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Activités touristiques des voyageurs québécois

Les statistiques sur les activités touristiques sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent le taux de pratique de l’activité (en %) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage.

 

Activités pratiquées lors de voyages au Canada

Environ 44 % des Québécois ont effectué au moins un voyage d’agrément au Canada au cours des 12 mois précédant l’enquête 2015, soit près de 3,2 millions de personnes. Cette proportion est plus faible que pour la moyenne canadienne (53 %). Près de la moitié des Québécois a effectué 1 ou 2 séjours (45 %), mais 15 % ont réalisé de 3 à 6 voyages, et 29 % 7 voyages ou plus. Ils ont voyagé principalement au Québec (80 %), mais aussi en Ontario (24 %) et au Nouveau-Brunswick (5 %).

Le magasinage et la plage sont les deux activités les plus appréciées. La randonnée et les excursions d’aventure intéressent 16 % des Québécois qui ont voyagé et comptent 8 % plus d’adeptes qu’en 2005. La visite de parcs nationaux ou provinciaux rejoint aussi un nombre considérable et croissant de voyageurs (15 % des voyageurs, en hausse de 9 %). La chasse et la pêche comptent 12 % plus d’adeptes qu’en 2005.

La variation est cependant à la baisse entre 2005 et 2015 pour le golf (-69 %), la vie nocturne (-54 %), la motoneige (-19 %) et la pratique d’activités sportives (-9 %).

Un peu plus de 11 % des Québécois ont assisté à un événement culturel ou ont visité un musée ou une galerie d’art lors d’un voyage au Canada. Ces derniers attraits semblent moins populaires lors de voyages intérieurs que pour les séjours hors du pays, comme il est présenté dans la section suivante.

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Activités pratiquées lors de voyages à l’extérieur du Canada

Les Québécois voyagent beaucoup plus à l’étranger qu’avant et se rapprochent maintenant de la moyenne canadienne. Plus de 41 % ont effectué au moins un voyage à l’extérieur du Canada au cours des 3 dernières années, comparativement à 45 % pour la moyenne canadienne. Ces pourcentages étaient respectivement de 27 % et 46 % en 2005.

Ils voyagent moins souvent à l’international qu’au Canada; 7 % des répondants ont effectué 3 à 6 voyages à l’étranger, et la même proportion a fait 7 déplacements ou plus. Les principales destinations sont le nord-est des États-Unis, la Floride, Cuba, le Mexique, la France et ailleurs en Europe.

Pour mieux comprendre le graphique suivant, notez que même si certains taux de pratique sont en baisse, les nombres absolus sont tous en hausse importante.

Près de la moitié des Québécois ayant voyagé hors du pays ont été à la plage; ce n’est pas étonnant, quand on considère leurs destinations préférées (voir le graphique 2). Cela représente une hausse de 98 % du nombre absolu. Le magasinage se trouve au deuxième rang, avec plus d’un million d’adeptes et un taux de pratique plutôt stable parmi les voyageurs.

Une proportion considérable (15 %) des voyageurs a fréquenté un musée ou une galerie d’art. Le taux de pratique d’activités sportives décroît malgré une hausse de 37 % du nombre d’adeptes depuis 10 ans. Une conclusion semblable s’applique aux randonnées et aux excursions d’aventure, aux événements culturels, à la vie nocturne, à la visite de parcs à thème ou animaliers, au golf ainsi qu’au ski et à la planche à neige. La fréquentation des parcs nationaux ou provinciaux a intéressé une proportion semblable de touristes (10 %) pendant les 3 années observées, ce qui représente une augmentation de 76 %.

 

Bien que les destinations comptant des plages soient les grandes gagnantes de cette nouvelle manne de touristes québécois à l’étranger, toutes les activités analysées comptent plus d’adeptes en 2015 qu’en 2005. Quant aux activités pratiquées lors de voyages au Canada, certaines gagnent en popularité, plus modestement, et d’autres perdent de la vitesse. Saurons-nous renouveler notre offre touristique pour plaire aux Québécois?

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Note : Les données PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

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Produits et activités

Camps pour adultes : nostalgie, quand tu nous tiens!

Remonter le temps

Les expériences nostalgiques touchent une corde sensible : revivre des moments heureux, se sentir à nouveau comme un enfant. Les camps pour adultes s’appuient sur ces aspirations et proposent de s’amuser, de développer des amitiés et de laisser la cravate, le boulot et le téléphone intelligent loin derrière pendant quelques jours.

Selon Lydia Willems, psychothérapeute, libérer l’enfant en soi peut amener à mieux se connaître et aide à se sentir bien. Elle estime que les gens cherchent aujourd’hui à exprimer leur sensibilité et leur créativité et se révèlent ainsi intéressés par des expériences nouvelles. Le message véhiculé sur le site Web de Club Getaway, dans le Connecticut, reflète cet esprit.

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Source : Club Getaway

Même si l’on commence à entendre davantage parler de ces camps, certains existent depuis plusieurs années. Temigami’s Canadian Adventure Camp offre un camp pour adultes depuis 38 ans. Son directeur voit l’intérêt croître depuis quelque temps avec l’arrivée de campeurs qui souhaitent vivre un mélange d’activités d’aventure et d’habileté et retrouver l’enfant en eux.

Formule plaisir inclus

En plus de ce voyage dans l’enfance, beaucoup apprécient un séjour de vacances où les activités et les repas sont organisés. Contrairement à une semaine dans un centre de villégiature, les camps favorisent l’apprentissage, l’amitié et l’essai de nouvelles activités.  

Il y a aujourd’hui des camps pour tous les goûts : acquérir de nouvelles habiletés sportives, apprendre à cuisiner, se ressourcer, etc. Plus près de nos souvenirs d’enfance, le traditionnel camp de vacances version adulte se multiplie et peut se décliner en différents concepts. Beaucoup s’étalent sur un long week-end plutôt qu’une semaine complète. La plupart visent des gens de plus ou moins 30 ans. Il y a aussi ceux destinés à des groupes particuliers, tels que les séniors ou la clientèle LGBT. Selon l’American Camp Association, environ un million d’adultes participent à un camp chaque année aux États-Unis.

Les purs nostalgiques

Quelque 450 participants assistent à chacune des sessions de Camp Grounded, qui se tiennent en Californie et en Caroline du Nord. En plus des activités classiques, on y fait aussi des séances de méditation. Les interdits : toute technologie numérique, les horaires stricts, le réseautage professionnel, l’alcool et les drogues. Les campeurs séjournent dans des dortoirs, et une nourriture saine leur est servie.

Au Québec, le camp laurentien Le Petit Bonheur offre cette expérience de trois jours où la technologie est remplacée par des randonnées, du canot, du tir à l’arc, de l’hébertisme et des feux de camp.

Canadian Adventure Camp propose un week-end pour adultes en version modernisée. Les activités vont des murs d’escalades aux glissades d’eau, en passant par le ski nautique.

Les festifs

Camp No Counselors, aux États-Unis, offre été comme hiver une version classique du camp, avec bar ouvert. Les vacanciers choisissent leurs activités, telles que du ski nautique, des glissades d’eau, du tir à l’arc, du kayak, des chasses au trésor, etc. Formule semblable au Camp Throwback, en Ohio, où s’ajoute le hangover yoga (yoga « lendemain de veille ») en matinée pour aider les participants à se remettre doucement sur pied.

Le Two Islands Weekend se tient au camp Timberlane, en Ontario, et combine aussi l’expérience du camp de vacances avec des soirées bar ouvert. En plus des sports et loisirs traditionnels, on y propose des activités plus « adultes », comme des dégustations de vins, du yoga et des ateliers d’écriture.

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Source : Two Islands Weekend

Les aventures rêvées

Réaliser un rêve d’enfant est chose possible à la Space Academy du U.S. Space & Rocket Center. La version adulte du camp permet de participer à des simulations de missions spatiales, de construire un modèle de fusée, d’essayer la chaise à 1/6 de gravité qui recrée la marche lunaire de Neil Armstrong et d’apprendre sur l’histoire de l’exploration spatiale.

Près de Peterborough, en Ontario, les participants au Zombie Survival Camp doivent se défendre contre une attaque de morts-vivants. Avant l’assaut, les campeurs sont cependant préparés. Ils suivent des ateliers sur le Zom-Jitsu, les tactiques de groupe, les combats armés, la confection d’armes improvisées, les techniques de premiers soins et le leadership. Il est aussi possible d’organiser des activités de consolidation d’équipe (team building) sur demande.

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Source : Zombie Survival Camp

Vers un peu plus de confort

Northern Edge Algonquin propose des camps tout inclus à l’année sur différentes thématiques : des aventures en canot, la découverte du parc, des retraites de yoga ou spirituelles avec introduction au chamanisme. Les participants sont confortablement installés dans des cabines privées, mais peuvent aussi camper sous la tente. Le camp étant orienté vers le respect de l’environnement, on y sert une nourriture saine et bio.

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Source : Northern Edge Algonquin

Une idée à mijoter autour du feu de camp

Les gens, particulièrement les 18-34 ans, cherchent à vivre des expériences. Les camps pour adultes s’insèrent dans cette tendance et leur procurent d’excellentes histoires à partager.

Pour les établissements de camps de vacances, s’ouvrir à la clientèle adulte est une belle occasion d’étirer la saison en juin ou en septembre, alors que les enfants sont à l’école, de développer une offre unique et d’augmenter les revenus. En plus de la version classique du camp, il est possible de miser sur une thématique comme la musique, l’art, la survie en forêt, l’équitation, etc.

Dans le monde de rapidité et de consommation qui est le nôtre, il est facile d’oublier comment jouer et s’émerveiller. Ces camps se sont donné le défi de nous le rappeler!

 

Source de l’image à la une : Camp No Counselors

 

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Gestion

Regardez loin devant : faites de la veille

 

On vous l’accorde, le Réseau de veille en tourisme manque peut-être d’objectivité pour vanter les mérites de la veille stratégique. En revanche, il ne manque probablement pas d’expertise et encore moins d’enthousiasme. Laissez-nous vous encourager à organiser une veille au sein de votre entreprise. Si vous lisez ceci, vous êtes déjà bien partis.

Pour une entreprise touristique, les raisons de faire de la veille sont multiples :

  • suivre l’évolution des tendances de son secteur d’activité;
  • mieux connaître les segments de clientèle;
  • être au fait de sa position par rapport à celle de ses concurrents;
  • s’inspirer de bonnes pratiques;
  • surveiller l’émergence de nouveaux marchés, de nouveaux produits;
  • suivre son image sur le Web et en prendre soin;
  • analyser sa réputation en ligne;
  • etc.

Aller à la pêche aux bonnes idées

Un benchmark est une démarche d’observation et d’analyse des pratiques utilisées et des performances atteintes par d’autres entreprises concurrentes (benchmark concurrentiel) ou ayant des modes de fonctionnement réutilisables par l’entreprise (benchmark sectoriel). Il peut être ponctuel pour répondre à un questionnement donné ou réalisé en continu. C’est ici que la veille entre en jeu.

  • Une veille concurrentielle sert à se comparer, à se positionner par rapport à son environnement et à adopter de bonnes pratiques.
  • La veille sectorielle permet de rester à jour sur ce qui se fait dans un secteur donné et de s’inspirer de bonnes pratiques.

Ultimement, le benchmark vise à favoriser les décisions stratégiques qui maintiendront ou amèneront l’entreprise à l’avant-plan de son secteur d’activité.

Il n’existe pas de solution unique pour la veille concurrentielle ou sectorielle. L’abonnement à des bulletins, l’utilisation des alertes de Google ou d’un outil de curation comme Scoop.it sont des exemples d’outils. Ce dernier permet l’agrégation de contenus Web relatifs à un sujet sur une même interface selon un centre d’intérêt préétabli. Il y a aussi la possibilité de souscrire à l’achat d’un outil de veille spécialisé. Ces dernières solutions sont généralement performantes, mais peuvent se révéler dispendieuses.

Pour le suivi de plusieurs sites Web de façon simple et efficace, le Réseau de veille utilise un agrégateur de fils RSS, Netvibes. Comme d’autres (Feedly, par exemple), il s’agit d’une plateforme personnalisable qui agrège des contenus provenant d’autres sites. Depuis plusieurs années, il constitue notre outil de prédilection.

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Source : mon interface personnalisée de Netvibes

Gérer sa réputation en ligne, réagir et anticiper

Avec le Web participatif d’aujourd’hui, une entreprise jouit d’une rétroaction continue sur ses services. Elle peut faire l’objet de commentaires négatifs de la part de sa clientèle. La veille permet non seulement d’en être informé et de réagir, mais surtout, de comprendre les attentes de sa clientèle, l’évolution de ses besoins et ainsi les devancer. Gérer sa réputation en ligne commence donc par la surveillance de ce qui se dit sur les médias sociaux et les sites d’avis. De nombreux outils existent aujourd’hui, facilitant ce suivi, mais il est parfois utile d’en combiner quelques-uns pour obtenir une meilleure couverture. ReviewPro et TrustYou pour les sites d’avis, Hootsuite, Topsy ou SocialMention pour les médias sociaux ne sont que quelques exemples parmi un éventail d’outils. Le spécialiste en marketing et médias sociaux Frédéric Gonzalo en explique une trentaine.

Quelques rappels :

  • Les observations sur les médias sociaux et les sites d’avis ne sont pas nécessairement représentatives de l’ensemble de la clientèle.
  • Les outils de veille sont à revoir occasionnellement, principalement ceux qui effectuent un suivi des médias sociaux. Ils sont nombreux et ils évoluent rapidement. Il faut s’assurer qu’ils ne sont pas obsolètes.
  • Une veille efficace doit prendre en compte les nouvelles sources d’informations ou les réseaux émergents. 
  • Dans l’ensemble, la qualité est plus importante que la quantité. 

L’analyse humaine

Peu importe l’objectif de la démarche ou l’outil utilisé, la veille doit être effectuée par une ou plusieurs personnes qualifiées. L’analyse humaine sert à déterminer les informations qui correspondent aux orientations stratégiques, aux projets à venir. Elle permet de détecter les contenus porteurs d’innovation pour l’entreprise. Dans le cas de la gestion de la réputation en ligne, la personne qui s’en occupe évalue la pertinence des commentaires. Certains peuvent inspirer des améliorations pour l’entreprise et la plupart méritent une réponse ou un suivi.

La plus grande objectivité possible est cruciale à la pertinence de la veille. Particulièrement dans le cas d’avis de consommateurs, il faut laisser les émotions de côté! L’important est d’être réellement à l’écoute des tendances et des besoins de la clientèle.

La veille, un enjeu de temps

Une étude réalisée auprès de 300 décideurs français dans des entreprises de 20 employés ou plus révèle que 61 % d’entre eux effectuent en moyenne 2 heures de veille par semaine. Certains sont encore plus assidus; 35 % y consacrent en moyenne 4 heures. Il s’agit principalement des PDG, et cette veille est réalisée en dehors des heures de travail la plupart du temps. Qu’en est-il de vous, gestionnaires québécois?

Parmi les obstacles rencontrés par ces gestionnaires français, mentionnons le temps nécessaire pour trouver des informations pertinentes, la surabondance des informations disponibles et l’identification des sources. La solution est souvent de déléguer cette tâche à l’interne ou à une organisation externe.

Saviez-vous que depuis plus de dix ans, le Réseau de veille réalise des mandats de veille pour des entreprises québécoises?

Relisez le petit guide du parfait Globe-Veilleur. Quoique certaines méthodes ou outils aient évolué, les principes de base demeurent d’actualité. Il est encore tôt en 2016 ; prenez donc la résolution d’accorder chaque jour un moment à la veille!

 

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Technologies

Créer une application mobile : un pensez-y-bien

Les consommateurs d’aujourd’hui passent en moyenne cinq heures par jour sur leurs appareils mobiles. Il est donc essentiel que les entreprises soient présentes sur le Web mobile, et ce, de façon appropriée. Cette analyse vise à évaluer la pertinence de développer une application mobile pour une entreprise touristique.

Plusieurs avancent que les applications demeurent pertinentes pour les jeux et les médias sociaux, mais qu’elles le sont moins pour les entreprises souhaitant informer ou encore apporter un service à leur clientèle. Pourquoi?

Elles sont noyées dans un océan

Il existe environ 1,5 million d’applications disponibles sur l’AppStore et 1,6 million sur Google Play. Il en apparaît environ 1000 nouvelles par jour pour tous les « magasins » d’applications. Il est donc très difficile d’être trouvé et remarqué.

Seules quelques favorites sont utilisées

Loin de nous l’idée d’affirmer que l’on ne se sert pas des applications. Au contraire, comScore a publié récemment une étude révélant que 87 % du temps passé sur un appareil mobile est consacré aux applications, contre 13 % à naviguer. Cependant, très peu d’applications sont utilisées régulièrement ; l’application préférée récolte en moyenne 59 % du temps consacré aux applications et la seconde 18 % (graphique 1). Quoique l’on ait recours en moyenne à 25 applications par mois, près de 4 minutes sur 5 sont consacrées aux 3 applications préférées de l’utilisateur. Celles-ci sont le plus souvent liées aux jeux, aux médias sociaux et à la messagerie instantanée, pour lesquels l’usage est récurrent. Mentionnons également que 10 % des applications ne sont pas utilisées plus d’une fois. Applications_mobile_temps_consacre

 Une expérience globale souvent peu conviviale

Le client doit aimer suffisamment la marque pour l’inclure dans son appareil, sachant que l’espace de stockage est limité, et que le téléchargement et l’utilisation de l’application pourraient l’amener à excéder la quantité de données auxquelles il a droit avec son forfait mensuel. Ensuite, il doit généralement s’identifier ou créer un compte. Cela signifie que l’utilisateur doit relier l’application à son compte Facebook, Gmail ou autre, ce qui suscite des enjeux de confidentialité, ou encore remplir un questionnaire. Bref, l’expérience globale s’avère souvent lourde et désagréable.

Remplacées par des systèmes d’exploitation plus efficaces

Les nouveaux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation des appareils mobiles se perfectionnent et anticipent nos désirs grâce à des algorithmes sophistiqués qui rendent plusieurs applications moins utiles.

Le service Now on tap, issu de Google Now, est l’assistant personnel intelligent offert dans la version 6.0 d’Android. Il effectue des recommandations encore plus personnalisées et efficaces grâce à l’analyse du contexte. À même un courriel, un message texte, un article ou n’importe quelle application, il est possible d’obtenir différentes informations et de réaliser des actions sans ouvrir d’autres applications. Par exemple, on peut se renseigner sur un artiste ou un film, ajouter un rendez-vous au calendrier, être redirigé vers un service qui recense les avis des internautes lorsqu’un restaurant est nommé ou de recevoir une suggestion d’itinéraire pour s’y rendre. (Visionnez cette vidéo de The Verge pour en savoir davantage.)

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Source : Android PIT

Chez Apple, le nouveau service Proactive de Siri est semblable. Il s’exécute cependant en préservant la confidentialité de l’utilisateur contrairement à Google, qui conserve les données d’utilisation. Proactive peut, par exemple, retenir que vous écoutez de la musique chaque matin à la même heure et vous en proposer automatiquement les jours suivants.

Pourquoi on supprime une application

Un sondage de la firme ITR effectué auprès de 4000 répondants américains énonce que la première raison de retirer une application (tous types confondus) est que l’appareil dépasse sa capacité de stockage. La seconde est la publicité intrusive. Pour les applications d’entreprises (ce qui exclut les jeux et les applications éducatives), la principale raison évoquée pour les désinstaller est l’ajout d’une autre application de meilleure qualité (28 %). La seconde est la piètre expérience utilisateur (27 %), suivie par le fait de devoir payer un supplément pour des options que l’on souhaite utiliser (25 %). Rappelons aussi que les applications sont coûteuses à développer et à mettre à jour. 

Bien sûr, celles-ci comportent plusieurs avantages. Elles établissent un lien plus étroit entre une marque et l’utilisateur et peuvent s’avérer un bon outil de fidélisation. Elles permettent de réaliser des actions qui ne sont pas nécessairement possibles à travers la navigation simple (suivre un circuit touristique autoguidé et géoréférencé, par exemple). 

Quelles sont les options? 

L’objectif étant de répondre le mieux possible aux besoins des consommateurs, les entreprises devront repenser leurs façons de faire. Il faudra découvrir le parcours client et rendre le contenu disponible là où celui-ci se trouve et au moment où il en a besoin plutôt que de l’« obliger » à utiliser son application. Comme le mentionne la firme-conseil Adviso, il faut multiplier les interactions qui offrent une valeur réelle aux utilisateurs, plutôt que d’essayer de les garder dans l’environnement contrôlé d’une application.

Une solution possible est de proposer un site Web mobile afin que l’expérience de navigation soit fluide et agréable. 

Ensuite, il est fortement suggéré de s’intéresser aux assistants personnels intelligents des systèmes d’exploitation d’appareils mobiles. Ces outils tentent de répondre aux besoins du client dans une interface rapide et naturelle. Pour ce faire, la recette de base est simple : que votre site Web mobile soit bien référencé par les moteurs de recherche. Ceux-ci pourront l’identifier et y référer.

L’entreprise d’intelligence d’affaires Skift avance que, dans l’ère qualifiée de la post-app economy, l’avenir des entreprises touristiques passe par la messagerie instantanée. Ces applications sont présentes sur tous les appareils mobiles, et les utilisateurs y sont bien habitués. Les entreprises touristiques doivent être là où le client se trouve et prêtes à y engager la conversation.

Frédéric Cavazza, consultant Web, écrit : « … la mobilité n’est qu’une question de contexte, si vous n’êtes pas capable de satisfaire le besoin d’un mobinaute en 5 secondes, alors vous n’existez pas ». Bien sûr, cette réalité ne s’applique pas de façon aussi draconienne pour tous, mais porte à réfléchir. 

 

Source de l’image à la une : Pexels 

 

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Marketing

Promouvoir par une websérie captivante!

La websérie Elba L’Eredita’ di Napoleone est réalisée par les cinéastes Licaoni Alessandro Izzo et Francesca Detti; elle réussit à faire oublier l’aspect publicitaire sous-jacent. Elle a amplement contribué à alimenter les comptes Facebook, Twitter et Instagram de l’OGD, et s’est retrouvée dans la sélection officielle du Marseille Web Fest (festival de webséries). Du storytelling territorial à son meilleur!

Visionnez la bande-annonce (voir le lien ci-dessous) ou tous les épisodes.

Source de l’image à la une : Elbamovie

 

 

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Produits et activités

43 loisirs des Québécois sous la loupe

Les statistiques sur les activités de loisirs et de sports sont tirées des données du Print Measurement Bureau (PMB). Les graphiques suivants présentent leur taux de pratique (%) dans la population québécoise de 12 ans et plus pour 2005, 2010 et 2015. Nous avons également inscrit le nombre d’adeptes en 2015. Notez qu’il s’agit d’activités de loisirs et que celles-ci ne sont pas nécessairement pratiquées lors d’un voyage. Précisons que certaines activités sont intensément pratiquées par les enfants de moins de 12 ans, le vélo par exemple, ce qui sous-estime le taux de pratique général dans la population. 

Le plein air, été comme hiver

La marche et le vélo rejoignent respectivement 38 % et 30 % des Québécois. Ces activités ont été pratiquées plus de 10 fois dans l’année par 23 % et 13 % des adeptes respectivement. Le camping et le canot ont connu une croissance par rapport à 2005 (14 % et 26 %), tandis que plusieurs activités estivales extérieures telles que la pêche, le golf, l’observation d’oiseaux, le patin à roues alignées ou le vélo de montagne sont en légère diminution.

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Le patinage a été en augmentation au cours de la dernière décennie (36 %), portant à 1,3 million le nombre de Québécois en ayant fait au moins une fois en 2015. Le ski alpin semble reprendre de la vigueur, mais est dépassé par la raquette (activité mesurée depuis quelques années seulement). Comme il a déjà été observé dans une analyse rédigée en 2009, la pratique de la motoneige poursuit sa décroissance. Toutes ces activités hivernales s’avèrent davantage pratiquées par les Québécois que par l’ensemble des Canadiens.

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Sorties culturelles

À l’exception du théâtre, la fréquentation de certains types d’attraits ou d’événements culturels se révèle à la hausse. Pour l’industrie touristique, l’augmentation marquée de la fréquentation des musées (88 %) est particulièrement intéressante, ainsi que celle des galeries d’art dans une mesure plus modeste (29 %). La fréquentation a augmenté pour tous les types de concerts (musique populaire, + 28 %; rock, + 39 %; classique, + 41 %; et jazz, + 81 %), mais ces activités demeurent occasionnelles. En effet, la majorité des amateurs de culture n’ont fréquenté ces attraits ou n’ont assisté qu’une ou deux fois à des événements culturels au cours des 12 mois précédant le sondage. Les Québécois sont beaucoup plus intéressés par les concerts de musique populaire et de jazz que la moyenne canadienne.

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Du sport, toujours plus!

En comparaison avec 2005, la pratique de tous les sports est en hausse en 2015; celle du jogging a plus que doublé (121 % d’augmentation); et que dire du yoga et du Pilates, qui ont crû de 159 %! C’est maintenant respectivement 15 % et 7 % des Québécois qui ont pratiqué ces activités au moins une fois au cours des 12 mois précédant le sondage. Notons aussi le soccer, qui gagne des adeptes (+ 54 %), ainsi que l’entraînement dans un centre sportif (+ 31 %) et les cours d’aérobie (+ 44 %). La plupart de ces sports, dont la natation, qui demeure populaire, peuvent bien s’intégrer à l’offre des hôtels ou des centres de villégiature.

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Le sport, dans les gradins

Environ 13 % de la population québécoise a assisté à une partie de hockey au cours des 12 mois précédant le sondage de 2015, et près de 3 ou 4 % à d’autres événements sportifs. La montée en popularité de l’équipe de soccer montréalaise l’Impact, ainsi que celle des Alouettes au football, n’est peut-être pas étrangère aux hausses observées au cours des 10 dernières années (respectivement 66 % et 26 %). La course automobile connaît cependant une baisse de 4 % du nombre de ses spectateurs par rapport à 2005.

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Autres loisirs

La fréquentation des cinémas semble pâtir de la disponibilité des films en ligne et de la bonne qualité des téléviseurs et des cinémas maison d’aujourd’hui. La photographie, les spas et la cuisine gastronomique intéressent de plus en plus de gens, avec des hausses respectives de 19 %, 20 % et 28 % entre 2005 et 2015.

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Ces variations correspondent-elles à ce que vous observez en général dans la population et dans l’intérêt de vos visiteurs? Cette lecture fait-elle émerger des idées pour diversifier votre offre?

Note : Les données du PMB proviennent d’un sondage annuel administré mensuellement. Le nombre total de répondants s’élève à plus de 6700 Québécois âgés de 12 ans et plus. Il s’agit d’une mise à jour d’un exercice réalisé en 2009; consultez cette analyse pour une plus longue rétrospective.

 

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Technologies

Les technologies s’invitent à table

OpenTable est le plus important fournisseur mondial de réservations en ligne de tables de restaurants. L’entreprise a sondé ses clients afin de connaître leur utilisation des technologies avant, pendant et après l’expérience de restauration. L’étude a été menée en 2015 auprès de 7300 Canadiens des grandes régions métropolitaines, dont 687 Montréalais de 18 ans et plus ayant effectué au moins une réservation avec OpenTable au cours des 12 derniers mois. Cette segmentation crée certes un biais favorable quant à l’utilisation des technologies, mais l’enquête apporte néanmoins des lumières fort intéressantes pour les restaurateurs.

Avant de fréquenter un restaurant

Les menus en ligne sont largement consultés (82 %)

Une grande proportion des Canadiens sondés ont utilisé le Web pour chercher un restaurant ou consulter le menu (voir le graphique 1). Plus des trois quarts des répondants utilisent le Web (toujours ou souvent) pour effectuer une réservation, quoique ce résultat puisse être biaisé par la nature de l’échantillon. Assurez-vous d’avoir un site Web bien organisé, d’être référencé par les moteurs de recherche et compatible avec les appareils mobiles. Les menus en ligne sont largement consultés (82 %); trouvera-t-on le vôtre, à jour? S’il change régulièrement, peut-être y a-t-il lieu de publier un exemple type. Votre site Web facilite-t-il la réservation?

Les commentaires des autres clients sont consultés très couramment, davantage que les avis de critiques professionnels. Il est important pour le restaurateur de les lire et d’y répondre, que ces commentaires soient positifs ou négatifs. Montréal est le seul marché au Canada où les clients consultent plus souvent les avis rédigés par des critiques professionnels (59 %) que ceux des autres clients (57 %). Les photos du restaurant ainsi que des plats servis intéressent plus de la moitié des répondants. Investissez dans la prise de photos alléchantes et diffusez-les allégrement sur diverses plateformes.

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Source: OpenTable

Pour les répondants montréalais particulièrement, ces pourcentages se révèlent encore plus élevés. Leurs principales actions sont de chercher un restaurant (87 %), de consulter un menu (83 %), d’effectuer une réservation (82 %) et de regarder les photos (63 %).

Une fois la réservation effectuée, 69 % des clients souhaiteraient communiquer avec le restaurant par message texte, par exemple pour indiquer qu’ils ont quelques minutes de retard ou pour rappeler des allergies alimentaires. Ils aimeraient également choisir leur table (68 %) et être informés des offres spéciales (66 %). Commander ou payer à l’avance ne suscite toutefois pas beaucoup d’intérêt.

Une fois sur place

L’utilisation d’un téléphone intelligent lorsque le client est au restaurant (voir le graphique 2) varie selon le type d’établissement. Elle est beaucoup plus fréquente dans les restaurants décontractés. Dans un restaurant gastronomique, 64 % des répondants disent ne jamais ou rarement utiliser leur appareil.

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Source: OpenTable

Lorsque le téléphone est utilisé pendant le repas à des fins liées à la nourriture (voir le graphique 3), près du quart des clients s’en servent pour choisir un plat en fonction des photos et des commentaires trouvés en ligne (15 % pour les Montréalais). Une proportion semblable a plutôt pris une photo en souvenir du moment, alors que d’autres ont partagé leur expérience sur les médias sociaux.

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Source: OpenTable

La moitié des répondants ont déjà expérimenté les écrans tactiles sur les tables pour commander et ont généralement aimé l’expérience. Parmi ceux ne l’ayant pas essayé, la majorité aime l’idée. Un bouton sur la table pour prévenir le personnel ou une technologie permettant de commander sont des fonctions que peu de répondants ont testées. Près de 50 % se disent cependant favorables à ces possibilités. Seulement 5 % des répondants ont effectué le paiement à l’aide d’un téléphone intelligent.

Une fois l’addition réglée

La technologie est peu utilisée relativement à l’expérience de restauration après le repas. Seulement 14 % des répondants se servent (souvent ou toujours) de leur téléphone pour organiser des activités avec les convives, 13 % pour partager sur les médias sociaux et 12 % pour profiter du programme de fidélisation du restaurant. Seulement 10 % disent publier un avis. Considérant l’importance de ces commentaires, il est possible d’encourager sa clientèle à partager ses expériences positives ou à faire part des aspects à améliorer.

Une application pour le restaurant? Il semblerait que non. Seulement 6 % indiquent être « tout à fait disposés » à télécharger l’application du restaurant, alors que 53 % sont « très peu disposés » ou « non disposés » (respectivement 9 % et 49 % pour les Montréalais). Le manque d’espace sur le téléphone est une raison évoquée, et l’on préfère utiliser une application qui regroupe plusieurs établissements.

Un rôle qui se confirme

Les technologies joueront un rôle de plus en plus important dans les restaurants, surtout dans les plus décontractés, selon 70 % des répondants (voir le graphique 4). Pour les restaurants gastronomiques, 46 % des personnes sondées estiment que la technologie jouera un rôle « beaucoup plus important » ou « un peu plus important ».

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Source: OpenTable

Retenez que les Canadiens se servent du Web pour découvrir des restaurants. Assurez-vous d’être bien visible, et de rendre possible la consultation de votre menu ainsi que des commentaires et des photos à propos de votre établissement. Et malgré l’importance de suivre l’évolution de ces nouveaux modes d’interaction, ne négligez pas l’accueil et les contacts humains.

 

Source de l’image à la une : Pexels.com

 

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Marketing

Une stratégie numérique au goût du jour

Tourisme Laval vient de se doter d’une nouvelle stratégie numérique. Hélène Vézina, directrice des communications de l’organisation, et Karine Miron, directrice de la stratégie interactive chez Parkour3, en ont présenté les grandes lignes lors de la conférence Infopresse consacrée au tourisme en novembre dernier. Plusieurs bonnes idées méritent d’être présentées ici.

Après avoir consacré des efforts au secteur du tourisme d’affaires, Tourisme Laval vise maintenant à développer le marché de l’agrément. Cette clientèle est passée de 25 % à 47 % des déplacements touristiques. Les attraits uniques et ouverts à l’année attirent un marché de proximité, principalement des familles.

De la vision et des objectifs de croissance découle donc une stratégie numérique. Celle-ci repose sur quatre personas, c’est-à-dire des personnes fictives qui représentent un groupe cible. Tous les outils et les stratégies marketing sont développés en fonction de ces profils.

  • Éric, le voyageur bleisure. Il s’agit d’un congressiste qui prolonge légèrement son séjour avec sa conjointe.
  • Isabelle est une mère qui désire pratiquer des activités amusantes et originales avec ses enfants durant le week-end.
  • Gabriel, Stéphane et Mylène, les jeunes de la génération Y. Ils planifient une journée entre amis et aiment avoir le choix entre plusieurs activités situées à proximité.
  • Katherine veut organiser un événement d’affaires de qualité tout en respectant son budget, facilement et rapidement.

Tourisme_Laval_personasSource : Tourisme Laval et Parkour3

 

Mesdames Vézina et Miron présentent trois conseils principaux :

1 – Miser sur les éléments distinctifs de la destination

Le nouveau site Web, réactif (responsive design), montre que Laval se distingue par la pratique d’activités; on propose sur le site de « vivre ces activités » en temps réel. L’internaute peut choisir une action qui l’interpelle, et un extrait vidéo de huit secondes présente des images qui se veulent intrigantes, sans trop en révéler, et invitent à aller plus loin dans la navigation.

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La recherche peut également être effectuée selon d’autres critères tels que la composition du groupe pour lequel on cherche une activité, le type et le prix.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Les pages consacrées aux attraits incluent la cote TripAdvisor ainsi que des photos Instagram – certaines officielles et d’autres fournies par des usagers. Il est aussi possible de connaître la distance à laquelle on se trouve du lieu. Cette fonctionnalité s’avère intéressante avec la montée de l’Internet de séjour (les recherches d’information effectuées pendant le séjour).

2 – Développer une vision périphérique

Une bonne stratégie numérique consiste aussi à saisir les occasions de bruit médiatique qui se présentent et à enrichir l’élément central, c’est-à-dire le site Web. Voici quelques actions mises en place par Tourisme Laval :

  • Une famille de voyageurs blogueurs a contacté l’office de tourisme pour les informer de l’objectif qu’ils s’étaient fixé, c’est-à-dire passer une semaine de vacances dans la destination. Tourisme Laval a saisi la balle au bond et les a non seulement accueillis, mais en a aussi fait un événement de relations de presse. Les retombées médiatiques ont été impressionnantes.
  • Une application mobile à l’intention des organisateurs d’événements a été développée à partir d’une solution personnalisable déjà existante. Pour les congressistes, elle facilite le réseautage, permet d’accéder à toute la programmation, aux plans des salles, etc.
  • Afin de rejoindre la jeune clientèle d’affaires et de se faire connaître auprès de cette dernière, un jeu-questionnaire ludique a été créé. Dans une approche simple à la manière de l’application de rencontres Tinder, les organisateurs d’événements peuvent découvrir quel type de planificateurs ils sont. L’objectif? Que l’on pense à la destination lorsque vient le moment de planifier un événement.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

3 – Devenir un créateur de contenu

Le marketing traditionnel fait place à de nouvelles approches, tels le storytelling et le marketing de contenu. Le rôle d’un DMO passe de la commercialisation traditionnelle à l’édition de contenu.

  • Le site Web permet la navigation à l’horizontale, comme quand on feuillette un magazine sur une tablette électronique.
  • Tourisme Laval tenait un blogue, mais les articles sont dorénavant disséminés à travers le site Web afin de lui donner une approche éditoriale et plus personnalisée.
  • Les contenus éditoriaux s’articulent autour de quatre axes représentant les forces de la destination, soit la consolidation d’équipe (teambuilding), le développement durable, la gestion d’événements ainsi que des éléments tendance et ludiques.

Ces contenus prenant diverses formes sont ensuite diffusés à travers les médias sociaux et selon des canaux permettant de joindre chacune des quatre personas ciblées.

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Source : Tourisme Laval et Parkour3

Tourisme Laval fait la démonstration que le recours aux tendances marketing actuelles n’est pas exclusif aux organisations nationales ou à très gros budget. Une bonne planification jumelée à un peu d’audace, de flexibilité et d’ouverture aux occasions qui se présentent : la recette vous inspire-t-elle?

 

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Produits et activités

Ces voyageurs amateurs de routes touristiques

Une vaste étude entreprise en 2012 par la Chaire de tourisme Transat pour le ministère du Tourisme et le ministère des Transports analysait le programme de signalisation des routes et circuits touristiques du Québec. Un des volets consistait en une enquête auprès de la clientèle afin de connaître le profil des utilisateurs des routes ainsi que leur comportement et leurs préférences. Ce sondage auprès de 3909 personnes, dont 2943 ayant parcouru une route touristique et étant en mesure de l’identifier, apporte des informations uniques sur la façon de vivre ce type d’expérience. 

L’échantillon est composé de personnes ayant fait une demande d’information touristique à l’un des points de service de Tourisme Québec (téléphone, bureau d’information touristique ou site Web). Comme il n’est ainsi pas entièrement représentatif de la population touristique totale, l’enquête ne permet pas d’établir un taux de pratique.

Surreprésentation des voyageurs français et d’outre-mer

Les répondants ayant fréquenté une route touristique sont principalement Québécois (66 %); 11 % proviennent de l’Ontario, 11 % de la France, 5 % des États-Unis et 7 % d’autres pays. Considérant la provenance globale des touristes au Québec, les Français et les voyageurs des pays autres que le Canada, la France et les États-Unis sont surreprésentés.

Des séjours bien remplis  

La majorité des répondants privilégient l’hébergement commercial, 50 % ayant séjourné dans un hôtel, une auberge ou un motel, 17 % dans un camping, 17 % dans un gîte et 9 % dans un chalet ou un condo loué. Les séjours de ces voyageurs sont plus longs (5,6 nuitées) que la moyenne des touristes d’agrément au Québec (3,4 nuitées). Parmi les répondants hors Québec, les visiteurs des routes touristiques ont passé 9,6 nuitées dans la province. En plus de ces circuits automobiles, ils apprécient la visite de parcs naturels ou la randonnée (59 %), les attractions de divertissement (43 %) ainsi que la visite de musées ou de zoos et les activités autochtones (37 %).

Plus dépensiers que la moyenne  

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément

Ces touristes ayant fréquenté une route touristique lors d’un voyage au Québec ont rapporté des dépenses plus élevées que celles des voyageurs d’agrément en général (tableau 1). Ils attribuent en moyenne 52 % de leurs dépenses à la visite de la route, soit 594 $. routes_touristiques_depenses_ml

Forte notoriété des routes signalisées du Québec

Fait saillant de l’enquête : les trois quarts des répondants ont pu nommer spontanément au moins une route touristique signalisée. Les routes les plus connues sont, dans l’ordre, le Chemin du Roy, la Route des Vins, la Route des Navigateurs, la Route des Baleines et la Route du Fleuve (graphique 1). routes_touristiques_notoriete_ml

Ce qui motive à parcourir une route

Découvrir de beaux paysages est la première motivation pour tous les répondants et pour toutes les routes. La découverte d’une nouvelle région, les produits du terroir ainsi que la culture locale, l’artisanat et le patrimoine sont d’autres critères importants (graphique 2).

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Les favorites

Les routes les plus fréquentées sont le Chemin du Roy (par 17 % des répondants), la Route des Navigateurs (15 %) et la Route du Fleuve (11 %). Les trois quarts des Français et les autres touristes d’outre-mer ont visité au moins deux routes au cours de leur séjour au Québec.

Parcourir la route était la principale raison du séjour de 29 % des répondants. Certaines routes ont un pouvoir d’attraction plus élevé :

  • La Route des Vins (49 %)
  • La Route des Baleines (46 %)
  • La Route du Fleuve (36 %)
  • La Route des Montagnes (36 %)

Les routes ou circuits sont cependant parcourus entièrement par 42 % des répondants. On y consacre généralement une journée, mais 22 % des répondants y ont passé 2 jours; 17 % 3 ou 4 jours; 7 % de 4 à 6 jours; et 5 % plus de 6 jours.

Sources d’information

S’informer ou planifier un séjour incluant la visite d’une route ou d’un circuit touristique se fait presque autant par Internet (54 %) qu’à l’aide de brochures, de dépliants ou de guides de voyage (52 %). Les répondants se sont aussi tournés vers les offices de tourisme dans une proportion de 41 %, ce qui est plus élevé que pour une planification habituelle mais peut-être biaisé par la nature de l’échantillon. En plus du site Web du ministère du Tourisme, les utilisateurs de routes touristiques se sont servis des moteurs de recherche généraux (42 %) et des sites d’établissements d’hébergement (41 %). Les informations recherchées sont les cartes localisant la route, ses attraits et ses services (71 %), les activités, les événements et les commerces le long de la route (52 %) ou des établissements d’hébergement (45 %).

La satisfaction au rendez-vous 

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants.

Bonne nouvelle : l’aspect le plus motivant à visiter une route, soit la beauté des paysages, a été apprécié par 99 % des répondants. Sur les 13 aspects mesurés, 10 ont été jugés très ou assez satisfaisants par 90 % ou plus des répondants. La présence d’activités et d’animation, le nombre de haltes routières et la qualité du réseau routier ont été évalués plus sévèrement (graphique 3).

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Offrir aux routes touristiques la place qu’elles méritent 

Les routes touristiques signalisées du Québec semblent présenter un grand intérêt pour la clientèle touristique, principalement celle qui vient d’outre-mer, et sont appréciées. Outre ces offres encadrées par le programme gouvernemental, de nombreux autres circuits apportent aussi une contribution indéniable à la notoriété du tourisme régional. Il s’agit d’une façon de parcourir les régions en profitant de ce qu’elles ont de mieux à offrir. Une nouvelle route s’est ajoutée récemment, la Route des Belles-Histoires dans les Laurentides et une autre devrait voir le jour au printemps 2016 : la Route des Monts Notre-Dame dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le Réseau de veille en tourisme vous invite à parcourir l’ensemble de l’étude qui inclut, entre autres, un inventaire et une analyse comparative des routes touristiques du Québec, dans les autres provinces et à l’étranger, une analyse des besoins et des attentes de l’industrie, ainsi qu’un diagnostic global et des pistes d’amélioration.

 

Source de l’image à la une: quebecoriginal.com

 

 

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Produits et activités

L’agrotourisme, meilleur ambassadeur des régions

Un intérêt qui se confirme

Un sondage réalisé par la Chaire de tourisme Transat auprès de 5520 répondants québécois, français, américains et ontariens portant sur leurs habitudes de voyage permet d’évaluer la popularité de l’agrotourisme. Voici quelques faits saillants :

  • 7 % de la clientèle québécoise et 4 % de la clientèle hors Québec a participé à une activité agrotouristique au cours d’un voyage en 2014, toutes destinations confondues.
  • Les Français ont affiché un taux de participation équivalent à celui des Québécois (7 %), tandis que 3 % des Ontariens et 4 % des Américains ont pris part à une expérience agrotouristique.
  • Parmi les 3302 Québécois sondés, 15 % ont mentionné avoir effectué une à trois excursions agrotouristiques à proximité de leur domicile durant les deux derniers mois.
  • Si l’on se penche particulièrement sur le cas de la clientèle hors Québec qui a visité la belle province, 12 % de celle-ci a mentionné avoir effectué une activité agrotouristique. Cette donnée doit être considérée avec réserve, compte tenu du faible échantillon (121 répondants).

Voici des exemples d’expériences agrotouristiques d’ici et d’ailleurs qui, espérons-le, en inspireront certains pour développer ou structurer l’offre mettant le terroir en valeur.

Inspirations européennes 

Une récente étude d’Atout France présente plusieurs initiatives intéressantes. 

Pile dans la tendance du storytelling, Vins Patrimoine®/Vins qui parlent est un projet consistant en la conception d’étiquettes avec codes QR pour quelques vins regroupés sous le nom Terroirs du Vertige. Le code, une foi lu, renvoie à une vidéo où le vigneron parle de son produit, ainsi que des mets avec lesquels il s’accorde. On peut y découvrir les paysages et les gens peuplant la région. Le vin devient alors un réel ambassadeur du territoire. Ce concept qui pourrait être exporté à d’autres types de produits rappelle la campagne gaspésienne Monhomard.ca, où un code attaché à chaque crustacé mène à une vidéo du pêcheur l’ayant capturé.

 

Avec les régimes alimentaires qui se multiplient, la plateforme italienne Agriturismiperceliaci.com permet de chercher des restaurants et des hébergements garantissant que de la nourriture sans gluten est disponible au sein des fermes agrotouristiques. Le portail s’autofinance grâce à la publicité et à l’adhésion des offreurs. Les utilisateurs peuvent y contribuer en signalant les nouveaux établissements qui se spécialisent dans la cuisine sans gluten et par des commentaires.

THYME est à la fois une école de cuisine, un hébergement champêtre disséminé entre une maison de village et cinq cottages indépendants, ainsi qu’un bistro qui complète l’offre de restauration et d’animation. THYME est situé dans le district de Cotswold, au sud-ouest de l’Angleterre. L’école de cuisine utilise les produits locaux et les cours variés (fabrication de pain, préparation de plats thaïlandais, cuisine avec la viande ou les poissons, etc.) se déroulent durant une journée ou un court séjour. L’ensemble du projet représente une relation gagnant-gagnant pour les producteurs, les résidents qui voient leur communauté se développer et les fondateurs, qui en tirent des revenus.

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Source : THYME

Inspirations québécoises

Le Tortillard gourmand est un minibus pouvant transporter 10 personnes; il sillonne la région de Lanaudière, à la découverte de fermes et d’un vignoble. L’escapade comprend aussi un atelier culinaire. Quatre itinéraires suivant diverses thématiques sont offerts, en plus de virées hors série qui incluent un souper et un concert au Festival de Lanaudière.

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Source : Tortillard gourmand

L’auberge Le Baluchon en Mauricie propose des excursions en compagnie d’un herboriste le long de la rivière du Loup. Les participants peuvent cueillir une variété de végétaux et apprennent ensuite à les intégrer à la cuisine.

Tourisme Cantons-de-l’Est lançait au printemps 2015 une carte présentant six circuits de vélo permettant de découvrir l’offre gourmande de la région. Élaborée avec l’aide de Vélo Québec, la carte établit les niveaux de difficulté et les courbes de relief de chacun des parcours sélectionnés pour la beauté de ses paysages, son offre gourmande, ses attraits et son hébergement situé à proximité. 

La Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean organise plusieurs activités culinaires. Elle a invité récemment une dizaine de restaurateurs de la région à participer à un projet visant le développement de l’offre alimentaire, caractérisée par la cuisine du terroir. Les candidats choisis bénéficieront d’un encadrement individuel et d’une importante visibilité promotionnelle. Ils deviendront les « ambassadeurs » d’une cuisine type de la région. 

Viser une qualité exemplaire agrotourisme

L’offre agrotouristique s’est bien développée au cours des dernières années. Les enjeux d’aujourd’hui concernent principalement la qualité des produits sur le marché et des expériences vécues par les visiteurs.

L’étude d’Atout France détermine six enjeux de la mise en valeur du terroir dans une perspective touristique.

  • Garantir la qualité des produits. Les consommateurs peuvent avoir du mal à s’y retrouver, et il faut faciliter l’accès à une information uniformisée.
  • Garantir le caractère local des produits et favoriser les circuits courts.
  • Intégrer les nouvelles tendances alimentaires (bio, sans gluten, végétarien, etc.).
  • Proposer de nouvelles offres et expériences. Il s’agit souvent d’activités à part entière, où il importe que celles-ci soient variées et intéressantes (cours de cuisine, cueillette, interprétation, etc.).
  • Développer des offres identitaires aptes à servir de vitrines pour la destination.
  • Valoriser l’ensemble des offres et les connecter aux efforts de développement et de promotion touristique.

Votre région vise-t-elle dans le mille?

 

Source de l’image à la une : Freeimages.com/Stephen J. Sullivan