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Segments de clientèles

13 types de touristes culinaires

L’enquête de World Food Travel Association auprès de 2527 voyageurs d’agrément de dix pays (voir la note méthodologique au bas de cette analyse) a permis de distinguer certaines particularités propres aux touristes culinaires et de les classer selon 13 profils différents. Les répondants devaient choisir les trois comportements qui leur correspondent le mieux. Cette catégorisation implique que les individus pouvaient s’identifier à plus d’un profil, le contexte et le type de voyage se prêtant à différents comportements.

13 profils, 13 comportements

Le tableau suivant présente chacun des profils, le pourcentage des répondants qui s’y identifie ainsi que les pays où la proportion est plus marquée.

Profils_touristes_culinaires_definitions

L’enquête permet notamment d’observer que les voyageurs fréquents (plus de cinq voyages au cours de la dernière année) sont légèrement surreprésentés dans les catégories de touristes authentique, éclectique, local, social, innovant et aventurier.

Qui dépense le plus ?

L’analyse des dépenses selon les types de voyageurs concerne les répondants américains seulement, pour lesquels l’échantillon était suffisant et représentatif. Les voyageurs ayant les profils innovant, gourmet et branché dépensent davantage (graphique 1). Pour tous les profils, les dépenses moyennes sont plus élevées chez les touristes culinaires que la moyenne des touristes d’agrément (pour comprendre la distinction, voir cette analyse). Les écarts sont particulièrement marqués pour les profils novice, local, éclectique, gourmet et social.

Graph.1_depenses_profils_touristes_culinaires

Il est également intéressant d’observer le portrait global des dépenses de voyage journalières de certains types de touristes culinaires, en comparaison avec les dépenses de la moyenne des touristes d’agrément. En plus de la nourriture et des boissons, les innovants, les gourmets et les branchés déboursent généralement des sommes plus importantes pour l’hébergement, le divertissement et le magasinage.

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S’adresser aux touristes culinaires est une chose. Comprendre les différents types de voyageurs et communiquer adéquatement avec eux en est une autre. Si vous gravitez dans cet univers, inspirez-vous de ces profils pour mieux décoder et segmenter votre clientèle.

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Produits et activités

Des routes touristiques à la carte en Alsace

Les huit routes touristiques incontournables d’Alsace sont maintenant supportées par un module permettant aux voyageurs d’organiser des visites géolocalisées selon leurs préférences.

La plateforme trilingue, Mes Routes d’Alsace, disponible également en version mobile, permet de créer un itinéraire de visite personnalisé en fonction des centres d’intérêt et des besoins. Le parcours retenu est ensuite accompagné d’un guidage GPS et d’un diaporama audio. Le « guide de visite » peut être généré en ligne, téléchargé en version imprimable ou encore aux formats KML (Google Earth) ou GPX.

Alsace routes outil planification

Source : Mes Routes d’Alsace

Grâce à la base de données régionale du Lieu d’échange d’information (LEI) d’Alsace, les informations touristiques et pratiques contenues dans ce module sont mises à jour en temps réel. Pour en savoir davantage sur les systèmes collaboratifs de gestion de l’information touristique, relisez l’analyse L’information touristique en mode collaboratif.

Les routes touristiques du Québec sont populaires auprès de visiteurs internationaux. Certaines disposent d’un outil de planification personnalisé, d’autres non. Une telle plateforme uniformisée d’organisation du parcours serait-elle bénéfique ?

Mes Routes d’Alsace a été créé par Alsace Destination Tourisme en collaboration avec le pôle Qualité de l’accueil de l’Agence d’Attractivité.

Source de l’image à la une : Tourisme-Alsace.com, © AAA / Zvardon

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Produits et activités

Tendances dans le tourisme culinaire

Social dining

Dans cette mouvance de l’économie collaborative où sont prônés les notions de partage, de découverte de l’autre, de « bons plans » et d’entraide, la cuisine a trouvé sa place : c’est ce que l’on appelle le social dining ou le foodsurfing. Les plateformes pour découvrir la cuisine locale d’une destination fleurissent et se déclinent en différentes options. Parmi elles, Voulezvousdîner, EatWith, VizEat ou encore Feastly mettent en relation un inconnu avec un habitant qui cuisine chez lui. Le repas se déroule souvent en petit comité. Des plateformes essaient de nouveaux concepts en proposant des rencontres thématisées.

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Source : VizEat

Quelques offres sont disponibles à Montréal.

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Source : VizEat, Montréal

Blogueurs

Si la cuisine, et plus largement la nourriture, est devenue un phénomène sociétal, c’est aussi grâce à l’avènement des réseaux sociaux. On parle désormais de « journalisme citoyen », où chacun peut s’exprimer sur un sujet et devenir un acteur de la communication sur le Web. Ainsi, de nombreux internautes et blogueurs font la part belle à la nourriture en partageant leurs découvertes et leurs préférences notamment avec les photos qui valorisent le repas sur les réseaux sociaux comme Facebook, Flickr, Instagram, Pinterest ou encore YouTube. Les touristes aiment essayer de nouveaux plats et les prendre en photo.

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Source :Jardins de Métis @Katherine-Lune Rollet

Événementiel

À constater le nombre croissant de manifestations thématiques sur les produits culinaires et la cuisine locale, l’événementiel est un indicateur qui dynamise le tourisme gourmand. La cuisine est plus que jamais reconnue dans la culture des sociétés. Ainsi, des événements interdisciplinaires font leur apparition. Certains qui n’avaient, à première vue, pas de lien particulier avec la gastronomie la combinent à présent avec le milieu de la musique, de l’art, de la littérature, de la bande dessinée ou encore des startups. Les points de vente de cuisine locale (sous forme de tentes, de conteneurs, de camions de cuisine de rue, etc.) créent une véritable valeur ajoutée pour le visiteur. En France, la SlowUp de la Route des Vins d’Alsace combine élégamment cyclotourisme, œnologie et gastronomie locale, avec un succès grandissant.

Source : SlowUp Alsace

Le restaurant, cet endroit éphémère et insolite

Une nouvelle approche du restaurant où le consommateur souhaite se laisser surprendre par une cuisine locale, de manière non conventionnelle, se dessine. Bousculés par l’arrivée de nouveaux acteurs et concepts dans le paysage de la restauration, les professionnels, y compris de grands noms de la gastronomie, se convertissent à ces nouvelles pratiques.

Les restaurants éphémères fleurissent partout et sont appelés aujourd’hui « supper club », « underground restaurant », « pop-up restaurant », « secret restaurant », « guerrilla dinner », ou « anti-restaurant ». Ces établissements prennent vie dans un endroit insolite ou original, l’espace d’une ou de plusieurs soirées. Les lieux fréquents sont des salons, appartements privés ou des galeries d’art ouverts par des particuliers. Les participants, principalement invités par le bouche-à-oreille ou via les réseaux sociaux, doivent réserver et s’acquitter du prix du repas sur place. S’il revêt un caractère illégal, puisque non contrôlé sur le plan de l’hygiène, des taxes, etc., le restaurant éphémère a fait décoller la carrière de plusieurs grands chefs dont le talent a été reconnu grâce à ce type de manifestation.

Afin de promouvoir leur patrimoine culinaire, un groupe de Finlandais a lancé en 2011 le Restaurant Day, dont le principe est le suivant : le temps d’une journée, tout un chacun peut installer son restaurant, son bar ou encore son café. Fort de son succès, le concept a largement dépassé les frontières finlandaises pour s’étendre à 75 pays et villes aux quatre coins du globe, dont Montréal et la Suisse. Sur le site internet Restaurant Day, les participants géolocalisent leurs restaurants éphémères, dressent la carte des menus et publient les horaires de leurs événements.

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Source : Nightlife

Cuisine de rue

Le phénomène des camions de cuisine de rue bat son plein. Le concept, né aux États-Unis, est particulièrement bien implanté en Amérique du Nord. On estime d’ailleurs que les revenus générés par l’industrie de la cuisine de rue atteindront 2,7 milliards de dollars américains d’ici 2017 aux États-Unis. Les food trucks gagnent en popularité en Asie, en Australie, au Mexique et dans certains pays d’Europe comme la Belgique, le Royaume-Uni et la France. Ils ne sont cependant pas toujours bien accueillis par l’industrie de la restauration.  

À l’origine, les repas servis, destinés aux employés pressés des quartiers d’affaires, ravissaient par leur côté pratique et leur service rapide. Ils se distinguent de plus en plus par leur côté gourmet ou encore excentrique. Dans certaines villes, ils deviennent des attractions touristiques. À Portland, les 500 camionnettes ont autant modifié le paysage urbain que l’offre culinaire de la destination, tandis qu’à Austin, des tours guidés y sont dédiés. En septembre 2014, l’office de tourisme d’Australie a décidé d’utiliser un camion de cuisine de rue comme outil de promotion touristique à Paris. La camionnette a sillonné les rues de la capitale pendant une dizaine de jours afin de valoriser la cuisine australienne.

Ce phénomène émerge maintenant dans les zones rurales. Ces engins s’offrent un nouveau look pour conquérir la clientèle des stations de ski. Dernière innovation en date, la première dameuse cuisine de France est arrivée cet hiver dans les Pyrénées, au Grand Tourmalet, et aussi dans les Alpes, à Val Thorens plus précisément. Cette cuisine mobile sur un domaine skiable est censée séduire une jeune clientèle. La station de ski de Bormio en Italie propose également une dameuse gourmande, la snowlicious.

Folle_folie_Douce_Racetrack Source : La Folie Douce

Bref, on ne s’ennuie pas sur la scène du tourisme gastronomique et il est à parier que sa popularité ne fera que croître.

……

Cet article a été intégralement rédigé par nos confrères suisses de l’Observatoire Valaisan du Tourisme de l’Institut de Tourisme de la HES-SO Valais.

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Marketing

Le marketing d’influence: comment s’y prendre

Selon l’Agence des médias sociaux, le marketing d’influence n’est pas une mode, il s’agit d’une tendance de fond qui devrait continuer de marquer les façons de faire au cours des 5 à 10 prochaines années. Plusieurs études avancent des indicateurs de rendement pour le marketing d’influence. Bien que différents, ils indiquent néanmoins un rendement positif dans tous les cas. À titre d’exemple, eMarketer estimait en 2015 un ROI de 9,60 dollars américains pour chaque dollar investi. Ce qui tend à confirmer que les influenceurs peuvent modifier la perception d’un produit et influencer l’acte d’achat.

Bien que cette pratique soulève des débats sur l’objectivité des publications, il s’agit d’une forme de marketing que l’on ne peut ignorer et qui compte plusieurs résussites. 

Comment les choisir

Bien que les données connues témoignent du potentiel d’une telle stratégie, elle n’en demeure pas moins risquée et sa réalisation doit être bien planifiée et bien exécutée. Entre autres, choisir les influenceurs et réussir à les attirer est une première étape importante.

Une stratégie marketing consiste généralement à faire des choix en matière de segmentation, de profil ou de personnalisation. Selon Arnaud Desmarest, formateur à l’école française ESCAET, cette étape est remplacée par la sélection de l’influenceur, de son auditoire et de ses modes de communications.

L’influenceur idéal pour un partenariat possède :

  • une bonne connaissance du produit, il l’utilise ou supporte la marque;
  • une excellente crédibilité dans le secteur concerné ;
  • une audience fidèle correspondant à la clientèle visée par l’entreprise ;
  • des aptitudes en création de contenus (photographie, storytelling, vidéo) ;
  • le sens du marketing ;
  • un nombre conséquent de followers et un bon taux d’engagement ;
  • une belle personnalité ;
  • une bonne connaissance de ses propres valeurs et intérêts.

Les autres éléments à considérer pour choisir un influenceur sont l’audience et l’influence, deux concepts souvent confondus. L’audience fait référence à la communauté réunie autour d’une personne (ou d’une marque). Bien qu’il s’agisse d’un critère pour choisir un influenceur, il est à analyser avec prudence. D’abord, une audience peut être faussée (achat de fans, de mentions « j’aime », etc.). Ensuite, une audience moins grande, mais correspondant bien au profil de la clientèle visée et fortement engagée sera plus réceptive et moins coûteuse.

La mauvaise interprétation des concepts d’influence et de popularité mène souvent les gestionnaires à confondre les principes de l’endossement par une célébrité avec le plein potentiel d’influence des médias sociaux. Les « célébrités » jouent d’ailleurs sur cette zone grise.

À cet égard, la firme Reech suggère de miser sur les influenceurs de moyenne et de longue traîne, c’est-à-dire moins connus. Les stars travaillent souvent avec plusieurs marques et leur influence peut se diluer. De plus, elles coûtent beaucoup plus cher. Le ROI associé aux influenceurs de moyenne et longue traîne qui sont bien alignés avec la marque est généralement beaucoup plus intéressant.

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Source : Reech

Selon un sondage de la firme Reech auprès de 800 influenceurs français, les voyages sont un des thèmes souvent abordés (graphique 1), une bonne nouvelle pour l’industrie. 

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Comment collaborer avec les influenceurs

Une bonne collaboration consiste à trouver l’équilibre entre les directives données à l’influenceur (dans les cas où il est rémunéré) et l’essentielle liberté qu’il faut lui accorder. La force du blogueur est le storytelling, il est créatif dans la production de contenu, que ce soit sous forme de textes, de photographies ou de vidéos. Ainsi, sa liberté d’action est importante et il en résultera des contenus plus authentiques.

L’enquête de Reech met en lumière les écarts entre les médias préférés des influenceurs et ceux retenus pour des partenariats marketing (graphique 2). Bien que les entreprises favorisent clairement les blogues, il y a probablement lieu de faire une plus grande place à Instagram, qui rejoint bien les intérêts des influenceurs.

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Les influenceurs efficaces sont des professionnels et doivent être rémunérés. Cependant, il ne s’agit pas de leur unique source de motivation (graphique 3). Le produit ou l’expérience que l’on propose de tester, les valeurs de la marque, la façon dont le contact s’est établi sont des éléments encore plus importants.

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Le budget d’une telle stratégie devrait inclure une somme supplémentaire pour donner un élan additionnel aux contenus les plus pertinents des influenceurs : les commanditer sur certains médias sociaux, relayer l’information, etc.

Reech recommande de construire une relation durable avec les influenceurs.

Reech recommande de construire une relation durable avec les influenceurs

Les plus engagés envers votre marque deviendront des ambassadeurs, voire des partenaires. C’est souvent au terme de plusieurs interventions en votre faveur qu’ils parviendront à influencer le comportement d’achat de leur communauté. Monsieur Desmarest prédit qu’un poste de « responsable des partenariats blogueurs » devrait éventuellement voir le jour dans les entreprises.

Des enjeux à prévoir

La professionnalisation du marketing d’influence comporte des enjeux grandissants, selon eMarketer.

  • « Les publications “organiques”, c’est-à-dire non promues par les plateformes publicitaires payantes, devraient voir leur visibilité diminuer à mesure que se développent les algorithmes des différents médias sociaux ». Cela nuira au marketing d’influence ; les marques préfèreront peut-être miser sur des publications payantes.
  • L’organisme qui régule les pratiques commerciales aux États-Unis, Federal Trade Commission, pourrait augmenter ses interventions et renforcer sa surveillance des contenus commandités sur les médias sociaux.
  • Au Canada, les normes de la publicité comportent de nouvelles règles exigeant que les influenceurs divulguent leurs ententes rémunérées avec les marques.

Ces contraintes n’annoncent toutefois pas la fin de la pratique, surtout si les entreprises et les agences se préparent à les contourner en amont.

L’importance de mesurer

Le marketing d’influence ayant sa place à part entière dans la stratégie de communication, il doit être inclus dans le suivi de la performance. De plus, avec la professionnalisation du métier d’influenceur, la rémunération est plus importante et la mesure devient essentielle.

À propos du marketing d’influence, consultez également notre analyse présentant le concept et des exemples, celle proposant des conseils pratiques ainsi que l’analyse qui explique comment travailler avec les blogueurs.

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Produits et activités

Profil des touristes culinaires

World Food Travel Association (WFTA) a mené une enquête de février à avril 2016 auprès de 2527 voyageurs d’agrément résidant dans dix pays différents pour mieux comprendre le paysage du tourisme culinaire et le profil de ses adhérents. Ces pays sont l’Australie, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Irlande, le Mexique, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les résultats permettent de tirer plusieurs observations, mais ne sont néanmoins pas représentatifs de la population mondiale (voir la note méthodologique au bas de cette analyse).

La WFTA définit les touristes culinaires ainsi : des touristes d’agrément ayant d’une part participé à des expériences uniques et mémorables liées à la nourriture ou aux boissons lors d’un récent voyage et pour qui d’autre part, ces activités sont une motivation principale dans le choix d’une destination. Quelque 49 % des répondants sondés correspondent à cette définition.

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Bien que la plupart des voyageurs d’agrément participent à des activités gourmandes, les touristes culinaires se distinguent également par les caractéristiques suivantes :

  • Plus enclins à dépenser pour des activités culinaires ;
  • Participent à une plus grande variété d’activités en général, notamment le magasinage, la vie nocturne, les festivals et les événements sportifs ;
  • Réalisent plus de voyages ;
  • Les touristes culinaires américains dépensent quotidiennement 123 dollars américains, en comparaison à 80 dollars pour les autres répondants. Ces gourmets déboursent environ 48 % de plus par voyage que les autres voyageurs d’agrément.
  • La génération X et les milléniaux peuvent être définis comme des touristes culinaires dans une plus grande proportion que les baby-boomers (52 % versus 42 %) et sont davantage « engagés  » : ils participent à plus d’activités gourmandes et estiment que la gastronomie est particulièrement importante lors de leurs voyages.

Activités culinaires : multiples et répétées

Les sorties mémorables au restaurant représentent les principales activités culinaires pratiquées. Souvent en milieu urbain, les camions de cuisine de rue ou les kiosques sont aussi populaires, particulièrement auprès des touristes culinaires. Il est cependant intéressant de noter que les activités plutôt rurales, telles que la visite de marchés fermiers, de foires agricoles, de fermes ou de vergers ainsi que de vignobles ou routes des vins sont aussi des activités prisées.

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Le nombre moyen de types d’activités culinaires auxquelles les répondants ont participé est de 3,8. Celles-ci peuvent avoir été pratiquées plus d’une fois. Quelque 44 % des touristes culinaires ont pratiqué cinq activités ou plus au cours des deux dernières années.

Autres informations concernant les activités :

  • Près des trois quarts (71 %) des touristes d’agrément ont fréquenté un restaurant servant une cuisine locale ou régionale ;
  • Pendant leurs voyages, 70 % des voyageurs ont acheté des produits culinaires ou des boissons qu’ils ont rapportés chez eux.

Facteurs de motivation

Les activités culinaires les plus susceptibles de motiver un voyage sont les dégustations de produits locaux, la visite d’un restaurant célèbre, la participation à un festival culinaire, de bière ou de vin ou encore à un tour guidé.

Touristes_culinaires_motivation_graphique2

Outre ces activités, les sources d’information ayant le plus contribué à motiver la visite d’une destination, d’un restaurant ou d’une attraction culinaire sont les amis (71 %), les sites de commentaires (51 %), les émissions télévisées sur la gastronomie (46 %), les magazines ou journaux (46 %) et les partages à propos de nourriture ou de boissons sur les médias sociaux (43 %).

Engagés et informés

Les touristes culinaires sont plus « engagés  » sur les médias sociaux et enclins à partager leurs expériences.

  • Les trois quarts (74 %) d’entre eux prennent des photos de plats et de nourriture, durant au moins la moitié de leur voyage (60 % pour l’ensemble des répondants) ;
  • La même proportion (74 %) partage ses expériences de voyages sur les médias sociaux pour au moins la moitié de leur voyage (voyageurs d’agrément, 61 %).

Les touristes culinaires s’informent et cherchent des recommandations dans des proportions plus importantes que l’ensemble des répondants.

  • Consultation de sites de commentaires (78 % versus 67 %);
  • Information auprès des concierges et des employés d’hôtel (76 % versus 66 %);
  • Recommandations d’amis, de la famille ou de collègues (89 % versus 81 %).

Un intérêt qui prend de l’ampleur

La culture du tourisme culinaire grandit. Chez l’ensemble des répondants (tous les touristes d’agrément), 59 % affirment que la nourriture et les boissons sont plus importantes lors de voyages qu’il y a cinq ans. Cette proportion est de 73 % pour le segment des voyageurs gourmands. À cette question, on note des écarts significatifs selon le pays d’origine : 90 % des répondants chinois, 80 % des Indiens et 74 % des Mexicains considèrent les activités culinaires plus importantes qu’il y a cinq ans.

Les expériences gourmandes sont également importantes lors de voyages d’affaires pour 60 % de l’ensemble des répondants et 75 % des voyageurs culinaires. Les Chinois, les Indiens, les Mexicains, les Espagnols et les Américains y accordent une importance plus grande que les autres marchés de l’étude.

Le tourisme gourmand n’est plus une niche au Québec non plus (lire : Le tourisme gourmand au Québec prend du galon) et l’avenir semble très prometteur. Votre table est-elle mise pour bien les attirer et les satisfaire ?

note_methodologique_tourisme_culinaireSource de l’image à la une : Pexels.com

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Marchés géographiques

Top 20 des destinations touristiques et des pays émetteurs

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) estime le nombre de voyages internationaux à près de 1,2 milliard en 2015, soit 25 % de plus qu’en 2010*. Sur une plus longue période, la croissance est exponentielle.

Rappelons que l’OMT compile les statistiques nationales et que les méthodologies peuvent varier. L’analyse doit donc se faire avec prudence. De plus, les résultats pour l’année 2015 sont estimés en fonction de données partielles pour quelques destinations. Il s’agit d’une mise à jour de l’analyse de 2011 Classement mondial des destinations et des pays émetteurs.

Un classement en évolution constante

Non seulement le classement des destinations a beaucoup changé au cours des dernières années, mais la répartition des touristes se fait maintenant entre un très grand nombre de pays. Voici quelques observations marquantes concernant les arrivées internationales dans les principales destinations (tableau 1) :

  • Les 5 premiers pays du classement représentaient 43 % des arrivées en 1970 et 28 % en 2015. Les pays n’étant pas inclus dans le top 15 des arrivées internationales comptaient pour 3 % des arrivées en 1950, 34 % en 1990 et 46 % en 2015.
  • Le Canada est passé du 2e rang en 1970, au 14e rang en 2010 pour se classer en 18e place en 2015.
  • La Chine est maintenant une destination extrêmement populaire.
  • La Malaisie, la Turquie et Hong Kong ont aussi gagné d’importantes parts de marché.
  • Depuis les années 2000, les cinq premières positions sont plutôt stables. La France affiche une avance, mais sa croissance ralentit. La Chine talonne l’Espagne en 2015, toutes deux derrière les États-Unis.

top_15_destinations_touristiques

* Les pourcentages correspondent à la part de marché du regroupement de pays.

Source : Organisation mondiale du tourisme

tourisme mondial infographie

Arrivées et recettes touristiques : deux réalités

Les graphiques 1 et 2 présentent respectivement le nombre d’arrivées internationales ainsi que les recettes touristiques. Chacun dévoile un classement différent. Alors que la France occupe le 1er rang en matière d’arrivées internationales, elle figure au 4e rang en termes de recettes touristiques. Ce sont les États-Unis qui jouissent de la première position avec une solide longueur d’avance en matière de recettes. L’Espagne et la Chine suivent. Si quelques pays occupent un rang similaire, d’autres sont carrément absents d’un classement ou d’un autre. Certains pays enregistrent des recettes touristiques élevées par rapport au nombre de visiteurs : l’Australie (42e rang en termes d’arrivées internationales), l’Inde (40e), la Suisse (36e) ou Singapour (26e).

graphique_top_20_arrivees_internationales 

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L’accroissement global des arrivées touristiques internationales a profité à tous les pays du top 20. Le graphique 3 illustre des écarts considérables entre les pays. Le Canada a enregistré une croissance de 13 %, ce qui est moindre que celle d’autres destinations et qui explique son glissement dans le classement. Le Japon effectue un retour en force, passant de 8,6 à 29,5 millions d’arrivées touristiques internationales en 5 ans. Cette augmentation s’explique par des facteurs externes (dépréciation du yen et croissance économique de la Chine) ainsi que par une dérèglementation du trafic aérien et un assouplissement des visas pour les Chinois, Malaisiens et Thaïlandais, rendant le pays plus accessible. La Thaïlande, l’Arabie Saoudite et la Grèce ont également gagné en volume de touristes.

top 20 arrivees touristiques variation

Qui sont les plus grands voyageurs?

L’information relative aux marchés émetteurs par pays s’exprime en dépenses touristiques à l’international telles que publiées par l’OMT (tableau 2). Le nombre de déplacements n’est pas compilé. Ces dépenses, en dollars américains, sont passées de 495 milliards en 2000 à 986 milliards en 2010, puis à 1260 milliards en 2015 : une variation globale de 154 %. En 2015, 28 pays effectuaient des dépenses touristiques internationales de plus de 10 milliards de dollars américains alors qu’ils étaient 10 en 2000.

La Chine a connu une hausse fulgurante en termes de dépenses touristiques internationales. Sur 10 ans, elles ont augmenté de 1240 %. Bien qu’une large part de cette croissance soit attribuable aux voyages de proximité, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un marché émetteur immense. Les dépenses touristiques des Chinois à l’étranger sont estimées à 292 milliards de dollars américains en 2015. À titre comparatif, les dépenses des Américains (2e rang) s’élèvent à 113 milliards et celles des Canadiens à 29 milliards. Au Canada, le nombre de voyages en provenance de la Chine dépassera celui des Français en 2016, se plaçant au 2e rang. D’autres pays asiatiques connaissent aussi des augmentations considérables de leurs dépenses touristiques internationales (Corée, Hong Kong ou Singapour). Il est crucial de poursuivre les efforts pour développer des liaisons aériennes directes.

L’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France occupent les rangs suivants. Le Japon est passé du 5e rang en 2005, puis au 19e rang en 2015. Quelques pays ont connu une baisse de leurs dépenses touristiques internationales, mais celle du Japon est la plus marquée. Les Canadiens dépensent beaucoup pour des voyages internationaux, se classant au 7e rang.

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Miser sur l’attractivité et l’accessibilité

Le tourisme international poursuit donc sa folle croissance et compte toujours plus de joueurs. Demeurer dans la course est un défi pour tous. Bien que les distances soient moins impressionnantes qu’avant, le Québec ne jouit pas d’une proximité avec les volumineux marchés émetteurs asiatiques, ou de la présence de liaisons low cost avec plusieurs pays voisins comme c’est le cas en Europe notamment. Les efforts pour accroître l’attractivité et l’accessibilité de la destination s’avèrent donc doublement importants.

 

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Geographic markets

Top 20 tourist destinations and source markets

According to World Tourism Organization (WTO) estimates, the number of international tourist arrivals reached 1.2 billion in 2015, an increase of 25% over 2010.* Seen over the longer term, growth has been exponential.

Since the WTO compiles national statistics, methodologies may vary. For this reason, results must be interpreted with caution. In addition, results for the year 2015 were estimated based on partial data for some destinations. This article is an update of the 2011 analysis Global ranking of destinations and source markets.

Constantly shifting rankings

Not only has the ranking of destinations changed dramatically over the years, the sheer number of countries visited by tourists has increased tremendously. Here are some interesting observations about the number of international arrivals at the most popular destinations (Table 1):

  • The top 5 countries in the ranking accounted for 43% of all arrivals in 1970, and only 28% in 2015. Countries not included in the list of 15 top-ranked destinations for international tourist arrivals accounted for 3% of such arrivals in 1950, 34% in 1990 and 46% in 2015.
  • Canada’s ranking dropped from 2nd in 1970 to 14th in 2010 and to 18th in 2015.
  • China has become an extremely popular destination.
  • Malaysia, Turkey and Hong Kong have also made major inroads into the tourism market.
  • The top 5 destinations have remained more or less the same since the year 2000. France attracted more visitors than last year, but its rate of growth is slowing. China closely followed Spain in 2015, and both were right behind the United States.

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Copie de WORLD NEWS

Tourism arrivals and tourism receipts: Two realities

Graphs 1 and 2 illustrate the top 20 destinations by international tourist arrivals and by international tourism receipts, respectively. The two rankings differ somewhat. Although France is the number 1 destination in terms of international tourist arrivals, it was ranked 4th in terms of tourism receipts. The United States holds the top position on the latter ranking, well ahead of Spain and China, the next two on the list. While several countries occupy similar rankings in both graphs, others appear in one and are completely absent from the other. Some countries have relatively high tourism receipts for the number of visitors: Australia (42nd in terms of international tourist arrivals), India (40th), Switzerland (36th) and Singapore (26th).

 

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Although the overall increase in international tourist arrivals benefited all the countries in the top 20, Graph 3 illustrates significant differences among the various countries. Canada recorded growth of 13%, one of the lowest rates among all the destinations, which explains its drop in the rankings. Japan staged a comeback, increasing the number of international tourist arrivals from 8.6 to 29.5 million in 5 years. This increase is due to some external factors (depreciation of the yen and economic growth in China) as well as Japan’s decision to deregulate its aviation industry and facilitate visas for travellers from China, Malaysia and Thailand, making the country more accessible. Thailand, Saudi Arabia and Greece also saw significant increases in the number of tourists.

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Where do most travellers come from?

The data in Table 2 about tourist-generating countries is expressed in terms of international tourism expenditures as published by the WTO, not in terms of the number of trips. Total spending grew from US$495 billion in 2000 to US$986 billion in 2010, and then to US$1.26 trillion in 2015, for an overall increase of 154%. In 2015, 28 countries recorded international tourism expenditures of at least US$10 billion, while only 10 countries did so in 2000.

China has experienced explosive growth in international tourism expenditures, increasing 1240% in the past 10 years. Although a large part of this growth can be attributed to intraregional travel, China is still a huge outbound market. Chinese travellers spent an estimated US$292 billion outside the country in 2015. In comparison, travellers from the United States (the number two source market) spent US$113 billion and Canadians only US$29 billion. In Canada, the number of travellers from China in 2016 surpassed those from France, which was ranked 2nd. Other countries in the Asia and Pacific region also significantly increased their international tourism expenditures (Republic of Korea, Hong Kong and Singapore). It is crucial to continue efforts to develop direct flights with this region.

Germany, the United Kingdom and France occupy the next positions in the ranking. Japan moved from 5th in 2005 to 19th in 2015. Although several countries have seen a drop in their international tourism expenditures, the case of Japan is the most dramatic. Canadians spend a lot on international travel, ranking 7th.

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Focus on attractiveness and accessibility

International tourism continues its fantastic growth, attracting more and more travellers. Remaining competitive is a challenge for everyone. Although distances are less daunting than before, Quebec does not enjoy close proximity with major outbound Asian markets, nor does it benefit from the presence of low-cost flights linking it to a number of neighbouring countries as is the case in Europe, in particular. Efforts to increase destination attractiveness and accessibility are thus doubly important.

Source of image on page one: Pexels

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Produits et activités

Le tourisme gourmand au Québec prend du galon

Du 16 au 18 novembre dernier se tenait le 1er Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand à Victoriaville. L’événement a accueilli 160 intervenants et exploitants provenant de toutes les régions du Québec. Il s’agissait d’une initiative de l’Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec, Terroir et Saveurs.

Denis Brisebois, directeur de Lemay Stratégies, a présenté les résultats d’une enquête sur les retombées économiques et l’importance de l’agrotourisme et du tourisme gourmand au Québec. Le bilan : 25,9 millions de visites en 2015 ! De ce nombre, 43 % proviennent de clientèles touristiques. Cela représente une moyenne de 14000 visites-personne par année pour les 789 producteurs agrotouristiques et les 1052 exploitants œuvrant en tourisme gourmand.

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Source : Lemay Stratégies

Le tourisme gourmand peut désormais être abordé comme un produit d’appel ayant un excellent potentiel d’exportation.

Quatre entreprises d’ici qui ne se tournent pas les pouces

La Maison Lavande, à Saint-Eustache dans les Basses-Laurentides, exploite un créneau unique dans la région. Depuis les débuts de la lavanderaie en 2006, le couple d’entrepreneurs a grandement diversifié ses activités, explique Nancie Ferron, copropriétaire. Au cours des dernières années, il y a eu la création d’une vaste gamme de produits cosmétiques (plus de 70 produits pour le corps, la maison et même pour les animaux) ainsi que des créations gourmandes.

Plus récemment, l’entreprise a déployé des boutiques d’allées dans quelques centres commerciaux, lui permettant de rejoindre une plus large clientèle. Avec son site Web transactionnel et au goût du jour ainsi qu’une présence active sur les médias sociaux — un employé à temps plein s’y dédie — La Maison Lavande a rajeuni sa clientèle.

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Source : La Maison Lavande

En juillet 2016, l’entreprise de livraison de petits déjeuners à domicile Oatbox a tenu son événement Silver Spoon Collective sur le site de La Maison Lavande. Les influenceurs invités ont contribué à développer la notoriété et la réputation de l’entreprise.

L’Auberge des Glacis, à l’Islet dans Chaudière-Appalaches, est non seulement fière de mettre sur sa table des produits de 70 entreprises de la région, mais a bien compris l’importance des entreprises agrotouristiques et des producteurs agroalimentaires pour sa clientèle.

Nancy Lemieux, propriétaire, explique que des capsules vidéo ont été créées afin de présenter chacun des producteurs qui l’approvisionnent. Cette démarche s’est déroulée au cours des derniers mois avec l’aide de la journaliste Danielle Laforce. La toute nouvelle chaîne Glacis.tv permet d’aller à la rencontre des personnes derrière chacun des produits, de leur façon de travailler et de leur histoire. On y propose aussi des capsules du chef de l’auberge. Une dizaine de vidéos sont déjà en ligne et plusieurs autres sont à venir. Elles donnent une toute nouvelle valeur à l’auberge et à sa table tout en contribuant à faire connaître les entreprises de la région. Il s’agit également de contenus parfaits pour le partage sur les médias sociaux.

Source : Glacis.tv

L’Orpailleur, à Dunham dans les Cantons-de-l’Est, est un vignoble pionnier de son industrie et de l’agrotourisme au Québec. Charles-Henri de Coussergues a implanté ses premières vignes en 1982 et produit la première bouteille de vin en 1985. Il a défriché le secteur de la viticulture au Québec. Depuis, il ne cesse d’œuvrer à faire connaître les vins d’ici et à faciliter leur distribution. La petite histoire de l’Orpailleur fait partie intégrante de l’expérience agrotouristique proposée.

Edith Ducharme, directrice des communications et du marketing, se dit gardienne de la marque et de l’histoire de l’entreprise. L’Orpailleur s’est grandement développé au cours des années. L’entreprise organise plusieurs événements et produit 165  000 bouteilles annuellement. Mme Ducharme donne cinq conseils aux entreprises agrotouristiques :

  1. Mettre son histoire de l’avant ;
  2. Garder l’accent sur la mission centrale, ne pas s’éparpiller ;
  3. Rester modeste. Aussi réussis que les produits puissent être, d’autres producteurs font également des prouesses ;
  4. Avoir de l’audace. La modestie ne l’empêche en rien, il faut oser innover ;
  5. Demeurer prudent, et surtout, authentique.

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Source : L’Orpailleur

Le copropriétaire de la Cidrerie et Vergers Pedneault de l’Île-aux-Coudres dans Charlevoix, Éric Desgagnés, exploite les fruits d’un verger datant de 1918, fondé par son grand-père. L’entreprise fabrique 26 produits alcoolisés différents, issus de la pomme, mais aussi d’autres petits fruits comme la prune.

L’île-aux-Coudres étant isolée et fréquentée surtout l’été, la distribution sur le site ou aux alentours s’avère difficile. L’entreprise a donc déployé ses produits dans de nombreux points de vente (29 au total), dont quatre boutiques mises sur pied par les copropriétaires (Baie-Saint-Paul, La Malbaie, quartier Petit Champlain et Marché du Vieux-Port à Québec). L’objectif est bien sûr de vendre des produits, mais également d’attirer des visiteurs à l’Île-aux-Coudres.

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Source : Cidrerie et Vergers Pedneault

Desgagnés estime aussi qu’il est important de s’impliquer dans l’industrie ; il est lui-même président de l’association touristique régionale. Enfin, la présence de l’entreprise au sein du vaste réseau d’Économusées est une belle avenue à exploiter. Feuilletez leur e-magazine pour en savoir davantage sur ce réseau.

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Source : Société du réseau Économusée®

Vers la reconnaissance d’un produit d’appel

Plusieurs autres présentations ont enrichi ce 1er Grand rendez-vous en agrotourisme et tourisme gourmand. L’engouement des clientèles touristiques et excursionnistes n’est plus à démontrer et l’offre québécoise est riche, néanmoins dispersée et soumise à un contexte de forte concurrence. Un des objectifs de la rencontre consistait à mobiliser les acteurs du secteur vers une plus grande cohésion et un meilleur positionnement dans l’offre touristique québécoise. L’avenir nous dira s’ils ont atteint leur but!

Source de l’image à la une: La Maison Lavande

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Distribution networks Products and activities

The challenges of the online tours and activities market

Nowadays, tourists reserve flights and hotel rooms online without a second thought. However, a trip involves much more than these two elements, as it also includes everything you do once you reach your destination. The market for tours and activities is huge: according to studies cited by business intelligence platform Skift, overall spending on such activities reaches somewhere between US$100 and $200 billion. In terms of online penetration, however, the share of tours and activities booked online is much smaller than that of hotels and flights.

The primary reasons behind this low online sales volume are the following:

  • The huge tours and activities market is fragmented.
  • Few tours and activities providers have adopted technology.
  • Major players in the distribution network have, until now, paid little attention to the sector.

Changing times

Things are starting to change. TripAdvisor bought Viator—the largest player in this market—in 2014, Kayak and Expedia now offer online reservations for tours and activities, and Airbnb is getting into the act by offering the option of purchasing activities provided by individuals. Booking is also starting to offer the service. At the same time, sites that encourage tours and activities businesses to upload their inventory and the use of geolocation enable travellers to find nearby activities without a middleman. Startups are appearing; numerous sites and applications offer to digitally connect consumers and suppliers of activities. In addition, some tour operators are now promoting their products to both tourists and locals. In other words, a small revolution is brewing. However, the realities facing most of these stakeholders bring their own set of challenges.

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Source: Airbnb

For more information, see Activités touristiques : la distribution en ligne s’organise.

Challenge #1: A collection of heterogeneous sectors

Tours and activities do not make up a distinct industry sector. In fact, this umbrella term covers a number of different sectors. The table below summarizes this complex market.

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Source: PhoCusWright, 2016

All the businesses supplying the activities in the preceding table have very different cultures and modes of operation. On many Websites, these sectors are randomly thrown together in a section called « Things to do. » The tours and activities market is very fragmented; TripAdvisor alone lists over 650,000 attractions and experiences.

Flights, hotel rooms and car rentals are presented in such a way that consumers can make comparisons and select products to suit their needs. This is not the case for tours and activities, as each individual product has its own special features.

Challenge #2: The disconnect between online presence and traveller behaviour

There is a very « long tail » of small suppliers: the sector has a few major companies and thousands of little ones. There is a world of difference between an amusement park and an agri-tourism business. The majority of suppliers generate modest revenues and therefore cannot afford to devote major sums to online marketing and merchandising. According to a PhoCusWright study, 82% of all reservations are made offline (by phone, email, fax). For its part, Skift estimates that four out of ten tour operators do not sell their products online and many do not even have a Website. In addition to being heterogeneous, the tours and activities sector does not have an extensive online presence, making it difficult for consumers to make comparisons and then select options.

The fact that few businesses offering tours and activities have adopted new technology poses a real challenge, given that consumers increasingly rely on mobile devices to find activities when travelling. In fact, many travellers look for things to do in the surrounding area and seek information about the day’s events (see our articles on planning and reservation behaviours). While they do some general research on tours and activities before travelling, they do not make specific plans. Decisions and purchases are primarily made at the destination, which is why it is important to have an online presence, be listed on popular sites and, ideally, offer the option of quick and simple reservations. According to Philippe Fabry, writing on the etourisme.info blog, activity organizers must start making it easy for clients to reserve tours and activities while they are travelling.

An opportunity for destination management organizations

Before it’s too late and major players take over the market, as they have for hotel bookings, destination management organizations still have an opportunity to care out a place for themselves in the online tours and activities market. This could be a profitable sphere of activity and some organizations are giving it a try. For example, the Lyon Tourist Office and Convention Bureau has added a module to its Website that enables both tourists and residents to reserve city tours and activities (explore Lyon by boat, on foot, in a double-decker bus or on a Segway) and excursions to the Beaujolais region.

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Source: Lyon Tourism and Conventions

In many cases, the process must begin by offering training to tourism businesses and providing support to help them make their products available online. Destinations that already pool tourist information about service providers are ahead of the curve.

The online sale of tours and activities is still a largely untapped market. However, its potential is so great that it will be developed, one way or another.

Image on first page: Pexels.com

 

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Tendances

Enjeux touristiques au World Travel Market 2016

Parmi les 50 000 acteurs de l’industrie touristique participant au World Travel Market 2016 à Londres, plus de 2000 se sont prononcés sur leur vision des tendances affectant le tourisme d’aujourd’hui et de demain. Cette enquête inclut également un sondage auprès de 1145 touristes d’agrément du Royaume-Uni. Voici quelques éléments clés.

Nous sommes à Londres : un mot sur le Brexit

Près de la moitié (47 %) des professionnels touristiques sondés estiment que le Brexit aura un impact négatif sur l’industrie touristique. Quelque 42 % d’entre eux évoquent des difficultés de recrutement. Bien que la dépréciation attendue de la livre sterling incite les voyageurs internationaux à visiter le Royaume-Uni, la desserte aérienne pourrait diminuer, quelques compagnies ayant déjà réduit leur présence en territoire britannique. Le tourisme intérieur sera favorisé.

ChIIC : 4 destinations émergentes

Tant les professionnels de l’industrie que les touristes anglais ont souligné la popularité croissante de la Chine, de l’Islande, de l’Inde et de Cuba. L’Inde a notamment investi plus de 300 millions de dollars américains pour développer ses infrastructures afin d’attirer 13 millions de visiteurs d’ici 2020.

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Limiter le tourisme

Parmi les répondants, 75 % affirment « qu’imposer des limites au tourisme est une solution pratique pour les problèmes de surfréquentation » (graphique 1). L’an passé, ce taux était de 65 %. Cette hausse reflète un enjeu grandissant auquel font face des territoires ou des attraits victimes de leur succès. Voici quelques exemples de destinations ayant limité le tourisme :      

  • La Thaïlande a interdit l’accès aux visiteurs sur quatre îles afin de préserver les récifs coralliens de dommages permanents ;
  • La région des Cinq Terres, en Italie, diminuera l’accès sur son territoire en limitant le nombre de visiteurs à 1,5 million plutôt que 2,5 millions annuellement ;
  • L’Islande vit une augmentation fulgurante du nombre de visiteurs. Le pays, dont la population est de 335 000 habitants, s’attend à recevoir 1,6 million de visiteurs en 2016, une hausse de 29 % par rapport à 2015. Deux millions de touristes sont estimés pour 2017. Un trop grand volume de visiteurs compromet la promesse de livrer une expérience agréable et authentique. Les gestionnaires de la destination tentent de favoriser les voyageurs davantage soucieux du respect de l’environnement et de la société, allant jusqu’à lancer un guide de l’étiquette.

Avec l’augmentation constante du nombre de voyages, la surfréquentation est certainement un enjeu pour certaines destinations ou certains attraits. Outre les cas où elle peut affecter l’environnement ou la population locale, le simple fait de faire la queue trop longtemps pour visiter un lieu peut nuire grandement à la satisfaction du visiteur.

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À qui revient la responsabilité d’un tourisme durable ?

Près de 6 vacanciers anglais sur 10 estiment qu’il est du devoir de l’industrie touristique de rendre le tourisme plus responsable. Quelque 25 % pensent que c’est plutôt le gouvernement qui devrait être dans le siège du conducteur. Plus spécifiquement, 55 % des répondants croient que l’industrie touristique a la plus grande responsabilité d’agir pour faire face aux changements climatiques*. Ils reconnaissent cependant (70 %) que celle-ci est plus engagée dans cette voie qu’il y a 10 ans.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

Quant à leur propre comportement, 75 % des répondants affirment que l’environnement et le tourisme durable sont d’importantes considérations dans leur choix de destination (61 % en 2015). Cependant, seuls 4 % compensent systématiquement les émissions de leurs vols. Il s’agit de proportions semblables aux années passées.

Les professionnels interrogés affirment que le tourisme durable est important pour leur organisation (90 % versus 80 % en 2015) et 28 % ont une politique de réduction des émissions de carbone.

Le WTM à la veille des élections américaines

Le candidat élu donnera-t-il raison au pressentiment des participants au WTM? Interrogés à savoir lequel des deux candidats aurait un meilleur effet sur l’industrie touristique, 60 % préféraient Hilary Clinton contre 7 % pour Donald Trump, malgré sa forte implication dans l’industrie hôtelière et du divertissement.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report 

L’économie collaborative

L’industrie touristique est divisée quant à l’impact de l’économie collaborative sur leur organisation; 47 % des professionnels affirment ne pas être affectés (58 % en 2015). Parmi les répondants notant un impact, 32 % le qualifient de négatif et 21 %, de positif. En comparant avec les résultats de l’an passé, on constate que l’économie collaborative gagne en influence. 

Des ombres au tableau

Le terrorisme est la première préoccupation des voyageurs d’agrément anglais sondés. Du côté des professionnels du tourisme, 76 % d’entre eux affirment que le terrorisme a eu un impact sur leurs affaires au cours de la dernière année (impact significatif, 33 % et impact modéré, 43 %). La crise des réfugiés ainsi que le virus Zika sont également des préoccupations.

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Source : World Travel Market 2016 Industry Report

L’optimisme était présent lors de cette grande rencontre, 68 % estiment que le tourisme connaîtra une croissance en 2017. Visionnez cette vidéo pour un aperçu de l’ampleur de l’événement.

Source de l’image à la une : World Travel Market 2016