaires pour cette période, ou à la tour Eiffel.

Toutefois, les tendances en architecture constituent un piège de la mondialisation. Elles donnent parfois lieu à une architecture éphémère, jetable, qui traverse mal le temps. L’architecture ou plutôt la «starchitecture» devient spectacle, sans référence identitaire, mal intégrée à son milieu. Beaucoup de destinations ont tendance à vouloir reproduire le syndrome Bilbao, faisant abstraction du contexte d’implantation de ce projet.

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Des projets porteurs

Le 400e anniversaire de la ville de Québec a été l’occasion de saluer le génie du lieu, l’architecture et le design urbain identitaire en créant la promenade Samuel-De Champlain et le quai des Cageux. Sur cette promenade, quatre jardins thématiques – le Quai-des-Brumes, le Quai-des-Flots, le Quai-des-Hommes et le Quai-des-Vents – témoignent de l’importance du leg permanent en ce qui a trait à l’espace urbain et au patrimoine bâti.

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Après la période sombre du SRAS, il a fallu moins de six ans pour que la renaissance culturelle de Toronto fasse renouer cette ville avec la croissance. Grâce à une vision coordonnée, les efforts de redressement  déployés ont porté tant sur la culture événementielle que sur la culture permanente. Du spectacle des Rolling Stones au Luminato Festival, le savoir-faire local pour la conception de trois grands bâtiments (Four Seasons Centre for the Performing Arts, Canada’s National Ballet School, Young Centre for the Performing Arts) couplée à la synergie de l’expertise internationale (Royal Ontario Museum, Sharp Centre for Design, Ontario College of Art & Design, Leslie L. Dan Pharmacy Building, University of Toronto), on peut affirmer que Toronto s’est rapidement  taillé une place au sein des destinations culturelles.

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Les Jeux olympiques de Beijing 2008 constituent un exemple remarquable de réussite. Une vision partagée, un financement approprié, la compréhension d’une culture millénaire, l’érection d’un bâtiment iconographique ont fait de cet événement un succès et un haut lieu du tourisme chinois.

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Réussir un projet architectural durable

Vision, qualité, pérennité, identité et investissement dans le savoir-faire local résument les éléments importants de l’architecture durable.

Le fondement d’un projet viable est constitué d’une vision coordonnée, claire et cohérente, partagée par l’ensemble des partenaires financiers, politiques, culturels et sociaux. Pour en susciter l’adhésion, il faut savoir célébrer l’événement, définir des projets mobilisateurs, réaliser des interventions significatives en matière d’espace urbain et de patrimoine bâti, reconnaître la culture permanente et l’arrimer à la culture événementielle.

Un projet peut être durable si l’on investit dans la qualité avec un objectif de pérennité et s’il bénéficie d’un cadre budgétaire approprié.

Favoriser l’émergence de la culture identitaire afin de confirmer la spécificité du lieu, favoriser aussi le développement de l’expertise et des créateurs locaux, créer une relation synergique et équilibrée entre les concepteurs locaux et internationaux sont autant de mesures pour assurer un développement durable.

L’architecture occupe une place importante dans la culture et, à ce titre, il faut reconnaître les créateurs.

Un mot sur l’architecture en milieu rural

L’architecture n’est pas liée qu’aux grandes villes. En région, il faut harmoniser l’intégration d’un bâtiment au paysage. Pourquoi un centre commercial devrait-il avoir un stationnement à l’avant alors que cette immense surface asphaltée n’a rien d’esthétique? Trop souvent, les commerces à grande surface, les chaînes et les multinationales défigurent l’entrée des villes et villages au Québec et laissent une piètre impression au visiteur.

Sources:
– Daoust, Renée et Heinz Julen. Atelier: Stratégies d’implantation pour les entreprises – Initiatives responsables du tourisme patrimonial et culturel bâti, Symposium international sur le développement durable du tourisme, Québec, 18 mars 2009.

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Ailleurs dans le monde Transport

Des télécabines en ville!

La télécabine n’est plus à l’usage exclusif des stations de ski. De plus en plus de villes l’adoptent. Elle offre aux citoyens un moyen de se déplacer au quotidien de façon plutôt distrayante. Sur le plan touristique, la télécabine est attrayante. Elle permet de voir la ville sous un autre angle et sous-entend un brin d’aventure, du moins pour ceux qui ont le vertige! Ces nombreuses qualités ne font toutefois pas toujours le poids devant ses opposants qui estiment, souvent, que les installations nécessaires à la télécabine constituent une pollution visuelle. Alors pourquoi tant de villes l’adoptent-elles? Voici quelques explications et exemples illustrant cet engouement récent pour un moyen de transport… pas si nouveau.

Le transport par câble fait un retour!

Implanté à Grenoble, en France, depuis 1934, à Caracas, au Venezuela, en 1952, ou encore à New York en 1976 telecabines1(actuellement en rénovation) pour relier Roosevelt Island à Manhattan, le transport urbain par câble ne date pas d’hier. Mais les villes s’y intéressent à nouveau depuis quelques années. Alors que certains élus le considèrent comme un gadget ou une attraction plutôt futile, d’autres l’envisagent comme un réel moyen de transport en commun, dont le principal avantage consiste en sa flexibilité pour franchir des obstacles naturels (forte pente, fleuve, etc.) plus facilement que d’autres. Un peu comme le tramway, le transport par câble effectue un retour dans les projets de réaménagement urbain.

Comme complément au transport urbain

La Ville de Portland a choisi d’implanter un «tramway aérien» afin de relier un secteur telecabines2de la ville à l’Oregon Health and Science University. Des années de discussions et d’études ont révélé qu’il s’agissait là de l’option optimale. Inauguré en janvier 2007, ce téléphérique parcourt une distance d’un kilomètre sur un dénivelé de 152 mètres. Le trajet dure trois minutes. Une cabine peut accueillir jusqu’à 78 passagers. La fréquentation pour la première année avait été estimée à 864 000 personnes. Ce sont plutôt 1 398 287 passagers, soit 62% de plus que prévu, qui ont été enregistrés.

Le Portland Aerial Tram est rapidement devenu une véritable vedette! Star des médias lors de sa première année d’exploitation, il a fait l’objet de nombreux reportages dans plusieurs journaux et magazines à grand lectorat. Toile de fond de séances de photos de mode, de téléséries japonaises populaires ou encore d’émissions de Disney, le transport par câble de Portland a offert toute une visibilité à la ville. Certains parlent même de la création d’une icône.

Le Medellin Metrocable, en Colombie, remporte aussi beaucoup de succès. telecabines3Depuis 2004, cette télécabine dessert certains quartiers et bidonvilles situés dans les pentes et secteurs enclavés de la ville. La télécabine est ouverte 20 heures par jour, 355 jours par année. Les résultats sont exceptionnels depuis son ouverture. En 2005, elle a transporté 15 millions de passagers. Bien que le Metrocable alourdisse le paysage par sa structure imposante, sa forte fréquentation ne fait aucun doute. Rapidement, la construction d’une seconde liaison s’est imposée, puis une troisième est prévue pour 2009. D’autres villes d’Amérique du Sud envisagent un tel moyen de déplacement, dont Rio de Janeiro.

Et les touristes en raffolent!

La télécabine fait partie du paysage de plus en plus de villes. Pensons à Barcelone, Lisbonne, Taipei, Singapour ou encore Cologne, pour ne nommer que celles-là. Activité touristique originale, le tour en télécabine est souvent très couru par les visiteurs, car il est peu contraignant physiquement et offre généralement un panorama surprenant de la ville. Activité ou mode de déplacement… Le transport en télécabine permet au touriste de joindre l’utile à l’agréable.

On aime…

Ses atouts sont plutôt nombreux et séduisants. Selon ses promoteurs, le transport par câble est:

  • très efficace dans les pentes;
  • peu énergivore comparativement aux autres moyens de transport motorisés, dont le tramway;
  • peu coûteux par rapport au tramway ou encore à la construction d’un pont;
  • non nuisible à la circulation automobile;
  • rapide et simple à construire;
  • performant (les équipements conçus actuellement peuvent transporter de 3000 à 5000 passagers à l’heure);
  • attirant (les gens aiment prendre la télécabine);
  • divertissant (un tour en cabine de téléphérique est souvent inclus dans les forfaits offerts aux touristes).

On n’aime pas… Projets abandonnés

Mais le transport par câble ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs le condamnent souvent parce qu’il encombre le paysage par ses cabines, ses câbles et ses pylônes. D’autres estiment que la mise en place d’un tramway est plus efficace parce que plus rapide. Ainsi, bien des villes l’ont envisagé pour ensuite rejeter cette option en raison d’une trop forte opposition. En France, notamment, on évoque souvent le fait qu’il s’agit d’équipements trop chers, inadéquats par rapport aux besoins et, surtout, qu’ils risquent de défigurer la ville. À Issy-les-Moulineaux, en périphérie de Paris, on a fini par abandonner le projet sous la pression des riverains. À Nantes aussi, l’option d’un lien par câble entre la butte Ste-Anne et l’île de Nantes n’a pas été retenue. On y préfère un pont. Enfin, ce mode de transport ne semble pas toujours pris au sérieux par les élus qui le considèrent la plupart du temps comme une option farfelue. Pourtant, selon un expert et adepte du transport par câble, Pierre Jaussaud, le coût de construction au kilomètre d’un tramway coûte cinq millions d’euros de plus qu’un véhicule sur câble. Sur le plan visuel, il faut bien sûr choisir un emplacement judicieux et un modèle qui s’intègre au paysage urbain.

Et Montréal?

Le projet de télécabine de Montréal proposé par le groupe Skylink en 2008, telecabines4mais rejeté par la Société du Vieux-Port de Montréal, revient à la surface avec plusieurs modifications. Il s’agit en fait d’un projet de 100 millions de dollars, entièrement financé par l’entreprise privée et qui consiste à relier, par un système de télécabines, le Vieux-Port de Montréal, le Parc Jean-Drapeau et la ville de Saint-Lambert. De nombreux organismes et regroupements d’affaires ont manifesté leur appui au projet. Ce serait une belle occasion de stimuler l’offre touristique et la visibilité montréalaise, en plus, bien sûr, de constituer un moyen de transport tout à fait original et attirant pour les locaux. Comme c’est le cas dans la plupart des villes, c’est la crainte de voir le paysage transformé qui anime les opposants. Il s’agit néanmoins d’un dossier à suivre!

Sources:
–    Castonguay, Alec. «Une entreprise veut relier le Vieux-Montréal et Saint-Lambert par télécabines», Le Devoir, 25 mai 2009.
–    Heuillard, Yves. «Le téléphérique et la ville, une nouvelle histoire d’amour», [www.ddmagazine.com/831-Le-Le-telepherique-et-la-ville-une-nouvelle-histoire-damour.html], 1er décembre 2008.
–    Mirguet, Olivier. «Tourisme au bout du fil», L’Écho touristique, 10 avril 2009.
–    Neiman, Ophélie. «Demain, je vais travailler en téléphérique»,  [www.rue89.com], 2 mai 2008.
–    Plotard, Christophe. «Des téléphériques en ville?», [www.valeursactuelles.com], 28 mars 2008.
–    Portland Aerial Tram. «2007 Annual Report», 2007.

Site Internet:
–    Skylink, la télécabine de Montréal

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Ailleurs dans le monde Produits et activités Tendances Transport

Le vélo pour promouvoir une destination: le cas de Portland

Le vélo peut transformer une ville et sauver la planète! Rex Burkholder, conseiller élu au Conseil métropolitain de la ville de Portland en Oregon, en est convaincu. C’était d’ailleurs le titre de sa conférence présentée par l’organisme Vivre en Ville à l’occasion du Jour de la Terre au cours de laquelle M. Burkholder a exposé le cas de Portland et de sa culture cycliste, devenue la véritable identité de la métropole.

Le chemin parcouru

Dans les années 1980, M. Burkholder faisait partie d’un groupe de défenseurs des droits des cyclistes urbains qui exerçait un lobbying auprès de la municipalité en vue de développer l’infrastructure nécessaire pour les déplacements à bicyclette. S’inspirant d’autres villes cyclables du monde comme Copenhague et Amsterdam, Portland s’est mise à l’aménagement de son réseau de voies cyclables. Un effort particulier a été déployé pour trouver des solutions aux conflits d’usage entre cyclistes, piétons et automobilistes. La ville compte maintenant plus de 400 km de voies accessibles aux vélos.

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Comme on l’avait espéré, la population locale a littéralement épousé la cause, et les déplacements en ville se font de plus en plus sur deux roues. «Il y a eu une augmentation linéaire de l’utilisation du vélo, mais depuis les quatre dernières années, la croissance est exponentielle», observe M. Roger Geller, coordonnateur du cyclisme de la ville de Portland dans le New York Times.

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Une culture se met en selle

Depuis, la culture du cyclisme a explosé. Elle fait partie de l’identité de Portland et est même utilisée pour promouvoir la destination auprès des clientèles touristiques que l’on invite à venir pédaler avec les résidants.

Le vélo est accepté et respecté par les automobilistes partout en ville. Il est intégré au réseau des transports en commun, est admis en tout temps dans les autobus munis de supports à cet effet, dans les tramways et dans les trains (incluant le train de l’aéroport qui amène les voyageurs au centre-ville). La ville est d’autant plus «navigable» sur deux roues que les voies cyclables sont pourvues de panneaux de signalisation indiquant la distance et la durée des voyages (à vélo) entre les différents points de repère.

Le long des pistes cyclables, on découvre espaces verts, bistros, cafés, microbrasseries et petits commerces qui font le charme de la ville. Plusieurs hôtels offrent un service gratuit de prêt de vélo et toutes les grandes attractions sont accessibles par bicyclette. Les stationnements à vélo sécuritaires abondent, ayant remplacé certaines places de stationnement pour voiture, et les «Benson Bubblers», fontaines emblématiques de Portland, désaltèrent les cyclistes.

Au cours de l’année, résidants et touristes sont invités à se joindre à la multitude d’activités organisées sous la thématique du vélo. Il y en a vraiment pour tous les goûts:
–    parades et festivals tels que Pedalpalooza;
–    randonnées sociales, familiales, architecturales, artistiques, touristiques, etc.;
–    petits déjeuners pour cyclistes servis sur les ponts;
–    matchs de polo à vélo;
–    courses de vélos d’enfant (conduits par des adultes);
–    balades de nuit;
–    etc.

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Pour savoir ce qui se passe sur la scène cycliste en ville, on peut consulter le quotidien électronique www.Bikeportland.org qui couvre toutes les manchettes touchant au vélo, du calendrier des événements à la politique. Un représentant du conseiller municipal Sam Adams avoue d’ailleurs qu’il est inconcevable de se faire élire à Portland sans le soutien de la communauté cycliste.

Avec une telle dévotion à la culture du vélo, ce n’est pas étonnant que Portland ait reçu l’an dernier la plus haute distinction décernée par la Ligue des cyclistes américains (League of American Bicyclists) et qu’elle soit régulièrement nommée au classement des villes à voir en pédalant.

Droit devant, les deux mains sur le guidon

Selon la revue Forbes, la visite d’une ville à vélo est une activité de plus en plus appréciée des touristes. Il n’est donc pas surprenant que Portland veuille profiter de sa lancée en vue de devenir une métropole cyclable de première classe. Ainsi, M. Burkholder a confirmé qu’une proposition d’une valeur de plusieurs milliards de dollars avait été faite au gouvernement fédéral américain afin de poursuivre le développement de l’infrastructure et de la culture cycliste pour les vingt prochaines années.

Montréal dans le peloton

Depuis que la revue Bicycling a nommé Montréal comme «meilleure ville cyclable en Amérique du Nord» en 1999, les conditions pour les adeptes du vélo urbain ne cessent de s’améliorer. En effet, lors du dépôt de son plan de transport en 2007, la Ville s’est fixé comme objectif d’obtenir de nouveau cette désignation fort attrayante.

Ainsi, grâce à un partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec, le réseau cyclable de la ville passera de 400 km à 800 km d’ici 2013. On prévoit aussi équiper les autobus et les taxis de porte-vélos et ajouter des aires de stationnement dans la métropole. Dès cet été, une première carte du réseau cyclable de l’île comprenant les stations de vélo en libre-service, BIXI, est mise à la disposition des résidants et des touristes. La nomination de Michel Labrecque, fondateur de Vélo-Québec, à la tête de la Société des transports de Montréal et l’enthousiasme entourant le 25e anniversaire du Tour de l’Île illustrent bien que la culture du vélo est solidement établie dans la ville.

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Les touristes viendront-ils pédaler à nos côtés en plus grand nombre? Avec l’un des plus importants réseaux urbains de pistes cyclables en Amérique, le soutien croissant des gouvernements et une culture cycliste grandissante, Montréal semble engagée dans la bonne voie.

À lire aussi: En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Sources:

– Bower, Crai S. « North America’s Most Bike-Friendly Cities »,, Forbes Traveler, 17 juin 2008. [http://www.forbestraveler.com/adventure/north-americas-bike-friendly-cities-story.html] .
– Burkholder, Rex, Conseiller au Metro Regional Portland. Conférence «How Bicycles Can Transform Cities and Save the World», Colloque «Vers des communautés actives», organisé par Vivre en Ville et Jour de la Terre Québec, 21 avril 2009. [http://www.vivreenville.org/Colloque_VCA.htm].
– Furber, Matt. «Portland, Portland Style: Touring by Bicycle», New York Times, 3 avril 2009. [http://travel.nytimes.com/2009/04/03/travel/escapes/03Portland.html].
– Gouvernement du Québec. Communiqué «Partenariat entre la Ville de Montréal et le ministère des Transports du Québec – Des investissements de plus de 10,4 M$ pour la réalisation de projets de pistes cyclables à Montréal», 22 septembre 2007. [http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Septembre2008/22/c7012.html].
– Kostala, Anne. «Get the Fast Track on Montreal». The Guardian, 3 mai 2009. [http://www.guardian.co.uk/travel/2009/may/03/montreal-public-bike-scheme-cycling-canada?page=all].
– Ville de Montréal. Communiqué «Montréal dévoile sa programmation pour 2009: 60 kilomètres de nouvelles voies cyclables!», 15 avril 2009. [http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=65,106529&_dad=portal&_schema=PORTAL&_piref65_263689_65_106529_106529.next_page=htdocs/portlet/communiques/fr/detail.jsp&_piref65_263689_65_106529_106529.id=12087&annee=2009&mois=4].

Sites:
www.bicycling.com
www.Bikeportland.org
www.veloquebec.info
www.streetfilms.org

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Ailleurs dans le monde Hébergement Marketing Segments de clientèles Tendances

À crier sur tous les toits!

Quand on considère la valeur immobilière des espaces urbains qui ne cesse de grimper, force est de constater que les toits des centres-villes sont sérieusement sous-utilisés. C’est surtout vrai des hôtels, qui sont toujours à la recherche d’économies ou de nouvelles sources de revenus et de moyens inusités de se distinguer de la concurrence, particulièrement en période estivale. Voici quelques utilisations intelligentes et originales, question de stimuler la réflexion.

Soleil, soleil…

Vous avez de l’espace ensoleillé sur votre toit? Pensez à l’énergie solaire! De nouvelles technologies font en sorte que, même dans les pays nordiques, le soleil peut générer suffisamment d’énergie pour réaliser des économies sur la facture de chauffage de l’eau. Le Confederation Place Hotel de Kingston, en Ontario, a été le premier établissement commercial dans l’est du Canada à adopter cette technologie en fixant 20 capteurs solaires sur une partie de son toit. Le système permet à l’hôtel de chauffer l’eau utilisée pour la piscine, le bain à remous, les salles de bain des 94 chambres ainsi que la cuisine. Installé en 2005, le système a coûté 52 000$ et il permet maintenant des économies de 10 000$ par année.

Une couverture végétale

Les avantages environnementaux des toits verts sont nombreux: meilleure qualité de l’air, diminution de la chaleur dans les zones urbaines, absorption et filtration des eaux de pluie, etc. Au-delà de leurs bienfaits pour l’environnement, ces couvertures végétales, qu’elles soient extensives (mince épaisseur du sol et plantes à faible entretien) ou intensives (sol plus profond, irrigation importante et possibilité de cultiver plus de végétaux), peuvent également être bénéfiques à l’entreprise.

  • Amélioration des performances thermiques. Les toits verts aident à garder les bâtiments frais l’été et chauds l’hiver. Selon Environnement Canada, «une simple diminution de 1 °C de la température de surface supprime 5% de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération».
  • Prolongation de la durée de vie du toit. On estime qu’une couverture végétale peut jusqu’à doubler l’espérance de vie d’un toit.
  • Amélioration de l’isolation acoustique. Il suffirait d’un terreau d’une douzaine de centimètres pour réduire les polluants sonores des machineries, des routes et du trafic aérien.
  • Production agricole urbaine. Tout comme le Fairmont Château Frontenac de Québec, qui fait pousser des fines herbes sur son toit, le Fairmont Waterfront de Vancouver cultive un jardin biologique: fines herbes, fleurs comestibles, fruits et légumes y poussent à l’année, ce qui, selon un porte-parole, permet d’économiser environ 15 000$ annuellement en achats pour la cuisine.

Quant à lui, l’hôtel Fairmont Royal York, de Toronto, a créé un véritable buzz en poussant l’idée encore plus loin. Pour encourager la pollinisation, l’hôtel a installé trois ruches sur son toit, ce qui lui permet d’utiliser son miel de production «supérieure» dans la confection des mets vedettes au menu du restaurant.

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Pourquoi même se limiter au toit quand les murs «végétalisés», conçus pour le climat québécois, feront bientôt leur apparition?

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Sur le toit du monde

Il va sans dire qu’un toit peut devenir un espace de tranquillité mis à la disposition d’une clientèle exclusive pour des événements spéciaux ou encore servir de toile de fond pour le réseautage, comme dans le cas d’un salon-bar à ciel ouvert. Il en va ainsi de la terrasse sur le toit de l’hôtel Shelburne Murray Hill de New York, dont les profits dépassent ceux générés par le restaurant du hall d’entrée bien qu’elle ne soit ouverte qu’en après-midi et en soirée, et ce, cinq mois par année. En effet, les consommateurs sont disposés à payer plus cher pour se retrouver dans un cadre magnifique.

Un toit qui fait son cinéma

Dans le but d’accroître l’achalandage sur les «toits-terrasses» de leurs établissements, certains hôtels se lancent dans le cinéma. Le Limes Hotel, en Australie, organise des projections de films populaires et de grands classiques, tandis que le Westin Bonaventure de Los Angeles présente une série de films et de vidéos d’artistes inspirés par la science-fiction.

Augmenter sa capacité… sur le toit

Les voyageurs partagent leurs expériences dans les forums de discussion sur Internet, et les exemples abondent. Du Maroc à Israël, certains hôtels permettent aux voyageurs à petits budgets de dormir sur leurs toits, à la belle étoile. Serait-ce là une façon d’accroître sa capacité en saison estivale?

À ses clients en quête d’aventure et d’une expérience hôtelière unique, l’hôtel huppé Grand Daddy de la ville du Cap, en Afrique du Sud, propose sept roulottes vintage Airstream rassemblées autour de la piscine sur son toit. Des artistes locaux y ont créé des ambiances insolites. L’après-midi, la terrasse est ouverte aux clients ainsi qu’aux curieux.

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Une clientèle à apprivoiser…

Les compétiteurs du dernier concours canin du prestigieux Westminster Kennel Club ont pu étirer leurs pattes, grignoter un pupcake et prendre l’air frais sur le toit de l’hôtel Affinia, en plein cœur de Manhattan, où est aménagé un parcours en gazon artificiel agrémenté de jouets et de fausses bornes-fontaines pour Fido. Avec la hausse du nombre de touristes qui voyagent avec leurs animaux de compagnie, c’est une niche à ne pas négliger! (À lire: Les animaux de compagnie, un créneau de «niche»)

Il va sans dire que les toits du parc hôtelier québécois sont sous-exploités. Utilisons ces espaces perdus et transformons ces étendues de goudron et de gravier. Les possibilités sont illimitées, et les avantages, tangibles. Qui sait, vous êtes peut-être assis sous une mine d’or!

Sources:

–    Chavich, Cinda. «Quand le toit de l’hôtel devient potager», Commission canadienne du tourisme, 30 octobre 2008.
–    Corwell, Chris. «Trendlines: Outdoor Spaces», Hotelworld Network, 13 janvier 2009.
–    Diotte, Simon. «Les murs végétalisés arrivent au Québec», La Presse, 24 mars 2009.
–    Gordon, Daphne. «Royal York Rooftop Garden a Hive for Bees», The Star, 5 juin 2008.
–    Grand Daddy Hotel’s Rooftop Airstream Trailer Park, [www.coolhunting.com/archives/2009/03/grand_daddy_hot.php]
–    Hasek, Glenn. «Future Looks Brighter for Solar Hot Water Heating Systems at Hotels», Green Lodging News, 18 mars 2009.
–    Mackenzie, Josiah. «Unusual Hotels of the World (And a Lesson for You)», [http://www.tipsfromthetlist.com/article9282.html]
–    Making Strange – Rooftop Sci-Fi Fillms @ The Westin Bonaventure, [http://www.downtownla.com/0_01_eventDetail.asp?EventID=434]
–    Reuters Newswire, «The Affinia Manhattan’s Rooftop Goes to the Dogs», 10 février 2009, [http://www.reuters.com/article/pressRelease/idUS219853+10-Feb-2009+PRN20090210]
–    Sanger, Elizabeth. «New York City Hotel Rooftops Surge in Popularity with their Bars, Pools, Bird’s Eye Views», Newsday, 2 août 2005.
–    Taylor, Jennifer. «Up on the Rooftop», Mother Nature Network, 26 novembre 2008.
–    Toits verts pour des villes en santé, [http://www.ec.gc.ca/pp/fr/storyoutput.cfm?storyid=93]

Sites Internet:
www.greenroofs.org
www.designstudio.whatiftheworld.com
www.confederationplace.com
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