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Le financement de l’industrie touristique: exemples de bonnes pratiques

Les investissements consentis à l’industrie touristique, qu’il s’agisse de l’hébergement, des équipements ou des infrastructures de transport, façonnent l’offre et conditionnent sa compétitivité. Quelles sources de financement le Québec peut-il créer pour assurer le développement et la promotion de ses produits? Le Comité performance de l’industrie touristique présente quelques exemples de bonnes pratiques dans son rapport soumis à la ministre aux Assises du tourisme 2011.

Quelques cas de bonnes pratiques

Le comité performance identifie les meilleurs programmes de soutien au développement touristique des destinations qui offrent certaines ressemblances avec le Québec ou qui sont reconnues comme étant des succès dans certaines sphères d’activité.

Premièrement, il existe des programmes nationaux de soutien dédiés aux projets des entreprises. Certaines destinations se sont même dotées de lois spécifiques (Suisse et Turquie) et d’institutions dédiées au financement du secteur touristique. Soulignons aussi que le financement des projets vise avant tout l’innovation et le développement de la qualité ainsi que de la compétitivité des entreprises.

Voici plus en détail les exemples de certaines destinations performantes, dont le Québec pourrait s’inspirer.

Autriche

  • Banque autrichienne de l’hôtellerie et du tourisme: 36,3 millions de dollars destinés à l’aide et aux prêts des PME.
  • Programme Destination Management Monitor Austria (DMMA) visant entre autres à renforcer la compétitivité internationale des 19 régions touristiques participantes.

Écosse

  • Soutien financier de projets novateurs par le biais d’un fonds spécifique, le Tourism Innovation Fund, dédié à l’innovation. Le montant maximal alloué par projet atteint les 54 000 $.
  • Scottish Enterprise intervient auprès des banques pour améliorer leur perception du secteur touristique et pour leur fournir des indicateurs appropriés de mesure du risque.
  • Scottish Development International encourage les entreprises étrangères à venir s’implanter en Écosse et propose des possibilités d’investissement en tourisme.

France

En France, la nouvelle édition du tableau de bord des investissements touristiques met globalement en évidence une reprise de l’investissement touristique en 2010 après la difficile traversée de la crise. Parmi les outils offerts aux entreprises françaises, mentionnons les prêts participatifs gérés par une société d’État (OSÉO); ils visent l’aide à l’innovation et le financement des entreprises, en partenariat, en fonds propres ou en garanties de prêts. Ces aides ont pour but de faciliter les projets de rénovation, d’agrandissement et de mise aux normes d’entreprises d’hébergement touristique. Les montants admissibles varient entre 40 000 € et 300 000 €. Ils ne sont pas liés à des garanties sur les actifs de l’entreprise, ni à des cautions personnelles. Le remboursement du prêt à taux fixe s’étale sur 7 ans.

Ontario

  • Fonds de développement du tourisme géré par le Ministère. Ce fonds est axé sur la création ou la revitalisation des attractions, des sites et des expériences touristiques et sur la conception d’expériences ou de produits novateurs destinés aux secteurs émergents (sauf immobilisations).

Portugal

  • Société de fonds d’investissement créée en 1995 (fonds de 375 millions d’euros).
  • Société de capital de risque dédiée au tourisme incluant un fonds de capital de risque de 50 millions d’euros, un fonds de soutien à l’innovation de 20 millions d’euros et un fonds pour la compétitivité de 20 millions d’euros.
  • Protocoles d’investissement en tourisme avec des banques (2007‐2009).

Suisse

  • Société de crédit hôtelier offrant des conditions préférentielles à des régions bien précises.
  • Loi fédérale encourageant l’innovation et la coopération. Elle favorise la concentration de la majeure partie des crédits disponibles sur quelques projets importants qui respectent les principes du développement durable, renforcent la compétitivité de la destination et favorisent l’innovation touristique. Le budget 2008‐2011 s’élève à 22 millions de dollars.
  • Loi fédérale sur l’encouragement du secteur de l’hébergement. Elle encadre la Société suisse de crédit hôtelier dans ses mandats d’aide aux entreprises et de financement. Cette société veille à maintenir et à améliorer la compétitivité et la durabilité des entreprises. Les prêts à taux d’intérêt attractifs sont destinés exclusivement aux «régions touristiques», c’est-à-dire aux territoires où le tourisme est un domaine d’activité essentiel, à ceux qui subissent de profondes fluctuations saisonnières et aux stations thermales.

Turquie

  • Loi sur l’encouragement du tourisme offrant des taux avantageux et des subventions sectorielles selon des priorités liées au tourisme culturel ou à l’hébergement. La Loi définit des zones touristiques d’investissement à partir de critères stricts; établit un train de mesures destinées à inciter les investissements touristiques comme des baux de location de terres appartenant à l’État sur de longues durées (jusqu’à 49 ans) ou des prêts à long terme à taux d’intérêt relativement bas.
  • Banque de tourisme de la République de Turquie consent des prêts à partir de sources étrangères pour les «investissements certifiés».
  • Agence de soutien à l’investissement dont le mandat vise à attirer des capitaux étrangers.

Au Québec, un nouveau fonds voit le jour

Le budget 2011-2012 du gouvernement québécois prévoit certaines mesures susceptibles d’aider l’industrie touristique du Québec, dont le nouveau Fonds de soutien à la croissance des PME touristiques. Ce dernier sera doté d’une capitalisation de 5 millions de dollars, dont un peu plus du tiers proviendra directement d’une contribution du gouvernement du Québec. La création de ce fonds vise à attirer des investissements en capital de risque afin d’améliorer l’offre touristique liée entre autres au tourisme de nature, au tourisme autochtone, aux pourvoiries, au tourisme culturel et à l’agrotourisme.

Quant au Comité performance de l’industrie touristique, il propose la création d’un guichet unique, géré par Investissement Québec, qui regrouperait tous les crédits discrétionnaires axés sur le développement et qui privilégierait des partenariats avec diverses institutions financières. Les formules favorisées iraient du capital patient remboursable à long terme aux remboursements adaptés en fonction des cycles saisonniers.

Et selon vous, comment devrait-on financer l’industrie touristique pour qu’elle soit plus compétitive?

Sources:

– Atout France. «Tableau de bord des investissements touristiques en 2009», Éditions Atout France, 70 pages.

– Comité performance de l’industrie touristique. «Faire des choix pour une industrie touristique performante», rapport déposé à la ministre du Tourisme, mai 2011.

– Tourisme Québec. «Le Budget 2011-2012 salué par le milieu touristique québécois», Communiqué de presse, 18 mars 2011.

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Technologies

Comment tirer parti de la géolocalisation grâce à Google Adresses

De plus en plus de personnes privilégient Internet pour chercher des entreprises et des services plutôt que toute autre source d’information. La recherche d’établissements ou d’attraits touristiques, presque toujours géolocalisée, n’échappe pas à cette tendance: les internautes cherchent un hôtel à Québec ou à Rimouski ou encore un spa en Estrie ou dans les Laurentides. De là l’importance pour une entreprise d’être bien référencée dans Google Adresses.

Qu’est-ce que Google Adresses?

Google Adresses (Google Places) est un service de recherche géolocalisé. Cette fonctionnalité permet aux dirigeants d’entreprises de créer, de gérer et de mettre à jour une fiche d’entreprise qui sera ensuite disponible sur Google Maps et les sites Google associés.

Lorsque l’internaute effectue une requête sur Google, celui-ci affiche les résultats locaux, qui sont désormais totalement intégrés aux résultats naturels et souvent en position dominante dans le classement des résultats de recherche liés à des lieux spécifiques. Ils sont repérables à l’icône rouge, symbole de Google Maps. Google fournit des détails sur chaque lieu et affiche à la droite de chaque résultat local la mention «Page Google Adresses», qui renvoie à une fiche d’entreprise (voir image).

Google Adresses fonctionne par localisation géographique. Il détecte automatiquement le lieu où se trouve l’internaute et l’affiche dans la marge de gauche près des options de recherche. Mais plus importants encore sont les mots-clés géolocalisés, qui ont d’ailleurs préséance sur la localisation de l’internaute. Ainsi, un consommateur montréalais qui effectue une recherche de restaurants italiens obtiendra une liste de restaurants à Montréal dans les résultats de recherche Google, sauf s’il précise un autre lieu dans sa requête, par exemple Trois-Rivières (mots-clés géolocalisés).

Son importance

En avril dernier, la société britannique BrightLocal publiait une étude qui mesurait la provenance du trafic Internet pour des entreprises locales. Les résultats sont clairs: Google Adresses engendre 33% du trafic dirigé vers le site Web des entreprises locales suivi du moteur de recherche classique de Google (25%). Le trafic direct (adresse URL connue) génère moins du quart des visites sur les sites et les autres moteurs de recherche affichent des volumes négligeables d’achalandage (voir graphique 1). De plus, près des trois quarts des internautes américains apprécient les informations contenues dans les résultats de recherche locale.

Comment créer une fiche d’entreprise?

Rien de plus facile.

1. Premièrement, il faut s’inscrire. Si vous avez un compte gmail, connectez-vous; si ce n’est pas le cas, inscrivez-vous à ce service.
2. Une fois que vous êtes connecté à votre compte gmail, allez sur Google Adresses et cliquez sur «Ajouter une nouvelle entreprise».

Google vous demandera ensuite d’entrer le numéro de téléphone de votre entreprise pour voir si Google Maps contient déjà des renseignements vous concernant. Si tel est le cas, vous pourrez modifier les détails existants et ajouter de l’information pertinente, y compris des photos et des vidéos; sinon, vous serez dirigé sur la page de création d’une nouvelle fiche (voir image ci-dessous).

3. Remplissez tous les champs. Une fiche complète fournit à Google un indice de confiance par rapport à votre entreprise et sera donc favorisée dans le classement des résultats de recherche. Voici quelques pistes pour remplir cette section.

  • Dans le champ «Société/organisme», inscrivez le nom exact de votre établissement, celui que vous utilisez au quotidien. N’ajoutez pas la localité dans le nom; Google n’aimera pas. Précisez plutôt votre localité dans le champ «Description».
  • Vous disposez de 200 caractères pour décrire votre entreprise. Insérez quelques mots-clés comme la localité, les villes proches, votre activité, vos spécificités. Mettez en exergue ce que vous souhaitez apporter à vos futurs clients.
  • Vous pouvez choisir jusqu’à 5 catégories, mais il faudra en sélectionner au moins une qui vous est proposée par Google afin d’améliorer votre référencement. Les catégories permettent à Google de classer votre établissement en fonction du type d’exploitation.

4. L’étape suivante consiste à décrire votre entreprise en détail: modes de paiement acceptés, heures d’ouverture, services offerts. Pour décrire ces derniers, n’utilisez pas

de phrases complètes; optez plutôt pour des mots précis: concierge, piscine intérieure, accès Internet gratuit, etc.

Cette étape permet aussi d’ajouter jusqu’à 10 photos et 5 vidéos. Ne vous gênez pas, mettez-en le plus possible, visez le maximum. Plus le contenu de votre fiche sera riche, meilleure sera sa qualité. D’ailleurs, selon BrightLocal, 60% des consommateurs accordent plus d’attention aux résultats qui sont accompagnés d’une image et 23% sont beaucoup plus susceptibles de communiquer avec une entreprise locale dont une image se rattache à l’inscription. Optimisez les images en y intégrant quelques mots-clés variés (synonymes) pour augmenter votre visibilité.

Depuis le début du mois de mai, pour souligner l’importance d’inclure des photos dans votre fiche d’entreprise, Google offre entre autres aux hôtels et aux restaurants de plusieurs villes dans six pays — dont les États-Unis, mais pas le Canada — la prise de photos panoramiques à l’intérieur de leur établissement, et ce, tout à fait gratuitement. Peut-être que le service sera offert au Canada dans un avenir rapproché, qui sait?

La dernière partie de la fiche concerne les «détails supplémentaires» (voir ci-dessus). Les champs y sont complètement libres; on y inscrit ce que l’on veut. Profitez-en pour y noter les mots-clés ou pour géolocaliser votre établissement. Par exemple, aéroport: grande-ville-la-plus-proche; attrait: grande-ville-la-plus-proche, etc.

Une fois toutes les étapes réalisées, Google vous demandera de confirmer que vous êtes bien le propriétaire de cette fiche. Il vous enverra un code de validation, par courrier postal, que vous devrez insérer dans Google Adresses avant que votre fiche ne soit mise en ligne.

Pour vérifier si vous êtes bien en ligne, rendez-vous sur Google Maps et tapez le nom et la localité de votre entreprise dans la barre de recherche. Votre établissement devrait apparaître sur la partie gauche de l’écran et sur la carte.

En tout temps, vous pouvez modifier, supprimer, vérifier l’état de votre fiche ou encore la modifier en vous connectant à votre compte gmail, puis en cliquant sur «Paramètres» et ,enfin, sur «Google Adresses».

Comment optimiser sa fiche?

Plusieurs sites Internet suggèrent des astuces pour optimiser sa fiche et augmenter son classement dans les résultats de recherche Google. Voici leurs principaux conseils.

  • L’ancienneté de la fiche joue vraisemblablement un rôle important, alors dépêchez-vous de la créer!
  • Remplissez très précisément les champs pris en compte pour le positionnement: nom, description, catégories.
  • Ajoutez des photos et des vidéos claires, attrayantes et pertinentes que vous aurez pris soin de bien identifier. Bannissez les «accueil.jpg» et préférez un terme «géolocalisé» comme «hôtel-votre ville».
  • Donnez le plus de détails possible pour convaincre les internautes de venir voir votre site.
  • Incitez vos clients satisfaits à laisser un commentaire sur votre page Google Adresses. Pour ce faire, vous pouvez, par exemple, envoyer un courriel à vos clients après leur séjour pour les remercier et leur proposer de laisser un avis.
  • Utilisez la fonctionnalité qui vous permet de publier des messages d’actualité (promotion, événement) sur votre établissement ou de créer des coupons de réduction pour une période allant jusqu’à 30 jours. Reprenez les mots-clés importants de votre entreprise; cela vous donnera une occasion supplémentaire de la géolocaliser.

Et voilà! Passez à l’action et créez dès maintenant votre fiche d’entreprise!

 

Sources:

– Anderson, Myles. «Survey: Where do local business websites get their traffic & do consumers appreciate local search results?», brightlocal.com, 12 avril 2011.

– Blog Conseils Tourisme. «Optimiser votre fiche Google Adresses pour le référencement», conseils-tourisme.com, 7 février 2011.

– Duffez, Olivier. «Les pages de résultats Google pour les recherches locales», webrankinfo.com, 16 novembre 2010.

– EHotelMarketing. «Google Adresses première source de trafic pour les sites locaux», bloguehotelmarketing.fr, 2 mai 2011.

– Farley, Tamara. «HOW TO: Set Up & Optimize a Google Places Page for Your Local Business», blog.getreachcast.com, mars 2011.

– Hotel News Resource. «Hotel Tips for Google Places», hotelnewsresource.com, 11 mars 2011.

– May, Kevin. «Google triggers scramble for free hotel images for Places pages», tnooz.com, 6 mai 2011.

– Passenaud, Mathieu. «Google places: référencez votre activité sur Google Maps», synergeek.fr, mai 2010.

– Truong, Anh-Khoi. «Comment optimiser votre listing dans Google Places?», aktruong.com, 14 juin 2010.

– Yung, Thomas. «Optimiser sa fiche Google Adresses pour un hôtel restaurant», artisan-referenceur.fr, 6 janvier 2011.

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Marketing

Comment s’adapter à la génération G? Quelques stratégies de marketing

Depuis 2009, la firme hollandaise Trendwatching annonce la fin de l’ère du «je, me et moi» (me, myself and I) qui serait remplacée par celle de la «générosité» issue de la génération G. L’attrait croissant de la générosité a été alimenté par l’émergence d’une culture Web de personnes qui partagent, donnent, s’engagent, créent et collaborent en grand nombre au sein de multiples plateformes collaboratives. Des entreprises ont réussi à mettre de l’avant des stratégies pour rejoindre efficacement la génération G; en voici quelques exemples.

Deux principes fondamentaux: donner et partager

À l’inverse des générations X et Y, la génération G ne se définit pas selon des critères démographiques ou sociologiques. Ce sont plutôt tous les individus, consommateurs et citoyens, pour qui la générosité, l’échange et l’attention portée aux autres deviennent des éléments de satisfaction personnelle. Donner est la nouvelle façon de recevoir; partager est la nouvelle façon de donner. Cette génération ne cherche pas son statut social dans la consommation, mais dans un comportement responsable, citoyen, tourné vers les autres. Ses fondements principaux prennent racine dans l’altruisme et l’aversion à l’égard des grandes entreprises qu’elle juge comme des entités arrogantes et déconnectées de la réalité.

Qu’attend-elle des entreprises?

  • La majorité des consommateurs américains (83%) souhaitent que les produits, les services et les détaillants financent plus de causes (Cone Research & Insights, septembre 2010).
  • En 2010, les «pratiques transparentes et honnêtes» et les «entreprises à qui je peux faire confiance» ont été les credo de la génération G (Edelman Trust Barometer, 2010).
  • La majorité des consommateurs américains (80%) révèlent que le «marketing pour la cause» est susceptible de les faire changer de marque et certains (19%) sont prêts à débourser plus pour une marque ayant soutenu une cause sociétale ou environnementale (Cone, septembre 2010).
  • Près des trois quarts des personnes (71%) se font un point d’honneur d’acheter les marques de sociétés dont les valeurs sont semblables aux leurs (Young & Rubicam, août 2010).

Quelques pistes et exemples pour les entreprises

Trendwatching.com suggère sept stratégies de marketing pour rejoindre efficacement la génération G.

1. La générosité intégrée (embedded generosity)

On parle ici d’automatisme. La générosité transpire par tous les pores de l’organisation qui n’hésite pas à consulter le consommateur par l’entremise des technologies (Internet et mobile) afin de tirer le maximum de ses campagnes de collecte de fonds.

Exemple

 

En novembre et décembre 2010, l’organisme de collecte de fonds et de bienfaisance SleepSmart menait une campagne de charité, invitant les établissements hôteliers londoniens à ajouter systématiquement 1 GBP à la facture de leurs clients. Ces derniers pouvaient tout de même faire soustraire ce don lors de l’acquittement de la facture, s’ils le souhaitaient. SleepSmart garantit que tous les profits serviront à aider les sans-abri, puisque la Deutsche Bank a promis de couvrir les frais administratifs de la campagne.

 

2. Les concierges de la marque (brand butlers)

Les consommateurs d’aujourd’hui bénéficient d’un accès instantané à un nombre croissant d’outils et de services. En 2011, les marques devront aiguiser leurs compétences de «concierge» ou de «majordome» afin d’aider leurs clients à mieux vivre leur quotidien.

Exemple

En juillet 2010, les hôtels Sofitel annonçaient qu’ils offriraient gratuitement des iPads aux clients séjournant dans certains de leurs hôtels européens, et ce, pour toute la durée de leur voyage.

3. L’amour gratuit (free love)

La hausse continue de la valeur des gratuités offertes aux consommateurs, à la fois en ligne et hors ligne, conduit à une véritable guerre: les entreprises font tout pour attirer leur attention. Cette tendance à rechercher l’«amour» en offrant des biens gratuits jouit heureusement de la diminution constante de certains coûts de production.

Exemple

En janvier et février 2011, sept grandes compagnies aériennes américaines s’associaient à Gogo Inflight pour fournir un accès gratuit illimité au réseau social Facebook à tous leurs passagers.

4. Les petits plus (perkonomics)

De nouveaux éléments ajoutés aux produits standards viennent satisfaire le désir toujours croissant des consommateurs pour de nouvelles formes de statut, de privilèges, d’exclusivités et de commodités. Pour l’entreprise, les bénéfices sont tout aussi prometteurs: échapper à la banalisation de ses produits, attirer l’attention et renforcer ses relations avec ses clients.

Exemple

De la fin novembre jusqu’à la veille de Noël 2010, Continental Airlines, en partenariat avec la Chase Bank, ouvrait le Continental VIP Lounge from Chase dans un centre d’achat du New Jersey. Exclusif aux détenteurs des cartes Continental Chase et United Mileage Plus, le Lounge offrait aux clients une oasis de paix pendant la période trépidante du magasinage des Fêtes. Sur les lieux: rafraîchissements, fauteuils de massage, téléviseurs haute définition, Wi-Fi gratuit, service d’emballage de cadeaux et de consigne des sacs d’emplettes.

Source: Architizer.com

5. Les actes de bonté sans condition (random act of kindness)

Le désir de sincérité des consommateurs et leur besoin de contact humain font en sorte que tout acte gratuit de bonté constituera l’un des moyens les plus efficaces de communiquer avec eux en 2011. Comme les communications s’effectuent de plus en plus ouvertement, à la fois avec et entre les consommateurs (notamment en ligne), il n’a jamais été aussi facile de surprendre et de séduire le public avec des actes de bonté sans condition.

Exemple

À la veille de Noël 2010, la compagnie aérienne espagnole Spanair, en collaboration avec l’agence créative Shackleton, surprenait ses passagers en attente au carrousel à bagages en leur offrant des cadeaux personnalisés pour célébrer la fête.

Source: Youtube-Spanair

6. Récompense Inc. (Reward Inc.)

De plus en plus, les «marques» récompensent les clients qui interagissent avec elles. Cela passe par l’application mobile géolocalisée, qui incite les utilisateurs à se rendre dans de nouveaux lieux et à essayer de nouvelles choses, par des campagnes qui offrent des rabais, des cadeaux ou des récompenses pour attirer les consommateurs existants ainsi que les clients potentiels.

Exemple

Lancé en octobre 2010, Pongr récompense les utilisateurs d’avoir pris des photos de produits ou de publicités. Grâce à la technologie de reconnaissance d’images, Pongr invite les consommateurs à utiliser leur caméra de téléphone mobile pour interagir avec les panneaux d’affichage extérieurs, avec la publicité dans les abribus et avec les pages de magazines en échange de coupons et de récompenses, qui leur sont envoyés par message texte sur leur téléphone intelligent.

7. Essayer avant d’acheter (tryvertising)

Le tryvertising s’apparente à la distribution d’échantillons gratuits à tester; les offres sont concrètes et ciblées, les objets tangibles et totalement gratuits. Mais alors que le placement d’échantillons traditionnels ne permet que la distribution d’un produit nouveau en grande quantité, le tryvertising mise sur un suivi de l’avis du consommateur. Par exemple, on favorise le partage de l’expérience sur Internet, par Facebook ou d’autres réseaux sociaux. On compte sur le désir du consommateur de communiquer à son réseau ses propres découvertes.

Exemple

Lancé en mars 2011, Artsicle propose un service original de location d’art aux résidents de New York, avec la possibilité d’«essayer» avant d’acheter. L’entreprise représente de nombreux artistes de la relève et offre des œuvres valant entre 500 et 1500 USD en location mensuelle à 50 USD.

Malgré toutes ces stratégies, convenons ensemble qu’une entreprise vraiment «généreuse» offrira davantage que des petits plus, des gratuités ou des dons. Au-delà de l’aspect purement commercial, elle proposera des outils pour aider le consommateur, démontrant par le fait même un changement de mentalité.

 

Source:

Trendwatching.com

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Marketing

Outils promotionnels pour présentoirs, une utilité qui ne se dément pas

En 2011, doit-on s’attendre à ce que l’influence d’Internet et des outils de marketing mobile supplante celle des outils traditionnels comme les brochures ou les dépliants promotionnels distribués dans les présentoirs? En fait, près de la moitié des Québécois utilisent des brochures et des dépliants touristiques pour s’informer sur les destinations du Québec et les deux tiers des voyageurs se procurent une brochure durant leur voyage, ce qui en fait la principale source de renseignements pendant le séjour.

Un chercheur du Center for Marketing Technology de l’université Bentley au Massachusetts a réalisé un sondage auprès de 1765 voyageurs dans 15 villes à travers 5 pays, dont le Canada. Les répondants voyageaient majoritairement par agrément (69%), en couple (44%), avec des amis (31%) ou des enfants (27%).

Selon les données recueillies, Internet constitue la principale source d’influence pour la planification du séjour alors que pendant le voyage, les touristes d’agrément sont influencés majoritairement par les brochures et les dépliants touristiques ou les cartons publicitaires placés dans les présentoirs (graphique 1). D’ailleurs, 76% des voyageurs ont ramassé une brochure promotionnelle dans un présentoir pendant leur séjour.

Plus près de nous, une étude récente (2009) réalisée par Léger Marketing et HD Marketing montre que 47% des Québécois utilisent des brochures et des dépliants touristiques pour s’informer sur le tourisme et les destinations touristiques du Québec. Deux tiers des voyageurs se procurent une brochure durant leur voyage et près de 85% d’entre eux ont affirmé avoir démontré un intérêt pour la destination ou le service publicisé.

La brochure, une importante source d’information pour les attractions moins reconnues

Des chercheurs affiliés au Department of Tourism, Leisure, Hotel and Sport Management de l’université Griffith en Australie ont tenté d’identifier les sources d’information à partir desquelles un visiteur indépendant (FIT) prend connaissance pour la première fois d’une attraction moins reconnue (low profile attraction). De mai 2008 à mai 2009, ils ont effectué un sondage auprès de 976 visiteurs de la Francis Beidler Forest, un parc naturel de la Caroline du Sud.

Si le bouche à oreille – parents et amis – demeure la principale source d’information, les brochures que l’on trouve dans les hôtels de la région ou dans les bureaux d’information touristique (BIT) figurent au deuxième rang (graphique 2).

Les chercheurs australiens ont également démontré que les brochures disponibles dans les présentoirs d’hôtels ou de BIT sont plus utilisées par la clientèle en provenance d’autres États américains et par la clientèle internationale; donc par la clientèle touristique proprement dite plutôt que par les excursionnistes.

Le carton publicitaire, un outil efficace et peu coûteux

Indépendamment de la taille de l’attraction ou de l’établissement, les cartons ou feuillets publicitaires sont des outils fondamentaux. Conçus pour attirer l’attention du consommateur et susciter son intérêt, ils doivent demeurer simples, pratiques, faciles à lire et à comprendre. Pourvus d’un seul recto et verso, ils s’avèrent peu coûteux à produire. Voici quelques éléments à prendre en considération dans la production d’un carton publicitaire.

1.    Le design et le message. Ils doivent être attrayants, surtout le tiers supérieur de la couverture, puisqu’il s’agit souvent de la seule portion visible dans le présentoir. Utilisez des caractères faciles à lire et des photos accrocheuses afin de créer une bonne première impression de même qu’une image positive et accueillante afin de motiver les gens à lire le message. Ce dernier doit se concentrer sur l’essentiel, transmettre le caractère unique et les avantages de votre établissement ou de votre attraction, ce qui vous différencie de vos concurrents. N’oubliez pas d’inclure vos coordonnées – adresse, numéro de téléphone et site Internet –, les instructions pour se rendre à destination et une carte. Le carton ne doit pas contenir trop de renseignements, cinq à huit au maximum.
Étudiez vos points de distribution afin de déterminer comment vous pouvez vous démarquer de la concurrence. Ramassez un exemplaire des cartons ou feuillets de vos concurrents pour en comparer le design, les titres, les promotions, les rabais et d’autres facteurs importants. Cet exercice peut vous aider à créer un outil promotionnel encore plus convaincant que celui de vos rivaux.

2.    La distribution. Rencontrez personnellement – vous ou un membre de votre équipe – les représentants d’hôtels, du centre des congrès et des bureaux d’information touristique afin de leur demander de distribuer votre brochure dans leurs présentoirs. Offrez-leur des coupons de réduction ou toute autre promotion en guise de remerciement. N’oubliez pas de les visiter régulièrement afin de vous assurer que vos brochures sont toujours disponibles dans les présentoirs et qu’elles contiennent des informations non périmées.

3.    Le suivi. Chaque brochure devrait inclure un code, un numéro de téléphone, un coupon ou tout autre élément qui invite le consommateur à se «faire connaître» auprès de votre établissement. Vous pouvez, par exemple, proposer au consommateur d’entrer un code promotionnel sur son cellulaire afin qu’il obtienne des réductions dans votre établissement, attrait, etc. Le coupon lui serait ensuite acheminé directement sur son cellulaire. Cette procédure vous permet non seulement de rassembler des informations sur vos clients, mais de mesurer l’efficacité de votre distribution dans les présentoirs.

Ces récentes études confirment la pertinence des outils promotionnels traditionnels pour influencer la clientèle touristique à destination, et ce, même en cette «ère 2.0» où l’information est de plus en plus accessible au bout des doigts. Rappelez-vous la dernière fois où vous avez ramassé un dépliant dans un présentoir; c’était lors de vos dernières vacances, je parie!

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Sources

–  Bhattacharjee, Birendra Mohan. «How to Create Responsive Rack Cards to Attract Customers», 1er décembre 2010.
– Joyce, Stephen. «Measuring Marketing ROI for Your Rack Cards», 18 juin 2010.
– Léger Marketing, «Palmarès touristiques 2009 du Québec – Les Québécois et leurs intentions de voyages au Québec – été-automne 2009», juin 2009; cité dans SATQ/FEQ. «Pour une distribution efficace de vos dépliants touristiques – Saison 2010», p. 3.
– O’Brien, James E. «How to Design Rack Cards That Sell Your Hotel», 2007.
– PsPrint. «Rack-Card Marketing Strategies».
– Salopek, Jennifer J. «Racking Up New Visitors», Funworld, mars 2010, p. 46-47.
– Silverman, Jennifer. «Persuasive Rack Card Design Tips for Tourism Industry Businesses», 24 février 2010.
– Tierney, Patrick. «An International Assessment of the Effectiveness of Brochure Distribution Racks For During-Trip Planning and Purchases», 2005.
– Weaver, David B. et Laura J. Lawton. «Information sources for visitors’ first Awareness of a low profile attraction», Journal of Travel & Tourism Marketing, 11 février 2011.

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Produits et activités

La table champêtre réinventée

Repas gastronomiques servis à la campagne, dans des champs aux panoramas grandioses; voilà ce que propose une entreprise néerlandaise à une centaine de convives installés au grand air! Cette nouvelle tablée s’inscrit dans la mouvance des espaces pop-up, ces lieux éphémères mobiles qui s’établissent là où le vent les porte; dans ce cas-ci… aux grands vents.

Table_champetre_image1

Source: Buitengewoon in het land

Le choix du site et les menus cinq services sont planifiés en collaboration avec les producteurs régionaux, les propriétaires fonciers et les restaurateurs. Les abonnés du site Internet reçoivent un courriel leur annonçant la date et l’emplacement de la prochaine «table champêtre» ainsi que le nom du chef invité pour l’occasion. La saison débute en juin et prend fin en septembre, beau temps, mauvais temps; en cas de pluie, le repas sera servi à l’abri dans une serre ou dans tout autre espace pop-up à proximité.

Le Québec regorge d’espaces verts, de producteurs agricoles et de grands chefs. La table est mise pour la création d’un nouveau produit touristique!

Source:

– Verbrugghe Bjorn. «Dutch company takes pop-up dining to the great outdoors», 8 mars 2011.

Site Internet:

Buitengewoon in het land

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Ailleurs dans le monde Produits et activités

Les camps d’entraînement extrême: une nouvelle tendance des voyages haut de gamme

Désintoxication, yoga, Pilates, randonnées en montagne, équipes de remise en forme dirigées par d’anciens membres des forces armées… plusieurs formules dans de nombreuses destinations s’offrent au voyageur en quête de défis; en voici quelques-unes.

En novembre 2010, Euromonitor annonçait l’engouement des Nord-Américains pour les voyages de privation de confort, qu’ils définissent comme des expériences de transformation physique et mentale conçues pour tonifier le corps et libérer l’esprit. Ils comprennent des séances de mise en forme extrêmes incluant jusqu’à dix heures d’exercices par jour et la privation de sucreries, d’alcool, de viande et souvent de produits laitiers. À lui seul, le site Internet SpaFinder répertorie 272 séjours de vacances de remise en forme. Ces derniers représentent 5% des 60 milliards de dollars américains générés par l’industrie des spas aux États-Unis.

D’où vient cette popularité?

Pour certains analystes de l’industrie, l’accroissement de la classe supérieure dirigée par des baby-boomers en quête de sens n’a fait qu’accroître l’engouement pour ce type de vacances. En effet, les gens aisés constituent les leaders des séances d’exercice extrêmes: 12% des Américains qui s’exercent le font cinq fois par semaine et 44% d’entre eux gagnent plus de 75 000 USD, selon une étude du National Institue of Health en 2008. Au Canada, près de la moitié de la population s’adonnait régulièrement à de l’activité physique en 2009 (graphique 1).

Les voyageurs considèrent leur moment de loisir comme un antidote existentiel à la pandémie de stress des temps modernes, à la sédentarité et à la suralimentation. Mais pour d’autres, ces vacances d’entraînement extrême ne sont peut-être pas si différentes de leur quotidien dans lequel ils occupent des emplois stressants, où la concurrence est féroce et les heures de travail interminables. Sciemment ou non, ils «se divertissent» de la même manière qu’ils travaillent: en repoussant leurs limites à l’extrême. Enfin, la popularité des émissions de télévision de remise en forme et d’aventure, telles que The Biggest Loser, Adventure Racing, et plus près de nous au Québec, SOS Beauté (qui propose aussi des camps d’entraînement aux spectateurs de l’émission), n’est pas étrangère à cet enthousiasme pour les voyages de privation de confort.

Quelques formules de camps extrêmes

Aventure et trek. Mountain Trek propose des vacances de remise en forme, de désintoxication et de perte de poids par des activités de plein air réalisées avec des guides certifiés et des pourvoyeurs locaux: kayak, vélo et randonnées en montagne, équitation, yoga, massages, saunas; le tout dans deux établissements, le Rockwater Secret Cove Resort de Vancouver au Canada et le Rancho La Puerta à Baja au Mexique.

Source: Mountain Trek

L’Ashram est le berceau des vacances de privation de confort; ce camp extrême de remise en forme dans les montagnes de la Californie à Palo Alto remonte à… 1974. Aujourd’hui, il invite ses hôtes pour une semaine de santé et de remise en forme. Voici une journée type: lever à 5 h 30, yoga à 6 h, déjeuner à 7 h 30, randonnée en montagne à 8 h 30, dîner à 13 h, exercices aquatiques à 15 h, musculation à 16 h, entraînement spécialisé à 17 h, yoga à 18 h, souper à 19 h 30, coucher à 21 h 30; le tout pour la modique somme de 4 500 USD. Le Jungle Bay Boot Camp, en Dominique dans les Caraïbes, offre des séjours de remise en forme incluant yoga et Pilates, randonnées dans la forêt tropicale, kayak de mer ou plongée en apnée.

Source: Jungle Bay Boot Camp

Bikini. Au programme: perte de poids, yoga et remise en forme. À l’Amansala Resort de Tulum au Mexique, chaque journée débute par une séance de mise en forme sur la plage de la Riviera Maya suivie d’une marche rapide, de yoga, d’exercices pour renforcer les abdominaux et la capacité cardiorespiratoire, de Pilates, de circuits à vélo ou en kayak, de danse africaine, de salsa ou de danse du ventre. Le tout se termine par du yoga et de la méditation.

Source: Amansala Resort

Cowboy. Au Rancho Cortez Fitness Ranch près de Bandera au Texas, on encourage les visiteurs à circuler à vélo sur les 5500 hectares de terres, à effectuer des randonnées pédestres et équestres, à s’adonner au kick-boxing, au yoga, au yoga-équestre, à des exercices de Pilates, au Zumba – combinaison de danse latine et d’exercices d’aérobie – et à s’entraîner en piscine.

De luxe. Camp Biche, près de Cahors dans le sud de la France, figure parmi les six meilleurs camps de mise en forme au monde, selon le journal The Independant de Londres. Le séjour d’une semaine comprend l’hébergement dans un manoir, des repas gastronomiques et un massage chaque jour, des exercices de yoga, de Pilates, des entraînements intensifs quotidiens et de longues randonnées de trois à quatre heures.

Situé dans un environnement rural avec vue imprenable, le Fit Boot Camp en Toscane accueille ses hôtes dans une villa en pierre qui surplombe les collines à Castiglione del Lago. Toutes les séances de remise en forme sont données pas des instructeurs de conditionnement physique militaire!

Source: New You Boot Camp

Le New You Boot Camp, au Portugal, est un complexe hôtelier de luxe entouré de superbes jardins subtropicaux. Au programme: entraînement au réveil, randonnée d’une journée complète dans les montagnes de la Serra de Monchique, diverses activités de conditionnement physique militaire, musculation, boxe, saut à la corde, vélo de montagne, jeux d’équipe, courses à obstacles, pour n’en nommer que quelques-uns.

Le Ranch at Live Oak Malibu accueille ses visiteurs dans des chalets privés sans téléphone cellulaire, ni télévision, et leur offre huit heures d’exercices par jour et un régime végétarien de 1500 calories.

Source: Ranch at Live Oak Malibu

Fatpacking.  Ces vacances «sac au dos» se déroulent dans plusieurs parcs nationaux américains. Les participants visent une meilleure forme physique et une perte de poids par des randonnées en terrains accidentés et la natation. Les nuits se passent sous la tente et chaque voyageur porte lui-même tous ses effets personnels ainsi que sa nourriture.

Militaire. Premier camp de type militaire d’Écosse, The Camp est conçu pour les femmes seulement et l’équipe d’entraîneurs est dirigée par d’anciens membres des forces spéciales britanniques.

Source: The Camp

Son pendant masculin, le Men’s fitness Boot Camp, en Floride et en Californie,  offre cinq heures de séances d’entraînement quotidiennes entrecoupées de repas à faible indice glycémique et de cours d’éducation nutritionnelle.

Cet engouement pour les camps de remise en forme extrêmes s’observe aussi au Québec, mais plutôt dans certains parcs ou dans les centres de conditionnement physique. La mise en marché d’un tel produit intéressera-t-elle l’industrie des spas ou encore celle des centres de villégiature?

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Segments de clientèles

Les 50 ans et plus et leurs préférences de voyage

Le vieillissement de la population constitue une tendance lourde des sociétés économiquement avancées. Les personnes âgées de 50 ans et plus représenteront le tiers de la population mondiale en 2030. Si certains vivent sous le seuil de pauvreté, d’autres à l’inverse disposent de retraites confortables et de beaucoup de temps libre. Certains aiment le luxe ou l’exotisme, d’autres les séjours éducatifs taillés sur mesure, l’aventure, les activités sociales ou de plein air. Voici un bref portrait des hippies et compagnie…

Un groupe hétérogène

Les gens âgés de plus de 50 ans représentent près de 40% de tous les voyages outre-mer des adultes américains; au Québec, leur part frise la moitié et atteint 412 800 personnes (55 ans et plus). Cette proportion s’élève à un peu plus du quart en ce qui concerne les touristes en provenance d’outre-mer (126 200) au Québec.

On aurait tort toutefois de les considérer comme un marché homogène. Ce sont les valeurs et les caractéristiques des divers sous-groupes, plus que leur âge, qui déterminent véritablement leurs comportements de voyage. Une meilleure compréhension de ces différents segments est essentielle au développement de stratégies marketing ciblées et efficaces.

Les hippies, yuppies, bobos… et les autres

Les chercheurs Auliana Poon, Eric Adams et Kevon Wilson de Tourism Intelligence International proposent une segmentation axée sur les caractéristiques psychographiques et les styles de vie.

Les hippies sont nés vers 1940. Jeunes adultes au début des années 1960, ces libéraux rebelles aux cheveux longs, ivres de découvertes, se délectaient des excès de ce qu’ils croyaient être une jeunesse sans fin. Aujourd’hui âgés d’environ 70 ans, les ex-hippies ont vieilli, mais ils ont conservé bon nombre des valeurs, des goûts, des attitudes et des tendances politiques qu’ils ont développés au cours des années 1960. Leur idéalisme, leur souci de l’environnement et une approche quelque peu holistique de la consommation se reflètent encore dans leurs achats et dans leur manière de voyager.

…et leurs préférences de voyage

  • Simplicité. Les hippies manifestent peu d’intérêt pour les produits ou les vacances de luxe.

Les yuppies ont vu le jour autour des années 1950. À l’opposé des hippies, plutôt nonchalants, ils ont déployé une énergie sans borne pour terminer leurs études afin de décrocher un bon emploi. Chanceux, ils ont pu entamer leur carrière à l’aube de ce qui s’est avéré être l’une des plus longues périodes de croissance économique ininterrompue dans l’Histoire. Aujourd’hui, ces Young Urban Professionnals sont dans la cinquantaine avancée ou au début de la soixantaine. Leur style de vie se base presque entièrement sur les marques.

…et leurs préférences de voyage

  • Le luxe. Toujours aussi compétitifs et fiers de leur position sociale, ils affichent leur statut en possédant des biens de luxe et en voyageant dans des destinations haut de gamme. Pour réussir à les attirer, il faut donc leur offrir des hôtels cinq étoiles, de la fine cuisine gastronomique et des possibilités de magasinage dans des boutiques de luxe.
  • L’exotisme. Voyageurs aguerris, les yuppies recherchent les destinations exotiques, les séjours d’aventure et les activités de plein air.

Les bohémiens bourgeois (bobos) sont nés vers 1960. Heureux mélange des mentalités des hippies et des yuppies, les bobos sont urbains, possèdent une éducation supérieure, réussissent dans leur profession et sont particulièrement matérialistes. Tout comme les yuppies, les bobos disposent de bons revenus et dépensent largement pour entretenir un train de vie de luxe. Par contre, leur côté bohémien et plutôt hippie se reflète dans leurs valeurs liées à la spiritualité, à la santé et à la recherche d’un certain équilibre. Les bobos souhaitent élargir leurs horizons culturels par diverses expériences, dont les voyages.

…et leurs préférences de voyage

  • L’exclusivité et l’individualité. Les bobos souhaitent une offre unique, exclusive et taillée sur mesure pour eux.
  • L’éducatif avec une touche d’action. Synonymes d’apprentissage, les vacances incluent des excursions guidées privées et des miniaventures accompagnées d’un «sage» local. L’intégration d’une certaine forme d’efforts physique et intellectuel qui vise l’accomplissement personnel constitue un atout.
  • La nature avec un grand N.  Les bobos désirent vivre l’expérience de la grande nature, tout en se sentant utiles et en communion avec l’environnement. Ils apprécient particulièrement les destinations écotouristiques.
  • La responsabilité sociale. Ils veulent aussi faire l’expérience des cultures locales et autochtones par le volontourisme. (Lire aussi: Le tourisme volontaire, ça ne se passe pas qu’en Afrique!)
  • Le petit extra… et la bonne conscience. Les bobos aiment bien se dorloter, mais leur conscience sociale leur impose de donner un sens à ces petits extras tant convoités. Un café gourmet soit! Mais équitable!

Les swofties sont les femmes âgées de plus de 50 ans. Elles appartiennent à la classe des décideurs. Indépendantes, elles aiment sortir et s’amuser, utilisent Facebook et Twitter, naviguent sur les sites de rencontres. Femmes très actives, les swofties fréquentent les salles d’entraînement et les classes de yoga ou de pilates.

…et leurs préférences de voyage

  • Les destinations exotiques.
  • Les activités sociales. Les swofties préfèrent voyager en groupe, particulièrement avec leurs semblables, et elles aiment s’amuser; au programme: spectacles, clubs, casinos, bars, etc.
  • Le bien-être. Les spas ou toute forme de voyage qui apportent le bien-être de l’esprit, du corps et de l’âme.
  • L’environnement sécuritaire. Femmes et célibataires, elles attachent une très grande importance à la sécurité lorsqu’elles voyagent. Dès lors, les centres de villégiature «tout-inclus» et les croisières remportent la palme, puisqu’ils offrent de l’amusement et de la fantaisie dans un environnement sécuritaire.

Les voyageurs de 50 ans et plus sont expérimentés, sophistiqués, éduqués et exigeants. Mieux les connaître permet de leur proposer une offre qui saura combler leurs attentes et vous assurer leur fidélité. Et vous, quelles expériences offrez-vous à ce segment de marché lucratif?

Sources:
– «The changing traveling trends of the older generation», Hotel & Resort Insider, consulté le 20 janvier 2011.
– Eyefortravel News. «Understanding the travel preferences of ‘Golden Globetrotters’», 3 février 2011.
– Moschis, George P. et Belgin Ünal. «Travel and Leisure Services Preferences and Patronage Motives of Older Consumers», Journal of Travel & Tourism Marketing, vol. 24, no 4, 2008, p. 259-269.
– Poon, Auliana et al. «Old but Not Out. How to Win and Woo the Over 50’s Market», Tourism Intelligence International, janvier 2010, 106 pages.

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Produits et activités

Les escapades urbaines décortiquées

Les escapades urbaines durent généralement moins de trois nuits et s’effectuent la plupart du temps sur de courtes distances. Comme il s’agit de voyages «secondaires» complémentaires aux vacances annuelles, les gens s’en offrent à tout moment dans l’année et les groupes sont majoritairement constitués de couples ou d’amis. Portrait d’un produit en croissance…

Un produit en croissance

En croissance depuis plusieurs années, les escapades urbaines se définissent comme de courts séjours d’agrément, dont les nuitées s’effectuent exclusivement dans une ville. Plusieurs facteurs expliquent leur popularité:

  • l’offre accrue de bas tarifs par les transporteurs aériens, qui a favorisé l’éclosion d’un large éventail de destinations (villes) à prix abordables;
  • la tendance mondiale pour le fractionnement des vacances (les gens optent souvent pour deux voyages ou plus par année);
  • le changement dans les perceptions des touristes, qui ne voient plus la ville uniquement comme un lieu de transit, mais aussi comme une destination en soi;
  • la facilité avec laquelle les gens peuvent accéder à l’information et effectuer des réservations en ligne, souvent à la dernière minute.

Ses caractéristiques

Des chercheurs irlandais définissent les escapades urbaines selon cinq caractéristiques distinctives.

1.    La durée du voyage

Les escapades urbaines durent trois jours ou moins dans un peu plus de la moitié des cas (55% des répondants par rapport à seulement 6% pour les autres types de voyages). Cette caractéristique s’explique essentiellement par trois facteurs:

  • les escapades en ville sont la plupart du temps des voyages «secondaires», complémentaires aux vacances annuelles; elles n’ont donc pas besoin d’être longues;
  • quelques jours suffisent pour tout voir;
  • les villes, en tant que destinations, se prêtent facilement à de courts séjours, car on peut s’y rendre directement (sans détours et souvent sans escales), les attractions et les services sont généralement regroupés ou rapprochés, ce qui réduit les temps de déplacement.

2.    La distance parcourue

Compte tenu de la durée limitée de la plupart des voyages urbains, les touristes proviennent généralement de marchés limitrophes. Les gens ne veulent pas perdre trop de temps dans leurs déplacements pour se rendre à la destination.

3.    La nature «discrétionnaire» du séjour

Les escapades urbaines sont généralement des voyages «supplémentaires» que l’on effectue en complément des vacances traditionnelles, souvent plus longues. Il s’agit d’un moment privilégié pour échapper à la routine.

Le processus décisionnel suivi par les touristes urbains ne comprend pas d’étapes distinctes comme c’est le cas de celui des voyageurs d’agrément en général. Habituellement, les gens décident d’abord si oui ou non ils partiront en voyage, puis ils choisissent le type de voyage qu’ils entreprendront. Dans le cas des touristes urbains, ces décisions se prennent simultanément et souvent tout de suite après avoir remarqué une offre exceptionnelle – généralement sur Internet – d’une destination urbaine. Il s’agit dès lors de décisions impulsives ou opportunistes qui montrent la force de persuasion des offres spéciales. Les publicités de vols à rabais s’avèrent particulièrement efficaces pour stimuler la demande d’escapades urbaines.

4.    La flexibilité des départs

Les escapades urbaines s’effectuent en toute saison; la météo jouant un rôle relativement mineur dans la décision de réaliser ce type de voyage. Comme il s’agit souvent de vacances «discrétionnaires», elles se prennent plus facilement en dehors de la haute saison. Parfois, ces séjours sont centrés autour d’événements tels que des concerts, des compétitions sportifs ou des expositions, qui se répartissent tout au long de l’année. Cette structure non saisonnière de la demande constitue un élément très attrayant pour les entreprises touristiques urbaines.

5.    La composition du groupe

La majorité des escapades urbaines s’accomplissent en couple (60%) ou entre amis (19%), très peu en famille, selon les résultats de l’étude irlandaise. Ne pas avoir d’enfants – ou se retrouver seuls parce que les enfants ont quitté le foyer familial – procure une grande flexibilité aux voyageurs dans le choix de leurs dates de départ, ce qui leur permet de bénéficier de tarifs avantageux qui sont généralement plus nombreux en période scolaire. Ne pas avoir d’enfants favorise aussi la spontanéité dans la prise de décision. Enfin, les gens entretiennent souvent le préjugé que les villes sont peu accueillantes pour les enfants.

Les principaux attributs recherchés par les touristes

À partir de recherches antérieures et de groupes de discussion, des chercheurs australiens ont établi une quarantaine de caractéristiques recherchées par les touristes lors de leurs séjours urbains; ils les ont regroupées en cinq catégories (tableau 1).

Par la suite, ils ont réalisé un sondage auprès des visiteurs de deux villes importantes, Sydney et Canberra, afin de déterminer leurs attentes par rapport à ces caractéristiques et leur importance relative dans la satisfaction du séjour.

Les résultats montrent que les éléments les plus importants pour la clientèle internationale sont principalement liés aux services et à la nourriture (restauration), mais très peu à l’expérience ou à l’environnement urbain. Les seuls critères notables dans ces deux catégories: la propreté, l’absence de barrière linguistique, la population accueillante et aidante et le fait que la ville soit agréable à parcourir à pied. Toutefois, comme les répondants sont déjà sur les lieux, on peut supposer qu’ils ont préalablement choisi la destination en fonction de ses caractéristiques urbaines intrinsèques liées à l’environnement et à l’expérience. Les réponses seraient vraisemblablement différentes si l’on avait posé les questions avant que le touriste ait opté pour une destination particulière.

Le constat est presque identique pour la clientèle domestique, quoique cette dernière accorde aussi une grande importance à la visite de musées et de galeries ainsi qu’à l’histoire de la ville.

Découvrir ces caractéristiques fournit une meilleure compréhension des escapades urbaines et
notamment de leur caractère distinctif par rapport à d’autres types de voyages. Elles s’inscrivent dans l’actuelle tendance mondiale au fractionnement des vacances. Les escapades urbaines procurent une échappatoire facile et rapide à la routine quotidienne dans un monde de plus en plus bousculé par les contraintes et les obligations. Pourront-elles conserver leur popularité en ces temps incertains où l’économie mondiale peine à reprendre son souffle?

Sources:
– Dunne Gerard et al. «Towards an Understanding of International City Break Travel», International Journal of Tourism Research, 2 décembre 2009, p. 410-417.

– Edwards Deborah et al. «Understanding Tourist ‘Experiences’ and ‘Behaviour’ in Cities, an Australian Case Study», Cooperative Research Centre for Sustainable Tourism, 2009.

– Ruetsche Judith. «Urban tourism. What Attracts Visitors to Cities?», University of Wisconsin, mai 2006.

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Produits et activités

Les réunions d’affaires, un face-à-face entre le réel et le virtuel

Dans le sillage de la récession économique, plusieurs entreprises ont sabré leur budget de voyage pour se tourner de plus en plus vers la technologie afin de remplacer les contacts en personne. Pourtant, les réunions d’affaires se placent en tête des actions marketing en ce qui a trait au retour sur l’investissement. De plus, selon une majorité des gestionnaires, les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, surtout lorsqu’il s’agit de construire des liens profonds et rentables avec les clients et les partenaires d’affaires et de maintenir des relations productives avec des collègues. Fait que confirme une étude du Center for Hospitality Research de l’université Cornell.

De l’importance des réunions d’affaires

Selon une étude conjointe d’Oxford Economics et de Tourism Economics effectuée en 2009, chaque dollar investi dans un voyage d’affaires engendre 12,50 USD en recettes supplémentaires. En fait, les réunions et événements d’affaires figurent au premier rang des actions marketing en ce qui concerne le retour sur l’investissement, selon Fortune. Par ailleurs, tant les cadres que les voyageurs d’affaires estiment qu’environ 40% de leurs clients potentiels seront convertis en nouveaux clients à la suite de réunions en personne, comparativement à 16% sans une telle réunion.

Également effectuée en 2009 par Forbes Insights auprès de 760 cadres d’entreprises américaines – dont la moitié représente des entreprises de moins de 100 employés –, une autre étude a mesuré les perceptions des gestionnaires en ce qui a trait aux réunions en face-à-face par rapport aux «rassemblements» virtuels. Les résultats montrent que même si de nombreuses entreprises se tournent vers la technologie pour offrir une solution de rechange aux réunions en face-à-face, une nette majorité de cadres (84%) ont exprimé une préférence pour ces réunions.

Plusieurs raisons motivent cette réponse (graphique 1), entre autres, la possibilité de construire des relations d’affaires plus fortes et plus significatives (85%) de même que la capacité de lire le langage corporel et les expressions faciales (77%), phénomène non négligeable quand on sait que 90% de la communication humaine passe par le non-verbal. Les réunions en face-à-face favorisent aussi  les interactions sociales et la possibilité de se lier avec des collègues ou des clients (75%). En fait, la majorité des gestionnaires sondés (87%) considèrent que les bénéfices tangibles des réunions en face-à-face l’emportent sur les économies de coûts et de temps basées sur l’utilisation de la technologie, comme le Web, les vidéos ou les téléconférences.

Les principales motivations des gens favorables aux réunions virtuelles (16% des répondants) sont liées au fait qu’elles permettent de gagner du temps (92%) et de l’argent (88%) ou qu’elles offrent une plus grande flexibilité du lieu de travail (76%) (graphique 2). Certains (64%) mentionnent aussi qu’elles rendent possible la réalisation d’autres tâches simultanément. Toutefois, selon l’étude de Cornell, il faut se méfier des multitâches, car contrairement à la croyance populaire, elles représentent un processus inefficace qui requiert temps et énergie pour passer d’une occupation à l’autre, l’attention étant une ressource limitée.

Selon les dirigeants interviewés par Forbes, les réunions en face-à-face sont meilleures pour la persuasion, le leadership, l’engagement, l’inspiration et la prise de décision (graphique 3). Quant au Web et aux vidéos ou téléconférences, ils conviennent mieux pour la diffusion d’information ou lorsque le temps devient une préoccupation majeure.

Les grands rassemblements, pour quoi faire?

Une étude scientifique réalisée par des chercheurs de l’université Cornell confirme les résultats du sondage de Forbes Insights. Elle démontre que les réunions de grands groupes en face-à-face soutiennent trois besoins stratégiques des entreprises: capter l’attention, instaurer un climat émotionnel positif et, enfin, créer des relations et accroître le réseautage.

  1. Capter l’attention lors du lancement d’une nouveauté, que ce soit une relation, une culture, une stratégie ou un produit, est beaucoup plus ardu pendant des rencontres virtuelles où plusieurs participants déclarent être tentés d’effectuer d’autres tâches. Cela ne pose généralement pas problème lorsque l’objectif de la réunion vise à partager de l’information à laquelle les gens pourront se référer plus tard. Par contre, cela représente un véritable obstacle lorsque le but de la rencontre est de lancer quelque chose d’inédit comme un nouvel ensemble de priorités qui nécessitent un changement d’attitude et d’action.
  2. Instaurer un climat émotionnel positif, pour stimuler et inspirer les troupes de manière à influer sur la prise de décision et la performance sur tous les plans. Il s’agit peut-être de l’argument le plus convaincant en faveur des réunions en face-à-face. Le climat émotionnel imprègne tous les niveaux d’interaction au sein d’une organisation. Il touche tous les aspects de l’entreprise que ce soit la prise de décision, la collaboration, la créativité, la performance, la disponibilité et l’adaptabilité aux changements. Les leaders d’entreprises doivent encourager les émotions positives tout en gérant celles qui sont négatives, car les gens ont tendance à exprimer et à ressentir des émotions semblables et sont influencés par celles des autres. Non seulement les émotions, les attitudes et les humeurs se transmettent d’individu à individu, mais elles influencent aussi la dynamique de l’ensemble du groupe. De ce fait, les réunions de grands groupes représentent un outil puissant pour inspirer et motiver les gens tout en renforçant un climat émotionnel positif, dont l’effet d’entraînement s’étendra bien au-delà de la réunion.
  3. Créer des relations et accroître le réseautage. Les réunions en face-à-face fournissent le meilleur environnement qui soit pour favoriser le réseautage et l’établissement de relations durables lors d’échanges informels d’idées, la rencontre fortuite de vieilles connaissances, les discussions avec de nouvelles personnes… le tout dans un contexte de conversations à bâtons rompus.Intuitivement, nous savons que le véritable pouvoir des organisations se situe dans la multitude des liens sociaux et des relations qu’elles entretiennent avec diverses personnes ou groupes d’individus. Le partage des connaissances, la collaboration et les relations interpersonnelles sont la clé des bonnes affaires.

Le mot de la fin revient aux experts qui prétendent que la réussite des entreprises dans l’après-récession dépendra de leur capacité à se concentrer sur les aspects informels de leur organisation plutôt que sur les traditionnels mécanismes hiérarchiques. Un juste retour aux relations humaines interpersonnelles…

Sources:
– Duffy Christine et McEuen Mary Beth. «The Future of Meetings: The Case for Face-to-Face», The Center for Hospitality Research, Cornell University, septembre 2010, 16 pages.
– Koyen Jeff. «Business Meetings: The Case for Face-to-Face», Forbes Insights, 2009.
– Oxford Economics USA et Tourism Economics. «The Return on Investment of U.S. Business Travel», 2009.

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Gestion Hébergement

Cadre aujourd’hui, préposé à la réception demain!

Hilton Worldwide lançait tout récemment un programme d’immersion conçu pour faire participer la plupart des cadres supérieurs de l’entreprise dans les activités quotidiennes de l’hôtel et pour favoriser leur engagement auprès des employés qu’ils dirigent. Ainsi, pendant trois jours, chaque directeur effectue les tâches liées aux divers services de l’hôtel aux côtés des membres du personnel permanent, notamment ceux affectés aux banquets, à la réception, à l’entretien ménager, au service des repas aux chambres, à la blanchisserie ou à la sécurité. Au cours des trois prochains mois, tous les cadres supérieurs auront l’occasion de se plonger dans les activités au jour le jour des hôtels Hilton du monde entier. Une expérience sûrement très constructive qui devrait en inspirer plus d’un.

Source:
– Hotelworldnetwork.com . «Hilton Worldwide starts « immersion » program for senior execs, 17 septembre 2010.