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Produits et activités

Les escapades urbaines décortiquées

Les escapades urbaines durent généralement moins de trois nuits et s’effectuent la plupart du temps sur de courtes distances. Comme il s’agit de voyages «secondaires» complémentaires aux vacances annuelles, les gens s’en offrent à tout moment dans l’année et les groupes sont majoritairement constitués de couples ou d’amis. Portrait d’un produit en croissance…

Un produit en croissance

En croissance depuis plusieurs années, les escapades urbaines se définissent comme de courts séjours d’agrément, dont les nuitées s’effectuent exclusivement dans une ville. Plusieurs facteurs expliquent leur popularité:

  • l’offre accrue de bas tarifs par les transporteurs aériens, qui a favorisé l’éclosion d’un large éventail de destinations (villes) à prix abordables;
  • la tendance mondiale pour le fractionnement des vacances (les gens optent souvent pour deux voyages ou plus par année);
  • le changement dans les perceptions des touristes, qui ne voient plus la ville uniquement comme un lieu de transit, mais aussi comme une destination en soi;
  • la facilité avec laquelle les gens peuvent accéder à l’information et effectuer des réservations en ligne, souvent à la dernière minute.

Ses caractéristiques

Des chercheurs irlandais définissent les escapades urbaines selon cinq caractéristiques distinctives.

1.    La durée du voyage

Les escapades urbaines durent trois jours ou moins dans un peu plus de la moitié des cas (55% des répondants par rapport à seulement 6% pour les autres types de voyages). Cette caractéristique s’explique essentiellement par trois facteurs:

  • les escapades en ville sont la plupart du temps des voyages «secondaires», complémentaires aux vacances annuelles; elles n’ont donc pas besoin d’être longues;
  • quelques jours suffisent pour tout voir;
  • les villes, en tant que destinations, se prêtent facilement à de courts séjours, car on peut s’y rendre directement (sans détours et souvent sans escales), les attractions et les services sont généralement regroupés ou rapprochés, ce qui réduit les temps de déplacement.

2.    La distance parcourue

Compte tenu de la durée limitée de la plupart des voyages urbains, les touristes proviennent généralement de marchés limitrophes. Les gens ne veulent pas perdre trop de temps dans leurs déplacements pour se rendre à la destination.

3.    La nature «discrétionnaire» du séjour

Les escapades urbaines sont généralement des voyages «supplémentaires» que l’on effectue en complément des vacances traditionnelles, souvent plus longues. Il s’agit d’un moment privilégié pour échapper à la routine.

Le processus décisionnel suivi par les touristes urbains ne comprend pas d’étapes distinctes comme c’est le cas de celui des voyageurs d’agrément en général. Habituellement, les gens décident d’abord si oui ou non ils partiront en voyage, puis ils choisissent le type de voyage qu’ils entreprendront. Dans le cas des touristes urbains, ces décisions se prennent simultanément et souvent tout de suite après avoir remarqué une offre exceptionnelle – généralement sur Internet – d’une destination urbaine. Il s’agit dès lors de décisions impulsives ou opportunistes qui montrent la force de persuasion des offres spéciales. Les publicités de vols à rabais s’avèrent particulièrement efficaces pour stimuler la demande d’escapades urbaines.

4.    La flexibilité des départs

Les escapades urbaines s’effectuent en toute saison; la météo jouant un rôle relativement mineur dans la décision de réaliser ce type de voyage. Comme il s’agit souvent de vacances «discrétionnaires», elles se prennent plus facilement en dehors de la haute saison. Parfois, ces séjours sont centrés autour d’événements tels que des concerts, des compétitions sportifs ou des expositions, qui se répartissent tout au long de l’année. Cette structure non saisonnière de la demande constitue un élément très attrayant pour les entreprises touristiques urbaines.

5.    La composition du groupe

La majorité des escapades urbaines s’accomplissent en couple (60%) ou entre amis (19%), très peu en famille, selon les résultats de l’étude irlandaise. Ne pas avoir d’enfants – ou se retrouver seuls parce que les enfants ont quitté le foyer familial – procure une grande flexibilité aux voyageurs dans le choix de leurs dates de départ, ce qui leur permet de bénéficier de tarifs avantageux qui sont généralement plus nombreux en période scolaire. Ne pas avoir d’enfants favorise aussi la spontanéité dans la prise de décision. Enfin, les gens entretiennent souvent le préjugé que les villes sont peu accueillantes pour les enfants.

Les principaux attributs recherchés par les touristes

À partir de recherches antérieures et de groupes de discussion, des chercheurs australiens ont établi une quarantaine de caractéristiques recherchées par les touristes lors de leurs séjours urbains; ils les ont regroupées en cinq catégories (tableau 1).

Par la suite, ils ont réalisé un sondage auprès des visiteurs de deux villes importantes, Sydney et Canberra, afin de déterminer leurs attentes par rapport à ces caractéristiques et leur importance relative dans la satisfaction du séjour.

Les résultats montrent que les éléments les plus importants pour la clientèle internationale sont principalement liés aux services et à la nourriture (restauration), mais très peu à l’expérience ou à l’environnement urbain. Les seuls critères notables dans ces deux catégories: la propreté, l’absence de barrière linguistique, la population accueillante et aidante et le fait que la ville soit agréable à parcourir à pied. Toutefois, comme les répondants sont déjà sur les lieux, on peut supposer qu’ils ont préalablement choisi la destination en fonction de ses caractéristiques urbaines intrinsèques liées à l’environnement et à l’expérience. Les réponses seraient vraisemblablement différentes si l’on avait posé les questions avant que le touriste ait opté pour une destination particulière.

Le constat est presque identique pour la clientèle domestique, quoique cette dernière accorde aussi une grande importance à la visite de musées et de galeries ainsi qu’à l’histoire de la ville.

Découvrir ces caractéristiques fournit une meilleure compréhension des escapades urbaines et
notamment de leur caractère distinctif par rapport à d’autres types de voyages. Elles s’inscrivent dans l’actuelle tendance mondiale au fractionnement des vacances. Les escapades urbaines procurent une échappatoire facile et rapide à la routine quotidienne dans un monde de plus en plus bousculé par les contraintes et les obligations. Pourront-elles conserver leur popularité en ces temps incertains où l’économie mondiale peine à reprendre son souffle?

Sources:
– Dunne Gerard et al. «Towards an Understanding of International City Break Travel», International Journal of Tourism Research, 2 décembre 2009, p. 410-417.

– Edwards Deborah et al. «Understanding Tourist ‘Experiences’ and ‘Behaviour’ in Cities, an Australian Case Study», Cooperative Research Centre for Sustainable Tourism, 2009.

– Ruetsche Judith. «Urban tourism. What Attracts Visitors to Cities?», University of Wisconsin, mai 2006.

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Produits et activités Segments de clientèles

La reprise économique et le touriste culturel

Grâce aux données qualifiées et compilées en temps réel des transactions, American Express est en mesure d’analyser des profils de clientèle très précis. Madame Beverly Anderson, vice-présidente de cette entreprise, a présenté des informations très pertinentes sur le touriste culturel américain lors de l’événement ONE Travel Conference, tenu à Pasadena en Californie du 16 au 18 janvier 2011.

Quoique les lignes suivantes concernent le voyageur américain, il est intéressant de comprendre comment celui-ci se comporte et il est certainement possible d’établir des parallèles avec les touristes culturels en général. De plus, cette analyse fournit un aperçu de ce qu’American Express Business Insights peut fournir comme renseignements pour d’autres marchés ou d’autres fins.

Reprise et émergence de nouvelles habitudes

Comparativement à d’autres catégories de dépenses (courantes, ventes au détail ou restauration), le voyage a été le secteur le plus touché par la crise économique, mais il semble aussi connaître la plus importante reprise. Les dépenses liées au divertissement ont également subi de grandes variations, selon Mme Anderson.

Plus en détail, l’industrie du voyage est celle enregistrant la plus forte croissance (10%) de janvier à septembre 2010, suivi de la vente au détail (3%) et du divertissement (1%). L’industrie de la restauration aux États-Unis n’a pas encore repris la pente ascendante depuis la récession (-4%).

Mme Anderson partage ses réflexions quant à la modification particulière du comportement d’achat, en ce qui a trait à la consommation des produits et des services de luxe.

  • Les consommateurs recherchent les bonnes occasions et de nouveaux types d’acheteurs investissent dans ce marché. Le pourcentage d’individus s’offrant des produits de luxe est plus grand, même si ce n’est qu’en de rares occasions.
  • Les commerçants en ligne se sont plus rapidement remis de la récession et enregistrent une hausse de 85% au 3e trimestre 2010 par rapport à la même période en 2009.
  • La notion de valeur prend encore plus d’importance. Les consommateurs souhaitent obtenir « le mieux possible » pour leur argent.
  • Les besoins essentiels se redéfinissent: les téléphones intelligents et les plans de service en font maintenant partie. Ils ont augmenté de 15% depuis le début de la récession.
  • Les générations ont évolué différemment pendant la crise et ne reprennent pas leurs activités de consommation au même rythme.

Qui est le touriste culturel?

Les données compilées par American Express permettent de définir le touriste culturel de la façon suivante: un individu ayant, dans le même mois, réalisé une dépense au restaurant dans une localité autre que celle de sa résidence ET une autre auprès d’une compagnie aérienne, d’un hôtel ou encore d’une entreprise de location de voiture. S’ajoute à cette définition la condition d’avoir fait une transaction dans une entreprise culturelle non locale.

Source: 2010 American Express Travel Related Services Company Inc.

Cette segmentation permet de constater de grands écarts entre le comportement de voyage des touristes culturels et celui de l’ensemble des voyageurs d’agrément. En effet, le nombre moyen de vols effectués par année par les touristes culturels dépasse le double de celui des touristes d’agrément; il en est de même pour les dépenses de restauration et de magasinage. Le prix hôtelier moyen est également significativement plus élevé (graphique 1).

Graphique 1
Comportement de voyage et dépenses des touristes culturels versus l’ensemble des touristes d’agrément

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Source: 2010 American Express Travel Related Services Company Inc.

Selon la génération à laquelle il appartient, le voyageur culturel se comporte différemment.

  • Génération Y: Il dispose d’un plus petit budget. Il dépense moins pour les activités culturelles, mais il aime le magasinage. Les événements et les spectacles, tout comme la visite de points d’intérêt (sightseeing), l’attirent énormément.
  • Génération X: Les individus ayant des enfants voyagent moins souvent et moins luxueusement. Par contre, ceux sans enfants ont tendance à dépenser davantage en matière de voyages et de ce qui s’y rattache. Les événements les attirent plus particulièrement.
  • Baby-boomers: Ils font plus de voyages que les autres, restent plus longtemps dans les hôtels haut de gamme, dépensent aussi beaucoup au restaurant, dans les boutiques et lors d’activités culturelles. Les tours et la visite de points d’intérêt les intéressent beaucoup, contrairement aux parcs thématiques.
  • Seniors: Ils sont les plus grands consommateurs de culture lors de voyages. Ils apprécient visiter à leur rythme, réalisent moins de séjours mais d’une durée plus longue. Leurs dépenses pour le transport aérien, les hôtels et la restauration sont élevées.

Source: 2010 American Express Travel Related Services Company Inc.

À des fins de marketing, il est également intéressant de savoir que, lorsqu’il voyage, le touriste culturel dépense:

  • 1,7 fois plus en essence;
  • 2,3 fois plus en achats chez des joailliers ou dans des boutiques de chaussures et de vêtements;
  • 2,7 fois plus pour la restauration;
  • et 2,7 fois plus pour des biens de consommation de tous les jours.

La présentation de Mme Anderson fait également état de profils spécifiques pour les villes de Philadelphie et de San Diego. De tels traitements sont disponibles pour diverses destinations.
Sources:

– Anderson, Beverly – vice-présidente à American Express Business Insights. «Cultural & Heritage Travelers», présentation lors de ONE Travel Conference, 17 janvier 2011.
– American Express Business Insights https://businessinsights.americanexpress.com/

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Tendances Tourisme durable

Écotourisme urbain: des villes se réapproprient leur héritage naturel

Souvent contesté et encore peu mis en pratique, l’écotourisme urbain offre de nouveaux modes de gestion et de développement de l’activité touristique en ville. C’est une manière de verdir son image en utilisant et en préservant les richesses environnementales et humaines des destinations. Quelques villes explorent déjà cette voie et peuvent en inciter d’autres à créer et améliorer leur offre touristique. L’expansion des villes a chassé la nature, il est peut-être temps de la réintégrer!

Écotourisme urbain: émergence d’une nouvelle offre touristique

L’OMT considère l’écotourisme comme un segment de marché du «tourisme durable» favorisant l’observation, l’appréciation, l’interprétation, l’éducation et l’étude du milieu naturel, de ses paysages, de sa faune, de sa flore et de ses habitants. Or, cette définition limite la portée de l’écotourisme ainsi:

  • La superficie des sites non habités est restreinte.
  • L’aspect éducatif est limité à une population qui est déjà «convertie» aux principes du développement durable, puisqu’elle entreprend déjà ce genre de voyage.
  • D’un point de vue puriste, l’écotourisme doit protéger les espaces naturels. Or, il les rend accessibles et ne garantit en rien l’absence totale d’impacts écologiques ou sociétaux. Sa venue provoque même parfois le développement d’infrastructures d’hébergement et de transport aux alentours de ces zones fragiles.
  • La viabilité économique du modèle de gestion peut être menacée, car la croissance est limitée par un volume qui se veut de petite échelle.

Convaincus que ce sont davantage les pratiques plutôt que le milieu visité qui influent le plus sur la «durabilité» des ressources, plusieurs experts proposent une forme plus élargie de l’écotourisme: l’écotourisme urbain.

Selon eux, ce concept présente certains avantages si on le compare à l’écotourisme traditionnel, tels que l’utilisation d’une infrastructure déjà existante, le potentiel d’éduquer et de sensibiliser un plus grand nombre de visiteurs ainsi que les résidants aux pratiques durables. Il offre aussi une structure financière plus viable, vu qu’il dépend moins de la saisonnalité dont souffrent souvent les sites naturels et qu’il permet d’atteindre une plus grande capacité d’accueil.

Exemples de développement de l’écotourisme dans un contexte urbain

Source: penguins.co.nz

Oamaru est une ville située sur la côte est de la Nouvelle-Zélande qui a développé un projet écotouristique urbain basé sur la conservation et l’observation des pingouins «The Oamaru Blue Penguin Colony». La colonie de pingouins a vu le jour lorsque certains de ceux-ci ont utilisé une ancienne carrière comme lieu de nidification. Des volontaires ont alors décidé de nettoyer la zone et de l’ériger comme habitat de reproduction des pingouins. Aujourd’hui, le site est l’attraction touristique la plus importante d’Oamaru et est visitée par plus de 75 000 personnes par an.

Le site offre deux types de visites: un tour de jour pour observer les nids des pingouins et une visite nocturne commentée pour assister à leur retour sur la plage au coucher du soleil. Cette dernière est importante pour la région, car elle génère des nuitées supplémentaires, les visiteurs dormant très souvent en ville après l’activité.

Les pingouins font l’objet d’un suivi quotidien et une deuxième colonie située à proximité, mais non accessible au public, permet de comparer et de mesurer les impacts du tourisme sur le développement de la colonie.

Source: sanctuary.org.nz

En 1995, la «Karori Reservoir Wildlife Reserve» a vu le jour dans une vallée boisée à Karori, à 10 minutes du centre-ville de Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande. La réserve est un sanctuaire pour plusieurs espèces animales rares et menacées d’extinction, dont certaines ont été déménagées et réintroduites sur le site. Le programme de cette restructuration écologique s’étend sur 500 ans et a pour ambition de rendre le site aussi près que possible de ce qu’il était avant l’arrivée des humains.

La réserve est une OBNL gérée par un groupement communautaire et a ouvert ses portes aux visiteurs en 2001. Des tours guidés y sont organisés, incluant des visites nocturnes et à l’aube. Le Visitor Centre renseigne les touristes sur la géologie ainsi que sur l’histoire naturelle et humaine de la réserve. Ces derniers peuvent même participer au projet en devenant membre de la réserve ou en effectuant du bénévolat. La réserve, également désignée Zealandia, est devenue une attraction touristique importante pour Wellington et a inspiré d’autres projets à travers le pays tel  que l’écoattraction «Maungatautari Restoration Project».

Des idées urbaines qui flirtent avec l’écotourisme

Certaines destinations ont osé mettre sur pied des projets qui pourraient, dans une certaine mesure, être assimilés à l’écotourisme. La créativité, l’originalité et la vocation de ces initiatives sont très inspirantes.

Source: jardindart.com

À titre d’exemple, dans le but de varier son offre écotouristique et de sensibiliser le public à la conservation de la nature, le Maroc s’est doté d’un Festival de l’art du jardin: le Jardin’Art. Cette manifestation culturelle, scientifique et éducative est dédiée à l’univers du jardin et aux différents métiers du jardinage. L’évènement consacre une large place à l’éducation environnementale et à l’écotourisme, aux activités pédagogiques et ludiques, ainsi qu’à des ateliers artistiques destinés aux enfants. Conférences, tables rondes et projection de films sont au programme pour sensibiliser le public et les visiteurs à la richesse et à la valeur patrimoniale, historique et écologique des espaces verts. L’évènement se décrit comme une œuvre éphémère qui vise un impact durable. L’édition 2009 était une réflexion stratégique sur la thématique «jardins et écotourisme».

Source: inhabitat.com

Cette fois, cap sur la Suisse où un musée des arbres vient d’ouvrir ses portes sur le terrain d’un monastère datant du 14e siècle dans Rapperswil-Jona, la ville des roses sur le lac de Zurich.

Le moins qu’on puisse dire est que la nature y est à l’honneur en pleine ville. Le musée est en fait une exposition en plein air d’environ 2000 arbres disséminés sur deux acres et demie de terrain. L’édifice du musée se veut également vert et a été construit selon des principes écologiques limitant au minimum la production d’effets négatifs sur l’environnement. Plusieurs variétés d’arbres provenant de plusieurs endroits différents s’y dressent fièrement pour le bonheur des visiteurs.

À Montréal, au cœur même du Jardin botanique se trouvent l’Arboretum, qui compte 7000 spécimens d’arbres ainsi que la Maison de l’arbre, qui est un centre d’exposition et d’interprétation ayant pour mission de sensibiliser le public aux rôles prépondérants des arbres et des forêts.

Toujours au Québec, le parc de la Rivière-des-Mille-Îles, à Laval, est un autre exemple d’attraction écotouristique urbaine. Celui-ci abrite un refuge faunique, un centre d’interprétation et mène des actions de protection et de conservation des richesses naturelles du site.

Bien qu’il soit difficile d’associer l’écotourisme aux villes, il n’en demeure pas moins que cette réflexion ouvre de nouveaux horizons. Que savons-nous de nos écosystèmes urbains? Pouvons-nous les valoriser, conserver leurs richesses, les rendre accessibles sans nuire à leur pérennité et informer les visiteurs de leur existence et de leur fonctionnement? Pouvons-nous réintroduire la nature en ville et verdir nos expériences urbaines?

Sources:

  • Benchaâb, Abderrazzak. «Écotourisme urbain: les jardins en passe de devenir de nouveaux pôles attractifs pour les touristes ? Le Maroc y croit». Le Journal de l’écotourisme, Le Monde, 11 octobre 2009.
  • Higham, James et Lüvk Michael. «Urban ecotourism: A contradiction in terms?», Journal of Ecotourism, 29 mars 2010.
  • Justa, Aditi. «Switzerland welcomes world’s first tree museum with open arms», ecofriend.org, 11 Juin 2010.
  • N. Okech, Roselyne. «Developing urban ecotourism in Kenyan cities: A sustainable approach.» Journa of ecology and Natural Environment, vol 1, avril 2009.
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Perspectives

Perspectives touristiques de 2010 à 2014 dans certaines villes canadiennes

Grâce à la croissance du tourisme intérieur, on prévoit qu’au Canada, les voyages durant une nuit et plus augmenteront de 1,4% en 2010. Il s’agit d’une nette amélioration par rapport à la diminution de 3,1% enregistrée au cours de l’année 2009. Les perspectives semblent encore meilleures à partir de 2011 pour les grandes villes canadiennes, notamment grâce à une importante reprise des marchés d’outre-mer. Voici quelques prévisions touristiques tirées d’un rapport du Conference Board du Canada concernant des métropoles canadiennes.

Signes encourageants du marché intérieur

Propulsée par l’effervescence des Jeux olympiques, la ville de Vancouver devrait enregistrer d’excellents résultats en 2010 avec une croissance de 6,9% du nombre de voyages d’agrément durant une nuit et plus en provenance du Canada (graphique 1). Seules les villes de Calgary et de Québec présentent un taux de croissance annuel supérieur à 3% pour les années 2011 à 2014. Les préoccupations des Canadiens envers l’état de leurs finances personnelles expliquent cette faible croissance à court terme du marché touristique intérieur.

Graphique 1
Croissance prévue du nombre de visites d’une nuit et plus pour des voyages d’agrément des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

Perspectives_touristiques_graph1

Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Quant au marché intérieur du tourisme d’affaires, il se relève d’une année difficile, alors que le pays avait enregistré une baisse moyenne de 6,6% en 2009 pour ce segment. Comme pour l’agrément, Vancouver connaîtra une performance nettement supérieure à la moyenne canadienne en 2010 (graphique 2). Selon les estimations du Conference Board, la ville de Québec bénéficiera d’une reprise fort encourageante pour le tourisme d’affaires en 2010, après avoir affiché une baisse importante de 12,7% en 2009, et on anticipe une croissance intéressante de 4,1% en 2011. Pour la période comprise entre 2011 et 2014, c’est la ville de Calgary qui bénéficiera des plus fortes augmentations.

Graphique 2
Croissance prévue du nombre de voyages touristiques d’affaires des Canadiens, selon la ville de destination (2010-2014)

 

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Une timide reprise du marché américain

Après une succession d’années désastreuses sur le marché américain, le Conference Board prévoit enfin une petite embellie à l’horizon à partir de 2011 pour l’ensemble du pays, mais dès 2010 dans le cas de Vancouver (graphique 3). Les taux de croissance du nombre de voyages des Américains sont toutefois très modestes, variant de 1,1 à 2,6%. Pour les villes de Montréal et de Québec, les hausses anticipées au cours de la période visée ne dépassent pas 1,4%.

Graphique 3
Croissance prévue du nombre de voyages d’Américains, selon la ville de destination (2010-2014)

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Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

L’ensemble des destinations canadiennes a connu une année 2009 très difficile sur les marchés touristiques d’outre-mer, enregistrant une baisse globale du nombre de voyages de 12%. Le vent a commencé à tourner en 2010, comme en témoignent les prévisions tablant sur une baisse de 2,9% pour l’ensemble du pays. C’est en 2011 que de véritables signes positifs se pointent à l’horizon (graphique 4). Selon les estimations, toutes les métropoles canadiennes peuvent s’attendre à des hausses variant de 4,6 à 5,2% sur ce marché. On prévoit que le cycle de croissance se poursuivra au moins jusqu’en 2014.

Graphique 4
Croissance prévue du nombre de voyages d’outre-mer, selon la ville de destination (2010-2014)

Perspectives_touristiques_graph4


Sources: Conference Board du Canada et Statistique Canada

Source:

– The Conference Board of Canada. «Metropolitan Focus Tourism Insights for Select Metropolitan Areas – Travel Markets Outlook», printemps 2010.

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Gestion Tendances Tourisme durable

Cap sur le tourisme urbain durable

Les villes accueillent plus de la moitié de la population mondiale, et la majorité des touristes les visitent, ou du moins les traversent pour accéder à des destinations plus recluses. L’industrie touristique, qui exerce une pression sur ces zones urbaines, doit se préoccuper des implications environnementales, socioculturelles et économiques engendrées par ses activités.

La prise de conscience générale par rapport aux conséquences des modes de consommation incite le tourisme urbain à s’orienter vers des stratégies de croissance durable non compromettantes pour les générations futures.

Le tourisme durable présente des exigences et des enjeux bien spécifiques

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, le tourisme durable doit aussi bien optimiser l’utilisation des ressources environnementales que respecter l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil et assurer à long terme la viabilité financière des investissements.

Or, ce n’est pas faute d’ambition que les villes ne suivent pas ce modèle, mais c’est souvent par manque d’expertise, de leadership ou de modèle de gouvernance fiable et équitable pour encadrer cette nouvelle forme de développement.

Une stratégie de tourisme urbain durable doit répondre aux exigences suivantes:

  • Minimiser l’empreinte écologique des activités touristiques et promouvoir des modes de consommation durables.
  • Créer une infrastructure touristique viable.
  • Concilier les intérêts des habitants et ceux des visiteurs.
  • Préserver le patrimoine culturel, architectural et social dans un contexte de villes en constantes mutations.
  • Gérer la surcharge des lieux touristiques.
  • Encourager un développement économique viable à long terme et offrant de bonnes possibilités d’emploi.
  • Éviter l’apparition de phénomènes de ghettoïsation et d’espaces exclusivement touristiques qui créent une discontinuité de la vie urbaine locale.
  • Avoir une politique de transport «verte» et viable pour contrer les effets négatifs des déplacements (pollution, bruit, encombrement des routes, problèmes de stationnement, etc.).
  • Trouver le moyen de mobiliser les intervenants de l’industrie touristique autour d’un même objectif, bien que la nature de cette dernière soit très fragmentée.

La liste n’est pas exhaustive, mais elle témoigne de la complexité des enjeux et de la nécessité que les parties prenantes impliquées, à savoir les offices de tourisme, le gouvernement, les entreprises touristiques et les résidants, pour ne citer que ceux-là coordonnent leurs interventions. L’entente sur un modèle de gouvernance est un grand défi pour ces partenaires, qui ont parfois des intérêts opposés.

Des destinations qui franchissent le pas

L’application des pratiques de développement durable du tourisme dans un environnement urbain est un concept relativement nouveau, mais certaines villes se sont déjà lancées dans l’aventure.

Dès 1996, la Green Tourism Association (GTA) a largement contribué à la diffusion d’une image plus «verte» de Toronto, grâce à la réalisation de deux projets prônant l’application des principes du tourisme durable:

  • L’édition, en 1999, d’une carte (The Other Map of Toronto) qui relie les sites et les activités touristiques à l’environnement.
  • Le lancement d’un guide (The Other Guide of Toronto), dont l’objectif était de fournir des informations sur les nombreuses possibilités de tourisme durable à Toronto. La richesse des histoires sociales et environnementales des quartiers y est mise en valeur et une section pédagogique explique comment voyager «vert».

Ces initiatives ont connu un franc succès et ont servi d’outils pour commercialiser le concept de durabilité urbaine auprès des touristes et des résidants de la ville.

À son tour, Edinburgh Tourism Action Group (ETAG) a élaboré une stratégie appelée SUTS: Sustainable Urban Tourism Strategy, qui vise à ce qu’Édimbourg devienne la destination touristique la plus durable de l’Europe du Nord d’ici 2015. La SUTS identifie les trois champs d’action les plus importants comme suit:

Afin de préserver son héritage culturel et naturel, la ville d’Édimbourg encourage les entreprises à réduire ou à compenser leurs émissions de carbone. Le projet «climate friendly events», visant la tenue de congrès respectueux de l’environnement, en fait partie. D’autre part, la ville encourage la promotion du patrimoine naturel et culturel comme raison de visite. Dans le souci de maintenir la cordialité et un climat propice à l’échange entre les résidents et les touristes, la ville promeut les avantages issus du tourisme tels que l’amélioration des transports et des installations, la tenue d’événements divers et la stimulation culturelle. La campagne «Tourism is Everyone’s Business» en est un bel exemple. Pour rehausser la qualité des services offerts, Édimbourg s’investit afin de valoriser le tourisme pour attirer des employés compétents et prêts à considérer cette industrie comme premier choix de carrière.

Comme le développement durable doit inclure chaque personne, la problématique de l’accessibilité est aussi prise en compte, et la ville met l’accent sur l’inclusion sociale pour que la majorité de la population puisse profiter des activités et des événements gratuits. La ville se dote également d’infrastructures accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Édimbourg a adopté une stratégie d’ensemble qui canalise et coordonne les différentes initiatives. D’autres villes mènent des actions sporadiques, mais qui sont tout de même de bons exemples:

Source: mobilito.at

Mobilito: La ville de Salzbourg en Autriche a mis en place une centrale de transport mettant à la disposition des touristes des options alternatives de déplacement. Le système inclut le réseau ferroviaire européen, les transports en commun de la région, les réseaux autrichiens nationaux de bus et de trains, les centrales de taxi et les points de location de véhicules électriques non polluants. La centrale est accessible en ligne, par téléphone et a également pignon sur rue.

Source : parkandride.net

Park and ride: Ce concept nous vient du Royaume-Uni. Il privilégie des stationnements d’accueil à l’entrée des villes, où le visiteur peut laisser son véhicule durant son séjour. Un système de transport en commun lie l’espace de stationnement au centre urbain.

Le tourisme durable urbain offre une valeur ajoutée à la promotion des villes. Il leur permet d’enrichir leur offre touristique, alors susceptible d’attirer une nouvelle clientèle ou de conforter la clientèle existante dans ses choix de consommation. Nos villes sauront-elles se démarquer à leur tour?

Sources:
– Bintner, Martine. «Le tourisme durable urbain», Institut de gestion de l’environnement et d’aménagement du territoire, 25 juillet 2002.
– Dodds, Rachel, Anna Gibson, Marion Joppe et Brian Jamieson. «Ecotourism in the city? Toronto’s Green Tourism», Emerald Journal of Contemporary Hospitality Management, 2003.
– Dodds, Rachel et Marion Joppe. «Promoting urban green tourism: The development of the other map of Toronto», Journal of vacation Marketing, 2001.
– «Sustainable Urban Tourism Strategy», Edinburgh Tourism Action Group, 29 octobre 2008.
– Yi-Yen Wu, Hsioa-Lin Wang et Yu-Feng Ho. «Urban ecotourism: Defining and assessing dimensions using fuzzy number construction», Tourism Management, 2009.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Tendances

Confort, design, urbanité et petits prix: le nouveau créneau de l’hôtellerie économique

Le secteur de l’hôtellerie économique est en plein essor, principalement en Europe. En fait, les termes «économique» et «budget» ne sont plus synonymes de bas de gamme ou défraîchi. Ce type d’hébergement offre plutôt une gamme d’établissements allant du plus petit budget au luxury budget, où les moindres détails font la différence. Les auberges de jeunesse flirtent avec ce secteur qui embrouille les règles de la classification. Une révolution? Peut-être pas. Une prise de conscience? Certainement.

Le terme hôtel économique est souvent utilisé mais rarement défini. Cela va du dortoir de lits superposés à l’hébergement moyen de gamme vendu sous l’étiquette économique, dans le but d’obtenir un meilleur taux d’occupation. La mode actuelle est aux chambres de petite taille (une moyenne de 18 pieds carrés, selon la firme PKF) incluant un lit très confortable, alors que le hall d’entrée est un lieu de rencontres permettant l’enregistrement, la communication, l’amusement, le travail ainsi que la restauration. Les salles de bains avec douche vitrée ont la cote, ou sont plutôt un impératif par rapport aux baignoires comportant un rideau en tissu, où le pommeau pluie ou multijets est de mise. Chaque détail du design et des services offerts permet de se démarquer de la concurrence. Par exemple, les petits déjeuners sont-ils composés d’ingrédients froids seulement ou, mieux, d’un buffet chaud? Quelle est la qualité du pain, du café, des jus et la variété des plats offerts?

Depuis l’apparition des hôtels CitizenM ou Motel One, il est possible de séjourner dans un endroit confortable et ayant du style à faible coût (à partir de 59 euros).

Source: www.motel-one.com

Source: www.citizenm.com

On se moque de la crise économique

En Europe plus particulièrement, la crise économique semble avoir favorisé le secteur de l’hôtellerie économique. En effet, la croissance auparavant en faveur des établissements quatre ou cinq étoiles a basculé vers les chambres à une ou deux étoiles. Bien sûr, le succès varie d’une entreprise à l’autre, mais mentionnons le groupe B & B Hotels, numéro trois français de l’hôtellerie économique, qui a défié la crise financière l’an dernier. Celui-ci a réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros, en augmentation de 10,9% par rapport à 2008. Le président, Georges Sampeur, estime que «la crise valide le positionnement» de la chaîne, qui se veut low cost et de qualité. «Nous avons encore gagné des parts de marché», ajoute-t-il. La chaîne de 216 hôtels, dont 182 en France, poursuivra son développement paneuropéen.

À l’échelle mondiale, pour 2009, les résultats de l’hôtellerie économique présentent néanmoins une baisse.

Les étoiles… quelles étoiles?

Les règles de la classification sont confondues: une chambre de petite superficie comporte un matelas d’excellente qualité et une salle de bains très moderne. Si un établissement ou une chaîne combine des caractéristiques propres à différentes catégories d’hébergement, le nombre d’étoiles ne veut plus rien dire. Sa marque devient donc l’élément distinctif. C’est une des raisons pour lesquelles la classification n’est pas appliquée à de nombreux hôtels économiques en Europe.

Les auberges de jeunesse s’en mêlent

Les auberges de jeunesse font la concurrence aux hôtels deux étoiles. Les dortoirs négligés sont révolus et remplacés par des chambres de qualité à quelques lits et à prix raisonnable. L’exposition ITB Berlin reflétait d’ailleurs la vitesse à laquelle cette tendance prend forme par la taille et la diversité de l’espace Economy Accommodation. Chaînes hôtelières, auberges de jeunesse, designers, portail Internet et associations étaient présents. Un autre exemple de l’importance de ce phénomène est l’association STAY WYSE (acronyme de Safe Travel Accommodation for Youth et World Youth Student & Educational Travel Confederation), qui regroupe 108 membres dans 18 pays. Une étude menée par WYSE indique que 60% des jeunes voyageurs séjournent dans des auberges de jeunesse et que 40% choisissent des hôtels économiques accueillant aussi des familles et des gens d’affaires. Ajoutons que le nombre de séjours de cette clientèle est passé de 160 millions en 2005 à 180 millions en 2008.

La tendance à l’amélioration de la qualité diminue l’écart entre les auberges de jeunesse et l’hôtellerie économique. D’ailleurs, un des membres de STAY WYSE opère sous deux bannières: A&O Hostel et A&O Hotel, selon la clientèle à laquelle il s’adresse.

La crise financière a accéléré ce rapprochement. Cela dit, cette tendance avait débuté bien avant avec, par exemple, les hôtels Meininger. Ce groupe d’auberges établi en 1999 a rapidement constaté la demande de confort dans le secteur de l’hôtellerie économique et a graduellement révisé sa stratégie pour faire évoluer son concept d’«auberge» à «hôtel». Le but de leur slogan «Meininger – the urban traveller’s home» est clair: ils ne s’adressent pas uniquement aux backpackers.

Et au centre-ville, SVP!

L’hôtellerie économique en pleine ville, très rare auparavant (à l’exception des auberges de jeunesse), est en plein essor, principalement en Europe. Les chaînes situées aux abords des autoroutes offrent un produit très standardisé, souvent sans personnalité. Le groupe Motel One, basé à Munich, s’est rapidement développé dans les centres-villes allemands sous le concept «a lot of design for very little money», concept aujourd’hui copié. Mentionnons également les établissements Easyhotel, situés en plein cœur de Londres et d’autres capitales européennes, ainsi que les cityhotels NiteNite ou Big Sleep Hotel, également au Royaume-Uni.

Source: www.thebigsleephotel.com

Plus que timides en Amérique du Nord

Ce type d’hôtellerie, qui est de plus en plus développé en Europe, tarde à rejoindre les marchés nord-américains. Ici, les gîtes et l’hôtellerie trois étoiles sont plus largement répandus et offrent un produit intéressant, mais on ne trouve que peu d’hôtels économiques proposant un concept moderne, design et adapté à diverses clientèles. Les hôtels Alt se rapprochent de ce concept en étant toutefois légèrement plus haut de gamme. La tendance semble gagner doucement New York avec des établissements comme le Broadway Hotel, qui propose à la fois des chambres individuelles et des dortoirs.

Source: www.broadwayhotelnyc.com

Est-ce que ce secteur révolutionnera l’industrie hôtelière comme les compagnies aériennes low cost l’ont fait au cours de la dernière décennie? C’est un dossier à suivre, mais rappelons qu’il répond tout à fait aux goûts et aux besoins des générations X, Y et des flashpackers.

Lire aussi: Connaissez-vous les flashpackers?

Sources:
– EhotelMarketing. «B & B Hotels snobe la crise et s’européanise», le 27 avril 2010.
– Pütz-Willems, Maria. “A Lot of Comfort for Very Little Money: The Budget Market Is Booming: Increasing Competition Between Hostels and Hotels”, Special Press Release, ITB Berlin 2010.
– Travel Click. “Hotel Market Performance”, eMonitor, consulté en 2010.
– Wilkening, David. “NYC Hostel Paving the Way to Hotel-Like Services?”, 11 mai 2010.

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Produits et activités Segments de clientèles Tendances

Le tourisme lié aux véhicules récréatifs

On pourrait croire que les voyages en véhicules récréatifs (VR) ne représentent plus que le reflet d’un glorieux passé lorsque l’essence se vendait à une fraction du prix d’aujourd’hui. Or, c’est tout le contraire. Cette forme de tourisme jouit d’un regain de vie important. Les voyages en VR font partie des nouvelles expériences recherchées, le marché québécois enregistrant même la plus forte croissance canadienne au cours des dernières années. Autre fait intéressant: le segment le plus porteur en matière de possession de VR est celui des 18-34 ans.

Demande vigoureuse

Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on recensait 9400 habitations motorisées en circulation au Québec en 2009, une hausse de 6,5% par rapport à 2006. La SAAQ définit une habitation motorisée comme un véhicule automobile aménagé de façon permanente en logement. Pour la présente analyse, nous utiliserons toutefois une définition plus large qui est celle d’un véhicule récréatif, incluant la tente-caravane.

Au Canada, l’association GO RVing évalue à plus d’un million le nombre de véhicules récréatifs (VR) sur la route. Aux États-Unis, 11,7 millions de ménages sont propriétaires d’un VR, une hausse d’environ 28% sur huit ans. Si l’on inclut le marché de la location, le nombre annuel d’adeptes grimpe à 30 millions, selon une étude de la Recreation Vehicule Industry Association (RVIA). L’Office of Travel and Tourism Industries estime à plus de 300 000 le nombre d’Américains qui ont voyagé à l’étranger en VR en 2008.

Évidemment, il s’agit d’une clientèle fortement portée vers le voyage. Selon Print Measurement Bureau (PMB) 2009, plus de 1,1 million de Canadiens ont fait un voyage de vacances en VR au Canada au cours des 12 derniers mois. La tendance générale est à la hausse, mais c’est surtout le Québec et les Prairies qui ont connu les plus fortes augmentations d’adeptes (graphique 1). Plus de 170 000 Québécois ont effectué un tel voyage en 2008-2009, comparativement à seulement 94 000 cinq ans auparavant. Le marché métropolitain le plus important au Canada est celui de Montréal avec 52 000 voyageurs, surpassant même celui de Toronto (41 000).

Profil de la clientèle

Chez les adeptes canadiens, le plus important contingent ayant effectué un voyage en VR, selon PMB, se trouve parmi les 45-54 ans (27%), suivi des 35-44 ans (graphique 2).

Voici quelques autres caractéristiques du marché canadien:

  • la majorité des adeptes (52%) habitent une municipalité de moins de 100 000 résidents;
  • la plus forte propension à prendre des vacances en VR provient des familles à revenu moyen (50 000$ à 75 000 $);
  • environ 63% des adeptes sont des couples ayant des enfants à la maison;
  • ils sont plus susceptibles d’exercer un métier dans le secteur primaire (29%).

Aux États-Unis, environ 10% des plus de 55 ans et 9% des 35-54 ans sont propriétaires d’un VR. On retient de l’adepte américain moyen qu’il:

  • est âgé de 51 ans, marié, gagne un revenu annuel par ménage de 58 000 USD et est propriétaire de sa maison;
  • parcourt en moyenne 7200 kilomètres répartis sur une trentaine (de 28 à 35) de jours par année;
  • est susceptible d’aimer la navigation de plaisance, la mécanique automobile, la chasse, l’équitation, l’environnement et la faune.

Motivations des utilisateurs

Pourquoi les gens choisissent-ils de voyager en RV? Voici les raisons qui sont ressorties d’un sondage réalisé par la firme de recherche Robert Hitlin Associates:

  • pour unifier la famille;
  • pour vivre de nouvelles expériences;
  • pour enseigner aux enfants le respect de la nature.

Pour plusieurs familles, cette façon de voyager est également l’occasion de réduire les coûts des vacances. Une étude de PKF démontre que des vacances en automobile, incluant l’hébergement dans les hôtels et les repas dans des restaurants à prix modiques, coûtent en moyenne 36% de plus que des voyages en VR. D’ailleurs, il semble que la hausse récente des prix de l’essence n’ait pas découragé les propriétaires de RV. Plus de 48% d’entre eux indiquent que cette augmentation n’influence pas leurs plans de voyages en VR, selon un sondage mené par la RVIA.

Parmi les services recherchés, un sondage réalisé auprès des lecteurs de RV Gazette mentionne que:

  • 80% préfèrent utiliser des campings offrant tous les services;
  • 49% veulent un service d’Internet sans fil;
  • 41% souhaitent voyager avec leur animal domestique.

On observe néanmoins que de plus en plus d’adeptes de VR recherchent des parcs de luxe comprenant des services tels que des clubs de golf, des spas et des terrains de tennis.

Espaces urbains pour l’accueil des VR

Plusieurs gestionnaires de villes s’interrogent sur l’opportunité de développer davantage le tourisme urbain lié aux VR. On se questionne notamment sur la possibilité d’offrir des espaces de stationnement de nuit gratuits, alors qu’ils sont interdits dans plusieurs endroits. De nombreux voyageurs utilisent régulièrement des terrains de stationnement disponibles durant leur voyage; cette pratique fait partie du style de vie de cette clientèle.

Les stationnements de la compagnie Walmart, qui autorise cette pratique, sont utilisés par 46% des voyageurs de VR. Ces données confirment la nature très hybride du comportement de vacances de ces campeurs qui s’accommodent très bien d’un espace asphalté pour passer une nuit en transit. Ils alloueront cette partie du budget à d’autres fins pendant le voyage.

Certaines municipalités ont choisi d’adopter des règlements de zonage afin de restreindre l’utilisation des stationnements de nuit autres que les lieux de camping. La Nouvelle-Écosse a été la première province canadienne à appliquer une telle mesure sur l’ensemble de son territoire, mais elle s’est ravisée depuis. L’État du Maine a récemment entamé le même processus afin de devenir le premier État américain à interdire cette pratique.

L’enjeu autour de cette question est grand, puisque:

  • la pression s’accentue de la part des propriétaires de terrains de camping qui considèrent cette pratique injuste à leur endroit;
  • des plaintes émergent également de la part des résidents;
  • une réglementation visant les VR comporte le danger d’aliéner cet important segment de clientèle qui est constitué d’une communauté très active et solidaire.

Il est sans doute préférable que la destination joue un rôle facilitant plutôt que restrictif. C’est d’ailleurs ce qu’une vaste étude a recommandé au gouvernement de la Nouvelle-Écosse qui avait adopté la ligne dure à cet égard et qui lui avait valu la réputation d’une destination peu accueillante pour les VR.

Lire aussi: Habitudes et motivations propres aux campeurs québécois

Sources:
– Cornwall, Andrew. «The economic effects in Nova Scotia of the RV overnight parking ban and aspects of campground minimum standards», Ezine Articles, 14 mars 2006.
– Eastwood, Donald G. «Recreational vehicle (RV) tourism: Options and opportunities for Toronto», Economic Development, Culture & Tourism, 22 mai 2007.
– Gray, Thomas Alan. «Will spring 2009 see a drop in RV purchases?», Suite101, 21 février 2009.
– Macquire, Suzanne. «A glance at the changing trends in the RV market segment», 20 avril 2007.
– O’Brien, Sharon. «Why RV travel so popular with baby boomers?», About.com, 26 février 2009.
– Print Measurement Bureau, 2004 à 2009.
– SRDS. «The Lifestyle Market Analyst», Market Profiles, 2005 et 2007.

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Croisières urbaines sur glace? Pourquoi pas!

La ville de Moscou compte désormais un produit innovateur pour faire découvrir différemment les charmes de l’hiver à Moscou: des croisières sur les glaces de la rivière Moscova. À l’aide de brise-glaces modifiés, aux allures d’un bateau-mouche, la compagnie Radisson Royal Moscow propose aux touristes des excursions urbaines d’une durée de deux heures. Elle dispose d’une flotte de cinq navires luxueux dotés des dernières technologies et d’un service de restauration haut de gamme. Les bateaux peuvent transporter jusqu’à 200 passagers à 20 km/h et sont aptes à naviguer à travers des glaces mesurant jusqu’à 10 centimètres d’épaisseur. Pour effectuer cette croisière, il faut débourser de 33 à 50 USD, incluant le repas. Pourrait-on offrir un produit semblable au Québec?

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Cartes urbaines: un outil touristique enthousiasmant!

De plus en plus de villes et même des régions émettent des cartes urbaines (city pass ou city card). La proposition de ce type de carte constitue un avantage compétitif pour une destination touristique. Il s’agit d’un instrument utile pour créer une offre intégrée (qui utilise les attraits majeurs comme force d’attraction pour les plus modestes et les moins connus), pour stimuler la coopération entre différents partenaires ainsi que pour gérer les flux touristiques et la saisonnalité.
Il existe différents types de cartes:

  • la carte musée «classique»: entrées gratuites dans plusieurs ou quelques musées de la ville;
  • la carte tout inclus: entrées gratuites dans différents établissements et transports publics;
  • la carte de rabais: entrées et transports publics à prix réduit.

En Amérique du Nord, CityPass offre des cartes pour les destinations suivantes: Atlanta, Boston, Chicago, Hollywood, Houston, New York, Philadelphie, San Francisco, Seattle, le sud de la Californie et Toronto. À Montréal, une carte valide (Carte Musées Montréal) durant trois jours donne accès gratuitement à 34 musées avec ou sans transport en commun.
Les cartes peuvent apporter les avantages suivants:

  • augmenter la durée de séjour des visiteurs;
  • améliorer la compétitivité d’une destination;
  • attirer davantage de touristes en basse saison;
  • gérer l’attente plus efficacement dans les attractions;
  • connaître le comportement des visiteurs et leurs dépenses lorsque les cartes sont munies de puces RFID.

Leur succès repose sur une offre bien intégrée et de haute qualité. Le budget initial requis pour produire la carte et l’engagement des différents partenaires agissent comme des barrières à l’entrée.

Des avantages pour les établissements participants

Pour les visiteurs, la carte urbaine peut améliorer la qualité du séjour grâce à la possibilité d’économiser de l’argent et du temps et d’approfondir leur connaissance de la destination. Les visiteurs ne sont pas les seuls à apprécier ces cartes. Les attraits, les musées et les bureaux d’information y voient aussi des avantages, malgré la réduction sur le prix d’entrée qu’elles signifient.

Source de revenus additionnels

La hausse des revenus pour les attractions peut provenir de deux sources:

  • Attirer des visiteurs, principalement des touristes, qui ne seraient peut-être pas venus sans une carte urbaine;
  • Dégager des marges bénéficiaires de la vente de cartes (les musées et attraits sont souvent des distributeurs). Ces revenus peuvent être considérables, comme c’est le cas par exemple pour le Space Center Houston au Texas.

En fait, les revenus tirés de la vente de cartes peuvent être importants pour certains établissements et minimes pour d’autres. Par exemple, au kiosque d’accueil d’un musée dont l’entrée est de 20$, il est intéressant d’acheter la carte qui donne accès à d’autres établissements au coût de 40$. Cette proposition est moins avantageuse lorsque l’entrée est peu coûteuse. De plus, les établissements moins connus ou hors des grands centres en tirent des revenus moindres.

Avantages marketing

Les cartes peuvent aussi constituer des outils marketing non négligeables. Comme l’observe le directeur du Teatermuseet de Copenhague, «même si les détenteurs de la Copenhagen Pass représentent moins de 10% des visiteurs au musée, le programme des cartes urbaines est associé à des relations publiques et donne de la visibilité à l’établissement dans les outils promotionnels».

Portée internationale

Les services de cartes internationaux (CityPass et European City Cards) offrent une vitrine mondiale avantageuse, surtout pour les établissements ayant un budget promotionnel limité. Ellen Flowers, responsable des relations avec les médias pour le Centre des sciences de l’Ontario, confirme que CityPass permet au musée de faire une distribution plus vaste vers des marchés qu’il avait du mal à atteindre, tels que l’Europe. Au London Canal Museum, presque tous les visiteurs détenteurs de la London Pass sont des voyageurs étrangers, tout l’inverse de ceux qui paient leur entrée sur place.

Quelques bonnes pratiques

Ciblage des marchés

Certaines cartes proposent une différenciation de prix, par exemple un tarif jeunesse. La Madrid Card Niños offre des réductions sur les attractions pour enfants (différentes de ceux de la Madrid Card standard). Il existe aussi des cartes qui s’adressent au marché MICE (meetings, events, exhibitions and conferences), comme la Frankfurt Kongress Museums Ticket qui donne accès à 33 musées et institutions culturelles (coût de la carte: un euro). À défaut de générer des revenus pour les établissements, cette carte leur offre une visibilité importante et représente un avantage pour les organisateurs de congrès ou d’événements.

Technologie

Les cartes de Madrid, de Burgos, de Córdoba et de Séville sont munies d’une puce intelligente qui est reconnue par les terminaux de validation de chacun des établissements participants. La carte est activée automatiquement pour la durée choisie (24, 48 ou 72 heures) et permet de compiler des données sur les visiteurs. Les cartes CityPass sont maintenant associées à WhereTraveler, un éditeur de guides de voyages, afin d’offrir un service mobile. Les détenteurs de la carte ont ainsi accès à de l’information et à des conseils voyage à partir de leur téléphone intelligent.

Étalement saisonnier

Pour attirer les touristes en hiver, la Winter Card de Dubrovnik (gratuite) offre des rabais dans divers services et établissements de la ville à tous ceux qui séjournent un minimum de deux nuits à l’hôtel.

Environnement

La plupart des cartes incluent le transport en commun et certaines ont récemment ajouté l’accès aux vélos en libre-service.

Accès à Internet

Quelques cartes, comme celle de Reykjavík, incluent un accès gratuit à Internet.

Comment optimiser la carte?

  • En en faisant la promotion.
  • En proposant l’achat de billets d’entrée pour les expositions temporaires et les événements aux détenteurs de la carte.
  • En considérant la possibilité de consacrer une entrée particulière aux détenteurs de carte pour leur éviter l’attente, s’il y a lieu.

Cependant, la promotion de la carte n’est pas uniquement l’affaire des musées et des établissements. Les acteurs de promotion de la destination et de la culture doivent unir leurs efforts pour en faire une mise en valeur concertée et pour optimiser l’expérience du client.

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources:
– Anderson Mann, Lisa. «A Broader Audience», FunWorld, édition de novembre-décembre 2009.
– Professor d’Angella. «A City Card for Milan». Master in Tourism Management IULM University, janvier 2009.
Carte Musée Montréal
Frankfurt Kongress Museum Ticket
Dubrovnik Winter Card

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Ailleurs dans le monde Tourisme durable

Mon beau sapin, roi des vélos!

Cette année, le sapin de Noël de la ville de Copenhague s’illuminera grâce aux muscles des Danois. L’énergie produite par les cyclistes des 15 vélos stationnés autour de l’arbre de 17 mètres allumera les 700 ampoules DEL qui le décorent. Chacun peut y aller de quelques coups de pédales: cyclistes professionnels, enfants et même politiciens!

Sapin-copenague

Source: inhabitat

L’arbre ainsi illuminé est à la fois un symbole du rêve de Copenhague de voir les villes du monde adopter des modes de transport écologique et de l’amour de la capitale pour le cyclisme.

Le sapin de Noël est l’un des éléments qui animeront City Hall Square. Celui-ci sera transformé en un espace culturel et soucieux de l’environnement, le Hopenhagen Live. Du 7 au 18 décembre, spectacles musicaux et expositions à travers la ville attirent l’attention sur la United Nations Climate Change Conference (COP15), qui se tiend durant la même période.

Source:
– Chen, Olivia. «Copenhagen’s Christmas Tree Will Be Pedal Powered!», Inhabitat, 2 décembre 2009.