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Quand l’art descend dans la rue et fait tourner les têtes!

L’art de la rue, qui se présente sous la forme d’une intervention artistique urbaine tantôt tout à fait légale et planifiée, tantôt anonyme et dénonciatrice, appartient au paysage urbain et s’inscrit dans la culture même du milieu. Certaines œuvres ont le mérite de surprendre, d’autres de faire sourire, d’embellir ou simplement d’exprimer une idée, un état d’esprit. Une chose est sûre, l’art de la rue est partie prenante de l’art urbain qui contribue à la qualité du cadre de vie en s’intégrant au design urbain, au mobilier, à l’architecture et au paysage en général. Il s’agit aussi d’une composante très visible d’une destination touristique. Ce type d’art favorise l’animation urbaine et dynamise les lieux. C’est également un excellent moyen de faire parler d’une destination, du moins lorsqu’il est question d’œuvres distinctives. Voici quelques exemples d’interventions artistiques urbaines plutôt étonnantes.

Quand l’art se fait messager

FilthyLuker est l’un des artistes de la rue qui laisse sa trace d’une façon plutôt originale. Entre le graffiti et l’art urbain, il envoie un message pour l’environnement. Des structures gonflables pour dénoncer certains gestes discutables ou encore un arbre pourvu de yeux comme s’il disait: «Je suis vivant moi aussi!»

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L’artiste brésilien Nele Azededo a créé récemment une œuvre éphémère symbolique surprenante: des centaines de petites sculptures de glace représentant des humains en position assise en pleine ville, sous le soleil. L’exposition dure le temps de la fonte des statuettes. Métaphore aux changements climatiques ou encore à la vie qui file; les interprétations sont nombreuses.

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Banksy, célèbre créateur de graffiti, est un artiste très prolifique. Ses oeuvres, tantôt humoristiques, tantôts cinglantes, sont d’une esthétique assez léchée et suscitent quelquefois la réflexion.

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L’art caméléon

Dans un autre registre, l’artiste Joshua Callaghan a été choisi par la Ville de Culver, en Californie, pour intégrer différentes boîtes d’équipement – transformateurs, boîtes de fusibles ou de contrôle des feux de circulation, etc. – au paysage environnant. Pour créer ses Almost Invisible Boxes, l’artiste les a recouvertes d’une fine couche de vinyle sur laquelle il a préalablement imprimé une image du décor avoisinant. L’effet est réussi! L’illusion d’optique dépend de l’endroit où l’observateur se positionne.

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Joindre l’agréable à l’utile

Ramener le concept du «jeu» sur la place publique, voilà ce qui a  poussé Bruno Taylor à installer des balançoires dans des arrêts d’autobus. Pour expliquer son projet, il lance quelques chiffres: 71% des adultes ont joué dans la rue étant petits; seulement 21% des enfants le font aujourd’hui: «Donnons plus de place au jeu!».

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En réaction à la prédominance de la «culture automobile» dans nos villes, le Montréalais Peter Gibson s’en est donné à cœur joie il y a quelques années à réinventer le design des lignes et  des passages piétonniers dans les rues. Agissant en toute illégalité, il a été arrêté et condamné à réaliser 40 heures de travaux communautaires liées… à l’art de la rue!

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Montréal est aussi le théâtre de nombreuses interventions artistiques urbaines se déroulant dans un cadre légal. Pensons notamment à l’animation de rue qui se déroule à l’occasion du Festival Juste pour Rire : de curieux personnages arpentent la rue Saint-Denis sur des échasses ou encore sur des véhicules tout à fait inusités. L’événement Paysages Éphémères, sur le plateau Mont-Royal, propose aussi des œuvres étonnantes et contribue à sensibiliser le public à l’impact positif de ce type d’intervention sur leur milieu de vie.

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Animer des symboles

À l’occasion du Pedestrian Project, Yvette Helin et quelques amis ont confectionné et porté des costumes représentant les pictogrammes universels des piétons. Ils ont ensuite déambulé dans les rues de New York, parfois pour réaliser des chorégraphies planifiées, d’autres fois en improvisant une scène. Ces piétons symboliques sont muets. Il s’agit là d’un clin d’œil amusant à l’image que l’on se fait de soi-même. Enfin, à la vue de ces personnages, personne ne reste indifférent.

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L’art de la rue dans les grandes institutions

À l’été 2008, le célèbre Tate Modern à Londres exposait six grandes murales sur la façade de l’institution; œuvres de six artistes internationalement connus pour leur apport créatif au milieu urbain.Les visiteurs
pouvaient aussi se munir d’une carte du secteur pour effectuer une visite à pied et découvrir les œuvres d’artistes de la rue invités pour l’événement.

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L’art de la rue a longtemps été perçu de façon péjorative, car il est souvent pratiqué illégalement et parfois dans un but haineux. Mais il s’agit d’un univers très disparate. Grâce à Internet, on trouve des merveilles sur ce qui se réalise ailleurs parce que les coups d’éclat qui font tourner les têtes font rapidement le tour du monde par les sites Internet, plus particulièrement les blogues. L’art de la rue, accessible à tous, est un bon moyen de faire parler d’une destination.  Le bouche à oreille fait son œuvre et contribue à véhiculer les idées créatives!

Analyse rédigée dans le cadre d’un partenariat avec Tourisme Montréal sur le tourisme culturel

Source:

– Proulx, Denis. «Les ingrédients de l’art urbain pour améliorer la ville», conférence prononcée le 4 février 2008 à l’occasion du Forum URBA 2015.

Sites Internet:

Banksy
Designboom
Environmental graffiti
Joshua Calaghan
Juste pour rire
Paysages Éphémères
Tate Modern
Treehugger
Yvette Helin
WebUrbanist

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Enjeux Gestion

Les entreprises touristiques au milieu de la tourmente: menaces versus opportunités – Comment y faire face?

Quatre personnalités de l’industrie touristique: le gestionnaire de portefeuille, le propriétaire de centre de villégiature, le dirigeant d’hôtellerie et le voyagiste sont venus nous faire part de leur point de vue quant à la tourmente économique actuelle. Certains éléments semblent faire l’unanimité: éviter de réduire les prix, ne pas diminuer la qualité du service et du produit, revoir les façons de faire en innovant, cibler les possibilités et se rendre à l’évidence que, dans un tel contexte, cash is King!

Cette conférence s’est déroulée le 26 janvier dernier, à l’occasion d’une édition spéciale des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat de l’ESG-UQAM au Bistro Beaver Hall de Montréal.

Jacques Marchand, directeur corporatif, Développement des Affaires, Transat A.T.

M. Marchand établit trois grands thèmes qui pourraient expliquer pourquoi Transat A.T. est en mesure de traverser cette crise.

La résilience du tourisme international. Les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) démontrent bien que depuis les quelque 50 dernières années, le nombre d’arrivées de touristes internationaux n’a cessé de croître, à l’exception de la seule année 2001. De nombreuses autres situations défavorables auraient pu influer sur la croissance globale du tourisme au cours de toutes ces années, mais ce ne fut jamais le cas.

Les marchés traditionnels de Transat moins touchés. Selon le Conference Board of Canada, les voyages expéditifs d’agrément du Canada vers les États-Unis devraient subir des baisses respectives de 4,9% et 1,8% en 2009 et 2010, alors que ceux à destination d’autres pays devraient augmenter de 4,3% et de 5,1% pour ces mêmes années. À titre comparatif, ces voyages à destination des États-Unis pour l’année 2008 ont crû de 8,7% et de 9,2% vers les autres pays.

Construit pour affronter les crises. Presque chaque année connaît une situation de crise: septembre 2001, SRAS, guerre en Irak, ouragans, tsunami, hausse faramineuse du baril de pétrole, etc.

M. Marchand estime que l’état de crise offre certaines possibilités aux entreprises performantes qui ont les reins suffisamment solides, comme c’est le cas de Transat A.T. Voici les trois aspects positifs qu’il retient:

  • Elle oblige les entreprises à revoir leur modèle d’affaires, à réévaluer les façons de faire et à devenir plus efficaces.
  • Ceux qui passeront au travers s’en sortiront plus forts.
  • Elle crée des occasions d’acquisition.

Charles Désourdy, président de Ski Bromont

M. Désourdy évoquait la crise et l’effet de «spirale» du spectre de la récession provoqué par les médias. Il s’agit en fait du sujet bénéficiant de la plus grande couverture médiatique, devançant même Barak Obama. Ainsi, la peur d’une récession et de ses répercussions engendre un réel ralentissement. Certains sont plus réticents à consommer, alors qu’au Québec on ressent encore peu les effets véritables de cette crise.

La tarification des abonnements de saison entraîne des débats houleux année après année. Dans un contexte où l’économie se porte plutôt mal, il peut apparaître audacieux de prévoir la hausse de certains tarifs. C’est pourtant ce qu’a décidé l’équipe de Ski Bromont pour ses abonnements 2009-2010. Un maintien ou une baisse des tarifs pourrait entraîner une réduction du personnel, une baisse de la qualité du service, le mécontentement de la clientèle, une perception négative du produit, et donc peut faire plus de mal qu’une hausse minimale mais régulière. Selon M. Désourdy, on ne devrait jamais baisser les prix réguliers affichés. Il est préférable d’offrir des rabais que les consommateurs peuvent se procurer sur le site Web, par exemple, et de les appliquer à l’achat d’un billet. Ainsi, des rabais sont disponibles pour le client sensible au prix, mais il doit faire l’effort de se les procurer. Et du même coup, on conserve le client prêt à payer le plein prix.

Enfin, il ajoutait que les attraits près des grands centres, tels le Zoo de Granby ou le Parc Safari, tireraient probablement leur épingle du jeu, puisqu’une plus grande part de voyageurs devraient choisir des destinations de proximité.

Louis-Robert Handfield, vice-président Québec de SilverBirch Hotels & Resorts et directeur général du Hilton Montréal Bonaventure

D’abord, M. Handfield rappelle la base. Dans l’expectative d’une conjoncture économique défavorable, deux types de comportement se distinguent: on peut réagir ou être prêt parce qu’on est proactif. Dans le premier cas, on parle de mesures applicables à court terme et les options sont plutôt limitées. Elles se concluent souvent par des compressions qui influent sur la qualité du service. Dans le cas du comportement proactif, qui suggère une vision à long terme, l’entreprise sera davantage préparée à une période plus creuse et elle sera en mesure de poser un regard positif sur la situation afin d’y déceler les occasions favorables.

Cela est possible en adoptant un comportement d’ouverture. Il faut être flexible, créatif, agile et déterminé à faire face au changement. À l’interne, les occasions d’innovations et les possibilités se manifestent sur le plan des technologies (10%), des méthodes (30%) et des processus (60%). Ainsi, en ciblant les pertes de temps à éliminer et en remédiant au manque d’outils et de formation, on peut apporter de nombreuses améliorations à l’entreprise. Une période plus morose est le moment idéal de revoir nos façons de faire et d’innover pour les rendre plus efficaces. Une erreur à éviter à tout prix: couper dans ce qui pourrait nuire à la perception du produit.

Louis Aubuchon, directeur de portefeuille Récréotouristique au Fonds de solidarité FTQ

Les actionnaires du Fonds de solidarité FTQ visent la pérennité des entreprises et leur croissance. Ainsi, l’entreprise qui souhaite obtenir du financement doit être en mesure de démontrer la pérennité de ses activités malgré un contexte plutôt défavorable. Il faut donc avoir de l’argent pour obtenir de l’argent!

Une période de ralentissement économique est propice à la révision de son plan d’affaires. Une entreprise performante, qui détient un bon bilan, a évidemment une longueur d’avance sur les autres moins bien pourvues. Dans un tel contexte, cash is King! Cette force sera déterminée par:

  • la capacité financière des actionnaires;
  • la capacité financière de l’entreprise;
  • l’accès à du financement (aujourd’hui versus plus tard);
  • le coût du financement;
  • l’incidence sur le rendement.

Par ailleurs, mieux vaut se préparer en élaborant des budgets en conséquence. Évidemment, tout ça devrait être fait avant qu’une véritable crise survienne. Lorsque l’entreprise est bien organisée et suffisamment performante pour affronter des baisses de revenu, la crise peut entraîner des occasions d’acquisition, la possibilité de se positionner sur de nouveaux marchés et de s’adapter au changement en innovant, tout en réévaluant ses façons de faire.

Et le développement durable?

Le tourisme durable en temps de crise s’inscrit-il toujours dans les préoccupations des entreprises? Jacques Marchand soutient que le développement durable est devenu un élément distinctif pour Transat A.T. et qu’il crée même une mobilisation des employés. Il n’est donc pas question de réduire les efforts en ce sens. Pour Monsieur Désourdy de Ski Bromont, les mesures pour un développement durable seront probablement mises de côté à court terme, mais à son avis il ne faut surtout pas les perdre de vue. Quant à Monsieur Handfield, du Hilton Montréal Bonaventure, il estime plutôt qu’il ne faut en aucun cas atténuer ces efforts qui correspondent aux valeurs des générations X, Y et suivantes.

Enfin, après chaque crise s’amorce un nouveau cycle de croissance. Les signes à surveiller: la situation dans le transport aérien, les taux d’occupation de l’hébergement, le coût du financement et… une baisse de la couverture médiatique de la récession!

Lire aussi: Comment doit-on conjuguer crise économique et ressources humaines

Sources:
Présentations à l’occasion d’une édition spéciale des Gueuletons touristiques de la Chaire de tourisme Transat ESG-UQAM en collaboration avec les étudiants en Gestion du tourisme et de l’hôtellerie de l’UQAM. «Les entreprises touristiques au milieu de la tourmente : menaces versus opportunités. Comment y faire face ?», Montréal, 26 janvier 2009.

– Aubuchon, Louis. Directeur de portefeuille Récréotouristique au Fonds de solidarité FTQ.
– Désourdy, Charles. Président de Ski Bromont.
– Handfill, Louis-Robert. Vice-président Québec de SilverBirch Hotels & Resorts et directeur général du Hilton Montréal Bonaventure.
– Marchand, Jacques. Directeur corporatif, Développement des Affaires, Transat A.T.

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Ailleurs dans le monde Hébergement Segments de clientèles

Connaissez-vous les flashpackers?

Le terme circule depuis déjà quelques années, les intervenants touristiques s’y intéressent et développent des produits pour les attirer, les flashpackers font parler d’eux! Nouvelle mouture de backpackers, qui sont ces voyageurs avec sac à dos?  Et comment l’offre s’adapte-t-elle? Voici un aperçu de ce marché appelé à prendre de l’importance et quelques exemples de lieux d’hébergement originaux qui s’adressent à cette clientèle.

Les flash quoi?

Le terme flashpacker est une combinaison de flash qui, dans le présent contexte signifie «stylisé, sophistiqué ou encore raffiné», et de backpacker, qui désigne un routard ou un voyageur portant son bagage dans un sac à dos. Le routard raffiné – appelons-le le flashpacker – est connu sous cette appellation principalement parce qu’il détient un portefeuille mieux garni et qu’il recherche plus de confort que son homologue au budget plus serré. Le flashpacker est:

  • généralement plus âgé que le backpacker typique – une carrière bien entamée (plus de 30 ans);
  • équipé d’un ordinateur portable, d’un appareil photo numérique, d’un cellulaire, d’un lecteur MP3 et d’autres gadgets électroniques;
  • constamment en ligne pour obtenir de l’information sur la destination, réserver son hébergement, envoyer des courriels, mettre à jour son profil Facebook et y ajouter des photos, consulter TripAdvisor et d’autres médias sociaux;
  • souvent un ancien backpacker conventionnel;
  • généralement en mesure de se payer une chambre d’hôtel de niveau supérieur mais choisit, pour diverses raisons,  une option plus économique, confortable et d’un certain niveau de qualité;
  • parfois témoin des voyages de ses propres enfants et souhaite en faire autant, mais avec plus de confort et de luxe;
  • d’autres fois un jeune parent qui souhaite transmettre à ses enfants ce qu’il a vécu pendant ses propres voyages, mais avec du confort, de la qualité et un accès Internet.

Prendre le temps…

Selon une étude d’American Express Insurance Services menée auprès des Britanniques, 39% de ceux-ci estiment ne pas bénéficier d’assez de temps pour eux-mêmes à la fin de leur journée de travail. Pour compenser, un nombre croissant de personnes choisissent de prendre une année sabbatique pour voyager. En étant ainsi à un stade plus avancé de leur vie, ils ont souvent l’avantage d’avoir une meilleure situation financière que pendant leurs études. Ces voyages sont donc plus luxueux que s’ils avaient été faits à un plus jeune âge. Ces voyageurs plus âgés sont aussi plus expérimentés, plus exigeants et plus critiques que les jeunes. Ces flashpackers seraient d’ailleurs à l’origine de la tendance à vouloir être hébergés dans des auberges «rafraîchies», plus design, plus confortables et offrant plus d’intimité.

L’offre se développe

Un accès Internet sans fil, des ordinateurs dans les espaces communs, plus de chambres privées, un décor de designer, etc., on assiste à l’émergence de nombreuses auberges dont les standards de qualité atteignent ceux de certains hôtels, mais à des tarifs inférieurs. L’aspect sécuritaire, faisant souvent défaut dans les dortoirs, la visiblement été renforcé. Les auberges offrent généralement un endroit sécurisé pour les bagages ainsi que des coffrets de sécurité. Voici quelques exemples éloquents d’auberges repensées.

Le Oops! Hostel, à Paris, se présente sous des couleurs très vivantes et dans une ambiance très jeune et actuelle. Parmi les services offerts, il y a: Internet gratuit, zone Wi-Fi gratuite, climatisation, ascenseur.

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Le Czech Inn, à Prague, une auberge design au décor minimaliste et stylisé, fait bonne presse avec son resto bar très convivial et ses bières locales.

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À Bangkok, l’auberge Lub d mise beaucoup sur la propreté et la sécurité. Les chambres doubles et les dortoirs sont très lumineux et décorés avec soin. Le dortoir réservé aux filles offre plus d’espace et une salle de bain aménagée spécialement pour un usage féminin où l’on trouve aussi des produits de spa thaïlandais. L’auberge met également à la disposition des clients un écran LCD géant pour la diffusion de diaporamas.

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Le Nomads Industry flashpackers Hostel, à Melbourne, propose plusieurs options: du dortoir à la chambre de luxe avec très grand lit (king size). Une section de l’auberge est dédiée aux filles. On y découvre aussi un service d’aide à l’emploi, Internet sans fil, un cinéma, une terrasse sur le toit, etc.

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Au Rooms Deluxe Hostel, à Valence, chaque chambre est l’œuvre d’un artiste local. Il n’y a pas de dortoir, mais des chambres simples, doubles ou triples. Une grande salle commune, une cuisine attirante, une salle de jeu, l’accès Internet gratuit, un salon avec écran géant et une bibliothèque de DVD, voilà quelques atouts de cette auberge de luxe.

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Rénovée récemment, l’Auberge internationale de Québec attire une clientèle élargie grâce, notamment, à ses installations offrant plus d’intimité. Seize nouvelles chambres familiales ou privées avec salle de bain ont été aménagées en plus de nombreuses autres améliorations.

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Un style de vie

Voyager comme un routard, c’est-à-dire limiter son bagage et le transporter sur soi, fréquenter les auberges, favoriser les contacts, partir à l’aventure et laisser place à l’imprévu, correspond à un style de vie.

Les auberges, bien qu’elles offrent le gîte à peu de frais, proposent des occasions de rencontre uniques, toutes aussi recherchées que les bas tarifs pour ces voyageurs de longue route. Outre les dortoirs, les espaces communs aménagés de façon conviviale favorisent les échanges entre des voyageurs la plupart du temps très disposés à communiquer entre eux. C’est aussi un excellent moyen d’entrer en contact avec d’autres cultures. Des liens parfois durables se créent lors de ces voyages. Beaucoup plus qu’une simple question de budget, les voyages «en sac à dos» sont souvent signifiants dans la vie des individus qui les réalisent. Pour certains d’entre eux, il s’agit de LA façon de découvrir le monde.

L’importance de se renouveler

Ce nouveau segment de marché illustre encore une fois à quel point il faut suivre l’évolution de la clientèle et découvrir les marchés potentiels. Constamment en mouvement, les besoins et les attentes évoluent, et l’offre doit s’adapter pour rester dans le coup et se démarquer.

Sources:
–    Insidemoneytalk. «Flashpackers and grey gappers; The ageing gap year», American Express, 3 juillet 2008.
–    Mackintosh, Kat. «Flashpackers – Hostels for the Discerning Backpacker», [http://www.worldreviewer.com/info/posh-hostels.html], page consultée le 15 janvier 2009.
–    Parry, Hazel. «Move over, backpackers – welcome flashpackers», [Expatica.com], 12 décembre 2008.
–    Presse canadienne. «Êtes-vous un flashpacker?», [http://www2.canoe.com/voyages/], page consultée le 8 septembre 2008.
–    Scroggins, Kate. «Flashpacking around the world», Toronto Sun, 17 septembre 2008.
–    The Observer. «Luxury hostels target flashpackers and grey gappers», [guardian.co.uk], 8 juin 2008.

Sites Internet
–    Auberge internationale de Québec
–    Czech Inn
–    Lub d
–    Nomads Industry flashpackers Hostel
–    Opps! Hostel
–    Rooms Deluxe Hostel

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Produits et activités

Un success story inspirant: le Festival Shakespeare de Stratford

Quand une petite ville choisit le théâtre pour relancer son économie et qu’elle y parvient haut la main, bien des questions surgissent, entre autres: mais comment est-ce possible? C’est pourtant le tour de force qu’a réalisé la ville de Stratford dans le sud-ouest de l’Ontario, il y a de cela plus de 55 ans. Le Festival Shakespeare de Stratford représente aujourd’hui une grande part de l’identité de cette ville qui s’est forgée une réputation enviable comme destination touristique. Mais comment en est-elle arrivée là? Antoni Cimolino, directeur exécutif du festival, racontait ce success story le 14 novembre dernier dans le cadre du colloque culture et tourisme: au cœur de l’identité urbaine, qui se déroulait à Montréal.

Le festival Shakespeare de Stratford: qu’est-ce que c’est?

Dès sa première saison en 1953, le festival Shakespeare de Stratford connut un succès immédiat. Aujourd’hui, ce festival de théâtre, qui s’étend sur une période de six mois, constitue une entreprise de 60 millions CAD,  présente une quinzaine de spectacles par saison et compte quatre salles permanentes. Le festival attire quelque 300 000 visiteurs (différents) et vend 550 000 billets chaque année. Précisons que Stratford est aujourd’hui une ville de 30 000 habitants.

Un festival de théâtre pour redonner vie à la ville

Au début des années 50, le Canadien National (CN), jusque-là bien implanté à Stratford avec son siège régional et ses ateliers d’entretien de locomotives, décide d’y retirer ses activités. Cette décision entraîne au chômage quelque 2 000 résidants sur une population de 18 000. Un certain Tom Patterson, natif de l’endroit et apparemment visionnaire, s’interrogeait sérieusement sur le virage que la ville devait alors prendre. Avec des noms évocateurs comme Strafford, la rivière Avon et le petit hameau voisin du nom de Shakespeare, l’idée d’un festival du théâtre de Shakespeare jaillit. Pas particulièrement fan de théâtre, Tom Patterson prit pourtant se projet à bout de bras et réussit, par sa détermination et son sens de la persuasion, à convaincre le Conseil municipal et la Chambre de commerce de Stratford d’entreprendre une étude de faisabilité.

Quelque chose de significatif

Plusieurs embûches ont bien  faillit tout faire basculer. Mais la foi… non pas en un dieu mais plutôt en un projet, peut s’avérer déterminante dans ce genre d’entreprise novatrice et audacieuse. Comme le souligne M. Cimolino: «Vous pouvez avoir foi en ce que vous entreprenez et échouer quand même, mais je doute fort que vous obteniez du succès sans la foi».

Produire le meilleur Shakespeare au monde. Il n’était pas question d’une autre industrie, culturelle ou autre, mais de quelque chose de spécial, d’unique, qui serait une source de fierté, qui permettrait au village de Stratford, Ontario, d’être le meilleur au monde.

Se renouveler

Au fils des ans, le festival  prit de l’envergure et puisa dans d’autres répertoires que celui de Shakespeare – classiques de la Grèce antique, Molière, Racine, mais aussi Tennessee Williams, Arthur Miller, Oscar Wilde. Plus récemment, on y présenta des œuvres canadiennes contemporaines (en premières). Les organisateurs du Festival sont actuellement en pourparlers avec Wajdi Mouawad (directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa) pour présenter certaines de ses pièces en 2010. Des comédies musicales sont aussi à l’affiche. Mais le cœur du festival demeure la présentation du théâtre de Shakespeare. La mission du festival: présenter du Shakespeare mieux que tout le monde.

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Une destination touristique en soit

À proximité d’un marché potentiel important, Stratford bénéficie d’une localisation plutôt avantageuse puisqu’elle se trouve dans un rayon de 3 heures de route ou moins de Toronto, Buffalo et Détroit.

Avec les années, elle est devenue une véritable destination touristique. On y trouve notamment:

  • une école de restauration réputée;
  • un vaste choix de restaurants;
  • un orchestre symphonique;
  • un festival de musique annuel qui attire des artistes de renommée mondiale;
  • un quartier commerçant;
  • de grands espaces verts.

Quelques faits et chiffres

Étonnamment, le gouvernement ne finance que 4% des coûts du festival. En fait, outre la vente de billets, ce sont les 25 000 membres qui constituent, par leurs dons, la seconde source de revenus. Le financement du festival se répartit de la façon suivante:

  • vente des billets: 68%
  • donateurs privés: 22%
  • fonds de dotation: 6%
  • gouvernement: 4%

Le festival est le moteur économique de l’industrie touristique de Stratford. Selon une étude du Conference Board, le Festival entraîne:

  • des retombées économiques de 145 M$;
  • des retombées fiscales de 56 M$;
  • l’embauche de 1 200 personnes;
  • le soutient indirect de 3 300 emplois dispersés dans divers secteurs;
  • une dépense moyenne par séjour de 275$/visiteur.

Dernièrement, le Festival a mis sur pied une activité promotionnelle innovante: des web-émissions sur le site du Festival et hébergé par Youtube. Le plus souvent, il s’agit d’entrevues avec les acteurs. Les gens sont invités à soumettre leurs questions en direct aux artistes. Ces web-émisssions connaissent beaucoup de succès et permettent au festival de franchir un premier pas dans la communication en instantanée.

Un défi de taille

Mais la ville de Stratford fait face à des défis majeurs. Depuis quelques années, sa clientèle touristique américaine fond littéralement, chutant de 35% depuis 2002. À son plus fort, elle représentait 34% de l’achalandage comparativement à 25% aujourd’hui. Le Festival tentera d’éveiller plus de Canadiens à son offre. Il tente aussi d’attirer une clientèle outre-mer. La diversification du répertoire des auteurs, une distribution multiculturelle et des méthodes de mise en scène novatrices devraient contribuer à intéresser une clientèle plus jeune et ouverte sur le monde. Enfin, une publicité qui cible de façon amusante la clientèle jeune est disponible sur le site web du Festival.

Une histoire inspirante

L’histoire de Stratford nous apprend, entre autres, qu’il faut des projets, oui, mais il faut surtout des porteurs de projets. Soit des personnes qui transmettent leur passion, leur vision, qui ont une force de persuasion et une foi qui défoncent les portes et qui font rêver.

Source :
–    Cimolino, Antoni. «Stratford, Ontario: la mise en scène d’une destination touristique unique», Colloque Culture et Tourisme : au cœur de l’identité urbaine, conférence qui s’est déroulé à Montréal le 14 novembre 2008.

Site Internet :
–    Festival Shakespeare de Stratford

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Segments de clientèles

Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable

Le touriste d’affaires a changé ces dernières années. Il est plus jeune, plus accro aux technologies mobiles et il souhaite découvrir la destination qui l’amène à faire des affaires. Tout cela, sans parler de sa préoccupation grandissante pour l’environnement. Étant donné le spectre de la récession économique qui se veut de plus en plus menaçant, le voyageur d’affaires devra relever de nouveaux défis à très court terme. (Lire aussi : Le tourisme d’affaires en temps de crise) Voici un aperçu de son profil.

Le marché évolue

Le marché des voyageurs d’affaires est en pleine mutation. Selon Business Travel News, l’âge moyen des voyageurs d’affaires a chuté au cours des dernières années. Il est passé de 49 ans en 2002 à 41 ans aujourd’hui. La proportion des femmes est passée du quart (25%) au tiers (33%) de 2002 à 2008.

La filiale affaires d’Expedia, Egencia, faisait connaître en septembre dernier les résultats de son enquête mondiale sur le comportement du voyageur d’affaires. Il s’agit de la première enquête de cette ampleur: 2400 répondants à travers la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada. D’entrée de jeu, on révèle que:

  • Plus de 2 voyageurs sur 3 apprécient les voyages d’affaires et 85% affirment qu’ils aiment leur travail en grande partie parce qu’ils voyagent (c’est une des raisons clés).
  • En moyenne, les Canadiens tirent de l’arrière par rapport aux autres pays en matière de nombre de jours de voyages d’affaires pris chaque année, soit environ 14,2 jours comparativement à une moyenne globale de 20,8 jours.
  • Ce sont les Allemands qui enregistrent le plus grand nombre de journées de voyages d’affaires: 22,3

Des segments qui en disent long…

Pour mieux cerner les attentes des voyageurs d’affaires, l’étude établit six profils, ou six groupes, clés. Voici chacun de ces segments, classés par ordre d’importance, et quelques éléments qui les caractérisent:

Les assoiffés d’expériences: 39% (experience-hungry)

  • Ces voyageurs cherchent à combiner voyage d’affaires et intérêts personnels;  41%  des femmes et 36% des hommes.
  • Ils planifient donc leurs périodes de temps libre pour découvrir la destination.
  • Ces voyageurs sont les plus susceptibles d’apporter dans leur valise une caméra, une carte de la ville et, surtout, une liste d’achats souvenirs pour leurs proches.
  • C’est en France que l’on trouve la plus grande part d’«assoiffés d’expériences» avec 44%.
  • 29% des gestionnaires seniors (top management) correspondent à ce profil comparativement à 41% pour les employés moins expérimentés ou les gestionnaires «juniors».

Les hyperbranchés: 23% (hyper-connected)

  • Ce sont évidemment ceux qui traînent en permanence avec eux leur BlackBerry et leur ordinateur portable et qui profitent des connexions sans fil.
  • Souvent mariés, ce ne sont pas ceux qui aiment le plus ces voyages. Néanmoins, ils tirent parti de ces occasions pour développer des réseaux d’affaires et atteindre leurs objectifs professionnels.
  • Les gestionnaires seniors sont les plus représentés dans cette catégorie (30%), alors que 19% des autres types d’employés en font partie.
  • Les États-Unis possèdent la plus grande part d’hyperbranchés (28%) et le Canada compte la plus faible (19%).

Les sensibles au prix: 14%  (cost-conscious)

  • La plupart des gens de ce segment travaillent pour des entreprises de moins de 50 employés et sont sensibilisés à la valeur d’un voyage d’affaires. Leur priorité consiste à rentabiliser le déplacement.
  • Ces voyageurs seront soucieux de choisir judicieusement leurs prestations de voyages.
  • Les voyageurs du Royaume-Uni sont les plus «sensibles au prix» (17%), alors que les Français le sont le moins (9%).

Les casaniers: 7% (home-focused)

  • Ce sont ceux qui apprécient le moins les voyages d’affaires; leurs préoccupations familiales ou liées à la vie à la maison prédominent.
  • Ils sont principalement âgés de 36 à 45 ans.
  • Les gens qui ont des enfants, surtout en bas âge, sont aussi plus représentés dans ce groupe de voyageurs.

Les réguliers: 6% (seasoned)

  • Les réguliers sont ceux qui effectuent le plus grand nombre de voyages; soit environ 25 par année;
  • Pour eux, les voyages font partie de la routine de leur travail.
  • La moitié d’entre eux ont des assistants pour les aider à organiser leurs voyages.

Les verts: 4% (green)

  • Il s’agit du plus petit groupe, mais il devrait connaître la croissance la plus forte.
  • Ces voyageurs se déplacent en avion seulement s’il n’y a pas d’autres options envisageables.
  • Pour réduire leur empreinte environnementale en voyage, ils considèrent investir dans les programmes de compensation des gaz à effet de serre.

Les voyageurs d’affaires canadiens: surtout des assoiffés d’expériences!

Les résultats concernant les Canadiens révèlent notamment que plus de la moitié (58%) de ceux-ci emportent leur appareil-photo en voyage d’affaires comparativement à 49% des voyageurs des autres pays. La majorité (52%) se procure une carte géographique de l’endroit. En comparaison, seulement 17% des Allemands se munissent d’une telle carte. Ainsi, les voyageurs d’affaires canadiens profitent de leur temps libre pour prendre des photos et acheter des souvenirs (25%) pour leur famille; il s’agit d’une façon de rester en contact avec elle. Ils pratiquent aussi des activités plus personnelles comme s’entraîner au gym de l’hôtel ou fréquenter les restaurants locaux (48%). Enfin, les Canadiens arrivent au premier rang dans la catégorie «weather research». Ils sont ainsi plus nombreux (72%) que les autres voyageurs d’affaires à effectuer des recherches sur la météo en regard de leur destination d’affaires. Notre relation intense avec le temps qu’il fait nous suit partout!

Le mobile fait maintenant partie des moeurs

La technologie mobile – accessible par cellulaire, BlackBerry, ordinateurs portables, Internet sans fil – s’avère l’outil indispensable d’un nombre grandissant de voyageurs d’affaires. Selon ces derniers, la technologie mobile permet de demeurer informé en tout temps. C’est une question d’efficacité mais aussi de sécurité. Les alertes de dernière minute, les avis sur les retards ou les catastrophes peuvent être transmis aux voyageurs par message SMS (short message service), du moins en théorie. On assiste aussi à plusieurs services émergents comme l’enregistrement d’un vol, les clés virtuelles de chambre d’hôtel et les cartes d’embarquement. Et les possibilités semblent infinies…  Le «mobile» s’inscrit comme l’outil indispensable du voyageur, et il le sera de plus en plus.

Combiner affaires et agrément

En ces temps plutôt moroses, le touriste d’affaires sera probablement appelé – par l’entreprise qui l’embauche – à réduire ses dépenses ou le nombre de ses voyages. Mais il sera d’autant plus tenté de combiner affaires et agrément afin de maximiser son déplacement. Il faut donc stimuler le touriste d’agrément qui sommeille en ce voyageur d’affaires et l’inciter à prolonger son séjour pour découvrir la destination avec les membres de sa famille.

Source:
–    Egencia. «Egencia unveils the results of the first ever worldwide survey exploring the DNA of today’s business traveller», Marketwire, 16 septembre 2008.
–    Lainé, Linda. «Le mobile sécurise les voyageurs d’affaires», L’Écho touristique, 10 octobre 2008
–    Meyer, David. «Who Is Today’s Corporate Traveler?», Business Travel News, 27 octobre 2008.
–    Voyage et Business. «Le voyageur d’affaires: une mutation profonde», [http://www.voyageetbusiness.com/Le-voyageur-d-affaires,-une-mutation-profonde-_a1897.html], page consultée le 12 novembre 2008.

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Enjeux Faits et chiffres Segments de clientèles

Le tourisme d’affaires en temps de crise

Lorsque l’économie perd des plumes, le tourisme d’affaires est l’un des secteurs les plus vulnérables de l’industrie touristique. La crise financière qui s’abat actuellement sur la plupart des pays développés s’ajoute aux conditions déjà peu avantageuses pour les voyages d’affaires, dont la hausse des prix des billets d’avion et des chambres d’hôtel. Certaines études récentes permettent de faire un tour d’horizon du tourisme d’affaires en Amérique du Nord en cette période incertaine.

2008 au ralenti

De grands regroupements comme la Travel Industry Association  (TIA) parlent d’une année 2008 difficile pour le tourisme d’affaires. Aux États-Unis, TIA anticipe une baisse des voyages d’affaires domestiques de 3,7% pour 2008 et de 2,7% pour 2009. Les principales compagnies aériennes américaines ont enregistré une diminution de la croissance des voyages d’affaires pour le deuxième trimestre 2008. L’International Air Transport Association (IATA) déclarait que la croissance mondiale du trafic aérien en classe affaires et en première classe était en baisse au premier semestre 2008.

La Commission canadienne du tourisme parle d’un ralentissement généralisé du tourisme d’affaires. En Ontario, une enquête réalisée à l’été 2008 auprès des hôteliers révèle que 56% d’entre eux entrevoyaient une baisse du nombre de voyageurs d’affaires pour le troisième trimestre de 2008. En mars, le ministère du Tourisme de l’Ontario estimait la baisse du tourisme d’affaires (nombre de visites touristiques) dans la province pour l’année 2008 à 1,1%. Cette dernière s’ajouterait à celles des années 2006 et 2007 qui atteignaient respectivement 3,5% et 0,7%.

Plus chers et plus contraignants

Avec la hausse des prix des billets d’avion et les surcharges de toutes sortes qui y sont associées, le prix de l’essence qui fluctue surtout à la hausse – bien qu’il ait baissé récemment, cela ne se reflète pas encore dans les tarifs aériens – et l’augmentation des prix des chambres d’hôtel, la facture d’un voyage d’affaires grimpe substantiellement. Selon l’étude annuelle d’American Express Business Travel, un voyage d’affaires domestique en Amérique du Nord coûtait, en octobre 2008, de 140 à 175 USD de plus qu’en 2007. Pour les voyages d’affaires internationaux, les Nord-américains déboursaient jusqu’à 400 USD de plus par voyage, en considérant les frais supplémentaires et les coûts divers.

Et d’autres contraintes s’ajoutent:

  • la réduction du nombre de vols;
  • des aéroports bondés;
  • des mesures de sécurité contraignantes;
  • le retour de la règle «nuitée obligatoire le samedi» (Saturday night stay) qui pénalise les voyageurs d’affaires.

Même budget, moins de voyages

Selon un récent sondage de l’Association of Corporate Travel Executives (ACTE), près des deux tiers (64%) des gestionnaires de voyage dans les entreprises prévoient des budgets égaux à 2008 ou à la baisse pour les voyages de leurs employés en 2009. Pourquoi? Surtout en raison de l’incertitude économique. Des voyages qui coûtent plus cher pour une même cagnotte ou encore avec des coffres moins garnis signifient moins de déplacements. Et même pour ceux dont le budget devrait augmenter, le nombre de voyages pourrait être à la baisse, vu la hausse significative des coûts. Toujours selon ce sondage, 39% des gestionnaires estiment que les coupures toucheront d’abord les réunions d’entreprise, et 16% les voyages internationaux.

Et la crise financière incite d’autant plus les entreprises américaines à resserrer les cordons de leur bourse. Une autre enquête réalisée auprès de 196 gestionnaires de voyage dans les entreprises américaines montre que le quart (26%) ont instauré, au cours du mois d’octobre, des compressions d’urgence en matière de voyages pour les employés. Ces mesures peuvent se traduire par un gel temporaire des voyages ou par une diminution de leur nombre.

Changer les comportements

C’est souvent dans un contexte de restrictions et de contraintes budgétaires que les comportements sont appelés à changer et que l’on revoit nos façons de faire. Étant donné que de plus en plus d’entreprises perçoivent les voyages d’affaires comme un investissement et non une dépense, et que les employés aiment bien réaliser des voyages d’affaires, on cherche de part et d’autre des moyens pour en diminuer les coûts plutôt que de ne pas en faire. Parmi les politiques mises en œuvre par les entreprises, voici les plus courantes:

  • revenir le jour même lorsque c’est possible;
  • effectuer de moins nombreux voyages internationaux;
  • assister à moins de foires commerciales et de conférences internationales ou y déléguer moins d’employés;
  • acheter des billets d’avion au moins 14 jours à l’avance pour bénéficier de meilleurs tarifs;
  • choisir des hôtels plus économiques;
  • partager une chambre d’hôtel avec un collègue lorsque c’est concevable;
  • favoriser les nuitées chez des amis ou de la parenté;
  • maximiser les rencontres et les occasions d’affaires à destination.

Quelques prévisions pour le Canada

À l’occasion de son étude annuelle publiée en octobre 2008, American Express présente quelques tendances prévisionnelles sur les tarifs de voyage au Canada et aux États-Unis en 2009. Le tableau suivant illustre ces résultats qui, par ailleurs, démontrent bien l’incertitude quant à l’avenir.

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American Express envisage la possibilité d’une baisse des tarifs aériens en 2009. Mais l’entreprise précise qu’avec les charges supplémentaires qui ne cessent de s’ajouter, une baisse ne signifie pas que le prix payé sera nécessairement plus bas (ou significativement plus bas). Les tarifs hôteliers et de location d’auto au Canada devraient, quant à eux, augmenter.

Un contexte sans précédent

Malgré tout, certaines organisations demeurent optimistes. En fait, la TIA estime que 2010 devrait être un tournant pour le tourisme d’affaires; elle compte sur des jours meilleurs. American Express, qui prévoit une période d’incertitude pour 2009, préfère ne pas s’avancer pour 2010. Le contexte économique qui a cours aux États-Unis depuis quelques mois étant sans précédent, l’étendue de ses répercussions reste à venir. Les voyageurs d’affaires et les gestionnaires de voyages d’affaires, comme les intervenants touristiques, feront face à des défis nouveaux au cours des prochains mois… voire de la prochaine année.

À lire dans une prochaine édition du Globe-Veilleur: Le touriste d’affaires d’aujourd’hui: joindre l’utile à l’agréable.

Sources :
–  American Express. «American Express Business Travel Announces Adjusted Results of Forecast in Anticipation of Global Economic Slowdown», [http://www.newswire.ca/en/releases/archive/October2008/22/c8447.html], CNW Group, page consultée le 5 novembre 2008.
–  Associated Press. «Business travelers cut back on flights as airlines make it tougher to find discounts », 23 septembre 2008.
–  Associated Press. «Report: Weak economy will pressure work travel», 30 octobre 2008.
–  Boehmer, Jay. «Financial Crisis Ices Corporate Travel», BTN online, 20 octobre 2008.
–  BTN. «TIA Forecasts Declines in Business Travel, Prepares for TBR Merger», 30 octobre 2008.
–  Commission canadienne du tourisme. «Bulletin de renseignements sur le tourisme», no 47, septembre 2008.
–  ETN. «Business travelers changing behaviors in current economy», 10 juin 2008.
–  Les Affaires. «Les patrons doivent s’attendre à voyager moins», 18 octobre 2008.
–  Ministère du tourisme de l’Ontario. «Tourism Outlook», [http://www.tourism.gov.on.ca/english/research/forecasts/index.html], page consultée le 5 novembre 2008.
–  Sharkey, Joe. «Finding Ways to Dull the Glamour of Travel», 28 octobre 2008.
–  Yu, Roger. «Travel Forecast: Business travel costs will rise in 2009», USA TODAY, 22 octobre 2008.

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Faits et chiffres Marchés géographiques

Ces Québécois qui prennent la grand’route!

Quelle distance parcourent les Québécois en voyage au Québec? Qui sont ceux qui roulent longtemps? D’où viennent-ils? Où vont-ils? Que font-ils en voyage? Selon les statistiques, ils sont surtout âgés de 35 à 64 ans, sont très actifs et effectuent généralement ces longs voyages sans enfants. Voici quelques repères concernant les distances franchies par les voyageurs québécois au Québec.

Comme nous l’avons vu dans une analyse précédente qui rapportait les résultats d’une étude espagnole (Lire: Qui est prêt à parcourir de longues distances en voyage?), le profil des voyageurs de longues distances diffère de celui des plus courtes distances. À l’aide des données de l’Enquête sur les voyages des résidants canadiens (EVRC) de Statistique Canada, observons celui des Québécois.

Les distances parcourues

D’abord, sur l’ensemble des 50,5 millions de voyages – avec ou sans nuitée –, la moitié (48,7%) sont réalisés à moins de 80 km du domicile. À elle seule, la tranche des 40 à 59 km regroupe le tiers (32,3%) des voyages-personnes. Seulement 5,2% des déplacements sont de plus de 320 kilomètres.

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Pour mieux saisir le poids des trajets de plus longue distance, le graphique 2 présente la répartition des voyages qui comprennent au moins une nuitée. Ainsi, parmi les 18,9 millions de voyages touristiques, la moitié (52,7%) sont réalisés à au moins 120 km du domicile, plus du quart (26,6%) se situent dans la tranche des 160 à 319 km et les trajets de 320 km et plus représentent 12,6% (2,4 millions) des voyages.

 

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Qui parcourt de longues distances?

Afin de comparer le profil des voyageurs pour les déplacements longs versus ceux moins longs, nous avons rassemblé les segments pour former deux groupes: les voyages-personnes de moins de 320 km et ceux de 320 km et plus. Précisons que les données qui suivent, pour des raisons méthodologiques, incluent les excursionnistes et concernent tous les voyages-personnes, à l’exception des voyages d’affaires.

Chez les Québécois qui font des voyages de 320 km et plus au Québec, certaines caractéristiques semblent plus prononcées. On remarque notamment une plus forte représentation des:

  • personnes âgées de 35 à 64 ans;
  • adultes sans enfants;
  • voyageurs qui vont marcher ou se promener; effectuent des visites touristiques et pratiquent des activités de plein air.

Parmi les voyages de 320 km et plus, les 45 à 54 ans sont les plus représentés alors que pour les trajets plus courts, ce sont les 25 à 34 ans (graphique 3).

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Une proportion surprenante de voyages (environ 80%) sont réalisés uniquement par des adultes, et ce, peu importe le nombre de kilomètres parcourus (graphique 4). Pour expliquer un tel résultat, on peut supposer que les gens sans enfants font davantage de voyages que ceux qui n’en ont pas. De plus, lorsque le ménage inclut des enfants, il est probable que les adultes effectuent aussi des voyages sans eux.

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Des touristes actifs

Le graphique 5 présente les activités pratiquées. Comme pour les voyages de moins de 320 km, la moitié des voyages-personnes de 320 km et plus incluent la visite d’amis ou de la parenté. Les activités qui se démarquent pendant des voyages de longues distances sont la marche ou la promenade (31%), le magasinage (17%) et les visites touristiques (16%). On remarque aussi que la plupart des activités de plein air sont davantage pratiquées lors de voyages de plus de 320 km.

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D’où viennent-ils?

Les voyageurs de longues distances proviennent légèrement moins de Montréal, de Québec et des régions rurales que ceux parcourant moins de 320 km. Les régions métropolitaines de Saguenay et de Gatineau et les agglomérations de recensement (AR)* regroupent une plus grande proportion de voyages de longues distances par rapport aux autres déplacements.

* Les agglomérations de recensement (AR) sont les territoires autres que les régions métropolitaines de recensement (RMR) et comprennent un noyau urbain d’au moins 10 000 habitants.

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Voici, vues d’un autre angle, les distances parcourues selon les différents marchés d’origine. Soulignons que le segment des 1 à 39 km ne comprend que les voyages d’une nuit ou plus – un excursionniste doit franchir une distance minimale de 40 km pour être appelé comme tel.

On constate, entre autres, que les voyageurs en provenance de la région du Saguenay effectuent de longs trajets, puisque 45% des voyages qu’ils font dépassent les 160 km. De plus, ceux des régions de Québec, de Sherbrooke et de Gatineau semblent plus enclins à faire de la route que les résidants de la RMR de Montréal ou de Trois-Rivières. Ces informations peuvent s’avérer très pratiques pour mieux cerner votre marché cible.

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Où vont-ils?

Enfin, le tableau 2 présente quelques chiffres sur les distances moyennes parcourues par les voyageurs en fonction des destinations. Compte tenu de l’échantillonnage parfois faible, ces informations doivent être considérées avec réserve. Elles offrent un ordre de grandeur.

Tableau 2 – Nombre moyen de kilomètres parcourus à l’aller
par les voyageurs selon la destination

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Notre territoire de grands espaces impose de longues distances à parcourir, la plupart du temps en voiture. Les statistiques disponibles ne permettent pas une analyse très approfondie du profil des voyageurs de longues distances. Mais les informations ci-dessus donnent un aperçu. Pour les régions concernées, ciblez déjà les voyageurs qui sont enclins à parcourir de longues distances. Pour inciter les touristes à effectuer de longs déplacements, il faut leur faire savoir ce qui peut être vu en chemin, en proposant des visites touristiques sur le trajet, la découverte de points de vue, les autres routes possibles. Soyons imaginatifs et de concert avec les autres destinations qui bordent le trajet!

Source :
– Enquête sur les voyages des résidants du Canada (EVRC), 2006.

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Et si on prenait le train?

Comment voyager en évitant les mauvaises surprises causées par les hausses du prix de l’essence, les multiples contrôles de sécurité aux aéroports, les longues files d’attente, la multiplication des frais supplémentaires sur les voyages en avion, les congestions routières, le stress des longs trajets en voiture? En prenant le train! Moyen de transport de l’avenir, comme le clament certains pour sa bonne performance environnementale et pour sa rapidité lorsqu’il s’agit du t.g.v., le train gagne du terrain. Voyager en train est monnaie courante pour la plupart des Européens et semble de plus en plus populaire auprès des Américains. Dans le cas de Via Rail, on enregistre des hausses d’achalandage depuis le début de 2008. L’univers du transport ferroviaire serait-il en ébullition?

Rêvons un peu…

Imaginez si le Québec était pourvu d’un réseau de trains – encore mieux de t.g.v. – à la française! La nouvelle donne environnementale, dont le contexte plutôt alarmant des changements climatiques et la nécessité de trouver des solutions durables de transport, devrait nous pousser à envisager sérieusement un virage vers le transport par train.

Via Rail: investir pour rajeunir

Le nombre de passagers sur le réseau de Via Rail a augmenté de près de 10% pour les six premiers mois de 2008 par rapport au premier semestre de 2007 pour atteindre 2,2 millions de passagers. Le tronçon Montréal-Gaspé aurait connu une hausse de 25%. Mais comme le constate la société d’État elle-même, pour une croissance durable de l’achalandage, tout le réseau nécessite une cure de rajeunissement. Heureusement, le gouvernement fédéral annonçait à la fin de l’année 2007 un investissement de 692 millions de dollars pour l’amélioration des infrastructures ferroviaires, soit le plus gros investissement en immobilisations de l’histoire de Via Rail.

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Ces derniers arrivent à point compte tenu des défis de taille auxquels doit faire face Via Rail. Outre la vétusté du réseau, des voitures de passagers et des locomotives, mentionnons:

  • la concurrence féroce des transporteurs aériens offrant des billets à bas prix;
  • les retards des trains de passagers occasionnés par l’augmentation du trafic de trains de marchandises et par la réduction de vitesse de ces derniers.

Ajoutons aussi que le nombre de départs et l’horaire des trains de voyageurs sont parfois restrictifs. Par ailleurs, les déplacements par train au Québec ne permettent pas de voyager plus rapidement qu’en voiture ou en autobus.

Un projet de train rapide refait surface

Au fil des ans, plusieurs projets de t.g.v. ou de train rapide ont fait l’objet d’études de faisabilité ou de discussions entre les provinces et les États concernés. Pensons au lien Montréal–Boston ou encore à celui de Montréal–New York. Mais c’est le projet du train rapide dans le corridor Québec–Windsor qui soulève le plus grand intérêt chez nos gouvernements. Du moins, il a refait surface en 2008. Les premiers ministres du Québec et de l’Ontario estiment que dans le contexte actuel, soit les nouvelles préoccupations en regard de la réduction des gaz à effet de serre ainsi que la congestion routière, une réévaluation du projet est nécessaire. Même si celui-ci a fait l’objet d’études il y a plus d’une dizaine d’années, les nouvelles technologies ainsi que les impératifs environnementaux teinteront sûrement les résultats des évaluations à venir.

Aux États-Unis: une demande en forte croissance

La popularité du train bat des records aux États-Unis. Le transporteur national, Amtrak, a connu en juillet 2008 le meilleur mois de ses 37 ans d’histoire. Quelque 28 millions de passagers ont voyagé sur le réseau d’Amtrak entre septembre 2007 et 2008, une augmentation d’au moins 10%. L’essence à plus de 4 USD le gallon, les aéroports bondés, les mesures de sécurité contraignantes et le coût élevé des billets d’avion ne sont pas étrangers à ce phénomène. Et certains hôtels saisissent l’occasion en offrant des promotions aux voyageurs qui se sont déplacés par train. C’est le cas de la chaîne Kimpton Hotels – pour ses établissements de New York, Boston et Washington D.C. – avec sa promotion «Ride the Rails», qui consiste à donner 20% de rabais sur le meilleur prix en vigueur à ceux qui se procurent un billet Amtrak.CB_2008-10_prendre_train_img2

Et pourtant, le réseau américain souffre à peu près des mêmes maux que ceux du Canada, soit des équipements vieillissants et des retards importants. À cet égard, le Congrès des États-Unis vient d’accepter de doubler l’enveloppe budgétaire d’Amtrak à 13 milliards de dollars sur cinq ans. Dans le passé, les subventions versées au transporteur national étaient très critiquées. Aujourd’hui, on les voit d’un autre œil étant donné le contexte économique défavorable qui règne depuis quelques années. On étudie aussi la possibilité de nouvelles lignes dont celle d’un lien rapide entre Washington et New York. Si les Américains se mettent à voyager en train, nous devrions peut-être y voir une opportunité!

Le réseau européen prend de la vitesse et s’organise

Le transport des voyageurs par train en Europe est très bien implanté, non seulement dans le quotidien des résidants, mais aussi dans la culture touristique, et ce, depuis un bon moment. Ce qui domine ce secteur à l’heure actuelle, c’est le développement et le déploiement extrêmement rapide des lignes à grande vitesse. On parle même d’une révolution du train rapide. Avec les projets en cours, ce réseau à grande vitesse devrait tripler d’ici 2020 pour atteindre plus de 15 000 kilomètres (pour les projets, consultez http://www.railteam.fr/A-propos-de-Railteam/Futur-de-la-Grande-Vitesse).

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À l’été 2007, sept opérateurs européens de train à grande vitesse ont signé un contrat de coopération, Railteam, dont le but est de faciliter les voyages internationaux, directs ou par correspondance. L’objectif consiste à faire du transport ferroviaire à grande vitesse une véritable solution de remplacement à l’avion et à la voiture. Le partenariat Railteam devrait permettre une amélioration des correspondances, la diffusion d’une information complète et multilingue, à bord et en gare, et un accompagnement continu, notamment en cas de retard et de complications pour les correspondances. Autre aspect d’importance, Railteam investit dans une plateforme de distribution commune aux sept opérateurs. Au cours de l’année 2009, les clients pourront acheter leurs billets de t.g.v. en une seule transaction, même s’ils combinent plus d’une compagnie ferroviaire. Ce système devrait constituer une plus-value notable et, du même coup, un enjeu pour le transport aérien qui était le seul jusqu’à maintenant à offrir ce type de distribution.

If you can’t beat them, join them

La libéralisation du transport ferroviaire en Europe, prévue pour 2009, entraînera sûrement la participation de nouveaux joueurs. Plusieurs transporteurs aériens pourraient bien faire leur entrée. Déjà, certains ont conclu des ententes, et d’autres partenariats sont pressentis. À titre d’exemple, Lufthansa et Deutsche Bahn (DB) ont élaboré le concept AIRail qui permet aux voyageurs de transférer de l’avion au train avec un seul billet. Air France et son partenaire Veolia ont l’intention de lancer leur propre train à grande vitesse afin de fournir un service sur certaines lignes devenues moins rentables pour le transporteur aérien et de s’assurer une part de ce marché qui prend de l’ampleur. KLM a conclu une entente avec la Dutch railway company pour prendre une part de 10% dans la nouvelle ligne de train rapide.

Le succès européen devrait nous inspirer dans notre recherche de modes de transport de longues distances durables, surtout en raison de la vastitude de notre territoire et des possibilités de développement que peut représenter le déploiement d’un réseau ferroviaire efficace.

Sources:
– Balland, Karine. «Air France avance son projet ferroviaire», L’Écho touristique, 12 septembre 2008.
– Beauchamp, Alexis. «Les nouvelles “technologies écoactives” de Bombardier Transport», [http://www.visiondurable.com], page consultée le 15 octobre 2008.
– Beauchamp, Alexis. «Washington double le financement du transport ferroviaire», [http://www.visiondurable.com], page consultée le 14 octobre 2008.
– Dubuc, André. «Le train de nouveau sur les rails», Les Affaires, 20 septembre 2008.
– Fortin, Karine. «Le projet de train rapide Québec-Windsor relancé», 10 janvier 2008.
– McCommons, James. «A New Era for Train Travel?», [americancity.org], page consultée le 17 octobre 2008.
– Stone, Danie. «All Eyes on Amtrak», Newsweek, 12 juillet 2008.
– The Associated Press. «Amtrak reports record annual ridership», USA TODAY, 10 octobre 2008.
– Therrien, Yves. «Un TGV Québec-Windsor, toujours une priorité», 2 septembre 2008.
– Travel & Tourism Analyst. «Rail Travel – Europe», Mintel, no 3, mars 2008.
– Vézina, René. «Il est temps de remettre le projet de TGV sur les rails», Les Affaires, 26 avril 2008.
– Via Rail Canada. «Rapport annuel 2007: La revue de l’année».

Sites Internet:

Amtrak
Railteam
SNCF
VIA Rail

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En attendant Bixi… le vélo en libre-service

Elle a envahi les villes européennes et vient de traverser l’Atlantique pour conquérir les milieux urbains d’ici. La bicyclette en libre-service connaît un grand succès dans la plupart des endroits où elle s’installe. Au printemps 2009, Montréal aura sa propre flotte de 2400 vélos dispersés à travers quelque 300 stations dans les quartiers centraux de la ville. Voici un tour d’horizon de quelques expériences étrangères du vélo en libre-service.

Bien qu’à la base le concept de vélo en libre-service s’adresse au citoyen, les possibilités touristiques sont nombreuses et devraient intéresser une clientèle grandissante. La découverte des villes à vélo ou le simple fait de pouvoir se déplacer facilement d’un point à un autre à vélo gagnent en popularité auprès des visiteurs à la recherche d’expériences authentiques, hors du commun.

Rouler à vélo gratuitement

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Copenhague est l’une des villes pionnières dans ce domaine avec le déploiement, en 1995, de son réseau city bike. Sa formule novatrice permet l’accès gratuit aux vélos. En effet, il suffit d’insérer une pièce de 20 couronnes (environ 4 dollars) pour libérer une bicyclette de son support, pour ensuite pédaler dans la ville tout en demeurant à l’intérieur du périmètre d’utilisation et récupérer sa pièce de 20 couronnes en ramenant et en verrouillant le vélo sur un support disponible. Le city bike de Copenhague est devenu une véritable attraction, un symbole de la destination reconnu à travers le monde. On a tenté d’implanter le modèle d’accès gratuit de Copenhague dans d’autres villes comme Vienne, mais les nombreux vols ont incité les responsables à revoir la formule.

Le modèle le plus courant: la location de vélo en libre-service

Le concept le plus courant est celui de la location du vélo en libre-service. Lancé en 2005, le Vélo’v de Lyon est reconnu comme étant l’un des premiers du genre. Du moins, son succès en a fait un modèle pour l’Europe. Et cette formule se déploie à la vitesse grand V dans de nombreuses villes européennes depuis quelques années. Mentionnons Vienne, Bruxelles, Aix-en-Provence, Paris, Marseille, Barcelone, Toulouse et bientôt Dijon. Le nombre d’adeptes est en croissance, et le concept ne cesse d’être amélioré.

Comment ça marche

Le principe de base de la location est simple et similaire d’une ville à l’autre. Dans le cas du Vélo’v, il faut d’abord se procurer une carte d’accès – courte durée, longue durée… Plusieurs formules sont proposées; elles sont accessibles aux bornes Vélo’v (aux stations). La carte de courte durée, valide sept jours, coûte un euro et permet de s’inscrire ensuite à la même borne pour obtenir un numéro qui permet de déverrouiller l’un des vélos de la station. Les trente premières minutes d’utilisation sont gratuites; l’idée étant de favoriser les courts déplacements. L’heure suivante coûte un euro, et chaque heure supplémentaire deux euros. L’usager peut rapporter son Vélo’v à n’importe quelle autre station. C’est d’ailleurs sous cette forme – à des tarifs différents – que Bixi, le vélo en libre-service de Montréal, sera offert.

Succès

Étant donné son succès, Vélo’v a fait des petits. Vélib’, implanté à Paris à l’été 2007, fait beaucoup parler de lui. Qui aurait cru qu’il pouvait être agréable, voire possible, de pédaler à même le flux automobile souvent chaotique des rues de Paris? Et apparemment, ça se passe plutôt bien, la cohabitation s’avère relativement harmonieuse. Les chiffres sont pour le moins impressionnants. En septembre 2008, soit un peu plus d’un an après son lancement, on enregistre:

  • une moyenne de 91 500 locations par jour (parfois jusqu’à 100 000);
  • 215 000 abonnés annuels et 50 859 réabonnés;
  • près de 33 millions de locations depuis la mise en place de Vélib’.

Outre les bandes et les pistes cyclables, les cyclistes parisiens bénéficient également de nombreuses voies réservées aux autobus, soit celles marquées par le logo «vélos». Ces couloirs ont été élargis à 4,5 m pour permettre aux autobus et aux taxis de dépasser les cyclistes. On invite aussi ces derniers à rouler en sens inverse sur certaines rues (identifiées à cet effet) peu achalandées.

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À parfaire

En dépit de leur succès, les systèmes de vélo en libre-service sont en rodage et demandent une amélioration d’année en année. D’abord, malgré les précautions contre le vol – vélo indémontable, facilement identifiable, système de serrure antivol, etc. –, un grand nombre de vélos ont disparu, surtout à Paris où quelque 3000 Vélib’ ont été lourdement endommagés ou volés depuis les débuts. À Lyon, une campagne de sensibilisation incite les utilisateurs à prendre soin de leur monture et à signaler tout mauvais usage ou encore tout vélo brisé. Enfin, pour résoudre en partie le problème des stations toujours vides versus celles toujours pleines, Paris vient de désigner une soixantaine de stations «Bonus». Il s’agit en fait de regarnir les haltes situées dans les hauteurs de la ville. Pour ce faire, on accorde aux «grimpeurs» 15 minutes supplémentaires gratuites.

En Amérique du Nord

Des initiatives se créent lentement de ce côté-ci de l’Atlantique. Au printemps 2008, le programme SmartBike DC voyait le jour à Washington DC. Mais la tarification implique un abonnement annuel, limitant ainsi les possibilités sur le plan touristique. Bixi, le modèle qui sera implanté à Montréal, offrira l’option de recourir à un abonnement quotidien. Ce mode de transport qui, espérons-le, remportera beaucoup de succès auprès des citoyens devrait constituer un atout à l’offre touristique. Pour maximiser ses chances de popularité, quelques éléments sont à envisager:

  • trouver la (ou les) station Bixi la plus proche de votre entreprise pour en informer la clientèle (sur votre site Internet entre autres);
  • créer des itinéraires de découvertes de quartier et de visites d’attraits en tenant compte des stations Bixi;
  • déterminer les artères les plus sécuritaires et les mieux adaptées pour les déplacements à vélo, puis informer votre clientèle de leur existence;
  • élaborer des forfaits intégrant un abonnement quotidien à Bixi.

Favoriser les déplacements actifs et créer de l’animation urbaine

Dans ces villes où la population a rapidement adopté le vélo en libre-service, on remarque une progression de l’animation urbaine et de l’activité commerciale. Les déplacements à vélo, comme à pied, redonnent à la ville un visage plus humain, favorisent les contacts, les arrêts spontanés, et dynamisent la rue. Par ailleurs, une récente étude de l’Université de New South Wales révélait que malgré une augmentation des cyclistes dans les rues, le nombre d’accidents impliquant cyclistes et automobilistes était en baisse. Les vélos sur les routes entraîneraient un changement de comportement des automobilistes: ceux-ci adopteraient une conduite plus sécuritaire. Or, il faut sensibiliser tous les usagers à cette cohabitation qui est encore parfois très périlleuse dans les villes nord-américaines. Sans compter que les aménagements permettant des déplacements sécuritaires sont souvent manquants. Il serait souhaitable que la mise en place du vélo en libre-service suscite des initiatives en ce sens!

Sources:

–  Gaffney, Dan. «A virtuous cycle: safety in numbers for riders says research», University of New South Wales, [http://www.science.unsw.edu.au/news/a-virtuous-cycle-safety-in-numbers-for-riders-says-research/], page consultée le 1er octobre 2008.
–  Persiaux, Renaud. «Vélib’, Vélo’v, V’hello… Une vélorution», [scienceshumaines.com], page consultée le 2 octobre 2008.
–  The Associated Press. «Vélib’, un an et beaucoup de succès pour le vélo à Paris», [www.cyberpresse.ca], page consultée le 2 octobre 2008.

Sites Internet :
–    Bixi
–    City bike
–    SmartBikeDC
–    Vélib’
–    Vélo’v

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Qui est prêt à parcourir de longues distances en voyage?

Au Québec, les longs trajets à parcourir, on connaît. La notion de distance est souvent perçue négativement parce qu’elle implique un coût physique, temporel et financier. La sensibilité à la distance varie selon les caractéristiques des voyageurs. Un chercheur espagnol s’est penché sur cette question. Voici les principales conclusions de son étude.

En cette époque où le temps est si précieux, celui qui est «non productif» peut représenter une perte. Pourtant, le trajet à parcourir pour se rendre à destination fait partie intégrante de l’expérience de voyage. Lorsqu’il est considéré comme tel et qu’il permet, par exemple, la contemplation d’un beau paysage, le trajet à parcourir peut même devenir un attribut de la destination. Ce temps de déplacement est perçu de façon positive par un certain nombre de voyageurs, selon leurs caractéristiques, leurs motivations ou encore leurs comportements de voyage.

Mentionnons que l’étude dont il est question ici a été réalisée auprès de voyageurs espagnols à l’occasion de voyages nationaux. La notion de distance est donc cernée par les limites du pays. La sensibilité à la distance pourrait être différente dans le cas de voyages internationaux. Soulignons aussi que le chercheur a choisi de mesurer la distance en temps de déplacement. Bien qu’il s’agisse d’une population et d’un territoire particuliers, le rapport à la distance pourrait avoir certaines similitudes avec d’autres populations occidentales, comme les Canadiens ou les Québécois.

En bref, l’étude démontre que les voyageurs ayant une plus grande propension à effectuer de longs trajets sont ceux qui:

  • gagnent des revenus supérieurs à 600 euros par mois, mais inférieurs à 4500 euros par mois;
  • habitent les grandes villes;
  • démontrent un intérêt pour découvrir de nouveaux endroits;
  • recherchent un climat bien particulier;
  • sont curieux;
  • visitent des parents ou des amis.

Ceux qui, au contraire, se montrent plus réticents à parcourir de longues distances sont les voyageurs qui :

  • sont accompagnés d’enfants de moins de 16 ans;
  • cherchent d’abord à relaxer lors de leur voyage.

Les paragraphes suivants présentent plus en détail les profils des voyageurs versus leur sensibilité à la distance.

Les caractéristiques sociodémographiques

Le revenu
Le niveau de revenus exerce une influence sur la distance à parcourir lors d’un voyage.   D’abord, le chercheur a établi cinq niveaux de revenus:

  1. jusqu’à 600 euros par mois
  2. entre 600 et 1200 euros par mois
  3. entre 1200 et 2400 euros par mois
  4. entre 2400 et 4500 euros par mois
  5. plus de 4500 euros par mois

Ce sont les niveaux 2, 3 et 4 qui présentent la plus faible sensibilité à la distance. On estime donc que ceux qui bénéficient de revenus supérieurs au niveau 1 sont plus enclins à franchir de longues distances, puisqu’ils sont en mesure de débourser plus d’argent pour se rendre à destination que les voyageurs du niveau 1. Mais les résultats démontrent un point de saturation. À partir d’un certain niveau de revenus (plus de 4500 euros par mois), la prédisposition à effectuer de longs trajets (en matière de temps) cesse d’augmenter.

Le nombre d’enfants
La taille du ménage a généralement un impact sur la destination des vacances. Et comme le démontrent les résultats de l’étude, le nombre d’enfants de moins de 16 ans qui font partie du voyage représente une restriction quant à la distance à parcourir. En effet, plus il y a d’enfants, plus la liberté de déplacement est limitée. Les vacances avec des enfants tendent davantage à se dérouler dans des destinations de proximité.

La taille de la ville de résidence
La taille de la ville de résidence influence positivement et de façon considérable la sensibilité à la distance. Le besoin de fuir la ville pour les vacances, de parcourir une certaine distance afin de changer d’air explique probablement cette relation. Les citadins des grandes villes sont ainsi plus enclins que les autres à effectuer de longs trajets.

L’âge
Il ne semble pas y avoir de lien entre l’âge et la sensibilité à la distance, du moins pas de façon importante. Les motivations des voyageurs exercent une plus grande influence sur la distance à parcourir pour atteindre la destination que ne le fait l’âge.

Les motivations de voyage

Les voyageurs peuvent être prêts à parcourir une certaine distance pour atteindre leurs objectifs. Pour relaxer, il n’y a pas de relation significative avec la distance à parcourir. L’auteur prétend que les gens préfèrent ne pas investir trop de temps de déplacement lorsqu’ils cherchent surtout à relaxer alors que le voyageur à la recherche d’un climat précis est prêt à parcourir la distance nécessaire pour l’atteindre. De plus, le voyageur curieux sera plus enclin à parcourir de longues distances pour satisfaire sa soif d’apprendre. Le touriste qui rend visite à des parents et des amis est aussi prédisposé à effectuer un long trajet, puisque la motivation première consiste à retrouver des gens et des lieux familiers ou empreints de souvenirs. Le motif a alors le dessus sur la distance.

L’organisation et les comportements

Recours à un intermédiaire
Souvent, les voyageurs sont portés à passer par un intermédiaire pour l’achat de produits complexes ou qui comptent plusieurs produits. Les voyages à destination éloignée inciteraient aussi les gens à recourir à des intermédiaires.

Mode de transport
Pour économiser, une famille choisira la voiture comme moyen de transport plutôt que l’avion. La sensibilité à la distance dépend également du mode de transport. Dans le cas de l’Espagne, c’est le train qui semble associé favorablement aux longues distances. Ce mode de transport occasionne un plus faible coût physique que la voiture, puisque aucun individu du ménage ne doit conduire, un coût temporel plus élevé que l’avion, mais à moindre coût financier.

Intérêt du voyageur à découvrir de nouveaux endroits (Ulysse’s factor)
Le facteur «Ulysse» par lequel les gens ressentent le besoin d’explorer et de découvrir de nouveaux endroits les emmène souvent à parcourir de longues distances. La recherche de nouveauté diminue la résistance aux longues distances.

En attendant une prochaine édition du Globe-Veilleur qui présentera le profil des voyageurs québécois au Québec selon la distance parcourue, on peut s’inspirer de ces résultats pour tenter de mieux cerner la relation qu’entretiennent les voyageurs avec les distances. L’offre touristique éloignée des grands centres saurait tirer profit de ces informations en misant davantage sur ces segments dans ses stratégies marketing.

Source:
Nicolau, Juan L. «Characterizing Tourist Sensitivity to Distance», Journal of Travel Research, août 2008.