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Gestion

Ouvrir les espaces touristiques à de nouvelles fonctions

L’édition de mai-juin 2016 de la Revue Espaces porte sur l’atténuation des frontières entre les lieux de travail et ceux de vacances et de loisirs. De plus en plus d’établissements touristiques adaptent leurs espaces pour accueillir des voyageurs qui souhaitent travailler pendant un moment (les nomades numériques), mais aussi des résidents qui veulent sortir du bureau ou qui sont travailleurs autonomes.

Les exemples suivants permettent de constater que revoir sa mission peut impliquer beaucoup plus que s’ouvrir à l’univers du travail. Ils s’inscrivent dans une tendance vers l’hybridation des lieux et des fonctions.

L’office de tourisme : centre névralgique du village

Certains offices de tourisme réfléchissent à la possibilité d’ajouter de nouvelles fonctions à leurs lieux d’accueil. On cherche à créer une structure qui deviendrait un lieu de rencontre entre les touristes et les locaux. Selon Marion Oudenot-Piton, chargée de développement de l’office de tourisme Val de Garonne, attribuer de nouvelles fonctions à un bureau de renseignement « … c’est permettre aux habitants et aux touristes de se l’approprier et de s’y épanouir. C’est aussi un moyen de faire rayonner l’office de tourisme au sein de la communauté ».

La réflexion entamée par le Val de Garonne autour d’une nouvelle mission tient compte de l’évolution des comportements des touristes, des pratiques des générations Y et Z, de la place du numérique et de l’économie collaborative.

Outre la prestation de renseignements touristiques, les futures fonctions analysées par l’office de tourisme sont :

  • Un espace de travail partagé (coworking) avec des bureaux, des ordinateurs et une connexion Internet permettant aux touristes ou aux résidents de travailler dans un lieu convivial. L’endroit pourrait également incuber des start-ups.
  • Une conciergerie de village : les conseillers en séjours renseignent déjà les touristes, mais ils pourraient aussi offrir des conseils personnalisés à la population (par exemple : transport vers l’aéroport ou la gare, recherche d’un service de gardiennage, remise de clés, etc.). Il s’agit de créer une conciergerie qui prodigue des conseils sur les services de proximité en fonction des besoins des résidents et des touristes. Madame Oudenot-Piton cite l’exemple de Lulu dans ma rue, une conciergerie de quartier dans le 4e arrondissement de Paris.
  • Un espace de découverte territoriale où l’on présente, à l’aide d’objets, de films ou d’albums photo, les richesses patrimoniales et touristiques de la région.
  • Un café-boutique à l’ambiance chaleureuse qui incitera les résidents à le fréquenter. L’idée est d’en faire le cœur du village, le point de ralliement.
  • L’animation est également un élément central de ce projet.

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Source : Mopa Aquitaine, présentation de Marion Oudenot-Piton

De son côté, l’office de tourisme Médoc Océan envisage la création de nouvelles fonctions qui pourraient prendre place dans les bureaux des trois offices de la région et maintiendraient l’office vivant et attrayant pour les touristes et les locaux.

Le centre de congrès de petite ville : incubateur de start-ups et espace de travail partagé

Dans un autre article de cette édition, Xavier Druhen explique comment la station balnéaire de Saint-Jean-de-Monts a souhaité diversifier ses fonctions par la création d’un lieu de rencontres qui est à la fois incubateur et espace de coworking. Les filières retenues (les sports, la santé, le bien-être, les services touristiques et résidentiels, ainsi que le développement durable) qui guideront le choix des entreprises incubées visent à soutenir le développement de ce territoire. L’endroit, qui se nomme La Folie, cible les entreprises déjà en place ainsi que les clients potentiels, et propose une offre hyper personnalisée aux télétravailleurs, touristes, résidents et entreprises incubées. 

Source : Océan-Marais de Monts

L’hôtel urbain : espaces de réunions spontanées, marché et salles de sports pour tous

Nombreux sont les hôtels qui ont aboli leur centre d’affaires et revu le lobby pour en faire un espace social et de travail convivial. Les rénovations majeures de l’hôtel Fairmont Le Reine-Elizabeth à Montréal incluent entre autres :

  • un campus d’affaires novateur et moderne, comportant un ensemble d’espaces de réunion public et accessible à tous;
  • un marché urbain qui rassemblera des producteurs et artisans locaux, favorisant un esprit de communauté;
  • l’Agora, une zone multifonctionnelle avec une programmation dynamique, des boutiques éphémères et des événements.

L’établissement rouvrira ses portes en 2017.

Source : Fairmont Montréal

Le restaurant : bureau et espace de réunion élégant  

La location de lieux de travail est plutôt commune dans les grandes villes. Aujourd’hui, c’est au tour des restaurants haut de gamme de New York d’ouvrir leurs portes durant les heures de fermeture. L’entreprise Spacious gère ces espaces, généralement disponibles du petit matin jusqu’à 17 heures. Les travailleurs intéressés souscrivent à un abonnement leur permettant d’utiliser les salles de réception des restaurants et de recevoir des clients gratuitement pendant une heure. Ils ont accès à des boissons et des collations ainsi qu’à un concierge virtuel. Ces lieux s’avèrent parfaits pour des travailleurs autonomes souhaitant rencontrer des clients dans un cadre chic et agréable. Le réseau prévoit s’étendre à Los Angeles, San Francisco et Londres.

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Source : Spacious

Les clientèles évoluent; les entreprises touristiques n’ont d’autre choix que d’en faire de même. Il importe de repenser régulièrement sa façon de faire, mais aussi, parfois, de revoir l’essence de ses fonctions. Lorsque l’innovation répond à de réels besoins et stimule la communauté, le succès n’est pas bien loin.

Source de l’image à la une : YouTube

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Produits et activités Réseaux de distribution

Les défis de la distribution en ligne des activités touristiques

Aujourd’hui, les touristes réservent allègrement des vols et des chambres d’hôtel en ligne. Un voyage comprend cependant beaucoup plus que ces deux aspects, il inclut aussi tout ce qui se fait sur place. Le marché des activités touristiques est immense; d’après des études rapportées par la firme d’intelligence d’affaires Skift, ses dépenses globales se situeraient entre 100 et 200 milliards de dollars américains. En terme de pénétration de marché, la part des ventes en ligne d’activités demeure bien en deçà de celle des secteurs de l’hébergement et de l’aérien.

Les raisons expliquant les faibles volumes de vente en ligne des activités touristiques sont, notamment :

  • La fragmentation de ce marché immense;
  • Le faible taux d’utilisation des technologies par les prestataires;
  • Le peu d’attention que les grands acteurs de la distribution y ont consacré jusqu’à récemment.

Le vent tourne

La situation est en train de changer. En effet, TripAdvisor a acheté Viator – le principal joueur sur ce marché – en 2014, Kayak et Expedia permettent la réservation d’activités touristiques et AirBnb entre en scène avec la possibilité d’acheter des activités offertes par les particuliers. Booking se lance également dans l’aventure. Parallèlement, des sites favorisent la mise en ligne des inventaires des entreprises d’activités touristiques et la géolocalisation permet aux voyageurs d’accéder aux activités à proximité sans intermédiaire. Les start-ups se sont lancées; il existe une multitude de sites et d’applications visant à créer un lien numérique entre les prestataires d’activités et les consommateurs. De plus, on voit certains voyagistes promouvoir leurs produits non plus seulement aux touristes, mais aussi aux locaux. En d’autres mots, une petite révolution se trame. La plupart de ces acteurs font néanmoins face à des réalités apportant leur lot de défis.

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Source : Airbnb

Lire l’analyse Activités touristiques : la distribution en ligne s’organise pour en savoir davantage.

Dure réalité # 1 : un regroupement de secteurs hétérogènes

Ce qu’on nomme en anglais tours and activities, et que l’on traduit généralement par activités touristiques, n’est pas un secteur industriel. Il s’agit plutôt d’une expression parapluie pour regrouper plusieurs secteurs. Le tableau ci-dessous résume la complexité du marché.

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Source : PhoCusWright, 2016

Tous les acteurs du tableau précédents ont des cultures et des modes de fonctionnement très différents. Sur de nombreux sites Web, ces secteurs se retrouvent pêle-mêle dans une section de type « quoi faire ». L’offre est grandement fragmentée; TripAdvisor à lui seul répertorie plus de 650 000 attraits et expériences.

Les vols, les chambres d’hôtel ou les locations de voitures se présentent de telle manière qu’il est possible de faire des comparaisons et de choisir selon ses besoins. Il en va autrement pour les activités touristiques où chaque offre a ses spécificités.

Dure réalité # 2 : un déséquilibre entre la présence en ligne et le comportement des voyageurs

Il existe une très « longue traîne » de petits fournisseurs : quelques grandes entreprises et des milliers de petites. Entre un parc d’attractions et une entreprise agrotouristique, il y a un monde. La majorité des prestataires enregistrent de modestes revenus et ne peuvent donc pas consacrer des sommes importantes au marketing et à la commercialisation en ligne. Selon une étude de PhoCusWright, 82 % des réservations se font manuellement (téléphone, courriel, télécopieur). De son côté, Skift estime que quatre exploitants sur dix ne permettent pas de réserver en ligne et que plusieurs n’ont pas encore de site Web. L’offre en ligne, en plus d’être disparate, est incomplète et les consommateurs peuvent difficilement s’y fier et faire des choix.

La faible intégration des nouvelles technologies par les entreprises offrant des activités touristiques s’avère un réel défi, considérant la croissance rapide de l’utilisation d’appareils mobile en tant qu’outil de découverte pendant le voyage. En effet, de nombreux voyageurs cherchent des activités à faire dans les alentours et s’informent des événements du jour (lire aussi nos analyses sur le comportement de planification et de réservation). Ils se renseignent de manière générale sur les activités avant le séjour, mais ne planifient pas de manière précise. Les décisions et les achats se font surtout pendant le voyage, d’où l’importance d’avoir une présence en ligne, d’être répertorié sur des sites populaires et, idéalement, d’offrir la possibilité de réserver simplement et rapidement. « L’enjeu est, dès lors, de faciliter la réservation des activités pendant le séjour », comme l’explique Philippe Fabry du blogue etourisme.info.

Une occasion pour les organisations de gestion de destination

Avant qu’il ne soit trop tard et que de grands joueurs dominent le marché, comme c’est le cas pour la réservation hôtelière, les organisations de gestion de destination ont encore la voie libre pour bien se positionner sur la vente en ligne d’activités touristiques. Il pourrait s’agir d’un champ d’action profitable et certains tentent l’aventure. Par exemple, l’office de tourisme et de congrès de Lyon annonce qu’un module supplémentaire de son site Web permettra aux touristes ou aux résidents de réserver des activités de découverte de la ville (croisières, promenades, tours de ville en autobus à impériale ou visites de Lyon en gyropode) et des excursions dans la région du Beaujolais. Il est déjà possible de réserver une visite guidée.

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Source : Lyon Tourisme et congrès

Dans beaucoup de cas, la formation des entreprises touristiques et leur accompagnement dans la mise en disponibilité de leur inventaire constitueront des étapes préalables. Rappelons que les destinations ayant déjà bien mutualisé l’information touristique des prestataires ont une longueur d’avance.

La vente d’activités touristiques en ligne constitue un filon encore peu exploité. Son potentiel est néanmoins si grand qu’il se développera, d’une manière ou d’une autre.

Source de l’image à la une : Pexels.com

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Ressources humaines

S’informer sur les métiers du tourisme au Canada

 

Le site Explorez le tourisme est une initiative de RH Tourisme Canada, la nouvelle identité du Conseil canadien des ressources humaine en tourisme. Il présente des informations sur les métiers, les avantages, les mythes et les réalités du secteur, des exemples de parcours de carrière, les formations disponibles et des conseils pour trouver un emploi. 

 

 

 

Une zone interactive propose, entre autres, des formations en ligne, l’outil TACT pour examiner ses compétences et des vidéos présentant plusieurs professions. Le site comporte aussi des informations s’adressant plus particulièrement à des étudiants ou des professionnels de l’étranger souhaitant travailler au Canada. 

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Source : Explorez le tourisme

Il s’agit d’une belle porte d’entrée pour quiconque s’intéresse au secteur touristique. C’est également un lien utile à partager pour des entreprises en période de recrutement.

Source de l’image à la une : © Pexels

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Marketing

Embarq : le sociofinancement de voyages d’Air Canada

L’aspirant voyageur doit expliquer son rêve et établir un objectif financier à atteindre pour qu’ensuite, des amis, des parents ou de purs inconnus puissent verser une contribution. La somme amassée peut être transférée à une eCarte-cadeau Air Canada. Les explications du programme sont rédigées sur un ton humoristique. On suggère aux participants d’inclure des photos et une vidéo pour se démarquer et de partager allègrement leur page Embarq à travers leurs cercles sur les médias sociaux.

 

Air Canada – « Embarq » from Saints Editorial on Vimeo.

Se laisser promouvoir par des influenceurs

Cette campagne vise principalement les générations Z et Y et s’associe à des influenceurs créatifs pour en faire la promotion. Le Torontois Stilez, suivi par plus de 17 900 personnes sur Instagram, a amplement illustré son voyage au Japon réalisé en partenariat avec Embarq. Air Canada a également financé le voyage du musicien autochtone Johnny Sherritt (WOLF SAGA), accompagné d’un cinéaste pour réaliser cette vidéo promotionnelle.

Source: AirCanada – Embarq – Down Under from A.V.Helm on Vimeo.

 

Source image à la une: Air Canada

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Marketing

Le marketing de quartier pour proclamer son identité

On parle beaucoup de segmentation, voire d’hypersegmentation de la clientèle dans les approches marketing d’aujourd’hui. Mais on segmente aussi les territoires dont on fait la promotion. Il s’agit d’une des nombreuses pratiques référant au marketing territorial, telles qu’identifiées par Joël Gayet, fondateur de la chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial de l’Institut de Management Public et Gouvernance Territoriale d’Aix-en-Provence (IMPGT) et auteur de Place Marketing Trend. Plusieurs informations présentées dans cette analyse proviennent de ce document.

Des DMO segmentent leur territoire

On pourrait penser que la promotion touristique de Miami est un jeu d’enfant, qu’il est facile de vendre des palmiers et du soleil. Le président et CEO du Greater Miami Convention & Visitors Bureau (GMCVB), Bill Talbert, explique que la ville a cependant dû relever d’importants défis pour changer la perception de danger née durant la période mouvementée des années 1980 et 1990. En 2012, le GMCVB entame donc une démarche visant à amener les touristes à explorer les différents quartiers de la ville; des vidéos promotionnelles mettant en scène leurs résidents sont mises en ligne en 2015. Le grand nombre de visionnements des vidéos touchant la mode et la culture donne un aperçu de l’intérêt croissant pour ces activités. Cette démarche marketing influence aussi la revalorisation des quartiers. L’Historic Overtown, entre autres, qui a vu défiler les performances d’artistes tels que Nat King Cole, pourrait aujourd’hui être comparé au quartier new-yorkais d’Harlem il y a 20 ans. La tendance semble cependant s’inverser et ce n’est qu’une question de temps pour que le quartier retrouve son lustre d’antan, selon M. Talbert. Voici l’exemple de Coconut Grove. 

La démarche de valorisation des quartiers de Philadelphie s’apparente à celle de Miami. Pour certaines vidéos, on adopte aussi l’approche de la narration par un résident du quartier. En voici un exemple. 

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Source : Visit Philapelphia

Les villes de Montréal et de Québec segmentent aussi l’offre territoriale. Le site de l’Office de tourisme de Québec présente des sections très visuelles (photos et extraits vidéos en boucle) permettant de découvrir les différents secteurs de la ville, et les relie par une proposition d’itinéraire.

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Source : Québec ville et région

Des quartiers deviennent des destinations

À l’instar de plusieurs villes américaines qui ont identifié des quartiers par des acronymes, SoHo, à Manhattan, étant peut-être le plus connu (pour « South of Houston Street ») ou encore SoBe (pour « South Beach » à Miami), Paris a créé SoPi. South Pigalle a reçu son acronyme d’un journaliste et jouit maintenant d’une réputation qui lui est propre : un quartier branché et excitant. Ses hôtels et ses commerçants ne manquent pas de le mentionner dans leurs communications, crédibilisant ainsi la nouvelle image. SoPi intègre plusieurs éléments d’une stratégie de marketing territorial :

  • Une identité propre qui s’est façonnée notamment à l’époque où Toulouse-Lautrec et George Sand l’habitaient, caractérisée par l’esprit ouvert et festif qui y régnait et qui revit depuis quelques années, avec l’ouverture de bars et les nouvelles célébrités qui y résident (Jean-Paul Gauthier, Audrey Tautou, etc.).
  • Un apport considérable d’entreprises privées qui investissent et transforment l’offre commerciale.
  • Une reconnaissance par les médias qui s’emparent du concept et l’amènent plus loin.
  • De nouvelles offres telles que My SoPi HOTEL qui se positionnent autour du nom.

Le nouvel acronyme en vogue à New York est DUMBO (Down Under the Manhattan Bridge Overpass), surnom rendu célèbre par l’humoriste Jerry Seinfield. Site de manufactures durant plusieurs années, le quartier est progressivement devenu résidentiel. Bien situé et facilement accessible, ses principaux attraits sont deux parcs se trouvant sous les piliers des ponts de Brooklyn et de Manhattan qui offrent une vue magnifique sur l’île. On y projette régulièrement des films en plein air. Airbnb accorde une forte importance à la promotion des quartiers tendance et décrit DUMBO comme un « quartier ultra tendance qui redéfinit l’essence du chic décalé ».

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Source : AirBnB changer pour : Airbnb

Le Museums Quartier de Vienne est doté d’une marque unique : MQ. Ce vaste espace compte plusieurs musées et lieux culturels couvrant de multiples disciplines artistiques, des restaurants et des boutiques. Outre une offre exceptionnelle et une animation sans cesse renouvelée, MQ bénéficie d’une stratégie marketing efficace axée sur l’expérience.

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Des rues misent sur leur identité forte

Quelques rues de Montréal font l’objet d’une promotion spécifique. Le boulevard Saint-Laurent, aussi appelé la Main, présente des caractéristiques attractives, notamment sur le plan touristique, puisqu’il offre un réel voyage dans l’histoire de la ville et des vagues d’immigration qui l’ont forgée. La Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) a pour mission de veiller au développement économique, culturel et social de l’artère, entre la rue Sherbrooke et l’avenue Mont-Royal. Son financement provient des cotisations de plus de 600 places d’affaires situées sur son territoire. Cet axe sépare l’est et l’ouest de la ville, et constitue le point d’origine de la numérotation des immeubles. Du quartier chinois vers la Petite Italie en passant par les quartiers portugais et juif, on y croise des établissements mythiques qui façonnent l’identité de Montréal, comme les restaurants Schwartz’s et Moishes.

L’entreprise qui gère la rue de la République à Lyon s’est lancée dans une démarche de branding afin de développer l’offre commerciale et immobilière existante et d’attirer de nouvelles enseignes. Le plan d’action marketing et événementiel avait pour point de départ l’histoire et l’architecture de la rue. Le logo du lion est d’ailleurs en continuité avec le symbole de la ville et de sa marque d’attractivité OnlyLyon. La marque se décline de multiples façons : cartes d’affaires, papier en-tête, sacs recyclables, application mobile.

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Sources: : Lyonmag et Jean-Baptiste Vachon

Pensez-vous que certains quartiers ou rues de nos villes québécoises devraient bénéficier d’une image de marque et d’une stratégie marketing propres à leur identité?

 

Source de l’image à la une : ©Schwartz’s 

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Tendances

Le reflet des tendances touristiques au Monastère des Augustines

Vous entendez souvent parler des tendances en tourisme et lisez régulièrement sur le sujet. Le Monastère des Augustines permet d’observer leur application concrète dans le contexte québécois d’un organisme à but non lucratif (OBNL) et de s’en inspirer.

Ouvert en août 2015, l’établissement se définit comme un havre patrimonial de culture et de mieux-être. Au sein des ailes anciennes du monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec, à l’origine du premier hôpital en Amérique au nord du Mexique, se trouvent un musée, de l’hébergement, dix salles locatives, un restaurant, une boutique et un centre d’archives. On y propose également une programmation variée d’activités en culture, en santé globale et mieux-être ainsi que des soins spécialisés. Voici comment le Monastère des Augustines intègre les tendances de l’heure.

La quête permanente du mieux-être

Tout le concept de l’établissement repose sur la poursuite de la mission des sœurs Augustines de soigner son prochain et de lui offrir un havre de paix propice au rétablissement. On retrouve cette philosophie à travers les soins de santé globale (de la massothérapie à la réflexologie), le concept de restauration bio et équilibré, les 65 chambres volontairement dépourvues de téléviseurs, la programmation d’activités telles que le yoga, la marche, la méditation et les ateliers d’apprentissage divers. La boutique s’inscrit dans cette veine avec la vente de tisanes signatures de l’établissement inspirées des recettes soignantes des Augustines, ainsi que plusieurs autres produits liés au mieux-être.

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Source: Monastère des Augustines

Hybridation des lieux et des fonctions

La volonté de transmettre le patrimoine des sœurs fondatrices se traduit par un concept hybride, à la fois attrait touristique (musée), lieu d’hébergement, centre de soins et lieu de réunions corporatives. Une partie du bâtiment est toujours lieu de vie pour moins d’une dizaine de sœurs qui habitent encore le monastère. Le chœur où elles se retrouvent pour se recueillir et chanter est au centre de l’établissement, au-dessus de l’accueil. Ces résidentes côtoient la clientèle et échangent avec elle.

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Source: Monastère des Augustines

Tourisme immersif et quête d’authenticité

L’énoncé de l’image de marque, « Une aventure en soi », reflète le caractère immersif et authentique de l’expérience d’un séjour dans l’univers et l’histoire des Augustines. Au cœur de leur lieu de vie depuis des siècles et entouré des meubles et objets de l’époque, on propose de vivre selon les valeurs qu’elles ont léguées. En effet, en plus des objets exposés dans le musée, les chambres, le restaurant et les salles de réunions comptent de nombreuses antiquités. La présence même des religieuses au sein de l’établissement ajoute beaucoup à l’authenticité du lieu. L’énoncé illustre également la volonté de faire vivre une aventure intérieure aux clients.

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Source: Monastère des Augustines

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Source: Monastère des Augustines

Un tourisme durable et responsable

La réhabilitation d’un monastère datant de 1639 ainsi que la conservation et la mise en valeur du patrimoine matériel et immatériel s’avèrent déjà des actions notables. S’y ajoutent une construction en géothermie, un éclairage DEL, l’isolation et des fenêtres haute performance et le choix de colles, solvants et peintures à faible émission. Le restaurant sert une nourriture principalement locale et bio. La politique d’approvisionnement responsable se traduit par des achats provenant majoritairement de fournisseurs locaux et régionaux. De plus, cet OBNL poursuit une mission sociale double, soit rendre le patrimoine des Augustines accessible à toute la population et offrir soutien et répit à ceux qui prennent soin des autres. À cet effet, on y accueille des proches aidants, des accompagnateurs de malades, des travailleurs et des bénévoles du milieu de la santé pour profiter de programmes d’hébergement et d’activités de ressourcement conçus à leur intention à faible coût.

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Source: Monastère des Augustines

Autres tendances appliquées

  • L’expérience proposée rejoint la tendance du tourisme sensoriel par la création d’une ambiance apaisante, d’une philosophie alimentaire santé basée sur le plaisir et la diffusion d’une huile essentielle que l’on peut aussi se procurer en boutique.
  • Le tourisme urbain a été identifié comme une tendance à retenir d’ici 2020. Le Monastère des Augustines se situe dans le Vieux-Québec, au cœur de l’activité touristique.
  • On comprend le besoin de personnalisation de la clientèle touristique d’aujourd’hui. Des séjours thématiques sont offerts sous forme de forfaits, mais le client peut aussi choisir les activités à la carte.

Un modèle d’affaires innovant

Sans parler d’un modèle d’affaires disruptif proprement dit, il s’agit certes d’une structure de gouvernance innovante. Les Augustines ont décidé d’organiser leur legs et de confier la sauvegarde de leur patrimoine culturel à la société québécoise en créant deux entités administrées et gérées par des laïques :

  • La Fiducie du patrimoine culturel des Augustines, gardienne du patrimoine et des intentions;
  • Le Monastère des Augustines (OBNL), chargé du développement et de la gestion du projet.

Ce nouveau modèle pourrait être reproduit pour d’autres projets de mise en valeur du patrimoine.

La réhabilitation du bâtiment a nécessité un investissement de 42 millions de dollars, impliquant les trois paliers gouvernementaux et incluant une contribution de 10 millions de la part de la communauté des Augustines. Ces dernières ont par ailleurs créé un fonds de dotation de 5 millions de dollars pour appuyer le démarrage du projet. L’OBNL vise l’autofinancement à moyen terme et travaille à créer un équilibre entre la demande pour des salles de réunions et l’hébergement.

 

Les grandes tendances vous semblent-elles maintenant plus concrètes? Cet exemple vous inspire-t-il des pistes d’action?

 

Retour sur les tendances à l’aube de 2020 :

Quête du mieux-être et immersion pour plus d’authenticité

Expérientiel et sensoriel, mais aussi très urbain

Modèles disruptifs et hybridation des lieux et des fonctions

Nouvelles saturations du tourisme et cocréation

Mobilité omniprésente et apogée de la personnalisation

 

Source de l’image à la une : Monastère des Augustines

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Tourisme durable

Un motel passe à l’énergie solaire

 

Situé à Franconia, dans le New Hampshire, le motel s’est doté d’un système de 52 panneaux installés sur le toit du bâtiment principal et conçus pour produire 13,5 kW d’électricité par heure, soit 15 220 kW par année. 

Durant les périodes où l’énergie produite excède la demande, le surplus pourra être accumulé et utilisé lorsque les besoins sont supérieurs à l’énergie produite (périodes nuageuses ou en soirée). Cette initiative a nécessité un investissement de 40 000 dollars américains, et a été financée en partie grâce à un crédit de taxe fédéral et un rabais du New Hampshire Public Utilities Commission Sustainable Energy Division.

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Source : Gale River Motel

Le Gale River Motel est un chef de file dans l’utilisation de technologies environnementales depuis plusieurs années ; il a d’ailleurs reçu plusieurs distinctions. L’installation d’un chauffe-eau solaire et de portes et fenêtres énergiquement efficientes a grandement contribué à réduire les coûts de chauffage et de climatisation au cours des dernières années.

En passant à l’énergie solaire, le motel gère astucieusement ses coûts d’énergie tout en réduisant son empreinte de carbone d’environ 227 tonnes durant le cycle de vie des panneaux. Cet exemple démontre que cette technologie et les avantages qui en découlent sont accessibles à des entreprises de petite taille.

Source de l’image à la une : Freeimages.com/ Michael & Christa Richert

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Gestion

L’information touristique en mode collaboratif (partie 1)

Dans le cadre d’une recherche pour le compte du ministère du Tourisme, nous avons observé de plus près les systèmes de gestion de l’information touristique. Plusieurs régions françaises et la Wallonie en Belgique ont mis en place des plateformes de mutualisation de l’information.

De quoi parle-t-on?

Il s’agit de bases de données touristiques hébergées sur le Web, qui permettent à une multitude d’intervenants d’accéder à de l’information exacte et de travailler à des projets communs. Les données sont utilisées tant de façon territoriale ou sectorielle (réseaux d’hébergement, type de produits, etc.). Ces plateformes peuvent également contenir des articles de presse, des contenus éditoriaux ou des vidéos, et la plupart sont jumelées à un système de réservation auquel grandes et petites entreprises peuvent bénéficier.

Certains de ces outils collaboratifs servent aussi à appuyer une stratégie de gestion de la relation client. En effet, grâce au suivi de l’information touristique consultée par un internaute, un office de tourisme ou encore un prestataire de services peut lui proposer des offres sur-mesure.

Voici un aperçu des avantages pour chacun :

  • Pour les organismes de promotion et d’accueil : accès à des informations libres, fiables et actualisées, à des contenus éditoriaux et multimédias à valeur ajoutée.
  • Pour les entreprises touristiques : occasion de mettre à jour leurs renseignements de manière efficace, sur toutes les plateformes utilisant leurs données. Certaines d’entre elles proposent même des widgets qui peuvent être intégrés au site Web de l’entreprise et personnalisés. À titre d’exemple, un hôtelier peut présenter les attraits se situant dans un rayon de 30 kilomètres; un attrait peut inclure un moteur de recherche d’hébergement aux alentours, etc.
  • Pour tous : la possibilité de créer des projets collaboratifs et des partenariats, afin de valoriser l’offre des destinations de différentes façons.

Des outils sous la loupe


mutualisation_apidaeApidae Tourisme
(nommé Sitra jusqu’en 2015) a été créé en 2004 et avait pour objectif de mutualiser la gestion collective d’une base de données de l’offre touristique pour de multiples usages : renseigner à l’accueil, alimenter des sites Web, etc. Elle permet aujourd’hui aux représentants d’un territoire de construire leur propre stratégie numérique, de renforcer leur présence sur le Web et de créer des liens avec des partenaires. D’abord conçue pour la région Rhône-Alpes, Apidae dispose d’une plateforme de travail collaborative qui dessert maintenant les régions Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que le département du Tarn. Les chiffres d’utilisation (image ci-contre) présente la situation en avril 2016, mais évoluent constamment.

De plus, le réseau Apidae Tourisme offre à ses utilisateurs un large éventail de services : accompagnement stratégique, veille numérique, soutien au développement, formation en contrôle de la qualité, soutien technique, analyse de la performance et sélection de données.

Les statistiques connues pour Apidae démontrent la pertinence de l’outil : une fiche d’information est envoyée à 6,5 sites en moyenne et peut être transmise à plus de 30 sites s’il s’agit de grands événements. La plateforme est très populaire auprès des acteurs touristiques : 410 000 connexions sur un an pour 7 millions de pages consultées et 137 000 fiches créées ou modifiées (soit 73 % de la base). Rappelons qu’il s’agit d’une plateforme uniquement professionnelle et dont le contenu n’est pas référencé par Google.

Le projet Pivot est une base de données mutualisée de l’information touristique wallonne et un véritable réseau entre les exploitants touristiques de la région qui possèdent leur propre version de la base de données. Interconnectées et synchronisées les unes aux autres, elles permettent le partage d’information à tous les utilisateurs. Pivot comprend un outil de gestion des offres touristiques qui permet, entre autres, la création, la mise à jour et l’extraction de données, la fusion et le publipostage. Ses fonctionnalités facilitent l’alimentation de sites Web, d’applications mobiles, de sites dédiés à la cartographie et incluent des flux renouvelés régulièrement, comme celui de Mons 2015 (capitale européenne de la culture).

Mentionnons d’autres bases de données collaboratives telles que SIRTAQUI en Aquitaine, Auvergne Search (vidéo ci-dessous) ou encore INFOTOUR qui rassemble les informations touristiques régionales de l’Agence du Tourisme de la Corse.

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Source: Auvergne Search

Le Québec sur la bonne voie

Un projet de mutualisation des données touristiques est déjà en place depuis plusieurs années au Québec. Environ 50 % du contenu de la banque d’informations sur les produits et services touristiques du ministère du Tourisme est déjà mutualisé, grâce à la collaboration de trois associations sectorielles qui colligent et fournissent les données des établissements qu’elles classifient : la Corporation de l’industrie touristique regroupant les établissements d’hébergement touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

Un investissement avantageux

Les avantages de ces plateformes semblent nombreux. Elles aident, entre autres, à maintenir la compétitivité avec les entreprises privées qui souhaitent s’approprier l’information touristique pour la diffuser sur leurs sites Web (TripAdvisor, Airbnb ou des agences de voyages en ligne, par exemple). Elles permettent aux destinations d’être plus performantes, plus pertinentes et ainsi, essentielles à ces grands joueurs avec lesquels il demeure important de collaborer. Au fil du temps, la relation n’en sera que plus équilibrée.

De longues périodes de planification, d’intégration des informations et de formation des intervenants ont été nécessaires à leur développement et leur mise en place requiert une équipe permanente de soutien et de la formation continue. À cet effet, le séminaire annuel d’Apidae et le système de parrainage entre certaines entreprises qui maitrisent bien la plateforme et de nouvelles recrues s’avèrent très utiles.

Poursuivez votre lecture avec des exemples concrets d’applications dans la seconde partie de cette analyse.

 

Source :

Chaire de tourisme Transat. « Portrait de l’offre d’information touristique sur le Québec », étude réalisée pour le ministère du Tourisme, décembre 2015.

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Gestion

Exemples de mutualisation de l’information touristique (partie 2)

Nous avons récemment expliqué comment certaines régions ont mutualisé l’information touristique grâce à des bases de données, devenues outils de collaboration, qui profitent à tous les professionnels. Cette lecture est préalable à une pleine compréhension des exemples suivants qui illustrent les possibilités qu’offrent trois de ces plateformes : ApidaeSIRTAQUI et Auvergne Search.

 

Personnaliser l’accueil

Le bureau d’information touristique de Thonon-les-Bains peut accueillir jusqu’à 1000 personnes par jour dans ses locaux. Ses préposés tentent de répondre adéquatement aux besoins des clients qui ont parfois des demandes complexes. Pour ce faire, ils utilisent un outil connecté en continu à Apidae et compatible à tout type d’écran qui facilite l’exploitation de facteurs de segmentation, l’ajout des critères additionnels, et permet une adéquation optimisée avec la demande formulée.

L’outil prend en compte l’espace-temps dans lequel se situe le client et considère les données météorologiques. Il permet aussi la personnalisation de carnets de voyage en version imprimable ou numérique. Mutualisation_thonon2

Source : Thonon-les-Bains

Intégrer des widgets

Quiconque souhaite ajouter du contenu touristique gratuit à son site Web peut intégrer l’un des widgets d’Apidae. Il peut notamment choisir d’afficher les événements, les actualités, les activités culturelles ou sportives de la région dans le format qui lui convient. Voici l’exemple d’un camping qui affiche un agenda des événements alimenté automatiquement par la base de données. De nombreux autres exemples sont répertoriés ici (rappelons qu’Apidae se nommait Sitra jusqu’à tout récemment). Rappelons que les gestionnaires d’événements mettent eux-mêmes à jour leur fiche.

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Source : Camping Saint-James Les Pins

Alimenter un site Web couvrant plusieurs régions administratives

ViaRhona est un itinéraire dédié aux transports doux de Genève à la Méditerranée. Sa mise en marché nécessite la mobilisation de tous les niveaux territoriaux (local, départemental, régional, national). Apidae permet l’identification des offres touristiques répondant aux attentes des clientèles en vélos et alimente les outils d’information et de promotion de ViaRhona :

  • Son site Web viarhona.com
  • Les demandes des opérateurs de tours, des groupes, de la presse et les recherches de contenu
  • Sa future application mobile

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Source : ViaRhona

Adapter les services au cycle de vie du voyageur

L’Office de tourisme de Nyons a mis en place une stratégie multicanal développée avec des outils adaptés à chaque moment du parcours client. La base de données Apidae appuie la démarche.

Avant le voyage

  • Un site Web adapté, alimenté par Apidae
  • Une présence ciblée sur les médias sociaux (dont Facebook qui inclut un widget alimenté par Apidae)

Pendant

  • Accueil physique agréable et efficace
  • Outils numériques en complément : une borne d’information 24h/24h alimentée par Apidae et une version mobile du site Web

Après

  • Invitations à partager des expériences sur le site Web, sur les médias sociaux, etc.
  • Fidélisation de la clientèle : bulletin, fichier client pour des offres personnalisées, offres affinitaires, enquête de satisfaction

Rediriger le voyageur vers le site mobile correspondant à sa situation géographique

Le comité départemental de tourisme Béarn Pays Basque a créé un outil qui permet de réaliser, sans coût supplémentaire, une collection de sites mobiles de destination ou thématiques (mon64.com, monbearn.com, monpaysbasque.fr et d’autres), alimentés à partir de SIRTAQUI. L’élément particulièrement intéressant de cet outil est que le voyageur en déplacement est automatiquement redirigé vers le site mobile le plus pertinent, en fonction de sa position géographique.

Par exemple, si celui-ci arrive à la limite d’une destination couverte par un site Web qu’il a consulté, il sera invité à basculer vers le site de la région où il se trouve désormais et recevra ainsi les informations de cette zone.

Chaque territoire peut développer le site mobile qui lui convient et prioriser son offre. Une charte commune existe, mais les feuilles de styles, les pictogrammes, les rubriques sont personnalisables. Le voyageur a donc accès à l’information avec une certaine continuité.

Gérer la relation client

Vaison-la-Romaine a développé une stratégie globale alliant maîtrise de l’information, mise en valeur de la destination et coordination de l’accueil, auquel s’ajoute également un volet de gestion de la relation client (GRC). En effet, le comportement de navigation sur le site alimenté par Apidae est tracé et sert à mieux comprendre les intérêts du client. L’office de tourisme (OT) peut ensuite déployer des actions de GRC efficaces (courriels personnalisés de l’OT et partage des profils avec les prestataires de services comme les hôteliers).

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Source : Vaison-la-Romaine

La réalisation de ce projet complexe a nécessité deux ans de travail. Outre le site Web, le système de gestion de la relation client, basé sur l’outil Koézio, a été redéveloppé pour pouvoir être intégré à Apidae.

Déclinaison de sites mobiles

Le site mobile adaptif de l’Auvergne peut être décliné en sites mobiles pour les différents territoires de la région. Alimentée par la base de données Auvergne Search, la version offerte aux plus petites destinations permet, entre autres fonctionnalités, d’avoir une adresse Web propre, de personnaliser les « incontournables », d’accéder à l’offre touristique de proximité « Autour de moi » sans limites géographiques administratives.

Mockup--RiomLimagne

Site mobile du territoire Riom Limagne

 

Bien qu’il s’agisse de démarches d’envergure, la mise en place de telles bases de données partagées permet de développer de meilleurs outils de planification de voyage et d’accueil, et offre une multitude de possibilités. Au Québec, on s’intéresse non seulement à ces façons de faire, mais la démarche est même déjà amorcée avec la mutualisation des données la Corporation de l’industrie touristique, la Fédération des pourvoiries du Québec et Camping Québec.

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Management

Let intelligence help you look into the future

Admittedly, the Tourism Intelligence Network may not provide the most objective assessment of the value of strategic intelligence. However, what it lacks in objectivity it makes up for in expertise and enthusiasm. Herewith a call to all companies to set up their own monitoring process. If you’re reading this, you’re already off to a good start!

 

 

 

 

For tourism companies especially, there are many excellent reasons to gather intelligence as it enables them to:

  • monitor industry trends;
  • better understand customer segments;
  • be aware of its position in relation to its competitors;
  • build on best practices;
  • monitor emerging new markets and products;
  • monitor and maintain its online image;
  • analyze its online reputation.

Fishing for Inspiration

Competitive benchmarking is the process of comparing a firm’s practices and performance measures with that of its competitors. Sector-specific benchmarking is the process of identifying competitor operating methods on which the company can build. At a certain point, benchmarking can be useful as a means of answering a specific or ongoing question. This is where monitoring comes in.

  • Competitive intelligence is used by companies to compare and position themselves in relation to their environment and adopt best practices.
  • Sector-specific intelligence enables companies to stay abreast of the latest developments in a given sector and build on others’ best practices.

Ultimately, benchmarking fosters the kind of strategic decisions that bring the company to the forefront of its sector and keep it there.

There is no single solution for competitive or sector-specific intelligence. Subscribing to newsletters, signing up for Google Alerts, content curation tools (like Scoop.it) and intelligence tools are just some of the means at your disposal. Curation tools gather Web content on a given topic or area of interest and display it in a single interface. While effective, these can also be expensive.

To quickly and efficiently monitor a number of websites, for many years now, the Intelligence Network’s favourite tool has been the RSS feed aggregator, Netvibes which, like others of its kind (Feedly, for instance), is a customizable platform that aggregates content from other sites.

Netvibes_analyse_veille

Source: my personalized Netvibes interface

Anticipating Customer Needs and Expectations

The participative Web gives companies the benefit of ongoing feedback from its customers, both positive and negative. Monitoring this feedback means they not only stay on top of and react to it, but above all, are able to understand their customers’ expectations and evolving needs and thus anticipate them. In other words, managing your online reputation begins by monitoring what is being said on social media and consumer review sites. There are many monitoring tools that help you do this, but it can also be useful to combine a few of them for better coverage. There’s ReviewPro and TrustYou for review sites, Hootsuite, Topsy and SocialMention for social media sites, to name just a few. Marketing and social media expert Frederic Gonzalo explains 30 of them here.

Remember:

  • Comments on social media and review sites do not necessarily represent the views of the majority;
  • There are many monitoring tools and they evolve quickly. They should be reviewed from time to time, especially those that monitor social media, to ensure they have not become obsolete;
  • Effective monitoring should take into account new information sources and emerging networks; 
  • As a general rule, quality is more important than quantity.

The Human Factor

Whatever the objective of the process or tool in question, the person doing the monitoring must be qualified. Human analysis can determine which information is relevant to the company’s strategic direction and upcoming projects, and enables the company to detect innovative content. The person who monitors its online reputation is supposed to assess the relevance of customer feedback. While only a few comments will lead to corporate change, most of them deserve an answer, or some kind of follow-up.

In order for it to be relevant, it is crucial that the monitoring be done with the greatest possible objectivity, especially when it comes to consumer reviews. The key is to truly focus on and tune in to trends and consumer needs.

The Time Factor

A study of 300 French decision-makers in companies with 20 or more employees found that 61% of them averaged two hours of monitoring per week. Some managed even more, with 35% spending an average of four hours gathering intelligence. Most of them were CEOs and, generally speaking, the monitoring was done outside of office hours. What about you, Quebec managers? How do you measure up?

The obstacles encountered by French managers include: the time required to find relevant information, the glut of information available, and source identification. The solution is often to delegate this task internally or to outsource it.

Did you know that for the past 10 years or more, the Intelligence Network has been gathering intelligence for Quebec companies?

Take another look at our 2007 Trendwatching Guide (in French). While some of the concepts and tools it mentions have evolved, the basic principles remain the same. It’s early in 2016; why not make a resolution, right now, that you will devote some time each day to gathering intelligence!

 

Source of the header image: Pexels